31 juillet 2016 : 375000 visites pour Petitcoucou !

Le cap a été franchi ce dimanche matin, toujours grâce aux convulsions sur sa souris de mon Chinois de Thaïlande devenu allemand le 13 avril dernier.

Je rappelle qu’il s’agit du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi ayant manifestement agi en relation avec le fournisseur chinois de fausses Nike de Saïd Kouachi à compter du 25 juillet 2014 au soir.

Par ailleurs, mon article de samedi sur sa complice de l’extrême-gauche brestoise Julie Le Goïc a rencontré un vrai petit succès avec plus d’une centaine de lecteurs dans la journée.

Je vais donc continuer à publier sur ces pervers qui comme d’habitude s’étaient synchronisés mardi dernier.

En effet, Cyprien Luraghi qui ne publie plus grand-chose depuis longtemps, préférant au quotidien « ricaner sous cape » avec son système de commentaires devenu privé en 2013, comme il l’explique si bien dans ses commentaires sur le site Rue89, plutôt que de continuer à prendre des risques judiciaires comme par le passé, s’est manifesté mardi 26 juillet 2016 à la surface du net pour la seconde fois du mois avec un de ses billets de blog totalement hermétiques pour l’internaute lambda mais toujours lourds de sous-entendus pour ses victimes.

Or, cette fois, il s’est montré très glauque et clairement menaçant :

 

La théorie des nœuds

Par cyp | Publié : 26 juillet 2016

…/…

Juillet qui s’achève gentiment, est le mois des nœuds.

…/…

Les unes des journaux, unanimes, corroborent cette thèse audacieuse lancée dans les commentaires par ma pomme icy-même l’autre jour.

…/…

Le nœud régit les univers connus et inconnus de la même manière que le con nappe la planète d’une couche épaisse et uniforme. D’ailleurs entre le nœud et le con, le lien est fermement établi : en chacun de nous le con réside, prêt à bondir à la moindre occasion et quand ce con en a trop bavé, c’est à l’aide du nœud qu’il se pend au lustre pour en finir avec sa chienne de vie.

…/…

Mais ma théorie concerne le Grand Tout et c’est ainsi que le nœud n’est pas seulement la particule du con, mais aussi la force du Lien, lequel n’a qu’un rapport lointain − mais pas inexistant − avec le Rien du Tout. Le Lien est la force sur laquelle s’appuient les Francs-limaçons, dont nous sommes. Mais seuls les initiés au 62ème degré en perçoivent toutes les nuances : ceux-ci viennent s’installer à Puycity, source inépuisable de quercynol1 et havre de paix dans ce monde au pourcentage de psychos craignos s’accroissant de manière prodigieuse. Car si ces derniers temps ne sont pas les temps derniers, ça pue du cul quand même pas mal, je trouve. C’est pourquoi la force du nœud nous est indispensable. Précisément pour assurer le Lien entre nous autres bons vivants.

L’univers est une danse cosmique sur l’océan de la soupe primitive et l’Icyp un petit navire dansant dessus, cahin-caha, bien vaillamment.

…/…

 

Traduction : comme d’habitude, ces « bons vivants » se marrent bien en complotant, les crimes qu’ils commettent ensemble resserrent toujours leurs liens, et ce mardi 26 juillet 2016, ils ont décidé de l’afficher.

Ils ont toujours revendiqué le droit de rire ou de se moquer de leurs victimes.

Moi pour commencer, la patronne Josette Brenterch étant vraiment très fière d’avoir réussi à me voler toute une vie et à détruire avec moi toute ma famille.

Egalement d’autres victimes de harcèlement moral en entreprise ou de leurs propres harcèlements internétiques ou autres.

Et bien entendu les victimes des attentats « islamistes » commis sur le territoire français ces dernières années et dont les premiers, non revendiqués, sont antérieurs à mars 2012.

Comme rappelé avec les extraits ci-dessous, au mois de janvier 2015 le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi se plaignait déjà que les modérateurs du site Rue89 ne le laissaient pas se moquer des morts de Charlie Hebdo (il était alors Max Schultz).

Il l’avait fait sur son blog en publiant dès le lendemain, 24 janvier 2015, un « poème » de son ami « déconnologue » répondant au pseudonyme de Homere, le bras armé du NPA en Thaïlande qui se vantait ainsi d’en avoir eu pour son argent avec l’attentat contre Charlie Hebdo (cf. mes publications du 14 juillet 2015).

Cela va continuer. Car ils revendiquent toujours le droit de publier toutes leurs saloperies prétendument « biographiques » à mon sujet et attendent impatiemment de pouvoir le faire en toute tranquillité.

 

http://rue89.nouvelobs.com/2015/01/23/plenel-petit-journal-charlie-cest-fin-recre-257274

Plenel au « Petit Journal » sur la une de Charlie : c’est la fin de la récré

 

Barthès à Plenel, invité spécial du « Petit journal » : « Cette une de Charlie, beaucoup de musulmans la trouvent choquante. Et vous ? » Il lui montre évidemment « la » couverture, la dernière. Plenel élude. « Moi, je…
Par Daniel Schneidermann Arrêt sur images. Publié le 23/01/2015 à 10h52
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31 juillet 2016 : 375000 visites pour Petitcoucou ! dans AC ! Brest OK_arretsurimages_1

Commentaires postés

Publié le 23/01/2015 à 11h28

Résumons ; on peut se moquer de l’Islam…
mais il ne faut pas le faire.
WTF

3 réponses

Publié le 23/01/2015 à 11h38

planplan_1_copie_0 dans Attentats

Nzrad

plan-plan
répond à sergio2

Résumons :
Il est désormais obligatoire de rire de tout…
Sauf de Charlie Hebdo.

1 réponse
Publié le 23/01/2015 à 11h44

oskar dans Calomnie

Max Schultz

génocidaire
répond à Nzrad

Si tu ris de Charlie, ta liberté d’expression se prend une machette en pleine gueule.

Publié le 23/01/2015 à 12h20

default_avatar_0 dans Corruption

ububulul

Oui
répond à sergio2

Mauvais résumé. Tu as le droit te moquer de l’Islam tout ce que tu veux. Ce qui ne veut pas dire que c’est un truc intelligent à faire et que les gens doivent approuver.

Attentats : après l’Allemagne, l’Italie ? Une piste sérieuse

Alors que l’enquête sur l’attentat de Nice du 14 juillet dernier se poursuivait et mettait à jour une possible piste italienne, à mon avis très sérieuse, une série d’attaques meurtrières à frappé l’Allemagne, dont deux revendiquées par l’Etat islamique, les 18 et 24 juillet 2016.

Je redoutais de nouveaux attentats à ces dates, particulièrement pour le 24 juillet, un anniversaire très important pour le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, puisqu’il a commencé à écrire sur le net le 24 juillet 2001. J’en avais parlé dans mon entourage au lendemain de l’attentat du 18 juillet et ne m’étais pas trompée. Le 24 juillet 2016, l’Allemagne a donc connu son premier attentat-suicide.

Je rappelle qu’en 2011, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait déjà choisi cette date pour ses premières attaques de sites de préfectures françaises, dix jours après s’être attaqué de même à la plateforme de blogs OverBlog, le 14 juillet 2011, alors qu’il recevait pour la première fois à son domicile de Puy-l’Evêque, dans le Lot, la visite de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest accompagnée de plusieurs autres brestois.

La date du 18 juillet correspond quant à elle à l’anniversaire de la première plainte que j’avais moi-même rédigée contre eux cette année-là, après avoir reçu par La Poste des éléments de preuve formels de leurs piratages informatiques à mon encontre. Il s’agit donc de la première de mes plaintes dont ils aient eu le texte avant la police ou les autorités judiciaires, puisqu’ils me pirataient depuis déjà longtemps de manière à capter en temps réel tout ce que j’écrivais.

Leurs diverses surveillances illicites à mon encontre leur avaient d’ailleurs permis de savoir que je me rendrais à La Poste le 20 juillet 2011 pour envoyer cette lettre en recommandé avec accusé de réception à l’un de ses destinataires, et de s’amuser en conséquence à « planter » ce jour toute l’informatique postale.

En 2011, selon ses propres dires, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi ne s’attaquait toujours qu’à « l’informatique mondiale », et bien sûr, aux autorités françaises, qu’il a toujours eues dans le collimateur, mais de plus en plus à compter de l’année 2008.

Le 25 juillet 2014 au soir, alors que la préparation des attentats de janvier 2015 à Paris avait vraisemblablement commencé, le malade mental se mettait à me jouer les Chinois de Thaïlande sur Petitcoucou en utilisant un groupe d’adresses IP renvoyant à des localités de la région de Fuzhou, où Saïd Kouachi se fournissait en fausses Nike.

Le 13 avril dernier, il avait recommencé le même jeu à partir d’un groupes d’adresses IP localisées en Allemagne. Il avait alors laissé tomber les articles sur lesquels il cliquait sans cesse à partir de ses adresses IP chinoises pour ne plus s’intéresser qu’aux catégories d’articles de Petitcoucou – même chose pour Justinpetitcoucou.

Or, il y a deux ou trois jours, le 24 me semble-t-il, il a recommencé à cliquer comme un fou sur tous les articles qui l’avaient tellement excité en 2014, mais cette fois-ci à partir d’un groupe d’adresses IP en Italie. Cela n’a duré que quelques heures.

Ces « signaux de fumée » qu’il se plaît à m’adresser sont toujours significatifs, même si je ne suis pas toujours capable d’en déterminer très précisément le sens.

Ils me semblent en tous les cas confirmer la piste de sérieuses complicités en Italie, ce que j’avais déjà noté au mois de février dernier en examinant les « spams » personnalisés qu’il m’avait envoyés en 2015.

Ils me font craindre également que l’Italie ne soit la prochaine cible d’attaques « islamistes », tout comme l’Allemagne l’est récemment devenue.

Elle s’y prépare effectivement depuis l’attaque d’hier à Saint-Etienne-de-Rouvray.

 

 

http://www.medias-presse.info/attentat-de-nice-possibles-complices-du-terroriste-en-italie/58226

Attentat de Nice : possibles complices du terroriste en Italie

 

in Europe, International, Italie / by / on 19 juillet 2016 at 12 h 04 min /

 

Attentats : après l'Allemagne, l'Italie ? Une piste sérieuse dans AC ! Brest

 attentat_nice

 

Des enquêteurs italiens des services spéciaux enquêtent sur des Tunisiens résidents en Italie, dans la province de Bari. Ils auraient été en contact, au cours des semaines qui ont précédé l’attentat de Nice, avec le terroriste d’origine tunisienne également.

Ce sont les autorités judiciaires françaises qui ont demandé ces vérifications.

D’ailleurs, le magistrat anti-mafia, Roberto Rossi, durant ces derniers mois, a ouvert différentes enquêtes concernant des transits suspects dans le port de Bari et sur le rôle du chef-lieu des Pouilles comme base logistique de soutien aux foreign fighters.

Les recoupements qui ont lieu actuellement sur l’attentat de Nice peuvent laisser émerger des possibles complices du terroriste en Italie. Ce serait une preuve supplémentaire de l’urgente nécessité d’une étroite collaboration entre les différents services et forces de sécurité des divers pays européens pour combattre un terrorisme à l’échelle internationale et aux ramifications trans-nationales.

Francesco de Villasmundo

http://www.secoloditalia.it/2016/07/nizza-lattentatore-in-contatto-tunisini-bari-indaga-digos/

 

http://www.courrierinternational.com/article/terrorisme-nice-une-possible-piste-italienne

Terrorisme. Nice : une possible piste italienne

 

Publié le 19/07/2016 – 12:59

 dans Action Directe
Déploiement de police sur les lieux de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice. PHOTO : VALERY HACHE / AFP

 

A la demande des autorités françaises, la division antiterroriste de la police italienne a procédé à des contrôles et à une perquisition. Elle se penche sur le profil de l’un des gardés à vue en France, qui a séjourné à Bari, dans le sud du pays.

A quelques kilomètres de Nice, de l’autre côté de la frontière, le journal gênois Il Secolo XIX l’annonce en titre : “Nice : une piste italienne émerge”. Parmi les sept personnes placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’attentat qui a fait 84 morts le 14 juillet, figurent trois Tunisiens, explique le journal. Et “celui sur lequel se concentrent la plupart des soupçons a vécu plusieurs années dans les Pouilles [sud de la péninsule], d’après ses documents”.

A l’instigation de la magistrature française, “les agents de la division antiterroriste de Bari ont procédé à des contrôles sur plusieurs citoyens tunisiens résidents du chef-lieu des Pouilles”, indique Il Fatto Quotidiano. D’après Il Secolo XIX, une perquisition a eu lieu dans un appartement, mais celui-ci était vide et les voisins ont affirmé ne pas avoir vu son occupant “depuis quelque temps”.

“Quand le Tunisien est-il retourné à Nice ?” s’interroge le journal, qui précise que celui-ci a été contrôlé en 2015 à la frontière, à Vintimille, “à la même période que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel”, responsable présumé de l’attentat.
Cet homme, que le journal napolitain Il Mattino désigne comme “C.C.”, figure parmi ceux qui “ont continué à échanger des messages et des appels avec Bouhlel jusqu’au matin du jour de l’attentat”. D’après le quotidien, il n’avait pas d’antécédents judiciaires, était titulaire d’un permis de séjour français, et avait séjourné à Bari il y a trois ans, puis à partir de janvier de cette année.

La Repubblica relève que, d’après les premiers résultats de l’enquête italienne, l’homme n’aurait pas eu de contact avec les milieux islamistes.

Enfin, Il Fatto Quotidiano observe, à l’instar des agences de presse, que le magistrat chargé de l’affaire a ouvert, ces derniers années, “plusieurs dossiers d’enquête portant justement sur les passages suspects au départ du port de Bari, et sur le rôle du chef-lieu apulien comme base logistique des combattants étrangers” qui cherchent à rejoindre le djihad. Et, comme l’établissait La Repubblica peu après les attentats du 13 novembre, c’est aussi par Bari, point de départ d’un ferry pour Patras, en Grèce, qu’a transité Salah Abdeslam à l’été 2015.

 

 

http://www.lejdd.fr/Societe/Un-complice-de-Mohamed-Lahouaiej-Bouhlel-mene-vers-l-Italie-798784

Un complice de Mohamed Lahouaiej Bouhlel mène vers l’Italie

 

Parmi les trois principaux mis en examen, Chokri C. semble jouer un rôle pivot. Les policiers français et italiens s’intéressent à ses séjours dans les Pouilles.

 

Le chauffeur du camion a été abattu par la police. Paru dans leJDDblank dans Attentats L’enquête sur les complices de Mohamed Lahouaiej Bouhlel mène en Italie. (Reuters)

Jour après jour, les six juges d’instruction et les 400 enquêteurs chargés des investigations sur l’attentat du 14 juillet à Nice en apprennent davantage sur leur auteur, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, et sur ses soutiens. D’après l’analyse des clichés, messages audio et écrits retrouvés dans les téléphones et ordinateurs saisis, le Tunisien de 31 ans « semble avoir envisagé et mûri plusieurs mois avant son passage à l’acte », selon le procureur François Molins.

L’homme a semé derrière lui de nombreux indices. Comme cette « fiche » manuscrite qu’il photographie avec son portable à 17h09 le 14 juillet, où figurent dix numéros exploitables. Ou ce message audio enregistré peu après via un logiciel de dictée et jamais envoyé à son destinataire : « Le pistolet que tu m’as donné est très bien. Dis à ton copain qu’il m’en ramène cinq. Chokri et ses amis sont prêts pour le mois prochain, maintenant ils sont chez Walid. » Autant d’éléments ayant mené aux trois hommes mis en examen, jeudi, pour « complicité d’assassinats en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste » et écroués.

Qui sont ces « amis »? Les policiers, très prudents sur l’hypothèse d’une seconde action prévue, épluchent le parcours des protagonistes identifiés. Parmi eux, Chokri C., un Tunisien de 37 ans né à Sousse, au casier vierge. Son itinéraire a orienté l’enquête vers le sud de l’Italie, dans les Pouilles, où il aurait vécu entre 2013 et 2015. « D’abord à Gravina puis à Crispiano, où il a travaillé dans un hôtel qui a fermé depuis, en tant que manager selon ses dires », indique Giuliano Foschini, reporter à La Repubblica, citant des sources de l’antiterrorisme italien. Selon ces informations, lundi, les enquêteurs français sont entrés en contact avec leurs homologues italiens.

Des documents en cours de traduction et d’analyse

Peu après, le procureur de la ­République de Bari, Giuseppe Volpe, et son substitut Renato Nitti ont fait perquisitionner la dernière adresse connue de Chokri C. « Des documents récupérés sont en cours de traduction et d’analyse », confirme une source judiciaire française.

Depuis son retour en France en 2015, Chokri C. semble avoir conservé des contacts en Italie avec des Tunisiens et des Albanais. Pour l’heure, aucun lien n’apparaît entre ces derniers et le couple d’Albanais niçois (Artan H. et sa compagne Enkelejda Z.) soupçonné d’avoir fourni un pistolet (destiné à ­Bouhlel) à un intermédiaire. « Les amis de Chokri sont d’autres Albanais. Ils ne semblent pas avoir de contact avec le terrorisme ou le crime organisé », précise Giuliano Foschini.

«Jusqu’à présent, on exploite tous ces indices et on tombe sur les bonnes personnes»

Autre point flou : Chokri C. ­serait revenu à Gravina peu avant le 14 juillet. « Cette information n’est pas confirmée. Si elle l’est, il faudra comprendre le but de ce retour. Mais la piste italienne n’est qu’un élément parmi les autres », nuance un enquêteur. La proximité de Bari, point de passage stratégique vers la Grèce, mérite de l’explorer.

Chokri C. et Lahouaiej ­Bouhlel entretenaient de nombreux contacts. Le 4 avril 2016, le premier envoie ce message via Facebook au second : « Charge le camion, mets dedans 2.000 tonnes de fer, et nique, coupe-lui les freins mon ami et moi je regarde. » Le 12 juillet, à 20 h 30, il se tient aux côtés du terroriste dans le camion sur la promenade des Anglais. Ses empreintes y ont été relevées. Un repérage? L’homme semble jouer un rôle pivot : il a aussi échangé 150 contacts en un an avec Mohamed Walid G., deuxième complice présumé, et son prénom apparaît dans plusieurs messages. Y compris dans les derniers SMS envoyés par Bouhlel à un troisième complice présumé, Ramzi A., un quart d’heure avant l’attaque du 14 juillet.

Un fusil d’assaut kalachnikov et des munitions ont été saisis

Le rôle des deux autres mis en examen pour complicité d’assassinat se dessine. Il y a « le vieil ami » Mohamed Walid G., un Franco-Tunisien de 40 ans né à La Marsa, près de Tunis, qui connaît Lahouaiej Bouhlel depuis quinze ans. Ils ont échangé 1.278 fois entre juillet 2015 et juillet 2016. Trois jours après l’attaque de Charlie-Hebdo, il lui envoie ces mots : « Je ne suis pas Charlie… Je suis content, ils ont ­ramené les soldats d’Allah pour finir le travail. » A-t-il joué un rôle dans la radicalisation du chauffeur-­livreur? Leur proximité est attestée ; en témoignent des clichés extraits du portable de Lahouaiej ­Bouhlel montrant Mohamed Walid G. dans le camion les 11 et 13 juillet. Le 15 juillet, il se rend sur la promenade pour se filmer et filmer « la scène du crime ». Enfin, la téléphonie révèle ses 150 échanges en un an avec ­Chokri C. Est-il un entremetteur?

Dernier rouage dans les préparatifs, Ramzi A., un Franco-Tunisien de 21 ans né à Nice. Ce délinquant condamné six fois entre 2013 et 2015 pour vols, violences et usage de stupéfiants aurait servi d’intermédiaire pour fournir le pistolet de calibre 7.65 à Bouhlel. Il a livré le nom de son fournisseur, l’Albanais Artan H., et l’adresse d’une cave à Nice, où un fusil d’assaut kalachnikov et des munitions ont été saisis, sans que l’on sache à quoi il était destiné. À une future action? Le 14 juillet, à 22 h 27, c’est à Ramzi A. que ­Lahouaiej Bouhlel envoie ses ultimes SMS, le félicitant pour le « pistolet » et évoquant « cinq » autres armes.

Pourquoi, malgré la préméditation de l’attaque, Lahouaiej Bouhlel et ses complices laissent-ils tant de traces? « Jusqu’à présent, on exploite tous ces indices et on tombe sur les bonnes personnes », confie un enquêteur, perplexe. Mais aucun lien direct n’a encore été établi avec l’État islamique.

Juliette Demey – Le Journal du Dimanche

dimanche 24 juillet 2016

 

https://www.letemps.ch/monde/2016/07/25/letat-islamique-revendique-un-second-attentat-allemagne

L’Etat islamique revendique un second attentat en Allemagne

 

Deux des quatre attaques qui ont frappé l’Allemagne depuis une semaine ont été revendiquées par l’organisation djihadiste. Trois des quatre auteurs étaient des réfugiés. La tension monte dans le pays

 

Delphine Nerbollier, Berlin
Publié lundi 25 juillet 2016 à 20:25.

La Bavière vit des «jours d’horreurs». C’est un Horst Seehofer très touché qui a dressé ce constat lundi matin alors que le Land qu’il dirige depuis 2008 a été la cible de trois actes sanglants en une semaine. Après l’attaque à la hache dans un train par un Afghan, le 18 juillet, et le meurtre de neuf personnes vendredi soir à Munich par un jeune de 18 ans, c’est la petite ville d’Ansbach qui a été frappée dimanche soir. Un Syrien de 27 ans est mort dans l’explosion d’une bombe qu’il transportait lors d’un concert. Ce demandeur d’asile était en instance d’expulsion vers la Bulgarie. Quelques heures plus tôt, dans un autre Land, en Bade-Wurtemberg, un demandeur d’asile syrien avait mortellement blessé une femme, avec un couteau de boucher, après une dispute. «La vérité est que les gens ont peur», constate Rainer Wendt, président du principal syndicat de police.

Sur les quatre attaques, deux semblaient démunies de motivations politiques. En revanche, dans le cas de l’attaque à la hache de Wurtzbourg et de l’attentat-suicide d’Ansbach, les assaillants avaient fait allégeance à l’Etat islamique qui, de son côté, a revendiqué les deux attaques. «Le terrorisme islamiste a atteint l’Allemagne», constate le ministre bavarois de la Justice, Winfried Bausback,

Pour la chancelière d’Angela Merkel, critiquée sur sa droite pour sa politique d’ouverture en direction des réfugiés, le scénario du pire se joue depuis une semaine. Sur les quatre attaques, trois sont l’œuvre de demandeurs d’asile. «Nous ne devons pas porter de soupçon généralisé contre les réfugiés, même s’il y a des procédures qui sont engagées dans des cas isolés» contre eux, a déclaré le ministre fédéral de l’Intérieur, Thomas de Maizière. Au total, 59 poursuites judiciaires sont en effet en cours pour des liens avec une organisation terroriste. Ulrike Demmer, porte-parole adjointe de la chancelière rappelle aussi que le risque criminel représenté par les réfugiés dans le pays n’est proportionnellement «pas plus grand que dans le reste de la population».

Malgré ces appels au calme, les langues se délient, notamment du côté du parti populiste Alternativ für Deutchland (AfD). «Ansbach le confirme: un nouveau cas de terreur à cause de l’immigration», twittait hier matin André Poggenburg, dirigeant de l’AfD en Saxe-Anhalt. Mais le thème est également repris en Bavière, par le Parti chrétien social, proche de la chancelière. «Parmi les gens qui arrivent chez nous, il y a des personnes qui représentent un vrai danger», a lancé le ministre bavarois de l’Intérieur, Joachim Herrmann. Même message de la part du président du syndicat de police Rainer Wendt: «Nous devons nous demander qui vient et entre vraiment chez nous. Certains réfugiés sont psychologiquement tellement instables qu’ils représentent un danger.»

Pour Dietrich Munz, président de l’ordre des psychothérapeutes allemands, ces allégations sont dangereuses. Selon une étude, la moitié des réfugiés d’Allemagne souffrent de problèmes psychologiques. «Ces personnes ne sont toutefois pas plus enclines à la violence que les personnes non malades», explique Dietrich Munz. «Aucune étude sérieuse ne prouve que les réfugiés venant de zones de guerre représentent un danger», ajoute-t-il.

La succession des actes de violence pose par ailleurs la question des moyens alloués à la sécurité en cette période estivale, marquée par de nombreuses manifestations culturelles. Les réunions de crise se multiplient. Ce mardi, le gouvernement régional de Bavière se réunit en urgence pour évoquer le sujet. Hier soir, Thomas de Maizière devait rencontrer les ministres de l’Intérieur des 16 Länder. Sans donner de chiffres, il a annoncé l’augmentation du nombre de policiers dans les lieux publics. En juin, le vice-chancelier Sigmar Gabriel avait proposé la création de 3000 postes de policiers nationaux. L’idée pourrait être reprise dans les jours qui viennent.

D’autres pistes sont lancées comme l’implication de l’armée dans la défense intérieure et un nouveau durcissement de la loi concernant les réfugiés délinquants ou soupçonnés de terrorisme. «Par tradition, la politique de la sécurité intérieure est peu débattue publiquement en Allemagne, car elle implique une multiplicité d’acteurs, au niveau fédéral et régional, qui sont parfois en concurrence, constate Christian Molling, du centre de recherche berlinois Swp. On peut néanmoins dire que le travail des forces de l’ordre en matière de lutte antiterroriste a été efficace. Car rappelons-le, l’Allemagne se trouve très haut sur la liste des pays visés par l’Etat islamique.»

 

http://www.24heures.ch/news/news/merkel-pression-attentats/story/10637582

Merkel sous pression après les attentats

 

AllemagneLa chancelière et sa politique migratoire sont mises à mal, après les trois attaques survenues dans le pays, commises par des étrangers.

 

La chancelière allemande et sa politique migratoire sont mises à mal après les attaques successives qu’a connu l’Allemagne. (Mardi 26 juillet 2016) Image: Keystone (47 Images)

Mis à jour à 17h23

 

Des voix s’élèvent en Allemagne après le choc créé par trois attaques perpétrées par des réfugiés pour réclamer un durcissement du contrôle des migrants dans le pays. Elles mettent sous pression Angela Merkel et sa politique d’accueil.

Les dirigeants conservateurs de Bavière, où se sont déroulés les deux attentats revendiqués au nom du groupe djihadiste Etat islamique (EI), sont montés mardi au créneau pour relancer leurs critiques et demander plus de fermeté en matière d’immigration.

«Le terrorisme islamiste est arrivé en Allemagne», a tonné le président de la CSU, Horst Seehofer. «La population a peur et a besoin d’une réponse des responsables politiques». Ce parti bavarois est l’allié de celui de la chancelière, la CDU, mais depuis près d’un an dénonce la politique d’ouverture aux réfugiés.

Catalogue de demandes

La CSU a dressé un catalogue de demandes: contrôle plus strict des foyers de demandeurs d’asile, contrôles douaniers renforcés aux frontières, droit pour l’armée d’intervenir pour protéger la population en Allemagne, et tour de vis en matière d’expulsion des réfugiés.

«Nous devons nettement abaisser les obstacles à l’expulsion après un délit», a insisté le ministre de l’intérieur de Bavière, Joachim Herrmann.

Plutôt sur la réserve jusqu’ici, la droite populiste allemande a dénoncé, par la voix de sa responsable Frauke Petry, l’inaction des autorités. «Que doit-il encore se passer pour que nous commencions à vérifier qui arrive dans notre pays?», a-t-elle demandé.

Pays sous le choc

L’Allemagne reste sous le choc après le premier attentat-suicide revendiqué par l’EI commis sur son sol dimanche soir à Ansbach, une cité tranquille de Bavière, qui a fait 15 blessés et tué son auteur. Ce dernier s’est avéré être un Syrien de 27 ans débouté de sa demande d’asile et souffrant de troubles psychiatriques.

Cet attentat est intervenu moins de huit jours après une attaque à la hache commise cette fois-ci par un demandeur d’asile mineur ayant fait allégeance à l’EI. Enregistré comme afghan, il pourrait être en fait pakistanais.

Dans les deux cas, les autorités n’ont pas été en mesure de repérer leur radicalisation rapide. Un autre réfugié syrien est également à l’origine d’une attaque au couteau, mais l’affaire s’est révélée être un crime passionnel.

Requérants déboutés toujours là

Le pays, qui a accueilli plus d’un million de migrants en 2015, a jusqu’ici ouvert grand ses portes aux réfugiés syriens. Plus de 90% obtiennent l’autorisation de rester et jusqu’à récemment, ils n’avaient pas à passer d’entretien avec l’administration.

Plus de 200’000 demandeurs d’asile déboutés pourraient être reconduits aux frontières, mais se trouvent toujours dans le pays, selon l’expert pour les questions intérieures de la CDU), Armin Schuster.

Chancelière silencieuse

Derrière ces appels, c’est la chancelière qui est visée. Or, mis à part une intervention samedi après la tuerie de Munich, elle est restée silencieuse.

Connue pour son extrême prudence dans les phases de crise, elle sait qu’elle joue gros à un an des élections législatives et alors que l’AfD gagne en popularité. Ces derniers mois, elle était parvenue à regagner une partie de la popularité perdue l’an dernier du fait des migrants. La chancelière a annoncé une conférence de presse pour jeudi.

Les questions soulevées par ces attaques relancent un débat sur l’immigration «que la chancellerie redoute le plus», juge également le quotidien Süddeutsche Zeitung mardi. Et ce alors que deux élections régionales se profilent en septembre, à Berlin et surtout sur les terres d’élection d’Angela Merkel dans le Nord-Est.

«Si l’AfD parvient à gagner dans le fief électoral de Merkel, le débat sur sa politique va de nouveau revenir sur le devant», ajoute-t-il. (ats/nxp)

(Créé: 26.07.2016, 17h37)

 

http://geopolis.francetvinfo.fr/bureau-rome/2016/07/27/litalie-aujourdhui-apres-lattentat-dans-une-eglise-en-france-litalie-se-tient-prete.html

L’Italie aujourd’hui : après l’attentat dans une église en France, l’Italie se tient prête

 

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Publié le 27 juillet 2016

 

Après l’attentat de mardi en France qui a entraîné la mort d’un prêtre, l’Italie est sur ses gardes. Le pays est prêt à intervenir.

Paris, Nice, Munich, Bruxelles. L’Europe est depuis de nombreux mois la cible d’attaques terroristes. L’Italie n’a pas encore été touchée, mais le pays se prépare. L’attentat de mardi qui s’est déroulé dans une église à côté de Rouen et qui a conduit à l’assassinat d’un prêtre renforce encore la pression. Car frapper l’Eglise en son sein mène logiquement à s’inquiéter pour Rome, et plus généralement l’Italie. Il Corriere della Sera rappelle que « la revue Dabiq de l’Etat islamique a, à de nombreuses reprises, encouragé les soldats à frapper Rome, avec des photomontages montrant un drapeau noir sur la coupole de la basilique Saint-Pierre ».

4 simulations d’attentat 

En conséquence, l’Italie commence à déployer ses forces spéciales : « pas seulement les 7.000 militaires impliqués dans la surveillance des points sensibles aux côtés des forces de l’ordre, mais aussi des composants des régiments d’assaut pouvant intervenir sur des terrains de guerre », explique Il Messaggero. Les parachutistes et la marine, ont déjà effectué quatre simulations d’attentat. Le pire scénario ? Une prise d’otage dans un endroit très touristique.

99 individus écartée du territoire

Mais avec un tel dispositif de surveillance, le ministre de l’Intérieur italien Angelino Alfano se veut rassurant : « Nous ne disons pas qu’il ne faut pas avoir peur, parce que le risque zéro n’existe pas. Mais les Italiens peuvent être surs que nous travaillons nuit et jour pour rendre le pays toujours plus sûr ».

Les contrôles se sont d’ailleurs intensifiés et la surveillance des individus suspects est grandissante. Deux nouvelles demandes d’expulsion ont été demandées mardi ; des individus ayant eu des contacts avec des combattants étrangers.

En Italie, 99 individus radicalisés ont déjà été écartés du territoire, dont 7 prédicateurs ayant exprimé leur soutien à l’Etat islamique. Et la liste des personnes pouvant être amenées à quitter le territoire est encore longue.

Publié par François Beaudonnet

 

Emoi de policiers dont les données personnelles sont sur la Toile deux semaines après le double assassinat de Magnanville

Ces données n’ont pas été publiées, elles se trouvaient dans une zone de stockage protégée par un mot de passe, exactement comme le sont la majeure partie de toutes les données que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et ses complices cyberdélinquants et fonctionnaires corrompus ou militants du NPA recueillent et collectionnent illégalement à mon sujet depuis plusieurs années.

Je rappelle que ces délinquants « travaillent » de même sur toutes mes relations, anciennes ou actuelles, mes proches, mes médecins, etc… qu’ils recherchent avec l’aide de Josette Brenterch du NPA de Brest en vue de « neutraliser » ou d’éliminer définitivement tous les témoins honnêtes de ma vraie vie, qui les dérangent au plus haut point, l’objectif qu’ils affichent à cet égard depuis 2009 étant de pouvoir ensuite tranquillement publier et imposer à tous leur version de ma biographie, presque entièrement fausse, calomnieuse et particulièrement infamante pour tous ceux qu’elle concerne.

Ils bénéficient pour ce travail de la complicité de magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest qui de ce fait n’ont jamais vu aucun inconvénient à ce que mes données personnelles soient illégalement révélées au public sur les blogs du susnommé Cyprien Luraghi à la recherche de tous les agents que j’ai pu jadis croiser ou côtoyer, sachant que j’ai notamment travaillé comme ingénieur d’études en informatique sur des projets classés Secret Défense et Confidentiel Défense, et quoique la protection de l’anonymat de tels agents fût renforcée par la loi LOPPSI II promulguée le 14 mars 2011, soit neuf mois après le début de toutes leurs révélations illégales me concernant et constituant à l’évidence un trouble à l’ordre public que les autorités compétentes auraient dû s’attacher à faire cesser au plus vite au lieu de le favoriser.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/28/2374441-donnees-familles-policiers-promenaient-toile.html

Publié le 28/06/2016 à 08:17

Les données des familles de policiers se promenaient sur la Toile

 

Faits divers

Des renseignements personnels sur les policiers adhérents à la Mutuelle générale de la police, MGP, ont été accessibles pendant 15 jours sur internet./Photo illustration DDM
Des renseignements personnels sur les policiers adhérents à la Mutuelle générale de la police, MGP, ont été accessibles pendant 15 jours sur internet./Photo illustration DDM

Emoi de policiers dont les données personnelles sont sur la Toile deux semaines après le double assassinat de Magnanville dans Attentats image-zoom

La manipulation des fichiers de la Mutuelle générale de la police a envoyé sur internet plus de 112 000 fiches d’adhérents de cette assurance médicale. Deux semaines après l’assassinat d’un couple de policiers dans les Yvelines, l’incident tombe très mal.

Nom, adresse, numéro de téléphone, données bancaires… «C’est effrayant», résume un policier après les révélations hier matin sur le détournement d’un fichier de la Mutuelle générale de la police, la MGP. Une mutuelle, parmi quatre qui «assurent» les fonctionnaires de police et dont le fichier fort de 112 000 adhérents, comprenant policiers actifs ou retraités, enfants, épouses, familles, a été divulgué sur la Toile. En réalité, ces données sensibles, avec les adresses personnelles de milliers de policiers se trouvaient dans une zone de stockage de l’opérateur Google et n’auraient pas été accessibles directement. «Ces données étaient protégées par un mot de passe», a précisé hier soir Gilbert Emery, le procureur de Limoges, désormais en charge de l’enquête.

La mutuelle, dont le siège se trouve en Haute-Vienne s’est aperçue de la difficulté le 6 juin. Après diverses vérifications, son directeur et son président ont déposé plainte jeudi dernier à Toulouse. «Par commodité, sans aucun lien direct avec la ville de Toulouse et les policiers qui y travaillent», résume une source proche du dossier. L’affaire, considérée comme très sensible moins de deux semaines après le drame de Magnanville où un commandant de police et sa compagne, ont été assassinés à leur domicile au nom du jihad, aurait dû rester secrète mais RTL l’a révélée hier matin.

Accessibles pendant deux semaines

Dès vendredi, des réquisitions avaient été adressées par la police nationale à Google pour rendre impossible tout accès au fichier. Hier, le parquet de Toulouse s’est dessaisi puisque l’employé indélicat et soupçonné d’avoir commis ces faits travaille pour un sous-traitant de la mutuelle qui est basé à proximité de Limoges. La sûreté départementale de Limoges va donc poursuivre les investigations commencées à Toulouse, aidée selon nos informations par un service spécialisé en cybercriminalité de la direction centrale de la police judiciaire.

Dans un communiqué publié hier, la Mutuelle générale de la police estime que l’employé soupçonné, qui aurait agi ainsi en raison d’un conflit avec son employeur pour une prime non versée (!), a «agi au mépris de toutes les normes professionnelles et violé les règles de sécurité interne qui protègent nos données».

La mutuelle souligne également que l’employé était «vraisemblablement poussé par des motivations personnelles et dans l’intention manifeste de nuire à la mutuelle et à ses adhérents.» Depuis, la MGP souligne que «des dispositions ont été prises pour accroître la sécurité des données», notamment pour «limiter les extractions des données des coordonnées des adhérents de la mutuelle, désormais assujetties à un contrôle renforcé».

Pour l’instant, il est encore trop tôt pour savoir si ces données sensibles ont pu être exploitées par des tiers. Hier soir, le procureur de Limoges, tout en «comprenant l’émotion des policiers dans le contexte actuel», a estimé que les données avaient été accessibles pendant «environ deux semaines». «Pour l’instant, rien ne permet d’affirmer qu’un tiers aurait pu accéder aux données», a affirmé Gilbert Emery.


Renforcer l’anonymat

Deux semaines après la mort d’un couple de fonctionnaires dans les Yvelines, cette affaire qualifiée «d’incident inacceptable», par Jean-Marc Falcone, le directeur général de la police nationale, renforce l’inquiétude des policiers qui souhaitent bénéficier de l’anonymat, même dans les procédures qu’ils rédigent. «On peut très bien imaginer de noter notre matricule à la place de notre identité», souligne Didier Martinez, au nom d’unité SGP-FO. Ce problème devrait relancer les demandes des policiers à qui le président François Hollande avait promis «de garantir leur anonymat» hors service et «donc leur protection» après le drame de Magnanville.

Jean Cohadon

 

http://www.20minutes.fr/societe/1869647-20160620-policiers-tues-yvelines-suspects-arretes-connaissait-fabien-clain

Policiers tués dans les Yvelines: L’un des suspects arrêtés connaissait Fabien Clain

 

TERRORISME Lors des perquisitions, les enquêteurs auraient découvert un bout de papier où était mentionné le nom du djihadiste français…

Photo non datée de Fabien Clain.

Photo non datée de Fabien Clain. – OFF / AFP

H. B.

    • Publié le 20.06.2016 à 18:40
    • Mis à jour le 21.06.2016 à 09:52

 

Une semaine après l’assassinat du couple de policiers à Magnanville dans les Yvelines par Larossi Abballa, l’enquête avance à grands pas.  Deux proches, Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, ont été mis en examen et écroués samedi soir « pour association de malfaiteur ». Et c’est justement au domicile de l’un d’eux que les enquêteurs auraient fait une importante découverte. D’après BFMTV, un bout de papier sur lequel était inscrite l’adresse mail de Fabien Clain a été découvert chez Saad Rajraji.

Fabien Clain est bien connu des services de renseignements. Considéré comme l’un des proches de Mohamed Merah, cet homme de 35 ans d’origine réunionnaise a été identifié comme celui qui a prêté sa voix à Daesh pour revendiquer les attentats de Paris. Il a été condamné en 2009 à cinq ans de prison pour sa participation à une filière d’acheminement de djihadistes vers l’Irak.

>> A lire aussi : Les renseignements face aux «terroristes isolés»

Saad Rajraji et Fabien Clain se seraient cotôyés en 2011 et 2012 à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus, révèle BFMTV. Les enquêteurs s’interrogent donc sur le rôle qu’aurait pu jouer Fabien Clain dans cette attaque terroriste.

Des proches d’Abballa se sont renseignés sur deux autres policiers des Yvelines

Les enquêteurs auraient également découvert que deux autres proches de Larossi Abballa, déjà condamnés pour terrorisme mais libres aujourd’hui, s’étaient également renseignés sur deux autres policiers travaillant dans les Yvelines. Une note de renseignement, transmise à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, indique en effet que deux hommes se seraient renseignés sur deux collègues de Jean-Baptiste Salvaing, révèle RTL. L’un travaillerait à la Brigade anti-criminalité et l’autre à la Brigade de sûreté urbaine.

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/deux-policiers-des-mureaux-cibles-par-des-proches-de-larossi-abballa-7783747928

Deux policiers des Mureaux ciblés par des proches de Larossi Abballa

 

INFO RTL – Une note de renseignement indique que deux proches de l’assassin des deux policiers de Magnanville savaient tout de deux autres fonctionnaires des Yvelines. Les deux hommes ont été condamnés pour terrorisme par le passé et sont aujourd’hui libres.

 

La page de l’émission : RTL Matin
Des policiers délimitant un périmètre de sécurité à Magnanville, le 14 juin 2016
Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Des policiers délimitant un périmètre de sécurité à Magnanville, le 14 juin 2016

par Damien Delseny , Ludovic Galtier publié le 20/06/2016 à 08:10 mis à jour le 20/06/2016 à 11:17

 

Une semaine après l’attentat perpétré à Magnanville contre deux policiers, deux autres policiers des Mureaux étaient également ciblés. Une note de renseignement, transmise à la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, indique, en effet, que deux proches de Larossi Abballa, condamnés pour terrorisme par le passé et libres aujourd’hui, se sont renseignés sur deux collègues de Jean-Baptiste Salvaing : l’un travaille à la Brigade anti-criminalité, l’autre à la Brigade de sûreté urbaine.

Une telle prise d’information sur deux policiers dans le contexte local inquiète forcément, surtout que les deux hommes connaissent parfaitement l’identité de leurs cibles. Dans sa vidéo de revendication diffusée en direct sur Facebook, Larossi Abballa a cité des noms de journalistes mais il a aussi appelé à tuer des policiers et des surveillants de prison. Une source judiciaire confirmait que ce type de menaces devait de toute façon être prise au sérieux.

L’étau se resserre sur l’entourage de Larossi Abballa. Deux autres proches du terroriste ont été interpellés mardi et mis en examen ce week-end pour « association de malfaiteurs » terroriste criminelle à la suite du double meurtre commis par l’assassin du couple de fonctionnaires de police. Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, 27 et 29 ans, sont connus de l’antiterrorisme français. Ils avaient été condamnés avec Abballa en septembre 2013 lors du procès d’une filière d’envoi de jihadistes au Pakistan.

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par Damien DelsenyJournaliste RTL

 

 

http://www.bfmtv.com/societe/policiers-tues-un-lien-entre-l-attaque-de-magnanville-et-les-attentats-du-13-novembre-990575.html

Magnanville: le nom de Fabien Clain retrouvé au domicile de l’un des suspects dans le double meurtre

 

20/06/2016 à 17h29
 

INFO BFMTV – Les enquêteurs ont découvert chez un proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers, un bout de papier sur lequel était inscrit l’adresse mail de Fabien Clain. Ce dernier n’est autre que l’homme qui a revendiqué au nom de Daesh les attaques de Paris.

 

C’est un nom devenu familier dans les dernières affaires de terrorisme en France. Fabien Clain, connu notamment pour avoir revendiqué, depuis la Syrie, les attentats du 13 novembre au nom de Deash apparaît désormais dans l’enquête sur le double assassinat de Magnanville. Son adresse mail et son numéro d’écrou figure sur un bout de papier retrouvé au domicile de Saâd Rajraji.

Cet homme de 27 ans est l’un des deux hommes mis en examen ce week-end pour « association de malfaiteurs terroriste ». Ce proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers, a déjà été condamné en 2013 dans une affaire de filière jihadiste entre la France et le Pakistan. Lors des perquisitions menées à son domicile la semaine dernière, une liste avec des noms de policiers, leur fonction et leur adresses professionnelles a été découverte.

Détenus à Fleury-Mérogis

Fabien Clain et Saâd Rajraji se connaissent. En 2011 et en 2012, les deux hommes se sont cotôyés à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus. Ils faisaient notamment partie d’une association qui vient en aide aux prisonniers musulmans. Ont-ils gardé contact après leur libération et après le départ de Fabien Clain pour la Syrie au printemps 2014 pour rejoindre Daesh?

La découverte de l’adresse mail de Clain au domicile de Saâd Rajraji interroge les enquêteurs. Celui qui se fait appeler Omar a-t-il commandité l’attaque des deux policiers? D’autres attentats ou attaques étaient-ils prévus? Dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis 10 ans, la voix française de Daesh est celui qui a revendiqué les attaques de Paris le 13 novembre dernier.

Clain, un proche de Mohammed Merah

Son nom figure également dans de nombreux autres dossiers terroristes. Converti en 2000, Fabien Clain part s’installer à Toulouse. C’est là qu’il rencontre les frères Merah, Mohammed et Abdelkader, qui vient d’être renvoyé aux assises pour y être jugé pour complicité dans les tueries de son cadet, le tueur au scooter. L’homme de 37 ans a également été condamné dans la filière d’Artigat, un petit village en Ariège, où se retrouvaient des jeunes radicalisés.

Le nom de Fabien Clain apparaît également dans une autre affaire de terrorisme. En avril 2015, il est soupçonné d’avoir fourni une aide logistique, notamment une voiture, à Sid Ahmed Ghlam. Cet étudiant algérien de 24 ans est soupçonné d’avoir préparé l’attentat raté contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne. Un projet avorté qui a coûté la vie à une jeune autormobiliste, Aurélie Châtelain.

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Par J.C. avec Cécile Ollivier

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/magnanville-l-adresse-mail-de-fabien-clain-decouverte-au-domicile-d-un-proche-du-tueur-20-06-2016-5900597.php

Magnanville : l’adresse mail de Fabien Clain découverte au domicile d’un proche du tueur

 

>Faits divers|Stéphane Sellami|20 juin 2016, 21h00

 

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 Fabien Clain, la voix française de Daech. C’est lui qui avait revendiqué les attentats du 13 novembre à Paris.

DR

Stéphane Sellami

 

C’est une découverte intriguante. Au cours de la perquisition du domicile de Saâd Rajraji, proche de Larossi Abballa, auteur du double assassinat d’un policier et de son épouse, lundi, à Magnanville (Yvelines), les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) ont découvert un morceau de papier sur lequel était inscrit l’adresse mail et le numéro d’écrou de Fabien Clain. Ce vieux routier du djihadisme n’est rien moins que l’auteur de la revendication des attentats du 13 novembre.

 

Clain avait revendiqué les attentats du 13 novembre

 

Clain a été détenu avec Saâd Rajraji à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) au début des années 2010 après sa condamnation à 5 ans de prison pour avoir mis sur pied une filière d’envoi de jihadistes vers l’Irak. De son côté, Saâd Rajraji purgeait une peine pour avoir lui aussi pris part à une filière d’acheminement de jihadistes en pakistano-afghane, notamment aux côtés de Larossi Abballa et de Charaf-Din Aberouz. Restés proches d’Abballa, Saâd et Aberouz ont été écroués, dimanche, dans le cadre du double meurtre de Magnanville. «Cette adresse mail de Clain ne créée pas de lien opérationnel entre lui et Saâd Rajraji, tempère une source proche de l’affaire. Par ailleurs, Larossi Abballa était toujours en contact régulier avec Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz. Ils ne se sont jamais perdus de vue ».

 

leparisien.fr

 

 

http://www.20minutes.fr/societe/1869923-20160621-magnanville-bataclan-villejuif-marque-fabien-clain-derriere-chaque-evenement-terroriste

Magnanville, Bataclan, Villejuif… La marque de Fabien Clain derrière chaque événement terroriste

 

TERRORISME Installé en Syrie, ce Français qui a revendiqué les attentats de Paris au nom de Daesh apparaît également dans l’enquête sur le double meurtre de Magnanville (Yvelines)…

Fabien Clain (à droite), son frère Jean-Michel et Sabri Essid à l'époque de la filière d'Artigat.
Fabien Clain (à droite), son frère Jean-Michel et Sabri Essid à l’époque de la filière d’Artigat. – Capture d’écran Pièces à conviction – France 3

V.V.

    • Publié le 21.06.2016 à 11:29
    • Mis à jour le 21.06.2016 à 13:10

 

Quand ce n’est pas sa voix qu’on entend pour revendiquer un attentat, c’est son nom que l’on découvre chez un des hommes soupçonnés de terrorisme. Le Réunionnais Fabien Clain, bien connu des services de renseignement, a fait son apparition dans l’enquête sur le double meurtre des policiers de Magnanville. 20 Minutes revient sur les différents événements terroristes dans lesquels il est impliqué.

>> Portrait : Qui est Fabien Clain, la «voix de Daesh» ?

  • Magnanville : Son email retrouvé au domicile d’un des suspects

Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de l'assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016.
Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de l’assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016. – Thibault Camus/AP/SIPA

 

Un simple bout de papier découvert lors d’une perquisition au domicile de Saâd Rajraji. Dessus, les enquêteurs ont, selon BFM TV, retrouvé l’adresse email de Fabien Clain ainsi que son ancien numéro d’écrou. Agé de 27 ans, Saâd Rajraji a été mis en examen, tout comme Charaf Din-Aberouz, pour leur implication présumée dans le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines) commis par Larossi Aballa, mardi 14 juin.

Ont-ils agi après avoir reçu des ordres donnés par Fabien Clain depuis la Syrie ? L’enquête tente désormais de le déterminer. Selon BFM TV, Rajraji et Clain étaient en contact depuis 2011 où ils purgeaient, tous deux, une peine de prison à Fleury-Mérogis. Les deux hommes faisaient alors partie d’une association venant en aide aux prisonniers musulmans.

  • Paris : La voix qui revendique les attentats du Bataclan et des terrasses

Le communiqué de revendication des attentats de Paris par Daesh, le 14 novembre 2015
Le communiqué de revendication des attentats de Paris par Daesh, le 14 novembre 2015 – 20Minutes

 

La vidéo débute par un « nashid », l’un des habituels chants religieux qui font le « succès » de la propagande glaçante de Daesh. « Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du califat (…) a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion (…), Paris… »

>> Enquête : Fabien Clain a fait annuler son interdiction de sortie pour partir en Syrie

Identifiée quatre jours après les sanglants attentats de Paris le 13 novembre, la voix qui s’exprime ainsi, revendiquant les attentats de Paris au nom de Daesh, est celle de Fabien Clain, enregistrée depuis la Syrie. L’homme qui chante avant la lecture du communiqué est, selon Le Monde, celle de son frère cadet, Jean-Michel.

  • Villejuif : Il aurait téléguidé Sid-Ahmed Ghlam depuis la Syrie

Des policiers patrouillent le 26 avril 2015 à proximité de l'église Saint-Cyr et Sainte-Juliette à Villejuif, cible d'un attenat déjoué
Des policiers patrouillent le 26 avril 2015 à proximité de l’église Saint-Cyr et Sainte-Juliette à Villejuif, cible d’un attenat déjoué – Kenzo Tribouillard AFP

 

Les enquêteurs ont découvert en août dernier que son nom apparaissait dans le projet d’attentat avorté contre une église de Villejuif (Val-de-Marne), en avril 2015.

>> Enquête : La filière d’Artigat derrière le projet d’attentat de Villejuif ?

Selon Le Monde, Fabien Clain est soupçonné d’avoir « téléguidé Sid Ahmed Ghlam dans son projet d’attentat » depuis la Syrie. Les enquêteurs se fondent pour cela sur un message où plusieurs noms, proches de Clain, sont apparus.

  • Toulouse : Présenté comme un proche de Mohamed Merah

Capture d'écran d'une video de France 2 en date du 21 mars 2012, de Mohamed Merah
Capture d’écran d’une video de France 2 en date du 21 mars 2012, de Mohamed Merah – - FRANCE 2

 

Le clan des «Belphégor ». Voilà comment était surnommé le petit groupe gravitant autour de Fabien Clain dans les années 2000 dans le quartier du Mirail à Toulouse. C’est là que le Réunionnais aurait fait la connaissance de Mohamed Merah, le tueur au scooter. Déjà condamné à l’époque pour avoir tenté d’acheminer des combattants français en Syrie, Fabien Clain se retrouve alors en prison.

Selon plusieurs sources, il aurait alors entretenu une correspondance épistolaire avec Merah avant que celui-ci ne passe à l’acte. Mais dans la seule interview qu’il a accordée à un journal français, à savoir 20 Minutes, Fabien Clain nie pour autant les faits. « Je n’ai jamais été proche de Merah ! Quand il a tué tous ces gens, j’étais en prison. J’ai découvert cela dans ma cellule ! »

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/21/2369848-ombre-fabien-clain-plane-affaire-magnanville.html

Publié le 21/06/2016 à 07:44, Mis à jour le 21/06/2016 à 10:30

L’ombre du jihadiste toulousain Fabien Clain plane sur l’affaire de Magnanville

 

Terrorisme

Le jihadiste Fabien Clain est originaire de Toulouse./AFP
Le jihadiste Fabien Clain est originaire de Toulouse./AFP

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Selon BFMTV, hier, les enquêteurs ont découvert chez un proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers de Magnanville, un bout de papier sur lequel était inscrite l’adresse mail de Fabien Clain. Ce dernier n’est autre que l’homme qui a revendiqué au nom de Daesh les attentats de novembre à Paris. «Ils ont déclenché leurs ceintures d’explosifs au milieu de ces mécréants après avoir épuisé leurs munitions, qu’Allah les accepte parmi les martyrs», avait-il dit alors, avant de menacer : «cette attaque n’est que le début de la tempête».

Ce proche de Mohammed Merah, âgé de 35 ans est un vétéran toulousain des filières islamistes radicales françaises, condamné en juillet 2009 à cinq ans de prison, au terme desquels il est parti en Syrie. Lui et son frère Jean-Michel, originaires du quartier du Mirail à Toulouse, sont des convertis d’origine réunionnaise, radicalisés au début des années 2000.

Le nom de Fabien Clain revient désormais dans l’enquête sur le double assassinat de Magnanville. Son adresse mail et son numéro d’écrou figurent sur un bout de papier retrouvé au domicile de Saâd Rajraji. Ce proche de Larossi Abballa a été mis en examen ce week-end pour «association de malfaiteurs terroriste». Lors des perquisitions menées à son domicile la semaine dernière, une liste avec des noms de policiers, leur fonction et leurs adresses professionnelles a été découverte.

De fait Clain et Rajraji se connaissent. En 2011 et 2012, ils se sont côtoyés à Fleury Mérogis où ils étaient détenus. Par ailleurs, Rajraji a déjà été condamné en 2013 dans une affaire de filière jihadiste entre la France et le Pakistan.

La découverte de l’adresse mail de Clain à son domicile interroge logiquement les enquêteurs.

Dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis 10 ans, Fabien Clain avait rencontré les frères Merah, à Toulouse, Mohammed et Abdelkader, qui vient d’être renvoyé aux assises pour y être jugé pour complicité dans les tueries de son cadet, le tueur au scooter.

Clain a également été condamné dans la filière d’Artigat, un petit village en Ariège, où se retrouvaient des jeunes radicalisés et son nom apparaît également dans une autre affaire de terrorisme. En avril 2015, il est soupçonné d’avoir fourni une aide logistique, notamment une voiture, à Sid Ahmed Ghlam, cet étudiant algérien de 24 ans soupçonné d’avoir préparé l’attentat raté contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne.

Lire également en page 7 « Le dernier hommage aux policiers assassinés ».

La Dépêche du Midi

 

http://www.normandie-actu.fr/policiers-tues-a-magnanville-trois-nouvelles-interpellations-le-nom-de-fabien-clain-retrouve_213692/

Alençon Magnanville. Nouvelles interpellations, le nom de Fabien Clain, djihadiste de Normandie, cité

 

Fabien Clain, terroriste ayant vécu à Alençon, aurait des liens avec l’un des deux suspects, dans l’enquête sur le meurtre de deux policiers, lundi 13 juin 2016, à Magnanville.

 

Mise à jour : 21/06/2016 à 12:35 par La Rédaction

Larossi Abballa le 14 juin 2016 sur Facebook. (© FACEBOOK/AFP/Archives/STR)

Larossi Abballa, le 14 juin 2016, sur Facebook. (© FACEBOOK/AFP/Archives/STR)

 

L’enquête sur le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines), lundi 13 juin 2016, se poursuit. Trois proches de Larossi Abballa, meurtrier abattu par le RAID au domicile des victimes, ont été interpellés, mardi 21 juin 2016. Âgés de 27 à 44 ans, ils seraient soupçonnés d’avoir effectué des repérages visant les deux victimes.
Les trois hommes ont été interpellés aux Mureaux et à Mantes-la-Jolie (Yvelines), selon M6, qui a révélé l’information. Tous trois auraient déjà été condamnés, par le passé, pour des faits à caractère terroriste. Selon une des sources policières, ils avaient effectué des surveillances de policiers, notamment à l’occasion d’un rassemblement festif dans les Yvelines.

Le nom de Fabien Clain, sur un bout de papier

 

Fabien Clain, qui a résidé à Alençon (Orne) avait revendiqué les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, au nom de Daesh. (Photo : DR)

Fabien Clain, qui a résidé à Alençon (Orne) avait revendiqué les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, au nom de Daesh. (Photo : DR)

 

Lundi 20 juin 2016, le nom du terroriste Fabien Clain a également été retrouvé, sur un bout de papier prélevé par des enquêteurs de la sous-direction antiterroriste, dans le cadre de l’enquête sur le double meurtre de Magnanville. Il est déjà connu comme celui qui avait revendiqué les attentats de Paris, le vendredi 13 novembre 2015.

Selon BFM/TV, le nom de Fabien Clain serait indiqué avec son adresse mail et son numéro d’écrou (numéro d’identification attribué à un détenu lors de son incarcération NDLR).

L’essentiel. Fabien Clain, la voix française de Daech, est-il impliqué dans le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines) ? Son nom ressurgit dans l’enquête sur l’attaque terroriste commise par Larossi Abballa et revendiquée par Daech. Le courriel de Fabien Clain aurait été retrouvé sur un bout de papier au domicile de l’un des proches de l’assassin, Saâd Rajraji. Âgé de 27 ans, ce dernier a été mis en examen dimanche 19 juin 2016 aux côtés de Charaf-Din Aberouz, 29 ans, dans le meurtre de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider. À ce stade, les enquêteurs n’ont pas retenu de complicité directe, mais les fréquentations des deux hommes sont au cœur de l’enquête. Larossi Abballa, Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz ont tous les trois été condamnés, le 30 septembre 2013, pour leur participation à un réseau de recrutement et d’acheminement de candidats au djihad vers le Pakistan. Charaf-Din Aberouz avait été détenu au Havre (Seine-Maritime). Saâd Rajraji aurait rencontré Fabien Clain à la prison de Fleury-Mérogis en 2011 et 2012. Ils faisaient notamment partie d’une association qui venait en aide aux prisonniers musulmans, selon BFM-TV. La découverte de l’adresse email de Fabien Clain au domicile de Saâd Rajraji signifie-t-elle que celui-ci est impliqué dans la tuerie de Magnanville ?

C’est au domicile de Saâd Rajraji que ce bout de papier aurait été retrouvé. Cet homme est un des deux suspects mis en examen et écroués, samedi 18 juin, avec Charaf-Din Aberouz, pour leurs relations avec Larossi Abballa, commanditaire de l’attentat de Magnanville.
Ce nouvel indice ne permettrait pas encore de déterminer si le porte-voix de Daesh est également impliqué dans le meurtre des deux policiers.

Cette adresse mail de Clain ne créée pas de lien opérationnel entre lui et Saâd Rajraji », déclare une source policière au Parisien.

Un des suspects était détenu en Normandie. Samedi 18 juin 2016, quelques jours après le double meurtre de Magnanville (Yvelines), les deux suspects Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz ont été déférés devant le parquet en vue d’une mise en examen.
Charaf-Din Aberrouz, 29 ans, avait été détenu au centre pénitentiaire du Havre (Seine-Maritime), jusqu’en novembre 2015, comme l’a révélé le syndicat Ufap-Unsa justice. Le jeune homme était considéré comme l’un des « émirs » de la filière terroriste pakistanaise. Un profil similaire a celui de Larossi Abballa, abattu par le Raid après l’attaque contre les deux policiers de Magnanville.
Tous deux faisait partie d’une filière destinée à recruter des jeunes en France, pour les envoyer au Pakistan faire le jihad.

Reportage de BFM TV :

Des liens avec les attentats en France

Ces relations entre Fabien Clain et Saâd Rajraji dateraient de plusieurs années. Tous deux auraient été détenus en même temps à la prison de Fleury-Merogis, de 2011 à 2012. Les éléments connus des enquêteurs ne permettraient pas encore de déterminer si leurs relations se sont maintenues au fil des années, notamment après le départ de Fabien Clain pour la Syrie, en 2014.

Fabien Clain, un terroriste vivant en Normandie. Toulousain d’origine, Fabien Clain, surnommé Omar, a vécu en France, au mois jusqu’à début 2015. Ce proche de Mohamed Merah avait un appartement en Normandie, à Alençon (Orne).
Quelques heures après les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, il a été reconnu comme le porte-parole revendiquant les attaques au nom de Daesh. L’enquête avait alors permis de retrouver sa trace en Normandie, où son appartement a été perquisitionné le 19 novembre 2015. Il y avait vécu après sa sortie de prison en 2012, pendant au moins deux ans.

Cependant, la découverte de ce nouvel élément tend à démontrer une fois encore, l’étendue des relations que Fabien Clain avait avec des personnes directement impliqués dans les attentats terroristes ayant eu lieu ces dernières années en France : Mohamed Merah, qui avait attaqué des militaires et une école juive à Toulouse, Sid Ahmed Ghlam, impliqué dans un attentat manqué contre une église de Villejuif, ou encore son implication dans les attentats de Paris, qu’il avait revendiqué au nom de Daesh, le samedi 14 novembre 2015.

Avec AFP

La Rédaction

 

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/qui-est-fabien-clain-ce-jihadiste-francais-cite-dans-les-attentats-de-paris-villejuif-et-magnanville-7783777434

Qui est Fabien Clain, ce jihadiste français cité dans les attentats de Paris, Villejuif et Magnanville ?

 

PORTRAIT – L’adresse mail de Fabien Clain a été retrouvée chez un proche de Larossi Abballa, l’assaillant de Magnanville, où deux policiers sont morts.

 

Fabien Clain a revendiqué les attentats contre Charlie Hebdo
Crédit : AFP

Fabien Clain a revendiqué les attentats contre Charlie Hebdo

par Claire Gaveau publié le 21/06/2016 à 17:08

 

Son nom revient régulièrement avec insistance. À Toulouse lors des attaques de Mohammed Merah, lors des attentats du 13 novembre ou de celui avorté à Villejuif, Fabien Clain a toujours été cité dans les enquêtes. La dernière attaque terroriste, perpétrée par Larossi Abballa, n’échappe pas à la règle alors que l’adresse mail du jihadiste français a été retrouvée sur un bout de papier chez Saâd Rajraji, un proche de l’assaillant, mis en examen pour « association de malfaiteurs terroristes ».

Selon BFM TV, les deux hommes se connaissaient puisqu’ils s’étaient « côtoyés à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus » entre 2011 et 2012. Mais alors, qui est ce Fabien Clain ? Originaire du quartier du Mirail, à Toulouse, ce Réunionnais d’origine s’est converti dans les années 1990 avant de se radicaliser au début des années 2000 avec son frère Jean-Michel.

Artigat, la filière toulousaine

Figure de l’organisation terroriste, son nom est associé à de nombreuses affaires en France. S’il s’est désolidarisé des attaques de Mohamed Merah à Montauban et Toulouse en 2012, les liens entre les deux sont évidents alors qu’ils ont côtoyés la même filière terroriste à Artigat, dans un village de l’Ariège situé à une soixantaine de kilomètres de Toulouse. Un filière notamment dirigée par Olivier Corel, communément appelé « L’Émir Blanc », un Français d’origine syrienne considéré par ses disciples comme un guide spirituel.

En prison lors des actions de Mohammed Merah, Fabien Clain entretient pourtant une correspondance, selon plusieurs sources. Une information niée par le principal intéressé, dans les colonnes de 20 minutes : « Je n’ai jamais été proche de Merah ! Quand il a tué tous ces gens, j’étais en prison. J’ai découvert cela dans ma cellule ! »

Un rôle majeur dans l’attentat déjoué à Villejuif ?

Trois ans plus tard, son nom refait surface lors de l’attentat avorté contre une église à Villejuif, dans le Val de Marne. En première ligne ? Un jeune algérien Sid Ahmed Ghlam. Ce dernier est soupçonné d’avoir assassiné Aurélie Châtelain, une professeure de fitness de 32 ans, avant d’être interpellé par les forces de l’ordre.

Mais si cette action pouvait s’apparenter à un acte solitaire, les enquêteurs mettent la main sur de nombreux messages cryptées envoyés avec un ou plusieurs hommes se trouvant en Syrie. L’idée d’une action téléguidée de l’étranger grandie alors que deux noms, qui font partie de la même procédure de filière jihadiste que Fabien Clain, sont mis en avant. « Présenté comme leur ‘comparse’, Fabien Clain aurait joué de la Syrie un rôle majeur dans leur endoctrinement », écrit alors le quotidien Le Monde.

La voix française de Daesh

Au lendemain des attentats sanglants qui ont frappé Paris le 13 novembre, l’organisation terroriste Daesh a revendiqué les attaques, qui ont fait pas moins de 129 morts, dans un communiqué enregistré diffusé sur internet. Quelques jours plus tard, le verdict tombe alors que certains services spécialisés ont identifié la voix de Fabien Clain. Mais selon nos informations, ce jihadiste vétéran aurait joué un rôle plus important dans ces actions que celui d’un simple speaker.

Les services de renseignement notent que Fabien Clain, ainsi que son frère Jean-Michel, avaient été cités en 2009 dans une ébauche d’attentat visant, déjà, le Bataclan. Une information prise très au sérieuse alors que les deux frères s’étaient installés en Belgique et avait fréquenté la mouvance islamiste radicale qui commençait à s’installer à Molenbeek.

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ClaireGaveau

par Journaliste RTL

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/22/2370663-attentats-de-daech-l-ombre-de-la-filiere-toulousaine.html

Publié le 22/06/2016 à 07:45, Mis à jour le 22/06/2016 à 08:01

Attentats de Daech : l’ombre de la filière toulousaine

 

Terrorisme

Des combattants de Daech./Photo AFP

Des combattants de Daech./Photo AFP

image-zoom dans Perversité

L’adresse internet de Fabien Clain, le jihadiste toulousain d’origine réunionnaise, a été retrouvée chez un proche de Larossi Abballa, l’assassin du couple de policier des Yvelines. Un indice qui tend à prouver qu’Abballa lui non plus n’était pas un loup solitaire.

Difficile désormais de croire que Larossi Abballa, qui a exécuté un couple de policiers à Magnanville, dans les Yvelines, était un «loup solitaire». L’enquête qui se prolonge dans son entourage montre bien que cet homme a eu de très nombreux contacts avec les filières jihadistes. Et qu’un de ses proches, Saad Rajraji, était en contact avec le Toulousain d’origine réunionnaise, Fabien Clain.

Or, Fabien Clain n’est pas n’importe qui. Le membre de l’équipe des «Belphégor» toulousains passé par la cellule d’Artigat est devenu un des caïds de Daech. C’est lui qui a revendiqué les attentats de Paris pour le compte de l’EI dès le 14 novembre. C’est aussi Fabien Clain que l’on retrouve en manipulateur de Sid Ahmed Glam, assassin d’Aurélie Châtelain, et qui préparait un attentat contre l’église de Villejuif.

Son «correspondant» Saad Rajraji, avait été condamné en septembre 2013 dans le cadre du procès d’une filière d’acheminement au Pakistan, en compagnie de Charaf-Din Aberouz, et… Larossi Abballa. Rajraji et Aberouz ont été interpellés samedi, et mis en examen pour «association de malfaiteurs terroristes», mais on ne peut pas pour l’instant, établir une complicité entre eux et Abballa, pour le crime de Magnanville. L’enquête se poursuit, et hier, un autre homme appartenant à l’entourage d’Abballa a été placé en garde à vue.

«Ces opérations ont été réalisées pour vérifier les informations selon lesquelles un groupe de personnes, dont certains proches d’Abballa, voulaient s’en prendre à des policiers. Mais il n’y a, à ce stade, aucun lien avéré avec l’attentat de la semaine dernière», a indiqué le parquet de Versailles. L’homme interpellé a déjà été condamné en 2007 à huit ans d’emprisonnement. Il avait été condamné pour ses liens avec des membres d’un groupe jihadiste responsable des attentats de Casablanca (Maroc) du 16 mai 2003, perpétrés par douze kamikazes, qui avaient fait 33 morts et une centaine de blessés. Ce Franco-Marocain a fait l’objet d’une déchéance de la nationalité française.

Faute d’éléments probants, sa garde à vue de cet homme a été levée dans l’après-midi. «L’enquête se poursuit», a indiqué le parquet de Versailles.

Abballa évoluait donc dans une galaxie très jihadiste : ses proches sont-ils complices ? En tout cas, ils procédaient d’une «ambiance» pour le moins particulière… Et l’on voit que les ramifications avec d’autres filières et d’autres terroristes ne sont pas loin.

Pendant qu’on procédait à ces arrestations à paris, Bruxelles vivait de nouvelles heures d’angoisse, hier, mais cette fois, la faute à un garçon souffrant de troubles psychiatriques. Il avait lui-même appelé les policiers pour signaler qu’il était porteur d’une ceinture d’explosifs : en fait, du sel et des biscuits…

Dernier élément : le parquet général de Paris va se pourvoir en cassation contre l’arrêt renvoyant Abdelkader Merah devant les assises. Le parquet veut des chefs de poursuite plus sévères contre le frère du tueur, qui permettraient une condamnation plus lourde.

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daech-toulouse dans Politique

La Dépêche du Midi

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/22/2370668-fabien-clain-toulouse-raqqa-itineraire-tueur.html

Publié le 22/06/2016 à 07:48, Mis à jour le 22/06/2016 à 10:17

Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa, l’itinéraire d’un tueur

 

Terrorisme – Récit

Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa l'itinéraire d'un tueur

Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa l’itinéraire d’un tueur

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Attaques contre le Bataclan, projet d’attentat contre une église de Villefuif et policiers assassinés dans les Yvelines : la présence du Toulousain d’origine réunionnaise, Fabien Clain, plane au-dessus de chaque attentat ou tentative d’attentat sur le territoire national. Le nom de cet homme de 38 ans, radicalisé au début des années 2000 à Toulouse et condamné en 2009 à 5 ans de prison pour sa participation à une filière d’acheminement de jihadistes vers l’Irak, revient inlassablement dans les dernières enquêtes antiterroristes. Connu pour être la voix de Daech qui a revendiqué les attentats parisiens du 13 novembre 2015, Fabien Clain est-il aussi lié à l’horrible attaque contre le couple de policiers à Magnanville, commise par Larossi Abballa ? C’est en tout cas la question que se posent les enquêteurs après la découverte de nouveaux indices troublants. Au domicile de Saâd Rajraji, un proche de Abballa, les policiers ont retrouvé un bout de papier sur lequel figurent le mail et le numéro d’écrou de Fabien Clain.

Au sein de la galaxie jihadiste de Daech, Fabien Clain occupe un rôle de soutien logistique aux candidats au sacrifice final. Tout en jouant les chefs propagandistes en restant bien à l’écart du front syrien. «Au regard de son passé, de son histoire, de ses multiples voyages en Belgique et en Egypte, Fabien Clain s’est construit un réseau, un carnet d’adresses qui le met en relation avec d’autres jihadistes. Voir son nom apparaître dans l’affaire du double assassinat du couple de policiers est la preuve que cet homme représente un danger réel», commente Christophe Rouget du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, à Toulouse.

Fiché S, Fabien Clain est interdit de séjour dans 23 départements français dont la Haute-Garonne après sa sortie de prison en 2012. Alors qu’il entame sa mise au vert en Normandie réfutant toute proximité avec Mohammed Merah, le Toulousain s’installe à Alençon où il continue de prêcher. Fin janvier 2015, quelques semaines après les attentats à «Charlie Hebdo», Clain aurait acheté du matériel audio dans l’enseigne du centre de Toulouse, «Music Action», alors qu’il est interdit de séjour dans la Ville rose. À trois reprises, il se serait rendu dans ce magasin spécialisé pour effectuer plus de 3 000 € d’achats. Ce n’est que 10 mois plus tard que les policiers ont connaissance de sa présence dans cette enseigne. Clain aurait été reconnu par un membre du personnel alors que sa photo était diffusée dans les médias. «Comment se fait-il qu’un homme aussi discret que Clain tout en se sachant surveillé ait pu prendre le risque de faire des achats comme n’importe quel individu dans un magasin de la ville ?», s’interroge un professionnel du renseignement toulousain dubitatif quant à la réelle présence du terroriste à Toulouse, en janvier 2015. Il aurait alors rejoint la Syrie trois mois plus tard.

Pour cet homme au charisme reconnu, tout commence à Toulouse au début des années 2000 après sa conversion à l’islam. Issu d’une famille catholique pratiquante, Fabien Clain, devenu Omar, converti son frère Jean-Michel avec lequel il s’essaye au rap, se faisant appeler les «rappeleurs». Le premier écrit des textes et le second les chante. Dans la Ville rose, Fabien Clain côtoie Sabri Essid et Abdelkader Merah, deux figures du salafisme toulousain et proches de l’Emir blanc, Olivier Corel, un idéologue d’origine syrienne, ex-mentor des frères Merah et résidant à Artigat, en Ariège. De l’ancienne mosquée du Mirail, où il tente d’imposer sa vision de l’islam radical jusque sur les marchés des cités toulousaines, Fabien Clain fait du prosélytisme à tout-va, cautionnant les attaques de Ben Laden à travers la vente de livres et de documents audiovisuels sur les étals, au Mirail. Sa femme, Mylène et ses amies sont gantées et vêtue d’un voile intégral. C’est l’époque du «clan des Belphégor».

Décrit comme ayant joué un rôle essentiel dans la radicalisation des membres de la communauté salafiste, à Toulouse, Fabien Clain multiplie les voyages en Belgique et en Egypte où il part en septembre 2006 avec sa famille en vue de s’installer au Caire. En Belgique, il tisse des liens avec la communauté salafiste dans les quartiers de Bruxelles où il ramène une foisonnante littérature coranique.

Aujourd’hui, Fabien Clain a étendu ses filets en Europe en multipliant ses relations jouant les «VRP» pour Daech. «À chaque fois qu’un attentat se produit, Daech apporte son logo comme un tampon validant l’action qui vient d’être commise. Mais quand l’attentat est raté, Daech se garde bien d’apparaître», poursuit Christophe Rouget. Dans ce contexte, difficile de définir avec exactitude le rôle précis de Fabien Clain au sein de l’entreprise criminelle de l’État islamique.

Communiquant aguerri, logisticien et propagandiste reconnu, il utilise les réseaux sociaux pour revendiquer et diffuser les messages d’endoctrinement. Une terreur par la communication vieille comme le monde. «Jusqu’où peut-on le laisser assurer cette propagande sur les réseaux sociaux ?», s’interroge un enquêteur bien conscient que la suppression totale de ces tribunes propagandistes restent étroitement liées à des enjeux financiers et internationaux. C’est encore une fois sur internet qu’un jeune converti de 22 ans s’est radicalisé subitement. Assigné à résidence à L’Isle-sur-Tarn et fiché S, cet apprenti jihadiste a été arrêté par les policiers de la DGSI, lundi 13 juin, à Carcassonne, alors qu’il voulait tuer au non d’Allah des touristes et des policiers.

Frédéric Abéla

Le 2 octobre 2010, NEMROD34 me dénonce au procureur de Brest

 

fichier pdf dénonciation 2 octobre 2010

 

Encore un échappé de l’asile…

De Béziers, celui-là.

Il m’avait communiqué cette lettre du 2 octobre 2010 au procureur de la République de Brest le 3 janvier 2011 dans un commentaire sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog, celui-ci :

 

Commentaire sur Le penseur libre, une espèce à protéger

Afficher toutes les informations

Laissé par : NEMROD34 le03/01/2011 à 09h55

  • lisible par les millions d’internautesLisible ça veut dire peu être lu, c’est potentiél…Tiens voilà celle du procurreur de brest:http://www.sendspace.com/file/XXXXXX

 

 

Etant donné qu’il était destiné à être publié, il ne pourra se plaindre que la publication de ce jour puisse porter atteinte à l’intimité de sa vie privée.

Cliquer sur l’image ci-dessous pour l’agrandir et lire la première page de sa dénonciation du 2 octobre 2010 :

 

dénonciation1 bis

 

Entre autres choses, il avait écrit au procureur de la République de Brest :

« Je suis accusé sur ce blog de… d’avoir attaché, battu et séquestré ton ex-femme. »

« Mon logo commercial a été utilisé pour dénigrer ton entreprise. »

 

Il me dénonçait aussi pour avoir publiquement évoqué des affaires criminelles déjà hyper médiatisées, comme les massacres de l’Ordre du Temple Solaire :

« On y trouve même des liens avec la secte l’Ordre du Temple Solaire et des participations aux massacres. »

« Des Brestois auraient à voir avec les massacres de la secte Ordre du Temple Solaire »

 

Ce que j’en invente, des choses, tout de même…

 

http://www.liberation.fr/france-archive/1995/05/09/vent-d-ouest-sur-le-temple-solaire-jouret-le-gourou-de-la-secte-avait-monte-un-important-reseau-en-b_133896

Vent d’ouest sur le Temple solaire . Jouret, le gourou de la secte, avait monté un important réseau en Bretagne.

 

Par Guy BENHAMOU — 9 mai 1995 à 05:12
  • Vent d’ouest sur le Temple solaire . Jouret, le gourou de la secte, avait monté un important réseau en Bretagne.

Vent d’ouest sur le Temple solaire

Jouret, le gourou de la secte, avait monté un important réseau en Bretagne.

Lorient, envoyé spécial Les templiers bretons se font discrets. Depuis la fin tragique de cinquante-trois membres de l’ordre du temple solaire (OTS), au Canada et en Suisse, début octobre 1994, la commanderie de Bretagne a préféré se fondre dans la nature. Et la cinquantaine de ses ex-adeptes ne tient guère à se rappeler au bon souvenir de l’ordre.

La Bretagne semble avoir été une terre d’élection pour Luc Jouret, médecin homéopathe et gourou de l’ordre, dont le cadavre avait été retrouvé en Suisse. Dès le début des années 80, il ratisse la région, multiplie les conférences publiques sur l’homéopathie, la santé, la vie naturelle. «Il disait que chez nous, le sol était sain car il n’était pas gorgé du sang des guerres comme dans l’Est de la France», affirme Françoise, l’une des anciennes responsables de la grande commanderie de l’Ouest, tombée sous le charme de ce beau brun d’une trentaine d’années. «C’était un homme très gentil, très sympathique. Je connaissais bien sa femme, une fille charmante et très jolie, et ses deux enfants, Céline et Vincent que je promenais souvent.» Aujourd’hui, Françoise admet difficilement la mort du gourou, malgré les affirmations de la police helvétique. Les enquêteurs assurent avoir identifié les corps de tous les responsables de l’ordre parmi les victimes suisses. Dont ceux du gourou Jouret et du «parrain», Jo di Mambro.

Une grande maison au bord de l’eau. Le militantisme breton de Jouret porte rapidement ses fruits. Au fur et à mesure des adhésions, il structure l’organisation régionale, dont il confie la responsabilité à Georges L., nommé «bailli». Cet ancien spécialiste des explosifs à l’arsenal de Brest vit alors à Plougastel. «Il avait une grande maison au bord de l’eau, avec un lieu de culte secret, se souvient Françoise. Quand Jouret venait, c’était en général chez lui qu’il descendait.» L’homme a, depuis, quitté la région, et minimise son rôle dans l’organisation. Comme Jean-Pierre L., qui ne veut plus en entendre parler. Paisible retraité, il vit aujourd’hui dans un village du Vaucluse qui regroupe beaucoup d’anciens de l’OTS. «Sur le papier, j’étais commandeur, mais c’était un titre de cinéma. En fait, j’étais un petit responsable local pour Lorient, rien de plus.» Pourtant, sa villa de Lorient aurait accueilli à plusieurs reprises des cérémonies, selon Françoise. «Quand Luc Jouret venait chez L., on aménageait une salle provisoire, avec des toiles et des objets de culte, mais c’était moins bien qu’à Brest.» La hiérarchie bretonne comptait également un «instructeur hospitalier», Patrick L., ex-pâtissier chocolatier de renom, qui a donné tellement d’argent à l’ordre qu’il a fait faillite, une «trésorière», Jacqueline M., bijoutière à Brest, un «portier» et une «secrétaire». Les adeptes devaient se réunir une fois par mois, en général lors de la pleine lune. «Luc nous avait dit que l’apocalypse arriverait un soir de lune», rappelle Françoise, qui tiendra, pendant les cinq années qu’elle passera à l’ordre, de scrupuleux carnets de comptes rendus des réunions, séminaires et assemblées. C’est ainsi que l’on retrouve, sous son écriture appliquée, des citations de Jouret prises sous la dictée. «Entre un SS qui gaze 100.000 personnes et une petite famille bourgeoise, c’est la deuxième qui est condamnable»; «les martyrs ont toujours été martyrisés à la fin de leur cycle. C’est pour sauver l’humanité. Car à la fin de leur cycle, ils brûlaient pour les autres»; ou encore: «Le lait en poudre c’est la mort de la conscience de l’enfant.»

Les disciples bretons se réunissent parfois dans des lieux insolites, ancienne abbaye ou château en ruines, pour des rituels menés à la lumière des chandeliers. «Quand on arrivait chez le bailli, on se déshabillait. Il fallait revêtir la talare, la robe de cérémonie, mettre des chaussons blancs et porter une croix métallique autour du cou. Le tout, acheté en Suisse auprès de l’ordre.» Car évidemment, il faut payer. A chacune des réunions mensuelles, les adeptes doivent verser leur cotisation. «On donnait beaucoup d’argent, estime Françoise. Luc disait toujours, si vous ne pouvez pas donner, c’est que vous n’êtes pas en ordre.»

En échange, les adeptes reçoivent chaque mois le plagium, une brochure contenant les enseignements religieux. «Il fallait l’apprendre et vivre en fonction de ça. Moi, je suis devenue végétarienne.» Mais payer ne suffit pas pour remplir les caisses. Les adeptes doivent aussi vendre les produits de l’ordre, cassettes, livres et brochures.

Un couple briochin s’endette. Jouret exige des adeptes une obéissance à toute épreuve. Le séjour dans la ferme que l’ordre possède au Canada est obligatoire. Un couple de Saint-Brieuc s’est endetté pour se payer le voyage. «C’était une immense propriété. Jouret nous faisait rester debout pendant trois heures, faire de la gym tous les jours, pieds nus et en slip, dans la neige, nous lever à l’aube, prendre des douches froides.» Sans oublier, partout et toujours, trois fois par jour ­à 7 h, 12 h et 19 h ­, la pensée pour les «frères et soeurs du monde entier. On appelait cela faire l’unité». C’est au Canada que les adeptes bretons croiseront Jo di Mambro, le «cerveau» de l’ordre, d’après les enquêteurs suisses. Le septuagénaire leur donnera sa «bénédiction» au cours d’une messe à la mode templière. Jouret se mêle des aspects les plus intimes de la vie de ses fidèles. «Il nous parlait souvent de couple cosmique, se souvient Françoise, il disait qu’il ne fallait pas hésiter à changer de partenaire si l’on trouvait celui qui nous convenait.» Patrick, l’instructeur de la commanderie bretonne, suivra la directive au pied de la lettre. Il rompera avec sa femme Marylène pour s’apparier avec une fidèle. «Mais attention, Luc n’a jamais obligé personne à le faire.» Françoise avoue avoir été surprise en découvrant que le gourou s’appliquait ce principe. «La dernière fois que je l’ai vu, il était avec une fille de l’ordre. Je me suis dit, mince, il trompe sa femme. J’ai été déçue.» Nul depuis ne sait ce qu’est devenue l’épouse légitime de Jouret.

Il faut aller en Suisse. Autre exigeance du maître, le détour par Salvan, en Suisse. Françoise y est allée, comme les autres, un soir. «On nous prévenait à la dernière minute. Luc voulait que l’on se tienne toujours prêts à aller là où il nous dirait. Un soir, on est allés chez le bailli de Bordeaux, où il y avait un lieu de culte aménagé dans une ancienne grange, pour assister à un baptême.» Françoise en garde encore le souvenir vibrant. La petite, immergée nue dans un bassin, le père la levant au-dessus de sa tête, et disant: «Si tu la veux, père, je te la donne.» Il y aura d’autres visites, pour d’autres cérémonies rituelles. Certaines ont un but très précis, comme celle à laquelle assiste Françoise à Brest. «Le bailli et son épouse n’avaient qu’un seul enfant, ils avaient du mal à en faire un second. Alors, on a fait un office spécialement pour eux, avec Luc. On était 30, c’était très fort. Certains se sont évanouis. Mais quelques mois après, la femme du bailli était enceinte.» Les templiers bretons iront aussi à Saumur, à Chartres, à Paris. «Là, c’était chez quelqu’un d’important, un proche de Jouret qui travaillait chez Bull.» Un soir, la consigne tombe, il faut aller en Suisse. «On a roulé toute la nuit, au matin, on était à Salvan.» Ceux qui, comme elle, ont fait le voyage en octobre dernier, n’en sont pas revenus. «Ç’aurait pu être nous», soupire Françoise, qui a raccroché ses oripeaux de templière. D’autres ­une dizaine, selon les anciens dignitaires­ continueraient à célébrer les rituels de l’ordre. L’ombre de Jouret plane encore sur la Bretagne.

GUY BENHAMOU

 

L’itinéraire de Luc Jouret

1978: Luc Jouret ouvre un cabinet de médecin homéopathe à Annemasse (Savoie).

1983: Jouret tente en vain de prendre le contrôle de l’Ordre rénové du temple, un mouvement néotemplier installé en Haute-Garonne.

1984: fondation de l’Ordre du temple solaire, pour le compte duquel Jouret va recruter jusqu’à 400 membres, essentiellement en Martinique, dans l’ouest de la France, mais aussi au Canada et en Suisse.

1990: Jouret regroupe les plus fidèles de ses adeptes au Canada et dans le Vaucluse. L’OTS liquide ses activités dans l’édition et multiplie les transactions immobilières. Jouret semble de plus en plus obsédé par «l’Apocalypse».

1994: le 4 octobre, 4 fidèles de l’OTS et un bébé sont découverts assassinés dans une villa de Morin Heights, au Québec. Le lendemain, 47 autres périssent dans deux villages suisses. Parmi eux figurent Luc Jouret et tous les dignitaires de l’Ordre.

Guy BENHAMOU

 

http://www.liberation.fr/evenement/1995/12/25/les-corps-de-16-adeptes-de-l-ordre-du-temple-solaire-decouverts-carbonises-plus-de-huit-jours-apres-_153460

Les corps de 16 adeptes de l’ordre du Temple solaire découverts carbonisés. Plus de huit jours après leur disparition, 16 membres de la secte de l’ordre du Temple solaire ont été retrouvés carbonisés samedi, dans le massif du Vercors (Isère). Les corps étaient «disposés en étoile», a indiqué le procureur de la République de Grenoble, dans une mise en scène macabre faisant songer au carnage de 53 adeptes de la secte, en octobre 1994.

 

Par Denis DEMONPION — 25 décembre 1995 à 11:42

 

La plupart des victimes portent des traces de balles. Une information judiciaire pour «assassinats» et «association de malfaiteurs» a été ouverte, selon le procureur, qui a évoqué les agissements d’une «organisation criminelle». L’identification formelle des corps restait hier en cours. On sait déjà que Patrick Vuarnet, le fils du champion, fait partie des victimes.

  • Les corps de 16 adeptes de l’ordre du Temple solaire découverts carbonisés. Plus de huit jours après leur disparition, 16 membres de la secte de l’ordre du Temple solaire ont été retrouvés carbonisés samedi, dans le massif du Vercors (Isère). Les corps étaient «disposés en étoile», a indiqué le procureur de la République de Grenoble, dans une mise en scène macabre faisant songer au carnage de 53 adeptes de la secte, en octobre 1994.

«Chaque corps identifié porte des traces d’un ou plusieurs coups de feu. L’absorption de sédatifs ou d’autres produits toxiques par les victimes paraît établie. La présence de sacs plastique bruns placés sur leurs visages a été constatée». Ces faits, donnés hier comme établis, après vingt-quatre heures de recherches, par Jean-François Lorans, procureur de Grenoble, ont précisé et orienté l’enquête sur la découverte samedi près de Saint-Pierre-de-Chérennes (Isère), de seize membres carbonisés de l’ordre du Temple solaire. «Chaque corps porte une ou plusieurs blessures par balles, dont certaines de qualités différentes», selon lui. On peut considérer qu’il y a dans cette affaire plusieurs assassinats dont ceux des enfants. ll peut s’agir d’un assassinat collectif avec deux ou trois suicides. L’action des responsables de ces agissements est qualifée comme relevant d’une «organisation criminelle» par le procureur se la République. Une information judiciaire a été ouverte pour «assassinats» et «association de malfaiteurs», et un juge d’instruction désigné. «Nous considérons que les circonstances dans lesquelles ces actes ont été commis impliquent un degré de préparation, de délibération, et de préméditation qui relève de la notion de criminalité organisée», a ajouté le procureur Lorans.

«C’est la raison de ce choix juridique qui permettra aux enquêteurs de rechercher très au delà des actes de préparation, ou de complicité au crime lui même, tous les faits de participation à cette association» a-t-il dit. Les enquêteurs pourraient s’intéresser en France et à l’étranger à des faits «qui seraient antérieurs à cette affaire».

Dès hier, les techniciens de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie ont commencé à identifier les victimes, dont trois enfants de deux, quatre et six ans. Parmi elles, Patrick Vuarnet, 27 ans, le fils du champion de ski et fondateur de la station d’Avoriaz, Jean Vuarnet, sa mère Edith Vuarnet, trois fois championne de ski alpin, sa compagne, une Suissesse de 34 ans, et la fillette de celle-ci, âgée de six ans. Pierre Lardanchet, fonctionnaire de la DICCILEC, ex-Police de l’air et des frontières, et Patrick Rostand, un de ses collègues parisiens, sont aussi au nombre des disparus. Tous sont présentés comme de fervents adeptes de l’Ordre dont Luc Jouret était le gourou et Joseph Di Mambro le cerveau, tous deux sont morts lors du précédent «sacrifice» d’octobre 94. Hier sur TF1, l’homme d’affaires Jean Vuarnet, 62 ans, a fait part de sa «déception» et de sa «tristesse» de n’être pas «arrivé à endiguer cette folie». Selon lui, son épouse avait «conservé des contacts avec d’anciens adeptes. J’en ai été le témoin. C’était des gens adorables». «Pour être bon menteur, il faut être sympa», concluait l’ancien champion olympique de ski.

De son côté, la police suisse avait commencé à rassembler des empreintes dentaires pour faciliter l’identification des disparus – huit personnes de nationalité française, les autres autres jouissant de la double nationalité franco-suisse ou suisse.

Les recherches pour retrouver les seize personnes dont la disparition avait été signalée voici une semaine en Suisse, avaient conduit les policiers à Annecy, puis dans le massif du Vercors. Samedi matin, ce sont les gendarmes, crapahutant au sol avec des chiens, et accompagnés d’hélicoptères qui les ont localisés. Alertés par un chasseur qui avait relevé une odeur âcre de cheveux brûlés, ils se sont posés dans une trouée de verdure au milieu du massif boisé. Entre feuillus et résineux, dans un site accidenté, ils sont tombés sur les restes des seize cadavres en partie calcinés, dont ceux des enfants disposés en une étoile censée figurer un soleil. «Au centre du cercle, un foyer», disent les premiers constats des enquêteurs. Ils parlent d’un bûcher, nourri de bois mort recueilli à proximité. Le procureur de Grenoble estime que «les victimes ont été aspergées de liquide inflammable alors qu’elles se trouvaient assises, en cercle». Selon André Romey, maire de la commune de Saint-Pierre-de-Chérennes, les corps étaient «rongés par le feu. Seuls certains visages avaient préservé leur humanité». Autre constat: sur place, les gendarmes ont retrouvé quatre armes, deux révolvers de 9 mm, qui pourraient être des armes de service de policiers, mais n’ont pas encore été expertisées, deux fusils long rifle, et un téléphone portable.

Dès la disparition des membres de la secte, les policiers avaient éprouvé la crainte de ne pas les retrouver vivants, après précédent du carnage le 5 octobre 1994 de 53 membres de l’Ordre du temple solaire en trois endroits différents, à Cheiry et à Granges-sur-Salvan en Suisse, et au Canada. D’autant qu’à l’époque, Patrick Vuarnet avait raconté qu’il s’était senti «proche du sacrifice». «Ma mère et moi, on se demande encore pourquoi on n’a pas été convoqués». Il affirmait tenir pour «normal» le «suicide collectif».

De plus, des membres de la secte avaient alors prédit que «le prochain voyage annoncé aurait lieu une nuit de solstice». Or, le groupe des seize adeptes de la secte de l’OTS a disparu à la veille du solstice d’hiver, la plus longue nuit de l’année, qui, selon, les spécialistes, fait converger, aux abords de l’an 2.000, l’angoisse millénariste.

Dès vendredi soir, près du relai de ski de fond de Saint-Pierre-de-Cherennes (Isère), quatre véhicules, trois immatriculés en Suisse et un dans le Vaucluse, avaient attiré l’attention des enquêteurs. Tous appartenaient aux personnes recherchées de la secte. Le lieu du sacrifice est situé à environ un kilomètre et demi du parking du relai de ski de fond, où les voitures abandonnées ont été localisées. A l’intérieur, les gendarmes ont saisi les pièces d’identité de tous les disparus. A ce stade, reste à déterminer les circonstances exactes du carnage. Mardi, les corps des victimes seront autopsiées pour dissiper les incertitudes et établir précisément le jour, voire l’heure du «sacrifice» collectif. Dans un premier temps, la Suisse pourrait rapidement banir de son territoire l’ordre du Temple solaire, a rapporté hier le Sonntags Zeitung citant le juge suisse chargé de l’enquête, s’il s’avère qu’il tombe sous la définition d’une organisation criminelle.

Denis DEMONPION

 

http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=19961009&article=19961009-1220192&type=ar

Un pharmacien et son épouse en garde à vue

Publié le 09 octobre 1996

 

Ordre du Temple Solaire

Depuis hier matin, Claude Giron, un pharmacien brestois, et son épouse, se trouvent en garde à vue dans les locaux de l’antenne de Brest du service régional de police judiciaire. Le couple est interrogé dans le cadre de l’enquête sur la secte de l’Ordre du Temple Solaire. M.et Mme Giron sont entendus par des membres de la direction centrale de la police judiciaire qui ont fait le déplacement à Brest. Les policiers agissent sur commission rogatoire délivrée par le juge grenoblois Fontaine et enquêtent sur les ramifications françaises de la secte. Pour l’instant, aucune information n’a filtrée sur les déclarations qu’auraient pu fournir le pharmacien. Mais il se pourrait que les investigations actuelles cherchent à faire la lumière sur le rôle éventuellement joué par l’intéressé en qualité de consignataire d’un compte ouvert en 1992-93 auprès des banques suisses.

Rencontre à Plougastel

Ce n’est pas la première fois que le nom de Claude Giron apparaît à la suite du massacre perpétré en Suisse sur des membres de la secte. L’intéressé connaissait en effet de longue date Luc Jouret considéré comme le gourou de l’Ordre du Temple Solaire. Les deux hommes avaient, notamment, animé ensemble en septembre 1985 un séminaire au centre culturel de Rungis sur le thème « L’homme face à la mort », « L’alpha et l’omega d’une existence, et « L’homme face à la vie ». La conférence était organisée sous l’égide du club Amenta. Ce même cercle possédait des affiliés dans la région brestoise. Ces derniers se réunissaient dans une maison proche du Moulin de Kerdrin à Plougastel-Daoulas. C’est là que Claude Giron avait fait la connaissance de Luc Jouret.

« Jouret était un très bon médecin »

Dans une interview donnée au « Télégramme » quarante-huit heures après la tuerie du Temple Solaire qui avait fait 53 morts en 1994, le pharmacien brestois s’était expliqué sur ses relations avec Luc Jouret : « Il s’agissait à l’époque, en 1984, de réunions informelles qui rassemblaient des groupes de sept à huit personnes. Luc Jouret était un homéopathe uniciste qui jouissait d’une excellente réputation. C’était un très bon médecin, un type très gentil. Son discours, à mes yeux, était moderne. Il professait une hygiène de vie diététique. Une sorte de démarche écologique avant la lettre qui m’intéressait philosophiquement et professionnellement ».

« Pas de propos choquants »

Claude Giron s’était déclaré « abasourdi » par le massacre commis en Suisse, pays dans lequel il déclarait s’être rendu en une occasion : « Je n’ai rien remarqué d’anormal. Luc Jouret était un solide gaillard. C’était un officier de santé qui avait servi dans les commandos. C’était un catholique conscient. Il m’avait toujours paru très équilibré. Aucun des propos qu’il avait tenus en Bretagne ne m’avaient paru choquants. Lui traitait de problèmes médicaux et avait délivré quelques ordonnances. Moi, je traitais de l’aspect pharmaceutique. J’ai toujours pensé en effet que mon rôle ne se limitait pas à la vente de médicaments, mais qu’il existait un prolongement dans le domaine de l’hygiène mentale ».

Au Canada

Claude Giron avait démenti toute appartenance à l’Ordre du Temple Solaire. Il affirmait être membre du collectif anti-sectes créé par le romancier Roger Ikor, prix Goncourt pour « Les eaux mêlées ». Le pharmacien avait cependant admis avoir eu un contact téléphonique avec Jouret dix-huit mois avant l’hécatombe constatée dans les Alpes : « Mais, précisait-il alors, nous ne nous étions plus revus physiquement depuis au moins cinq ans. Sa démarche s’était infléchie dans une direction pour moi plus contestable ».

Selon Renaud Marhic, auteur d’un livre consacré à l’Ordre du Temple Solaire, Claude Giron aurait fait partie d’une succursale canadienne de l’Ordre, baptisée « Hermetica Fraternitas Templi Universali inc » créée en 1989 et animée par Luc Jouret et Camille Pilet faisant office de trésorier de l’organisation.

André Rivier

Claude Giron avait animé avec Luc Jouret un séminaire en commun en 1985.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-secrets-du-temple-solaire_495094.html

Les secrets du Temple solaire

 

Par par Gilles Gaetner et , publié le 27/03/1997 à 00:00

L’horreur, une fois de plus. A l’état brut. Quinze mois après le massacre, en décembre 1995, dans le Vercors, de 16 fidèles de l’ordre du Temple solaire (OTS), voici que 5 adeptes de cette secte ont été découverts morts, le samedi 22 mars, dans une maison située dans la petite localité de Saint-Casimir, au Québec. Parmi eux, 3 Français, Didier Quèze (39 ans), son épouse, Chantal (41 ans), et la mère de celle-ci, Suzanne Druau (63 ans). Les trois enfants du couple – âgés de 13 à 16 ans – ont échappé à la mort: ils ont été retrouvés, en état de choc, sans doute drogués, dans un hangar tout proche du lieu de la tuerie.

L’horreur

Alors, suicide collectif ou assassinat? Vraisemblablement la première hypothèse. La police québécoise a en effet découvert sur place un système de mise à feu, composé de trois bonbonnes de propane reliées à deux radiateurs électriques et à deux réservoirs d’essence. Une minuterie semble avoir déclenché le processus de mise à feu. Ce modus operandi paraît similaire, en moins sophistiqué, à celui qui entraîna, dans la nuit du 4 au 5 octobre 1994, la mort de 48 adeptes de l’OTS en Suisse: 23 à Cheiry (canton de Fribourg), 25 aux Granges-sur-Salvan, un village du Valais. Parmi les victimes, la plupart des chefs de l’OTS, Jo Di Mambro, le Dr Luc Jouret et l’industriel suisse Camille Pilet.

Cette tuerie d’octobre 1994, minutieusement préparée, avait été précédée, quatre jours plus tôt, du massacre de 5 autres adeptes de l’OTS, poignardés dans une maison située à Morin Heights, dans la banlieue de Montréal. L’horreur. Déjà un bébé de 3 mois y avait été exécuté de 54 coups de couteau et d’un pieu enfoncé dans le c?ur. Cet enfant se prénommait Christophe-Emmanuel. Emmanuel, c’était pour le chef de l’OTS, Jo Di Mambro, le prénom de trop. Le symbole, à ses yeux, de l’Antéchrist. Il devait donc mourir… L’auteur de ce crime? Sans doute un dénommé Joël Egger, ancien mécanicien, toxicomane, passionné d’armes, dépêché par Di Mambro pour acccomplir cette sinistre besogne…

Qu’est-ce donc que l’OTS? Cette organisation, qui se prétend le (très) lointain prolongement de l’ordre des Templiers, créé au XIIe siècle et supprimé sous Philippe le Bel, apparaît en 1952, dans le château d’Arginy (Rhône). Son gourou et maître à penser d’alors est un philosophe, passionné d’ésotérisme, Jacques Breyer. Sa mission? Partir à la recherche du trésor des Templiers dans les caves du château. Dans les années 70, l’organisation prend le nom d’Ordre rénové du Temple (ORT). Elle affirme avoir recruté de 3 000 à 4 000 personnes, parmi lesquelles trois chefs d’Etat africains. Ses dirigeants? Des personnages au passé sulfureux, tels l’ancien gestapiste Julien Origas ou l’ex-aumônier de Mussolini, Gregorio Bacolini.

Une vie quotidienne dure

A la fin des années 70, l’ORT se transforme en ordre du Temple solaire. Son chef: un négociant en or, originaire de Beaucaire (Gard), Jo Di Mambro. Né en 1924, doté d’un physique ingrat – il mesure 1,60 mètre et porte perruque – dénué de toute culture, mais d’un charisme envoûtant, Di Mambro commence par animer, dans les années 1968-1970, une communauté dénommée Le Cocolet, à Annemasse (Haute-Savoie). Puis on le retrouve membre fondateur du Centre de préparation à l’âge nouveau (Cpan) à Collonges-sous-Salève (Haute-Savoie). En 1978, il s’établit à Genève, où il crée la fondation Golden Way. Trois ans plus tard, c’est l’envol de l’OTS. Des séminaires sont organisés à Saconnex d’Arve (Suisse), où Di Mambro possède une propriété. On y parle d’écologie, de médecine douce, de nourriture biologique. La vie ressemble à celle d’un kibboutz. Tout est mis en commun: les salaires, les revenus et les biens.

La vie quotidienne est plutôt dure. A 5 heures du matin, tout le monde se réunit pour méditer, autour d’un vieux séquoia situé dans la propriété. A 7 heures, petit déjeuner. Frugal: un verre d’eau et un bol de céréales. L’après-midi, les membres de la communauté se livrent à des tâches variées: travaux d’entretien, de maçonnerie, cuisine, exploitation agricole, etc. Une existence spartiate, totalement coupée du monde. Témoin ce qu’écrivent dans leur livre, remarquablement documenté, Les Chevaliers de la mort (TF 1 éditions), Arnaud Bédat, Gilles Bouleau et Bernard Nicolas: «Ils [les fidèles] n’ont que faire de la réélection de François Mitterrand, en 1988, se moquent de la chute du mur de Berlin, de la tache de vin de Gorbatchev [...]. Ils ne savent pas qui sont Carl Lewis et Michel Platini. Ils n’ont pas le temps de regarder la télévision, pas le temps de lire. Ils vivent hors la vie…»

Le soir, souvent très tard, arrive le grand rituel. Les adeptes se réunissent en demi-cercle dans le sanctuaire de la propriété. Ils sont dans le noir, attendent le Maître, sorte de divinité surnaturelle avec laquelle Di Mambro doit communiquer. L’attente peut durer de longs moments. Alors, pour patienter, ils écoutent une musique cosmique, assourdissante, composée par le chef d’orchestre Michel Tabachnik. Des hologrammes surgissent, semblant venir de nulle part, donnant à la cérémonie une dimension surnaturelle. Enfin apparaît, flottant dans le noir, la tête du Maître, éclairée d’un rai de lumière, enveloppée d’une cape noire, une épée près d’elle. Le dialogue s’instaure alors entre le Maître et Di Mambro. Incompréhensible. Qu’importe! Les adeptes écoutent. A la fois tétanisés et fascinés. Ils croient dur comme fer à cette apparition, qui n’est évidemment qu’une mise en scène parfaitement réglée. Car le Maître est, en réalité, Jocelyne Di Mambro, l’épouse de Jo, juchée sur un tabouret!

Au fil des mois, pourtant, l’emprise de Di Mambro sur les membres de l’OTS va crescendo. On lui voue un véritable culte. A son côté règne une garde rapprochée, toujours prête à le servir. Une dizaine de personnes: Jocelyne, bien sûr, qui mourra à Salvan; son ami de toujours, Guy Bérenger. Mais, surtout, on y trouve Nicole Koymans, ex-épouse de l’un des associés du célèbre marchand de cigares Zino Davidoff. Cet ancien professeur de yoga joue un rôle capital: quand les fidèles doutent, elle doit les convaincre de la justesse de leurs croyances.

Qui d’autre encore? Thierry Huguenin, l’homme à tout faire de Di Mambro, qui échappera par miracle au massacre de Salvan (voir son interview du 18/01/1996); Michel Tabachnik, qui vécut cinq ans à Saconnex d’Arve. Et, surtout, le Dr Luc Jouret. Né en 1947, ce gynécologue d’origine belge, personnage au profil de héros, parfois violent, est le sergent recruteur de la secte. Beaucoup plus intelligent que Di Mambro, il restera pourtant complètement sous sa coupe…

A cette liste s’ajoutent, bien sûr, les mécènes de l’ordre. Le plus ancien: Albert Giacobino. Cet exploitant agricole rachètera en 1983 la maison de Saconnex d’Arve, dont il paiera les transformations. Giacobino ira même jusqu’à vendre tous ses biens – ferme, terrain, immeubles – pour aider l’OTS. Un autre adepte sera lui aussi généreux: Robert Ostiguy, patron, au Canada, d’une entreprise de quincaillerie, qui allouera près de 2 millions de francs français à l’ordre.

L’OTS au faîte de sa puissance

Mais le véritable bailleur de fonds s’appelle Camille Pilet. Ce célibataire endurci, ancien directeur des ventes de la firme horlogère Piaget, à la tête d’une fortune considérable, aurait englouti 40 millions de francs français dans l’OTS. Venant à son secours tantôt pour régler ses dettes, tantôt pour acheter des propriétés, notamment dans le sud de la France. Littéralement subjugué par Jouret, dont il fit la connaissance en 1981 à la suite d’un infarctus du myocarde, Pilet deviendra, au début des années 90, l’un des personnages clefs de l’OTS.

Fin des années 80. Parfaitement structurée, composée de fidèles dévoués, l’OTS est au faîte de sa puissance. Aussi souhaite-t-il se développer hors d’Europe, notamment au Canada et en Australie. Il acquiert donc des maisons à Toronto, à Ottawa, puis une demeure dans la région de Perth, en Australie. Celle-ci est vite revendue, Di Mambro décidant finalement de ne pas s’établir sur ce continent.

Début 1990, l’OTS choisit de réintégrer l’Europe, en particulier le midi de la France. Il y achète, dans le Vaucluse, trois propriétés: à Pernes-les-Fontaines (coût: 3 millions), à Sarrians (3,3 millions) et à Aubignan (1,8 million). Toutes seront acquises par l’intermédiaire de SCI (sociétés civiles immobilières) dont les porteurs de parts ne sont autres que Di Mambro, Camille Pilet, Robert Ostiguy, ainsi que l’architecte Constantin Kaskoutas.

Dans le Vaucluse, l’OTS prend un nouvel essor. Di Mambro souhaite établir un point d’ancrage pour les fidèles. Mieux: un symbole. Ainsi, à Pernes-les-Fontaines, le chef de l’OTS recrée le jardin des Oliviers, où Jésus-Christ a prêché pour la dernière fois. Des travaux considérables sont entrepris. Témoin les jardins suspendus qui seront réalisés – à mains nues! – pendant deux ans par Thierry Huguenin. Ce dernier sera même contraint de creuser – toujours de ses mains – une grotte au Clos de l’ermitage, à Sarrians. C’est là, dira Huguenin, que Di Mambro, Jouret et Pilet apercevront le Saint-Graal! A Aubignan, des membres de l’organisation construiront, toujours grâce à des moyens rudimentaires, un sanctuaire souterrain, identique à celui de Cheiry, mais plus imposant. Le concepteur en sera Michel Tabachnik. En signe de remerciement, son fils David y sera baptisé en présence de Di Mambro, de sa fille «Doudou» et de Thierry Huguenin.

Remise en question

Au début de 1990, Di Mambro se replie en Suisse. Petit à petit, la cohésion de l’OTS est remise en question. Certains fidèles – jusqu’au propre fils de Di Mambro, Elie – commencent à évoquer la mégalomanie, les supercheries et les malversations du chef. Une dizaine de personnes, comme l’imprimeur de l’organisation, Philippe Aubert, décident alors de quitter la secte…

Pour couronner le tout, une forte tension apparaît au sein de l’équipe dirigeante: d’un côté, un groupe animé par le grand maître de l’OTS au Canada, Robert Falardeau; de l’autre, celui du trio Di Mambro-Jouret-Tabachnik. Tant et si bien qu’en 1992 Di Mambro envisage de liquider Falardeau.

A peu près au même moment, Luc Jouret souhaite réserver le même sort à l’une des trésorières de la secte, Emmy Anderson. Aussi charge-t-il un inspecteur de police corrompu – membre de l’OTS – Jean-Pierre Lardanchet, en fonction à la Police de l’air et des frontières à Annemasse, de trouver l’exécuteur du contrat. Le policier croit l’avoir trouvé en la personne d’un de ses indics, un certain Bayram K., patron de deux ateliers de confection à Paris. Il lui propose 2 millions de francs. K. refuse catégoriquement.

Rumeurs de magouilles, querelles de personnes, tentative d’élimination – physique – de certains membres de l’OTS: en ces années 1992-1993, la secte traverse donc une phase critique. Pour s’en sortir, Di Mambro décide de promouvoir de nouvelles têtes au sein de l’organisation, comme Patrick Vuarnet, fils de Jean, l’ancien champion olympique de ski, Edith, sa mère, ou encore Joël Egger. Sans grand succès (voir l’ interview Patrick Vuarnet de du 13/10/1994). Automne 1993. Di Mambro sent que la secte lui échappe. En compagnie de Luc Jouret, il reste de longs moments prostré dans le chalet de Salvan. Son discours change. Plus question d’écologie, de médecine douce, mais de mort, d’absence d’espoir. Alors, il décide de partir. Direction: l’Australie. Encore. Là-bas, Di Mambro connaît de nouveaux soucis: il apprend qu’Interpol enquête sur un transfert de fonds de plusieurs millions de dollars qu’il a effectué d’un compte suisse vers un compte australien. Du coup, au bout d’un an, Di Mambro quitte le continent. Et retourne à Salvan. Sa paranoïa devient de plus en plus aiguë. Il divague, évoque Sirius, les mondes invisibles et les énergies cosmiques. Plus inquiétant: il commence à parler de transit – le passage dans l’au-delà, c’est-à-dire la mort.

Finalement, ce que l’on pressentait arrive: le 24 septembre 1994, au cours d’une réunion – présidée par Michel Tabachnik – tenue au Novotel-Sud à Avignon, la décision est prise de saborder l’OTS. Un nouvel ordre est créé: l’Association Rose-Croix (ARC). Objectif: redonner une nouvelle impulsion au mouvement. En réalité, cette réunion du 24 septembre sonne la fin de l’OTS. Et, aussi, de ses fidèles. Car la mort rôde désormais autour de l’organisation. En témoignent toutes les initiatives prises par certains dirigeants au cours de l’été 1994. Ainsi, en juin, Joël Egger est allé acheter une série d’appareils de télécommande pouvant déclencher des mises à feu. Le 16 septembre, une réunion a lieu à Salvan, animée par Di Mambro. Sur le compte rendu rédigé par sa maîtresse, Maryse Severino, on peut lire: «Joël [Egger], blindez-vous, revêtez votre armure»… Visiblement, c’est l’annonce de l’imminence d’un événement important. De fait, le 29 septembre, Joël Egger se rend au Canada par le vol Swissair 138… Son séjour est court. Très court. Il repart le lendemain soir, à 22 h 10, pour Zurich – via le vol Swissair 139. Dans la journée du 30, il a participé à la tuerie de Morin Heights, qui fera 5 morts…

Les 1er, 2 et 3 octobre 1994, l’agitation téléphonique entre membres de l’OTS est intense. Des dizaines et des dizaines de coups de téléphone sont passés de Suisse. Di Mambro, qui se trouve à Salvan, par exemple, appelle le 2, à 5 h 8, l’appartement n° 22 de l’immeuble Balcon des Alpes, à Villars-sur-Ollon (Suisse), où résident des membres de la secte. La communication dure cinquante-sept minutes! Le lendemain, à 8 h 1, Di Mambro contacte Luc Jouret, puis, une heure plus tard, d’autres adeptes. Le 4 octobre, à 1 h 3, Di Mambro joint Patrick Vuarnet, puis, à 22 h 32, Joël Egger. Ce sera la dernière personne appelée par Di Mambro. Quelques minutes plus tard, Egger, sur ordre du chef de l’OTS, semble-t-il, enclenche le processus de mise à feu. A 23 h 42, un incendie embrase la ferme de Cheiry; presque au même moment, les trois chalets de Salvan sont la proie des flammes. Les pompiers arrivent très vite. Trop tard. Les bâtiments ne sont qu’un amas de ruines. C’est l’heure du bilan. Effroyable. A Salvan, 25 morts, dont Jo Di Mambro, Joël Egger, Camille Pilet et Luc Jouret. A Cheiry, 23 cadavres recensés, dont la plupart recouverts de sacs plastique. Parmi eux, Albert Giacobino, Nicole Koymans et Robert Ostiguy.

A Salvan comme à Cheiry, la police découvre des médicaments aux effets relaxants, ou pouvant entraîner le coma. Comme si leur absorption avait permis aux adeptes d’attendre la mort plus sereinement…

Vision prémonitoire

Le juge suisse André Piller est alors chargé d’enquêter sur ces deux drames. Il fait interroger les survivants par la gendarmerie suisse. Que ce soit Patrick Vuarnet, Jean-Pierre Lardanchet ou Thierry Huguenin. Sans résultat: aucune charge ne sera retenue contre eux… Alors, qui est à l’origine de ces tueries? Dans leur rapport, les gendarmes écrivent: «Joseph Di Mambro est responsable comme instigateur. Trois autres personnes, au moins, étaient informées de la préparation des faits. Luc Jouret a eu une participation active. Une dénommée Line (certainement Lheureux), médecin anesthésiste, a joué un rôle. Une certaine Annie (Levy ou Egger) a tenu un rôle important»… Le document conclut: «Il n’est pas à exclure que des membres actifs de l’OTS, encore en vie, continuent à cultiver les enseignements ésotériques de Joseph Di Mambro, Luc Jouret ou Michel Tabachnik. En l’état actuel, un tel événement pourrait se reproduire sans que l’on puisse le prévenir, étant donné le secret dont s’entourent les membres de telles sectes.»

Vision prémonitoire: dans la nuit du 15 au 16 décembre 1995, selon un scénario quasi identique à celui de Salvan et de Cheiry, 16 membres de l’OTS, dont deux enfants de 3 et 5 ans et un bébé de 6 mois, meurent à Saint-Pierre-de- Chérennes, dans le Vercors. Seule différence (de taille): 14 d’entre eux, après avoir absorbé des médicaments, ont été froidement abattus. Par deux hommes qui se suicideront dans la foulée: le policier Jean-Pierre Lardanchet et un architecte, André Friedli. Quinze mois plus tard, le drame de Saint- Casimir vient rappeler que le cycle infernal des «possédés de Sirius» n’est pas terminé…

>Déjà 74 morts 30 septembre 1994 5 membres de l’OTS meurent dans l’incendie d’une maison à Morin Heights, au Québec. 5 octobre 1994 48 corps carbonisés sont retrouvés en Suisse: 23 à Cheiry et 25 aux Granges-sur-Salvan, dont les deux grands maîtres de la secte, Luc Jouret et Joseph Di Mambro. 15 décembre 1995 16 personnes brûlées dans une clairière du Vercors, dont 3 enfants, ainsi que la femme et le fils de Jean Vuarnet. 1er juin 1996 Le chef d’orchestre Michel Tabachnik, considéré comme proche de l’OTS, est mis en examen par le juge grenoblois Luc Fontaine. 10 février 1997 Un pharmacien de Brest, Claude Giron, soupçonné d’être proche de l’OTS, est mis en examen par le juge Fontaine. 22 mars 1997 5 adeptes du Temple solaire, dont 3 Français, sont retrouvés carbonisés à Saint-Casimir, au Québec.

Déjà 74 morts

30 septembre 1994
5 membres de l’OTS meurent dans l’incendie d’une maison à Morin Heights, au Québec.
5 octobre 1994
48 corps carbonisés sont retrouvés en Suisse : 23 à Cheiry et 25 aux Granges-sur-Salvan, dont les deux grands maîtres de la secte, Luc Jouret et Joseph Di Mambro.
15 décembre 1995

16 personnes brûlées dans une clairière du Vercors, dont 3 enfants, ainsi que la femme et le fils de Jean Vuarnet.
1er juin 1996
Le chef d’orchestre Michel Tabachnik, considéré comme proche de l’OTS, est mis en examen par le juge grenoblois Luc Fontaine.
10 février 1997

Un pharmacien de Brest, Claude Giron, soupçonné d’être proche de l’OTS, est mis en examen par le juge Fontaine.
22 mars 1997

5 adeptes du Temple solaire, dont 3 Français, sont retrouvés carbonisés à Saint-Casimir, au Québec.

 

http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20000715&article=1398898&type=ar

Temple solaire : un non-lieu pour le pharmacien brestois

 

Publié le 15 juillet 2000
M. Claude Giron, le pharmacien brestois installé rue de Siam a été mis hors de cause dans l’affaire de l’Ordre du Temple Solaire. Il avait fait l’objet d’une mise en examen après le drame du Vercors en 1995. Il était soupçonné d’avoir vendu des médicaments aux membres de la secte. Le juge d’instruction grenoblois Luc Fontaine, chargé du dossier, a prononcé un non-lieu en faveur de M. Giron. En revanche, le chef d’orchestre franco-suisse Michel Tabachnik comparaîtra en correctionnelle. Il est accusé d’avoir suscité «une dynamique homicide» ayant contribué au suicide collectif de seize membres du Temple Solaire. Ce que l’intéressé nie farouchement.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/ordre-du-temple-solaire-le-chef-d-orchestre-en-correctionnelle-14-07-2000-2001502706.php

Ordre du Temple solaire : le chef d’orchestre en correctionnelle

 

>Faits divers|Jean-Louis Ruchon|14 juillet 2000, 0h00 | MAJ : 25 juin 2016, 13h51|0

 

Jean-Louis Ruchon

 

Michel Tabachnik est le seul membre de l’Ordre du Temple solaire (OTS) tre renvoy devant un tribunal. Les autres adeptes influents de la secte ont pri dans les suicides collectifs. D’aprs son avocat, il ne se prsentera pas la justice fran

 

LE CHEF D’ORCHESTRE franco-suisse Michel Tabachnik, 58 ans, devra comparaître devant le tribunal correctionnel pour répondre de ses actes auprès de l’Ordre du Temple solaire. Ainsi en a décidé le juge grenoblois Luc Fontaine qui instruit, depuis le drame du Vercors en décembre 1995, le dossier de l’OTS. Tabachnik, mis en examen en depuis 1996, se retrouvera seul désormais face à la justice. Ce sera probablement le seul procès en Europe ayant la secte apocalyptique en toile de fond. En août 1998, la Suisse ordonnait pour sa part un non-lieu pour les massacres de Cheiry et Salvan en s’appuyant sur les conclusions de sa police qui soulignait le fait que l’enquête n’avait pas permis d’identifier formellement le ou les auteurs des homicides. Si le volet pénal est clos côté Suisse, en revanche, dans ce pays, l’enquête concernant l’aspect financier de l’OTS se poursuit.

Une élite investie d’une mission rédemptrice

Les charges retenues à l’encontre de Michel Tabachnik portent sur sa participation à « une association de malfaiteurs » tant sur le territoire français qu’à l’étranger, et en particulier à Avignon les 9 juillet et 24 septembre 1994 où il se trouvait en compagnie notamment de Joseph Di Mambro, Luc Jouret (les deux principales têtes de la secte) et de nombreux autres de ses membres « tous auteurs, coauteurs ou complices de crimes, d’assassinats, association de malfaiteurs ». Le juge grenoblois rappelle dans ses attendus la longue liste des victimes de la secte, depuis la mort de trois personnes à Morin Heights au Canada le 30 septembre 1994, de quarante-huit autres les 4 et 5 octobre suivant à Cheiry et Salvan en Suisse, jusqu’au 16 décembre 1995 à Saint-Pierre-de-Chérennes en France dans le Vercors (Isère) où le magistrat relève les noms de quatorze autres victimes. Elles n’allaient d’ailleurs pas être les dernières de cette terrible série puisque cinq autres adeptes du Temple solaire furent découverts morts le 22 mars 1997 à Saint-Casimir au Canada. Le renvoi de Michel Tabachnik devant un tribunal correctionnel permettra de juger de sa complicité pour, dit encore l’acte de renvoi, « la rédaction et la diffusion d’un enseignement doctrinal dans le conditionnement des individus dans l’idée qu’ils appartenaient à une élite investie d’une mission rédemptrice et à créer une dynamique homicide, la préparation des crimes ayant été caractérisée notamment lors des réunions d’Avignon ». Le volumineux document de 427 pages conclut par ailleurs sur un non-lieu concernant Claude Giron, un pharmacien de Brest, dans le Finistère, impliqué au cours de l’enquête pour avoir fourni des médicaments à l’OTS. En France, la découverte du massacre dans le Vercors avait constitué une sorte d’électrochoc permettant une prise de conscience à de nombreux niveaux de la dangerosité de certains groupements. Cette affaire n’est sans doute pas étrangère aux derniers développements parlementaires sur la façon d’appréhender le phénomène des sectes. La comparution du chef d’orchestre devant la justice laissera, sans doute, sur leur faim bon nombre de proches des victimes du Vercors qui se refusaient il y a peu encore, à accepter les conclusions de l’instruction selon lesquelles le massacre n’aurait laissé aucun survivant parmi ses auteurs. « Difficile à admettre », soulignait récemment maître Joëlle Vernay du barreau de Grenoble, avocate des familles des victimes. Des expertises allaient cependant conclure dans le sens de l’absence d’interventions extérieures le jour du drame. La comparution de Michel Tabachnik, qui nie farouchement le rôle qu’on lui attribue au sein de l’OTS, devrait mettre sinon un point final à une affaire qui laisse encore bien des questions sans réponse, du moins tirer au grand jour des enseignements sur certaines dérives sectaires. Pour maître Jacques Barillon, président de l’Association des victimes de l’OTS, il convient de rendre hommage à l’opiniâtreté du juge Fontaine : « Ce procès permettra aux proches de ceux qui ont perdu la vie dans ce drame de faire enfin leur deuil. »

Le Parisien

 

http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20051211&article=20051211-11176048&type=ar

L’Ordre du Temple solaire. Mortelles manipulations

 

Publié le 11 décembre 2005

 

Le film restitue ces séances occultes où, sur des extraits d'opéra wagnérien,...

Le film restitue ces séances occultes où, sur des extraits d’opéra wagnérien, les adeptes, tout habillés de blanc, se recueillent ensemble et attendent la manifestation des esprits de l’au-delà. (Photo Jessica Forde – Capa Drama)

 

Dans « L’Ordre du Temple solaire », document-fiction diffusé lundi sur France 3, Arnaud Sélignac et Bernard Nicolas reconstituent l’ambiance de folie qui régnait dans la secte apocalyptique de Joseph Di Mambro et Luc Jouret, menant à une série de « suicides » collectifs qui ont horrifié le public. Filmer la psychose collective et le délire paranoïaque sans tomber dans le spectaculaire complaisant : tel est le pari réussi par les réalisateurs de ce film qui retrace le cheminement de certains membres d’une secte apocalyptique qui a fini par basculer dans la démence et le crime. L’histoire, nul n’y a échappé tant elle a défrayé la chronique par son caractère horrible. Le 23 décembre 1995, la femme et l’un des fils de l’ancien grand champion de ski Jean Vuarnet – Edith 61 ans, et Patrick 27 ans -, sont retrouvés morts, le corps carbonisé, à Saint-Pierre-de-Chérennes, dans le Vercors, avec 14 autres adeptes de la secte de l’Ordre du Temple solaire, dont trois enfants. C’est ici, à plus de mille mètres d’altitude, emmitouflés dans des combinaisons de ski, que les victimes se seraient mutuellement donné la mort, pour accomplir le grand « transit » vers la planète Sirius, et rejoindre les autres membres de l’organisation, qui, emmenés par leurs gourous, Joseph Di Mambro et Luc Jouret, avaient disparu quatorze mois plus tôt dans un chalet en Suisse.

D’anciens adeptes témoignent

Comment des gens, qui sont insérés dans la vie sociale et ont toutes les apparences de la normalité, peuvent-ils en arriver là ? Après quel parcours ? Par quels mécanismes ? C’est là que commence le travail du réalisateur Arnaud Sélignac et du journaliste Bernard Nicolas. Celui-ci, après un travail d’investigation de dix ans, a réuni une masse de témoignages, notamment des rapports de police, sur la secte, qui permettent de donner du crédit au scénario. Il a retrouvé deux adeptes, Denise Lagrange et Tanguy Duchatel, qui ont côtoyé les deux gourous du groupe, Luc Jouret et Joseph Di Mambro, et ont donné plus de dix années de leur vie à cette officine ésotérique qui prétendait restaurer la tradition de l’ordre templier du fameux Jacques De Molay. Denise Lagrange, mère de trois enfants, incarnée à l’écran par Patricia Franchino, explique comment elle a été séduite et subjuguée par le magnétisme et la réthorique de Luc Jouret, médecin d’origine belge au parcours chaotique, ancien parachutiste fasciné par l’occultisme, qu’elle a rencontré au cours d’une conférence sur les « relations entre le corps et l’esprit ». Tanguy Duchatel, lui, sera un peu l’homme à tout faire de Joseph Di Mambro, à la fois chauffeur, confident ou factotum. Dans le film, l’acteur qui joue son rôle fait du zèle pour l’organisation, se tue au travail dans un de ces chalets où les adeptes vivent en communauté, isolés du commun des mortels et s’autocontrôlant les uns les autres. Reinséré professionnellement en Suisse, Tanguy Duchatel ne parle pas à visage découvert mais son témoignage suffit à faire froid dans le dos. Lui qui était prothésiste dentaire dans le civil a mis dix ans à comprendre le pot aux roses : ces manipulations mentales et financières qui sont le lot, sans exception, de toutes les sectes.

La thèse du suicide récusée

Enfin, Alain Vuarnet, fils d’Edith et frère de Patrick, donne à ce document une dimension tragique. Accablé, il récuse la thèse du « suicide » collectif et raconte comment des doutes lui étaient venus sur les étranges activités de sa mère, doutes qu’il avait « chassés de son esprit ». Car le principal mystère des sectes ne réside pas dans leur fatras ésotérique mais dans la sujétion qu’elle développe chez l’être humain. De nouveau se pose la question : comment des gens intelligents peuvent-ils perdre à ce point tout sens commun et croire, par exemple, à l’idée du « mariage cosmique », où la femme d’un adepte se croit fécondée directement par le Christ, comme l’élucubre Jo Di Mambro dans ce film ?

« Accros à l’au-delà »

« La manipulation mentale c’est comme une danse à deux », explique Hermann Delorme, un Canadien ancien membre de l’OTS. « Personne n’est manipulé s’il ne se laisse pas manipuler. Ils sont arrivés à nous faire faire des choses incroyables parce qu’on leurr a donné la permission de le faire ». Ces choses incroyables, nous les voyons dans le film se dérouler sous nos yeux. Séances occultes où, sur des extraits d’opéra wagnérien, les adeptes, tout habillés de blanc, se recueillent ensemble et attendent la manifestation des esprits de l’au-delà. Durant ces cérémonies abracadabrantes, les deux « grands maîtres », Di Mambro, le financier véreux, et Luc Jouret, le VRP recruteur de la secte, deviennent des dieux. Ce sont eux qui décident du degré de « maturation spirituelle » des adeptes, gérant leur argent, car il faut donner beaucoup pour mériter de changer de peau et d’âme ! Mais ils s’occupent aussi de marier les adeptes entre eux, ou de séparer les couples. Car on entre dans les sectes aussi en famille ! « On se sentait privilégié, tellement à part des autres, dit Tanguy Duchatel qu’on était devenu des accros à l’au-delà ! » Jusqu’à ce jour de 1993 où Jouret, interpellé pour un achat d’armes illicites au Canada, apparaît aux yeux de certains membres du groupe pour ce qu’il est : un mythomane et un escroc. Le film montre bien la progression du doute chez les adeptes, leur sentiment de trahison et de vide, puis la rupture avec Jouret et Di Mambro, qui se dégonflent comme des baudruches une fois que leur fantasme de toute-puissance est brisé. « Le grand transit vers Sirius » apparaît alors comme l’échappatoire qui va permettre aux imposteurs d’éviter de rendre des comptes. Les « chevaliers de la mort » Di Mambro et Jouret, comme les a appelés Bernard Nicolas, sont bel et bien parvenus à emmener leurs adeptes au bout du voyage. (*) Sur France 3, lundi 12 décembre à 20 h 50.

 

Egalement à lire :

http://wanted-pedo.com/bis/lordre-du-temple-solaire/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_du_Temple_solaire

Attentats : deux policiers assassinés et de nouvelles menaces

Détenu à la prison de Beveren, le terroriste des attentats de Paris et de Bruxelles, Mohamed Abrini, 31 ans, correspondait en cachette avec un autre suspect, Marouan El Bali, l’unique survivant de l’assaut de Verviers, le 15 janvier 2015. Le trafic a été découvert par hasard mardi par un codétenu qui a intercepté un courrier écrit en arabe sur une feuille de format A 4. Abrini avait écrit : « Il y a quelque chose qui bouge en France. »

Effectivement : trois nouvelles victimes, et des informations qui remontent, comme toujours après chaque nouveau crime à fort retentissement.

Or, que constate-t-on encore une fois ?

Larossi Abballa comme Mohamed Merah, Salah Abdeslam et bien d’autres a commencé à s’agiter en 2010.

Je rappelle que cette année-là, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi a commencé à divulguer des tas d’informations me concernant sous la dictée de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest cherchant de la sorte à provoquer moult assassinats, règlements de comptes et attentats.

Prévenus dès l’été 2010, les magistrats brestois, qui ont toujours su tous les problèmes que posaient ces révélations et toutes les inventions calomnieuses associées, ont volontairement laissé se développer leurs opérations de lynchage public à mon encontre.

Leurs objectifs ont toujours été semblables à ceux de leur complice Josette Brenterch du NPA de Brest.

Maintenant que deux policiers ont été assassinés après avoir été personnellement visés et recherchés (ce qui ne semble avoir été le cas des deux policiers tués au mois de janvier 2015), je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec la libération sujette à caution du multirécidiviste Jean-Claude Bonnal dit le « Chinois » au mois de décembre 2000. Elle avait provoqué un tollé après qu’il eut tué deux policiers lors d’un cambriolage avec prise d’otages le 16 octobre 2001.

Il se trouve que le magistrat toujours cité seul à ce sujet alors qu’il présidait une chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris, Jean-Paul Laurens, avait été lui aussi corrompu à leur profit par Josette Brenterch et ses amis, dont un proxénète résidant à Athis-Mons.

Or, curieusement, le 6 octobre 2001, Jean-Claude Bonnal avait commis dans un bar de cette ville au prétexte d’une « caisse » ridicule un quadruple assassinat ressemblant à s’y méprendre à l’exécution de témoins gênants.

 

http://www.dhnet.be/actu/faits/daech-se-prepare-a-frapper-la-belgique-la-menace-est-imminente-5760556035705701fd86b7aa

Daech se prépare à frapper la Belgique: la menace est « imminente »

 

Gilbert Dupont Publié le mercredi 15 juin 2016 à 06h21 – Mis à jour le mercredi 15 juin 2016 à 23h53

Attentats : deux policiers assassinés et de nouvelles menaces dans Attentats 5760d7f035705701fd871c92

 

Exclusif
Faits divers

 

Des combattants de l’État islamique auraient quitté la Syrie afin de rejoindre l’Europe.

Après le massacre homophobe d’Orlando et au lendemain de l’assassinat près de Paris par un islamiste radicalisé d’un couple de policiers, la cellule antiterroriste belge a adressé à tous les services de police ce message d’alerte de menace imminente que la DH a pu se procurer : « Des combattants auraient quitté la Syrie il y a environ une semaine et demie afin de rejoindre l’Europe via la Turquie et la Grèce, en bateau, sans passeport. Ces personnes se sépareraient en deux groupes, l’un pour la Belgique, l’autre pour la France, afin d’aller commettre des attentats par groupe de deux. Toujours selon les renseignements recueillis, ces personnes seraient déjà en possession de l’armement nécessaire et leur action serait imminente. »

S’agissant de la menace sur le territoire belge, trois cibles sont citées : un grand centre commercial bruxellois, un restaurant (non localisé) d’une chaîne fast-food américaine et une cible policière, de type commissariat (non localisé).

Toujours selon les informations en notre possession, le Centre de Crise, en lien avec le maintien par l’Ocam du niveau « 3, grave » de la menace (comme la DH avait pu le révéler dès le samedi 5 juin en rapport avec le mois de ramadan), recommande depuis la semaine passée aux autorités administratives et « sur l’ensemble du territoire », d’envisager l’éventualité de « maintenir, reporter ou annuler les grands événements sur le territoire de leur commune ».

Pour préciser la menace, l’Ocam rappelle que des armes et explosifs en possession de la cellule responsable des attentats du 22 mars « n’ont pas été retrouvées ».

Comme importants facteurs de risque aggravants, l’Ocam ajoute la prochaine implication de la Belgique dans des frappes aériennes en Syrie à partir du 1er juillet, l’incertitude « quant à certains de nos djihadistes dans la zone Syrie/Irak » ainsi que les revers sut le terrain subis par Daech dans la zone de guerre.

L’Ocam insiste qu’« il y a des cellules dormantes de l’État islamique en Europe ». Pour les services belges, « la France reste la cible de prédilection pour l’EI » mais « on ne peut exclure qu’elles (les cellules) pourraient exécuter un ou des attentats également en Belgique. […] En cas de nouv(el)aux attentat(s), il(s) viserai(ent) à faire un maximum de victimes (et) pourraient également viser certaines infrastructures (communications, nucléaires e.a.) »

« Impact : grand nombre de victimes. Il y aurait une retombée sur la vie sociale en Belgique et une forte répercussion aux niveaux national et international. Nous estimons la menace comme haute, voire très haute (en gras, NdlR) en fonction du nombre de victimes et/ou l’infrastructure qui serait visée ».

L’Ocam précise : « L’EI a l’intention et la capacité d’exécuter la menace. »

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On constate, à la lecture de la note, que la liste des cibles potentielles est considérablement augmentée.

Outre des personnalités belges et étrangères dont la famille royale et plusieurs ministres en vue, les ports et aéroports, les moyens de transport (métro, etc.), les gares internationales (dont les trois principales gares bruxelloises), plus de 15 ambassades, sièges d’organisations européennes et internationales et bâtiments publics (Justice, etc), la nouvelle liste ajoute : « les rassemblements que l’ Euro 2016 va provoquer en Belgique (écrans géants dans des espaces publics), les hôpitaux et en particulier l’Hôpital militaire (Neder-Over-Hembeek), les centres commerciaux, des grands hôtels, les concentrations, concerts, festivités et lieux de divertissement, les rues commerçantes et quartiers piétonniers (la Bourse est citée), les lieux de culte, etc. »

Enfin, l’Ocam ajoute qu’il « ne faut pas se focaliser uniquement sur les grands centres urbains. Des villes de province peuvent être visées ».

Réaction du directeur de l’Ocam

Hier soir, Paul Van Tigchelt – directeur de l’Ocam – confirmait l’information mais souhaitait la relativiser. « L’Ocam reçoit toutes sortes d’informations. Il s’agit le plus souvent d’informations brutes. C’est notre mission, en lien avec nos partenaires, de les contextualiser, de les analyser et de vérifier leur fiabilité. Sur base de cet exercice, nous avons conclu que relativement à ces informations, il n’y avait pour l’instant pas nécessité d’augmenter le niveau de la menace par rapport aux cibles qui sont mentionnées. »

Un message d’Abrini intercepté en prison

Détenu à la prison de Beveren, le terroriste des attentats de Bruxelles, Mohamed Abrini, 31 ans, correspondait en cachette avec un autre suspect. Le trafic a été découvert par hasard mardi par un codétenu qui a immédiatement prévenu la direction. Le codétenu a intercepté un courrier écrit en arabe sur une feuille de format A 4. Abrini avait écrit : « Il y a quelque chose qui bouge en France. »

Apparemment, le terroriste se servait d’un autre détenu ou d’un surveillant pour faire parvenir le message à Marouan El Bali, l’unique survivant de l’assaut de Verviers, le 15 janvier 2015. Hier soir, l’administration pouvait confirmer qu’Abrini et El Bali étaient détenus à Beveren, dans des sections différentes, la 1ère et la 3e. « La police a immédiatement été prévenue. Elle va pouvoir enquêter. » Abrini est détenu en attente de son extradition vers la France qui s’effectuera via Melsbroek.

 

 

 http://tempsreel.nouvelobs.com/faits-divers/20160616.OBS2755/un-fiche-s-voulait-attaquer-des-touristes-a-carcassonne-ce-que-l-on-sait.html

Un fiché S voulait attaquer des touristes à Carcassonne

 

Un fiché S voulait attaquer des touristes à Carcassonne

Image d’illustration. (Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA)

 

Diagnostiqué schizophrène selon « le Parisien », ce jeune converti originaire de Lunel était armé. Il a été placé en garde à vue.

 

L'ObsPublié le 16 juin 2016 à 17h01

 

Il aurait été arrêté juste à temps. Un jeune homme de 22 ans, armé et fiché S, a été appréhendé par les enquêteurs de la DGSI lundi soir à la gare de Carcassonne (Aude), alors qu’il s’apprêtait à attaquer des touristes, rapportent « la Dépêche du Midi » et « le Parisien ».

Que projetait-il ?

D’après « la Dépêche », le jeune homme était armé d’un couteau et d’une machette. Selon « le Parisien », il s’agit plutôt d’un Opinel et d’un marteau. Aux enquêteurs, il a confié vouloir s’attaquer à des touristes américains et anglais avant de fomenter un attentat contre les forces de l’ordre, à la fois policiers et militaires.

Ce qui correspond aux consignes du groupe Etat islamique à l’égard de ses jeunes recrues françaises : celui-ci ne cesse d’exhorter ses partisans à passer à l’action dans leur pays d’origine contre les policiers et militaires occidentaux – ce qu’a fait Larossi Abballa en tuant un couple de policiers à leur domicile dans les Yvelines.

Le porte-parole officiel de l’organisation, le Syrien Abou Mohammed Al-Adnani, alias  »ministre des attentats », encourage ceux qu’il nomme « les soldats du califat » à utiliser n’importe quelle arme disponible pour passer à l’acte.

Qui est le suspect ?

Converti à l’islam en 2014, ce jeune homme de 22 ans est domicilié à L’Isle-Jourdain et est originaire de Lunel (Hérault). Il  »se serait radicalisé très vite sur internet et via des forums de discussion », rapporte « la Dépêche ». Selon une source proche de l’enquête citée par « le Parisien », il a en outre été diagnostiqué schizophrène et souffre d’antécédents psychiatriques, à l’instar du déséquilibré qui a poignardé une jeune femme à Rennes mardi.

Le malaise règne dans la petite ville de Lunel depuis le départ en 2014 d’une vingtaine de jeunes Lunellois en Syrie, où au moins huit d’entre eux ont été tués.

Que va-t-il se passer ?

Le suspect a été placé en garde à vue à Toulouse pour « association de malfaiteurs en vue de préparer un acte de terrorisme ».

La loi prévoit 96 heures de retenue dans le cas des enquêtes relatives au terrorisme. Le suspect pourrait être rapidement présenté à un juge antiterroriste à Paris.

L. T.

L'Obs

L’Obs

Journaliste

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-assassin-connaissait-il-le-policier-cible-16-06-2016-5888549.php

Double meurtre de Magnanville : l’assassin connaissait-il le policier ciblé ?

 

>Faits divers|Éric Pelletier et Thibault Raisse|16 juin 2016, 7h00 | MAJ : 16 juin 2016, 13h59|6

 

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Larossi Abballa avait été plusieurs fois condamné pour des faits de petite délinquance dans le secteur de Mantes-la-Jolie, une région où Jean-Baptiste Salvaing a été policier de terrain durant près de quinze ans. (AFP.)

 

Éric Pelletier et Thibault Raisse

 

Le scénario du double homicide de Magnanville (Yvelines) se précise, mais il manque encore quelques pièces à ce puzzle macabre. Les enquêteurs qui tentent de comprendre comment, lundi soir, un couple de policiers a été surpris à son domicile puis tué à coups de couteau, en présence de leur fils de 3 ans et demi, se heurtaient toujours, mercredi soir, à la même interrogation lancinante. Larossi Abballa, un islamiste radical de 25 ans habitant à Mantes-la-Jolie, qui a agi au nom de Daech, et le commandant Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, figure de la sécurité dans le département, se connaissaient-ils ? Se sont-ils croisés un jour ? « C’est notre intime conviction, mais, à ce stade, rien n’est établi », résumait, hier soir, une source proche du dossier.

Avant d’être condamné en 2013 pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, Larossi Abballa avait été impliqué dans de multiples affaires de petite délinquance dans un secteur que Jean-Baptiste Salvaing, flic de terrain depuis près de quinze ans, connaissait sur le bout des doigts. A la recherche d’un éventuel lien, les enquêteurs de la PJ ressortent donc les procédures traitées par leur collègue au cours de sa carrière et reconstituent la composition des patrouilles de la BAC départementale de nuit, unité à laquelle il a appartenu.

Une rencontre fortuite le jour des faits semble peu probable

Une rencontre fortuite le jour des faits semble peu probable. Le policier a-t-il été suivi ? Des repérages ont-ils eu lieu ? Des expertises informatiques sont en cours pour déterminer si l’assassin, venu en voiture, a effectué au préalable des recherches sur Internet ou sur les pages blanches. L’absence de caméras de vidéosurveillance dans ce quartier habituellement paisible de Magnanville ne facilite pas le travail des enquêteurs qui doivent s’en remettre à des témoignages humains pour déterminer une chronologie fine des événements.

Une autre question les hante. Larossi Abballa a envoyé une revendication en direct sur Facebook pour prêter allégeance à Daech. Mais disposait-il aussi d’un soutien logistique dans son quartier ? Trois de ses proches se trouvaient toujours en garde à vue hier soir. Deux avaient été arrêtés à ses côtés en 2011 pour avoir tenté de se rendre dans les zones pakistano-afghanes, dont Saad R., technicien en électronique de 27 ans originaire de Stains (Seine-Saint-Denis). Ce dernier, comme Abballa, avait participé à plusieurs reprises aux séances d’entraînement dans des parcs franciliens. A l’époque, la perquisition à son domicile avait débouché sur la saisie d’une foisonnante littérature djihadiste dont un « manuel du terrorisme » d’Al-Qaïda et un document de 8 pages décrivant la fabrication… d’une bombe atomique. Dans son ordinateur, les enquêteurs avaient également retrouvé un plan des commissariats du département de Saint-Denis. Lors de la perquisition menée chez lui mardi matin, les policiers ont fait une autre découverte inquiétante : une liste de commissaires de police en poste dans ce même département. Compte tenu des noms figurant sur ce document, il a été facile de le dater : il remonterait… à l’année 2010.

 

VIDEO. Chronologie du double assassinat revendiqué par Daech

VIDEO. Hommage aux policiers tués à Magnanville : «Une douleur indescriptible»

VIDEO. Magnanville : « J’ai pas dormi de la nuit », témoigne une voisine

VIDEO. Magnanville : « Tout a été très vite », selon le maire

 

Le parisien

 

 

http://www.leparisien.fr/informations/faut-commencer-le-taf-nettoyage-de-mecreants-15-06-2016-5885051.ph

Policiers tués : un contact d’Abballa l’incitait à «nettoyer des mécréants»

 

>Faits divers|Thibault Raisse Avec Stéphane Sellami|15 juin 2016, 7h00 | MAJ : 15 juin 2016, 8h35|1

 

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Larossi Abballa (ici sur une photo publiée sur son compte Facebook), était fiché S depuis sa sortie de prison en septembre 2013.Il apparaissait alors comme un « suiveur qui se rêve en meneur », selon une source proche de l’affaire.  (QFP/STR.)

 

Thibault Raisse Avec Stéphane Sellami

 

LE FAIT DU JOUR. La menace a encore franchi un cap après les tragiques assassinats à leur domicile d’un policier et de sa compagne par un homme déjà condamné. Sur une messagerie, un contact d’Abballa l’invite à «commencer le taf : le nettoyage de mécréants».

Il était identifié, surveillé, déjà condamné pour association de malfaiteurs dans une entreprise terroriste. Insuffisant pour l’empêcher de mener à bien ses funestes projets. Né à Meulan (Yvelines) de parents immigrés marocains, Larossi Abballa, 25 ans, est le cadet d’une fratrie de quatre. La famille vit depuis toujours aux Mureaux. Après le collège, il entame un BEP électronique qu’il ne valide pas. Il commet son premier larcin en 2009, volant 157 € dans la caisse d’un salon de coiffure. L’année suivante, il s’oriente vers un CAP constructeur de route mais ne trouve pas d’employeur. Il se tourne alors vers la mission locale, et décroche un contrat en alternance comme magasinier chez Renault. Il est toujours sous contrat au moment de son interpellation, le 10 mai 2011, par les policiers de la direction centrale de la sécurité intérieure.

Deux mois plus tôt, les services de renseignements avaient ouvert une enquête sur un groupe d’apprentis djihadistes mené par un certain Mohamed Niaz Abdul Raseed, 32 ans. Après son mariage avec une Française en 2008, ce ressortissant indien, ingénieur en mécanique, s’installe dans le Val-d’Oise et travaille pour une société française de pétrochimie. Ce qu’ignorent alors les autorités, c’est qu’il est membre depuis 1998 du Popular Front of India (PFI), une organisation islamique soupçonnée de lien avec le terrorisme, et qu’il entreprend de constituer une cellule de combattants de jeunes Français. « Mon projet était de former un véritable groupe composé de trois branches : une branche de solidarité, une branche militaire et une branche politique », admettra-t-il plus tard en garde à vue.

VIDEO. Peut-on parler d’un changement de stratégie de Daech ?

Les volontaires sont recrutés sur Facebook fin 2010. Parmi eux, deux jeunes des Yvelines et du Val-d’Oise acceptent de partir au Waziristan le 23 janvier 2011. Parallèlement, d’autres candidats se préparent à partir sur zone : les surveillances menées par les policiers autour de Raseed révèlent de curieuses séances collectives de sport dans des parcs de la région parisienne. Parmi eux, Larossi Abballa. L’arrestation des deux premières recrues à leur atterrissage à Lahore entraîne le démantèlement du réseau et l’interpellation de cinq membres du groupe, dont Abballa.

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En garde à vue, le magasinier joue l’étonnement. « Je suis athée, je n’ai aucune religion», dit-il en préambule. D’autres membres du groupe vont pourtant révéler son engagement à vouloir lui aussi gagner le Pakistan. « Je suis victime d’un complot, je n’ai rien à voir avec ce groupe », répète-t-il, associant les entraînements en plein air à de simples séances de sport. L’analyse de son matériel informatique donnera pourtant de lui un autre visage : s’y mélangent vidéos et textes glorifiant le djihad, parmi lesquels une brochure « Ceci est Al-Qaïda » dénonçant entre autres « l’occupation chrétienne des pays musulmans » qui doit être combattue avec « l’épée du djihad ».

Deux autres indices laissent peu de doute quant à la radicalité d’Abballa. Un carnet de notes recensant des lieux touristiques franciliens – dont le parc du château de Versailles, le zoo de Thoiry, le parc à thème France Miniature – est saisi à son domicile. Mais ce sont surtout des échanges sur une application de messagerie avec un autre suspect du dossier qui laissent entrevoir un futur passage à l’acte. « Faut commencer le taf : nettoyage de kouffars (NDLR : mécréants) », écrit-il. Plus tard, il évoque un de ses contacts tunisiens qu’il vante comme ayant participé « aux attentats de Casa », assure pouvoir « dégoter des armes », et clame qu’il a « soif de sang ».

Placé en détention, Larossi Abballa apparaît malgré tout au fil de l’enquête comme un second couteau, « un suiveur qui se rêve en meneur », commente une source proche de l’affaire. Condamné à une peine de trois ans de prison couvrant sa détention provisoire, il est libéré en septembre 2013 et… fiché S. Après de nouveaux larcins et une condamnation pour dégradations il est l’objet de surveillances d’avril à août 2015, mais aucun signe de dangerosité imminente n’apparaît.

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Son nom ressurgit en mars, en marge d’une enquête sur un djihadiste français parti sur zone avec sa famille début 2015. Ces nouvelles surveillances montrent une activité paisible de vendeur de sandwichs. « Il s’est montré discret, agissant tel un loup solitaire », souligne une source proche du dossier.

Dans une conversation de messagerie découverte en 2011, Abballa paraissait pourtant impatient à l’idée de passer de la théorie aux actes. « On va pas attendre d’être tous allés chez les frères et revenir chacun notre tour pour commencer », avait-il écrit à l’un de ses amis.

Le parisien

 

 

http://atelier.leparisien.fr/galaxie-djihadiste/profil/la-filiere-franco-pakistanaise-de-niaz/F12

  • La filière franco-pakistanaise de Niaz
Informations
  • Le groupe de Niaz est une ancienne filière djihadiste dont l’objectif était la formation physique et idéologique et l’envoi au Pakistan de jeunes volontaires français pour le jihad armé. Constituée autour d’un chef, Mohamed Niaz Abdul Raseed, et de deux lieutenants, Charaf Din Aberouz et Saad Rajraji, ce groupe s’entraînait chaque semaine dans deux parcs publics très fréquentés à Argenteuil (Val-d’Oise) et à la Courneuve (Saint-Saint-Denis)… jusqu’à son démantelement, début 2011, suite à l’arrestation en janvier de deux de ses membres à l’aéroport de Lahore, par les services secrets pakistanais. Cette filière, qui passait notamment par Abbottabad, la ville où a été tué Ben Laden, a été jugée fin 2013, et ses huit membres ont été condamnés à des paines allant de 18 mois à 8 ans de prison. L’un de ses membres, Larossi Abballa, est tragiquement revenu sur le devant de la scène en juin 2016, en abattant deux policiers dans les Yvelines avant d’être tué par le Raid.

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/09/30/huit-djihadistes-condamnes-a-de-la-prison-a-paris_3487410_3224.html#CqYs4FiouuqwVhiq.99

Prison pour huit djihadistes jugés à Paris

 

Le Monde.fr avec AFP | 30.09.2013 à 17h21

Huit membres présumés d’une filière djihadiste entre la France et le Pakistan, dont des Français d’origine marocaine ou pakistanaise, ont été condamnés lundi 30 septembre à des peines de dix-huit mois à huit ans de prison.

 

Le groupe jugé pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes » s’était donné pour but de favoriser le recrutement en France, la formation physique et idéologique et l’envoi au Pakistan de jeunes volontaires pour le djihad armé.

Lire le compte rendu du procès (édition abonnés) : Les tribulations d’un groupe d’apprentis djihadistes devant le tribunal de Paris

DEUX « CANDIDATS » INTERPELLÉS AU PAKISTAN

Le tribunal correctionnel de Paris a ainsi condamné Mohamed Niaz Abdul Raseed, ressortissant indien de 24 ans et considéré comme le chef du groupe, à huit ans de prison et à une interdiction définitive du territoire français. Ses « bras droits », le Français Charaf-Din Aberouz et le Franco-marocain Saad Rajraji, ont été condamnés à cinq ans d’emprisonnement. Le premier est l’un des deux candidats au djihad qui avaient été interpellés le 25 janvier 2011 par les autorités pakistanaises à l’aéroport de Lahore, depuis lequel il devait rejoindre un camp d’entraînement au djihad armé. Son compagnon de voyage, Zohab Ifzal, Français d’origine pakistanaise, a été condamné à 42 mois de prison dont 18 mois avec un sursis simple.

Parmi les autres prévenus, Larossi Abballa, 22 ans, a été condamné à trois ans de prison dont six mois avec sursis, Emirhan Deniz Sogut, 22 ans, à trois ans de prison dont un an avec sursis et Rédouane Ghandi, 26 ans, à 18 mois avec sursis. Enfin, le tribunal a condamné Yoan Glet, 31 ans, en fuite à l’étranger, à une peine de 18 mois de prison assortie d’un mandat d’arrêt.

Lire également l’éclairage : Le nouveau visage du djihadisme français

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/proces-d-un-reseau-djihadiste-le-profil-deroutant-du-gourou-indien_1280442.html

Procès d’un réseau djihadiste: le profil déroutant du « gourou » indien

 

Par Eric Pelletier, publié le 10/09/2013 à 19:43

Deux membres du réseau cherchaient à rejoindre le Waziristan, près de la frontière afghane, fief des talibans pakistanais (photo).

Deux membres du réseau cherchaient à rejoindre le Waziristan, près de la frontière afghane, fief des talibans pakistanais (photo).REUTERS/Reuters TV

 

Huit hommes sont jugés jusqu’à vendredi à Paris, soupçonnés de s’être entraînés au djihad… dans des parcs publics. Deux d’entre eux ont été arrêtés au Pakistan en 2011, au terme d’un itinéraire rappelant celui de Mohamed Merah, le « tueur au scooter » de Toulouse.

 

Le petit homme se lève dans le box de la XVIe chambre correctionnelle, encadré par des colosses en uniforme. Son regard dépasse à peine la ligne d’horizon que dessine la vitre blindée. Catogan, petite barbe, Mohamed Niaz Abdul Raseed, 34 ans, est-il le gourou obsédé par le djihad armé, endoctrinant de jeunes gens en vue d’une formation militaire au Pakistan, tel que le décrivent par les juges antiterroristes Poux et Trévidic? Ou est-il seulement cet ingénieur en mécanique, simple musulman indien, arrivé légalement en France il y a cinq ans, « bon mari, bon fils, bon collègue et bon citoyen » comme il se définit d’emblée en anglais? Le rictus perceptible sur sa lèvre droite trahit en tout cas la tension du moment.

Le tribunal juge depuis lundi un réseau islamiste présumé, démantelé entre janvier et mai 2011. Selon l’accusation, ils étaient huit au total à s’entraîner en région parisienne. Seuls sept sont présents au tribunal. Le huitième homme serait en cavale au Gabon. Les surveillances effectuées à l’époque par la DCRI montrent chez eux un curieux mélange d’amateurisme et de radicalité.

Entraînements dans des parcs publics

Chaque fin de semaine, des entraînements religieux et sportifs avaient lieu dans deux parcs publics très fréquentés à Argenteuil (Val-d’Oise) et à la Courneuve (Saint-Saint-Denis). Au cours d’une équipée plus discrète dans les bois de Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise), en décembre 2010, le groupe s’est même entraîné à égorger des lapins. Pour savoir comment s’y prendre avec un mouton lors de la fête de l’Aïd? L’homme chargé d’enseigner cette pratique avait lui-même des doutes, compte tenu de la date encore lointaine de cette fête religieuse. « Je me suis même fait peur en pensant que je pouvais enseigner le sacrifice d’animaux à des gens qui pouvaient utiliser cette technique pour égorger des êtres humains« , aurait-il confié en garde à vue aux policiers de la DCRI.

L’examen des ordinateurs et du téléphone de Mohamed Niaz Abdul Raseed a mis en évidence une abondante documentation islamiste. Elle fourmille de vidéos sur la « légalité des opérations martyres » et d’images d’attentats. Il y a même un guide pour déjouer les surveillances policières et un autre pour apprendre à confectionner des explosifs. Sur la partie effacée d’un disque dur d’un de ses ordinateurs, les policiers ont reconstitué une vidéo macabre, d’une durée de « 16 minutes et 39 secondes »: des scènes d’égorgement s’attardant sur l’agonie de soldats russes au Daghestan.

« Je me constituais une bibliothèque. Je téléchargeais ce qu’on m’envoyait sur Facebook sans jamais ouvrir les fichiers. C’est un hobby », affirme Mohamed Niaz Abdul Raseed, en contradiction avec ce que les experts informatiques ont déterminé. Tout juste l’ingénieur reconnaît-il la consultation du guide de confection des explosifs, par simple curiosité selon lui, puisque toute la presse en parlait. Il minore par ailleurs la portée des messages qu’il échangeait sur Internet avec quatre mystérieux interlocuteurs pakistanais.

Repérés au Pakistan

Le dossier fait aujourd’hui écho à l’affaire Merah. Comme le « tueur au scooter » de Toulouse, Charaf-Din Aberouz, Français d’origine marocaine âgé de 27 ans, et Zohab Ifzal, d’origine pakistanaise âgé de 24 ans, se sont en effet rendus au Pakistan en 2011. Ils voulaient eux aussi se former militairement au Waziristan, une zone située à la frontière afghane, fief des talibans pakistanais et d’Al Qaeda. Les volontaires n’ont pas emprunté la voie directe – trop surveillée – préférant passer par Bruxelles et Doha, avant d’atterrir à Lahore. A l’arrivée, ils devaient porter un jean, se rendre à l’arrêt de bus de la station Chowk, et attendre, une bouteille d’eau dans la main gauche. Un contact devait les aborder selon un code défini à l’avance.

Mais, contrairement à Merah qui a réussi à intégrer un groupe de combat après son arrivée à Lahore, ils ont été repérés et arrêtés par les services pakistanais dès leur descente de l’avion, le 25 janvier 2011, en même temps que deux suspects chargés de les accueillir. Selon les juges d’instruction antiterroristes, un certain Abou Hamza « expert en engins explosifs improvisés et en confection de vestes explosives », devait les prendre en charge.

« Je réfute totalement la participation à un groupement terroriste »

« Il y a des choses vraies et d’autres qui relèvent du mensonge. C’est justement ce mélange de vérité et de mensonges qui forme un complot », se défend Mohamed Niaz Abdul Raseed, désigné comme l’idéologue du groupe par les policiers. « Prêcher la religion est différent de recruter. Je réfute totalement la participation à un groupement terroriste. Je n’ai jamais voulu porter atteinte à la souveraineté de la France, ni à celle de ses alliés, pas plus qu’attaquer d’autres religions comme les chrétiens ou les juifs, ni aucune personne physique. Je n’ai jamais enfreint la loi française », insiste l’ingénieur indien. » En quoi consulter des sites, télécharger des ouvrages marque-t-il un début de passage à l’acte? », interroge son avocat Me Sébastien Bono, cité par l’AFP.

Abdul Rasheed prend soin de ne pas se poser en idéologue. Selon lui, c’est de leur propre initiative que ses deux camarades sont partis au Pakistan. Des grognements montent alors des bancs de la défense. Certains de ses co-prévenus, qui ont expliqué avoir été torturés par les forces de sécurité au Pakistan avant d’être expulsés vers Paris, ne semblent pas de cet avis. Pour l’avocat de Zohab Ifzal, Me Denis Hervé, son client a été la victime « d’une forme d’envoutement typique d’une secte ». Les plaidoiries, notamment celle de Me Jean-Yves Liénard, défenseur de Charaf-Din Aberouz, promettent d’être tendues. Elles interviendront vendredi, au dernier jour du procès.

 

http://www.afrik.com/terrorisme-larossi-abballa-ce-djihadiste-francais-originaire-du-maroc

Terrorisme : Larossi Abballa, ce djihadiste français originaire du Maroc !

 

mardi 14 juin 2016 / par Malick Hamid

 

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Larossi Abballa, 25 ans, a été identifié comme l’auteur du double meurtre survenu ce lundi 13 juin 2016 dans les Yvelines. Français originaire du Maroc, l’homme était connu des services de police français.

 

Abattu par les forces de l’ordre après avoir tué un commandant de police et sa compagne, au nom de l’organisation Etat islamique, ce lundi 13 juin 2016, dans les Yvelines, Larossi Abballa faisait déjà part en 2011 de sa volonté de passer à l’acte, ont indiqué plusieurs sources policières. A l’époque, le jeune homme avait été interpellé pour son implication dans une filière djihadiste active au Pakistan et en Afghanistan. Qui est Larossi Abballa ? Né à Meulan-en-Yvelines le 28 mars 1991, musulman pratiquant, Larossi Abballa se fait d’abord connaître des services de police pour des faits mineurs de petits larcins. Selon le juge Marc Trévidic qui l’a mis en examen, il n’a que 20 ans lorsqu’il est arrêté en mai 2011 avec des amis des Mureaux et de Mantes-la-Jolie. Il fait alors partie d’une cellule qui recrute des candidats cherchant à s’entraîner au combat au Pakistan et en Afghanistan. Deux membres de cette filière sont d’ailleurs arrêtés à leur descente d’avion à l’aéroport de Lahore, où ils comptaient rencontrer un responsable d’Al-Qaïda.

En détention provisoire pendant deux ans et demi, du 14 mai 2011 au 30 septembre 2013, il se fait remarquer pour son radicalisme religieux. Il est d’ailleurs transféré de prison à plusieurs reprises et fait l’objet de rapports d’incidents pour avoir détenu des portables ou pour avoir tenté d’escalader un grillage. Fin septembre 2013, il est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à trois ans d’emprisonnement, dont six mois ferme, pour association de malfaiteurs terroristes. Bien qu’elle soit assortie d’une mise à l’épreuve, cette peine qui a pour conséquence sa libération immédiate. Remis en liberté, il s’installe à Mantes-la-Jolie et monte une petite entreprise, « Doctor Food », qui fait des livraisons nocturnes de sandwiches halal. Mis sous coute, aucune information n’a filtré de ce que planifiait ce Français d’origine marocaine Lundi 13 juin 2016, vers 21 heures, Larossi Abballa s’attaque à un couple de fonctionnaires de police, assurant au RAID avoir fait allégeance au groupe Etat islamique, trois semaines plus tôt. Il dit également avoir répondu à un communiqué de Abou Bakr al-Baghdadi, leader de l’organisation Etat islamique, qui, selon les propos rapportés par François Molins, demandait de « tuer des mécréants chez eux avec leur famille ».

 

http://www.jeuneafrique.com/333646/politique/sait-on-de-larossi-abballa-terroriste-de-magnanville/

Que sait-on de Larossi Abballa, le terroriste de Magnanville ?

 

15 juin 2016 à 15h10 — Mis à jour le 15 juin 2016 à 15h12

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En France, l’enquête sur les circonstances du meurtre d’un policier et de sa compagne en banlieue parisienne par Larossi Abballa progresse. Impliqué dans une filière jihadiste démantelée en 2013, le jeune homme qui a fait allégeance à l’État islamique était connu des autorités françaises. Voici ce que l’on sait jusqu’à présent de lui.

Origines marocaines

Larossi Abballa est né à Mantes-la-Jolie, dans le département des Yvelines. Ses parents, originaires du Maroc, se trouveraient au royaume chérifien depuis quelques mois. Il semble que Larossi Abballa occupait seul leur logement au moment des faits.

Passé judiciaire

Lorassi Abballa était connu des services de police. En 2008, il écope d’une première condamnation pour conduite sans permis et refus d’obtempérer. Deux ans plus tard, pour vol avec effraction et recel. En 2011, il est placé en détention car soupçonné d’ « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Les enquêteurs le soupçonnent de faire partie d’une filière jihadiste œuvrant entre la France et le Pakistan.

En 2013 il est condamné à trois ans de prison, et libéré le 30 septembre de la même année après avoir purgé deux ans et demi de détention provisoire. Abballa fait alors l’objet d’une fiche S émise par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), et depuis janvier d’une autre fiche de recherche émise par la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (SDAT).

L’ancien vice-président chargé de l’instruction au pôle antiterroriste du tribunal de grande instance de Paris, le juge Trévidic, a accordé une interview au Figaro dans laquelle il revient sur la personnalité d’Abballa qu’il a à l’époque mis en examen. Il décrit « un bonhomme comme il en pullule dans les dossiers islamistes, imprévisible, dissimulateur. Il voulait faire le djihad, c’est certain. Il s’était entraîné en France non pas militairement, mais physiquement. Mais concrètement, à l’époque, à part ses mauvaises fréquentations et quelques joggings pour entretenir sa forme, il n’y avait pas grand-chose à lui reprocher au strict plan des poursuites pénales. »

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Dirigeant d’une petite entreprise de restauration rapide

Et il semblerait que le futur terroriste a adopté un comportement laissant penser qu’il s’était déradicalisé. Il avait monté en janvier 2016 DR Food, une petite entreprise de livraison nocturne de sandwich halal. Sur Facebook il postait régulièrement des petites vidéos où il racontait son quotidien de jeune entrepreneur. Cette entreprise pourrait lui avoir servi de couverture pour déjouer l’attention des services de sécurité.

Une petite amie pendant 5 ans

Larossi Abballa a été en couple pendant 5 ans. Son ex-petite amie, « la première et la dernière » selon elle, a été interviewée par la radio France info. Elle décrit le jeune homme comme « un petit jeune de quartier qui pensait à s’amuser, à faire la fête. Après, il a changé mais dans le bon sens », a-t-elle déclaré. Elle raconte que Larossi est devenu plus religieux, tout en précisant qu’à l’époque elle n’a rien vu « d’alarmant ».  Un tournant s’est opéré à sa sortie de prison. Elle se souvient : « Il s’était beaucoup isolé, il préférait prendre ses distances. Il n’avait plus les mêmes amis qu’avant ». Et d’ajouter : « Il m’avait dit qu’il était sur écoute par rapport à son ancienne condamnation, qu’il avait une fiche S. Ça le faisait rire ».

Le jihadiste était à nouveau entré en contact avec elle il y a trois jours. Il lui avait envoyé un sms disant : « J’ai besoin de te voir dix minutes, il faut qu’on se parle ». Elle a essayé de le joindre le lendemain, mais le téléphone ne marchait plus, a-t-elle expliqué.

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Un passage à l’acte longuement médité

En mai 2011, lorsqu’Abballa est arrêté au domicile de ses parents dans le cadre de l’enquête sur la filière jihadiste, les enquêteurs mettent la main sur son ordinateur et son téléphone portable. ils découvrent des conversations téléphoniques dans lesquelles le jeune homme, alors âgé de 20 ans, est explicite sur ses intentions.  Il écrit à l’un de ses complices : « Crois-tu vraiment qu’ils ont besoin de nous là-bas ? » (au Pakistan, NDLR), « Allah avec sa volonté va nous donner les moyens de hisser le drapeau ici (en France, NDLR) », « Faut commencer le taf », ou encore « J’ai soif de sang. Allah m’en est témoin », déclare-t-il à un proche. Les enquêteurs découvrent également une liste de cibles : des commissariats, des mosquées et des lieux touristiques dans le département des Yvelines.

Les conclusions de l’enquête sont alors formelles, Abballa « semble volontaire pour commettre des actions violentes en France ».

Allégeance à l’État islamique

Avant qu’il ne soit abattu par le raid au domicile du couple qu’il a assassiné, Abballa a déclaré aux négociateurs qu’il avait «prêté allégeance» à Abou Bakr al-Baghdadi, chef du groupe de l’État islamique (EI). Une information rapportée mardi par le procureur de Paris François Molins au cours d’une conférence de presse. « Il a ajouté avoir répondu à un communiqué de cet émir qui demandait, je cite, de ‘tuer des mécréants, chez eux’ avec leur famille », a ajouté le procureur. Une information confirmée quelques heures après l’attaque par l’agence Amaq, organe de presse de l’EI, qui a affirmé qu’un « combattant de l’État islamique » avait tué le couple près de Paris.

Jean-Sébastien Josset

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/video-complement-d-enquete-le-braquage-rate-de-salah-abdeslam-avec-abdelhamid-abaadoud_1416919.html

VIDEO. Complément d’enquête. Le braquage raté de Salah Abdeslam avec Abdelhamid Abaadoud

 

« Complément d’enquête » retraçait le 21 avril 2016 le parcours des frères Abdeslam, responsables des tueries de novembre 2015 à Paris. En 2010, une équipe de  »bras cassés » dont fait aussi partie Abdelhamid Abaaoud, le « cerveau » des attentats, tente un cambriolage. Extrait.

 

FRANCE 2

francetv.info dans LuraghiFrancetv info

Mis à jour le 22/04/2016 | 12:13, publié le 22/04/2016 | 01:15

« Complément d’enquête » retraçait le 21 avril 2016 le parcours des frères Abdeslam, responsables des tueries de novembre 2015 à Paris. C’est en hiver 2010 que Salah Abdeslam, le plus jeune des deux frères et le seul terroriste des attentats de novembre 2015 à Paris encore en vie, plonge dans la délinquance. Dans cet extrait, retour sur un braquage raté.

Le 2 décembre 2010, tard dans la nuit, Salah Abdeslam quitte Molenbeek en voiture avec trois comparses et Abdelhamid Abaaoud, le « cerveau » présumé des attaques de novembre, en direction du Brabant wallon. But de la virée nocturne : cambrioler un garage automobile. L’équipe commence à forcer la porte au pied-de-biche, mais le garagiste habite sur place et entend du bruit. Pour « Complément d’enquête », Julien Daguerre est allé l’interroger.

« Un cambriolage pas préparé, pas très intelligemment fait »

« Ils ont essayé de s’attaquer à ce petit Velux, mais la fenêtre de ma chambre est juste au-dessus, se souvient le garagiste. En l’ouvrant, j’ai vu cinq mecs cagoulés. Il y en a un qui m’a dit : ‘C’est le père Noël.’ Ils sont repartis tranquillement. Ce qui m’a interpellé, c’est leur côté baba cool. » La petite bande est vite rattrapée par la police après avoir tenté de s’enfuir. L’un d’eux sera repêché dans la rivière, en hypothermie.

Jugée au tribunal correctionnel de Nivelle, en Belgique, cette affaire de  »bras cassés » avait plutôt fait sourire le chroniqueur judiciaire Vincent Fifi : « Un cambriolage alors qu’il neigeait… pas préparé, pas très intelligemment fait. On voit qu’ils n’avaient pas le profil, il y a cinq ans, pour commettre des faits bien organisés. C’est de la petite délinquance faite un peu n’importe comment. » Abaaoud avait déjà été condamné pour vols avec violences, Salah Abdeslam n’avait pas encore d’antécédents judiciaires.

Extrait de « Abdeslam : une histoire de famille ?« , un reportage diffusé dans « Complément d’enquête. Abdeslam : les frères de sang » le 21 avril 2016.

 

http://www.lalibre.be/actu/belgique/salah-abdeslam-d-un-vol-rate-a-limelette-au-carnage-de-paris-portrait-56ec6ee335708ea2d3aedee6

Salah Abdeslam, d’un vol raté à Limelette au carnage de Paris (PORTRAIT)

 

Lamfalussy Christophe Publié le samedi 19 mars 2016 à 07h37 – Mis à jour le samedi 19 mars 2016 à 23h51

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Belgique Le parcours du cadet de la fratrie Abdeslam, un petit caïd issu de Molenbeek, rattrapé par le salafisme et qui finit comme le terroriste le plus recherché d’Europe.

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 2010, quatre jeunes Bruxellois quittent Molenbeek dans l’Opel Corsa de la sœur d’Abaaoud. Direction : le Brabant wallon. Ils ont un pied-de-biche, un couteau, un spray lacrymogène et des cagoules. Leur objectif est de voler des voitures. Ils se dirigent vers Genval et Limelette, où ils ont repéré deux garages qu’ils entendent bien « visiter ».

Mais l’escapade des Molenbeekois se termine mal. A Limelette, alerté par l’alarme, le garagiste appelle la police. La fuite est de courte durée. Les policiers les retrouveront en état d’hypothermie dans la Dyle. « C’étaient les pieds nickelés, de la petite délinquance sans grande envergure », nous disait en décembre dernier l’avocat Alexandre Château. Oui et non. Car dans l’Opel Corsa se retrouvaient au moins deux des futurs protagonistes de la plus grosse affaire de terrorisme que la Belgique et la France aient connue.

Il y avait là Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats de Paris, son ami Salah Abdeslam, qui a été arrêté, et deux comparses, Darius C. et Ahmet A. qui ne semblent pas liés à la mouvance islamiste.

Les quatre ont entre 20 et 23 ans. Abaaoud, qui vit alors à Molenbeek à la chaussée de Gand, est le plus âgé. C’est un ami d’enfance d’Abdeslam, même si ce dernier est domicilié alors dans un appartement de la rue Emile Sergijsels à Koekelberg. Pris sur le fait, les quatre Bruxellois sont en aveux et placés en détention préventive.

Viré de la Stib car en prison

Leur procès à Nivelles ne tardera pas. Il aura lieu au début 2011. Au juge, Abaaoud déclarera qu’il « vit d’air et de lumière« . Ahmet A. dira : « Je ne suis pas innocent mais je n’ai rien volé ». Darius C. dépend du CPAS tandis qu’Abdeslam plaidera, avec son avocat, le fait qu’il a un travail stable à la Stib, où il travaille depuis septembre 2009 comme mécanicien au dépôt des trams à Ixelles.

Le 25 février 2011, ils seront condamnés à un an de prison avec sursis. Le juge a estimé qu’il fallait leur donner « une chance » car aucun d’eux n’avait un lourd casier judiciaire. Abaaoud avait déjà été condamné à une peine de travail pour une affaire de recel en 2006. Ahmet A. avait le casier le plus lourd, avec une condamnation à un an de prison pour plusieurs recels et faits de rébellion. Mais pour Salah Abdeslam, ce fait divers banal eut des conséquences plus graves. En janvier, la Stib l’a informé qu’il était licencié pour « absence injustifiée ».

Poursuivi aussi au Maroc

Son père, conducteur de tram, travaillait aussi à la Stib. Abderrahmane Abdeslam fait partie de cette génération du Rif marocain appelée, par la Belgique, par une convention bilatérale en 1964, à pallier le manque de main-d’œuvre dans le pays. Né à Oran en Algérie en 1949, il a gardé sa nationalité française qu’il a transmise à ses quatre fils et à leur fille et s’est installé avec sa femme marocaine à Bruxelles. Mais l’été, toute la famille se rend dans le fief familial au Maroc, Bouyafar, une bourgade de 15 000 habitants, de plages et de pêcheurs, où la famille possède une maison moderne, selon « Le Monde ».

Salah Abdeslam n’était pas un enfant de chœur, même quand il se rendait au Maroc. En 2010, il a été arrêté à Agadir par la police marocaine dans le cadre d’une affaire de coups et blessures. Le tribunal le condamna le 31 mai à quatre mois de prison, toujours avec sursis, et 800 dirhams d’amende.

Un petit caïd de quartier

Un temps élève à l’athénée Serge Creuz, il aimait la frime, les filles, l’alcool, les joints, les cigarettes. Tous ses amis évoquent un caïd de quartier, du genre fêtard et lève-tard. Les autres habitants évitaient cette bande de petits caïds qui a grandi à l’ombre de la maison communale. Hormis l’aîné Yazid, parti s’installer ailleurs avec sa femme, les trois frères vivaient au domicile familial à Molenbeek, sur la place communale, dans l’un des 400 logements que possède la commune et que celle-ci loue à bas prix aux familles défavorisées.

Brahim, 31 ans, Mohamed, 29 ans, et Salah, 26 ans, vivaient chez leurs parents mais à des rythmes bien différents. « Brahim et Salah découchaient la nuit et quand ils revenaient le matin, Mohamed partait au travail », racontait fin décembre Me Nathalie Gallant, l’avocate de Mohamed, devenue le « spin doctor » de la famille face aux hordes de journalistes sonnant à la porte de la maison.

Car Mohamed travaillait. Il a été durant des années l’un des plus proches conseillers de l’ancien bourgmestre socialiste Philippe Moureaux, avant d’être versé au service « Démographie » de la commune. A « son plus fidèle collaborateur », l’ancien bourgmestre a même dédicacé son roman policier « La Soupière chinoise », paru en 2011.

Quand Françoise Schepmans, la libérale, a été élue au maïorat de Molenbeek, en 2012, elle s’est rendu compte du clientélisme qui sévissait dans la commune. La famille Abdeslam bénéficiait indûment d’un logement communal car ses revenus annuels dépassaient les 100 000 euros. « Leur contrat prend fin en 2016 car ce n’est pas facile de mettre dehors des locataires », nous disait-elle.

La radicalisation et les préparatifs

La commune a également fait fermer à la mi-août le bar « Les Béguines » que Brahim et Salah avaient ouvert en 2013 à Molenbeek. La police avait fini par être alertée par les vapeurs de marijuana qui s’échappaient du troquet. « Avec Brahim, dès que tu entrais, il te sautait dessus pour te vendre quelque chose », a raconté Abdel, 34 ans, à l’AFP. Après la fermeture du café cet été, Salah a démissionné, le 30 septembre comme l’atteste le Moniteur, de son poste de gérant tandis que Brahim, le principal actionnaire, a cédé ses parts à un certain Batis Rida qui a transféré le siège social à Quiévrain.

Cette vente résulte-t-elle de la fermeture imposée par les autorités ou d’un acte prémédité des frères Abdeslam avant les attentats de Paris ? C’est la bouteille à l’encre. Mais en septembre, les frères Abdeslam étaient manifestement déjà au parfum de l’opération qui se préparait au départ de la Syrie. Brahim et Salah avaient été repérés par la police belge, le premier pour avoir tenté de rejoindre la Syrie au début 2015, le second pour radicalisme. Les deux frères figuraient dans la liste des 85 Molenbeekois fichés par l’Ocam et transmise au bourgmestre en juin dernier. Ils étaient décrits comme « radicalisés, appartenant à la mouvance islamiste ».

Mohamed parle d’un « lavage express du cerveau« . Son avocate Me Gallant ajoutait : « Vestimentairement, ils n’avaient pas changé. Il y a deux choses a posteriori. C’est qu’ils avaient arrêté de boire et qu’ils priaient un peu plus qu’avant ». Les deux frères s’entraînent aussi aux arts martiaux. Convertis au salafisme et à ses strictes normes, les délinquants se préparent.

A la fin août, Brahim annule un mariage au Maroc. Un proche le décrit, au « Wall Street Journal », comme « scotché aux vidéos » de l’ordinateur du café et « parlant souvent d’aller en Syrie », « où nos sœurs meurent et sont violées par des commandos ». Salah voyage beaucoup. Il est fiché par l’Ocam, mais n’est pas recherché et dispose d’un passeport européen. Il est contrôlé en août sur un ferry faisant la liaison entre Bari et le port de Patras en Grèce, et en septembre en Autriche, en provenance d’Allemagne.

Le logisticien qui ne meurt pas

Dans la nuit du 11 au 12 novembre, ils sont partis en convoi de Bruxelles dans deux voitures, une Seat et une Clio louées par Abdeslam, le logisticien du groupe. Ils font escale à Charleroi pendant une dizaine d’heures. Une troisième voiture, une Polo, les rejoint. Ils s’installent dans deux modestes hôtels à Bobigny(Seine-Saint-Denis) et Alfortville (Val-de-Marne). On connaît la suite. Ce furent les attentats meurtriers de Paris.

« Son frère espère que j’organise sa reddition et mon rôle consisterait à ce que cette reddition se passe bien. Je suis convaincue qu’il est terré quelque part« , assurait alors Me Gallant. Prémonitoire…Christophe Lamfalussy

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