Ligue du LOL : le journaliste David Servenay a encore perdu une bonne occasion de se faire discret

Voilà en effet ce qu’il twitte aujourd’hui sans aucune vergogne, alors qu’il est à l’origine du phénomène avec ses amis « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lequel a débuté en 2008 sur le site Rue89 :

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@servenay
RT @yannguegan: Tu te dis qu’on a peut-être fait le tour des révélations sur la #liguedulol mais en fait non
La Ligue du LOL était aussi une machine à broyer des femmes
[Enquête Numerama] Il y a dix ans, être une femme ciblée par la Ligue du LOL revenait à mettr… plus
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Point n’est besoin d’aller rechercher de lointains ancêtres aux membres de la Ligue du LOL, ni de tomber dans la tartufferie d’un Paul Godefrood, tout a bien commencé sur le site Rue89 en 2008 avec les harcèlements quotidiens dont y étaient victimes des femmes – et uniquement des femmes, jamais des hommes – déjà victimes de harcèlement moral dans le travail qui, appâtées par des articles sur ce sujet – tout comme des hommes se disant également victimes de harcèlement moral dans le travail – venaient comme moi très naïvement parler ou témoigner anonymement de ce que ces termes pouvaient recouvrir.

Le journaliste de Rue89 David Servenay nous faisait passer pour des folles, c’est son pote le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi qui le dit publiquement dès 2010 et au cours des années suivantes dans plusieurs de ses écrits publics me concernant, qu’il n’a pas tous rendus privés.

Au mois de février 2009, il avait bien fait publier sur ce site un article consacré au harcèlement moral en entreprise dont était victime une personne… handicapée… son but étant clairement de laisser entendre que le handicap, particulièrement lorsqu’il est mental, justifie le harcèlement moral en entreprise et ailleurs, lequel ne saurait être autre chose : on se « moque » à juste titre des « fous » ou des « folles », lesquels n’auraient leur place qu’en hôpital psychiatrique, et certainement pas dans les entreprises ni les espaces publics, comme l’ont toujours soutenu tous les « déconnologues » de la bande de Pascal Edouard Cyprien Luraghi et leurs divers complices, à commencer, en ce qui me concerne, par la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui alimentait déjà toute la bande en fausses informations à mon sujet. M’ayant toujours fait surveiller par divers moyens illégaux, comme des écoutes téléphoniques illégales et du piratage informatique, elle suivait attentivement toute mon activité anonyme sur Internet, particulièrement sur le site Rue89 où j’avais ouvert un compte, et contactait tous mes nouveaux contacts pour les « renseigner » à mon sujet…

A noter : les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest n’ont par la suite jamais tari d’éloges sur la « déconnologie » pratiquée sur le site Rue89, telle que son inventeur le cybercriminel et psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi l’avait décrite et revendiquée lors de son interrogatoire du 14 mars 2011 à la Gendarmerie de Puy-l’Evêque, à la suite de mes premières plaintes à son encontre. Il en excluait alors ses prolongements ultra violents sur ses propres blogs comme dans les « vraies vies » de ses cibles, niant notamment m’avoir à maintes reprises menacée de mort, mais avait bien déclaré se « moquer » avec ses amis des « folles » qui se prétendaient victimes de harcèlement moral en entreprise dans leurs commentaires sur le site Rue89, lesquelles, en réalité, se contentaient ainsi de répondre aux appels explicites à témoigner et à débattre des journalistes du site.

Ce dernier a encore revendiqué comme « normales » ou parfaitement « justifiées » toutes ses soi-disant « moqueries » à mon encontre devant le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris lors de l’audience du 8 novembre 2016 qu’il avait lui-même demandée pour exiger notamment qu’il me soit fait interdiction définitive de toute expression publique concernant ma propre biographie, sur laquelle il estime avoir un droit d’exclusivité.

En ce qui concerne le pervers manipulateur David Servenay, rappelons qu’il a quitté Rue89 au mois de décembre 2010 pour rejoindre l’éphémère site OWNI par où ont transité à la même époque plusieurs membres de la Ligue du LOL.

 

https://www.numerama.com/politique/463806-la-ligue-du-lol-etait-aussi-une-machine-a-broyer-des-femmes.html

La Ligue du LOL était aussi une machine à broyer des femmes

 

 

[Enquête Numerama] Il y a dix ans, être une femme ciblée par la Ligue du LOL revenait à mettre le doigt dans un engrenage bien particulier. Influence, pouvoir, harcèlement et photos intimes volées : de nouveaux témoignages recueillis par Numerama montrent l’étendue d’un système où des femmes, volontaires ou non, étaient tour à tour convoitées, dénigrées, moquées, harcelées.

Depuis la publication d’un article de Libération les accusant de cyberharcèlement le 8 février 2019, plusieurs membres de la « Ligue du LOL » ont publié des explications ou des excuses en ligne. La Ligue du LOL était le nom d’un groupe Facebook, créé par le journaliste Vincent Glad, qui rassemblait une trentaine de journalistes, communicants, blogueurs, et qui a harcelé en ligne de nombreux internautes francophones.

En grand majorité, ceux-ci assurent aujourd’hui avoir ciblé aussi bien des femmes que des hommes, et n’avoir pas fait de différence entre eux. Numerama a montré dans une première enquête combien cette entreprise visait en effet large — d’autres articles ont également montré l’homophobie de certains actes.

La plupart des femmes ciblées par la Ligue du LOL ont quant à elle subi un harcèlement bien spécifique, sexiste, et parfois sexuel. Numerama révèle de nouveaux témoignages et preuves de la pression que subissaient certaines d’entre elles, piégées dans une atmosphère d’entre-soi minuscule, où Twitter ressemblait alors à « une chatroom géante ».

Des détails intimes révélés sur Twitter

Iris Gaudin, journaliste et blogueuse, a fait partie de ces femmes. Elle connaissait le créateur de la Ligue du LOL, Vincent Glad. Ils étaient dans la même école de journalisme, l’ESJ, à une promo d’écart, et ils avaient eu ensemble une relation intime.

Un jour, après un café pour discuter d’une émission télévisée sur Twitter qu’il voulait lancer, Vincent Glad invite Iris Gaudin à rejoindre le réseau social. Elle accepte. Pour l’occasion, il lui dédie un tweet de bienvenue un peu particulier, dans lequel il l’appelle la «  salope ». Ce terme est utilisé en référence à une interview menée par la journaliste quelques temps plus tôt, dans laquelle l’acteur Gérard Depardieu la traite ainsi.

Dans les jours qui suivent, Iris Gaudin commence à recevoir des tweets, écrits depuis des comptes anonymes. Ils lui envoient des messages à caractère sexuel : «  Ils décrivaient des parties intimes de mon corps, avec beaucoup de précision », se souvient-t-elle. La journaliste envoie un message à Vincent Glad, et lui demande si c’est lui qui est derrière ces comptes. « Il m’a répondu que non, que j’étais complètement folle et qu’il n’était pas du tout au courant », raconte-t-elle à Numerama.

Des membres de la ligue du LOL comme le journaliste Alexandre Hervaud s’en mêlent. Dans un tweet toujours en ligne, il invite des comptes anonymes, dont au moins un a été relié à des membres de la Ligue, à «  payer une bonne bière » à Iris Gaudin, en la mentionnant. Un lien partagé renvoie vers la photo d’un sexe féminin dans lequel est inséré une canette de bière. Interrogé à ce sujet par la victime de harcèlement, Vincent Glad lui aurait répondu qu’elle «  n’avait pas d’humour ».

Ligue du LOL : le journaliste David Servenay a encore perdu une bonne occasion de se faire discret dans AC ! Brest ligue-lol-capture-hervaud-gaudin

Un tweet dans lequel était mentionnée Iris Gaudin. // Source : Capture d’écran Numerama

 

Un compte parodique nommé « jesuisunesalope » est aussi créé. Il mentionne régulièrement Iris Gaudin en se moquant d’elle, il se fait passer pour elle, ou se moque tantôt de ses tweets. «  Ce compte servait à me ridiculiser », résume la journaliste et blogueuse.

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Capture Numerama
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Capture Numerama

 

Un autre compte anonyme, @foutlamerde, a servi à harceler sexuellement Iris Gaudin. Elle y était qualifiée de «  poupée  », de « coquine », de «  putain de cougar en puissance  ». Vincent Glad a reconnu avoir été l’une des personnes derrière ce compte à 20 Minutes.

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Les tweets datent de 2010 // Source : Capture d’écran Numerama

 

Ce harcèlement sexuel a duré deux ans, entre 2010 et 2011, durant lesquels on l’a aussi avertie sur le fait que des images intimes d’elle circulaient – elle n’en a jamais eu la preuve. Il s’est ensuite largement atténué, à peu près au moment où des membres ont trouvé un emploi dans des grandes entreprises. Contacté par Numerama, Vincent Glad, qui était « tagué » sur certaines publications insultantes, affirme qu’il ne savait pas que des comptes anonymes avaient harcelé sexuellement Iris Gaudin en dévoilant des détails de son anatomie.

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Un autre compte anonyme qui ciblait Iris Gaudin. // Source : Capture d’écran Numerama

 

Avoir des relations avec un des membres de la Ligue du LOL revenait-il à s’exposer au risque de voir des photos ou détails intimes circuler ? C’est une question que se pose aujourd’hui Camille, la femme derrière le compte Twitter @yelling__.

« Si tu n’étais plus sexuée, tu n’existais plus »

« À l’époque de Twitter, il n’y avait pas de notions de regard, il n’y avait que nous. Tout était public, c’était comme une chatroom géante. Il n’y avait pas de limite. J’entends parler de photos volées et aujourd’hui je me demande ce qu’il s’est échangé sur moi », explique celle qui a eu une relation avec l’un des membres de la Ligue du LOL. Aujourd’hui, elle est encore marquée par tout ce qu’il s’est passé.

Elle souligne combien certains membres cessaient de parler à quelques femmes dès qu’ils apprenaient que celles-ci étaient en couple. «  Les filles ciblées, c’était des célibataires. À partir du moment où je me suis mise en couple, j’étais devenue une ‘darone’. Si tu n’étais plus sexuée, tu n’existais plus. »

« Il m’a fait croire qu’il avait le SIDA »

La blogueuse Capucine Piot a également été l’une des cibles privilégiées de la Ligue. Parmi les insultes et commentaires dégradants qui la visaient, on trouve de nombreuses références à ses organes sexuels ou à des pratiques sexuelles.

Des comptes anonymes, parmi lesquels @foutlamerde, l’ont également harcelée. L’un d’entre eux se vantait d’avoir en sa possession une photo de la poitrine de Capucine Piot.

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Un compte anonyme // Source : Capture d’écran / Numerama

 

Ce même compte a harcelé sexuellement d’autres femmes.

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Tous ces tweets s’adressent à une même femme. // Source : Captures d’écran Numerama

 

Capucine Piot raconte par ailleurs sur Twitter avoir eu une relation avec l’un des membres de la ligue, Renaud Aledo alias ClaudeLoup. «  Il m’a fait croire qu’il avait le SIDA pour me faire peur et me laisser penser que je pourrais l’avoir, accuse Capucine Piot. Je me suis retrouvée tremblante, à faire les examens médicaux nécessaires. Pendant ce temps-là la traque en ligne continuait ».

Certaines femmes victimes du harcèlement de la Ligue du LOL ont eu, ou failli avoir des relations intimes avec un membre du groupe. Qu’elles y consentent ou qu’elles s’y refusent, le résultat était le même : le harcèlement, d’elles ou de proches.

Matthias Jambon nous racontait ainsi dans notre précédent article sur le sujet que son harcèlement avait commencé en 2011. Il s’était rendu au salon du livre avec une amie journaliste. Cette dernière avait été approchée par Renaud Aledo, mais avait refusé d’avoir une relation sexuelle avec lui. Renaud Aledo les avait vus au salon du livre et aurait pensé que Matthias Jambon avait séduit la journaliste. Le lendemain, Matthias Jambon était suivi par la quasi-totalité des membres de la Ligue du LOL sur Twitter. « On m’a dit c’est ton tour », se souvient-il au téléphone. Les premières insultes sont tombées 48 heures plus tard.

Des photos intimes volées et partagées publiquement

Au cours de notre enquête, nous avons retrouvé sur Twitter des traces de l’existence d’un compte, depuis supprimé, intitulé @TwitpicDeSeins, le «  compte où tu ne veux pas voir ta petite sœur », comme le décrivait Vincent Glad dans un tweet en 2010. Dans un message public, il dit avoir «  inventé » la notion de « photo de sein » et mentionne le compte en question, qui partageait de nombreuses photos de décolletés ou de seins nus. Interrogé par Numerama, il nie en être à l’origine. Le «  on » désignerait Twitter ou les internautes, mais pas lui, ou la Ligue du LOL…

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Capture Numerama

 

Numerama a constaté que de nombreux membres de la Ligue du LOL échangeaient des photos en mentionnant ce compte. C’était également le cas d’autres membres de Twitter à l’époque. David, un journaliste que nous avons interrogé et qui ne faisait pas partie de ce groupe, avait lui aussi publié plusieurs photos des décolletés de ses amies en soirées. Il insiste sur le fait que c’était avec leur accord : « Il y avait des filles qui envoyaient directement [des photos] » souligne-t-il. Deux femmes concernées nous ont confirmé cette version des faits.

Une autre femme qui avait consenti à ce qu’une photo de ses seins soit prise lors d’une soirée ne s’en souvenait tout simplement pas. Ce n’est qu’après avoir contacté l’homme qui avait pris la photo qu’elle nous a indiqué : « Ce n’était pas très malin mais ce n’était pas dans mon dos. »

À l’époque en 2009, de nombreuses femmes mettent en ligne volontairement des décolletés (souvent), ou plus (parfois). Elles sont nombreuses à expliquer, aujourd’hui, combien l’ambiance était différente et qu’elles ne se méfiaient pas. Nombreuses, aussi, à culpabiliser d’être entrée dans ce « jeu » sans comprendre qu’elles étaient, à un autre endroit, tournées en ridicule pendant des mois ou des années. « Quand Vincent Glad a parlé de mes seins à l’époque, le pire, c’est que j’ai dû être contente », nous explique Camille (@yelling), contactée au téléphone.

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Plusieurs images qui circulent ne sont pas restées que sur Twitter. On retrouve la mention de Capucine Piot à plusieurs reprises, par exemple, sur le réseau social mais aussi dans le Pearltree qu’archivait Vincent Glad à l’époque, et qu’il nous a confirmé utiliser pour « compil[er] les contenus qui [le] faisaient rire à l’époque sur Twitter ».

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Un des montages archivé que nous avons retrouvé utilise une des photos dénudées de la jeune femme. Elle est superposée à des chats vidéo anonymes de groupe. Il est difficile de savoir si c’est une capture d’écran qui a été modifiée ou non. Nous avons flouté la photo dénudée.

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Cette photo avait été partagée notamment par le compte Twitter @foutlamerde.

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Capture Numerama (lien floutés)

 

Certaines photos se sont échangées sans le consentement des femmes concernées. L’une d’entre elles nous raconte qu’elle avait bien publié des photos dénudées sur son compte, mais qu’elle n’avait pas donné l’accord pour les partager. On les retrouve pourtant sur des tweets, dont des tweets de @foutlamerde.

La journaliste Melissa Bounoua (qui a notamment travaillé chez Slate et au podcast Studio 404, dont l’équipe a annoncé arrêter la diffusion) en a aussi fait les frais avec deux images. En 2009, d’abord, une photo d’elle en robe avec un décolleté plongeant a beaucoup circulé. Elle l’avait elle-même partagée une fois sur Twitter : « À l’époque, je n’avais aucune conscience de tout ça », nous explique-t-elle par écrit.

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La deuxième est encore plus grave. En 2010, elle a pris en photo sa poitrine et l’a envoyée l’image à son petit-ami de l’époque en message privé sur Twitter. Le lendemain matin, l’URL de la photo avait été rendue publique par un compte anonyme, et tout le monde l’avait vue. Si elle l’a supprimée dans la foulée, la journaliste garde un souvenir amer, certaine que ce n’est pas son ami qui avait publié l’image.

Des flux RSS pour dénicher des photos Twitter privées

Comment l’image a-t-elle pu fuiter ? Aux débuts de Twitter, les photos mises en ligne étaient automatiquement transformées en URL en twitpic.com, la plateforme d’hébergement du réseau social. Or il était possible de s’abonner aux comptes TwitPic sous forme de flux RSS et donc « d’aspirer » automatiquement les photos publiées par les comptes. À ce jour, Melissa Bounoua est persuadée qu’il s’agit de la méthode qui a été employée pour récupérer cette photo privée, envoyée en message privé. «  Je n’en ai parlé personne à l’époque ne sachant pas, ne voulant pas investiguer plus. Je n’osais pas et j’étais gênée », nous explique-t-elle.

Aujourd’hui, cette faille de Twitter n’est plus exploitable. Il n’est pas possible de savoir combien d’images publiées dans des conversations privées ont ainsi été espionnées, et pendant combien de temps.

Des femmes inquiètes et des conséquences à vie

Iris Gaudin a dû fuir Twitter plusieurs fois (elle appelle cela des « tweetsuicides »), malgré le fait qu’elle jugeait le réseau social important pour faire parler de son travail. Elle a changé de pseudonyme, s’est absentée quelques mois avant de revenir. « J’ai même pensé à un moment qu’il s’agissait d’une sorte de bizutage ; alors j’ai fait des blagues à la con, pas méchantes mais idiotes. C’était avant que je me rende compte que je n’étais qu’une cible », se souvient Iris Gaudin, qui a mis des années à s’en remettre.

« Si ces mecs retweetaient une blague, un bon mot, un lien qu’on postait, on se sentait validées » abonde Camille (@yelling__). « Ils nous validaient ou nous invalidaient. Évidemment, le but c’était qu’ils nous valident et on plongeait tête baissée en disant surtout des conneries. Parce que je n’ai pas souvenir qu’ils retweetaient les choses intelligentes que l’on disait. Du coup on disait de la merde, sur nous-même et sur les autres. Quand j’y repense aujourd’hui, ça me tétanise. »

Une autre victime nous a confié avoir elle aussi tenté de «  copiner  » avec les personnes qui retwittaient des photos dénudées d’elle sans son consentement. Elle espérait ainsi qu’ils ne s’en prendraient pas davantage à elle.

Aujourd’hui, Iris Gaudin se souvient de « l’emprise » et la «  fascination » qu’elle éprouvait malgré elle pour certains membres de la Ligue du LOL. Elle se souvient aussi que «  leur but était de nous enlever toute dignité ». Et qu’ils faisaient ce «  travail » à une échelle « quasi-industrielle ».

Pour Mélanie Wanga, journaliste qui a subi des attaques sexistes et racistes sur Twitter mais aussi sur son blog personnel, ce groupe a contribué à certains membres de prendre de la place au sein d’un certain nombre de médias parisiens, tout en excluant de-facto celles et ceux qui n’étaient pas dans leur bande. «  Je me suis demandée pourquoi je m’infligeais ça », explique-t-elle dans le podcast Programme B. « Pourquoi je vais sur un réseau où je sais qu’il y a des mecs qui m’attendent en sniper au coin de la rue pour me tomber dessus et me balancer des trucs crypto-racistes en permanence. Et ce n’est pas anodin de se dire ça, en tant que jeune journaliste : ‘je vais quitter Twitter’, alors que c’est un outil indispensable. » Contactée par Numerama, une autre journaliste résume : « Soit tu étais avec eux, soit tu étais contre eux. »

Marie Turcan et Perrine Signoret

 

https://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/la-ligue-des-blaireaux-sauvages_2062093.html

La ligue des blaireaux sauvages

 

Par Eric Mettout, publié le 13/02/2019 à 18:55

 

Le fameux Lol, pour "Lough out Loud". Tout le monde n'est pas obligé d'être "mort de rire".

Le fameux Lol, pour « Lough out Loud ». Tout le monde n’est pas obligé d’être « mort de rire ».L’Express

Pourquoi leurs chefs n’ont-ils rien vu des dérapages des journalistes de la Ligue du Lol? Parce qu’ils étaient trop vieux.

 

C’est une histoire de happy few – ou plutôt de unhappy few. Elle est née et s’est développée à l’intérieur d’un tout petit milieu, pour resurgir aujourd’hui, dix ans plus tard. S’y croisent quelques dizaines de petits mâles alpha comme on en trouve à l’origine des pires bizutages et leurs quelques dizaines de victimes, des femmes le plus souvent, mais aussi des homos ou des noirs, chassés en meute et moqués pour leur physique, leurs activités mais surtout parce qu’elles ou ils sont femmes, homos ou noirs – et parce que c’est paraît-il marrant de chasser en meute plus faible que soi. C’est affligeant de bêtise mais pas très nouveau. Particularité : à l’époque des faits, ces petits mâles alpha sont très jeunes, plutôt parisiens, globalement de gauche, c’est important, et le plus souvent journalistes ou « communicants », comme on dit quand on veut définir ces métiers qui consistent essentiellement à faire fructifier son carnet d’adresses.

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Surtout, ils sont les rois des réseaux sociaux à un moment où les réseaux sociaux sont encore le privilège en France de quelques… happy few. Ils en tirent une gloire et une notoriété réelles, ils ont de l’influence, les rédactions ou les agences de com’ commencent à s’intéresser à eux, qui maîtrisent si bien ce drôle d’univers alléchant mais opaque qu’est encore internet pour la plupart des rédactions et des agences de com’. Ils impressionnent, par leur omniprésence, leur tchatche, leur connaissance des réseaux sociaux, leur humour aussi, parce qu’ils en ont, corrosif, destructeur, itératif. On les suit sur Twitter, où ils multiplient les « tweet-clashs », à la manière des « battles » de rap. Ils s’y écharpent à coups de mots d’esprit, de vivacité, de méchanceté, de mauvaise foi, dans des combats sauvages dont le vaincu ressort généralement lessivé mais revanchard, prêt à reprendre les armes à la première occasion.

Ça, c’est ce qu’on voit.

C’est ce que voit la majorité des utilisateurs de Twitter, loin d’être aussi nombreux qu’en 2019.

C’est ce que je vois moi, patron d’une rédaction numérique où défilent de jeunes journalistes des deux sexes qui m’initient plus aux subtilités de l’outil que je ne les y initie. C’est ce que voit la plupart de mes collègues, patrons d’autres rédactions numériques, avec qui nous nous réunissons régulièrement, sans que jamais il ne soit question d’autre chose que du talent, parce qu’ils en ont, de quelques-uns de ceux dont les noms ont été depuis frappés, très justement, d’infamie.

En y réfléchissant a posteriori, je me dis qu’il y a évidemment là de l’aveuglement – qui aurait pu imaginer que ces chérubins un peu arrogants mais sympathiques se transformaient en pervers narcissiques en enfilant leurs avatars ? Il y a une différence de génération, aussi : on n’invite pas son grand-père à sa surprise party quand on a 25 ans. Pas plus que les quadras qui, comme moi, étaient aux manettes, je n’ai été invité à la Ligue du Lol, le groupe Facebook où ils fomentaient leurs méfaits, moins encore à l’une de leurs opérations commando : trop vieux, pas assez… lol. Tout juste ai-je pu en mesurer la violence quand l’un de ses membres, responsable du site Web de Voici, m’a agoni d’injures en privé après un échange public un peu vif sur Twitter. L’affaire s’est arrêtée là : l’avantage d’avoir un peu de bouteille, c’est qu’on est moins sensible aux agressions des imbéciles et que les lâches le sentent vite. Ils abandonnent leur proie dès qu’elle fait mine de résister.

Passés par Owni

Celles et ceux qui, depuis quelques jours, racontent leur chemin de croix n’avaient pas cette chance. Ils avaient l’âge de leurs agresseurs, les admiraient parfois, en avaient peur souvent, ils étaient sans recours, fragilisés par leur isolement et leur précarité professionnelle. Ce qu’ils décrivent de leur calvaire est effrayant de brutalité et de vulgarité, on y retrouve tout ce qui caractérise ce cyber-harcèlement machiste, homophobe et raciste que l’on croyait réservé aux collégiens et aux lycéens, pas à de jeunes journalistes ostensiblement « progressistes », libertaires et modernes. Nombre d’entre eux sont passés par l’éphémère site Owni, le parangon de ce journalisme new-look, technologique, qui entendait enterrer les anciens – et où les anciens, fascinés par tant de modernité et de confiance en soi, venaient se fournir en recrues prometteuses. Il n’y avait pas de rédacteur en chef à Owni, pas de hiérarchie. Les jeunes journalistes avaient le pouvoir, sans contrôle, on leur disait qu’ils étaient les meilleurs et ils y ont cru. Ça n’explique pas tout, ça explique un peu.

Ça explique également que quelques-uns se soient retrouvés quelques années plus tard à des postes à responsabilité, où ils étaient encore confortablement installés quand a été révélé leur côté obscur : techniquement, ils étaient bons, et le remarquable travail fourni sur le Facebook des Gilets jaunes par l’un d’entre eux, Vincent Glad, en est la démonstration. De là à en tirer des leçons sur l’homogénéité masculine de notre métier, où les commandes sont tenues par des hommes blancs, il y a un pas, que nombre de groupes de défense du journalisme au féminin ont franchi très rapidement. Pas moi.

 

Document: dans cette interview de 2013, Renaud Revel interroge Vincent Glad et Eric Mettout sur le pouvoir de Twitter – et leurs réponses sont prémonitoires.

Que les choses soient claires : ce que ces femmes(et hommes) dénoncent est vrai, hélas! Alors qu’elles sont majoritaires dans les médias, il est tout à fait anormal que leurs officiers supérieurs soient essentiellement des mecs – pas partout : à L’Express, les deux patrons sont des patronnes.Mais si les lourdauds de la Ligue du Lol ont aussi bien réussi, ils le doivent avant tout à leur maîtrise du cyberespace, comme on disait alors, de ses mécanismes, de sa complexité et de ses armes. Ces mêmes armes, redoutables, empoisonnées, qu’ils ont utilisées pour harceler leurs bêtes noires. Ces mêmes armes qui se retournent finalement contre eux, avec les mêmes excès, quand des armées de bons esprits récupèrent les indignations légitimes de leurs victimes pour à leur tour, et avec le même sens du lynchage, chasser en meute. La boucle est bouclée.

A lire ailleurs

L’article de Libération, dont deux journalistes, membres de la Ligue du Lol ont été mis à pied, qui a tout déclenché.

Le témoignage de Léa Lejeune, l’une des victimes de la Ligue du Lol, qui l’ont conduite, dans un premier temps, à remettre en cause sa carrière, puis à s’engager pour que les femmes prennent toute leur place dans les médias.

La très complète enquête de Numerama sur les ravages de la Ligue du Lol.

 

https://www.lepoint.fr/societe/victor-hugo-avait-il-decouvert-l-ancetre-de-la-ligue-du-lol-12-02-2019-2292810_23.php

Victor Hugo avait-il découvert l’ancêtre de la Ligue du LOL ?

 

Dans un écrit de 1869, le grand homme raconte l’association malveillante qui préfigure le versant contemporain des réseaux sociaux, la Ligue du LOL.

 

Par

Modifié le 15/02/2019 à 07:43 – Publié le 12/02/2019 à 16:15 | Le Point.fr

 

On sait depuis ce week-end que le cercle des arracheurs de pattes de mouche, enfants sans conscience et sociopathes bons pour l’asile, s’est élargi d’une poignée de jeunes gens aux airs comme il faut : la Ligue du LOL. Des journalistes (Les Inrock, Télérama, Libération, Slate), des publicitaires, anonymes mais organisés derrière une communauté qui s’est employée entre 2009 et 2012, en toute impunité sur les réseaux sociaux, à humilier, terroriser quelques confrères journalistes ou militantes féministes. Une escalade dans l’abject, qui va du photomontage porno au faux entretien d’embauche, en passant par des menaces de mort. Les victimes de ce harcèlement brisent aujourd’hui le silence, les bourreaux soufflent au mieux quelques excuses molles (venir « de banlieue », « être jeune à l’époque » – 27 ans ! –, n’avoir participé qu’« un peu »). On pointe aussi les réseaux sociaux comme incubateur de la violence et de la perversité humaine.

Lire aussi La Ligue du LOL, ces harceleurs qui ne font plus rire

Vraiment ? C’est avoir oublié que Victor Hugo avait déjà mis le doigt sur le « Fun Club », une organisation malveillante « passe-temps des oisifs », qui préfigure la Ligue du LOL. Dans L’Homme qui rit, paru en 1869, notre monument national commence par évoquer un sport très couru à Londres au cours du siècle qui précédait le sien, sous un nom « intraduisible » : le « fun ». « Pénétrer dans une maison, y briser une glace de prix, y balafrer les portraits de famille, empoisonner le chien, mettre un chat dans la volière, cela s’appelle tailler une pièce de fun », écrit-il. « Donner une fausse mauvaise nouvelle qui fait prendre aux personnes le deuil à tort, c’est du fun », aussi. Comme de percer une toile de Holbein, puisque « le fun serait fier si c’était lui qui avait cassé les bras à la Vénus de Milo », poursuit le poète. Qui étaient les membres de ce club de déviants ? Tous de « la haute aristocratie », « d’aimables jeunes » comme c’est le cas des pubards et des journalistes mis en cause avec la Ligue. Pour « avoir du fun », ce qui est à la farce ce que le piment est au sel, reprend Hugo, en laissant au lecteur le soin de se faire son propre jugement sur la frontière qui sépare l’humour et l’ignoble. D’autant qu’un autre club dépassait encore de loin le Fun Club : le Mohock Club.

De tout temps, la jeunesse s’est amusée.

Le Mohock Club, au sommet de l’échelle du vice, n’avait qu’un programme : « faire le mal pour le mal ». Et qu’un but – « grandiose » : « nuire ». Pour le présider, un empereur, « le grand Mohock », arborait « un croissant sur le front ». Ses fidèles, les Mohock, pour entrer dans le cénacle, devaient prêter serment « d’être nuisibles ». Leurs actions consistaient à s’en prendre directement à des individus, pris au piège de la meute, et à leur infliger une extrême souffrance. Saignée à la pointe de leurs épées, ratonnade par les valets, yeux percés (mais payés !) font partie des menus plaisirs que s’octroyait cette jeunesse bien née en mal de distraction. « De tout temps, la jeunesse s’est amusée », conclut Hugo, comme pourrait le faire Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook.

Londres au XVIIIe siècle ou Paris sur Twitter au XXIe, même perversité ? On trouve une esquisse de piste pour y remédier chez un commentateur d’Hugo dans un article paru en 1894. Lucien Victor-Meunier, homme de lettres oublié, s’attarde sur l’absence de « sens moral », l’insuffisante « notion du bien et du mal » de ceux qui « commettent ces actions infâmes », mais ouvre une piste : « Je rêve – qu’on me passe l’impropriété choquante du terme – une orthopédie pour les cerveaux ; je vois le médecin de l’avenir amendant les cerveaux malades comme celui d’aujourd’hui redresse les colonnes vertébrales, déformées par la scoliose ou la cyphose, les yeux tordus par le strabisme, les pieds-bots. Une science à créer : la chirurgie cérébrale ! » Une idée à étudier ?

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http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/02/12/31003-20190212ARTFIG00207-ligue-du-lol-genealogie-d-un-entre-soi-qui-sombre-dans-la-tartufferie.php

Ligue du LOL: «Généalogie d’un entre-soi qui sombre dans la tartufferie»

 

  • Par  Paul Godefrood
  • Mis à jour le 13/02/2019 à 18:39
  • Publié le 12/02/2019 à 19:07

 

FIGAROVOX/ANALYSE – L’affaire de «la ligue du LOL», où plusieurs journalistes sont soupçonnés d’avoir harcelé certaines de leurs collègues sur les réseaux sociaux, disqualifie selon Paul Godefrood le discours moralisateur de certains médias.

 


Paul Godefrood est ancien élève de l’ESSEC. En septembre 2017, il a lancé La Nouvelle Garde, un site dont l’ambition est de participer à la refondation de la droite sur une base libérale conservatrice.


La ligue du LOL. On imagine un groupe d’adolescents incapables de communiquer autrement qu’en répétant les phrases cultes de films comme La cité de la peur, OSS 117 ou encore Dikkenek, et pour qui le summum de l’humour se résume à citer ses amis sur les pages fantasques dont foisonnent aujourd’hui les réseaux sociaux. Cela aurait même pu être attendrissant, tant ces mêmes réseaux sont devenus un égout à ciel ouvert où la délation sans preuve est encouragée et magnifiée et où des hordes anonymes mais déchaînées se coiffent du panache de la justice pour invectiver et harceler impunément.

Mais en guise d’adolescents, Alexandre Hervaud, Vincent Glad, Guillaume Ledit, David Doucet, Stephen des Aulnois, Christophe Carron, Guilhem Malissen, etc. Tous, au choix, journalistes chez Libé, Slate, Télérama ou encore aux Inrocks, collaborateurs pour des sites d’info-divertissement «cools» comme Konbini, Topito ou à la tête de magazines «trendy» comme Usbek & Rica ou Le Tag Parfait. Ce n’est plus la ligue du LOL, c’est la ligue de la fraîcheur.

Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Mais pour les autres, l’absolution est garantie.

Ou la ligue des Tartuffes, toujours prompts à s’indigner contre les discriminations dont sont victimes les minorités, les femmes en tête, et à condamner ceux qui en seraient à l’origine, à condition bien évidemment que ce soit un mâle blanc de plus de cinquante ans et si possible de droite. Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Mais pour les autres, l’absolution est garantie, à l’image de Daniel Morin, dont le billet insultant envers Charlotte d’Ornellas fut immédiatement pardonné par France Inter, ou encore de Mehdi Meklat, récemment réhabilité par ceux-là mêmes qui avaient couvert les messages homophobes, sexistes et francophobes dont était coupable son double maléfique. Et lorsque le pardon ne peut être garanti, du moins la discrétion est-elle de rigueur, jusqu’à ce que le peu de déontologie et d’intégrité qu’il leur reste en vienne à être compromis. Qui se souvient de l’empressement de ces journalistes et de leurs médias à évoquer les agissements de membres dirigeants de l’UNEF qui avaient transformé le syndicat progressiste en gigantesque terrain de chasse? Qui se souvient de la prompte condamnation de membres d’Oxfam qui avaient confondu aide aux territoires sinistrés et tourisme sexuel? Qui se souvient, enfin, du soutien apporté aux femmes du quartier Chapelle-Pajol qui appelaient les autorités à leur venir en aide? En réponse à ce dernier cri de détresse, Libération hébergea une tribune signée par la fine fleur de la pensée universitaire française appelant à s’opposer à la pénalisation du harcèlement de rue au motif que cela viserait les «hommes des classes populaires et racisées».

Mais passons sur cette tartufferie à laquelle nous a habitués le camp du Bien, dont ces journalistes sont les plus éminents représentants.

Passons également sur la défiance envers la presse que ces révélations ne manqueront pas d’attiser et sur les accusations de communion dans l’endogamie et dans une même vision hors-sol de la société qui achèveront de couper ces médias du pays réel dont ils prétendent rendre compte.

Passons sur tout cela pour nous intéresser davantage à ce que révèlent les messages d’excuse et les exercices de contrition auxquels les anciens membres de cette ligue se livrent depuis peu sur leur ancien terrain de chasse. Non pas pour espérer le pardon de leurs victimes mais pour tenter de sauver leur position.

Dans le message qu’il a publié, Vincent Glad, fondateur de cette ligue, écrit: «nous avions grandi dans l’idée que l’égalité était plus ou moins faite et que le seul combat féministe se résumait à la question des salaires. Une simple question de paramètres et en aucun cas un système. Cette parole féministe qui se libérait alors nous paraissait ridicule. Je ne comprenais pas au départ ces nouveaux mots qui apparaissaient alors: «patriarcat», «culture du viol», «mansplaining»… Cela me fait mal personnellement d’être associé à cette masculinité toxique, dont je ne voulais pas voir que j’en avais été un parfait représentant».

 

« Ligue du LOL  » : à qui la faute ?
Débat sur le plateau de Points de Vue sur ce que révèle vraiment le scandale de « la ligue du LOL ».
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« Ligue du LOL  » : à qui la faute ? – Regarder sur Figaro Live

Le problème réside dans l’entre-soi d’une caste privilégiée et idéologisée qui, du fait de sa position, influence le débat politique.

 

Un autre, Olivier Tesquet, est encore plus explicite: «Ces dernières années, avec le Gamergate ou le 18-25, je crois qu’on a tous pu prendre conscience de la masculinité toxique dans laquelle se vautre encore cette sous-culture. La ligue du LOL, c’était le ‘boys’ club’. Il valait mieux être dedans que dehors, c’est en tout cas ce que je me disais. [...] Qu’on le veuille ou non, c’était un lieu de pouvoir et une structure de domination. De ce point de vue, ce groupe Facebook n’est pas une exception, c’est une norme qu’il y a urgence à détruire. Ce sont les femmes et les racisés qui en ont fait les frais. Chaque homme devrait se saisir de ce moment pour y réfléchir».

Or, le problème n’est ni la «masculinité toxique», ni le «patriarcat», ni même le «système» ou la «structure de domination». Le problème réside dans l’entre-soi d’une caste privilégiée et idéologisée qui, du fait de sa position, influence le débat politique, détermine le cercle de raison et conditionne l’accès à la discussion démocratique à l’acceptation préalable de certains postulats. Et parmi ces postulats, la sexualisation et la racialisation des relations humaines. Ceux-là mêmes qui transpirent au travers de leurs communiqués.

La sexualisation et la racialisation des rapports humains ne sont que les aspects les plus visibles dans le débat public de la logique de «réidentification» qui a suivi la phase de «désidentification» dont parlait Finkielkraut. Alors que cette désidentification supposait la délégitimation et la déconstruction de toutes les normes et de toutes les communautés naturelles qui structuraient le développement des personnes et faisaient naître en elles un sentiment du semblable nécessaire à la continuité historique de leur communauté politique, ceci afin de laisser libre cours au déploiement des identités particulières et à l’expression libre des revendications identitaires des différentes minorités, la «réidentification» reconfigure cette nouvelle société, composée dès lors d’individus détachés de tout enracinement et libéré de toute conscience morale, en un «consortium de minorités» dont chacune est caractérisée et réduite au partage a priori d’un déterminant identitaire particulier entre tous ses membres – le sexe, l’origine ethnique, la confession religieuse – et dont toutes n’ont en commun que le sentiment d’être différent de la figure normative et fantasmée du «vieux mâle blanc» et la certitude d’être injustement discriminé du fait d’une différence objective.

Et alors que cette vision des rapports humains surdéterminés par la «race» ou le sexe n’était cantonné jusqu’à peu qu’aux marges de l’action politique et militante, et n’avait droit de cité que dans certains groupuscules extrémistes, les membres de cette sinistre ligue, mais également tous ceux qui ont été cooptés dans ces médias par d’autres moyens que la participation au harcèlement en ligne, ont implanté dans le débat public et légitimé, du fait de leur position culturellement hégémonique, cette vision multiculturaliste et essentialiste de l’organisation sociale.

Le voile aujourd’hui arraché sur leurs agissements passés ne les disqualifie pas seulement eux, il disqualifie également toute leur rhétorique…

Le voile aujourd’hui arraché sur leurs agissements passés ne les disqualifie pas seulement eux, il disqualifie également toute leur rhétorique qui, sous couvert de scientificité, d’objectivité journalistique et de neutralité axiologique, se révèle aujourd’hui ce qu’elle a en réalité toujours été, à savoir une opinion militante et un biais idéologique, qu’ils revendiquent jusque dans leur chute.

Cette leçon doit servir à tous ceux qui, par peur du harcèlement, de la raillerie ou de la disqualification, courbent l’échine, refusent d’évoquer les dérives de l’Islam, les dangers de l’immigration incontrôlée et la différence des sexes par peur d’être taxé d’islamophobie, de racisme ou de sexisme et se soumettent donc à cette vision de la société sous prétexte de souscrire au discours antidiscriminatoire.

Paul Godefrood

 

Renvoi du procès Tron : une victoire à double trenchant pour la défense

« Car celui qui est innocent, il s’empresse d’aller s’expliquer », dixit l’avocat général.

Or, l’accusé Georges Tron a demandé et obtenu un renvoi de son procès après quatre jours d’audience sans avoir jamais été interrogé sur les faits.

Cela dit, l’hyper porc du Front National qui se présente partout comme un vieux copain de Marine Le Pen fait bien mieux : autant que possible, il achète magistrats et avocats des victimes, si bien que dès le dépôt de plainte de l’une d’elles est en fait programmée la condamnation de celle-ci à une amende civile pour procédure abusive d’un montant de 10000 € (bien dix mille euros !), sans aucune enquête préalable ni aucune forme de procès. Il est donc interdit d’interdire quoi que ce soit à ce vieux pote de Marine Le Pen qui avec sa grande copine la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest est à l’origine de la mort de Clément Méric au mois de juin 2013, l’un et l’autre ayant manifestement chauffé les jeunes belligérants des deux bords jusqu’à l’affrontement fatal…

Tous les deux connus comme des pervers et manipulateurs de haute volée, ces deux extrémistes prétendument opposés complotaient ensemble depuis longtemps.

 

http://www.europe1.fr/societe/vociferations-et-terrorisme-le-proces-tron-renvoye-dans-les-injures-3522152

« Vociférations » et « terrorisme » : le procès Tron renvoyé dans les injures

 

21h28, le 15 décembre 2017, modifié à 21h53, le 15 décembre 2017
"Vociférations" et "terrorisme" : le procès Tron renvoyé dans les injures

Le procès de l’ancien secrétaire d’Etat a tourné court vendredi après seulement quatre jours d’audience sur les neuf prévus@ JACQUES DEMARTHON / AFP
 

Dans une ambiance délétère, le procès de l’ancien secrétaire d’Etat a tourné court vendredi après seulement quatre jours d’audience sur les neuf prévus.

 

DANS LA SALLE D’AUDIENCE »On est arrivés à un point particulièrement regrettable. » Il est 9h30 devant les assises de Bobigny et Antoine Vey, l’un des avocats de Georges Tron, ne voit déjà plus d’issue à son procès. S’il avait été là, c’est probablement l’autre conseil de l’accusé, Eric Dupond-Moretti, qui aurait attaqué le premier. Mais le ténor est retenu au palais de Justice de Paris, et son associé assume pleinement sa responsabilité. « Nous estimons qu’à l’heure actuelle, les débats ne pourront plus être suffisamment sereins », assène-t-il. « Nous allons être contraints de demander le renvoi du procès. »

« Une position impossible ». Sur le banc des parties civiles, Eva Loubrieu interroge son avocat du regard, visiblement perdue. En ce vendredi matin, c’est elle qui devait être interrogée par la cour sur les faits de viols et d’agressions sexuelles qu’elle dit avoir subis. La séance de questions a déjà plus de 24 heures de retard sur le planning initial. La femme mince, cheveux noirs en chignon, comprend que cela risque, à nouveau, de ne pas être pour aujourd’hui.

Antoine Vey déroule. La demande de renvoi est d’abord raccrochée à la diffusion, jeudi soir, d’un sujet d’Envoyé Spécial sur l’affaire. Intitulé « un maire aux assises : celle qui accuse », le documentaire donne largement la parole à la deuxième plaignante, Virginie Ettel, à son avocat et à un témoin à charge. « Diffuser ce type de reportage nous place dans une position impossible », explique le conseil. L’argument était attendu. Le second l’est un peu moins.

« Qui n’a pas vu les attaques contre le président dans la presse et dans les tweets ? », demande l’avocat. Une référence à l’interrogatoire de Virginie Ettel par le magistrat, la veille et dont les questions, parfois maladroites, ont été largement commentées. « Le fait qu’un président d’assises soit mis en cause, dans des termes particulièrement violents, nous fait penser que Monsieur le président ne va pas oser poser toutes les questions », lance Me Vey.  Pour justifier leur opposition à la demande de renvoi, l’avocat général et ceux des parties civiles emploient la même expression : « écran de fumée ». Les termes du débat sont sur la table. La cour se retire pour statuer.

« Cette conversation était confidentielle ! » A 14 heures, il fait déjà presque nuit dans le hall du Palais de justice. On entend résonner la pluie sur le toit lorsque le président entame la lecture de la décision. Le premier argument en donne déjà le sens : « considérant que la diffusion du reportage relève de la liberté d’information… » Sur le banc des parties civiles, les avocats se serrent  la main, à la manière des membres d’une équipe sportive qui a gagné. « Il convient de rejeter la demande de renvoi sollicitée », conclut Régis de Jorna, qui s’apprête à faire lever Eva Loubrieu pour l’interroger.

Je crois même qu’il a été dit que vous préféreriez que ce soit une femme qui préside ce procès.

Mais Eric Dupond-Moretti, de retour, tire le premier. « Bien. Je vais dire les choses telles qu’elles méritent d’être dites. » Les regards se font inquiets. Et sous l’œil sidéré de la cour, le ténor, visiblement agacé, lâche une bombe. « Je crois, monsieur le président, qu’il a été dit que vous vous interdisiez un certain nombre de questions. Je crois même qu’il a été dit que vous préféreriez que ce soit une femme qui préside ce procès. L’avez-vous dit, monsieur le président ? » Il hurle désormais : « vous l’avez dit, oui ou non ? » Sur le banc d’en face, Me Touboul, avocate d’Eva Loubrieu, explose : « Cette conversation était confidentielle ! »

La scène est chaotique. Sous les cris, on distingue les sanglots lourds d’Eva Loubrieu. Virgine Ettel pleure aussi, les mains sur les oreilles. Le président est tremblant. Il hausse la voix : « Ça a été dit, mais dans un cadre privé ! » Les avocats s’époumonent tous en même temps, mais c’est Eric Dupond-Moretti qui parle le plus fort : « vous avez même dit que le hashtag ‘ton porc’ vous le craignez ! » Eva Touboul fulmine : « Il faut appeler le bâtonnier, là ! »  Régis de Jorna bafouille qu’il est d’accord. Suspend l’audience. Dans le prétoire, quelques étincelles fusent encore : « Vous n’avez aucun principe. Vous n’êtes pas un avocat ! »

« Il ne manque que cinq Femen, seins nus. » L’incident laisse la salle d’audience comme un champ de bataille après le combat. Eric Dupond-Moretti vient de briser « la foi du Palais », un principe qui veut que la tenue des conversations entre magistrats et avocats reste secrète. Les propos qu’il attribue au président ont été prononcés le matin, lors d’une réunion préliminaire à l’audience, dans le bureau du président. Ils n’auraient jamais dû le quitter.

Me Valérie Grimaud, bâtonnier de l’ordre de Seine-Saint-Denis, échange avec un camp puis l’autre. Mais le mal est fait. Dans la salle vide des membres de la cour qui doit le juger, Georges Tron fait les cent pas, semblant trouver le temps long. Trois heures passent et la sonnerie retentit enfin : pour la deuxième fois, l’audience est reprise. Ces trois mots prononcés, le président passe la parole au principal agitateur de la défense, dont le ton s’est fait grave.

Est ce qu’on imagine le magistrat qui présidait l’affaire Merah dire : « je préférerais que ce soit un président musulman » ?

« J’ai été interrompu par des vociférations », commence Eric Dupond-Moretti. L’avocat rappelle que le principe de foi du palais n’est pas inscrit dans le code pénal : « sa limite, c’est l’intérêt supérieur de celui qu’on a l’honneur de défendre. » Il se tourne vers le juge : « vous nous avez fait part d’états d’âme qui vous honorent. (…) Vous avez été hashtagué ‘mon porc’ (sic). Il y a une tension, il y a un militantisme dans ce procès.  C’est devenu une espèce d’enceinte où l’on vient militer. Je ne pensais pas voir ça ici. Il ne manque que cinq Femen, seins nus ! »

« Vous devez aller au bout de la démarche ». Le ton se fait moins bienveillant à l’égard du magistrat, dont la défense demande à ce que les propos soient consignés par le greffe, puisqu’ils sont désormais publics. « Vous auriez préféré que ce soit une femme qui préside. Est-ce qu’on imagine le magistrat qui présidait l’affaire Merah  dire : ‘je préférerais que ce soit un président musulman ?’ », lance « Acquittator ». « On ne peut pas continuer comme ça, pour l’image de la justice. (…) Je vous demande de réfléchir sereinement. Ces propos sont dits, vous les avez assumés. Vous devez aller au bout de la démarche. »

Le tour de parole est l’occasion des dernières anicroches d’un procès déjà enterré. « Cette tension n’est aucunement le fait des parties civiles, elle est intégralement de la responsabilité de la défense », lance Me Alexandre-M. Braun. « C’est du terrorisme judiciaire. » L’avocat général s’en mêle et n’emploie même pas le conditionnel : « Ca va sonner faux dans la population, on le sait fort bien. Qu’est-ce qui va être retenu ? Que Georges Tron échappe à ses responsabilités, c’est tout. Car celui qui est innocent, il s’empresse d’aller s’expliquer. »

Cette fois, la cour n’a besoin que de quelques minutes pour trancher et ordonner le renvoi de l’affaire à une session ultérieure. Son écharpe déjà autour du cou, Georges Tron échange quelques mots avec ses soutiens, présents lors des quatres jours d’un procès qui aurait dû en compter neuf. Il n’aura jamais été interrogé sur les faits.

 

 

http://www.europe1.fr/societe/aux-assises-pour-viols-georges-tron-evoque-de-simples-conversations-3519140

Aux assises pour viols, Georges Tron évoque de simples « conversations »

 

20h56, le 12 décembre 2017, modifié à 21h24, le 12 décembre 2017

 

Relativisant sa pratique de la réflexologie, l’ancien secrétaire d’Etat s’est montré très sûr de lui au premier jour de son procès, mardi à Bobigny.

 

DANS LA SALLE D’AUDIENCEAux assises, les deux accusés n’ont en commun que le banc sur lequel ils se trouvent. La soixantaine flamboyante, Georges Tron entre tout sourire, silhouette fine, chevelure poivre et sel, tirant désormais sur le blanc. Veste de costume sombre, pantalon de velours bordeaux, chemise à fin carreaux et cravate prune, l’édile continue de jauger l’assistance une fois assis, visiblement sûr de lui. Pour deviner Brigitte Gruel, le public est, au contraire, contraint de tendre le cou. Entrée dans la salle capuche sur la tête et le visage dissimulé par son avocat, l’ancienne adjointe à la Culture ne retire ses larges lunettes de soleil qu’après plusieurs minutes. « Mère au foyer », répond-elle d’une voix chevrotante lorsqu’on lui demande de décliner sa profession. « Élu local », répond son co-accusé, le menton haut. Tous deux encourent vingt ans de prison pour viols et agressions sexuelles en réunion.

« Passion pour la chose publique ».  »On veut connaître le Georges Tron privé, vos grandes étapes de vie. Mais aussi, je dirais, le Georges Tron public. Les liens entre les deux, et enfin votre passion pour la réflexologie », entame le président, aux questions bien peu incisives. Parfaitement à l’aise, l’accusé retrace un parcours « choisi », d’une scolarité « pas exceptionnelle, avec un tropisme littéraire assez marqué » à sa « passion pour la chose publique », en passant par des études de droit. Passé par le Conseil de Paris et le cabinet d’Edouard Balladur, il est élu député pour la première fois en 1993. Puis maire, et député à nouveau, etc. « Je n’ai, en fait, connu qu’une seule défaite électorale. C’était aux législatives de 2012, en plein cœur de l’affaire. »

« L’affaire » éclate le 24 mai 2011, une dizaine de jours après l’arrestation spectaculaire de Dominique Strauss-Kahn. « Ma matinée se passe très bien », se souvient Georges Tron. « Et là, j’ai un message d’une journaliste, qui me demande de la rappeler. Je m’exécute et elle m’apprend ce qu’il se passe. » S’en suivent « quatre jours de pression médiatique très forte » et une démission de son poste de secrétaire d’Etat à la Fonction publique. « Je l’ai fait par solidarité. Quand on fait partie d’une équipe, il faut la préserver. »

« Des médecines alternatives ». Georges Tron se tient droit, esquivant les questions à grand renfort de rhétorique : « permettez-moi de vous répondre de la manière suivante…  » Le président tente d’aborder les fameuses séances de réflexologie plantaire qui auraient servi, selon les deux plaignantes, de préalable à des agressions sexuelles. Le maire retrace volontiers la naissance de son intérêt pour la discipline. « J’y suis venu à partir d’une grave entorse, suite à un accident de ski, dans les années 1980. Immobilisé, j’ai découvert l’ensemble des médecines alternatives, en grande partie d’inspiration asiatique. » Et de raconter ses lectures, ses échanges, la co-fondation de l’Association pour l’alternative en médecine.

Mais du déroulé des fameuses séances de réflexologie, la cour n’obtient aucun détail. « J’ai décidé que mon investissement se traduirait de façon concrète », répond évasivement l’accusé. « Est-ce que vous proposez le sujet de la réflexologie à des personnes qui viennent vous voir pour ça, ou est-ce qu’il vous arrive… de les orienter vers ce thème ? », bafouille le président. « Il s’agit de simples conversations », balaie l’édile. « Je suis très ferme là-dessus : quiconque décide de ne pas entrer dans ces conversations peut le refuser. »

« Un outil pour me nuire ». Le magistrat revient à la charge : « mais la question du consentement se pose tout de même… «  »Du consentement ? C’est la question de l’existence des faits eux-mêmes qui se pose ! », intervient le conseil de l’accusé, Me Dupond-Moretti. Georges Tron laisse passer les invectives et reprend la main. « C’est le cœur des attaques qui ont été portées contre moi, mais ça n’a strictement posé aucun problème, d’aucune nature, ni privée, ni publique, jusqu’à ce 24 mai 2011. Alors que mon association avait pignon sur rue… »

La réflexologie est devenue un outil pour me nuire

Comment, alors, expliquer les plaintes ? La question n’a pas encore été posée, mais le maire de Draveil l’anticipe, dessinant, au milieu de son interrogatoire de personnalité, la thèse du complot. « Jusqu’en 2009, les élections se passaient bien dans ma ville, dans un climat normal. Et puis, il y a eu l’apparition sur la scène politique de la famille Le Pen. » Philippe Ollivier, demi-frère de l’actuelle présidente du Front national, s’est en effet présenté face à lui cette année-là, rappelle le président. « Dès le début, à la façon dont ils ont nourri le débat local, on a su que les choses allaient changer », lâche l’accusé. « La réflexologie est devenue un outil pour me nuire. »

Une porosité entre vie privée et publique. L’audience, très tendue, a déjà pris du retard. Le président souffle et passe le relais à Éric Dupond-Moretti. « On vous a limité à un ministre passionné de réflexologie, vous n’êtes pas que cela », tonne le conseil. L’avocat fait égrener à son client les prénoms et dates de naissance de ses trois filles et de son petit-fils. L’interroge sur sa femme, qu’il reconnaît avoir trompé « une unique fois en 35 ans ». « Je n’ai aucune fierté à l’avouer ici, c’était un choix personnel que j’assume », dit l’ancien secrétaire d’Etat, la tête toujours haute.

Par le biais des proches, on en revient à la réflexologie, pratiquée, de l’aveu même de l’accusé « dans le cadre familial ». N’y avait-il pas une porosité entre ces usages privés et la vie publique de Georges Tron ? « Probablement que si », souffle le maire. « Naïvement, je n’ai pas pensé que ça pouvait être détourné et devenir dangereux. »

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Europe1
Par Margaux Lannuzel

 

Le pervers narcissique expliqué par une victime

Il peut être seul avec elle ou en détruire plusieurs.

Il arrive aussi que plusieurs individus de ce type s’associent pour détruire méthodiquement avec une prise de risque minimale une ou plusieurs personnes qu’ils ont choisies pour cibles.

Les victimes ne sont pas nécessairement faibles ou faciles à manipuler.

En ce qui me concerne, j’ai affaire depuis de nombreuses années à un nombre considérable de pervers narcissiques conjuguant tous les moyens dont ils disposent pour me détruire.

Parmi eux, des professeurs, des médecins, des magistrats, tous amis ou complices de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest.

Ces gens sont tous suffisamment instruits et intelligents pour que je ne puisse leur accorder la moindre excuse.

Pour échapper à leurs agressions, ou celles de leurs sbires, des débiles mentaux et psychopathes également très pervers, depuis une dizaine d’années je n’ai plus d’autre solution que de rester constamment enfermée chez moi.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/video-le-terrible-recit-d-ingrid-piegee-a-18-ans-par-un-pervers-26-04-2016-5747231.php

VIDEO. Le terrible récit d’Ingrid piégée à 18 ans par un pervers

 

MARC LOMAZZI | 26 Avril 2016, 21h59 | MAJ : 26 Avril 2016, 21h59


Le terrible récit d’Ingrid piégée à 18 ans par… par leparisien

Son récit a bouleversé le Québec où son livre s’est déjà écoulé à 45 000 exemplaires. Jeune fille sans histoires de Montréal, Ingrid Falaise est tombée à 18 ans sous l’emprise d’un pervers narcissique de la pire espèce.

 

Après le coup de foudre, le prince charmant s’est métamorphosé en tortionnaire. Séquestration, violences, viols… sa descente aux enfers va durer deux ans et demi.

De passage à Paris, Ingrid, dont le livre* terrifiant sort aujourd’hui en France, raconte en détail son calvaire pour éviter à d’autres de subir le même sort. Chez elle, la comédienne de 34 ans est devenue la porte-parole de SOS Violence conjugale et multiplie les conférences. « J’ai aidé des milliers de femmes à se libérer de leur bourreau. »

Son bourreau, elle ne le désigne que par la lettre M comme mari, M comme monstre. Parce que, dit-elle, ce type de violences conjugales « n’a pas de visage ni de religion. Le pervers peut être français, russe ou chinois, c’est pareil. » Au début, son idylle avec M est un conte de fées. Puis « les humiliations ont commencé et il [l]’a isolée de [s]a famille ». « Il a installé sournoisement son pouvoir, m’a fait perdre mes repères comme un gourou dans une secte. »

Elle le suit en Afrique et, là, « l’ange est devenu démon ». Brimée, battue, elle vit sans cesse dans l’angoisse de « réveiller le monstre ». De retour à Montréal, elle fait tout, pourtant, pour lui obtenir un permis de séjour. Il la rejoint et le cycle infernal repart. « Ce schéma se déroule toujours en trois temps : séduction, harcèlement, destruction », résume Christel Petitcollin, auteur de plusieurs ouvrages sur les manipulateurs**.

Le plus stupéfiant ? Malgré les tortures physiques et psychologiques, Ingrid continue d’aimer M. Elle pardonne tout à son mari. « C’est la Belle qui se persuade qu’à force d’amour, elle va guérir la Bête de ses démons », dit Christel Petitcollin. « Les coups, les insultes, les violences sexuelles ont détruit mon amour-propre, m’ont réduite à l’état de loque humaine », raconte Ingrid. Elle tente de se suicider. Quatre fois, elle essaie de le quitter mais revient à chaque fois chez son bourreau.

« J’ai fui quand j’ai compris qu’il allait me tuer », confie Ingrid. Avec l’aide de détectives privés, ses parents finiront par la sortir des griffes de M. Mais « longtemps, dit-elle, j’ai eu peur au restaurant, dans la rue, peur qu’il revienne me kidnapper. J’ai fait une longue thérapie ».

Ce martyr sous le joug d’un pervers est « tragiquement banal, estime Christel Petitcollin. Les manipulateurs ne représentent que 2 % à 4 % de la population, mais ils sont responsables d’une grande part des 11 000 suicides recensés chaque année en France. »

*« Le monstre », Ingrid Falaise, Flammarion, 367 pages, 19 €
** « Echapper aux manipulateurs », Christel Petitcollin, Ed. Trédaniel, 157 pages, 18,25 €

 
«Un être aux frontières de la folie»
Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste, auteur de «Les pervers narcissiques» aux éditions Eyrolles

Qu’est-ce qu »un pervers narcissique ?
JEAN-CHARLES BOUCHOUX. Un être aux frontières de la folie, qui entre avec sa victime dans une relation fusionnelle qu’il transforme en relation de domination.

Quel est son but ?
Son objectif inconscient est de projeter sur l’autre sa part sombre car lui se vit comme parfait. S’il vous trompe, il vous accusera d’infidélité ; s’il ment, il vous reprochera de ne jamais lui dire la vérité. La manipulation consiste à vous convaincre qu’il est le bon Docteur Jekyll et vous l’ignoble Mister Hyde.

Comment le démasquer  ?
Il y a plusieurs signes qui doivent vous alerter. Pour se mettre en valeur, il rabaisse l’autre. Deuxième étape, il agresse et devient violent, pour des raisons incompréhensibles. C’est alors un enfant furieux dans un corps d’adulte. Troisième signe, il est dans le déni permanent. Il ne veut jamais admettre qu’il a été injuste. Un pervers narcissique ne change pas.

Comment choisit-il sa proie ?
Il utilise un lien de subordination. Une mère s’en prend à son fils, un homme à sa femme, un employeur à son employé. La victime aura d’autant plus de mal à se libérer de son emprise. Mais c’est pourtant la seule solution. Bonne nouvelle : une fois le lien rompu, la victime guérit.

Le nombre de pervers narcissique est-il en hausse ?
Le phénomène croît dans notre société où le paraître et le rejet de l’autre sont importants.

PROPOS RECUEILLIS PAR MARC LOMAZZI

leparisien.fr

Attentat de Nantes : qui est Sébastien Sarron ?

Comme tout le monde, je lis et m’interroge, surtout quand très vite plusieurs éléments d’information m’évoquent les manipulateurs pervers auxquels j’ai affaire depuis de nombreuses années, ainsi que les psychopathes et autres malades mentaux qu’ils utilisent pour toutes leurs exactions à mon encontre.

Aussi, j’ai fait un test dont je vous invite à découvrir le résultat à la suite des articles ci-dessous, il est épatant.

 

http://www.leparisien.fr/nantes-44000/nantes-une-camionnette-percute-des-pietons-au-marche-de-noel-22-12-2014-4394001.php

VIDEOS. Nantes : Cazeneuve évoque l’acte «d’un déséquilibré»

 

Un homme a lancé sa camionnette dans la foule présente au marché de Noël de Nantes (Loire-Atlantique) ce lundi soir. Dix personnes ont été blessées, dont quatre grièvement. Le pronostic vital de l’une d’entre elles est engagé. Le conducteur, lui, s’est poignardé au thorax après le choc et a été hospitalisé.

 

S.N., Pa.D. (avec T.D.L.) | 22 Déc. 2014, 19h33 | MAJ : 23 Déc. 2014, 00h57

Nantes (Loire-Atlantique), lundi soir. Accompagné de l'ancien maire Jean-Marc Ayrautl, Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, se fait expliquer le drame par un policier devant la camionnette qui a foncé dans la foule au marché de Noël.
Nantes (Loire-Atlantique), lundi soir. Accompagné de l’ancien maire Jean-Marc Ayrautl, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, se fait expliquer le drame par un policier devant la camionnette qui a foncé dans la foule au marché de Noël. AFP/Georges Gobet

 

Un homme au volant d’une camionnette blanche, immatriculée en Charente-Maritime, a foncé sur la foule du marché de Noël lundi, vers 19 heures, place Royale à Nantes (Loire-Atlantique), arrêtant sa course dans un des chalets en bois.

Onze personnes ont été blessées, cinq grièvement, dont le conducteur.

«La camionnette a surgi à toute allure de la rue de la Fosse, elle est passé devant moi et a percuté une première personne, puis une deuxième, et ainsi de suite jusqu’à aller s’empaler dans le marché de Noël. C’était horrible !» nous a raconté un témoin.

Le chauffeur, né en 1977, s’est ensuite poignardé à plusieurs reprises au volant de son véhicule avant d’être transporté au CHU de Nantes. Son état est jugé sérieux, mais ses jours ne sont pas en danger. Selon Brigitte Lamy, le procureur de la République de Nantes, il s’agirait d’un «cas isolé». «On ne peut pas parler d’acte de terrorisme», a-t-elle expliqué.

Un carnet avec des propos confus retrouvé

Dans le véhicule a été retrouvé un carnet contenant des propos confus témoignant de difficultés psychologiques et familiales. L’individu est connu pour vol simple et recel en 2006 et dégradation de véhicule en 2008, selon une source proche du dossier.

Bernard Cazeneuve s’est rendu sur place lundi soir. L’acte «semble le fait d’un déséquilibré», a souligné le ministre de l’Intérieur. Interrogé sur un risque de multiplication d’actions violentes après les incidents survenus depuis trois jours à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) et à Dijon (Côte-d’Or), le locataire de la place Beauvau a appelé à «replacer ces actes pour chacun d’eux dans leur contexte».

«L’acte de ce soir n’est pas un acte qui a un fondement politique, qui résulte d’une visée terroriste ou qui aurait une inspiration de radicalité religieuse», a estimé le ministre. Il par ailleurs assuré la «mobilisation pleine et entière du gouvernement pour protéger les Français». Mardi midi, à Matignon, les ministres concernés sont réunis par Manuel Valls, à la demande de François Hollande. Le président de la République, en déplacement à Saint-Pierre-et-Miquelon, ne pourra y assister.

VIDEO. Une camionnette fonce sur le marché de Noël de Nantes (France 2)

VIDEO. Nantes : «Ça a été la panique»

VIDEO. «La personne semblait se frapper au thorax», raconte un témoin de la scène

VIDEO. «Connu des services de police pour des faits mineurs», selon le ministère de l’Intérieur

>>> Revivez les événements minute par minute :

0h15. «Ce sont des actes plus difficiles à prévenir que d’autres», a observé Bernard Cazeneuve. Interrogé sur un risque de multiplication d’actions violentes après les incidents survenus depuis trois jours à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) et à Dijon, le ministre de l’Intérieur a appelé à «replacer ces actes pour chacun d’eux dans leur contexte».

23h50. Ce n’est «pas un acte qui aurait une inspiration de radicalité religieuse», poursuit Bernard Cazeneuve. «La mobilisation des services de l’Etat est totale», ajoute le locataire de la place Beauvau. Bernard Cazeneuve explique que le Premier ministre réunit mardi midi à Matignon les ministres concernés.

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L’intérieur de la camionnette qui a foncé dans la foule à Nantes. (AFP/Georges Gobet.)

23h47. Bernard Cazeneuve : «Il semble que cet acte soit le fait d’un déséquilibré», confirme le ministre de l’Intérieur. Après avoir exprimé la «solidarité et la très grande compassion» du gouvernement pour les victimes de ce drame, Cazeneuve a appelé tout le monde «à garder son sang froid». «Il faut s’en remettre à la justice pour établir les responsabilités», a-t-il rappelé. Il a enfin assuré la «mobilisation pleine et entière du gouvernement pour protéger les Français».

23h28. Un policier détaille le bilan au locataire de la Place Beauvau. Cinq des dix personnes touchées par le véhicule sont dans un «état sérieux». Un homme de 25 ans est notamment touché à la tête et au thorax, selon ce fonctionnaire de police. Une femme voit son diagnostic réservé quand à un éventuel futur handicap. Quant au chauffeur de la camionnette, il porte plusieurs plaies au thorax.

23h25. Bernard Cazeneuve est sur les lieux du drame. Le ministre de l’Intérieur est accompagné de Jean-Marc Ayrault, l’ancien Premier ministre et ex-maire de la ville, et de Johanna Rolland, l’actuelle maire de Nantes.

23h15. Entre 200 et 300 personnes se trouvaient sur ce marché de Noël d’après un adjoint au maire, Gilles Nicolas. La camionnette blanche immatriculée en Charente-Maritime a foncé sur un chalet où était servi du vin chaud place Royale, une des places piétonnes les plus achalandées du centre-ville. «J’ai simplement vu la voiture foncer dans le stand. Elle a foncé complètement dans les gens» en train de boire du vin chaud , a déclaré une femme d’un certain âge à l’AFP. «J’étais chez moi, j’ai entendu le bruit, je suis descendue en vitesse», a raconté une riveraine à une correspondante de l’agence. «J’ai vu la camionnette dans le marché de Noël, j’ai vu des personnes par terre, des blessés, au moins trois ou quatre», a-t-elle témoigné. «Les secours sont arrivés très vite, en cinq minutes», a dit le vigile d’une pharmacie toute proche.

VIDEO. Nantes : «Ça a été la panique»

23h10. L’automobiliste s’est porté une dizaine de coups de couteau au thorax après le choc, a précisé le procureur de la République. Parmi les blessés, le pronostic vital d’une personne est engagé, selon Brigitte Lamy, qui a précisé qu’aucun enfant ne figurait parmi les victimes. Les blessés ont été admis au CHU de Nantes.

VIDEO. «La personne semblait se frapper au thorax», raconte un témoin de la scène

23 heures. «Ça ressemble, sous réserve de vérifications, à un acte du même genre que ce qui s’est produit à Dijon», a confié Brigitte Lamy, procureur de la République à Nantes. L’auteur de l’agression est originaire de Saintes (Charente-Maritime), d’après BFM TV. Selon une source proche du dossier interrogée par l’AFP, dans son véhicule a été retrouvé un carnet contenant des propos confus témoignant de difficultés psychologiques et familiales. L’homme, 37 ans, est connu pour vol simple et recel en 2006 et dégradation de véhicule en 2008, selon la même source, qui a précisé que son état est jugé sérieux mais que ses jours ne sont pas en danger.

VIDEO. «Connu des services de police pour des faits mineurs», selon le ministère de l’Intérieur

22h15. Réunion ministérielle à Matignon, mardi. Selon l’AFP, qui cite des proches de François Hollande, une réunion ministérielle aura lieu mardi matin à l’hôtel de Matignon autour de Manuel Valls. Le Premier ministre rassemblera ses ministres afin d’évoquer les incidents de Joué-lès-Tours, samedi, Dijon, dimanche et Nantes, ce lundi soir.

En déplacement dans un commissariat de Montpellier (Hérault), Manuel Valls a estimé que «jamais» la France n’avait «connu un aussi grand danger en matière de terrorisme». Au surlendemain de l’attaque à l’arme blanche de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), commise sur trois policiers par un jeune radicalisé, Manuel Valls appelle également à la «vigilance toutes celles et tous ceux qui sont en uniforme».

21h55. Manuel Valls appelle au sang-froid. Manuel Valls a exprimé lundi sa «préoccupation» devant «la succession de drames» comme celui de Nantes et appelé au «sang-froid», selon un communiqué de Matignon diffusé dans la soirée. «Cette succession de drames que nous venons de connaître nous préoccupe tous», déclare le Premier ministre. «Sur chaque drame, la justice doit avancer pour faire toute la lumière. Elle le fera de manière implacable», promet-il.

21h20. Le bilan est désormais de onze blessés. Selon l’adjoint au maire Gilles Nicolas, le «bilan est maintenant de onze blessés dont cinq graves parmi lesquels le forcené. Tous les blessés ont été évacués vers le CHU de Nantes». La maire PS de Nantes Johanna Rolland, évoquant ces «événements dramatiques», a fait part de sa «plus vive émotion».

21 heures. Le procureur évoque un cas isolé. «On ne peut parler d’acte de terrorisme» à propos du drame qui s’est produit lundi soir à Nantes, lorsqu’un automobiliste a foncé dans un marché de Noël, faisant 10 blessés avant de se poignarder, a déclaré la procureur de la République, Brigitte Lamy.

Lors d’un point de presse sur place, elle a estimé qu’il s’agissait, selon les premiers éléments de l’enquête, «d’un cas isolé». «C’est un acte volontaire. Ca ressemble, sous réserve de vérifications, à un acte du même genre que ce qui s’est produit à Dijon», a-t-elle poursuivi.

20h50. Bernard Cazeneuve sur place lundi soir. Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, l’homme est «a priori» connu des services de police pour «des faits mineurs». Bernard Cazeneuve sera sur place dans la soirée. Il rencontrera les familles, les pompiers et les policiers, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

20h45. Un pronostic vital engagé. Le pronostic vital de l’un des blessés est engagé selon le procureur de la République de Nantes.

20h30. Jean-Marc Ayrault solidaire. L’ancien Premier ministre, également ex-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault a exprimé son soutien aux victimes depuis son compte Twitter. «Face à cette violence aveugle, solidarité et soutien aux victimes», a-t-il publié.

20h15. Premier bilan officiel : dix personnes blessées, dont cinq grièvement. Selon la préfecture, dix personnes, dont le conducteur, ont été blessés dans l’attaque. Cinq sont blessés grièvement.

20 heures. «La camionnette a surgi à toute allure», raconte un témoin. 
«La camionnette a surgi à toute allure de la rue de la Fosse, elle est passé devant (lui) et a percuté une première personne, puis une deuxième, et ainsi de suite jusqu’à aller s’empaler dans le marché de Noël. C’était horrible !», détaille un témoin au Parisien.fr. «Cinq minutes avant tout le monde était en train de partager un bon moment. C’est choquant. On ne s’y attendait vraiment pas. C’est terrible, tout est fermé. L’ambiance est très particulière», raconte une autre jeune fille, témoin de la scène, sur BFM TV.

19h45. Même scène qu’à Dijon dimanche. Les faits ne vont pas sans rappeler les événements de dimanche à Dijon, où un déséquilibré a foncé sur des passants au volant d’une voiture, faisant au moins 13 blessés. Le parquet a ouvert lundi une information judiciaire pour «tentative d’assassinat» et requis son placement en détention, mais n’a pas retenu la qualification «en lien avec une entreprise terroriste».

«On n’a rien trouvé en lien avec l’Etat islamique, il n’avait même par Internet», a certifié en conférence de presse la procureur de la République à propos du cas de Dijon. Il a certes reconnu avoir crié plusieurs fois «Allah Akbar» («Dieu est plus grand»), mais «plus pour se donner du courage que comme revendication religieuse».

19h30. Un homme fonce droit sur les passants du marché de Noël. Un homme, «né en 1977», selon une source policière, a lancé son véhicule, une camionnette blanche immatriculée en Charente-Maritime, sur des passants du marché de Noël de la place Royale de Nantes (Loire-Atlantique), ce lundi soir. «L’homme s’est ensuite asséné neuf coups de couteau. Il est grièvement blessé», a expliqué une source policière. Selon l’AFP, qui cite une source proche, il n’y aurait pas de revendication religieuse.

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Drame de Nantes : «J’aurais dû faire interner mon frère»

 

Pour la première fois, Loëticia, la soeur de Sébastien, le forcené qui a foncé lundi soir sur la foule du marché de Noël de Nantes, témoigne.  Elle décrit la descente aux enfers de son frère, 37 ans, associable et solitaire jusqu’à son acte «monstrueux». Pourtant, dit-elle, «mon frère n’est pas un monstre».

 

Saintes (Charente-Maritime), De notre envoyé spécial, Nicolas Jacquard | 23 Déc. 2014, 19h36 | MAJ : 24 Déc. 2014, 12h32

Exclusif

 

 Sébastien, un pépiniériste de 37 ans, vivait isolé à Berneuil dans un village de Charente-Maritime.  Associable, il souffrait d'une «psychose» et d'une «rage» que sa soeur ne s'explique pas.
 Sébastien, un pépiniériste de 37 ans, vivait isolé à Berneuil dans un village de Charente-Maritime. Associable, il souffrait d’une «psychose» et d’une «rage» que sa soeur ne s’explique pas. Droits exclusifs Le Parisien

 

C’est par les médias que Loëticia a appris l’effroyable nouvelle : son petit frère, Sébastien, est bien l’homme qui a foncé sur la foule lundi soir à Nantes, tuant un jeune de 25 ans et blessant une dizaine de personnes.

Ce mardi, elle est interrompue par un énième coup de téléphone. Le pire de cette journée déjà cauchemardesque. En une fraction de seconde, le visage de Loëticia se décompose un peu plus, avant qu’elle ne craque complètement. « Il est mort.L’une des personnes percutées par mon frère est décédée, sanglote-t-elle. C’est ma faute, j’aurais dû faire interner Sébastien. Je m’en voudrai toute ma vie… »

Dans la nuit de lundi à mardi, son monde s’est effondré lorsqu’elle a appris, par les médias, que son petit frère âgé de 37 ans était le conducteur qui a foncé sur la foule au marché de Noël de la place Royale, au cœur de Nantes (Loire-Atlantique). Dans la foulée des drames de Joué-lès-Tours et Dijon, ce geste insensé a donc tué un jeune de 25 ans, alors que cinq personnes étaient encore hospitalisées hier soir. « Mais qu’est-ce qu’il a pu aller faire là-bas ? s’interroge toujours Loëticia. Il n’avait aucun lien avec cette ville. Rien. »

«Il fallait le faire soigner. Mais il ne voulait rien entendre»

Sébastien, sa grande sœur ne l’avait pas vu depuis plusieurs années. Leurs parents, eux, étaient sans nouvelles de leur fils depuis deux ans. L’épilogue d’une rupture insidieuse. « Ça a commencé vers ses 30 ans, se souvient Loëticia. Il s’est mis à fumer du cannabis, et je voyais qu’il n’allait pas bien. » Elle s’en est ouverte auprès de lui et a insisté auprès de ses parents pour qu’ils tentent de lui faire cesser cette consommation néfaste.

« Son comportement n’était pas normal. Il fallait le faire soigner. Mais il ne voulait rien entendre. On a discuté tous ensemble d’un possible internement d’office, que je souhaitais, mais nous n’avons pas osé franchir le cap, craignant qu’il ne s’éloigne encore un peu plus… »

C’est ce qu’a fini par faire inexorablement Sébastien. « Chaque fois qu’on allait chez lui, il refusait de nous ouvrir, raconte sa sœur. Il a changé de numéro de téléphone pour ne plus qu’on l’appelle. » Auparavant, Sébastien était pourtant très proche des siens. De ses neveux et nièces, pour lesquels il était « un merveilleux tonton », mais aussi de son unique sœur et de ses parents. Pour le reste, mise à part une compagne dont il s’est séparé au tournant de la trentaine, ce « bosseur » a toujours été seul.

«Il a vraiment dû se produire quelque chose dans sa tête…»

Il y a sept ans, il avait emménagé à Berneuil, un bourg de 800 âmes à quelques kilomètres de Saintes, où il ne côtoyait que Lily, la chienne berger allemand craintive que sa sœur lui avait offerte. « Il l’emmenait partout. Je n’arrive même pas à croire qu’il l’ait laissée seule chez lui et qu’il soit parti à Nantes. Il a vraiment dû se produire quelque chose dans sa tête… », murmure Loëticia.

« Enfant, Sébastien n’avait pas de copain, se remémore-t-elle. Il était d’une timidité maladive. » Asthmatique, ce bambin solitaire manquait souvent l’école et accumulait les retards scolaires. Jusqu’à ce qu’en quatrième, il trouve sa vocation. « Les seules choses qu’il aimait, c’était les animaux, et surtout les plantes », développe sa sœur. Le cancre que Sébastien était a alors développé une passion pour les plantes grasses. Lui qui était incapable de se souvenir d’une récitation a appris sans difficulté tous leurs noms latins. A 19 ans, ce jeune homme asocial est parti effectuer une spécialisation à Agde (Hérault), avant de revenir s’installer en Charente-Maritime.

«Je sais pourtant qu’il n’est pas un monstre»

Econome, travailleur, il boursicotait avant même sa majorité. Adulte, Sébastien avait acheté et revendu deux appartements dans le Sud, puis financé l’acquisition de sa maison de Berneuil. « Il était très responsable, très mûr », évoque sa sœur. Jusqu’à ce que se produise très récemment ce qu’elle qualifie de « pétage de plombs », à l’origine, selon elle, du geste fou commis lundi soir.

« Je ne vois que ça, soupire Loëticia. Une problématique psychiatrique, accentuée peut-être par la consommation d’herbe de cannabis. » Inquiète pour la santé de son frère, que sa famille n’a pas encore été autorisée à voir, Loëticia pense aussi « très fort aux victimes. » « Que faire ? M’excuser ? Mais ce qu’il a fait n’est pas excusable. Je suis en colère contre lui. Bien sûr qu’à la place des familles de ses victimes, j’aurais des envies de meurtre. Ce que mon frère a commis est tout bonnement monstrueux. Mais moi, je sais pourtant que lui n’est pas un monstre. »

VIDEO. Attaque à Nantes : «L’auteur des faits, un homme de 37 ans, sans emploi»

VIDEO. Drame de Nantes : l’incompréhension dans le village du chauffard

VIDEO. Drame de Nantes : enquête pour assassinat et tentative d’assassinat

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http://www.sudouest.fr/2014/12/23/drame-de-nantes-les-gendarmes-et-les-pompiers-etaient-passes-chez-le-chauffard-samedi-dernier-1777435-1391.php

Drame de Nantes : le Charentais-Maritime en proie à « certains problèmes d’alcoolisme »

 

Sébastien Sarron, le conducteur de la camionnette qui a fauché dix passants à Nantes, n’était semble-t-il pas « suivi sur le plan psychiatrique ». « Son état se serait détérioré ces dernières semaines », selon la procureur

 

Drame de Nantes : le Charentais-Maritime en proie à "certains problèmes d'alcoolisme"
Le domicile à Berneuil du propriétaire du véhicule qui a foncé sur une dizaine de personnes à Nantes. © Photo S. D.

 

Selon nos informations, l’automobiliste qui a foncé lundi soir dans la foule sur un marché de Noël à Nantes, est un homme de 38 ans résidant à Berneuil, un village de 800 habitants, à 13 kilomètres au sud de Saintes. Il est né à La Rochelle en octobre 1977. A Berneuil, Sébastien Sarron n’avait jamais fait parler de lui avant il y a deux semaines. En effet, il s’était mis à faire brûler des pneus ou du caoutchouc depuis quelques jours. Ces feux réguliers généraient d’épaisses fumées noires.

Les gendarmes et les pompiers s’étaient d’ailleurs rendus à son domicile le samedi 13 décembre en soirée où ils avaient trouvé portes closes, après un appel du voisinage inquiet devant ce dégagement de fumées. Une amende avait été délivrée dans sa boîte aux lettres.

Une perquisition en cours

Sébastien Sarron habite le long de la Départementale 137 qui relie Pons à Saintes, dans une maison charentaise. Avant les événements de lundi soir à Nantes, l’homme qui était sous contrat aidé, pourrait avoir perdu récemment son emploi de pépiniériste.

Mardi, une perquisition a eu lieu à son domicile en présence de deux témoins originaires de la commune, comme cela est nécessaire dans ce type de procédure en cas d’absence du propriétaire. C’est l’antenne de Poitiers-La Rochelle qui procède pour le compte de la police judiciaire de Nantes en charge de l’enquête.

 

 dans Crime
Une perquisition a été menée par la police judiciaire de La Rochelle.© Photo S. D.

 

« Certains problèmes d’alcoolisme »

Selon nos informations, au printemps 2013, suite à des problèmes d’alcoolisme, il lui avait été notifié d’être suivi par un psychologue. La procureur de Nantes a confirmé ces éléments, indiquant que le Rochelais de naissance était en proie à « certains problèmes d’alcool » mais qu’il n’était semble-t-il pas « suivi sur le plan psychiatrique ». « Son état se serait détérioré ces dernières semaines », a-t-elle précisé.

Décrit comme « très discret »

Selon les divers témoignages recueillis sur place, il était propriétaire de cette maison et y vivait seul, apparemment depuis plus de six ans. Il est décrit par ses voisins comme « très discret ».

Le maire Joël Reignier dit avoir aperçu cet administré une seule fois. Les riverains évoque une personne « discrète » dont « les volets de devant étaient toujours fermés » et qui « rentrait chez lui en passant par l’entrée arrière ».

 

 dans Folie
Le maire de Berneuil Joël Reignier interrogé ce mardi matin par les caméras de France 2.© Photo S. D.

 

Selon le parquet de Saintes, il avait été impliqué dans une affaire de vol et recel à Béziers (Hérault) en 2006. L’homme, né en 1977, avait également été impliqué dans une dégradation de véhicule en 2008 mais cette affaire a été classée sans suite.

 

Sa sœur : « Mon frère n’est pas un monstre »

Si les motifs de son acte ne sont pas encore connus, un carnet a été retrouvé dans la camionnette. Un carnet contenant « des propos pour le moins confus » selon la procureure de Nantes. L’homme y dit « sa haine de la société » et évoque « un risque d’être tué par les services secrets ». Il y affirme aussi que « sa famille le dénigrait sur internet », selon la procureur.

Loëticia, la sœur de Sébastien Sarron s’est confiée au Parisien mardi soir. « C’est terrible », dit-elle. Elle parle d’un « acte monstrueux », mais assure que son frère « n’est pas un monstre » et évoque un « pétage de plomb ». Il se serait peu à peu isolé, s’éloignant au fil des années de sa famille, écrit le journal.

Les gendarmes de Charente-Maritime se sont rendus, dès lundi soir au domicile du suspect à Berneuil, pour une enquête de voisinage dans le cadre de l’enquête, confiée au SRPJ de Nantes.

 

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/attaque-du-marche-de-noel-de-nantes/qui-est-le-suspect-de-l-attaque-du-marche-de-noel-de-nantes_779755.html

Qui est le suspect de l’attaque du marché de Noël de Nantes ?

 

Agé de 37 ans, cet habitant de Berneuil, en Charente-Maritime, a blessé 10 personnes en fonçant avec sa voiture sur des passants lundi. Un jeune homme est mort des suites de ses blessures.

 

Des policiers enquêtent sur les lieux de l'attaque à la camionnette sur le marché de Noël de Nantes (Loire-Atlantique), le 22 décembre 2014.
Des policiers enquêtent sur les lieux de l’attaque à la camionnette sur le marché de Noël de Nantes (Loire-Atlantique), le 22 décembre 2014. (MAXPPP)

 

francetv.info dans LCR - NPA Par Francetv infoMis à jour le 23/12/2014 | 18:23 , publié le 23/12/2014 | 12:59

 

Un automobiliste a foncé, lundi 22 décembre, sur le marché de Noël de Nantes (Loire-Atlantique). Au lendemain de ce drame qui a fait 10 blessés, dont l’un est mort mardi, francetv info revient sur ce que l’on sait du suspect, qui a tenté de se tuer après les faits en se donnant des coups de couteau.

Un trentenaire originaire de Charente-Maritime

Cet homme de 37 ans réside à Berneuil, un village de 1 100 habitants, près de Saintes (Charente-Maritime), selon la gendarmerie de La Rochelle. Le parquet de Saintes s’est refusé à confirmer formellement son identité, mais le journal Sud Ouest croit savoir qu’il s’agit de Sébastien Sarron.

Dès lundi soir, les gendarmes se sont rendus au domicile du suspect, qui vit seul, pour effectuer une enquête de voisinage dans le cadre de cette affaire, confiée au SRPJ de Nantes. Selon Sud Ouest, le domicile du suspect, dont il est propriétaire, était inoccupé.

Il n’avait jamais fait parler de lui avant

Selon Sud Ouest, l’homme ne s’était jamais fait remarquer avant la semaine dernière. « Le propriétaire est un administré normal, qui vit seul et ne pose pas de problème », a déclaré au quotidien le maire de Berneuil.

Mais depuis le 15 décembre, le suspect s’était mis à faire brûler des pneus ou du caoutchouc, provoquant d’épaisses fumées noires. Après un appel du voisinage, les gendarmes et les pompiers avaient tenté de le rencontrer samedi, mais avaient trouvé portes closes. Une amende lui avait alors été délivrée dans sa boîte aux lettres. La procureure de Nantes a évoqué l’incendie d’une bétonneuse et d’une tondeuse dans le jardin de l’homme.

Il n’a pas d’antécédents psychiatriques

Précision importante de la gendarmerie et du parquet de Saintes, l’homme n’était pas connu pour des antécédents psychiatriques qui permettraient d’expliquer son geste. Il pourrait, toutefois, avoir perdu récemment son emploi de pépiniériste, précisent certaines sources.

L’homme a porté plainte le 12 décembre contre ses proches, qui l’auraient dénigré sur un site internet lu « par tous les habitants de la région », a précisé la procureure Brigitte Lamy, mardi. L’homme était toutefois incapable de préciser de quel site il s’agissait.

Des écrits « décousus » ont été retrouvés dans la camionnette. Ils font allusion à la haine du suspect pour la société, aux reproches faits à sa famille ainsi qu’à sa peur d’être tué par les services secrets, selon la procureure.

Il était connu de la justice

Le parquet de Saintes a, en revanche, souligné qu’il avait été impliqué dans une affaire de vol et recel à Béziers (Hérault) en 2006 ainsi que dans une dégradation de véhicule en 2008, mais cette affaire a été classée sans suite.

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2014/12/23/dans-son-carnet-le-chauffard-de-nantes-demandait-pardon-a-ses-futures-victimes_4545601_1653578.html

Dans son carnet, le chauffard de Nantes demandait pardon à ses futures victimes

 

Le Monde.fr | 23.12.2014 à 19h42 • Mis à jour le 24.12.2014 à 07h17 | Par Matthieu Suc (avec AFP)

La maison du suspect qui a foncé en camionnette sur la foule du marché de Noël à Nantes, le 22 décembre sur la place Royale.

 

Le chauffard qui a foncé sur un marché bondé de Nantes, lundi 22 décembre en début de soirée, est passible d’une mise en examen pour assassinat. L’une de ses dix victimes, un jeune homme de 25 ans, est décédée mardi 23 décembre. Brigitte Lamy, procureure de la République, a aussitôt annoncé qu’une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat était ouverte. Trois autres victimes sont « considérées comme blessés graves ».

 

L’auteur de l’agression, Sébastien S., n’a pas encore pu être entendu, a précisé Mme Lamy. Après avoir fauché les passants, cet homme de 37 ans originaire de Charente-Maritime s’est asséné plusieurs coups de couteau et a dû être hospitalisé. Ses jours ne sont toutefois pas en danger.

L’automobiliste n’a tenu « aucun propos à connotation religieuse » et n’avait apparemment pas d’antécédents psychiatriques, mais son comportement était devenu « instable » depuis plusieurs mois. Les enquêteurs ont retrouvé un écrit dans lequel il expose « des reproches à sa famille, sa haine de la société et le risque d’être tué par les services secrets », a dit la magistrate. D’après les informations du Monde, Sébastien S. demandait pardon à ses futures victimes dans le carnet retrouvé par les policiers dans son véhicule. Il affirmait que son acte était le seul moyen de se faire entendre de la société. Il indiquait également avoir des problèmes avec la justice et être suivi par les services de renseignement français.

« En vase clos »

Dans le petit village de Charente-Maritime où il vivait « en vase clos », on ne le considère pas comme un déséquilibré ou un homme à la dérive. « C’est une personne qui vivait seule, mais de là à dire que c’était un marginal… Il ne vivait pas dans un endroit isolé, il avait quand même des contacts avec les voisins », déclare Joël Reignier, le maire de Berneuil, village de 1 100 habitants à une quinzaine de kilomètres de Saintes, à la population mêlant ruraux et néoruraux.

L’homme avait « acheté une maison avec un terrain dans la commune, une ancienne ferme, il y a cinq ou six ans, précise le maire. Je ne sais pas d’où il venait. » Il vivait avec son berger allemand dans cette vieille maison charentaise retapée en bordure d’une route départementale, derrière un portail rouillé fermé par un épais antivol de moto. Gendarmes et policiers fouillaient les lieux mardi après-midi.

« Ce qu’on sait [de lui] en fin de compte, c’est très peu de chose. C’est le genre de personne qui ne demande rien, qui ne va pas vers les autres, donc les autres ne vont pas vers lui », résume le maire. Depuis le drame, « il y a eu quelques appels téléphoniques d’habitants de la commune, qui demandent qui est ce gars, où il habitait, ce qui montre bien que la population ne le connaissait pas », ajoute M. Reignier.

Impliqué dans une affaire de vol et recel

Le Parquet de Saintes a indiqué qu’il avait été impliqué dans une affaire de vol et recel à Béziers (Hérault) en 2006, avant son arrivée à Berneuil. Mais le suspect n’était pas connu pour des antécédents psychiatriques qui permettraient d’expliquer son geste. « Il n’a jamais sollicité les services sociaux à ma connaissance. Il se débrouillait seul », a confirmé Joël Reignier.

« On est très surpris, c’est un vrai mystère ! Depuis six ans qu’il était là, on n’avait pas de problème particulier avec lui, pas d’embrouille, comme on dit, raconte son voisin, Gérard Monet, 69 ans. On avait eu affaire à lui il y a quelques années, pour réparer un mur mitoyen. Ça s’était très bien passé », se souvient-il, évoquant un voisin très discret, voire effacé, qui ne recevait jamais de visite. « On ne se parlait pas beaucoup, c’était bonjour, bonsoir. On sent que c’est quelqu’un qui vivait en vase clos, très renfermé », relève ce voisin. Selon une source proche du dossier, le suspect de Nantes était en proie à des « problèmes d’alcoolisme nécessitant un suivi psychologique ».

L’épouse de M. Monet, elle, se souvient de son « très joli jardin ». « Il m’avait fait visiter son jardin il y a quelques années. Il en était fier, il m’avait expliqué qu’il travaillait dans le paysagisme. Mais actuellement je crois qu’il ne travaillait pas », dit-elle. Selon les gendarmes, l’homme pourrait avoir récemment perdu son emploi de pépiniériste. Aujourd’hui, le long jardin au parterre de plantes et d’arbustes d’essences diverses paraît délaissé, avec deux palmiers abattus, couchés à terre et en partie brûlés. Au début du mois de décembre, « il avait fait brûler plein de choses, c’était curieux. Il devait aussi y avoir du caoutchouc, ou des pneus, car ça faisait une fumée noire, épaisse, on en avait partout sur la terrasse », note Gérard Monet.

Des feux intempestifs qui avaient dérangé le voisinage au point que le voisin en appelle au maire. « Autour du 12 décembre, j’avais demandé au policier intercommunal d’aller le voir, mais le gars ne lui avait pas laissé accès à sa propriété, se souvient le maire. Deux jours plus tard, ça a repris ; là j’ai demandé aux gendarmes d’aller le voir, et depuis ça a cessé. » Qui n’a plus entendu parler de son administré jusqu’à un appel téléphonique des gendarmes lundi soir.

  • Matthieu Suc (avec AFP)
    Journaliste au Monde

 

Et voilà mon cadeau de Noël :

http://www.pagesjaunes.fr/pagesblanches/listeReponseClassique.jsf

Sarron à proximité de Saintes (17100)

: 5 réponses

2014-12-25_210243

 

http://www.pagesjaunes.fr/pagesblanches/listeReponseClassique.jsf

Morillon à proximité de Saintes (17100)

: 66 réponses

2014-12-25_205717

 

C’est extra, les résultats se superposent, dans les deux cas le plus gros foyer identifié est Saint-Jean d’Angély, et le second est Saintes.

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