Terrorisme : un truc de ouf à Brest

Jeudi 27 juin 2019 s’est produit à Brest un attentat insensé immédiatement suivi d’une « revendication » très surprenante de l’auteur des faits, un jeune Lyonnais de 21 ans apparemment sans histoire et expliquant qu’il aurait agi sur ordre d’individus lui paraissant être des policiers, sous la menace de l’assassinat de toute sa famille.

Il a été retrouvé mort avec une balle dans la tête peu après non loin des lieux de l’attaque.

Quant à ses victimes, l’imam de la mosquée Sunna de Brest et un de ses amis, tous deux blessés par balles, ils sont à l’hôpital et vont relativement bien.

A en croire ce que dit leur agresseur dans la lettre diffusée sitôt après les faits, il n’avait pas l’intention de se suicider mais aurait au contraire tenté d’échapper à une mort d’après lui certaine en envoyant ses explications à 54 personnes auxquelles il a demandé de les publier et partager au maximum.

Tout aurait commencé le 18 avril 2019 vers 23h30.

Ce jour-là, Abdelkader Merah était condamné à trente ans de réclusion criminelle pour « complicité » des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed.

Un peu plus tôt le même jour, j’avais publié à ce sujet :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/04/18/affaire-merah-verdict-attendu-ce-jour/

Il s’agissait d’un article de presse introduit par ce commentaire :

 

La condamnation sans preuve est en passe de devenir la règle dans toutes les affaires criminelles où les investigations auront été bloquées par les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest avant que leurs protégés de la bande de « déconnologues » du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi ne s’en trouvent mis en accusation.

 

Personnellement, j’ai bien l’impression qu’une grosse pierre vient d’atterrir dans le jardin du procureur de la République de Brest.

L’ennuyeux, c’est qu’il y a encore mort d’homme et deux blessés.

 

 

https://www.mizane.info/attentat-de-brest-letrange-lettre-de-karl-foyer/

Attentat de Brest : l’étrange lettre de Karl Foyer

 

Karl Foyer

 

La double attaque armée contre l’imam Rachid Eljay et un autre fidèle devant la mosquée de Brest a été commise par un individu identifié, répondant au nom de Karl Foyer. L’homme avait précédemment envoyé par email une lettre à 54 personnes expliquant les motivations de son acte.

 

Le contenu de cette lettre, assortie d’une photo de sa pièce d’identité diffusée sur internet, évoque des menaces et de l’intimidation dont il aurait été victime, du chantage de la part d’individus non identifiés qui l’aurait contraint sous peine de représailles contre sa famille, de tuer Rachid Eljay.

Peu reprise par la presse, cette lettre et son contenu ont été qualifiés de « délirant » par certains journalistes, en l’absence d’une expertise médicale et avant même que des éléments d’enquête plus approfondies aient été diffusés.

La rédaction de Mizane.info reproduit dans l’état et sans commentaire, cette lettre de Karl Foyer, retrouvé mort. La thèse du suicide (l’homme est mort d’une balle dans la tête) est évoqué par les autorités.

Quant à l’attaque, le parquet de Brest a écarté toute forme d’attentat, comme il s’en est expliqué dans un communiqué.

« Les éléments recueillis à l’heure qu’il est ne permettent pas de considérer qu’il s’agit d’un attentat. C’est la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Rennes qui s’est chargée de l’enquête », a expliqué le procureur de la République Jean-Philippe Récappé.

Karl Foyer

Lettre de Karl Foyer : partie 1

Karl Foyer

Lettre de Karl Foyer : partie 2

 

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/brest-l-auteur-des-coups-de-feu-karl-f-etait-detenteur-d-une-licence-de-tir_2086830.html

Brest : l’auteur des coups de feu, Karl F., était détenteur d’une licence de tir

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 28/06/2019 à 18:45

 

La police sur les lieux de l'agression de l'imam de la mosquée Sunna, le 27 juin 2019 à Brest

La police sur les lieux de l’agression de l’imam de la mosquée Sunna, le 27 juin 2019 à Brestafp.com/Fred TANNEAU

 

Confiée à la police judiciaire de Rennes, l’enquête se poursuit après qu’un homme a tiré sur deux personnes dont un imam devant la mosquée de Brest, jeudi.

 

Ce geste insensé continue d’interroger les enquêteurs. Le procureur de Brest est encore bien incapable d’expliquer les raisons qui ont poussé un jeune homme de 22 ans à tirer sur deux personnes, dont l’imam Rachid Eljay, jeudi devant une mosquée de Brest, avant de se donner la mort.

Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi, Jean-Philippe Récappé est revenu sur ce qu’il qualifie de « tentative d’assassinat », perpétrée par Karl F., un habitant de Lyon, qui a tenté d’expliquer son geste dans une lettre confuse, largement diffusée sur les réseaux sociaux jeudi soir. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Rennes.

« Un individu s’est présenté sur le parvis de la mosquée un petit peu avant 16 heures, a raconté le magistrat. Il est entré dans un premier temps dans la mosquée, sans y faire quoi que ce soit de répréhensible, il est ressorti ». Puis le jeune homme a rapproché un véhicule « dans lequel il était venu », une Clio grise.

Neuf douilles de calibre 9 mm

« Après avoir pris contact avec l’imam en lui disant qu’il souhaitait faire un selfie avec lui, il est reparti vers sa voiture et est revenu en ayant un blouson sous le bras. Sous ce blouson, il dissimulait une arme de poing, avec laquelle il a tiré sur l’imam et sur personne qui l’accompagnait », a détaillé Jean-Philippe Récappé. Les deux victimes ont été sérieusement blessées, a-t-il confirmé, mais leurs jours ne sont pas en danger.

Neuf douilles de calibre 9 mm ont été retrouvées sur place. Elles ont été tirées par un pistolet Glock, pour lequel le suspect disposait d’une autorisation de détention, a indiqué lors de la conférence de presse le directeur adjoint de la police judiciaire de Rennes. Une autre arme du même type, appartenant elle aussi à Karl F., par ailleurs titulaire d’une licence de tir dans un club de la région lyonnaise, a été retrouvée lors de perquisitions.

Après les tirs, Karl F. a pris la fuite au volant de sa Clio. Les enquêteurs, qui l’ont rapidement identifié, ont retrouvé la trace du véhicule gris, vide et verrouillé, dans la commune de Guipavas, près de Brest. À 300 m de là, les gendarmes sont tombés sur « le corps d’un individu qui se trouvait sur le ventre. Une arme de poing à proximité », a décrit Jean-Philippe Récappé qui ajoute que l’homme était déjà mort. Il se serait tiré une balle.

« Aucun signe particulier de radicalisation »

Avant de se suicider, Karl F. aurait diffusé une lettre, accompagnée d’une photo de sa carte d’identité, sur les réseaux sociaux. Le procureur a annoncé avoir assez rapidement balayé l’hypothèse d’une piste terroriste : « on n’a retrouvé aucun signe particulier de radicalisation ».

Interrogé sur l’éventualité d’un suspect à la personnalité psychotique, il est resté prudent. « Sa lettre est ‘très surprenante’. Quand on la lit, on s’interroge sur la possibilité qu’il y ait eu une approche de la situation qu’il vivait qui n’est pas conforme à ce que l’on vit actuellement ».

« Il m’a ordonné d’égorger l’imam Rachid Eljay », est-il écrit dans ce manuscrit de deux pages, à propos des consignes que lui aurait données un des hommes cagoulés présents dans une camionnette noire dans laquelle il aurait été brièvement retenu. « Je suis obligé de le tuer, si je ne le fais pas ils tueront ma famille », poursuit l’auteur du texte diffusé sur les réseaux sociaux. « Juste avant de me sortir de la camionnette, ils m’ont implanté une espèce de puce dans le bras. »

Une tablette et un téléphone portable en cours d’analyse

Le procureur demeure encore circonspect quant aux motivations du jeune homme qui vivait et travaillait dans une entreprise de nettoyage et d’entretien de la région lyonnaise et occupait depuis le 17 juin un bungalow dans un camping près de Brest. Il avait d’ailleurs prévu d’y rester quelques jours après le 27 juin. « Quel lien pouvait-il avoir avec l’imam de Brest », s’est interrogé le magistrat, qui évoque un jeune homme « qui n’est pas connu pour une radicalisation ou pour appartenir à un groupuscule quelconque ». L’imam avait fait de son côté parler de lui en 2015 en raison de prêches controversés avant d’adopter un discours plus modéré.

LIRE AUSSI >> Qui est Rachid Eljay, l’imam de Brest blessé par balles jeudi ?

« Les perquisitions menées dans le véhicule et bungalow n’ont pas apporté d’éléments sur sa motivation. Une tablette et son téléphone portable, dont il s’est délesté sur la route entre la mosquée et Guipavas, doivent encore être analysés », a annoncé le magistrat. Il évoque aussi la découverte de « munitions », et de « plusieurs chargeurs, complets ou incomplets ». Des perquisitions ont également été menées par la police judiciaire de Lyon dans le studio qu’occupait Karl F. dans l’agglomération de la ville. Sans résultats probants.

À ce jour, aucune autre arrestation n’a eu lieu et aucune complicité n’a pu être déterminée. La mère du suspect a été entendue afin d’aider les enquêteurs à étudier « ce personnage qu’on découvre et qui était totalement inconnu des services de police », a précisé le commissaire de la PJ.

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/tirs-devant-la-mosquee-de-brest-une-histoire-invraisemblable-28-06-2019-8105826.php

Tirs devant la mosquée de Brest : «Une histoire invraisemblable»

 

L’adjoint au maire en charge du quartier à Brest où l’imam a été attaqué jeudi par un jeune apparemment déséquilibré est venu soutenir les habitants qui veulent rester sereins.

 

 Au lendemain de la tentative d’assassinat de l’imam brestois Rachid Eljay, les fidèles sont revenus nombreux à la prière.

Au lendemain de la tentative d’assassinat de l’imam brestois Rachid Eljay, les fidèles sont revenus nombreux à la prière. LP/Nora Moreau
 

Par Nora Moreau, notre correspondante à Brest (Finistère)

Le 28 juin 2019 à 21h56

Au lendemain des faits survenus ce jeudi, le quartier de Pontanézen à Brest (Finistère) restait saisi par la tentative d’assassinat de l’imam brestois Rachid Eljay à l’entrée de la mosquée. Les habitants étaient pour la plupart « sous le choc ».

Ce quartier populaire, où réside une importante communauté d’origine maghrébine, commençait depuis quelques années à s’installer dans un quotidien paisible. « Jusqu’à ce que Rachid fasse parler de lui », glisse Hélène, 54 ans, qui travaille dans le quartier depuis toujours. « Même si nous sommes évidemment contents qu’il s’en sorte bien. »

Jeudi, à 16h19, plusieurs coups de feu retentissent devant la mosquée Sunna. Un jeune homme armé d’un 9 mm s’enfuit dans une Clio grise. À terre gisent deux hommes ; l’un d’eux est l’imam youtubeur aux centaines de milliers de followers, dont les anciens prêches aux relents sectaires ont fait de lui une personnalité controversée.

Menacé de mort par Daech, celui qui s’est fait connaître un temps sous le nom de « Rachid Abou Houdeyfa », aujourd’hui âgé de 39 ans, aurait été blessé à l’abdomen et à une jambe, et opéré ce vendredi. Son pronostic vital n’est pas engagé, tout comme celui de son ami, qui aurait été plus légèrement touché.

Yann Piriou, nouveau patron du « resto des amis », situé juste en face de la mosquée, a été l’un des premiers à appeler les pompiers : « Ce qui m’a surtout frappé, c’est la rapidité des faits et le bruit. J’ai cru qu’on tirait au fusil à pompe. »

« Il était autorisé à porter ces armes »

Jeudi, vers 17h30, la voiture de l’auteur présumé des faits a été retrouvée vide à Guipavas dans un sous-bois. Trois cents mètres plus loin, un corps sans vie a été retrouvé, « une balle tirée sous le menton », d’après le procureur de la République Jean-Philippe Récappé. À ses côtés, un Glock 26 et un Glock 17. Il s’agissait de Karl F., 22 ans, né à Paris, originaire de Normandie et résidant dans la région lyonnaise, où il travaillait pour une agence de nettoyage. L’homme ne « montrait pas de signe de radicalisation ».

« Il possédait une licence de tir dans un club local et était donc autorisé à porter ces armes », a précisé le parquet. Selon les premiers éléments de l’enquête menée par la PJ de Rennes, épaulée par celle de Lyon, il aurait quitté Lyon le 15 ou 16 juin, et occupait, depuis le 17 juin, un bungalow dans un camping à l’ouest de Brest. Une tablette et son portable vont être analysés. Selon nos informations, Karl F. était venu la semaine dernière à la mosquée et avait demandé aux représentants de l’association gérante un entretien en tête-à-tête avec Rachid Eljay, prétextant vouloir se convertir. Mais l’imam était absent ce jour-là.

« C’est un acte islamophobe »

Quelques minutes après avoir tiré sur lui, il a posté sur les réseaux sociaux une photo d’un courrier, assorti de sa carte d’identité. Un texte décousu, dans lequel il raconte avoir été forcé à tuer l’imam sous peine de voir sa famille exécutée. Il l’aurait également adressé à l’imam de Lille, qui l’aurait lui-même renvoyé à celui de Brest. Pour l’heure, les enquêteurs cherchent à comprendre les motivations de ce jeune homme, considéré comme « déstabilisé ».

Pour autant, à « Ponta », personne ne se laisse abattre. Malgré une empathie évidente pour les victimes et leurs familles, certains ne cachent pas leur « ras-le-bol » lié à Rachid Eljay et à « l’image qu’il projette sur le quartier ». Ce vendredi soir, la projection du match de foot féminin France-Etats-Unis sur grand écran, dehors, devant le centre social, a été maintenue. « La mère de Griedge Mbock Bathy, qui est une fille du quartier, sera présente ! », notait l’adjoint au maire en charge du quartier. « Nous restons sereins et dignes, confiants en la justice qui fera lumière sur cette histoire invraisemblable. »

Du côté de la mosquée Sunna, les fidèles sont revenus à la prière, nombreux, comme de coutume. « On a reçu beaucoup de messages de solidarité », témoigne Othmane M., l’un des responsables de l’association. En revanche, il réagit à la qualification d’attentat qui a été écartée : « Pour nous, c’est un acte islamophobe perpétré sur un lieu de culte. C’est toute la communauté musulmane touchée et victime aujourd’hui ».
 

 

https://actu.fr/bretagne/brest_29019/en-video-reaction-limam-blesse-par-balles-devant-mosquee-brest_25580791.html

En vidéo, la réaction de l’imam blessé par balles devant la mosquée de Brest

 

Jeudi 27 juin 2019, l’imam et un fidèle avaient essuyé plusieurs coups de feu devant la mosquée à Brest. De son lit à l’hôpital, l’imam a publié une vidéo sur sa chaîne YouTube.

 

Publié le 30 Juin 19 à 15:21
L'imam Rachid Eljay à l'hôpital de la Cavale-Blanche à Brest

L’imam Rachid Eljay à l’hôpital de la Cavale-Blanche à Brest (Capture d’écran © Pr Rachid Eljay chaine officielle 1 YouTube).

 

«Je vais mieux et je vous aime.» C’est le titre de la vidéo que l‘imam Rachid Eljay a publiée sur sa chaîne YouTube, samedi 29 juin. Soit deux jours après avoir été victime, avec un fidèle, d’une fusillade, devant la mosquée, 123 rue de Gouesnou dans le quartier de Pontanézen à Brest.

Lire aussi : Coups de feu devant la mosquée de Brest : le tireur est décédé

Allongé dans son lit, à l’hopital de la Cavale-Blanche à Brest, l’imam a voulu rassurer concernant son état de santé, remercier toutes les personnes qui sont intervenues ou qui ont apporté leur soutien et a dit, à la fin de la vidéo :

Nous ne répondrons jamais à la haine par la haine mais nous répondrons à la haine par la sagesse, le calme et l’intelligence.

«On fait confiance à la justice»

Préalablement, l’imam avait précisé  :

Pour ceux et celles, une minorité (mots prononcés en levant les yeux au plafond, NDLR) Dieu merci, qui ont utilisé cet événement pour avoir des pensées encore malsaine à travers certains articles, etc…, ou redéterré certains articles qui étaient passés, nous leur répondons simplement “Paix sur vous”, c’est triste, mais “Paix sur vous”.

Dans cette vidéo, Rachid Eljay dit aussi «La justice a pris le dossier sérieusement, l’enquête suit son cours. On fait confiance àla justice.»

Des nouvelles rassurantes

Une vidéo où il a donné des nouvelles rassurantes quant à son état de santé.

Que Dieu guérisse aussi le frère Osman, qui a aussi été blessé et qui s’est interposé entre moi et l’agresseur. Il a eu une balle au niveau de l’abdomen et de la cuisse aussi. Moi, j’ai reçu une balle au niveau de la main, une balle au niveau de la cuisse et une troisième balle au niveau du mollet.
Ça va bien, je sors du bloc opératoire, ça va bien, on vit cette épreuve de manière très apaisée.

Remerciements

Tout au long de son intervention, l’imam a remercié les personnes qui sont intervenues ou qui lui ont apporté leur soutien. Il a d’ailleurs débuté son propos par des remerciements :

Que la Paix soit avec vous. Je remercie sincèrement et chaleureusement toutes celles et ceux qui m’ont soutenu et qui me soutiennent à travers les réseaux sociaux, à travers les messages, à travers les vidéos, les personnes de confession musulmane ou n’étant pas de confession musulmane.

Il a ainsi cité les différents services de secours (pompiers, ambulanciers, services de sécurité) «pour leur intervention très rapide», les services hospitaliers, les voisins, le pharmacien qui leur ont prodigué les premiers soins, les jeunes du quartier «qui ont eu un comportement digne et qui sont restés auprès de nous», toute la communauté «musulmane et, je le répète, non musulmane», les fédérations, les conseils, les imams, les prédicateurs, les théologiens…

Cet élan de solidarité, de soutien, qui me rappelle qu’au fond de chacun d’entre nous se cache une part d’amour mutuel et, malheureusement, on a tendance à l’étouffer et c’est pour ça qu’il faut faire primer cet amour mutuel tout au long de l’année. En tout cas, vraiment sincèrement, merci à vous. Que Dieu vous préserve et vous bénisse pour votre soutien, ça me fait vraiment chaud au cœur et j’espère vous rencontrer prochainement.

Lire aussi : Coups de feu devant la mosquée de Brest : les motivations du tireur restent floues

 

Abdelkader Merah condamné à 30 ans de réclusion criminelle

 

 

C’était attendu, c’est fait.

Son avocat a annoncé dans la foulée qu’il allait se pourvoir en cassation.

Il dit aussi avoir découvert à l’occasion de ce procès la « violence » des réseaux sociaux.

Ce n’est sûrement pas la même que celle que je subis sans discontinuer depuis plus de dix ans de la part du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lequel est à l’origine de tous les attentats terroristes commis sur le sol français depuis mars 2012.

Pour preuve : il n’est toujours pas empêché d’exercer sa profession d’avocat alors que pour ma part, je ne peux même plus sortir de chez moi sans craindre à tout instant de nouvelles agressions graves résultant de la publicité mensongère dont je suis continuellement victime depuis juin 2010.

On rappelle au passage que la sortie du premier numéro du magazine Inspire d’Al-Qaïda avait suivi de tout juste une douzaine de jours la révélation au public de mon identité sur les deux blogs Luraghi alors actifs, mon nom y étant d’emblée associé à des mentions concernant l’attentat de Karachi du 8 mai 2002.

Le malade mental m’avait ensuite dénoncée comme « mécréante » sur de nombreux sites islamistes ou fréquentés par des islamistes tout en les invitant à aller lire sur ses blogs personnels toutes ses publications me concernant.

Aussi, c’est sans grande surprise que je m’étais rendu compte fin mars 2012 que mon régulier lecteur d’Auterive ne pouvait être qu’Abdelkader Merah.

En effet, alors qu’il s’était brusquement mis à consulter mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog plusieurs fois par jour après ma première publication concernant la série d’assassinats en cours, le 18 mars 2012, il en avait brutalement disparu après l’interpellation du frère du tueur et n’y reviendra plus jamais.

En revanche, bien d’autres islamistes continueront à me lire très régulièrement, tout comme la troupe des « déconnologues » du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inspire_(magazine)

Inspire (magazine)

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Abdelkader Merah condamné à 30 ans de réclusion criminelle dans AC ! Brest 35px-Circle-icons-email.svg

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Inspire est un magazine en ligne en anglais publié par l’organisation terroriste Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA). Cette revue a été fondée en juillet 2010 à destination des jeunes Britanniques et Américains1,2. Plusieurs extrémistes internationaux et nationaux, qui interprètent radicalement l’Islam, seraient influencés par le magazine et auraient, selon certains rapports, fabriqué des bombes en suivant les modes d’emploi parus dans celui-ci3,4. C’est un important vecteur de propagande en faveur de toutes les branches d’Al-Qaïda, ainsi que des groupes qui orbitent autour5. Il a été découvert par le SITE Intelligence Group 6.

Notes et références

  1. (en) UPI, « Al-Qaida launches English-language e-zine », United Press International,‎ 1er juillet 2010 (lire en ligne[archive du 4 juillet 2010])
  2. Marc Ambinder, « Al Qaeda’s First English Language Magazine Is Here » [archive], Atlantic magazine, 20 juin 2010
  3. “Inspire Magazine: A Staple Of Domestic Terror” [archive], Anti-Defamation League, 22 avril 2013
  4. (en) NewsCore, « ‘How to Make Bomb in Kitchen of Mom’ Featured in Al Qaeda’s 1st English Magazine », Fox News,‎ 1er juillet 2010 (lire en ligne [archive])
  5. (en) Forbes, « The al-Qaeda Brand Died Last week », Forbes.com,‎ 6 septembre 2011 (lire en ligne [archive])
  6. Does Anyone Take These Al-Qaeda Magazines Seriously? [archive]

Articles connexes

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/fusillades-dans-le-sud-ouest/condamnation-d-abdelkader-merah-c-est-un-signal-historique-qui-est-donne-ce-soir-par-la-justice-francaise_3405373.html

Condamnation d’Abdelkader Merah : « C’est un signal historique qui est donné ce soir par la justice française »

 

La cour d’assises spéciale de Paris statuant en appel a condamné jeudi Abdelkader Merah à 30 ans de réclusion criminelle et l’a reconnu coupable de « complicité » des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed à Toulouse et Montauban.

 

Samuel Sandler et son avocat Maitre Elie Korchia, en octobre 2017 à Paris.
Samuel Sandler et son avocat Maitre Elie Korchia, en octobre 2017 à Paris. (SADAK SOUICI / LE PICTORIUM / MAXPPP)

 

« C’est un signal historique qui est donné ce soir par la justice française », a réagi jeudi 18 avril sur franceinfo Elie Korchia, avocat de Samuel Sandler, partie civile au procès qui a perdu son fils et deux petits-fils, assassinés par Mohamed Merah, après le verdict dans le procès d’Abdelkader Merah, condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Elie Korchia voit dans ce verdict un signal envoyé « à ceux qui pourront dans certains quartiers, demain vendre des armes, un gilet par balles, des munitions », et qui ne pourront plus dire « je ne sais pas à quoi cela peut servir ».

« La justice française n’a pas été dupe », souligne l’avocat. « Elle a à la fois condamné le frère de l’assassin, pour association de malfaiteur terroriste comme en première instance. Mais elle a été beaucoup plus loin. Elle a reconnu, pour l’histoire judicaire de notre pays, que le frère de l’assassin n’était pas là par hasard dans le box comme la défense l’a plaidé. Il était là, et devait être reconnu coupable pour complicité d’assassinat et tentative d’assassinat ».

« La douleur de ces drames est incommensurable »

Après sept ans de procédure et deux procès d’assises, »après cette décision qui sera historique pour les annales judiciaires de notre pays, on a l’impression que la justice de France est passée et elle est bien passée », analyse maître Elie Korchia.

Après le verdict de la cour d’assise spéciale, l’avocat de la famille Sandler a exprimé « le soulagement » de ses clients. Mais « il n’y a pas de victoire, pas de défaite », précise-t-il. « La douleur de ces drames est incommensurable. Elle est pour toujours, elle ne se compte pas en années ».

Elie Korchia tient aussi à rappeler les propos de Mohammed Merah, « le tueur au scooter, quand il a commis ses crimes ». Il a dit « j’ai mis la France à genoux ». Pour l’avocat, le ressenti après le verdict est que « la justice française a mis à genoux les tenants, les mentors, les idéologues, ceux qui comme Abdelkader Merah ont poussé Mohammed Merah, qui était le bras armé de ces crimes et qui derrière, dans l’arrière-cour du jihadisme salafiste, poussent à ces crimes terroristes ».

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/pourquoi-la-peine-d-abdelkader-merah-a-ete-alourdie-20190419

Pourquoi la peine d’Abdelkader Merah a été alourdie

 

  • Par   Julien Licourt
  • Mis à jour le 19/04/2019 à 16:49
  • Publié le 19/04/2019 à 16:49

DÉCRYPTAGE – Le frère de Mohammed Merah a été condamné en appel à 30 ans de prison contre 20 ans en première instance, la cour d’assises spéciale l’estimant cette fois «complice» des meurtres du terroriste.

Abdelkader Merah a bien été complice de la série d’assassinats commis par son frère, Mohammed Merah, à Toulouse et Montauban au mois de mars 2012. C’était sans doute la conclusion la plus saillante du verdict rendu en appel, jeudi soir 18 avril, par la cour d’assises de Paris spécialement composée. La plus attendue aussi par les parties civiles qui depuis 7 ans souhaitaient qu’une culpabilité soit établie dans la tragique histoire qui a conduit à la mort de sept de leurs proches. En première instance, Abdelkader Merah avait été condamné pour association de malfaiteur terroriste mais acquitté pour la complicité d’assassinat. En statuant sur la base du même dossier de 118 tomes, et donc rigoureusement sur les mêmes faits que leurs collègues il y a un an et demi, les magistrats professionnels sont donc parvenus cette année à une conclusion différente. Pourquoi?

Tout est question d’interprétation. Sur de nombreux points l’analyse des deux cours converge. En premier ressort comme en appel, les juges n’ont pas été convaincus par l’image du «musulman orthodoxe» mise en avant par Abdelkader Merah. C’est plutôt l’adepte d’une idéologie salafiste radicale qu’ils ont cru déceler en l’accusé, qui se faisait surnommer «Ben Laden» au soir des attentats du 11 septembre 2001. Dans leurs conclusions, les magistrats ont noté que l’accusé suivait avec son frère toutes les recommandations du manuel du parfait terroriste, découvertes dans les fichiers informatiques dissimulés puis supprimés par Abdelkader Merah. Fait troublant: les deux frères, qui détenaient plusieurs téléphones portables, ne s’en sont jamais servis pour s’appeler, alors même qu’ils se rencontraient au moment des faits. Une «volonté claire d’échapper à tout contrôle policier» selon la cour. Comme en 2017, Abdelkader Merah était donc reconnu coupable d’association malfaiteur terroriste.

Le vol du scooter, l’élément clé du dossier

Second point confirmé par la cour: Abdelkader Merah a bien participé activement au vol du scooter qui a permis à Mohammed Merah de commettre ses crimes. Un fait essentiel: c’est l’un des seuls éléments matériels le liant directement aux assassinats de son frère. Encore une fois, la version de l’accusé, qui soutient qu’il a été placé devant le fait accompli, n’a pas convaincu. Bien au contraire: les juges ont constaté qu’il était présent avec son frère, le 6 mars 2012, lorsque celui-ci s’est renseigné sur la manière d’enlever le traqueur d’un tel engin. Que ce même jour, c’est bien lui qui a conduit en voiture Mohammed Merah sur les lieux du vol. Qu’il a ensuite participé à cacher l’objet du délit. Fait aggravant, Abdelkader Merah a toujours tu le nom du troisième homme de l’équipée, jusqu’au décès de ce dernier, rendant opportunément impossible tout croisement des versions.

Restait le plus important, la complicité. En 2017, les magistrats notaient dans leurs conclusions: «La participation du vol du [scooter] est en soi insuffisante, selon cette cour, pour affirmer que ce vol a été commis en connaissance de cause de ce que ce véhicule allait précisément servir d’instrument aux assassinats commis.» «Selon cette cour»: déjà, les juges indiquaient qu’une autre lecture du dossier pouvait être faite. Et c’est précisément ce qu’ont entrepris leurs collègues en appel, notant que Mohammed Merah «avait déjà réalisé un certain nombre d’actes préparatoires à ces crimes» comme louer des voitures, un box, acquérir des armes, un ordinateur ou une GoPro et qu’il «ne lui manquait plus qu’un scooter de grosse cylindré pour passer à l’acte […] En permettant à Mohammed Merah de disposer d’un scooter, [Abdelkader Merah] a apporté son aide à la préparation des actions criminelles de son frère.» Et voici scellée la complicité d’assassinats.

Peine allégée pour le coaccusé, Fettah Malki

En revanche, Abdelkader Merah n’est toujours pas considéré comme complice pour avoir «provoqué» les meurtres. En clair, les juges n’ont pas trouvé de faits pouvant le faire apparaître comme commanditaire des crimes. De la même manière, l’influence qu’il a pu avoir ne peut avoir été retenue à son encontre, cet élément étant difficilement quantifiable.

Le coaccusé d’Abdelkader Merah, Fettah Malki, a au contraire bénéficié de l’appel, voyant sa peine réduite: celui qui se présentait comme le petit délinquant du quartier et avait fourni une arme et un gilet pare-balles à Mohammed Merah, a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs, mais sans le facteur aggravant de terrorisme, qui lui avait donné les juges en premier instance. Sa peine a été ramené de 14 à 10 ans.

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Julien Licourt
 Journaliste – Sa biographie

 

 

https://www.liberation.fr/france/2019/04/19/proces-d-abdelkader-merah-verdict-historique-contre-hysterisation_1722346

Procès d’Abdelkader Merah : «verdict historique» contre «hystérisation»

 

Par Chloé Pilorget-Rezzouk — 19 avril 2019 à 15:00
Eric Dupond-Moretti, avocat d’Abdelkader Merah, au tribunal de Paris, le 25 mars. Photo Thomas SAMSON. AFP

Le frère de Mohammed Merah a été condamné jeudi à trente ans de réclusion, reconnu coupable de complicité dans les assassinats commis en mars 2012. Une peine plus lourde qu’en première instance. Son avocat a annoncé se pourvoir en cassation.

  • Procès d’Abdelkader Merah : «verdict historique» contre «hystérisation»

Les uns saluent une «belle» décision ; les autres dénoncent un verdict «insupportable». Jeudi soir, Abdelkader Merah a été condamné en appel à trente ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté des deux-tiers. Relaxé en première instance du chef de complicité des sept assassinats commis par son cadet Mohammed, en mars 2012, l’aîné de la fratrie Merah a cette fois été reconnu coupable par la cour d’assises spéciale de Paris. Deux jours plus tôt, l’accusation avait requis la perpétuité contre ce «virtuose de la dissimulation», convaincue que le «mentor» de Mohammed Merah avait bien «sciemment» porté aide ou assistance à son petit frère.

Après douze heures de délibéré, le verdict est tombé dans la salle Voltaire du palais de justice. Dans le box, l’accusé de 36 ans n’a pas bronché. Les familles des victimes, elles, ont laissé éclater leurs larmes. «C’est un verdict historique et un grand soulagement pour les parties civiles», a réagi auprès de Libération Me Elie Korchia, avocat de Samuel Sandler, dont le fils et les deux petits-fils ont été tués le 19 mars 2012, devant l’école Ozar Hatorah, avec la petite Myriam Monsonego. Son confrère, MOlivier Morice, avocat de la famille Legouad, un des trois militaires abattus par le «tueur au scooter», a salué auprès de l’AFP une décision reconnaissant «le fait que Mohammed Merah n’était pas un loup solitaire. Il a agi de concert avec son frère»Pour la défense, cette peine sévère est en revanche le fruit d’une justice aux ordres de l’émotion. Invité vendredi matin sur France Info, l’avocat d’Abdelkader Merah, Eric Dupond-Moretti, a d’ores et déjà annoncé se pourvoir en cassation. Dénonçant «une hystérisation» et un procès «non équitable», le ténor du barreau défend que «tout est discutable» dans ce verdict et ses motivations.

«Parfaitement informé des projets criminels»

Quel rôle Abdelkader Merah a-t-il joué avant les tueries exécutées par son frère, entre le 11 et le 19 mars 2012, à Toulouse et Montauban ? C’était l’enjeu central de ces quatre semaines d’audience, après la relaxe de l’aîné Merah en première instance, faute de preuves. Si l’avocat de la famille d’Imad Ibn Ziaten, Françis Szpiner, a émis lors des récents débats l’hypothèse – remarquée et nouvelle – qu’Abdelkader Merah ait pu être au côté de son cadet lors de l’exécution du parachutiste, c’est le déroulé de la journée du 6 mars 2012 qui a retenu toute l’attention de la cour d’assises spéciale et emporté son intime conviction sur la complicité.

Dans leur décision, les magistrats professionnels notent qu’Abdelkader Merah est bien le coupable du vol du scooter TMax-530 dérobé ce jour-là et utilisé par son cadet sur «les trois séries d’actes criminels». Ainsi, motive la cour : «En permettant à Mohammed Merah de disposer d’un scooter, il a apporté son aide à la préparation des actions criminelles de son frère», dont il était alors «parfaitement informé des projets criminels». Les juges rappellent que, lorsque Mohammed Merah est rentré du Pakistan à l’automne 2011, celui-ci avait partagé avec son frère «ses intentions criminelles en lui confiant être prêt à lever l’étendard». Ils notent enfin que leurs «rencontres physiques» se sont dès lors «intensifiées» jusqu’à la commission des attentats, et pendant.

 Peine amoindrie pour Fettah Malki

Petit délinquant de droit commun, le discret coaccusé d’Abdelkader Merah a en revanche vu sa peine amoindrie : Fettah Malki a été condamné à dix ans de prison, contre quatorze ans en première instance. Ce trafiquant sans scrupules, baptisé «le commercial du quartier» aux Izards, avait fourni à Mohammed Merah le pistolet-mitrailleur Uzi utilisé lors de la tuerie de l’école Ozar Hatorah. Mais aussi le gilet pare-balles que le jihadiste portait lors de l’assaut fatal du Raid. En guise de derniers mots, cet Algérien de 36 ans avait déclaré : «Je ne suis pas un terroriste, je n’ai rien à voir avec ça.» «Il faut responsabiliser les fournisseurs d’armes. C’est trop facile de dire : « J’ai fait ça pour le fric, je ne savais pas ce qu’il ferait avec »», avait martelé l’accusation, mardi. Estimant que l’accusé, «connaissant tout sur tout» dans le quartier, ne pouvait ignorer les projets mortifères de Mohammed Merah, elle avait requis «entre quinze et vingt ans de réclusion».

Les jurés professionnels de la cour, eux, ont jugés que «les débats n’avaient pas établi que Fettah Malki avait pu avoir connaissance des projets terroristes» du «tueur au scooter». Par conséquent, ils ont écarté la nature «terroriste» de l’incrimination «d’association de malfaiteurs» et diminué sa peine. Contactés par Libération, les avocats de Fettah Malki, Mes Alexandre Martin et Emmanuelle Franck, se disent satisfaits de cette condamnation considérant que leur client n’a «aucunement adhéré à une philosophie terroriste qu’il réprouve totalement» : «C’est une décision importante, car elle respecte le droit. La justice est restée sereine et étanche à la pression émotionnelle de l’opinion publique.»

Chloé Pilorget-Rezzouk

Affaire Patricia Bouchon : portrait de l’accusé Laurent Dejean

Les témoignages des amis, voisins et collègues de Laurent Dejean nous en apprennent sur sa personnalité et sa situation au moment des faits.

Retenons d’abord qu’il n’a pas digéré sa séparation d’avec son ex-amie, ce qui peut lui conférer quelques affinités avec les masculinistes haïsseurs de femmes de la bande de « déconnologues » du malade mental extrêmement dangereux pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Par ailleurs, il a beaucoup d’amis. Eux aussi.

Et tout comme eux, il est aussi consommateur de drogues : cannabis, cocaïne. Et par voie de conséquence – à moins qu’il ne s’agisse d’une cause à effet -, il est aussi caractériel.

Cependant, quelques jours avant les faits, il s’est brouillé avec son ami d’enfance qui rapporte qu’il devenait de plus en plus violent pour de simples cigarettes qu’il venait lui taxer même de nuit, à 5 heures du matin (heure de fin des discussions publiques sur les blogs Luraghi).

Il avait pourtant un emploi et se faisait aussi de l’argent en achetant et revendant des voitures, certaines au poids de ferraille après les avoir découpées chez lui (Mohamed Merah bricole aussi des voitures dans le même secteur).

Or, alors que dans ces conditions, quelques jours avant les faits il semble tellement à court d’argent qu’il ne peut plus acheter lui-même ses cigarettes, quelques temps après il décide d’arrêter de travailler. Il n’aurait donc plus besoin de son salaire.

En conséquence, j’émets l’hypothèse qu’il aurait touché comme un pactole dans l’intervalle. Lequel ? Sa rémunération pour sa participation à l’assassinat de Patricia Bouchon ?

Je rappelle ici que le commanditaire de ce crime, le psychopathe et cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui a toujours été payé pour toutes ses exactions à mon encontre, avait reçu en 2011 des sommes tellement considérables à cet effet qu’au mois de mai il décidait lui aussi d’arrêter de travailler, et de manière définitive, estimant qu’il avait désormais assez d’argent pour s’en dispenser jusqu’à la fin de ses jours.

De même, dès le début de ses harcèlements à mon encontre, en 2010, son complice Jean-Marc Donnadieu de Béziers avait vu sa situation matérielle s’améliorer nettement.

Voir ici :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/04/15/interdit-de-harceler-jean-marc-donnadieu-veut-se-battre/

A supposer que Laurent Dejean soit l’assassin de Patricia Bouchon, celui-là même qui vient plaisanter du crime avec ses nouveaux amis sur les blogs Luraghi à compter du 25 février 2011, il est clair qu’il s’enfonce dès lors dans la « déconnologie », cette manière de vivre du crime organisé et d’en jouir haut et fort aux dépens des « bourgeois » à la marge de notre société « capitaliste ».

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/proces-du-meurtrier-presume-patricia-bouchon-portrait-laurent-dejean-ses-collegues-voisins-1641398.html

Procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon : le portrait de Laurent Dejean par ses collègues et voisins

 

Céline Pagès est secrétaire dans la dernière entreprise de Laurent Dejean. / © France 3 Occitanie
Céline Pagès est secrétaire dans la dernière entreprise de Laurent Dejean. / © France 3 Occitanie

 

Mardi 19 mars 2019, 4ème jour d’audience dans le procès de Laurent Dejean pour le meurtre de Patricia Bouchon, les collègues et voisins du prévenu sont venus à la barre pour tenter de décrire sa personnalité et ses comportements au moment des faits.

Par Marie Martin Publié le 19/03/2019 à 20:14 Mis à jour le 20/03/2019 à 08:39

Ils n’en ont pas tous le même souvenir mais un élément ressort de chacun des témoignages des anciens collègues de Laurent Dejean, c’est son caractère instable.

Le jeune homme, plutôt solitaire et discret, peut se comporter de manière « normale », polie et dans la minute qui suit, se mettre en colère, crier, serrer les poings et claquer des portes.

Une « bombe à retardement« , « une cocotte-minute« , décrit un de ses anciens collègues. En 2009, il est embauché sur un chantier de réinsertion. Laurent Dejean y travaille et le « coache » durant une semaine. « Au fil du temps, je me suis aperçu qu’il était impulsif. On ne pouvait pas lui dire comment travailler, il ne supportait pas les réflexions. Un jour, ça allait. Le lendemain, il faisait la gueule, on ne pouvait pas lui adresser la parole. Il lui arrivait de menacer des gens. Et parfois, après, il s’excusait« , explique ce témoin à la barre du tribunal.

Au moment de la disparition de Patricia Bouchon, Laurent Dejean travaille dans une entreprise spécialisée de la région de Bouloc. Quelques jours après les faits, il est arrêté par un médecin. Puis il est placé en unité psychiatrique. Avant de solliciter son licenciement.
A son patron qui témoigne à la barre ce mardi, il explique : « J’ai entendu dire qu’il allait y avoir des tests ADN, je ne veux pas te créer d’ennuis« .

La secrétaire de cette même enteprise témoigne elle aussi. « Il m’a dit qu’il voulait partir pour oublier« . Elle décrit un homme « perturbé, mal à l’aise, inquiétant« . Et reconnaît dans le portrait-robot établi suite au témoignage-clé de Nicolas Gelis des troublantes similitudes avec Laurent Dejean.

Même trouble pour l’une de ses voisines, qui réside dans l’immeuble où Laurent Dejean vit à Bouloc et a tissé des liens amicaux avec lui. Le portrait-robot est très ressemblant, dit-elle. Avant d’expliquer les changements de comportement de Laurent Dejean, dans le courant de l’année 2011. Il a des crises, l’accuse de pratiquer la sorcellerie contre lui. Il lui fait peur et elle prend ses distances.
Au président de la cour d’assises de Haute-Garonne qui l’interroge, elle répond : « Oui, j’ai pensé à lui au moment des faits. Je lui ai même demandé pour plaisanter mais pas seulement s’il avait quelque chose à voir avec la disparition de Patricia Bouchon. Il m’a dit : « Arrête tes conneries !« .

Madame Nathalie P., masseur-kinésithérapeute, n’a quant à elle pas tellement envie de rire quand elle évoque sa seule et unique rencontre avec le prévenu. A l’époque, elle soigne la mère de Laurent Dejean au domicile familial, en vue d’une prochaine opération. Elle raconte qu’elle l’a vu rentrer dans la maison « râlant, invectivant sa mère, claquant des portes« . Sa patiente lui dit de ne pas s’inquiéter : « N’ayez pas peur« . Avant de lui raconter que c’est un fait habituel, et que son fills l’a déjà menacé physiquement.

Voisins, anciens collègues : les témoignages se succèdent, aucun ne plaide en faveur de l’accusé. Les détails, de plus, se répètent, troublants. Ainsi ces remarques sur la façon de conduire de Laurent Dejean : « Il conduisait comme un fou« , « Il  aimait faire crisser les pneus« , « Il arrivait en faisant des dérapages« .
Comme un écho au témoignage-clé de Nicolas Gelis, ce matin…

* Le procès de Laurent Dejean devant la cour d’assises de Haute-Garonne se tient jusqu’au 29 mars.

Les grandes dates de l’affaire Patricia Bouchon

14 février 2011 : disparition de Patricia Bouchon alors qu’elle fait un footing à Bouloc, vers 4h du matin.
15 février 2011 : découverte d’effets personnels de Patricia Bouchon et d’une importante trace de sang dans une impasse de Bouloc ; lancement d’un avis de recherches.
19 février 2011 : déposition de Nicolas Gelis qui a croisé Patricia Bouchon et une voiture suspecte le 14 février. Etablissement d’un portrait-robot.
28 février 2011 : ouverture d’une information judiciaire contre X pour homicide volontaire.
29 mars : découverte par un chasseur du corps de Patricia Bouchon à Villematier, à dix kilomètres de Bouloc.
15 octobre 2013 : à la demande de la famille, diffusion du portrait-robot établi d’après la déposition de Nicolas Gelis le 19 février 2011.
9 février 2015 :  mise en examen de Laurent Dejean (après trois gardes à vue, entre 2012 et 2015).
18 janvier 2018 : saisi par Laurent Dejean qui clame son innocence et fait appel de son renvoi devant une cour d’assises, le parquet requiert un non-lieu, en l’absence de preuve formelle.
16 février 2018 : la chambre d’instruction de la cour d’appel de Toulouse va à l’encontre de ce réquisitoire et ordonne le renvoi de Laurent Dejean devant la cour d’assises de Haute-Garonne.
14 mars 2019 : début du procès de Laurent Dejean, jugé pour meurtre.

 

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https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/proces-du-meurtrier-presume-patricia-bouchon-ces-amis-qui-accablent-laurent-dejean-1641716.html

Procès du meurtrier présumé de Patricia Bouchon : ces amis qui accablent Laurent Dejean

 

Jean-Luc de Biasi était un ami d'enfance de Laurent Dejean, son témoignage a été capital. / © France 3 Occitanie
Jean-Luc de Biasi était un ami d’enfance de Laurent Dejean, son témoignage a été capital. / © France 3 Occitanie

 

Ce mercredi 20 mars 2019, 5ème jour du procès devant la cour d’assises de Haute-Garonne de Laurent Dejean, poursuivi pour le meurtre de Patricia Bouchon en 2011, les proches du prévenu sont appelés à la barre. Parmi eux, des amis qui attestent qu’il possédait une Clio blanche au moment des faits.

Par Marie Martin Publié le 20/03/2019 à 11:56 Mis à jour le 20/03/2019 à 12:29

Il appelle Laurent Dejean son « collègue ». Mais en réalité, Jean-Luc de Biasi est un ami d’enfance du prévenu. Né en 1979, il allait à l’école à Fronton avec lui.

Leur amitié a duré jusqu’au moment des faits, en 2011. « On faisait plein de choses ensemble« , explique ce témoin particulier, le premier entendu dans ce procès à être proche de l’accusé.
« On allait se balader partout, on allait à la pêche, aux champignons« . Les deux hommes consomment ensemble cannabis et cocaïne. Selon Jean-Luc de Biasi, Laurent Dejean avait beaucoup d’amis mais il ne lui connaît pas de compagne, depuis sa séparation d’avec son ex-amie, séparation que le prévenu n’aurait pas « digéré ».

Quelques jours avant la disparition de Patricia Bouchon, les deux hommes se fâchent. « On s’est embrouillé« , explique Jean-Luc de Biasi. « Il était parti dans un délire. Il était venu chez moi à 5 heures du matin pour me taxer des cigarettes. Il a pété les plombs. Il était violent, agressif, il m’a insulté. Je ne l’avais jamais vu comme ça« . Les amis se quittent et ne se reverront pas avant longtemps.

Fin 2013, le portrait-robot établi grâce au témoignage de Nicolas Gelis est diffusé. Jean-Luc de Biasi est très clair : « J’ai vu le portrait, j’ai vu Laurent« . L’ami de Laurent Dejean réfléchit quelques jours, en parle à sa mère. Et décide de se rendre à la gendarmerie de Fronton. Son témoignage est d’abord recueilli anonymement, puis les enquêteurs viennent le chercher pour l’entendre. Il n’a aucune envie d’enfoncer son ami mais se soumet volontiers aux questions.

Il évoque notamment la Clio blanche que possédait Laurent Dejean à l’époque. Il est formel : il l’a vue plusieurs fois, il est même monté dedans. Confronté au suspect, à deux reprises, il ne comprend pas son ami qui dit ne pas se souvenir d’avoir possédé un tel véhicule. « Il ne peut pas avoir oublié« , explique-t-il à la barre.

Fait plus troublant encore : cette habitude qu’avait Laurent Dejean d’acheter et de revendre des voitures, voire de les découper pour les emmener dans une entreprise de ferraille à Fronton où on le payait au poids. « Il découpait les voitures chez lui« , détaille Jean-Luc de Biasi. « Je l’ai même fait une ou deux fois avec lui. Il les découpait à la hache ou à la débardeuse. Ensuite, on mettait la ferraille dans la Clio, dont les sièges arrières étaient baissés« .

Il pense que Laurent Dejean s’est débarrasé de la Clio dans l’année 2011 mais ne sait plus à quel moment.

Interrogé par la cour sur la connaissance des environs de Bouloc par Laurent Dejean, Jean-Luc de Biasi répond que Laurent Dejean connaissait les lieux comme sa poche, « il est né et a grandi ici« . Le lieu où le corps de Patricia Bouchon a été retrouvé, un mois après sa disparition, une buse en contrebas de la « route des vins » à Villematier, « il pouvait le connaître« .

Un autre ami d’enfance, non présent ce jour mais dont les dépositions sont lues par le président, est plus formel. « C’est sûr qu’il connaissait bien le secteur car on allait en boîte de nuit pas loin et on passait en mobylette sur cette route« .
Cyril G. est entendu une première fois en 2013. Ses déclarations vont dans le même sens que les autres : Laurent Dejean était « un brave type, pas bête mais une bombe à retardement« .
Il lui connaît de nombreuses voitures, dont une Clio blanche de type commercial, sans sièges arrières.
Laurent Dejean, dans une de ses crises, a agressé verbalement la mère de Cyril, pour lui réclamer des cigarettes.

Confronté au portrait-robot, le jeune homme est catégorique : « Cela lui ressemble tout à fait« . Etait-il du genre à pleurer et à s’excuser après ces emportements* : « C’est tout Laurent« …

Dans le box des accusés, Laurent Dejean se tient les bras croisés et paraît renfrogné. Il réagit très peu, à peine quelques signes d’exaspération parfois.
Sur le banc réservé aux proches du prévenu, il n’y a personne, depuis le début du procès…

* Cette question revient régulièrement car deux témoins ont entendu un homme pleurer et dire : »Excuse-moi, excuse-moi« , le matin de la disparition de Patricia Bouchon , dans l’impasse où on a retrouvé des effets personnels de la joggeuse et une importante trace de sang.

 

Fabien Clain et Djamel Okacha alias Yahia Abou el-Hammam : deux chefs djihadistes tués cette semaine

Dans cet article du 18 février dernier, j’émettais l’hypothèse que le juge brestois ou chef djihadiste Raymond André ait pu être assassiné par un service secret quelconque, compte tenu de signaux que j’enregistrais dans mes statistiques de blog :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/18/deces-de-juges-brestois-signalements-et-menaces-en-pagaille/

Trois jour plus tard, la mort de Fabien Clain était annoncée par voie de presse.

Il a été tué mercredi après-midi, 20 février 2019, probablement par un tir de drone américain, après quatre jours de surveillance par les services de renseignements.

Dès le lendemain, jeudi 21 février 2019, était tué au Mali par une frappe française Djamel Okacha alias Yahya Abou El Hamam, un autre chef djihadiste.

Chacun en déduit ce qu’il veut, pour le passé comme pour l’avenir.

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/21/les-djihadistes-francais-jean-michel-et-fabien-clain-vises-par-une-frappe-de-la-coalition-en-syrie_5426458_3210.html

Les djihadistes Jean-Michel et Fabien Clain visés par une frappe de la coalition en Syrie

 

Fabien Clain, l’un des plus hauts cadres français de l’EI et auteur du message de revendication des attentats du 13-Novembre, aurait été tué et son frère blessé, selon plusieurs sources.

Par Elise Vincent et Allan Kaval Publié le 21 février 2019 à 18h32 – Mis à jour le 22 février 2019 à 10h14

Temps de Lecture 6 min.

 

Un soldat des Forces démocratiques syriennes (FDS) surveille le bombardement d’Al-Baghouz par les forces alliées, le 19 février.
Un soldat des Forces démocratiques syriennes (FDS) surveille le bombardement d’Al-Baghouz par les forces alliées, le 19 février. BULENT KILIC / AFP

 

Ils étaient l’objectif numéro un des services de renseignement français depuis plusieurs mois. L’une des cibles prioritaires des bombardements de la coalition internationale engagée dans la guerre en Syrie. Les frères Clain, Fabien et Jean-Michel, deux Français considérés comme appartenant aux cadres de l’organisation Etat islamique (EI), ont été visés, en milieu de semaine, par une frappe de la coalition qui aurait possiblement tué Fabien l’aîné, et blessé gravement le cadet, Jean-Michel. C’est du moins ce qu’a indiqué au Monde une source française, confirmant une information de France Inter, jeudi 21 février.

« Fabien Clain a été tué et son frère, Jean-Michel, a été grièvement blessé par une frappe de la coalition qui les visait spécifiquement », a déclaré cette source au Monde, précisant qu’il ne s’agissait pas d’une frappe française. C’est à Al-Baghouz, dernier bastion de l’EI, dans le sud-est de la Syrie, à deux pas de la frontière irakienne, que les deux frères, âgés de 41 et 38 ans, auraient été repérés et visés. Les services français supposaient depuis plusieurs mois qu’ils se terraient quelque part dans cette région située le long de l’Euphrate. Mais les frères Clain demeuraient jusque-là introuvables.

Lire le portrait publié en 2015 : Fabien Clain, la « voix » du massacre de Paris

 

Une relative incertitude demeurait cependant, vendredi matin, sur le sort réel des deux frères, connus pour avoir prêté leur voix à l’EI lors de la revendication des attaques du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts et 490 blessés). Plusieurs sources sécuritaires contactées par Le Monde ont refusé de confirmer s’ils avaient été touchés ou pas, se montrant prudentes dans l’attente de preuves matérielles irréfutables. Selon une source diplomatique française et un responsable des forces démocratiques syriennes cités par l’agence Associated Press, des vérifications étaient en cours, jeudi, sur le terrain.

L’avis de recherche de Fabien Clain diffusé par Interpol.
L’avis de recherche de Fabien Clain diffusé par Interpol. SAISIE D’ECRAN / INTERPOL / AP

 

Djihad « low cost »

De façon inhabituelle, la ministre des armées, Florence Parly, a de son côté publié deux messages sur Twitter, jeudi soir, qualifiant la mort de Fabien Clain de « possible » mais « pas confirmée ». « Au cours des opérations de reconquête du dernier bastion de Daech menées par la coalition, il est possible en effet que Fabien Clain ait été tué », a-t-elle ainsi écrit, ajoutant : « Si c’est bien le cas, les Français qui se souviennent de ses appels au meurtre et de son rôle dans le pseudo-Etat islamique, en seront sûrement soulagés. Nous restons vigilants, cette information n’est pas confirmée. »

 

Fabien Clain et Djamel Okacha alias Yahia Abou el-Hammam : deux chefs djihadistes tués cette semaine dans AC ! Brest UtQaUa0m_normal

Florence Parly @florence_parly

Au cours des opérations de reconquête du dernier bastion de Daech menées par la coalition, il est possible en effet que Fabien Clain ait été tué. 1/2

UtQaUa0m_normal dans Attentats

Florence Parly @florence_parly

Si c’est bien le cas, les Français qui se souviennent de ses appels au meurtre et de son rôle dans le pseudo-Etat islamique, en seront sûrement soulagés. Nous restons vigilants, cette information n’est pas confirmée. 2/2

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20:17 – 21 févr. 2019

 

Une prudence liée à l’expérience de plusieurs opérations similaires menées ces dernières années sur le théâtre irako-syrien. Plusieurs djihadistes de haut rang ont en effet été annoncés comme morts, avant que leur décès ne soit invalidé quelques mois plus tard.

L’un des exemples les plus connus concerne Rachid Kassim. En février 2017, celui qui avait fait basculer la France dans le djihad « low cost » en recrutant sur les réseaux sociaux, et dont il est établi qu’il a en partie inspiré à distance les attentats de Magnanville (Yvelines) et de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), avait été donné pour mort après une frappe américaine. Or, c’est seulement à l’automne 2017 que Rachid Kassim a été tué dans un bombardement ciblé.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Al-Baghouz, dernier réduit de l’Etat islamique et de ses « étrangers »

 

En attendant l’éventuelle confirmation du décès de Fabien Clain et des blessures de son cadet, le parcours de ces deux Toulousains demeure emblématique d’une génération de djihadistes qui a commencé à faire ses classes dans la galaxie terroriste au début des années 2000. Leur trajectoire n’est pas celle de délinquants de cité, mais de jeunes convertis issus d’une famille catholique pratiquante, attirés par l’islam salafiste de façon assez précoce, dès la fin des années 1990. Bien qu’ils soient nés à Toulouse, les frères Clain, d’origine réunionnaise par leur père, ont passé l’essentiel de leur enfance dans l’Orne, à Alençon.

Djihadosphère française

Leur radicalisation s’accélère une fois qu’ils reviennent s’installer à Toulouse, dans le quartier du Mirail. C’est là qu’ils vont rencontrer celui qui va s’avérer déterminant dans leur attirance pour leur djihad à une époque où le sujet est encore marginal : Olivier Corel, surnommé « l’Emir blanc ». Bien qu’il s’en défende, ce Syrien très prosélyte va les encourager à monter l’une des premières filières de combattants pour l’Irak, au milieu des années 2000 : la filière dite d’Artigat, qui a formé plusieurs figures historiques de la djihadosphère française. Les frères Clain côtoient alors notamment la famille de Mohammed Merah, auteur des tueries de Toulouse, en 2012.

Fabien Clain sera condamné à cinq ans de prison en 2009 pour sa participation active à cette filière. Mais sa détention ne changera rien à ses convictions. Entre 2014 et 2015, les deux frères partent tour à tour rejoindre les rangs de l’EI. D’abord simples combattants, ils montent rapidement les échelons au sein de l’organisation terroriste. Depuis, ils semblaient toujours échapper à la traque les visant. Le 28 décembre 2018, l’EI avait même diffusé un message audio de Fabien Clain exhortant les sympathisants de l’EI en France à commettre des attentats pour « venger ceux qui meurent » dans les frappes de la coalition.

Elise Vincent et Allan Kaval

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/mort-de-fabien-clain/mort-de-fabien-clain-avant-de-lancer-la-frappe-aerienne-les-services-de-renseignements-ont-mene-4-jours-de-surveillance_3200985.html

Mort de Fabien Clain : avant de lancer la frappe aérienne, les services de renseignements ont mené 4 jours de surveillance

 

Les autorités ont longtemps cru que les deux frères Clain étaient déjà morts avant de les localiser dans la zone de Baghouz, en Syrie.

 

Les environs de Baghouz (Syrie), le 14 février 2019.
Les environs de Baghouz (Syrie), le 14 février 2019. (DELIL SOULEIMAN / AFP)

 

Avant la frappe aérienne de la coalition internationale qui a provoqué la mort du jihadiste français Fabien Clain, considéré comme la voix ayant revendiqué au nom de Daech les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, et qui a grièvement blessé son frère Jean-Michel, les services de renseignements ont mené quatre jours de surveillance. Les services de renseignements savaient que Fabien Clain et son frère se trouvaient dans la région de Baghouz en Syrie.

>> Suivez notre direct sur la mort de Fabien Clain en Syrie

Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi après-midi en Syrie par une frappe de la coalition internationale et son frère, Jean-Michel, est gravement blessé. C’est au terme de ces quatre jours de surveillance qu’une frappe aérienne de la coalition a été décidée.

Il s’agit probablement d’un tir de drone américain

Le Pentagone ne donne pour l’instant aucune information sur ce tir de drone, mais on sait que 90% des frappes aériennes menées en Syrie le sont par les Américains. Seuls les Etats-Unis disposent par ailleurs dans la région de ces drones équipés de missiles. Ils partent généralement de la base aérienne d’Al-Asad, dans le centre de l’Irak.

Pendant un moment, les autorités ont cru que les deux frères étaient morts, en raison de la défaite progressive sur le terrain de Daech. Finalement, les services de renseignement ont appris que Fabien et Jean-Michel Clain étaient toujours vivants et s’étaient retranchés à Baghouz, un village de l’est de la Syrie, avec 300 à 500 autres combattants de Daech.

La zone est encerclée par les forces de la coalition

Ce dernier bastion de Daech est ciblé par une intense campagne de frappes menées par la coalition depuis une dizaine de jours, et est également encerclé par les armées régulières syrienne et irakienne, ainsi que par les Kurdes des Forces démocratiques syriennes.

La présence des frères Clain a pu être révélée par plusieurs moyens, selon le spécialiste défense de franceinfo. Grâce au renseignement humain, d’abord : les jihadistes qui se sont rendus et les civils qui ont fui la ville dernièrement ont pu apporter des informations. La « bulle aérienne » autour de Baghouz est par ailleurs totalement contrôlée par la coalition internationale : les avions et drones de surveillance ont donc pu capter tout ce qui s’y passait.

 

https://www.voaafrique.com/a/paris-annonce-avoir-tu%C3%A9-un-des-principaux-chefs-djihadistes-au-sahel-/4799734.html

Paris a tué au Mali Djamel Okacha, un des principaux chefs djihadistes au Sahel

 

22 février 2019

Des soldats français de l'opération Barkhane patrouillent à Timbamogoye, Mali, 10 mars 2016.
Des soldats français de l’opération Barkhane patrouillent à Timbamogoye, Mali, 10 mars 2016.

 

Les militaires français de l’opération Barkhane ont tué jeudi au Mali le chef d’un des principaux groupes djihadistes au Sahel, l’Algérien Yahya Abou El Hamame, a annoncé vendredi la ministre des Armées Florence Parly.

Chef de « l’émirat du Sahara » d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l’homme était le numéro deux de l’alliance jihadiste dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).

« Djamel Okacha était une figure proéminente, un des membres fondateurs du JNIM (acronyme arabe du GSIM, ndlr). Il était très important au sein de l’organisation », confirme auprès de l’AFP Aurélien Tobie, chercheur sur le Sahel au Stockholm International Peace Research Institute (Sipri).

La ministre Florence Parly a évoqué une « action spectaculaire » qui porte « un coup très dur pour les groupes terroristes agissant au Sahel », soulignant que le GSIM « aura perdu trois de ses principaux chefs en l’espace d’une année, tous des adjoints proches de Iyad Ag Ghaly ».

« C’est vrai que la France a réussi à éliminer la plupart des membres fondateurs du JNIM qui apparaissaient dans la vidéo de sa création il y a maintenant deux ans », admet M. Tobie. Mais le communiqué est « très optimiste » sur l’impact de cette frappe », nuance l’expert.

« Le JNIM jusqu’à maintenant a toujours réussi à se rétablir et à conduire encore des opérations très très significatives malgré la mort de ses chefs. Il faut aussi rappeler que la France avait aussi annoncé la mort d’Amadou Koufa il y a quelques mois mais qu’elle n’est toujours pas confirmée », a-t-il ajouté.

Jeudi, la force Barkhane a identifié Yahya Abou El Hamame dans un convoi de véhicules au nord de Tombouctou (nord-ouest), selon un porte-parole de l’état-major français.

Pour l’intercepter, les Français ont mobilisé des moyens terrestres et aériens, dont cinq hélicoptères et un drone de surveillance Reaper.

« Quand les commandos se sont approchés, les pickup ont ouvert le feu, déclenchant la riposte des hélicoptères », qui ont mis hors de combat 11 terroristes », dont Yahya Abou El Hamame, a détaillé le porte-parole.

 

Un hélicoptère des forces Barkhane dans le centre du Mali, le 1er novembre 2017.
Lire aussi :

Frappes aériennes françaises dans le centre du Mali

 

– Combattant aguerri -

Natif de Reghaïa (préfecture d’Alger), Djamel Okacha (alias Yahya Abou El Hamame), était un combattant aguerri.

Ancien membre du Groupe islamique armé (GIA) puis du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, devenu Aqmi), Okacha était soupçonné d’implication dans l’assassinat en juin 2009 à Nouakchott d’un Américain, Christopher Logest, et dans l’attaque contre l’ambassade de France (deux blessés) en août de la même année dans la capitale mauritanienne.

En 2013, il a succédé à Abdelhamid Abou Zeïd, l’un des principaux chefs d’Aqmi tué par l’armée française lors de combats dans l’Adrar des Ifoghas (nord du Mali).

Il était apparu dans une vidéo publiée en novembre 2018 aux côtés d’Iyad Ag Ghaly, chef du GSIM, et d’Amadou Koufa, un prédicateur radical peulh éliminé par l’armée française fin novembre. Dans cette vidéo, les trois chefs islamistes appelaient à « poursuivre le jihad ».

L’annonce de la mort de cette figure djihadiste au Sahel intervient quelques heures avant l’arrivée au Mali du Premier ministre français Edouard Philippe, accompagné par Florence Parly et le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Depuis 2014, la France a déployé quelque 4.500 hommes au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane qui vise à lutter contre les groupes djihadistes opérant dans la région et au Sahara.

En dépit du succès de l’intervention militaire française de 2013, qui a permis la reconquête du nord du Mali occupé par les jihadistes, des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères régulièrement visées par des attaques.

Les violences se sont progressivement propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis plus récemment au Niger ainsi qu’au Burkina Faso, où la situation est jugée la plus inquiétante.

 

Quand Fabien Clain vole au secours de Pascal Edouard Cyprien Luraghi

Cela ressemble un peu aux arrivées successives de Jean-Marc Donnadieu de Béziers et Josette Brenterch du NPA de Brest dans la bande de ses cybercriminels « déconnologues », à la mi-avril 2010 pour le premier et la mi-juin 2010 pour la seconde.

En fait, ils en étaient déjà complices depuis longtemps, certainement deux ans, mais restaient prudemment dans l’ombre, le fer de lance de tous leurs harcèlements à mon encontre n’ayant pas encore eu besoin qu’ils interviennent l’un et l’autre comme ils l’ont fait à compter de cette année 2010, à chaque fois en réponse à un appel à l’aide spécifique de sa part, alors que ses victimes se défendaient, moi particulièrement.

Le nouveau message audio du djihadiste Fabien Clain, diffusé vendredi 28 décembre 2018 (voir ci-dessous), intervient à peu près comme le tout premier commentaire de Josette Brenterch du NPA de Brest sur le blog Tique Toc de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi le 30 juin 2010, en réponse à ma première publication d’un démenti concernant mon état de santé à la suite des nombreuses « révélations » quasiment toutes fausses que ce dernier faisait quotidiennement à mon sujet sur ses deux blogs publics depuis plus de dix jours sous la dictée de ladite Josette Brenterch, et dans lesquelles il me présentait notamment comme une malade mentale, un « cas lourd psychiatrique », ce que je n’ai jamais été.

Toutes ces publications calomnieuses dont elle était la source cachée s’avérant tout à coup insuffisantes, elle avait décidé de venir elle-même soutenir sur les mêmes blogs toutes ses allégations mensongères à mon encontre afin de leur donner plus de crédit, son complice le mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi en manquant très sérieusement.

Ce sont aujourd’hui mes explications et révélations de ces derniers jours, particulièrement celles qui font suite à l’attentat de Strasbourg et la revendication publiée le même jour sur le blog Luraghi, qui doivent embarrasser son auteur et ses complices.

D’où, probablement, la demande ou annonce codée du 27 décembre 2018 sur le mur Facebook de Jean-Marc Donnadieu, et la diffusion du lendemain, un message audio d’une durée de 13 minutes qui selon les spécialistes qui l’ont écouté n’apporterait pas grand-chose, serait peu soigné, assez surprenant, inhabituel (voir ci-dessous), et pourrait donc avoir été réalisé en urgence afin de répondre à la demande de la veille d’une clarification expresse et tout à fait autorisée des « Cat’s rules » ou « Che hat’s rules », définissant l’attaque commise à Strasbourg par Cherif Chekkat (Che-cat) comme une vengeance de l’EI sans aucun rapport avec toutes les malversations de Cyprien Luraghi et sa bande de « déconnologues ».

Pourquoi avoir besoin de la réaffirmer en justifiant cette motivation par une longue liste de djihadistes tués alors que l’attentat a déjà été officiellement revendiqué par l’EI, dont tous les messages, qu’ils émanent de ses représentants ou des exécutants eux-mêmes lors des attaques, ont toujours été les mêmes depuis novembre 2015 ?

Manifestement, il était déjà nécessaire de remettre les pendules à l’heure… ou de me contredire…

L’on notera par ailleurs que cet appel public des Français au djihad trahit bien aussi la difficulté actuelle de l’EI à recruter en France de nouveaux kamikazes, comme je l’avais déjà dit avant l’attaque.

Enfin, l’appel à la rébellion de tous les Français contre leur gouvernement et le soutien aux « gilets jaunes » viennent aussi corroborer ce que j’ai toujours dit de la proximité existant entre djihadistes et extrême-gauchistes : les manifestations de ces derniers sont toujours respectées, l’attaque de Strasbourg n’était pas dirigée contre le mouvement des « gilets jaunes ».

 

https://www.valeursactuelles.com/faits-divers/le-djihadiste-fabien-clain-appelle-les-francais-se-rebeller-102167

Le djihadiste Fabien Clain appelle les Français à se rebeller

Par

/ Lundi 31 décembre 2018 à 13:15 2

Quand Fabien Clain vole au secours de Pascal Edouard Cyprien Luraghi dans AC ! Brest

Photo d’illustration. Photo © ANDRIEU ARNAUD/SIPA.

 

État islamique. Celui qui est considéré comme étant le porte-parole du groupe appelle à commettre de nouveaux attentats sur le sol français.

Dans un message intitulé « Est-ce que tu réalises » et diffusé sur la radio de l’État islamique le 28 décembre dernier, le djihadiste français, Fabien Clain a une nouvelle fois appelé les sympathisants de Daesh à commettre des attentats en France pour « venger ceux qui meurent » dans les frappes de la coalition. Il les appelle également à « faire trembler la terre des injustes et que la guerre frappe à leur porte ». Le djihadiste français exhorte l’auditeur à « se rebeller contre ton gouvernement qui dépense ton argent sans compter à tort et à travers », rapporte La Dépêche.

Un enregistrement récent

Considéré comme la « voix de Daesh », Fabien Clain lance directement un message aux Gilets jaunes. Ainsi, il est possible de dater cet enregistrement qui semble donc récent. Selon le chercheur Romain Caillet, il s’adresse directement aux Français et veut leur faire comprendre que « les attentats sont ‘des actes de vengeance’ ».

Sur le même sujet

 

Originaire de l’île de la Réunion, et ayant vécu plusieurs années à Toulouse, Fabien Clain est aujourd’hui largement recherché par Interpol. Converti à l’islam, il a fréquenté les frères Mohamed, auteurs des tueries de Toulouse en 2012, et Abdelkader Merah. Tout comme son frère, Jean-Michel Clain, les deux hommes sont suspectés d’avoir joué des rôles dans les attentats qui ont frappé la France ces dernières années et qui ont été revendiqués par Daesh.

 

https://www.nouvelobs.com/societe/terrorisme/20181231.OBS7817/le-terroriste-fabien-clain-voix-de-daech-reapparait-dans-un-message-audio.html

Le terroriste Fabien Clain, « voix de Daech », réapparaît dans un message audio

 

Ce message a probablement été enregistré ces dernières semaines.

 

Par L’Obs

Publié le 31 décembre 2018 à 16h03

Visé avec son frère Jean-Michel par des mandats d’arrêts dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, le terroriste Fabien Clain vient de réapparaître dans un message de propagande de l’organisation Etat islamique (EI).

Dans cet audio de 13 minutes mis en ligne le 28 décembre, le djihadiste « vise particulièrement la France » et appelle les partisans du groupe terroriste à commettre des attentats en France, note le spécialiste Romain Caillet sur Twitter.

« Chose assez rare, Fabien Clain s’adresse aux citoyens français qu’il invite à prendre conscience que les attentats sont des ‘actes de vengeance’. »A noter que ce message semble récent, le terroriste évoquant – sans nommer le mouvement des « gilets jaunes » – les manifestations intervenues en France ces dernières semaines.

Voix de Daech

Fabien Clain avait été rapidement identifié comme la voix du message sonore du groupe EI diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d’hommes revenus de Syrie. Son frère, Jean-Michel, a été identifié dans les Anasheeds – chants religieux – de l’enregistrement. Vétérans du djihad, ils sont dans le viseur des services antiterroristes depuis des années et se trouvent toujours probablement en Syrie, selon les enquêteurs.

Converti à l’islam, Fabien Clain, qui a fréquenté les frères Mohamed Merah – auteur des tueries de Toulouse en 2012 – et Abdelkader Merah dans la région toulousaine, a été condamné à 5 ans de prison ferme en 2009 au procès d’une filière d’acheminement de djihadistes vers l’Irak, la filière dite d’Artigat.

(Avec AFP)

L'Obs

L’Obs

 

https://www.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20151118.OBS9734/de-toulouse-a-la-syrie-fabien-clain-le-parrain-djihadiste-qui-a-revendique-les-attentats.html

De Toulouse à la Syrie : Fabien Clain, le parrain djihadiste, qui a revendiqué les attentats

 

L’homme qui a revendiqué au nom de Daech les attaques du 13 novembre a aussi coordonné à Toulouse une filière djihadiste pour al-Qaida, a été en lien avec Merah, est passé par la Belgique…

 

(Article publié le 19 novembre 2015)

A 37 ans, Fabien Clain, l’homme qui a revendiqué les attentats du vendredi 13 novembre au nom de Daech, est un vétéran du djihad. Dans les années 2000, il était déjà le cerveau d’une filière chargée d’acheminer des combattants en Irak. Son nom : « la filière d’Artigat« , du nom de ce petit village de l’Ariège où se sont retrouvés toute une galaxie de jeunes radicalisés. Et où Mohamed Merah, lui aussi, s’initia à la religion. Olivier Corel, l’éminence religieuse d’Artigat, n’a jamais été emprisonné, n’ayant jamais explicitement appelé au djihad. Ce n’est pas le cas de Fabien Clain. D’ailleurs, pour les enquêteurs, le groupe des djihadistes toulousains, la filière d’Artigat, a longtemps été désigné comme « Groupe Clain ».

Fabien Clain est à l’intersection de tout. L’affaire Merah, d’abord. Le tueur au scooter a été embrigadé religieusement par son grand-frère Abdelkader. Mais aussi et surtout par Sabri Essid (qui deviendra leur demi-frère, son père ayant épousé en secondes noces la mère des Merah). Mais qui a été le guide en religion de Sabri Essid ? Fabien Clain, un converti de sept ans son aîné, d’origine réunionnaise, qui se fait appeler Omar. En 2008, Sabri Essid expliquait ainsi aux policiers : J’ai rencontré Omar quand j’avais 16 ans. Il a eu une grande influence religieuse sur moi. »

Fabien Clain est aussi l’un des pivots entre les groupuscules radicaux belges et le groupe toulousain qu’il cornaque. Il y a habité, a rencontré les gens qui comptent, utilisé cette base arrière pour acheminer de jeunes Toulousains en Irak (l’un d’eux y trouvera d’ailleurs la mort dans une opération kamikaze).

Le « groupe Clain » a été démantelé par les enquêteurs en 2007 et son leader mis en garde à vue en 2008. Lors de son procès, en 2009, il écope d’une peine de prison de cinq ans, comme son ami Sabri Essid. En prison, il continue à correspondre avec Mohamed Merah. Sabri Essid et Fabien Clain sortent de prison en 2012 et se font discrets. Le premier retourne à Toulouse, le second choisit d’abord Alençon, la ville où il a passé son enfance, avant de venir lui aussi s’établir à Toulouse.

Au printemps 2014, alors que Daech incite ses combattants à venir rejoindre le pays de Cham en famille, tout un groupe part en Syrie avec femmes et enfants. Clain part avec sa femme et ses trois enfants. Sabri Essid avec ses quatre enfants : c’est lui qu’on verra dans une vidéo de propagande glaçante de l’EI, au printemps 2015, aux côtés de son fils Ryan, âgé de 9 ans, qui exécute à bout portant un otage.

Rappeur, poète puis converti

Sur le site « Copains d’avant », le terroriste a encore sa fiche : « Fabien Clain, Toulouse, Egypte, toujours là…. alhamdoullillah ». Il invite même à aller consulter sa page Myspace au nom de « rappeleur », où l’on peut entendre des chants religieux. « J’ai déjà écrit des poèmes en français et en créole », disait-il aux policiers.

Mon frère Jean-Michel et moi chantons ensemble, nous avons comme projet de former un groupe qui s’appellerait ‘rappeleur’, des chants de rappel à l’islam, des nasheed. J’ai été rappeur avant d’être poète. Puis après conversion à l’islam j’ai tout arrêté. »Fabien Clain vient d’une famille de quatre enfants. Son père ayant quitté le foyer quand il avait trois ans, sa mère élève ses enfants seule. Deux filles, deux garçons. Fabien Clain galère. Il ne termine pas son BEP métallurgie, s’inscrit à l’Afpa en plomberie. Il enchaîne les missions d’intérim. En 1998, il se met en couple avec Mylène F., une ancienne camarade d’école. Tous deux s’intéressent à la religion. « A cette époque, nous avons lu la bible, et nous nous sommes rendus compte que cela ne correspondait pas à la pratique des chrétiens », expliquait sa femme aux policiers.

Ils rencontrent Mohamed A., qui deviendra le mari de la sœur de Clain et les initie à l’islam. « Cela a été une évidence que cette religion était la bonne ». Chez les Clain, la religion se vit en famille. Jean-Michel Clain, le frère de Fabien, se convertit aussi. Sa femme Dorothée M. également. Tout ce petit monde décide de partir s’installer à Toulouse en 2001. « C’était plus facile de pratiquer notre religion dans une grande ville ».

Le « clan des Belphégor »

C’est là que les frères Clain, et surtout Fabien/Omar, commencent à endoctriner à tour de bras. Avec leurs femmes, voilées intégralement, le Clain ne passent pas inaperçus : au Mirail, on les surnomme « le clan des Belphégor ». La mosquée Bellefontaine est juste en bas de l’appartement de Fabien Clain et son épouse. Sur le trottoir, les deux frères font du prosélytisme, trouvant l’imam trop soft.

C’est Fabien Clain le plus beau parleur. Un habitué de la mosquée se rappelle :

Il disait aux fidèles que Dieu avait créé 73 groupes de musulmans et que 72 d’entre eux iraient en enfer, pensant qu’ils seraient dans le groupe des rescapés. »Alain C., qui l’a fréquenté, dira de lui :

Un homme très instruit, possédant un véritable talent pour convertir les gens, très persuasif car parlant très bien. Il est capable de radicaliser quelqu’un, car il est dangereux et très manipulateur. »

Recruteur pour le djihad

Clain s’intéresse déjà beaucoup à ce qui se passe en Belgique où les prédicateurs radicaux donnent des cours. Il démarre un petit business. Il achète là-bas des cassettes, livres, éditées par un centre islamiste belge, et les revend sur les marchés à Toulouse, aux côtés de Sabri Essid, devenu son grand ami. Sabri Essid habite même un moment chez les Clain, après le divorce de ses parents : « C’est à partir de là qu’il m’a demandé de me voiler, qu’il parlait de paradis, de djihad », dira sa mère aux policiers.

En 2003, Fabien Clain et sa femme décident d’aller vivre à Bruxelles, parce qu’il y a « des centres permettant d’apprendre la religion ». De fait, si Fabien Clain apprend la religion, il se prépare aussi déjà au djihad. Il participe à des camps d’entraînement dans les Ardennes, avec « barbecue, kayak », mais aussi course à pied et endurance. Mais c’est difficile de vivre et gagner sa vie à Bruxelles : son petit business sur les marchés périclite à cause « des autorisations ».

Fabien Clain et Mylène retournent en France. Un mois chez la mère de Fabien Clain, puis à nouveau dans le sud. En octobre 2004, ils décident carrément d’aller habiter à Artigat, chez Olivier Corel, alias « l’émir blanc », pour officiellement « garder le même rythme d’étude et apprendre l’arabe ». En fait, Fabien Clain continue à recruter pour le djihad en Irak. Il organise même des séances de self-défense et de jogging dans le parc de la Reynerie, à Toulouse. Il a trouvé un coach qui leur apprend des techniques de karaté. L’entraînement tourne court au bout de quelques sessions : ils se rendent compte qu’ils sont surveillés par la police.

De Fleury-Mérogis à la Syrie

Dès 2006, les premiers départs vers l’Irak s’égrènent. Fabien Clain part lui, mais en famille et en Egypte, confirmant les dire d’Alain C. aux policiers :

Il n’est pas assez courageux pour rejoindre les terres du djihad, mais plutôt du genre à organiser le départ de djihadistes. »En décembre 2006, Sabri Essid la tête brûlée, est arrêté par les autorités syriennes, au sein d’une cellule Al-Qaida, et extradé en France. Toute une partie du groupe Clain est arrêtée courant 2007. Fabien Clain, sa femme Mylène et son frère Jean-Michel sont, eux, arrêtés le 20 février 2008. En 2009, lors du procès, les Clain, comme Sabri Essid, écopent d’une peine de prison de cinq ans. Détenu à Fleury-Mérogis, écrou n°374580, Clain pense toujours au djihad. En prison, il écrit à Mohamed Merah. Il est libéré en 2012.

A Alençon, il assure « vouloir vivre en tranquillité ». Il donne des cours d’arabe. A domicilié son entreprise chez lui, dans une petite zone pavillonnaire, une société qui vend des livres et des « produits diététiques naturels ». Notée 4 étoiles sur 5, avec ce commentaire : « Y a-t-il d’autres produits diététiques, naturels sur Alençon d’aussi bonne qualité ? »

Au printemps 2014, comme la famille de Souad Merah, celle de Sabri Essid, et d’autres ex-membres du groupe « Clain » tous devenus pères de famille, Fabien Clain disparaît. Il est parti en Syrie. Rejoindre Daech. Fabien Clain, alias Omar, semble être devenu un des cadres de l’organisation terroriste. Le cerveau de nombre d’attentats projetés. Comme ce projet avorté, en août, que devait réaliser Reda H., qui assure qu’un « Omar » lui avait commandité cet attentat. L’attentat manqué de Villejuif, où revient avec insistance le nom de Fabien Clain. Selon le Monde, on retrouve également le nom de Clain, dans un projet d’attentat avorté au Bataclan, en 2009, fomenté par une cellule Al Quaida.

Doan Bui

 

https://www.nouvelobs.com/societe/terrorisme/20180524.OBS7165/qui-est-le-djihadiste-francais-adrien-guihal-capture-par-les-kurdes-en-syrie.html

Qui est le djihadiste français Adrien Guihal, capturé par les Kurdes en Syrie ?

 

Ce djihadiste de l’Etat islamique est accusé d’être la voix de la revendication de l’attentat de Nice en France en juillet 2016.

 

Par L’Obs

Publié le 24 mai 2018 à 16h28

Il était connu sous le nom de guerre Abou Oussama al-faransi, « le Français ». Les forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde soutenue par Washington et Paris, ont annoncé ce jeudi 24 mai avoir capturé un djihadiste français recherché, Adrien Guihal, à Raqqa, l’ex fief de l’Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie, reconquis par les FDS en 2017.

« Les services de renseignements des FDS ont mené une opération le samedi 19 mai qui a permis de capturer un groupe de djihadistes du groupe Etat islamique (EI) avec à leur tête Adrien Guihal, connu sous le nom d’Abou Oussama al-faransi », accusé d’être la voix de la revendication de l’attentat de Nice en juillet 2016, selon un communiqué publié sur le site des FDS.

Adrien Guihal s’était imposé au sein de l’EI comme le principal prédicateur français. « Avec lui, c’est la première fois que l’EI diffuse officiellement des cours religieux donnés par un Occidental. Et même pour un individu originaire du Sham [la région de la Syrie, NDLR], la chose est rarissime », écrivent Romain Caillet et Pierre Puchot dans leur ouvrage « Le combat vous a été prescrit » (Edition Stock).

Adrien Guihal a ainsi prêté sa voix à plusieurs vidéos idéologiques de l’organisation djihadiste, précisent-ils.

Il présentera notamment le bulletin de la radio Al-Bayan, l’un des canaux de propagande utilisés par l’EI. Il est soupçonné d’y avoir revendiqué les attentats de Magnanville en juin 2016 et de Nice en juillet 2016. Il est également soupçonné d’avoir joué un rôle dans une tentative d’attentat à Villejuif.

Proche de Fabien Clain

Originaire de Villiers-sur-Marne, l’homme, âgé de 35 ans, s’est converti à l’islam en 2002. Il devient salafiste quiétiste, soulignent Romain Caillet et Pierre Puchot. En 2006, Adrien Guihal se rendra en Egypte, au Caire, pour y apprendre l’arabe et étudier le Coran. C’est là qu’il fera la connaissance d’un autre djihadiste connu des services de renseignements français : Fabien Clain.

« Cette rencontre avec le milieu djihadiste français au Caire va bouleverser l’avenir du futur ‘Abou Oussama’ », soulignent les auteurs. De retour en France, après plusieurs allers-retours, convaincu par l’idéologie djihadiste, il devient l’un des principaux modérateurs du forum Ansar al-Haqq, un site pro-djihadiste en français. Il est repéré par la sous-direction antiterroriste (Sdat) en raison de sa proximité avec Fabien Clain. Adrien Guihal est arrêté en décembre 2008, dans le cadre d’une enquête sur un projet d’attentat contre le siège de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur). Il écopera de quatre ans de prison dont un avec sursis.

A sa sortie de prison, encore plus radicalisé, il diffuse des vidéos sur YouTube et tente de convaincre ses auditeurs de venir grossir les rangs djihadistes. Et notamment ceux de l’EI. Ce qu’il fera lui-même en 2015 en se rendant en Syrie, avec Fabien Clain.

S.D.  

L'Obs

L’Obs

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/ce-revenant-francais-qui-balance-sur-daech_2020898.html

Terrorisme: le « revenant » français qui balance sur Daech

 

Par Claire Hache, publié le 27/06/2018 à 17:45 , mis à jour à 18:04
Photo de propagande montrant des combattants de l'Etat islamique en Syrie, en novembre 2015.

Photo de propagande montrant des combattants de l’Etat islamique en Syrie, en novembre 2015.ZUMA PRESS/MAXPPP/MAXPPP

 

Jonathan G. a révélé aux enquêteurs des détails précieux sur la vie quotidienne des soldats de Daech. Dont des Français.

 

« Du moment où j’ai quitté l’Etat islamique jusqu’à aujourd’hui, je me suis donné l’engagement de dire tout ce que je savais sur l’EI. » Le 15 janvier dernier, Jonathan G. est longuement entendu par un juge d’instruction à Paris. Après deux années passées dans la zone irako-syrienne, le Français a été capturé début 2017 par les soldats de l’Armée syrienne libre (ASL) en tentant de fuir la Syrie. Remis à la France en septembre de la même année, il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

La situation de cet homme de 35 ans, père de 4 enfants nés de deux unions différentes, est particulière à deux égards. D’abord parce que Jonathan G. parle – il parle même beaucoup. Il s’est confié à plusieurs reprises ces derniers mois, en détails, aux enquêteurs de la DGSI comme au juge. Surtout, ce converti originaire de Toulouse a été un observateur privilégié de Daech puisqu’il a côtoyé sur place des djihadistes français de premier plan, dont les frères Clain, responsables de la propagande de l’EI, qui ont revendiqué les attentats de Paris et Saint-Denis.

Une position qui rend précieux son témoignage, versé au dossier du 13 Novembre, même s’il ne constitue à ce stade que sa version des faits, et sa vérité. Ses déclarations lui vaudraient de faire l’objet d’une « fatwa avec le tampon officiel d’Abu Bakr al-Baghdadi » en personne, le chef redouté de l’EI. C’est du moins ce qu’il affirme.

Des kalachnikovs enterrées près de Toulouse

Jonathan G. raconte s’être avant tout rapproché d’un des sept enfants de Jean-Michel Clain, Othman, lors de ses derniers mois passés en Syrie. Ils ont travaillé ensemble sur des vidéos de l’EI au sein du « département de la communication et des mosquées ». Comme l’a révélé Le Monde le 26 juin, l’adolescent piloterait un projet visant à envoyer des enfants-soldats pour frapper l’Europe. Le garçon, en « confiance », se serait également confié sur de nombreux sujets.

Dans ses propos rapportés, que L’Express a pu consulter, il est question de kalachnikovs enterrées à Toulouse par deux hommes partis faire le djihad et emprisonnés depuis leur retour en France. « Je n’ai pas plus d’infos sur la localisation. Je me dis que s’ils ont enterré cette kalachnikov [dans ses déclarations, il alterne le singulier et le pluriel, NDLR], c’est qu’ils avaient peut être prévu de faire quelque chose, mais sans en savoir plus », déroule Jonathan G.

Sur les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016, « pas prévus » mais « déclenchés » par l’arrestation de Salah Abdeslam : « Othman m’a dit que pour éviter que tout le monde se fasse interpeller, ils ont ciblé directement l’aéroport (de Zaventem). Ce qui était visé, c’était une centrale nucléaire française. Ils avaient prévu d’y aller en voiture et de faire exploser les voitures », poursuit-il.

Les frères Clain sortent voilés

« La famille Clain est au courant de tout, ils sont proches des savants, des médias et des responsables », résume le détenu de Fleury-Mérogis. Jonathan G. fait partie des rares « privilégiés » qui ont pu se rendre chez Jean-Michel Clain, à proximité du « rond-point de l’horloge » de Raqqa.

Quand « Fabien et Jean-Michel » sortent de chez eux, explique-t-il c’est « toujours (avec) une djellaba et un voile sur la tête par peur d’être dronés ». Les deux cadres de Daech ont la possibilité de se déplacer de leur appartement à leur studio radio « sans être vus ». « Dans Raqqa, il y a des lieux où des bâches sont tirées entre deux bâtiments, les Clain s’y dirigent à pied, ils attendent qu’un taxi passe, ils montent, ils se dirigent vers un endroit où il y a des bâches et ils changent de taxi, et ça jusqu’à ce qu’ils arrivent à destination », raconte le « revenant« .

Jean-Michel Clain, qui se fait appeler « Abou Othman », « a une position importante dans Daech ». « Il était dans le domaine de la transmission d’information de l’Etat islamique et il était en contact avec l’Ajna, les hautes autorités de l’Etat islamique », explique-t-il. « Jean-Michel est parti pendant un mois faire une formation sur les explosifs en Irak en 2015. Il a cherché une spécialité, car quand on n’a pas de spécialité, on va en première ligne. »

Séjour en Egypte avec les frères Merah

Fabien Clain, lui, travaille à al-Bayan, la radio de Daech où défilent tous les jours les « hautes personnes religieuses ». Il a des « fonctions bien supérieures » à celles de responsable de propagande, selon Jonathan G., qui le « soupçonne » d’être à la tête des « opérations extérieures » : « encadrements et choix de gens pour les envoyer en France par exemple pour commettre des attentats ».

« Pourquoi êtes-vous énervé contre les frères Clain? » l’interroge un enquêteur lors de sa garde à vue en septembre 2017. « Avant de partir, j’ai voulu savoir qui était encore dans l’idéologie de l’Etat islamique et donc je me suis dit que je n’aurais aucun scrupule à balancer sur ceux qui sont encore dans l’Etat islamique. Pour moi, eux, ils sont à fond dans l’idéologie [de Daech]. Jean-Michel et Fabien parlaient beaucoup des opérations extérieures. Ils se réjouissaient de ce qu’il se passait en France. »

Tous font partie de la même « cellule de Toulouse« , bien connue des services de renseignement. Lors d’un séjour en Egypte, Jonathan G. avait d’ailleurs été « réceptionné » par un Toulousain bien connu : Abdelkader Merah. Ce dernier lui aurait demandé d’héberger son petit frère, Mohamed Merah. Le futur « tueur au scooter », avec qui il a vécu quinze jours, avait « des sautes d’humeur très violentes », « des idées fixes », une « haine » à l’égard des militaires. Jonathan G. était au Caire en même temps qu’un autre nom de la sphère djihadiste : Farouk Ben Abbes, qu’il assure ne pas connaître.

Projet d’ouvrir une boutique de lingerie

En Syrie comme en Irak, Jonathan G., qui se faisait appeler « Abu Ibrahim » ou « Abu Sayfidine », a côtoyé aussi bien le responsable du magazine Dabiq, qu’un « agent des renseignements de l’EI », un Français apparu dans une vidéo où il brûle son passeport, ou encore le légionnaire de Lunel « Abou Souleyman al Faransi ». Il assure n’avoir pris part au combat que deux fois, « sans tirer jamais un seul coup de feu », à l’aéroport d’Alep et à Ramadi. Sur zone, il arrive à percevoir son RSA français par l’entremise de sa mère, qui lui envoie la somme via Western Union.

« Comment la France peut-elle vous faire confiance et ne pas craindre une action violente de votre part sur notre sol ? » l’interroge-t-on en garde à vue. « Je pense que quand j’ai tenu les propos anti-occidentaux, j’étais déjà dans un processus d’embrigadement de l’EI. Et qu’aujourd’hui, j’y suis opposé. La preuve est que j’ai dit tout ce que je savais sur l’EI et en impliquant mes anciens amis. Et que je suis prêt à aider la France par la suite si on a besoin de moi. Je veux reprendre une vie normale », répond-il.

Ses enfants, mineurs, ont été pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance dès leur arrivée sur le sol français. L’aîné, 5 ans, est né en Egypte. La seconde, qui va avoir un an le 28 juin, est née en Turquie. Pour la « suite », il avait le « projet », avec sa femme, « d’ouvrir une boutique de lingerie au Maroc et en France ». En attendant, dans sa cellule de Fleury-Mérogis, il a fait une demande pour « reprendre » des études de médecine ou de kinésithérapie.

 

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Attentats du 13-Novembre : les frères Clain visés par un mandat d’arrêt

 

Fabien Clain / © France 3

Fabien Clain / © France 3

Les juges d’instruction antiterroristes chargés de l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis ont délivré fin juin des mandats d’arrêt à l’encontre de Fabien et Jean-Michel Clain, ces deux frères d’origine toulousaine qui ont fréquenté les frères Merah.

Par Marie Martin (avec AFP) Publié le 10/07/2018 à 08:46

Leurs voix avaient été rapidement identifiés dans la revendication par le groupe Etat islamique des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis groupe Etat islamique : les juges d’instruction antiterroristes chargés de l’enquête ont donc délivré fin juin des mandats d’arrêt à l’encontre des frères Clain, a-t-on appris par un avocat de parties civiles.Cette annonce a été faite par les magistrats lundi lors d’une réunion d’information des rescapés et proches de victimes des attaques perpétrées contre des terrasses et la salle du Bataclan à Paris et au Stade de France à Saint-Denis, qui ont fait 130 morts au total.

La délivrance de ces mandats d’arrêts internationaux signifient que les juges réclament leur audition, en vue de leur mise en examen dans le dossier.

Au cours de cette réunion, qui s’est tenue à l’Ecole militaire à Paris, les juges ont également indiqué qu’ils espéraient boucler l’instruction en septembre 2019, a rapporté l’avocat de l’association française des victimes du terrorisme (AFVT), Antoine Casubolo Ferro.

Fabien Clain avait été rapidement identifié comme la voix du message sonore du groupe EI diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d’hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel a été identifié dans les Anasheeds – chants religieux – de l’enregistrement. Vétérans du jihad, ils sont dans le viseur des services antiterroristes depuis des années et se trouvent toujours probablement en Syrie, selon les enquêteurs.

Selon Maître Casubolo Ferro, les juges d’instruction ont décidé de délivrer ces mandats d’arrêt internationaux après avoir analysé la revendication, qui évoquait aussi un attentat dans le 18ème arrondissement de Paris. Or, ce dernier n’a pas eu lieu, ce qui mène les magistrats à penser que les frères Clain étaient au courant des préparatifs des attentats.

« Ils sont probablement quelque part en Syrie »

« Pour nous parties civiles, c’est une bonne nouvelle« , a déclaré l’avocat, qui a qualifié la réunion de lundi de « très intéressante« .  »A priori les frères Clain ne sont pas morts et n’ont pas été arrêtés, ils sont probablement quelque part en Syrie« , a-t-il ajouté, soulignant que lors de la réunion, des parties civiles s’étaient demandé comment ils avaient pu quitter le territoire français malgré leur surveillance par les services de renseignement.

Fin mai, une source proche du dossier avait affirmé à l’AFP que les frères Clain étaient toujours en vie et ne manifestaient pas leur envie de revenir ni en Turquie ni en France.

Converti à l’islam, Fabien Clain, né à la Réunion, a vécu plusieurs années à Toulouse où il a fréquenté les frères Mohamed – auteur des tueries de Toulouse en 2012 – et Abdelkader Merah. Il a été condamné à 5 ans de prison ferme en 2009 au procès d’une filière d’acheminement de jihadistes vers l’Irak, la filière dite d’Artigat.

En mars, le juge Christophe Teissier qui dirige cette enquête tentaculaire avait refusé une demande d’acte formulée par l’association de victimes Life For Paris qui réclamait l’audition des frères Clain et la délivrance de mandats d’arrêt, au regard de leur possible « rôle de premier plan » dans les préparatifs des attaques parisiennes.

Dans sa réponse, le juge avait notamment expliqué que « des investigations » étaient « en cours » pour « permettre avec précision de déterminer le rôle précis que chacun d’entre eux a pu avoir« , selon une source proche du dossier.

Au total, douze hommes sont poursuivis dans le dossier instruit à Paris et au moins cinq autres dont les frères Clain font l’objet d’un mandat d’arrêt.

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