Grosse panne informatique à La Poste aujourd’hui

Selon les différentes informations communiquées à la presse en cours de journée, la piste d’un piratage ou d’un acte de malveillance ayant causé cette panne n’aurait jamais été privilégiée, puis elle a été carrément exclue, le groupe postal ayant expliqué qu’il s’agissait d’un problème informatique comme il s’en produit par moments et n’ayant rien d’inquiétant. Ah…

Pour autant que je sache, la précédente panne similaire remonte aux 20 et 21 juillet 2011, et je n’en connais pas d’autre.

Elle n’est donc pas si fréquente…

Il est aussi permis de se poser la question suivante : les journalistes savent-ils que dès la conception de toute application informatique, les informaticiens prévoient des solutions de secours pour faire face à toutes les pannes possibles et imaginables, afin d’éviter par la suite toute rupture dans la continuité du service assuré par ladite application ?

Apparemment, non.

Passons…

Pour aujourd’hui, on se contentera de noter que cette nouvelle panne nationale survient curieusement alors que l’on reparle de précédentes violences d’amis postiers de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, tandis que l’autre fois, le 20 juillet 2011, elle s’était produite très exactement alors que je recommençais à poster par lettres recommandées avec accusé de réception des plaintes portant sur leurs nouvelles violences à mon encontre depuis 2008, dont des piratages informatiques, et derechef, des violations et détournements de correspondances, cette fois électroniques.

Ces plaintes de juillet 2011 avaient été classées sans suite au mois de novembre 2011 après plusieurs jours de grève du centre de tri de Brest, pour tout un ensemble de revendications dont certaines concernaient la situation d’un postier du Finistère qui finalement se suicidera sur son lieu de travail le dimanche 11 mars 2012, quelques heures avant le tout premier assassinat de Mohamed Merah à Toulouse.

 

https://www.lci.fr/societe/bug-informatique-geant-a-la-poste-aucune-operation-possible-aux-guichets-2084048.html

La Poste : après plusieurs heures de bug informatique, la situation revient à la normale

 

La Poste : après plusieurs heures de bug informatique, la situation revient à la normale

 

PANNE – Les 8500 bureaux de poste de France étaient paralysés depuis ce lundi matin en raison d’une panne informatique d’envergure. Aucune opération n’était possible aux guichets. Mais ce soir la situation revient progressivement à la normale.
 
09 avr. 13:50 -

 

« Suite à une panne informatique générale, aucune opération n’est possible [...] Uniquement les automates en libre service. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée. » Dans ce bureau de Neuilly-sur-Seine (photo ci-dessus) comme dans les 8500 autres bureaux français, un bug général affecte depuis ce lundi toutes les opérations aux guichets.

Un incident inédit, révélé par nos confrère de RTL et confirmé à LCI par la direction de la Poste. Il paralyse à la fois les opérations financières mais aussi les simples envoi ou réception de courrier dès l’instant où vous avez besoin de vous rendre au guichet.

Pour les opérations les plus urgentes, les guichetiers renvoient donc les clients vers… les automates et pour les retraits d’argent, il reste les distributeurs automatiques à l’extérieur des bureaux (quand ils en sont équipés).

Toutefois, selon la Poste, la situation revient progressivement à la normale. « Tout devrait être rentré dans l’ordre en fin de journée », a-t-elle indiqué à LCI.

La piste d’un piratage ou d’un acte de malveillance n’est pour l’heure pas privilégiée, selon une source proche de l’opérateur.

Mis à jour : Aujourd’hui à 17:32Créé : Aujourd’hui à 13:50

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/la-poste-un-bug-informatique-majeur-bloque-toutes-les-operations-au-guichet_2697412.html

La Poste : toutes les opérations au guichet bloquées après un bug informatique majeur pendant une journée

 

La panne informatique à La Poste a touché les 8 500 bureaux en France et a duré une bonne partie de la journée, a appris lundi franceinfo.

Le logo de La Poste, en juin 2017 à Nantes.
Le logo de La Poste, en juin 2017 à Nantes. (LOIC VENANCE / AFP)

Un bug informatique a bloqué toutes les opérations au guichet de La Poste dans toute la France, lundi 9 avril, a appris franceinfo auprès de l’entreprise. Cet incident informatique a concerné les 8 500 bureaux de La Poste en France et a duré une bonne partie de la journée. Les opérations aux distributeurs et sur internet n’ont pas été impactées par ce bug.

L’acte de malversation ou de piratage exclus

Il s’agit d’un problème informatique comme il en arrive par moment, a expliqué le groupe à franceinfo. Par ailleurs, le groupe postal exclut tout acte de malversation ou de piratage.

Les ordinateurs des guichetiers ont été affectés et aucune opération n’a été possible au guichet : dépôt ou retrait d’argent, envoie de recommandés, achats. En revanche, les opérations dans les distributeurs et sur internet n’ont pas été concernées.

 

http://www.lefigaro.fr/societes/2018/04/09/20005-20180409ARTFIG00195-la-poste-les-guichets-bloques-par-une-panne-ce-lundi-dans-toute-la-france.php

La Poste: les guichets bloqués par une panne ce lundi dans toute la France

 

D’ampleur nationale, l’incident a touché l’ensemble des 8500 bureaux de poste du pays lundi, du début de journée jusqu’aux environs de 15h. Le problème a finalement été identifié et tout est désormais rentré dans l’ordre.

Le fonctionnement des guichets de La Poste était fortement perturbé ce matin. L’entreprise postale a été victime d’un important bug informatique qui a bloqué l’ensemble des opérations au guichet. Impossible de retirer un recommandé, d’effectuer des dépôts ou retraits d’argent, de commander des timbres ou même d’affranchir du courrier, les ordinateurs des 8500 bureaux de poste du pays étant alors totalement hors-service.

«Rien d’inquiétant»

La Poste

«Finalement, en milieu d’après-midi, le bug a été identifié et la totalité des bureaux sont de nouveau fonctionnels», indique La Poste. «Il s’agissait d’un problème technique et non d’une cyberattaque, rien d’inquiétant», précise l’entreprise. Les distributeurs de billets n’avaient, eux, pas été impactés et ont parfaitement fonctionné toute la matinée.Tout comme le site internet de La Poste ou encore l’application mobile de l’entreprise. Les techniciens informatiques étaient mobilisés depuis tôt ce matin pour résoudre le problème le plus rapidement possible.

 

http://www.europe1.fr/france/la-panne-informatique-de-la-poste-reparee-637859

La panne informatique de La Poste réparée

 

13h24, le 21 juillet 2011, modifié à 13h56, le 21 juillet 2011

 

La quasi-totalité des bureaux de La Poste fonctionnaient de nouveau normalement jeudi en fin de matinée, après la panne informatique qui a empêché la veille une grande partie du travail aux guichets, a indiqué la direction du groupe. Selon cette dernière, « les difficultés qui touchent les quelques bureaux restants seront rétablies avant le début de l’après-midi ».

En raison de cet incident informatique, toutes les opérations nécessitant l’intervention d’un agent sur le système (comme l’envoi d’une lettre recommandée ou d’un colis, ce qui nécessite de lire un code-barres pour enregistrer le dépôt) ont été rendues impossibles. En revanche, les automates (pour affranchir les plis) et les distributeurs de billets (pour les retraits d’argent et la consultation des comptes bancaires) ont continué de fonctionner, et il était également possible d’effectuer des opérations sur le site Internet de La Poste.

Grosse panne informatique à La Poste aujourd'hui dans AC ! Brest Redaction-Europe1.fr
Par Rédaction Europe1.fr avec AFP

 

 

2011-11-25 Grève au centre de tri postal de Brest - Un petit coucou

 

2011-11-26 Fin de la grève au centre de tri postal de Brest - Un petit coucou

 

2012-03-13 Vent de panique chez les postiers du Finistère, un suicide à Trégunc - Un petit coucou

 

2012-03-14 Suicide à Trégunc- les postiers sont humains - Un petit coucou

 

Djihadistes français en Syrie : morts ou vivants ?

Comme je le pensais, les frères Clain seraient bien toujours en vie.

 

http://www.liberation.fr/france/2018/02/28/mort-de-sabri-essid-figure-du-jihadisme-toulousain_1632923

Mort de Sabri Essid, figure du jihadisme toulousain

 

Par Willy Le Devin — 28 février 2018 à 16:58
Capture d’écran de la vidéo de propagande publiée mardi par l’EI dans laquelle Sabri Essid évoque la prise d’otages de l’Hyper Cacher. Photo AFP

Selon nos informations, le jihadiste français n’aurait pas sauté sur une mine, comme l’affirme une revue proche de l’Etat islamique, mais aurait été exécuté.

  • Mort de Sabri Essid, figure du jihadisme toulousain

L’information bruissait depuis quelques jours, à la faveur d’un magazine non-officiel de l’Etat islamique (EI). Elle a été confirmée mardi par plusieurs sources du renseignement à Libération et RTL : Sabri Essid, pilier historique du jihad toulousain, est bel et bien mort en Syrie. En revanche, contrairement à ce qu’affirmait cette revue proche de l’EI, Sabri Essid n’a pas sauté sur une mine, mais aurait été exécuté. De même, une source haut placée indique à Libération que «la date de son décès est bien antérieure à l’annonce de l’EI». Enfin, toujours selon cette source, Walid Essid, le frère cadet de Sabri, est également considéré comme mort.

Dans son édition du 9 février, Libération retraçait le parcours syro-irakien du groupe de Toulouse-Albi, l’un des plus emblématiques du jihad français. Sabri Essid, de son nom de guerre Abou Doujana, y faisait figure de leader. Le 18 novembre 2006, il rejoint pour la première fois un théâtre d’opération. L’objectif est alors de rejoindre l’Irak pour y combattre l’armée américaine. Pour cela, Essid gagne la Syrie où il retrouve Thomas Barnouin, autre membre éminent du groupe de Toulouse et Albi, formé à l’université théologique de Médine, en Arabie Saoudite. Pour déjouer la vigilance des services de sécurité de Bachar al-Assad, les deux Français se terrent dans une maison de Hama, en compagnie d’autres jeunes radicaux, syriens et saoudiens.

Venu d’Arabie Saoudite, Barnouin a transité par la Jordanie. Essid, lui, a voyagé en bus avec Miloud Chachou, un ami de longue date. En manque de ressources, les Français font appel à Imad Djebali, un autre «frère» resté à Toulouse. Ce dernier adresse à Miloud Chachou une somme de 1 355 euros, via Western Union. Mais l’aventure tourne court. Le 12 décembre 2006, Essid et Barnouin sont arrêtés par la sécurité militaire syrienne. Chachou, lui, ne refait jamais surface. Le 13 février 2007, les deux jihadistes sont remis aux policiers français à Roissy.

L’épisode endurcit encore Essid. Avec les célèbres frères Clain et Merah, il fréquentait déjà assidûment les cours de religion d’Olivier Corel, dit l’«émir blanc d’Artigat», un petit village de l’Arriège. Les services spécialisés consignent ses propos les plus sulfureux, notamment ceux où il affirme que «le jihad commande de défendre les musulmans partout où ils sont agressés». Le trentenaire estime en outre que «les attentats de Madrid [du 11 mars 2004, ndlr] ont été utiles à la cause irakienne», et qu’il «avait souhaité mourir en martyr en Irak, les armes à la main.» En décembre 2009, Essid écope d’une peine de cinq années de prison.

Entraînement «paramilitaire»

Libéré en juillet 2011, Sabri Essid assiste à la recomposition de sa famille. Son père, Mohamed, se remarie avec Zoulicka Aziri, la mère des frères Merah. Si l’influence de Sabri Essid sur les attentats commis par Mohammed Merah semble acquise pour la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, future DGSI), il ne sera cependant jamais entendu par la justice dans ce dossier. Pourtant, le 22 mars 2012, c’est bien lui qui dirige l’enterrement du tueur au scooter dans un cimetière de Cornebarrieu (Haute-Garonne).

Le 17 septembre 2013, une nouvelle information judiciaire visant des membres du groupe de Toulouse et Albi est ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris. Sans surprise, Sabri Essid y apparaît rapidement. La DGSI épie les séances d’entraînement draconiennes, composées de course, de musculation, de boxe, mais aussi de paintball. Les policiers soulignent «une méthodologie paramilitaire».

Début 2014, Sabri Essid s’envole à nouveau pour la Syrie. Cette fois-ci, il rejoint les rangs de l’Etat islamique où il laisse libre cours à sa cruauté. Dans une vidéo, il fait exécuter par Rayan, son beau-fils de 12 ans, un otage israélien nommé Mohamed Musallah, 19 ans.

Avec la disparition de Sabri Essid, une page du jihad français se tourne. D’après une source sécuritaire bien informée, «de nombreux combattants français seraient morts ces derniers mois, notamment lors de la bataille de Mossoul». «Les identifications prendront beaucoup de temps, mais il y a fort à parier que beaucoup seront alors exhumés», poursuit-elle. Selon nos informations, les frères Clain, inscrits mardi sur la liste des sanctions par l’Union européenne, seraient toujours en vie. En revanche, des interrogations circulent sur le possible décès de Salim Benghalem, l’un des geôliers des quatre otages français retenus à Alep. Ce dernier n’aurait plus donné signe de vie depuis plusieurs semaines.

Willy Le Devin

 

http://www.lejdd.fr/societe/sabri-essid-demi-frere-de-merah-a-ete-execute-dans-la-zone-irako-syrienne-3587897

Sabri Essid, demi-frère de Merah, a été exécuté dans la zone irako-syrienne

 

12h20 , le 1 mars 2018, modifié à 12h27 , le 1 mars 2018

Début février, un magazine de l’Etat islamique (EI) affirmait dans un communiqué non officiel que le djihadiste français Sabri Essid était mort. Selon l’organisation islamiste, Sabri Essid aurait marché sur une mine. Les services de renseignements ont une autre version : il aurait été exécuté à cause de rivalités.

 

Un membre de l'Etat Islamique à Raqqa en Syrie, le 29 juin 2014.

Un membre de l’Etat Islamique à Raqqa en Syrie, le 29 juin 2014. (Reuters)

 

Une des figures du djihadisme toulousain est décédée. Sabri Essid faisait notamment partie de la bande d’Artigat, avec Thomas Barnouin, Olivier Corel, les frères Clain et Mohammed Merah, dont il était le demi-frère. Le 21 février, Le spécialiste des questions islamiques Romain Caillet avait annoncé la mort de Sabri Essid sur Twitter en indiquant : « Une publication non officielle de l’Etat islamique annonce le décès de Sabri Essid, tué en marchant sur une mine le 4 février ». Selon des sources au sein des services de renseignements, cités par Libération, la date de décès de Sabri Essid serait bien antérieure à celle annoncée par l’Etat islamique. Il aurait été notamment exécuté à cause de rivalités au sein du groupe islamiste. Walid Essid, le frère cadet de Sabri, est également considéré comme mort depuis septembre 2015.

Un embrigadement précoce

Le parcours de Sabri Essid, franco-tunisien de 33 ans, est profondément lié au radicalisme islamique. Son embrigadement remonte aux années 2000, à Toulouse, quand il est hébergé par Fabien Clain (voix de Daech revendiquant les attentats du 13 novembre 2015), qui jouera auprès de lui un rôle de mentor. Sabri Essid a alors 16 ans. Sa mère se dit « impuissante » face à son fils qui a « toujours été attiré par l’islamisme radical ».

Il a d’abord été intégré à un petit groupe salafiste comprenant les frères Clain, Mohammed Megherbi (arrêté récemment en Syrie), et Thomas Barnouin (arrêté en Syrie fin décembre 2017). Gravitant autour d’Olivier Corel, dit l’Emir blanc, le groupe diffuse des messages de haine et de prosélytisme à Toulouse. Olivier Corel, syrien de 70 ans, a fondé à la fin des années 1980 la communauté islamiste d’Artigat, en Ariège.

Le chassé-croisé familial

Arrêté en décembre 2006 à la frontière irako-syrienne avec Thomas Barnouin, les deux combattants étaient partis pour lutter contre les Américains présents en Irak. De retour en France, ils sont écroués pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste ». Sabri Essid est condamné, il sort de prison en 2011. Ses cinq années de prison accentuent son radicalisme. Il noue alors des liens forts avec Mohammed Merah, dont la mère épouse le père de Sabri Essid. Pour rappel, le père de Mohammed Merah est l’ex époux de la mère des frères Clain. Les liens entre ces individus radicalisés se resserrent.

Sabri Essid devient le mentor de Mohammed Merah, son demi-frère, qu’il va beaucoup emmener en Belgique pour voir les « frères ». Après les assassinats terroristes commis par Mohammed Merah à Toulouse et Montauban en 2012, Sabri Essid prend en main les obsèques de son défunt demi-frère, abattu par le RAID. En 2014, Sabri Essid part en Syrie avec son frère, sa femme, le fils de celle-ci et leurs trois enfants en bas âge avec l’ensemble de ses adeptes embrigadés. Le djihadiste français avait choqué avec une vidéo publiée en 2015, le mettant en scène avec le fils de son épouse, Rayan, 12 ans. On y voit le jeune garçon exécuter un otage arabo-israélien, considéré comme un espion du Mossad par l’Etat islamique, sous les ordres de son beau-père.

Sur le même sujet :
  • Par Baptiste Blanchard

 

http://www.lepoint.fr/societe/le-jihadiste-francais-sabri-essid-aurait-ete-execute-par-l-ei-a-l-automne-01-03-2018-2198908_23.php

Le jihadiste français Sabri Essid aurait été exécuté par l’EI à l’automne

 

AFP

Publié le 01/03/2018 à 19:10 | AFP

Le jihadiste français Sabri Essid aurait été exécuté par l'EI à l'automne
Le jihadiste français Sabri Essid aurait été exécuté par l’EI à l’automne © AFP / Delil souleiman

 

Le jihadiste toulousain Sabri Essid aurait été exécuté par une « branche dure » du groupe Etat islamique en Syrie à l’automne selon plusieurs témoignages recueillis par les services de renseignement français, a indiqué jeudi une source proche du dossier.

« Il est considéré comme mort mais il est impossible d’avoir la certitude qu’il l’est vraiment », a précisé à l’AFP cette source, ajoutant que son frère Walid Essid était également « donné pour mort » mais dans d’autres circonstances.

Membre de la nébuleuse jihadiste du sud-ouest de la France, dans laquelle ont gravité Mohamed Merah et les frères Jean-Michel et Fabien Clain, Sabri Essid, 33 ans, est le fils d’un compagnon de la mère du jeune jihadiste Merah.

La semaine dernière, un magazine non-officiel de l’EI avait annoncé que le « demi-frère » de Mohamed Merah avait été tué par une mine.

Sabri Essid avait été intercepté en 2006 par l’armée syrienne avec une autre figure du jihadisme français issu de la filière du Sud-Ouest, Thomas Barnouin, alors qu’ils se rendaient en Irak pour prendre part au jihad contre les forces de la coalition internationale.

Remis aux autorités judiciaires françaises, ils avaient été condamnés en 2009 à cinq ans de prison en France. A sa sortie, Sabri Essid avait trouvé un emploi de grutier.

Au printemps 2014, Essid était reparti pour la Syrie afin de rejoindre l’EI. Il avait été reconnu en mars 2015 sur une vidéo diffusée par l’EI, où on le voit au côté de son beau-fils âgé d’une douzaine d’années qui exécute d’une balle dans le front un Palestinien présenté comme un espion.

Dans cette vidéo diffusée depuis la Syrie, il évoquait l’attaque du supermarché Hyper Cacher en janvier 2015 à Paris (4 morts), menaçait de s’en prendre aux Israéliens et disait vouloir conquérir Jérusalem.

Cette vidéo avait été diffusée trois ans, presque jour pour jour, après le début des tueries de Mohamed Merah, qui avait semé l’effroi en France en assassinat sept personnes - trois militaires et quatre Juifs - entre le 11 et le 19 mars 2012 à Toulouse et Montauban.

01/03/2018 19:09:29 -          Paris (AFP) -          © 2018 AFP

 

Affaire Patricia Bouchon : des assassins surprotégés

 

 

Oui, Laurent Dejean, s’il est bien impliqué dans ce crime ou en sait quelque chose, n’est de toute façon pas le seul, ils sont toute une bande, et ils sont connus depuis longtemps, mais restent surprotégés, à la fois par quelques gendarmes et policiers exerçant notamment dans le Lot, et par un certain nombre de magistrats CORROMPUS.

Une enquête minimale à leur sujet, que de nombreuses victimes réclament en vain depuis longtemps, permettrait de résoudre bien des affaires criminelles, dont celle-ci, mais elle n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Les victimes doivent donc se débrouiller seules, autrement, et si possible en synergie pour de meilleurs résultats.

Je fais régulièrement ma quote-part du travail.

En voilà encore un peu.

Pour commencer, j’invite mes lecteurs à visionner la vidéo ci-dessus s’ils ne la connaissent pas déjà, et à découvrir ou se remémorer un détail significatif des violences subies par la victime : elle a eu la nuque brisée par une prise spéciale que l’on apprend notamment dans l’Armée.

Or, il y a bien parmi les relations des commanditaires de cet assassinat au moins un légionnaire, ou plutôt un ancien légionnaire, puisqu’il a quitté la Légion étrangère quelques mois plus tôt, le 28 septembre 2010. C’est le djihadiste franco-marocain Abdelilah Himich, surnommé Abdel le légionnaire. Il vient de Lunel, dans l’Hérault, un département dont sont originaires plusieurs des membres de la bande des commanditaires de l’assassinat de Patricia Bouchon le 14 février 2011 à Bouloc.

Comme il a désormais sa fiche dans Wikipédia, je la colle ci-dessous.

J’invite ensuite mon lecteur à vérifier que le malade mental au clavier – son « arme » – qui probablement ne se salit pas les mains avec ce genre de prise – encore qu’il ait eu un très bon copain de chambrée légionnaire dont il a plusieurs fois parlé à ses lecteurs – mais pirate à mort et fait assassiner tous ceux qui le dérangent, est bien en relation avec ce légionnaire depuis 2010 au moins, ce qui se déduit des dates de début et fin de ses fantaisies sous le pseudonyme de « SaMo-Dz », que l’on retrouve intégralement ici :

http://www.zone-h.org/archive/notifier=SaMo_Dz?zh=1

Il avait donc commencé ces défaçages de sites le 21 septembre 2010, en a notifié les premiers le 29 septembre 2010, et a terminé par des attaques de sites de la Légion étrangère, réalisées le 11 novembre 2013 et notifiées pour la première le 19 mars 2014 et pour la seconde le 25 février 2015, après le décès de sa grosse référence Abdel Hafed Benotman, dont Amédy Coulibaly n’est qu’une pâle imitation (voir ci-dessous). Et l’on rappelle à propos des attentats de janvier 2015 à Paris que les frères Kouachi ont fréquenté régulièrement La Grande-Motte, au sud de Lunel, durant toute leur jeunesse.

Au passage, on renvoie aussi le lecteur à cet excellent travail sur les mobiles de l’attentat du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo :

http://www.greffiernoir.com/attentats-contre-charlie-hebdo-une-creature-de-reve-de-phighsmith-dans-la-video-de-revendication-avec-pennac-et-nothomb

Oui, il y a bien un malade mental qui revendique le droit d’écrire et publier des tas de choses interdites à propos de personnes existant réellement et qui sont toujours en vie, dans le seul but de leur nuire. Ce psychopathe et mythomane excessivement malfaisant, ravagé par le besoin de calomnier et détruire tous ceux qu’il envie ou jalouse, se présente mensongèrement comme un bouc-émissaire. Ce n’est en réalité qu’un vulgaire escroc, un criminel du genre crapuleux.

C’est notre malade mental au clavier – son « arme » – un cybercriminel bien connu de nombreux internautes.

Et l’on rappelle que sa rage contre la joggeuse Patricia Bouchon, première victime de toute une série d’assassinats débutée au mois de février 2011, s’est encore manifestée au soir du 7 janvier 2015 par des tirs apparemment gratuits contre un joggeur à Fontenay-aux-Roses, à proximité de l’un des sites du Commissariat à l’Energie Atomique, historiquement le premier de ses centres de recherche, ce lieu n’ayant pas été choisi par hasard, comme je suis désormais en mesure de l’affirmer sans plus aucun doute.

En effet, tout comme la vidéo de revendication des attentats d’Amédy Coulibaly, et bien d’autres manifestations des terroristes, cette attaque véhicule des « messages » pour qui peut et veut bien les entendre – une vieille marotte du maître, qui adore s’exprimer par allusions. J’y reviendrai plus tard.

Le 21 septembre 2010, donc, alors qu’il débutait ses amusements cybernétiques sous le pseudonyme de « SaMo_Dz », le malade mental au clavier – son « arme » – avait aussi commencé à réitérer de ses précédentes menaces de mort à mon encontre en piratant un ancien braqueur fiché au grand banditisme pour m’envoyer des « spams » très personnalisés avec l’une de ses adresses e-mail, comme je l’ai déjà exposé à plusieurs reprises (cf. notamment mon article du 8 mai 2016).

Tout comme Abdel Hafed Benotman, cet ancien braqueur était un ami de Thierry Chatbi, également bien connu dans le monde carcéral (cf. mes publications du 25 janvier 2015 sur Justinpetitcoucou et Satanistique).

Oui, le malade mental pirate, il m’a toujours piratée, et bien d’autres personnes également, mais il ne veut pas aller en prison pour ces faits, ni pour les innombrables autres crimes ou délits qu’il commet régulièrement avec son clavier – son « arme ».

Il préfère mettre toute la planète à feu et à sang et, bien entendu, n’hésite pas à faire assassiner qui menace sa chère liberté.

Aussi, ce grand manipulateur et comploteur a très tôt rameuté et fédéré autour de sa cause totalement indéfendable tous ses amis, pour la plupart extrême-gauchistes, islamistes et du grand banditisme.

Au mois de mars 2012 débutaient à Toulouse leurs attentats islamistes.

La thèse initiale du loup solitaire concernant les assassinats alors commis par Mohamed Merah s’est depuis totalement effondrée.

Celle du crime de rôdeur pour Patricia Bouchon un an plus tôt à Bouloc devrait connaître le même sort.

Dans les deux cas, l’assassin n’est pas seul, il est puissamment soutenu, guidé par toute une organisation criminelle, et dispose de toute sa logistique. Qui plus est, c’est exactement la même.

Nous allons donc terminer la petite démonstration de ce jour par les rapprochements suivants :

1. La revendication des tueries de Toulouse et Montauban par Mohamed Merah au mois de mars 2012 aurait été postée à Castelnau-d’Estrétefonds, une information divulguée par la presse le 27 mars 2012. Le tueur au scooter avait travaillé dans cette commune voisine de Bouloc comme carrossier dans un garage automobile.

2. Le 28 mars 2012 au matin était retrouvée abandonnée à Saint-Papoul une Clio grise appartenant officiellement au colocataire du tueur, créateur d’une société de location de véhicules dont plusieurs Renault Clio.

Voir ici :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/qui-a-detourne-l-enquete-sur-merah-131543

Ah mais… Ah mais… en voilà bien une, de Clio grise !

C’est justement ce qu’on cherche dans l’affaire de l’assassinat de Patricia Bouchon l’année précédente à Bouloc.

Or, ce véhicule surgit brusquement à Saint-Papoul, à moins de 10 km de Castelnaudary, où est stationné le 4e régiment étranger, ou 4e RE, régiment de formation de la Légion étrangère .

Et l’on rappelle encore que Mohamed Merah lui-même avait tenté deux fois de s’engager dans l’Armée, en 2008, à Lille, dans l’Armée de Terre, et en 2010, à Toulouse, dans la Légion étrangère.

 

Castelnaudary

 

https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/15/2743096-meurtre-joggeuse-bouloc-suspect-va-etre-remis-liberte.html

Publié le 15/02/2018 à 09:52, Mis à jour le 15/02/2018 à 10:28

Meurtre de la joggeuse de Bouloc : le suspect reste en prison

 

Meurtre de Patricia Bouchon

Patricia bouchon avait disparu pendant son jogging en 2011./ Photo AFP

Patricia bouchon avait disparu pendant son jogging en 2011./ Photo AFP

Affaire Patricia Bouchon : des assassins surprotégés dans AC ! Brest image-zoom

Sept ans après la mort de Patricia Bouchon, pendant son jogging à Bouloc en Haute-Garonne, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Toulouse s’est prononcée ce jeudi matin sur la remise en liberté du principal suspect Laurent Dejean. Il reste en détention.

Au cours de l’audience il y a un mois, l’avocat général Pierre Bernard avait créé la surprise en requérant un non-lieu. « Un coup de massue » avait réagi la fille de la victime Carlyne. Le juge d’instruction avait pourtant demandé le renvoi du suspect devant une cour d’assises. Ce renvoi est confirmé par la chambre de l’instruction. Laurent Dejean, 38 ans, mis en examen pour « homicide volontaire » depuis février 2014 sera jugé par une cour d’assises.

Incarcéré depuis quatre ans, il a toujours nié les faits. Son avocat Me Guy Debuisson rappelle que « si on retrouve sur les vêtements de Patricia Bouchon des traces d’un ADN masculin, on ne retrouve absolument pas l’ADN de Laurent Dejean ». La justice avait refusé une première demande de remise en liberté en décembre 2016.

Retrouvée 44 ans jours après sa disparition

Patricia Bouchon avait disparu le 14 février 2011 au cours de son jogging. Elle était partie courir aux aurores dans la campagne comme elle en avait l’habitude. Les gendarmes avaient d’abord retrouvé une importante quantité de sang, un chouchou et une boucle d’oreille sur un petit chemin. Le corps de la secrétaire de 49 ans avait été découvert 44 jours plus tard , caché dans une canalisation, sous un pont de la commune de Villematier. Lors de l’autopsie, un gant en latex avait été découvert dans la bouche de la victime.

CYRIL BRIOULET

 

https://www.lci.fr/justice/meurtre-de-patricia-bouchon-laurent-dejean-a-bouloc-le-seul-suspect-libere-ce-jeudi-2078775.html

AFP

Meurtre de Patricia Bouchon à Bouloc : l’unique suspect sera-t-il libéré ce jeudi ?

 

JUSTICE – Sept ans après le meurtre de Patricia Bouchon, mère de famille de 49 ans partie le 14 février 2011 faire un jogging à Bouloc (Haute-Garonne)et retrouvée morte un mois et demi après, le seul et unique suspect dans cette affaire pourrait être remis en liberté ce jeudi après que le parquet général a requis un non-lieu le 18 janvier dernier. Mis en examen pour « homicide volontaire », Laurent Dejean est incarcéré depuis février 2014.
15 févr. 07:00Aurélie Sarrot

 

La décision de l’avocat général de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Toulouse, Pierre Bernard, avait été considérée comme « un coup de massue » pour la famille de la victime et comme un   »véritable soulagement » pour le seul suspect dans cette affaire et sa défense. Sept ans après le meurtre de Patricia Bouchon à Bouloc en Haute-Garonne, le meurtrier présumé mis en examen pour « homicide volontaire » et incarcéré depuis février 2014 alors qu’il avait 34 ans, pourrait être remis en liberté ce jeudi 15 février 2018.

Le 18 janvier dernier, le parquet général a en effet requis un non-lieu en faveur de Laurent Dejean.  Le parquet général, qui s’était pourtant toujours opposé à la remise en liberté de ce plaquiste présenté comme « psychotique » pendant l’enquête malgré les demandes répétées de ses avocats, est ainsi allé à l’encontre du juge d’instruction qui avait renvoyé le principal suspect aux Assises.

« L’arrêt de la chambre d’instruction a été mis en délibéré au 15 février et mon client pourrait sortir dès cette date s’il va dans le sens de l’avocat général qui s’est rallié à notre thèse. A savoir : qu’il n’y a pas suffisamment d’éléments pour accuser Monsieur Dejean », indique Guy Debuisson, avocat de Laurent Dejean contacté mardi par LCI.

« Un dossier de 47 000 feuillets, pas de preuve »

Secrétaire dans un cabinet d’avocats toulousains, Patricia Bouchon, 49 ans, était partie le 14 février 2011 vers 4H30 du matin faire son jogging autour de Bouloc, à 25 km au nord de Toulouse (Haute-Garonne). Son corps avait été retrouvé un mois et demi après, vertèbres et crâne enfoncés, un gant en latex enfoncé dans la gorge. Son meurtrier avait aussi essayé de l’étrangler mais aucun abus sexuel n’avait pu être mis en évidence.

Dans le cadre des investigations menées, Laurent Dejean avait été gardé à vue à deux reprises avant d’être finalement interpellé le 9 février 2014 puis mis en examen pour « homicide volontaire » et écroué.  Lors de sa mise en examen, le suspect avait été présenté comme « psychotique », ayant déjà subi des hospitalisations d’office et des « traitements très lourds ». Il était aussi adepte des « paradis artificiels, alcool et toxiques divers », selon le parquet. Il avait demandé un arrêt de travail, dix jours après le meurtre, pour suivre des soins psychiatriques, et n’avait pas repris son emploi.

« Aujourd’hui, mon client est très optimiste, car il est rare qu’un avocat général prenne cette décision. L’instruction a été très longue. Le dossier fait 47 000 feuillets. Mais les preuves ne sont pas là, poursuit Me Debuisson. D’abord, l’ADN retrouvé sur la victime est celui d’un homme mais pas celui de Monsieur Dejean. Or on sait qu’il y a eu des contacts très violents entre l’agresseur et la victime, des touffes de cheveux ont été retrouvées sur le chemin…. Ensuite, la voiture aperçue sur les lieux était une Clio grise alors que celle de mon client était blanche. Mon client n’a pas ailleurs jamais été reconnu par celui qui avait permis aux enquêteurs de faire le portrait-robot » en 2013. Enfin, des voisins du lieu de l’agression ont entendu des cris le 14 février, en l’occurrence, un homme dire « Excuse-moi, je n’ai pas voulu ça », ça les a réveillés. Aucun des témoins n’a reconnu dans ces hurlements la voix de Monsieur Dejean. Par ailleurs, ces phrases ont été dites avec l’emploi du tutoiement, tutoiement qui n’aurait pas été utilisé entre mon client et Madame Bouchon ».

Selon Me Debuisson, son client pense bien sortir de prison ce jeudi 15 février 2018. Et il est déjà prêt à reprendre ses activités et à profiter à nouveau de la vie. « Il rêve d’une bonne entrecôte et de partir à la pêche et à la chasse comme il le faisait avant », ajoute son avocat.

« Garder confiance en la justice »

Pour la famille de la victime la remise en liberté de Laurent Dejean serait très dure à supporter. En janvier dernier, la fille de la victime, Carlyne Bouchon, s’était dite « surprise » par cette réquisition mais avait précisé vouloir garder « confiance dans le travail de la justice ».   » Il est difficile d’imaginer que tout va s’arrêter », avait-t-elle dit à l’AFP, évoquant le travail des enquêteurs. Pour elle, « ce serait surprenant que les juges décident ce non-lieu. C’est même inimaginable ».

Dans une interview au Parisien, quelques jours après que le non-lieu a été requis, Christian Bouchon, le mari de Patricia avait déclaré : « un avocat général qui n’est pas au côté des victimes, j’avoue ne pas comprendre ».  Au sujet de Laurent Dejean, il avait ajouté : « Si ce n’est pas ce suspect, il n’était pas bien loin de là où Patricia a été tuée. Il a au moins vu quelque chose. J’ai besoin d’un procès pour qu’il réponde à toutes ces questions. Car il doit s’expliquer ».

Enfin, il avait précisé : « Si le non-lieu devait être confirmé, nous irions en cassation. Il me faut des réponses que je n’ai toujours pas. Si le suspect devait être aussi remis en liberté à l’issue, ce serait une décision de la conscience des juges ».

Aurélie Sarrot

Mis à jour : Aujourd’hui à 07:00Créé : Aujourd’hui à 07:00

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelilah_Himich

Abdelilah Himich

Abdelilah Himich
Surnom Abou Souleyman al-Faransi
Abdel le légionnaire
Naissance 16 novembre 1989 (28 ans)
Rabat (Maroc)
Origine Marocain
Allégeance Drapeau de la France France (2008-2010)
Drapeau de l'État islamique État islamique (depuis 2014)
Grade Émir
Commandement Brigade Tariq ibn Ziyad
Conflits Guerre d’Afghanistan
Guerre civile syrienne
Faits d’armes Bataille de Raqqa (2017)
Distinctions Médaille commémorative française
Médaille de l’OTAN
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Abdelilah Himich, surnommé Abdel le légionnaire ou Abou Souleyman al-Faransi, né le 16 novembre 1989 à Rabat au Maroc, est un djihadiste marocain ayant vécu en France1,2.

Biographie

Ayant vécu à Lunel (Hérault)1, commune marquée à partir de 2013 par le départ vers la Syrie d’une vingtaine de jeunes3. Le 13 novembre 2008, il s’engage dans de la Légion étrangère, au sein du 2e régiment étranger d’infanterie1,4. Il combat en Afghanistan durant six mois, du 3 juillet 2009 au 6 janvier 2010, et reçoit deux décorations : la médaille commémorative française le 30 août 2009 et la médaille de l’OTAN le 1er janvier 20101,3. Selon sa fiche de service, hormis une ivresse l’empêchant de prendre son service le 4 juillet 2010, Abdelilah Himich est considéré comme un soldat exemplaire ; mais selon la mère de sa compagne, il revient « très marqué » par l’Afghanistan1.

Abdelilah Himich fait défection le 28 septembre 2010 en profitant d’une permission pour assister à l’enterrement de son père, il est déclaré déserteur et radié des contrôles de la Légion le 21 octobre 20101,3. Il retourne à Lunel, puis emménage à Salon-de-Provence avec sa compagne. Il est condamné à 48 000 euros d’amende et 3 ans de prison, dont un avec sursis le 19 avril 20133 après avoir été arrêté à la gare du Nord à Paris2 pour avoir transporté 1,2 kilogramme de cocaïne en 2011 entre Amsterdam et Paris3. Il purge 5 mois de prison2. Après avoir manqué le concours d’aide-soignant, il fréquente des personnes radicalisées et devient l’émir d’un petit groupe de candidats au départ en Syrie3.

Il quitte Lunel dans la nuit du 6 au 7 février 2014 et rejoint la Syrie1. Il aurait d’abord intégré un petit groupe appelé Jaych Mohammed, avant de rallier l’État islamique1. Nommé « émir » et placé à la tête d’un groupe de 50 hommes, il participe à ses premiers combats en mars dans la région de Raqqa où il est blessé à l’épaule par un éclat d’obus1. Quelques mois plus tard, il est nommé émir de la brigade Tariq ibn Ziyad, forte de 300 combattants1. Sa compagne le rejoint également en Syrie et lui a donné un fils, Souleyman3.

En 2015, il aurait pris part à la formation du commando responsable des attentats du 13 novembre et de Bruxelles5.

Le 22 novembre 2016, les services secrets américains rendent publique leur enquête sur les attentats. Le département d’Etat inscrit Abdelilah Himich, sur sa liste noire des terroristes étrangers comme un « responsable des opérations extérieures » de l’État islamique et qu’il « aurait été impliqué [was reportedly involved] dans l’organisation des attentats de Paris en novembre 2015 et de Bruxelles de mars 2016, mais l’information n’est pas validée par la justice française1 ». Une source de confusion possible serait le témoignage d’un survivant du Bataclan qui raconte avoir entendu un des deux terroristes, encore vivants après que l’un d’eux a été abattu par un policier, s’adresser à son complice pour lui demander s’il « comptait appeler Souleymane », mais les enquêteurs français attribuent cette évocation du prénom Souleymane à Ibrahim El Bakraoui dont la kunya est Abou Souleyman al-Baljiki, qui meurt en se faisant exploser à Bruxelles le 22 mars 20163.

Il serait toutefois l’un des Français les plus importants au sein de l’EI, surtout depuis la mort d’Abou Mohammed al-Adnani, ancien porte-parole du groupe et principal coordinateur des attentats de Paris, tué en août par une frappe de drone américain2. Il est rapporté aussi qu’il serait tombé en disgrâce et aurait été emprisonné6.

En 2017, il aurait pris part à la bataille de Raqqa contre les Forces démocratiques syriennes ; son sort n’est pas connu, il pourrait avoir été fait prisonnier ou aurait fait partie du convoi de djihadistes évacués de la ville après la conclusion d’un accord négocié par le Conseil civil de Raqqa7,8.

Article connexe

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Soren Seelow, « Abdelilah Himich, le légionnaire devenu cadre de l’organisation Etat islamique » [archive], lemonde.fr, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  2. a, b, c et d Thomas Liabot, « Abou Souleymane, un légionnaire devenu commandant de Daech? » [archive], lejdd.fr, 20 octobre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  3. a, b, c, d, e, f, g et h « Abdelilah Himich, de soldat de la Légion étrangère à lieutenant de l’EI » [archive], nouvelobs.com, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  4. Samuel Forey, Le sanglant parcours dans l’EI du légionnaire de Lunel [archive], Le Figaro, 28 février 2017.
  5. Nicolas Hénin, « Profession : formateur de djihadistes » [archive], lepoint.fr, 6 décembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  6. Guillaume Atchouel, « Un jihadiste de Lunel suspecté par les USA d’avoir planifié les attentats » [archive], ladepeche.fr, 24 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  7. Madjid Zerrouky et Allan Kaval, « Avant la chute de Rakka, la question stratégique du sort des étrangers de l’EI » [archive], lemonde.fr, 16 octobre 2017.
  8. Paul Khalifeh, Raqqa: le sort d’un cerveau présumé du 13-Novembre en question [archive], RFI, 15 octobre 2017.

 

http://www.liberation.fr/debats/2015/03/02/a-propos-de-la-mort-d-hafed-benotman_1212557

A propos de la mort d’Hafed Benotman

 

Par Arthur Harari, Réalisateur — 2 mars 2015 à 15:41
A propos de la mort d’Hafed Benotman Photo : Andrea Gandini

L’écrivain-braqueur est mort le 20 février à l’âge de 54 ans. Ce texte est un hommage au défunt et une interpellation à des hommes vivants, qui sont au service de l’Etat français.

  • A propos de la mort d’Hafed Benotman

J’ai connu Hafed Benotman le temps d’une courte année, entre le jour où j’ai décidé que je voulais qu’il joue l’un des rôles principaux de mon premier long métrage, Diamant noir, et sa mort il y a quelques jours. Entretemps, nous avons tourné ce film ensemble, et j’ai trouvé en lui un homme et un acteur exceptionnels, un ami et un frère. Une de ses amies m’a dit de lui : «Il avait ce quelque chose d’indéfinissable qui faisait qu’on ne pouvait pas ne pas l’aimer.» C’est mon sentiment exact.

Hafed Benotman a été délinquant, braqueur multi-récidiviste, écrivain, dramaturge, poète, acteur, militant anti-carcéral, grand cardiaque, sans papiers. Il était pourtant né en France de parents algériens en 1960, c’est-à-dire deux ans avant l’indépendance de l’Algérie. Comme tous les algériens vivants en France, ses parents, ses frères et sœurs et lui sont automatiquement devenus algériens en 1962. Pour obtenir la nationalité française, ils devaient en faire la demande, et c’est ce qu’ont fait tous les membres de sa famille. A sa majorité, Hafed ne l’a pas fait, car il était à l’époque en détention pour un de ses premiers vols. Et aussi, surtout, parce qu’il s’en foutait alors, comme il le disait lui-même. Il était en colère contre beaucoup de choses (il faut lire ses livres pour savoir lesquelles), et demander à ce pays l’autorisation d’être l’un de ses enfants ne l’intéressait pas. Peut-être a-t-il eu tort de ne pas demander bien gentiment quelque chose qui lui revenait de droit, un droit qui porte un nom : le droit du sol.

Pendant près de 20 ans, Hafed a vécu légalement en France grâce à des cartes de séjours renouvelables. Il devient écrivain en prison, se marie deux fois en prison, en sort, y retourne, se radicalise à l’extrême gauche, continue de publier. En tout, et jusqu’à 2007, il aura passé 17 ans emprisonné. C’est en prison qu’en 1996 il fait un premier double infarctus, se découvrant insuffisant cardiaque. L’administration pénitentiaire a mis 12 jours avant de prendre Hafed au sérieux et de le prendre en charge… d’où est née sa nécrose du cœur.

En 1996 précisément, la Loi Pasqua de la double peine change la donne pour les multirécidivistes «étrangers» comme Hafed : il est sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière, expulsable vers l’Algérie, pays qu’il ne connaît pas. Peu après, l’arrêté est cassé après un recours en justice, et Hafed est officiellement non-expulsable. Mais dès lors, toutes ses demandes de titre de séjour et de nationalisation seront refusées, jusqu’à sa mort.

J’interpelle donc des hommes dont je ne connais pas les noms. Le cas d’Hafed était défendu depuis plusieurs années par la Ligue des Droits de l’Homme, via son président Pierre Tartakowsky, qui avait multiplié les démarches pour obtenir ce qui ne pouvait légalement plus lui être refusé, si cela avait jamais été le cas, à savoir sa nationalité française. Mais les autorités de France, le Ministère de l’Intérieur, la Préfecture de Police, sont systématiquement restés sourds à ces demandes, signifiant en silence, mais on ne peut plus clairement, qu’Hafed devait encore payer pour ses actes. Après 17 ans de prison, ce qui ressemble pourtant de très près à un paiement suffisant.

Quand j’ai appris la situation administrative d’Hafed, j’ai fait des démarches actives pour tenter d’accélérer sa régularisation, que la LDH pensait imminente, afin qu’il puisse travailler sur mon film. Le jour du tournage se rapprochant, j’ai décidé avec lui de miser sur une autorisation temporaire de travail. Mais pour l’obtenir, nous devions présenter un permis de séjour de trois mois. A cette demande, la Préfecture est aussi restée sourde, et muette. Mais je n’ai pas pu me résoudre à remplacer Hafed pour des raisons aussi révoltantes.

Mais il y a bien pire. Le cœur d’Hafed ne fonctionnait qu’à 25% de ses capacités, et la LDH avait légitimement fait de cette donnée un des arguments de sa démarche auprès des autorités. Hafed n’était autorisé à gagner sa vie que comme auteur, ce qui ne lui permettait ni de gagner correctement sa vie, ni d’avoir une couverture maladie décente. Il était entouré, soutenu, mais constamment fauché. Ses frais médicaux étaient régulièrement au-dessus de ses moyens, et sa pudeur l’empêchait souvent de demander de l’argent à ses amis, pourtant nombreux. Quelques jours avant sa dernière attaque cardiaque, Hafed a eu un signe avant-coureur : il a eu un œdème au poumon. Il l’a identifié comme tel, en ayant déjà fait l’expérience par le passé. Mais il a choisi de n’en parler à personne et de s’auto-médicamenter, pour ne pas avoir à demander à un ami de payer le médecin, comme c’était trop souvent le cas à ses yeux. Là, oui, il a eu tort de ne pas demander bien gentiment. C’est quelques jours plus tard, en essayant d’attraper un train, qu’il est tombé par terre.

Des hommes au service de l’Etat connaissaient ce risque, pour avoir maintes fois été informés par la Ligue des Droits de l’Homme qu’Hafed Benotman, né en France et ayant largement payé pour ses vols, publiant des livres et jouant dans des films en France et en langue française, était insuffisant cardiaque, et que sa situation administrative intenable menaçait sa santé, sa vie. Je doute que que ces hommes au service de l’Etat soient venus aux obsèques d’Hafed Benotman, samedi 28 février 2015 à 12h40, au cimetière d’Ivry-sur-Seine, 44 avenue de Verdun, Carré 16. Mais, vu que personne ne connaît leurs noms ni leurs visages, ils pourront toujours dire qu’ils y étaient s’ils ont quelque remords.

Arthur Harari Réalisateur

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdel_Hafed_Benotman

Abdel Hafed Benotman

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Abdel Hafed Benotman
Description de cette image, également commentée ci-après
Abdel Hafed Benotman au Lycée Rive Gauche à Toulouse.
Données clés
Naissance 3 septembre 1960
Paris, Drapeau de la France France
Décès 20 février 2015 (à 54 ans)
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Littérature, polar

Œuvres principales

  • 1992 : Les Forcenés

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Abdel Hafed Benotman est un écrivain de langue française et de nationalité algérienne1, né le 3 septembre 1960 à Paris et mort le 20 février 2015 (à 54 ans)2. Vivant en France, il est l’auteur de romans policiers, de nouvelles, de poésies, de chansons, de pièces de théâtre et de scénarios de films. Il a également été condamné plusieurs fois pour vols et braquages de banques et a fait plusieurs séjours en prison.

Sommaire

Biographie

Enfance et jeunesse

Abdel Hafed Benotman est né à Paris le 3 septembre 1960. Il est le dernier né d’une famille de quatre enfants, de parents algériens arrivés en France dans les années 1950. Il passe son enfance dans le 6e arrondissement de Paris (Quartier latin). Il quitte l’école à 15 ans et connaît son premier séjour en prison à l’âge de 16 ans au Centre de Jeunes Détenus de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. À sa sortie, il occupe différents petits emplois : livreur-manutentionnaire, chez un fleuriste et dans le prêt-à-porter.

Séjours en prison et écriture

En 1979, à la suite d’un braquage, il passe devant la Cour d’assises. Il est condamné à deux fois sept ans de prison qu’il effectue dans différents centres pénitentiaires, dont la Maison centrale de Clairvaux. Il refuse le travail obligatoire en prison, mais il participe à des ateliers de théâtre. En 1984, il est libéré. Ayant participé à l’atelier théâtre que menait Maryvonne Vénard (écrivaine et metteuse en scène) à la Centrale de Clairvaux depuis 1982, à sa sortie de prison, il est pris en charge par la compagnie du théâtre de la Pierre Noire qui l’installe à Troyes. Il y travaille pour la compagnie de théâtre de la Pierre Noire durant deux ans et demi. Il joue des pièces d’Anton Tchekhov, Victor Hugo (mises en scène de Maryvonne Vénard)…

Il anime des ateliers de théâtre avec différents publics : enfants psychotiques, personnes âgées, jeunes délinquants, handicapés.

En 1987, il revient à Paris et se lance dans l’écriture pour le théâtre. Il écrit deux pièces : M. Toz et La pension qui seront mises en scène par son frère et jouées à Aix-en-Provence et à Paris.

En 1990, il récidive et est à nouveau condamné à huit ans de prison pour vol. Il se rapproche de l’extrême gauche. Il se considère comme prisonnier politique et participe aux Luttes anticarcérales.

En 1993, son premier recueil de nouvelles, Les Forcenés, est édité alors qu’il est encore en prison.

En 1994, du fait de l’application de la loi Pasqua sur la double peine, il est menacé d’expulsion vers l’Algérie, ne parvenant pas à faire renouveler son permis de séjour3. Il s’évade de prison et se cache (il totalisera 18 mois de cavale sur l’ensemble de ses peines de prison). Il vit sans papiers depuis 1996. En 1995, il est repris et condamné à 2 ans et 6 mois supplémentaires pour évasion, puis encore 3 ans de plus. En 1996, il est victime d’un double infarctus en prison et doit être opéré. Il est depuis en insuffisance cardiaque.

À partir des années 2000, François Guérif, éditeur chez Rivages/Noir soutient le travail d’écrivain d’Abdel Hafed Benotman et publie la plupart de ses livres4. C’est au cours de son séjour à la Maison d’arrêt de Fresnes, en 2004, que Jean-Hugues Oppel, auteur de romans policiers aux Éditions Rivage et ami depuis 2000 lui rend visite régulièrement et l’encourage à poursuivre son travail d’écriture. Il préface son livre Les Forcenés5. En 2005, alors qu’il est toujours incarcéré, Abdel Hafed Benotman épouse Francine. En 2007, il sort de prison et la retrouve. Elle ouvre le restaurant associatif « Diet Éthique » dans le 15e arrondissement de Paris. Depuis cette date, il continue d’écrire. Il participe régulièrement à des salons et festivals littéraires. En 2008, il rencontre le juge Éric Halphen, auteur de romans policiers lui aussi, dans le cadre d’un échange littéraire6. Abdel Hafed Benotman est aussi membre du jury pour le Théâtre du Rond Point des Champs-Élysées, en lien avec les conservatoires parisiens7. En 2012, il écrit et met en scène une nouvelle pièce de théâtre, Les Aimants au Vingtième Théâtre de Paris.

Engagements et luttes anti-carcérales

À partir de 1998, il entretient une correspondance avec des prisonnières dont Joëlle Aubron, militante d’Action directe, Idoia López Riaño, militante de l’ETA et Francine qu’il épousera en 2005, quand elle sera dehors et lui de nouveau arrêté. En décembre 1999, il est libéré de la Centrale de Melun.

Jacques Doillon, cinéaste, lui propose un petit rôle dans un de ses films. Il est invité pour des conférences sur l’univers carcéral, dont une en 2000 à l’École nationale de la magistrature. Son recueil de nouvelles, les Forcenés, est réédité.

En 2000, il est intervenant dans l’association « Dire et faire contre le racisme » parrainée par Danielle Mitterrand, ainsi que dans l’association « Ban public ». Il est invité dans des émissions littéraires et anime une émission de radio hebdomadaire, Ras les murs, sur Radio libertaire à Paris. Il est ouvreur au cinéma Le Méliès à Montreuil en Seine-Saint-Denis. Il joue un second rôle dans un épisode de la série télévisée Central Nuit.

En 2001, sur Fréquence Paris Plurielle, il participe à la création de l’émission de radio : L’envolée 8 en référence à Georges Coustel, le premier en France à avoir fait évader ses amis par hélicoptère. Puis un journal du même nom est lancé pour toucher les prisonniers au-delà de la région parisienne. En 2002, il écrit la Politesse des foules pour la compagnie Arcadin. Cette pièce de théâtre est jouée par les habitants des quartiers de Dreux. Une autre de ses pièces, le Numéro sortant, est jouée au Théâtre du Nord-Ouest à Paris pour l’association Ban Public. De 2004 à 2007, il effectue une dernière peine de prison à la suite de sept braquages pour un butin de 22 000 euros.

Il est enterré au cimetière parisien d’Ivry (16e division)9.

Prix et distinctions

Œuvre

Romans

  • 1992 : Les Forcenés, recueil de nouvelles préfacé par Robin Cook, Éd. Clô.
  • 2000 : Les Forcenés, réédition, Rivages/Noir
  • 2003 : Éboueur sur échafaud, roman autobiographique, Rivages/Noir
  • 2006 : Le Philotoon’s: Correspondance entre l’auteur en prison et des amis de l’intérieur et de l’extérieur, Éd. L’insomniaque
  • 2006 : Les Poteaux de torture, second recueil de nouvelles, Éd. Rivages
  • 2008 : Marche de nuit sans lune:roman, Éd. Rivages (en cours d’adaptation par Abdellatif Kéchiche)
  • 2011 : Garde à vie : roman jeunesse, Éd. Syros, Coll. Rat noir
  • 2012 : Gonzo à gogo : de Ange Rebelli et Jack Maisonneuve, roman, 2012. Éd. Tabou
  • 2012 : Coco, Éd. Écorce. Illustré par Laurence Biberfeld
  • 2012 : Un nageur en plein ciel, roman d’Idir Lorent, dont il écrit la préface. 2012, Rivages/Noir
  • 2016 : Un jardin à la cour, Éd. Rivages/Thriller

Poésie

  • 2010 : L’Œil à clé: recueil de poésies, Éd.Domens.

Théâtre

  • 2001 : La Joue du roi, suivi de Vomitif, pièces de théâtre, Éd. L’Insomniaque.
  • 2002 : La Politesse des foules, pièce de théâtre qu’il met en scène en 2002.

Filmographie

En préparation

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  • Les Dos argentés, recueil de nouvelles.
  • Le Bottin des hommes, long métrage.
  • Un jardin à la cour, roman.

Notes et références

  1. Bien que né en France, il dit n’avoir jamais eu la nationalité française à sa majorité, ne l’ayant pas demandée, bien que celle-ci eût dû lui être automatiquement reconnue en vertu du droit du sol. Il indique avoir vécu toute sa vie en France grâce à des permis de séjour, puis avec le statut de sans-papiers lorsque le renouvellement de ces permis lui a été refusé en raison de ses condamnations – Voir Portrait : Haut les cœurs [archive], Libération, 21 avril 2008]
  2. Hubert Artus, « Hommage à Abdel-Hafed Benotman, l’éternel souriant, écrivain gardé à vie » [archive], sur blogs.lexpress.fr, 21 février 2015
  3. Portrait : Haut les cœurs [archive], Libération, 21 avril 2008]
  4. http://www.a-parte.fr/action-culturelle/nos-intervenants/hafed-benotman/ [archive]
  5. « Les Forcenés – Abdel Hafed Benotman » [archive], sur payot-rivages.net (consulté le 31 janvier 2013)
  6. http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20080415.BIB1147/en-video-halphen-benotman-le-juge-le-taulard-leurs-polars.html [archive]
  7. http://www.mpaa.fr/Programme?year=2012&month=9&day=22&event=Concours-d%27ecriture-2012-:-dans-quel-etat-sommes-nous-?&e_id=2916 [archive]
  8. http://lejournalenvolee.free.fr/ [archive]
  9. http://equipement.paris.fr/cimetiere-parisien-d-ivry-4504 [archive]
  10. http://www.cettefrancela.net/volume-1/recits-1/article/abdel-hafed-benotman [archive]
  11. https://www.dailymotion.com/video/xfqt30_nourdine-halli-et-baptiste-filleul-dehors-dedans_shortfilms#.UVmB2jc75Fk [archive]
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  14. http://www.google.fr/search?q=Nourdine+Halli&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=com.frontmotion:fr:unofficial&client=firefox-a [archive]

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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http://www.huffingtonpost.fr/2012/03/27/mohamed-merah-vido-tuerie-toulouse-montauban-aljazeera_n_1381847.html

27/03/2012 12:31 CEST | Actualisé 03/10/2016 19:56 CEST

 

Vidéo des tueries: ce n’est pas Mohamed Merah qui a posté la lettre à Al Jazeera

 dans Corruption

Googlemap

 

Le tueur au scooter Mohamed Merah n’est pas l’expéditeur du montage vidéo de ses crimes reçu par la poste au bureau parisien de la chaîne Al Jazeera, que la police a entre les mains depuis lundi 26 mars, a-t-on appris mardi 27 mars de source policière.

Les enquêteurs recherchent toujours mardi qui a pu poster mercredi dernier ce courrier, contenant notamment une clé USB, mais, selon les premiers éléments de l’enquête, ce « ne peut être Mohamed Merah », a-t-on précisé de même source.

Les policiers ont localisé le lieu où a été posté ce courrier, qui contient une lettre de revendication manuscrite de la main de Mohamed Merah et a été envoyé « en dehors de Toulouse », a précisé la source.

Selon une information Europe 1, la lettre aurait été postée de Castelnau-d’Estrétefonds, à 25 km au nord de Toulouse, dans un bureau de poste.

Or, selon Le Figaro, le tueur de Toulouse et de Montauban a justement travaillé une dizaine de jours en janvier dans une carrosserie de la commune.

Toutefois, le tampon de l’envoi ne permet pas de dire avec certitude d’où il a été posté car il s’agit de celui de Castelnau-d’Estrétefonds, à une vingtaine de kilomètres de Toulouse qui abrite une plateforme industrielle de tri pour toute la région Midi-Pyrénées, où sont oblitérés chaque jour 2,7 millions de courriers de sept départements.

Avec l’industrialisation du tri, il est « impossible de revenir au lieu précis » où le courrier a été déposé, explique un responsable régional de La Poste. Sur le parcours du courrier, on estime probable à La Poste que l’oblitération du mercredi signifie qu’il a été déposé dans une boîte après la mi-journée mardi ou plus tard dans un bureau de poste.

 

 dans Crime

La vidéo dont s’est saisie l’enquête lundi est un « montage des images des différentes tueries avec de la musique et des versets du Coran », a dit une source proche de l’enquête. Un enregistrement qui ne sera finalement pas diffusé par la chaîne. Les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la PJ parisienne ont récupéré les images lundi auprès de la télévision et doivent les exploiter, a-t-on encore précisé.

Le tueur au scooter Mohamed Merah avait filmé chacune de ses tueries des 11, 15 et 19 mars à l’aide d’une mini caméra, une GoPro, habituellement utilisée par les plongeurs et sportifs de l’extrême pour filmer leurs exploits, avait révélé jeudi dernier le procureur de la République de Paris François Molins.

Cette caméra, « dont il s’était sanglé », lui avait permis d’enregistrer des scènes « extrêmement explicites », avait-il ajouté. Les enquêteurs ont depuis vérifié que Mohamed Merah les destinait à une diffusion sur internet, accompagnée d’une revendication.

Dimanche déjà, les enquêteurs n’excluaient pas qu’il ait cherché à diffuser les vidéos par d’autres voies qu’Internet.

LIRE AUSSI:

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http://www.lindependant.fr/2013/03/15/affaire-merah-le-mystere-de-la-clio-de-st-papoul-reste-entier,1736161.php

  • par Rémi Lebrère
  • Le 15 mars à 6h00 | Mis à jour le 15 mars

Affaire Merah : le mystère de la Clio de St-Papoul reste entier

 

Officiellement, « l’affaire est classée ». Mais la découverte, le 28 mars 2012, à Saint-Papoul, d’une Clio 2 grise, immatriculée dans la Haute-Garonne, et pouvant être liée à l’affaire Merah, garde tout son mystère. Même un an après les tueries de Toulouse et Montauban. A bord de cette voiture, les gendarmes retrouvaient un casque de moto et des éléments de carénage de scooter Yamaha T-Max, le même engin que celui utilisé par le tueur en série pour commettre ses assassinats. Des témoins visuels des faits rapportaient, à l’époque, que le scooter du tireur fou était tantôt blanc, tantôt noir, d’où un possible changement du carénage.

Le véhicule saisi par les enquêteurs

Le rapport entre la Clio de Saint-Papoul et le dossier Merah était d’autant plus troublant qu’après contrôle au fichier, la plaque minéralogique dudit véhicule démontrait qu’il appartenait à une personne habitant dans la même rue que le tueur, rue du Sergent-Vigné, à Toulouse. Le propriétaire était-il le fameux troisième homme, celui qui aurait prêté main forte à Merah, en plus de son frère Abdelkader, toujours écroué ? La Clio était donc saisie par les enquêteurs du SRPJ de Toulouse. Peu après, une source policière indiquait formellement, que la voiture n’avait « aucun lien » avec le dossier et que le propriétaire en question avait vendu la Clio à un Audois, plusieurs semaines avant le drame. Quant aux pièces de scooter, il s’agissait, toujours de source policière, de simples morceaux de ferraille… Une thèse encore soutenue, aujourd’hui, par la justice. « Affaire classée sans suite », indiquait sobrement, lundi, le procureur de la République de Carcassonne, Antoine Leroy.

Le maire n’a jamais eu le fin mot de l’histoire

Il n’en reste pas moins qu’à Saint-Papoul, personne n’a su (et ne sait à ce jour) à qui appartenait cette voiture, littéralement « tombée du ciel », un matin, sur la place du poids-public. Le voisinage, composé pour l’essentiel de personnes âgées, plutôt aux aguets de ce qui se passe à leur porte, n’a jamais vu quelqu’un monter ou descendre de la Clio, ni même prendre ou déposer quelque chose à l’intérieur. Un an après, le maire de Saint-Papoul, Serge Ourliac est toujours aussi formel. « Je n’ai jamais eu de nouvelles concernant cette Clio. Pour moi, il est clair que la voiture n’a jamais appartenu à un habitant du village. Tout le monde se connaît, ici. J’ai bien tenté de m’en informer auprès de la gendarmerie, avec laquelle j’entretiens de très bons rapport, mais je n’ai jamais obtenu de réponse.»

De troublantes concoïncidernces

Un après après les faits, il faut tout de même reconnaître que les coïncidences entre la Clio de Saint-Papoul, son contenu, et l’affaire Merah, restent particulièrement troublantes… Comment ce véhicule, totalement inconnu dans le village, a pu arriver à Saint-Papoul ? Comment se fait-il que plus aucune info n’ait été donnée ensuite ? Et pourquoi le ‘vrai’ propriétaire du véhicule ne s’est jamais manifesté à Saint-Papoul ? Autant de questions qui restent aujourd’hui sans réponse, secret de l’instruction oblige. Une instruction qui n’a jamais à ce jour élucidé la thèse du « troisième homme », pourtant défendue par les avocats des victimes de Merah. Un « troisième homme » qui a peut-être semé un indice important du côté de Saint-Papoul, un jour de mars 2012 . La Clio retrouvée devant l’ancien poids-publics de Saint-Papoul le 28 mars 2012.

Quel lien avec le village ?

Soixante-dix kilomètres séparent Toulouse de Saint-Papoul, soit 40 minutes de trajet. On peut aisément imaginer que le tueur en série, où l’un de ses complices ait choisi ce petit village de 800 âmes pour y installer une sorte de base arrière. Le choix de Saint-Papoul serait-il le fruit du hasard ? Peut-être. Mais en matière judiciaire, il n’y a qu’une faible place pour les concours de circonstances. Alors pourquoi Saint-Papoul ? La Clio était parfaitement roulante et approvisionnée en carburant, au moment de sa saisie. La thèse de la panne, au cœur du Lauragais, est donc à proscrire. Mohamed Merah possédait-il des relations à Saint-Papoul ? Difficile à dire. Une chose est sûre, Merah s’était déjà rendu dans le Lauragais. En 2007, selon nos confrère de « La Dépêche du Midi», il était contrôlé par les gendarmes, à Villefranche-de-Lauragais, suite à un incident lors d’un mariage. De Saint-Papoul à Villefranche, il y a 30 km seulement. Une autre piste peut aussi être envisagée : la présence, à Saint-Papoul, d’un centre pour jeunes en difficultés sociales. Si cette structure œuvre aujourd’hui dans le domaine de la réinsertion, elle fut, voici une décennie, un centre fermé accueillant des délinquants mineurs. Merah y est-il passé, bien que seulement âgé de 23 ans au moment où il a été abattu par le Raid, dans son appartement toulousain ? L’une de ses connaissances avait-elle fréquenté cet établissement ? Possible. Mais il y a un an, quand nous avions posé la question à un cadre du centre, Merah y était « inconnu au bataillon ».

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/4e_r%C3%A9giment_%C3%A9tranger

4e régiment étranger

4e régiment étranger
Image illustrative de l'article 4e régiment étranger
Insigne régimentaire du 4e régiment étranger

Création 15 novembre 1920
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Légion étrangère
Type Régiment d’infanterie
Rôle Instruction et formation
Effectif 500
Fait partie de COMLE
Garnison Castelnaudary (Aude)
Surnom « Creuset de la Légion »
et
« Régiment des fortes têtes »
Couleurs Vert et rouge
Marche C’est le 4 en chantant
Inscriptions
sur l’emblème
CAMERONE 1863
MAROC 1914-1918-1921-1934
DJEBEL ZAGHOUAN 1943
AFN 1952-1962
Anniversaire 30 avril (Camerone)
15 novembre (création du régiment)
Guerres Guerre d’Indochine
Guerre d’Algérie
Décorations Croix de guerre 1939-1945 avec palme
Commandant lieutenant-colonel Alexis de Roffignac
modifier Consultez la documentation du modèle

Le 4e régiment étranger, ou 4e RE, est le régiment de formation de la Légion étrangère. Il est stationné à Castelnaudary depuis 1976, date de son arrivée de Corse. Il n’est pas projetable en opération.

C’est dans cette unité que sont formés les engagés volontaires, au cours d’un cycle de dix-sept semaines au sein de l’une des CEV (compagnies d’engagés volontaires). Il s’agit notamment pour ces étrangers d’apprendre le français par le biais de la méthode « Képi blanc » autrefois et « Mauger » aujourd’hui. En binômes ou trinômes (en fonction du nombre de francophones), dont un francophone, les futurs légionnaires acquièrent les bases du français sans jamais recourir à leur langue maternelle.

Après avoir rejoint leurs corps d’affectation, ils reviendront encore au « creuset de la Légion » pour y suivre éventuellement une formation de spécialiste (cuisinier, infirmier, transmetteur, informaticien, mécanicien, moniteur de sport, secrétaire, moniteur de conduite) à la CIS (compagnie d’instruction des spécialistes).

Ensuite, au cours de leur premier contrat, ils reviendront effectuer la FGE (formation générale élémentaire) afin de gagner leurs galons de caporal et, pour les meilleurs, la FG1 (formation générale de 1er degré) qui leur ouvrira la carrière de sous-officier. Ces formations de cadres, de même que la formation de spécialiste 1er degré de combattant et la préparation à la formation générale de 2e degré, sont effectuées à la CIC (compagnie d’instruction des cadres).

Sommaire

Création et dénominations

Le régiment est créé le 15 novembre 1920 à Marrakech, au Maroc.

Dissous en 1940, le régiment est recréé en 1941 sous l’appellation de 4e demi-brigade de la Légion étrangère.

En 1948, il reprend le nom de 4e régiment étranger d’infanterie.

Le 25 avril 1964, le régiment est dissous, à l’issue de la fermeture du site d’essais nucléaires français de Reggane.

En 1976, le GILE (groupement d’instruction de la Légion étrangère) est déplacé à Castelnaudary et prend le nom de RILE (régiment d’instruction de la Légion étrangère) le 1er septembre 1977. Il reçoit alors la garde du drapeau du 4e RE.

Le 4e régiment étranger est recréé le 1er juin 1980.

  • 36px-LTN-4REI-1934 dans LCR - NPA

    Lieutenant du 4e REI en 1934

Histoire

Seconde Guerre mondiale

Stationné au Maroc jusqu’en 1940, il y mène une mission de pacification, gagnant ainsi la dénomination de « régiment du Maroc ».

En 1943, il est engagé, sous le nom de 1er régiment étranger d’infanterie motorisée, dans les combats d’Afrique du Nord.

Au cours de la campagne de Tunisie, le régiment est décoré de la Croix de guerre 1939-1945.

Après-guerre

Alors que l’un de ses bataillons, intégré au sein du 5e REI, prend part à la guerre d’Indochine, le régiment retrouve le Maroc.

Le 2e bataillon participe à la répression de l’insurrection malgache de 19471.

Dans les années 1950, il assure pour la première fois une mission de formation pour les unités destinées à combattre en Extrême-Orient. Parallèlement, il concourt au maintien de l’ordre le long des frontières algéro-tunisiennes lors de la guerre d’Algérie.

En 1963, après le cessez-le-feu, il se voit confier la mission d’assurer la sécurité du site de Reggane au cœur du Sahara, où se forge l’armement nucléaire français. L’évacuation du site par la France entraîne sa dissolution en 1964.

Quelques années plus tard, c’est le groupement d’instruction de la Légion étrangère (GILE) qui hérite de la mission de former l’ensemble des corps de Légion. Le GILE est tout d’abord stationné en Corse, à Corte, avant d’être transféré en 1976 à Castelnaudary.

Traditions

Insigne

Le 4e RE garde dans son insigne la Koutoubia de Marrakech et les monts de l’Atlas.

Insigne_r%C3%A9gimentaire_du_4e_r%C3%A9giment_%C3%A9tranger_%281937%29 dans Perversité

Insigne régimentaire de poitrine du 4e RE

Devise

Chant

C’est le 4 en chantant
I

À travers pierres et dunes,
S’en vont les képis blancs.
Sous le soleil, clair de lune,
Nous marchons en chantant.
Vers Bechar ou vers Casa,
Dans toutes les directions,
Nous repartons au combat,
Pour la gloire de la Légion.

Refrain

C’est le 4 en chantant qui s’avance,
Qui s’avance, laissez-le passer.

II

Sur les pistes des Corbières,
Nous partons en mission.
Une colonne de bérêts verts,
S’en va à l’instruction.
Vers la Jasse ou vers Bel-Air,
Dans toutes les directions,
Devenir légionnaire,
C’est notre seule ambition.

Faits d’armes et inscriptions sur le drapeau2

Décorations

  • 65px-Croix_de_Guerre_39_45 dans Politique
    Croix de guerre 39-45

Personnalités ayant servi au régiment

Liste des chefs de corps

  • 1948-1950 : lieutenant-colonel Gabriel Bablon
  • 1980 : lieutenant-colonel Jean
  • 1981 : colonel Latournerie
  • 1983 : lieutenant-colonel Colcomba
  • 1985 : lieutenant-colonel Kreherb
  • 1987 : lieutenant-colonel Seignezb
  • 1989 : colonel Graila
  • 1991 : colonel Dureau
  • 1993 : colonel Pinard-Legryb
  • 1995 : colonel Buffeteau
  • 1997 : colonel Pichot de Champfleurya
  • 1999 : colonel Barbauda
  • 2001 : colonel Thiebaultb
  • 2003 : colonel Kotchine
  • 2005 : colonel Roqueplo
  • 2007 : colonel Pau
  • 2009 : colonel Mistralb
  • 2011 : colonel Talbourdel
  • 2013 : colonel Lobel
  • 2015 : colonel Dufour
  • 2017 : lieutenant-colonel de Roffignac

Le régiment aujourd’hui

Missions

Le régiment a la mission d’assurer :

  • la formation initiale de tous les engagés volontaires de la Légion étrangère ;
  • la formation des spécialistes de niveau élémentaire, 1er degré et 2e degrés dans les branches combat, sport, transmissions, santé, administration, instruction conduite, maintenance auto et télécommunications, informatique, etc.;
  • assurer la formation des cadres de la Légion étrangère (formation générale élémentaire, de 1er et 2e degrés).

Organisation

Le 4e régiment étranger est articulé en 6 compagnies d’effectifs très variables et aux spécialités bien établies. Le régiment compte un peu plus de 500 permanents.

  • La CCS ou compagnie de commandement et des services, regroupe tous les services nécessaires au bon fonctionnement de la vie quotidienne de l’unité (cuisines, infirmerie, ateliers mécaniques, casernement, etc.).
  • 3 CEV ou compagnie d’engagés volontaires. Elles assurent la formation initiale de tous les jeunes engagés. Le cycle d’instruction de 17 semaines débute systématiquement par un passage d’un mois en ferme où le jeune légionnaire fait l’apprentissage du français, du métier de soldat et de la vie de groupe.
  • La CIC ou compagnie d’instruction des cadres. C’est la compagnie qui forme les futurs caporaux et les futurs sergents de la Légion étrangère. Elle forme aussi les futurs chefs de groupe d’infanterie blindée et encadre les sous-officiers plus anciens au cours de la formation générale de 2e degré.
  • La CIS ou compagnie d’instruction des spécialistes. Elle forme les futurs spécialistes des tous les régiments de Légion dans les domaines autres que le « métier » du régiment, infanterie, cavalerie ou génie. Elle intègre aussi le centre de formation des conducteurs de la Légion étrangère.

Matériels

Régiment de formation, le 4e RE ne dispose pas de matériels majeurs. En revanche, il a en son sein des installations adaptées à l’instruction menée : stand de tir fermé, piscine couverte, piste de conduite, nombreuses salles informatiques, gymnase et stade, parcours du combattant, etc.

Le régiment dispose par ailleurs de 4 fermes, soit une par compagnie d’engagés volontaires et une pour la compagnie d’instruction des cadres ainsi qu’un chalet à Formiguères (près de Font-Romeu). Ces fermes permettent un entraînement de qualité, loin des contraintes de la vie de quartier, permettant l’apprentissage de la vie en collectivité.

Notes et références

Notes

  1. a, b, c et d Officier devenu par la suite général de division.
  2. a, b, c, d et e Officier devenu par la suite général de brigade.

Références

  1. Charles Janier, Dictionnaire Opex : Opérations extérieures de l’armée française depuis 1945, Editions SPE Barthélémy, mai 2015, 105 p. (ISBN 979-1094311059), p. 5
  2. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l’armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007 [archive]
  3. Arrêté relatif à l’attribution de l’inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Le 4e Étranger par Tibor Szecsko (texte) et Ph. Cart Tanneur (éditeur), préface du lieutenant-colonel Kreher, chef de corps – Ed. BIP 1987

Sources :

Liens externes

 

http://www.europe1.fr/france/portrait-qui-est-mohamed-merah-999679

PORTRAIT – Qui est Mohamed Merah ?

 

11h13, le 21 mars 2012, modifié à 09h12, le 22 mars 2012
PORTRAIT - Qui est Mohamed Merah ?

L’immeuble du présumé « tueur au scooter », à Toulouse.@ FRANCE 2

 

Ce Toulousain de 23 ans est soupçonné d’être l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban.

 

Les faits. Le Raid a lancé mercredi à 3h20 du matin une opération, encore en cours, dans une habitation du quartier résidentiel de la Côte Pavée, à l’est de Toulouse. Un homme se revendiquant d’Al-Qaïda, considéré comme le principal suspect des tueries qui ont fait sept morts, est retranché chez lui, cerné par la police et le Raid.

Le profil de l’auteur présumé.  Le présumé coupable de la tuerie de l’école juive, et du meurtre des trois jeunes militaires serait Mohamed Merah, un Toulousain de 23 ans. Le jeune homme est un Français, d’origine algérienne, a révélé le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Né en octobre 1988, il a grandi dans une cité toulousaine, et est connu depuis 2006 par la police locale pour des actes de petite délinquance (délits, outrages), selon les informations d’Europe 1.

Sa mère, amenée sur les lieux pour le raisonner, « n’a pas souhaité entrer en contact avec son fils, indiquant qu’elle n’avait guère d’influence sur lui » a déclaré le ministre de l’Intérieur. Elle a été placée en garde à vue, mercredi matin, ainsi que le frère et la compagne de celui-ci. Le procureur de Paris, François Molins, a d’ailleurs insisté sur l’implication des « frères Merah » dans cette affaire.

Des antécédents judiciaires.  »Il a été condamné à un mois de prison ferme et avait rendez-vous début avril avec le juge d’application des peines », a confirmé mercredi sur Europe 1 l’avocat du tireur présumé, Me Christian Etelin.  »C’était auparavant un mineur à tendance violente, beaucoup plus intolérant. Mais, il y avait une maturation. Il me donnait une très bonne impression quant à son évolution », a-t-il ajouté. Selon lui, Mohamed Merah faisait preuve, de « respect d’autrui, avec une certaine douceur ». « Il s’adressait aux autres en étant extrêmement poli », précise Me Christian Etelin.

Mais le procureur de Paris, François Molins, a parlé d’un homme avec un « profil violent et avec un profil psychologique allié à des troubles du comportement quand il était mineur ».

Quel est son comportement ? La police est surprise par la durée des négociations. Le tueur s’avère en effet très loquace, ce qui est peu courant. « Dans l’engagement d’un fanatique tel qu’il se décrit, il est surprenant d’avoir quelqu’un qui parle autant », précise Laurent Combalbert, membre du Raid. « Généralement ils ne sont pas dans le dialogue, ils sont plutôt dans le rapport de force. Il essaye de trouver des justifications. Maintenant il vaut mieux qu’il ait envie de parler beaucoup. Cela permet à la négociation de durer », ajoute-t-il.

Mercredi en fin d’après-midi, les tractations se poursuivaient et le procureur de Paris évoque désormais la fin de journée pour un dénouement.

Il se revendique d’Al-Qaïda. D’après le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, dépêché sur place, le jeune homme se revendique d’Al-Qaïda. Mohamed Merah s’inscrit dans cette mouvance djihadiste, décrypte le chef du service international  d’Europe 1, Didier François. « Ce qui ne veut pas forcément dire qu’il appartient aux structures d’Al-Qaïda », précise-t-il. « Les opérations d’Al-Qaïda sont, en général, spectaculaires, multiples et à gros effets, on n’est pas du tout dans ce cadre là », précise-t-il.  Le jeune homme dit « être un moudjahidine »,  » et avoir voulu venger les enfants palestiniens ainsi que s’en prendre à l’armée française », a précisé Claude Guéant.

Déjà arrêté en Afghanistan. Mohamed Merah a effectué un premier séjour en Afghanistan où il s’était rendu « par ses propres moyens ». Il a ensuite été en 2011 dans le Waziristan, une partie des zones tribales du nord-ouest du Pakistan, à la frontière afghane, où « il explique qu’il a été formé par Al-Qaïda ».

Pour son premier séjour, le procureur de Paris, François Molins, indique que Mohamed Merah s’est rendu en Afghanistan « par ses propres moyens, sans passer par les pays habituellement surveillés ».

D’après Louis Capriolli, ancien sous directeur chargé de la lutte antiterroriste à la DST, le jeune homme avait « un lien qui lui a permis d’aller en Afghanistan, une connexion avec une organisation ou des membres d’une organisation ».

A tenté de s’engager dans l’armée. Entre deux séjours en Afghanistan, Mohamed Merah, l’auteur présumé de la tuerie de l’école juive de Toulouse et des meurtres des militaires de Toulouse et Montauban, a postulé deux fois pour entrer dans l’armée française. Une première fois en 2008, à Lille, où il s’était présenté au CIRFA de l’Armée de Terre et une seconde fois dans la Légion étrangère en 2010. Il s’était alors rendu au PILE de Toulouse. Il n’avait alors pas été retenu en raison de ses antécédents judiciaires et de son instabilité psychologique.

Le jeune homme, né en octobre 1988, avait été arrêté en 2007 en Afghanistan après avoir posé des bombes dans la région de Kandahar mais s’est évadé quelques mois plus tard, en 2008, a déclaré mercredi à Reuters le directeur des prisons de cette ville du Sud afghan.

Après l’attaque contre les trois paras, le 15 mars dernier, la DPSD, la Direction de la protection du secret-défense, qui le surveillait, a fourni l’ensemble de ses informations aux spécialistes de la DCRI, la Direction centrale du renseignement intérieur, les services de contre-terrorisme de la police.

>> EN DIRECT - Retrouvez toutes les dernières infos sur le siège en cours à Toulouse en cliquant ici.

 

Terrorisme : les djihadistes du Lot sont très entourés

 

Autun 2

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

 

Dans une vidéo diffusée hier, le djihadiste Thomas Barnouin s’étonnait de l’extrême facilité avec laquelle il a pu gagner la Syrie en 2014, alors qu’il était censé être très surveillé par les autorités françaises.

Pour ma part, je suis très surprise par l’extrême passivité des journalistes français sur la question terroriste lorsqu’en quelques clics je constate qu’il est très facile d’enquêter sur l’environnement des djihadistes du Sud-Ouest.

Ci-dessous, donc, des articles concernant les djihadistes lotois parus hier et en 2007, avec les réactions de lecteurs sur ceux de 2007.

Outre qu’elles sont très différentes de celles d’aujourd’hui, qui font suite à plusieurs années de terrorisme (voir sous l’article du 10 janvier 2018), on note celle, très intéressante, d’un dénommé Bertrand Escaffre, en date du 1er avril 2014 : on y trouve comme un écho aux propos récurrents du malade mental au clavier – son « arme » – sur ses frères « islamigrés », allant de la parano de tous ceux qui peuvent émettre des soupçons ou des accusations jusqu’à son discours du 8 janvier 2018 sur les comptables, les artistes et la République, appliqué en l’occurrence à la situation particulière de l’intermittent du spectacle obligé de reprendre son ancien métier d’expert-comptable.

Un intermittent du spectacle et une éducatrice spécialisée : ne seraient-ils pas, par hasard, en contact avec des militants de l’extrême-gauche ? N’en feraient-ils pas partie eux-mêmes ?

Le malade mental au clavier évoque de leurs motivations. Quelles sont donc leurs relations ?

Ils affichent tous la même volonté de saisir la justice de toutes les « attaques », notamment médiatiques, dont ils se disent victimes. Est-ce le fruit du hasard ou une politique commune à tous les militants d’un même groupe, comprenant notamment la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et tous ses complices ?

Qui est donc ce M. Bertrand Escaffre qui dit le 1er avril 2014 que tous ses amis de Figeac sont devenus djihadistes ?

En date du 2 avril 2011, il a créé un blog qu’il a alimenté jusqu’au 25 juin 2014.

Le voici :

http://bertrand-escaffre.skyrock.com/

Il comporte une partie secrète, réservée à des inscrits disposant chacun d’un pseudo et d’un mot de passe pour y accéder.

L’auteur de ce blog indique par ailleurs avoir été élève du Lycée Militaire d’Autun de 1990 à septembre 1992, en classe préparatoire à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui se trouve à Guer, dans le Morbihan, et forme des officiers de l’Armée de Terre et de la Gendarmerie nationale :

http://fr.viadeo.com/fr/profile/bertrand.escaffre2

Or, à moins de 50 km de ce lycée d’Autun a été ouverte en 1991 une école coranique qu’a brièvement fréquentée à l’automne 2001… le fraîchement converti Thomas Barnouin.

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/10/2718942-les-deux-freres-gonot-originaires-du-lot-arretes-en-syrie.html

Publié le 10/01/2018 à 15:16, Mis à jour le 10/01/2018 à 16:06

Djihadisme : les deux frères Gonot, originaires du Lot, arrêtés en Syrie

 

La famille est propriétaire de cette imposante maison en pierre du Soulié, difficile d'accès./ Photo DDM
La famille est propriétaire de cette imposante maison en pierre du Soulié, difficile d’accès./ Photo DDM

Terrorisme : les djihadistes du Lot sont très entourés dans AC ! Brest image-zoom

Capturés par les troupes kurdes en Syrie, les Lotois Thomas Collange (35 ans) et son demi-frère Kévin Gonot (31 ans), sont désormais aux mains des combattants du YPG, Unité de protection du peuple kurde. Ces deux frères seraient partis faire le Djihad en Syrie il y a au moins une dizaine d’années. Kévin Gonot, rebaptisé Abou Sofyan, et son demi-frère Thomas Collange ont été arrêtés le 13 décembre dernier au nord-est de la Syrie, au sein d’un groupe comprenant au moins 6 Français radicalisés. Les deux Lotois seraient proches des frères Clain. On parle même désormais d’un lien familial entre eux. Fabien Clain, voix de l’État islamique, est celui qui a revendiqué les attentats du 13 novembre 2015.

Une famille complètement radicalisée

À 4 000 km de la Syrie, dans la vallée du Lot, la nouvelle de leur arrestation n’a surpris personne. Ce qui étonne c’est la radicalisation soudaine de cette famille, dans les années 2000. Beaucoup les connaissaient, notamment Christine Gonot, la mère. « Elle intervenait auprès d’enfants et de jeunes handicapés dans une structure figeacoise, il y a 30 ans. Elle était en effet éducatrice spécialisée. Elle habitait vers la gare de Figeac », raconte une vieille connaissance. Plus tard, c’est sur la commune de Sainte-Croix, en Aveyron, qu’elle poursuit ses activités professionnelles au sein d’une maison d’enfant à caractère social.

Dans ce hameau discret, peu habité, de la vallée du Lot, la nouvelle n’a surpris personne./ Photo DDM

 

20180110152648609-2 dans Attentats

Le père, lui, est décrit comme un brave type. De Figeac à Capdenac-le Haut, où la famille achètera une maison au Soulié, tous se souviennent de ses activités d’artificier. « Il était intermittent du spectacle. Ils étaient sympas tous les deux. Ils se sont tournés vers la religion musulmane. Mais, du jour au lendemain, ils ont pris l’orientation d’un islam radical. Christine ne faisait plus la bise, ne serrait même plus la main. Il fallait se déchausser pour entrer chez eux. On les croisait de moins en moins dans Figeac ou Capdenac-Gare. Elle était presque intégralement voilée. Lui portait la djellaba », relatent certains.

Le père et l’un des frères interpellés en 2007 dans le Lot

En octobre 2007, nous relations l’interpellation de deux membres de la famille Gonot (le père et le fils aîné) à leur domicile de Capdenac-le-Haut. Soupçonnés d’avoir rejoint Al Qaïda pour faire le jihad, ils multipliaient déjà les allers-retours entre la France, la Syrie et l’Égypte. Depuis cette double interpellation il y a dix ans, la maison familiale st fermée et à l’abandon.

La Rédaction

 

https://www.ladepeche.fr/article/2007/10/25/112882-capdenac-haut-reseau-al-qaida-lotois-allaient-syrie.html

Publié le 25/10/2007 à 09:00, Mis à jour le 25/10/2007 à 09:07

Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie

 

Police. L’étonnement suite à l’arrestation d’un père et de son fils, à Capdenac-le-Haut.

 

Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie - DDM
Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie DDM

image-zoom dans Calomnie

La vie a finalement repris son cours hier matin au lieu dit Le Soulié, commune de Capdenac-le-Haut.

En effet, si l’annonce de l’arrestation de deux personnes, membres de la famille Gonot (lire notre édition d’hier), soupçonnées de faire partie d’un réseau de recrutement pour Al Qaïda a fait beaucoup jaser, ce n’est pas tant le moment de l’interpellation, faite en silence, qui aura pour autant réveillé les habitants. Seule une voisine raconte avoir vu passer cinq voitures blanches avec des gyrophares, sans plus. Mais l’affaire a surpris. Des terroristes implantés sur le territoire lotois ?

L’histoire est d’autant plus étrange que la famille en question ne semblait pas a priori porter de soupçon. Mais on a appris hier que l’un des jeunes arrêtés multipliait les allers et retours entre le Lot, la Syrie et l’Égypte. Il aurait pu recruter de jeunes Lotois pour faire le djihad (traduisez la guerre sainte) en Irak. Derrière la façade, donc, des combattants déterminés à défendre leur cause : « C’était des gens très gentils, très serviables, commente une voisine, ils se sont toujours proposés de nous aider lorsque nous avons eu des problèmes comme les inondations en 2003. Toujours un bonjour, toujours un sourire, mais il est vrai que nous les voyions de moins en moins. »

Tous les quatre d’origine française, ce n’est qu’il y a 5 ans que la famille s’est convertie à l’Islam, du moins, c’est que que laissait présenter leur habillement. « Stéphane, 57 ans, s’était laissé pousser la barbe, Christine, 59 ans, était voilée, les cheveux rasés. »

Quand aux deux fils, Kevin, 21 ans, arrêté avec le père mardi matin, et Thomas, 26 ans, ils ne vivaient plus avec les parents. « Le plus âgé était sur Toulouse, quant au plus jeune, il était soit disant parti apprendre l’arabe en Égypte. Tous deux avaient déjà des enfants dont une fille de 4 mois. C’est la semaine dernière que la mère m’a dit que son jeune fils devait revenir vendredi. » L’étonnement est donc immense dans la petite commune. Qu’est-ce qui a poussé la famille à se convertir à l’Islam ainsi qu’à rejoindre un tel réseau ? Cependant, plus les habitants de la commune y pensent, plus les choses se clarifient. « Ils ne travaillaient plus depuis au moins deux ans. Elle s’occupait auparavant de jeunes à problèmes ainsi que des handicapés. Lui, en revanche, était expert en pyrotechnie. C’est lui qui se chargeait des feux d’artifice et nous l’avions même aperçu une fois à la télé alors qu’ils s’occupaient des feux d’artifice des jeux olympiques. Il s’y connaissait donc peut-être en explosif. »

Mickaël Marcq et Jean-Claude Sénac

 

Réactions des lecteurs

Bertrand ESCAFFRE, le 01/04/2014

Je connais personnellement Stéphane et sa famille. Nous avons passé de nombreuses occasions ensemble. Bien que notre lecture du Coran diffère à peu près en tous points, je témoigne que les affirmations à propos d’un réseau, ou d’une formation militaire, ou d’un appel au jihad, ou de quelque implication des jeunes de la famille dans autre chose que la recherche d’un avenir, est tout simplement une élucubration visant l’audimat. Ces mensonges conscients ont eu pour résultat le bannissement bancaire et administratif de Stéphane, qui s’est retrouvé démuni, obligé d’exercer son métier d’expert comptable de façon sporadique, en intérim ou pour des missions ponctuelles. Sa conversion s’explique par une recherche spirituelle authentique, non par une tendance au fanatisme. Le journaliste qui avait cru rentable de salir ainsi la réputation d’une famille entière avant même toute enquête (qui infirma la thèse qaïdiste), se cache depuis l’affaire. Il a raison : si la communauté figeacquoise, forte de presque mille fidèles, était jadis des plus pacifiques, aujourd’hui elle compte presque mille jihadistes prêts à défendre l’honneur de la communauté : nous ne sommes pas des terroristes. Et nous ne sommes pas des chrétiens qui eux, tendraient l’autre joue. Ici, c’est le business de la parano qui a généré la radicalisation de Figeac. Désormais toute atteinte aux musulmans de Figeac sera immédiatement suivie de poursuites – ce fut encore le cas il y a trois jours. Nous jouons le jeu républicain même si nous refusons la démocratie dans sa forme actuelle : tout attaquant en parole, acte ou abstention, doit fatalement venir s’expliquer au poste. Avant le vomi du cupide gratte-papier, les choses allaient plus « cool ».

amende, le 28/10/2007

journaliste lotois sans scrupule ni etadame
vous avez d’ecrie c’est gens commme si il etait deja condané en faisant un gros article a la depeche pour vendre des journaux se n’est pas la premiere foi que sa arrive dans le lot. vous ne s’avait meme pas se que le mot islamiste veus dire vous avez pris leur maison en photo mais je ne vois pas pourquoi.

Julieng, le 25/10/2007

Droles de réactions!!!!
Les gens qui critiquent nourrissent l’amalgame de nous sommes nombreux à défendre. En effet, il n’y a pas eu arrestation de tous les musulmans de France, mais de seulement 2 personnes dans un petit village. Bien que ces 2 personnes ont été relaché, de lourds soupcons devaient pesés sur eux pour être inquiété par la police. Alors non les journalistes n’assimilent en rien musulmans et islamistes et relatent juste un évèvement qui a eu lieu, si maintenant des lecteurs voient une assimilation celle-ci sera une pure et simple imagination de leur esprit.

Sigmund, le 25/10/2007

Journalistes amateurs
ca c’est du grand journalisme !! Vous ne respectez même pas la présomption d’innocence. Vous sortez des articles bourrés de mensonges. Vous accusez sans motifs des gens qui n’ont rien fait et vous étalez sur la place publique leur vie privée car leur seul crime est d’être musulman. Je tiens à signaler que ces deux lotois ont été relâchés ce soir quelques temps après que cet article ait paru. Par ailleurs vous êtes complètement ignorants de la religion musulmane et vous abrutissez vos lecteurs qui n’ont pas besoin de ça. La prochaine fois ayez plus d’égards envers la vie privée de vos pseudo-terroristes sinon vous vous exposerez à des poursuites judicaires.

Antoine_T, le 25/10/2007

Goebbels n’aurait pu faire mieux !
Goebbels n’aurait pu faire mieux !
Un jeune que j’ai connu en Syrie, fraîchement converti, au visage angélique de ces petits bourgeois du collège Jacques Amyot de mon enfance, il part en Egypte pour étudier l’arabe dans une école qui a pignon sur rue et qui est reconnue par l’Etat Egyptien, toujours loin de nos discussions et débats sur les despotes et la politique, réservé, timide, tout jeune père, il ambitionne de s’inscrire dans une grande école de traduction ou d’enseigner la langue de Molière dans une école française du monde arabe, on nous le décrit maintenant comme un activiste, recruteur, prêt à aller mourir en Irak !!!

Cordialement

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2007/10/25/112849-terrorisme-djihad-qui-sont-ils.html

Publié le 25/10/2007 à 08:20, Mis à jour le 25/10/2007 à 09:01

Terrorisme. Djihad: qui sont-ils?

 

Sept personnes interpellées depuis mardi dans la région toulousaine, dans le Lot et à Paris.

 

Terrorisme. Djihad: qui sont-ils? - DDM
Terrorisme. Djihad: qui sont-ils? DDM

image-zoom dans Rue89

Qui sont ces volontaires toulousains au djihad, prêts à aller combattre dans la mouvance d’Al Qaïda en Irak et à y sacrifier leur vie ? Hier matin, à l’aéroport de Roissy, à son arrivée d’un vol en provenance de l’Asie, un septième homme a été interpellé par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire dans le cadre du coup de filet contre la filière toulousaine qui a débuté mardi (notre édition d’hier).

En février, un Toulousain et un Albigeois, expulsés de Syrie où ils ont été arrêtés en route vers l’Irak, ont été écroués. Deux autres jeunes Toulousains, candidats présumés au combat, aussi. Le « prédicateur », basé en Ariège, a lui été placé sous contrôle judiciaire. Depuis cette date, les services de police remontent les maillons de cette chaîne qui trouve son origine dans la Ville rose.

Cette semaine, avec cette seconde vague d’interpellations, ils s’intéressent à un habitant du quartier Montaudran. Cet homme âgé de 30 ans, d’origine marocaine, qui vit avec une femme et ses deux enfants, est soupçonné d’avoir formé au combat rapproché les futurs djihadistes. Ce voisin « discret, serviable et courtois », selon l’avis général, cet étudiant en licence d’économétrie qui collectionne les diplômes, cache-t-il son jeu, comme le pensent les enquêteurs ? Sur les forums d’internet relatifs à la religion musulmane, il livre sans retenue des pensées qui sonnent comme des préceptes. Et qui sait, parmi son entourage, que ce titulaire d’une ceinture noire de karaté avait rédigé, de sa main, un testament que les policiers ont saisi ? Dans ce document, il fixe notamment la marche à suivre pour le règlement de ses dettes. Reste à voir si cet acte constitue la preuve d’un prochain départ.

Parmi les six autres personnes interpellées qui sont, elles, suspectées d’avoir fourni une aide logistique, et donc a priori moins impliquées, on compte cinq Français de souche convertis à l’Islam, entre autres un père et son fils de 21 ans arrêtés dans le Lot, ou encore un Toulousain de 36 ans, qui habite dans une barre de La Reynerie. Un constat qui ne surprendra pas les spécialistes.

Ce dernier, le « converti d’Auriacombe », du nom d’un des immeubles de La Reynerie, est loin d’être un inconnu pour les policiers qui avaient observé son prosélytisme. Mais aussi parce que cet ouvrier du bâtiment, ex-agent desécurité,est régulièrement convoqué au commissariat pour une chose ou une autre. Récemment encore parce qu’il avait menacé de mort un professeur de collège qui avait morigéné son fils. « Pour moi, il n’a pas toute sa tête », juge un policier du quartier.

Hier, un des deux magistrats parisiens en charge de l’affaire, Marc Trevidic, s’est rendu à Toulouse signifier le prolongements des gardes à vue.


Souad : « On nage en plein délire »

Souad, 24 ans, est la compagne d’un des hommes interpellés mardi matin, Karim, âgé de 28 ans, qui tient un stand sur les différents marchés de plein-vent de la ville (Reynerie, Bagatelle…) où il vend des ouvrages sur l’Islam. Des stands qui se taillent d’ailleurs un beau succès auprès des musulmans, notamment des femmes. Ouverte, souvent souriante, Souad, qui porte un hijab, un long voile noir qui ne montre que son visage, a spontanément accepté de répondre à nos questions.

Que reproche-t-on à votre mari ?

On m’a dit qu’il connaissait des gens qu’il ne fallait pas connaître. On m’a sorti les mots de réseau, d’association de malfaiteurs… Je suis tombée de haut. On nage en plein délire ! Je ne comprends pas du tout ce qui c’est passé. Mon mari est un homme comme un autre. Il vend des Corans et des ouvrages sur les marchés.

Est-ce qu’il pratique un islam rigoriste ?

Il vit sa religion à 100 % comme beaucoup de musulmans. Il fait ses prières. Le vendredi, il va à la mosquée. Islamisme, intégrisme… Ces termes me sont inconnus. Ce sont des mots flous. Un musulman a ses bases. A chacun son interprétation de la religion mais il ne doit pas dépasser des limites qu’il connaît. Mon mari ne se situe pas du tout hors de ce cadre-là. Du fait que son stand est très fréquenté, il a sûrement été frôlé par un ou deux personnages indésirables. C’est vrai qu’il connaissait les deux jeunes qui ont été interpellés en Syrie mais je ne pense pas qu’il était au courant de leurs intentions. Il a été choqué lorsqu’il a appris leur arrestation.

Vous-mêmes pourquoi avez-vous choisi de porter le voile ?

On n’est pas musulman à moitié. Dans la religion, il est dit clairement qu’il faut porter le voile. Je ne cherche pas à dire : « Je suis musulmane ». Mais c’est écrit noir sur blanc. Pour moi, c’est une obligation. Aucun imam ne dira le contraire.


collaboration de Plusieurs services

Diligentée par la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la direction centrale de la police judiciaire, l’enquête sur la filière toulousaine associe la Direction centrale des renseignements généraux ainsi que la direction régionale mais aussi Europol, une structure qui offre une base de donnée commune aux pays européens (plusieurs fonctionaires sont ainsi présents à Toulouse), ainsi que des policiers belges qui eux aussi sont à Toulouse depuis mardi.

Jean Noël Gros

 

Réactions des lecteurs

massihou, le 28/10/2007

c’est quoi votre justice?
je parle en temp qu’epouse d’un des interpeller en fevrier,tous les chefs d’accusation porter sur mon epoux on été verifier et s’avere nuls!et pourtant mon mari est toujours incarserer a la maison d’arrete de fresnes…..c’est quoi votre justice????pourquoi autant d’acharnements sur les musulmans alors que les sionistes seme autant si c’est pas plus d’horrreur et de terreur?!c’est incomprehensible ce delire!

taslim, le 25/10/2007

innocents
effectivement je trouve que l’islam est devenu le centre d’interet des journalistes.pourquoi?ça fait vendre.donc on utilise à tord ou à travers les termes « islamistes », »integristes », »terroristes ».Ca suffit.Laissons donc ces simples musulmans vivre en liberté, auprès de leur famille.en ce qui concerne les testaments, les gens les rédigent,soit atteints de maladies graves, soit à 90 ans alors qu’on ne sait pas l’age auquel nous allons mourir.il est donc logique d’en écrire jeune.enfin, je tiens à souligner le fait qu’il y ait trop d’innocents suspectés de terrorisme pour le simple fait d’etre assidu à ses prières quotidiennes.j’espère que la justice fera son travail et que, comme son nom l’indique, elle sera juste.

kanbo, le 25/10/2007

« tous au front »…a condition qu’il soit bien bas !
Encore une fois messieurs les « journalistes » , vous vehiculez de l’amalgame et point d’infos.Vous presentez ces personnes comme djihadistes , islamistes, dans leur ensemble…ou est votre vrai travail celui de l’investigation , de la verification des données…vous vous contentez de faire passer le discours officiel quitte a mettre dans le meme panier activistes , sympathisants ou simples croyants.Ici aussi au Pays Basque des arrestations ont lieu, en nombre sans que pour autant tous soient terroristes..Alors tachez d’attendre les conclusions de l’enquette avant de stigmatiser les uns , les autres, cela appaisera la douleur des familles et redorera votre blason.Je parle en tant que pere d’un des interpellés.

Antoine_T, le 25/10/2007

Les testaments
Bonjour,

On entend souvent parler de testaments dans ces arrestations, je tiens juste à préciser que c’est une chose tout à fait normal en islam et même recommandé comme l’atteste cette parole prophétique : « Il est du devoir de chaque musulman, qui veut léguer quelque chose, de ne pas laisser passer deux années consécutives, sans coucher ses legs dans un testament, qu’il gardera soigneusement.  »

Dans son testament,le musulman doit demander à sa famille d’accepter avec patience le décret divin s’il venait à mourir, mentionner comment ses biens seront partagés conformément au droit musulman, préciser s’il a des dettes impayées, indiquer la personne en charge de laver son corps comme cela fut le cas dans le testament d’un des jeunes arrêtés en février dernier, hors en islam les sources mentionnent que le martyr tombé au combat ne doit pas être lavé, il faut donc cesser de nous parler de ces testaments comme étant les dernières volontés d’un homme avant de se faire sauter.

Cordialement

 

 

https://www.lejdc.fr/saint-leger-de-fougeret/faits-divers/2018/01/10/le-sejour-eclair-dans-la-nievre-en-2001-du-jihadiste-thomas-barnouin-recemment-arrete-en-syrie_12695545.html#refresh

Le séjour éclair dans la Nièvre en 2001 du jihadiste Thomas Barnouin, récemment arrêté en Syrie

 

Publié le 10/01/2018 à 19h14

Le séjour éclair dans la Nièvre en 2001 du jihadiste Thomas Barnouin, récemment arrêté en Syrie

L’Institut européen des Sciences humaines (IESH) de Saint-Léger-de-Fougeret © Siège NEVERS

Le jihadiste français Thomas Barnouin, arrêté en Syrie en décembre, est passé par l’Institut européen des Sciences humaines (IESH) de Saint-Léger-de-Fougeret en 2001. Un passage éclair : il a quitté l’établissement après des problèmes de discipline, qui ont été sanctionnés par l’établissement.

Thomas Barnouin, ce jihadiste français de 36 ans, originaire d’Albi (Tarn) et arrêté en Syrie peu avant Noël, a étudié à l’Institut européen des Sciences humaines (IESH) de Saint-Léger-de-Fougeret au début des années 2000. Ou tout du moins tenté d’apprendre puisqu’il est resté étudiant en langue arabe dans cet établissement proche de Château-Chinon pendant seulement à peine… un mois alors que son cursus devait durer deux ans.

Inscrit en octobre 2001, fraîchement converti à l’islam, il a quitté le Morvan après le conseil de discipline de l’Institut devant lequel il avait été convoqué. « Quinze jours après son arrivée, il a eu des problèmes avec un autre étudiant », se souvient le directeur, Zuhair Mahmood. Selon le chef d’établissement, qui a retrouvé son dossier, le jeune homme s’est emparé d’une cassette audio de chants religieux appartenant à un autre étudiant et l’a détruite. La victime s’en est plainte.

Il est parti de l’établissement après un conseil de discipline

Le conseil de discipline a convoqué le responsable de la dégradation. Il lui a alors été fait obligation de rembourser la cassette et une sanction a été prononcée à son encontre.

Avertissement ? Exclusion… ? Aucune trace dans les archives de l’époque mais « c’était au moins un avertissement », indique Zuhair Mahmood. Thomas Barnouin a fait ses valises et n’est plus jamais revenu. Depuis, le directeur n’en a plus entendu parler.

Selon une dépêche de l’Agence France Presse en date du mercredi 27 décembre, Thomas Barnouin, « vétéran de la nébuleuse jihadiste du Sud-Ouest dans laquelle ont gravité Mohamed Merah et les frères Clain, […], est tombé à la mi-décembre aux mains des combattants kurdes en Syrie, où il était parti se battre en 2014 ».
Et d’ajouter que l’Albigeois a été arrêté par les Unités de Protection du peuple kurde (YPG) dans la région d’Hassaké (nord-est).

Ludovic Pillevesse

 

 

https://www.lejdc.fr/saint-leger-de-fougeret/vie-pratique-consommation/faits-divers/2015/11/18/attentats-l-ecole-coranique-de-saint-leger-de-fougeret-attaquee-sur-rmc_11669894.html

Attentats : l’école coranique de Saint-Léger-de-Fougeret attaquée sur RMC

 

Publié le 18/11/2015 à 20h36

Attentats : l'école coranique de Saint-Léger-de-Fougeret attaquée sur RMC

« Quand une mosquée n’a pas un imam connaisseur à la fois de la religion et des mœurs du pays, toutes les dérives sont possibles », nous livrait en janvier dernier, après les attentats, le directeur de l’IESH, le Dr Mahmood Zuhair.? © MASSON Christophe

« La France a peur. » L’historique déclaration de Roger Gicquel n’a pas fini de faire des émules. Surtout dans le contexte actuel où la première ampoule qui claque… provoque la panique. Que dire alors d’un pétage de plomb en direct.

C’est ce qui s’est produit mardi matin dans l’émission les Grandes Gueules sur RMC, quand, au cours d’une spéciale consacrée aux attentats de Paris, l’un des participants, Pascal Perri, a lancé : « J’ai une petite information, il y a une école coranique dans un petit village du Morvan Nivernais, ce n’est pas la banlieue, à Saint-Léger-de -Fougeret exactement, qui est gardée par des hommes armés et dans laquelle les imams prêchent de façon quotidienne la soumission des femmes aux hommes ».

> Ecoutez le podcast de l’émission

Et cet économiste de poursuivre : « Que fait le préfet, que font les élus locaux ? ». Il n’en fallait pas moins pour susciter la crainte des auditeurs nivernais quant à leur sécurité et plusieurs nous ont écrit pour vérifier cette terrible affirmation, partie dans la nature comme une… traînée de poudre.

Contacté, hier, Pascal Perri, semblait un peu gêné aux entournures, affirmant que, concernant les hommes armés, « ces propos lui venaient de gens qui avaient travaillé à l’intérieur… ». Employés dont nous n’aurons pas l’identité pour nous assurer de la véracité de leurs déclarations.

Concernant l’éducation à la soumission, notre animateur croit se souvenir « s’être rendu une fois à ce centre, il y a très longtemps, lors de son inauguration (1) ». On peut aisément penser que ce jour-là, le personnel a proféré des allégations misogynes pour satisfaire la curiosité des visiteurs. Histoire qu’ils ne partent pas les mains vides.

L’exercice radiophonique n’a pas fait rire du tout du côté de l’Institut Européen des Sciences Humaines. Son directeur, le Dr Mahmood Zuhair, se dit « sous le choc ». « Nous allons porter plainte, demander un droit de réponse »… Et le responsable de l’établissement de poursuivre : « Comment quelqu’un, avec ce qui s’est passé, peut-il parler ainsi de notre institution ? C’est inacceptable, c’est de la bêtise. Nous faisons certes l’apprentissage du Coran, mais parler d’école coranique, le message qui est diffusé semble clair ».

Du côté de la préfecture, malgré l’attaque frontale sur l’attentisme, on préfère garder le silence et reconnaître, que l’IESH « est un lieu sensible ». Ce que nous confirme le maire de la commune, Bernard Detilleux, qui, joint hier soir, a évoqué les simples contrôles de gendarmerie qui avait eu lieu sur les routes de Saint-Léger mardi, tout en précisant bien qu’il « n’avait jamais vu une seule arme dans le centre ». Affirmation vérifiée auprès de tous les journalistes qui ont eu l’occasion de visiter ce centre.

Quant aux autres élus incriminés, ils se sont dits complètement interloqués par ces propos dont la portée ternit aussi l’image de la Nièvre. Et comme pour souligner cette incongruité, l’un d’eux souligne la présence des membres de cette école à Nevers derrière un drapeau français lors de la minute de silence de lundi.

Une minute, c’est le temps de cette intervention sur les ondes de RMC.

Jean-Philippe Bertin
Rédacteur en Chef

(1) C’était en 1991. Le centre fêtera en 2016 ses 25 ans.

 

Nouveau message audio du Toulousain Fabien Clain

C’est sans aucune surprise que je prends connaissance de cette information.

Voir mes publications de ces derniers jours, notamment, précisément, celle du 7 janvier 2018.

Puisque la question se pose de savoir s’il est toujours vivant, je dirai que oui.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/nouveau-message-audio-du-toulousain-fabien-clain-voix-daesh-lors-attentats-du-13-novembre-1397609.html

Nouveau message audio du Toulousain Fabien Clain, “voix” de Daesh lors des attentats du 13 novembre

 

Fabien Clain / © AFP
Fabien Clain / © AFP

 

Daesh a diffusé le 7 janvier un nouveau message audio lu par le jihadiste toulousain, qui avait, avec son frère Jean-Michel, revendiqué les attentats du 13 novembre 2015.

Par Fabrice Valery Publié le 09/01/2018 à 10:53

Il s’agit du premier épisode en français d’une série de textes de Daesh, signale le chercheur Romain Caillet, qui a repéré sur internet un nouveau message audio lu par le jihadiste toulousain Fabien Clain : des textes « portant sur la clarification de la doctrine religieuse de l’Etat Islamique », précise Romain Caillet, spécialiste des questions islamistes.

Ce message a été diffusé début janvier. Il est donc lu en français par Fabien Clain et annonce une série de lectures qui pourrait être mise en ligne rapidement. Sa voix et celle de son frère Jean-Michel avait été identifiée dans le message de revendication des attentats de Paris et Saint-Denis du 13 novembre 2015.

En revanche, selon Romain Caillet, il n’est pas possible de dater l’enregistrement : il s’est déroulé entre le 15 septembre 2017 (date de diffusion par Daesh de la version du texte en arabe) et le 7 janvier 2018, date de la diffusion de la version française.

La datation est importante : entre ces dates, il s’est passé beaucoup de choses avec l’avancée de la lutte contre Daesh en Syrie et la prise des villes détenues par l’Etat Islamique. Impossible donc de dire que le Toulousain Fabien Clain est toujours vivant.

D’autant que ces dernières semaines ont été marquées par des interpellations notamment par les combattants kurdes, de jihadistes français qui fuyaient la Syrie : l’Albigeois Thomas Barnouin et le Toulousain Mohamed Megherbi ont été arrêtés mi-décembre.

Ce qui est intéressant c’est que ces deux-là faisaient partie de la mouvance de la « filière d’Artigat » (Ariège) d’acheminennt de jihadistes français, condamnés en 2009 par la justice française. Une mouvance dans laquelle on retrouvait Olivier Corel, les frères Merah, les frères Clain, Sabri Essid… A l’exception de Corel (qui serait toujours en France selon des policiers du renseignement) et des frères Merah (Mohamed Merah est mort en 2012, son frère Abdelkader est incarcéré depuis cette date), les autres ont réussi à partir de France, vraisemblablement en 2014, pour rejoindre la Syrie. Au nez et à la barbe des services français.

 

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