Terrorisme : les djihadistes toulousains ont bien des complices dans le Lot

 

Puy-l'Evêque Capdenac

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Nous le disions depuis longtemps, les arrestations du mois dernier en Syrie vont peut-être fournir de nouvelles informations à ce sujet.

 

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-une-figure-de-la-filiere-djihadiste-d-artigat-interpellee-en-syrie-05-01-2018-2184185_23.php

EXCLUSIF. Une figure de la filière djihadiste d’Artigat interpellée en Syrie

 

Mohamed Megherbi est l’un des Français interceptés à la mi-décembre. Il était dans le même convoi que Thomas Barnouin, autre vétéran français du djihad.

 

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Publié le 05/01/2018 à 10:06 | Le Point.fr
<p>Six djihadistes français, soupçonnés d’avoir livré bataille dans les rangs de l’organisation État islamique (EI), ont été interceptés par les Unités de protection du peuple kurde (YPG) en Syrie.</p>
Six djihadistes français, soupçonnés d’avoir livré bataille dans les rangs de l’organisation État islamique (EI), ont été interceptés par les Unités de protection du peuple kurde (YPG) en Syrie.

© NurPhoto

Selon nos informations, Mohamed Zine El Abidine Megherbi, 36 ans, né à Toulouse, a été arrêté en Syrie, le 13 décembre dernier, avec cinq autres ressortissants français radicalisés, partis combattre au début de l’année 2014 en zone syro-irakienne. Les identités de trois Français – Thomas Barnouin, 36 ans, Thomas Collange, 35 ans, et Romain Garnier, 34 ans – avaient été dévoilées par LCI le 28 décembre après leur arrestation par les forces kurdes à proximité de la frontière turque.

Toujours selon nos informations, à leurs côtés se trouvaient – outre Mohamed Megherbi –, le jeune frère de ce dernier, âgé de 29 ans, prénommé Najib, ainsi qu’un certain Kevin Gonot, 31 ans, demi-frère de Thomas Collange. Ces six djihadistes, soupçonnés d’avoir livré bataille dans les rangs de l’organisation État islamique (EI), ont été interceptés par les Unités de protection du peuple kurde (YPG) alors qu’ils tentaient de gagner la ville frontalière de Ras al-Aïn, dans la région d’Hassaké, située dans le nord-est du pays.

LIRE aussi Djihadistes arrêtés en Syrie : les confessions de Thomas Barnouin et Thomas Collange

La plupart d’entre eux ont pour point commun leur proximité avec les frères Fabien et Jean-Michel Clain. La voix du premier avait porté la revendication des attentats de Paris et Saint-Denis en novembre 2015, sur fond de nasheed (chant religieux) entonné par son cadet. Mohamed Megherbi est également marié avec l’une des sœurs Clain, Amélie Grondin. De son côté, Kevin Gonot est, lui, en couple avec Jennifer Clain, fille aînée d’Anne-Diane Clain, la seconde sœur des frères du même nom.

Nébuleuse

 

Mohamed Megherbi ©  DR
Ce vétéran du jihad a été arrêté, le 13 décembre, à la frontière syro-turque en compagnie de cinq autres français, soupconnés d’être partis combattre dans les rangs de l’organisation Etat islamique.

© DR

Mohamed Megherbi, alias Abou Ibn Hamz ou bien encore Zine, et Fabien Clain, alias Omar, avaient été condamnés au mois de juillet 2009 par la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Paris à respectivement six et cinq ans de prison pour leur participation à une filière de recrutement et d’acheminement de djihadistes à destination de l’Irak, depuis la commune d’Artigat dans l’Ariège. Au cours de ce même procès, Thomas Barnouin avait écopé d’une peine de cinq ans de détention, de même que Sabri Essid, demi-frère de Mohammed Merah.Megherbi et Clain, membres de la mouvance islamiste radicale, avaient aussi été observés, au début de l’année 2003, par les services de renseignements belges lors d’un séjour de six mois dans la commune d’Anderlecht, à Bruxelles, au contact de salafistes locaux. Les deux inséparables comparses avaient ensuite regagné le sud-ouest de la France, avant d’être interpellés après le démantèlement de la filière d’Artigat en février 2007. Libéré à l’issue de sa peine, Mohamed Megherbi est finalement parvenu à gagner la Syrie au début de l’année 2014.

L’émir blanc d’Artigat

Kevin Gonot, alias Hassan ou Abou Sofyan, l’aurait précédé de quelques mois en terre de « shâm ». Converti à l’islam avec ses parents et son demi-frère au début des années 2000, il a séjourné, une première fois, en Syrie en 2004, avant de vivre deux ans, entre 2005 et 2007, dans le quartier de Nasr City au Caire, en Égypte, selon ses propres déclarations aux enquêteurs antiterroristes venus perquisitionner la maison familiale à Capdenac-le-Haut, dans le Lot, à l’automne 2007 dans le cadre d’investigations sur une autre filière djihadiste.

 

Olivier Corel ©  AFP
Olivier Corel, alias « l’émir blanc d’Artigat », en 2012.

© AFP

Selon la documentation des services de renseignements de l’époque, Kevin Gonot et Thomas Collange, alias Mokhtar, obéissaient alors aux « préceptes les plus rigoristes de l’islam » diffusés par Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc d’Artigat ». Plus récemment, le nom de Kevin Gonot est revenu aux oreilles des services spécialisés dans la lutte contre le terrorisme alors qu’il avait effectué quatre séjours en Égypte entre les mois de mai et de septembre 2013. Ce dernier aurait ensuite pris part à des combats dans la ville d’Alep, en Syrie. Kevin Gonot a été condamné, au mois d’avril 2016, à neuf ans de prison à l’issue du procès de la filière, dite de Champigny-sur-Marne, d’envoi de djihadistes en zone syro-irakienne.LIRE aussi Pourquoi Olivier Corel n’a jamais été condamné pour terrorisme

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http://www.lepoint.fr/justice/filiere-djihadiste-de-champigny-les-12-prevenus-condamnes-12-04-2016-2031696_2386.php

Filière djihadiste de Champigny : les 12 prévenus condamnés

 

Les membres de ce groupe du Val-de-Marne s’étaient rendus en Syrie. Ils ont écopé de peines allant de trois ans, dont deux avec sursis, à dix ans de prison.

 

Source AFP

Modifié le 12/04/2016 à 16:40 – Publié le 12/04/2016 à 14:44 | Le Point.fr
Les 12 prevenus au proces de la filiere djihadiste de Champigny-sur-Marne ont ete condamnes.
Les 12 prévenus au procès de la filière djihadiste de Champigny-sur-Marne ont été condamnés. © AFP/ LOIC VENANCE

 

Des djihadistes encore en Syrie, combattants ou « gourous », une mère de famille qui y avait rejoint son époux, des soutiens logistiques : douze prévenus ont été condamnés mardi à Paris à des peines allant jusqu’à 10 ans de prison au procès de la filière de Champigny-sur-Marne. Par deux vagues successives, les 10 et 12 août 2013, les membres de ce groupe du Val-de-Marne, en banlieue parisienne, s’étaient rendus en Syrie. Plusieurs d’entre eux s’y trouvent encore, et ont été condamnés par défaut, en leur absence.

Ils s’étaient radicalisés pour la plupart en fréquentant la mosquée Triton de Villiers-sur-Marne. Notamment au contact de son « imam » Mustapha Mraoui, en fuite, décrit comme un « gourou », et d’un autre homme, Karim Assani, qui occupait une place de référent religieux. Considérés par le tribunal correctionnel de Paris comme les « organisateurs » des départs en Syrie, ils ont été condamnés en leur absence à dix ans d’emprisonnement, avec une période de sûreté des deux tiers.

Assani est probablement mort sur place. Tout comme un autre membre du groupe, Mikaël Batista. Ce dernier a néanmoins été condamné à neuf ans de prison, avec une période de sûreté des deux tiers. Les deux prévenus qui comparaissaient détenus devant le tribunal correctionnel de Paris ont quant à eux été condamnés à sept et huit ans de prison. Le parquet avait requis contre eux neuf ans de prison. Aucun des trois prévenus qui étaient libres n’a été incarcéré à l’issue de l’audience. Préparés à l’éventualité de dormir en prison, certains avaient fait leur sac pour se rendre au palais de justice.

Jugement qui « donne une chance »

Parmi eux, une jeune mère de famille de 27 ans, qui s’était rendue avec ses trois enfants en Syrie pour y rejoindre son mari, dont elle est aujourd’hui en instance de divorce. Elle avait transporté dans sa valise, en soute, deux lunettes de visée. Notant son « évolution positive », le tribunal l’a condamnée à cinq ans de prison, dont trois avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve. La partie ferme de sa peine peut être aménagée et purgée autrement qu’en détention.

Son avocate, Me Daphné Pugliesi, a salué un jugement « équilibré, qui tient compte de ce que chacun a fait, mais également de ce que chacun est ». Cette décision « lui donne une chance » et la possibilité de « s’amender » et d’élever ses enfants, a-t-elle ajouté.

Deux hommes aux rôles « ponctuel », « périphérique », qui se voyaient reprocher un soutien logistique, ont été condamnés à trois ans de prison. Dont la moitié avec sursis pour l’un, et deux ans avec sursis pour l’autre.

À travers ce dossier transparaît le « drame humain » des familles de jeunes radicalisés qui partent faire le djihad, « l’incompréhension totale », la « détresse absolue », avait souligné dans son réquisitoire la magistrate du parquet, de ceux qui font tout leur possible pour convaincre un frère, un fils, de revenir.

Dans cette affaire apparaît également Mickaël Dos Santos, décrit par le parquet comme « le fanatique du groupe », qui a rejoint les rangs du groupe djihadiste État islamique (EI) mais fait l’objet d’une autre procédure, criminelle. Cet homme a posté sur Facebook des photos de têtes coupées et se vante de multiples exactions, avec des messages tels que : « La dernière fois que j’ai tué, c’était hier. »

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/filiere-djihadiste-champigny-peines-confirmees-appel-1204321.html

Filière djihadiste de Champigny : peines confirmées en appel

 

Des journalistes devant le domicile d'un des membres présumés de la filière jihadiste de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le 19 novembre 2014. / © LIONEL BONAVENTURE / AFP
Des journalistes devant le domicile d’un des membres présumés de la filière jihadiste de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le 19 novembre 2014. / © LIONEL BONAVENTURE / AFP

 

La cour d’appel de Paris a alourdi ou confirmé ce lundi les condamnations de douze prévenus, qui vont jusqu’à dix ans de prison.

Par France 3 Ile-de-France avec AFP Publié le 27/02/2017 à 17:39 Mis à jour le 27/02/2017 à 17:47

La cour d’appel de Paris a alourdi ou confirmé lundi les condamnations, qui vont jusqu’à dix ans de prison, de douze prévenus au procès en appel de la filière djihadiste de Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Par deux vagues successives, les 10 et 12 août 2013, des membres de ce groupe s’étaient rendus en Syrie. Plusieurs d’entre eux s’y trouveraient encore et ont été jugés par défaut, en leur absence.

Ils s’étaient radicalisés pour la plupart en fréquentant la mosquée Triton de Villiers-sur-Marne. Notamment au contact de son « imam » Mustapha M., en fuite, décrit comme un « gourou » et d’un autre homme, Karim A., qui occupait une place de référent religieux. Il est sans doute mort en Syrie, tout comme un autre des prévenus, Mikaël B.

Six hommes condamnés à la peine maximale

Ils font partie des six hommes à être condamnés à la peine maximale, dix ans d’emprisonnement avec une période de sûreté des deux tiers. Un septième absent au procès a pour sa part vu sa peine de neuf ans confirmée en appel. Tous font l’objet d’un mandat d’arrêt.

Les deux détenus présents ont été condamnés respectivement à neuf et sept ans de prison, avec une période de sûreté des deux tiers, ce qui les prive de possibilité de permission de sortie ou de libération conditionnelle pendant cette période.

Contre les neuf prévenus les plus lourdement condamnés, la cour d’appel a prononcé une privation des droits civils civiques et de famille pour cinq ans.

A lire aussi

 

http://www.leparisien.fr/champigny-sur-marne-94500/les-djihadistes-de-champigny-restent-proches-de-maman-07-03-2016-5606141.php

Les djihadistes de Champigny restent proches de maman

 

>Île-de-France & Oise>Val-de-Marne>Champigny-sur-Marne|Denis Courtine| 07 mars 2016, 22h11 |15
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Mickaël Dos Santos envoyait dans le même temps des messages d’amour à sa mère et une photo de têtes tranchées à ses copains avec cette légende : « belle brochette ». (I télé.)

 

Des têtes tranchées pour épater les copains, des « je t’aime » pour maman. Mickaël Dos Santos, un temps considéré comme un des bourreaux de l’État islamique, n’était pas le seul membre de la filière djihadiste de Champigny à applaudir les atrocités sur les champs de bataille et à envoyer dans le même temps des mots doux à sa mère. C’est du moins ce qu’a relevé ce lundi le président de la 16e chambre correctionnelle de Paris : « Ce qu’il y a de particulier dans ce dossier, c’est le lien que les prévenus continuent d’entretenir avec leur famille ».

Pendant six jours, onze hommes et une femme comparaissent pour avoir pris part à une importante filière d’acheminement de djihadistes à destination des zones de combat en Syrie en août 2013. Seuls cinq d’entre eux étaient présents au tribunal. Les autres, dont le leadeur Mustapha Mraoui, ancien imam autoproclamé de la mosquée Al Islah de Villiers, sont toujours sous le coup de mandats d’arrêt.

Mickaël Dos Santos ne fait pas partie de ces prévenus. Mais le cas de ce jeune de 24 ans, qui sera jugé ultérieurement en raison de la gravité des actes qui lui sont reprochés, a tout de même été évoqué par le tribunal. Comme d’autres membres de la filière de Champigny, il faisait partie de la deuxième vague de djihadistes partis ensemble en Syrie le 16 août 2013.

Ce lundi, le témoignage de sa mère a été lu à l’audience. Ana Dos Santos raconte la conversion de son fils, passé en quelques mois de la religion catholique à l’islam radical en fréquentant la mosquée de Villiers. « Il me disait qu’il n’avait jamais été aussi heureux. Il ne faisait plus rien à la maison. Il mangeait par terre avec ses mains. » Jusqu’à ce message à sa mère dans lequel il annonce qu’il part combattre et qu’il conclut par ces mots : « Je t’aime maman. Convertis-toi. Renseigne-toi sur cette belle religion. » En Syrie, il envoie un nouveau message à Ana et lui annonce qu’il travaille désormais à la police islamique et qu’il est mieux payé. Dans le même temps, il envoie à deux de ses copains cette fameuse photo de têtes tranchées avec cette légende : « belle brochette. »

Dans le box, les deux membres de la filière djihadiste incarcérés ne bronchent pas. Il y a là Abdelhakim Ahl Tahar, un ancien éboueur de Champigny qui a connu Mickaël Dos Santos et Hedi Arbouche, un converti de Torcy (Seine-et-Marne). Cheveux longs gominés, chemise rose, ce jeune était l’un des proches d’un autre absent du procès : le combattant Iliès Chahiba. C’est l’ex-femme de ce dernier qui s’est longuement exprimée ce lundi à l’audience. Cette habitante de Montrouge (Hauts-de-Seine) est elle aussi poursuivie mais pour avoir apporté à son mari des lunettes de visée et des vêtements de camouflage.

« C’était uniquement pour lui plaire », s’est justifiée en pleurant celle qui était « folle amoureuse » du premier homme qu’elle avait connu et qui lui avait dit un jour qu’il lui préparait « une petite ceinture d’explosifs ». Aujourd’hui, selon elle, Iliès Chahiba serait remarié à une Allemande et combattrait toujours dans les rangs de l’État islamique. Comment le savez-vous, l’a interrogée le président. « Sa mère me l’a dit. Il lui a téléphoné vendredi dernier. »

 

https://www.ladepeche.fr/article/2007/10/25/112882-capdenac-haut-reseau-al-qaida-lotois-allaient-syrie.html

Publié le 25/10/2007 à 09:00, Mis à jour le 25/10/2007 à 09:07

Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie

 

Police. L’étonnement suite à l’arrestation d’un père et de son fils, à Capdenac-le-Haut.

 

Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie - DDM
Capdenac-le-Haut. Réseau Al Qaïda : les Lotois allaient en Syrie DDM

image-zoom dans Calomnie

La vie a finalement repris son cours hier matin au lieu dit Le Soulié, commune de Capdenac-le-Haut.

En effet, si l’annonce de l’arrestation de deux personnes, membres de la famille Gonot (lire notre édition d’hier), soupçonnées de faire partie d’un réseau de recrutement pour Al Qaïda a fait beaucoup jaser, ce n’est pas tant le moment de l’interpellation, faite en silence, qui aura pour autant réveillé les habitants. Seule une voisine raconte avoir vu passer cinq voitures blanches avec des gyrophares, sans plus. Mais l’affaire a surpris. Des terroristes implantés sur le territoire lotois ?

L’histoire est d’autant plus étrange que la famille en question ne semblait pas a priori porter de soupçon. Mais on a appris hier que l’un des jeunes arrêtés multipliait les allers et retours entre le Lot, la Syrie et l’Égypte. Il aurait pu recruter de jeunes Lotois pour faire le djihad (traduisez la guerre sainte) en Irak. Derrière la façade, donc, des combattants déterminés à défendre leur cause : « C’était des gens très gentils, très serviables, commente une voisine, ils se sont toujours proposés de nous aider lorsque nous avons eu des problèmes comme les inondations en 2003. Toujours un bonjour, toujours un sourire, mais il est vrai que nous les voyions de moins en moins. »

Tous les quatre d’origine française, ce n’est qu’il y a 5 ans que la famille s’est convertie à l’Islam, du moins, c’est que que laissait présenter leur habillement. « Stéphane, 57 ans, s’était laissé pousser la barbe, Christine, 59 ans, était voilée, les cheveux rasés. »

Quand aux deux fils, Kevin, 21 ans, arrêté avec le père mardi matin, et Thomas, 26 ans, ils ne vivaient plus avec les parents. « Le plus âgé était sur Toulouse, quant au plus jeune, il était soit disant parti apprendre l’arabe en Égypte. Tous deux avaient déjà des enfants dont une fille de 4 mois. C’est la semaine dernière que la mère m’a dit que son jeune fils devait revenir vendredi. » L’étonnement est donc immense dans la petite commune. Qu’est-ce qui a poussé la famille à se convertir à l’Islam ainsi qu’à rejoindre un tel réseau ? Cependant, plus les habitants de la commune y pensent, plus les choses se clarifient. « Ils ne travaillaient plus depuis au moins deux ans. Elle s’occupait auparavant de jeunes à problèmes ainsi que des handicapés. Lui, en revanche, était expert en pyrotechnie. C’est lui qui se chargeait des feux d’artifice et nous l’avions même aperçu une fois à la télé alors qu’ils s’occupaient des feux d’artifice des jeux olympiques. Il s’y connaissait donc peut-être en explosif. »

Mickaël Marcq et Jean-Claude Sénac

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/filiere-djihadiste-en-seine-et-marne-trois-fideles-de-la-mosquee-de-lagny-mis-en-examen_1914516.html

Filière djihadiste en Seine-et-Marne: trois fidèles de la mosquée de Lagny mis en examen

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 03/06/2017 à 21:29

La mosquée de Lagny-sur-Marne, en banlieue parisienne, le 2 décembre 2015.
La mosquée de Lagny-sur-Marne, en banlieue parisienne, le 2 décembre 2015.

AFP Photo/THOMAS SAMSON

Les trois hommes ont été mis en examen vendredi par des juges parisiens pour association de malfaiteurs terroriste et placés sous contrôle judiciaire

 

L’édifice religieux avait été fermé au lendemain des attentats du 13 Novembre. Trois fidèles de la mosquée « radicale » de Lagny-sur-Marne, en Seine-et-Marne, ont été mis en examen dans une enquête sur une filière de recrutement pour le djihad en Syrie, a-t-on appris ce samedi de source proche du dossier.

Interpellés mardi pour deux d’entre eux à Lagny et pour le troisième à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), ils ont été mis en examen vendredi par des juges parisiens pour association de malfaiteurs terroriste et placés sous contrôle judiciaire, a précisé cette source. Les deux premiers, Nabil Aissaoui et Manuel Gomez, jeunes trentenaires assignés à résidence depuis deux ans et demi, dès le lendemain des attentats du 13 novembre 2015, sont bien connus des enquêteurs.

Lieutenants de l’ancien imam

Selon des « notes blanches » des services de renseignement, les deux hommes sont considérés comme des lieutenants de l’ancien imam local, Mohamed Hamoumi, soupçonné d’avoir organisé le recrutement de volontaires pour le djihad et qui a fui au Caire fin 2014. Nabil Aissaoui, dont le frère est parti en Syrie, est soupçonné d’avoir aidé l’imam à fuir et d’avoir organisé chez lui une école coranique clandestine, selon ces notes. Le parquet avait requis son placement en détention provisoire.

LIRE AUSSI >> Fermeture de la mosquée de Lagny: « coup médiatique » ou vrai danger?

Manuel Gomez, converti à 17 ans, a été arrêté à la frontière hongroise fin 2014, alors qu’il tentait de rejoindre la zone irako-syrienne. L’été dernier, il a purgé deux mois de prison pour avoir dérogé au triple pointage quotidien au commissariat imposé par son assignation.

Les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) les ont arrêtés dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en 2015 sur une filière djihadiste en Seine-et-Marne, après une enquête préliminaire datant de 2013, a ajouté la source proche du dossier.

Lagny, épicentre d’un département « à risque »

La mosquée de Lagny, présentée par le gouvernement comme un « foyer d’idéologie radicale », avait été fermée en décembre 2015 dans le cadre de l’état d’urgence. Vingt-deux interdictions de sortie du territoire et neuf assignations à résidence d’ »individus radicalisés » avaient été prononcées. Dans la foulée, l’association qui gérait le lieu avait été dissoute, une mesure inédite en France, selon les autorités.

La commune de Lagny, voisine de Disneyland Paris, fait désormais figure d’épicentre d’un département « à risque » où, en décembre, 275 personnes étaient suivies dans le cadre de la lutte contre la radicalisation violente, et une dizaine assignées à résidence, selon une source judiciaire, contre cinq en Seine-Saint-Denis.

Dans la commune toute proche de Torcy, une mosquée fréquentée par les membres d’une cellule djihadiste, dont le procès se tient en ce moment à Paris, a été fermée en avril.

 

Merah : de la compassion exprimée au procès

Au 7ème jour de son procès, Abdelkader Merah exprime de la compassion pour les victimes en expliquant n’avoir pas perçu leur douleur ou celle de leurs familles durant tout le temps de sa détention.

Par ailleurs, les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest, manifestement très impliqués dans toutes les tueries terroristes de ces dernières années, n’ont pas cette excuse et sont toujours très loin d’exprimer la moindre compassion à l’égard de leurs victimes.

On notera au passage qu’il n’est pas surprenant que la nouvelle d’une manifestation policière historique le 16 mars 2012 se soit répandue à cette époque grâce aux bons offices du député finistérien Jean-Jacques Urvoas : des Brestois étaient bien à la manoeuvre avec les policiers du Sud-Ouest à l’origine de cette manifestation…

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/j-ai-honte-je-suis-sincerement-triste-indique-abdelkader-merah-au-sujet-actes-son-frere-1344203.html

“J’ai honte, je suis sincèrement triste” indique Abdelkader Merah au sujet des actes de son frère

 

Abdelkader Merah (à gauche) et son co-accusé Fettah Malki / © Benoît Perucq (AFP)
Abdelkader Merah (à gauche) et son co-accusé Fettah Malki / © Benoît Perucq (AFP)

 

Au 7ème jour de son procès, lors de l’évocation de la tuerie de l’école juive, le principal accusé a parlé de sa compassion pour les victimes et de sa tristesse.

Par Fabrice Valery Publié le 10/10/2017 à 12:56 Mis à jour le 10/10/2017 à 14:11

Depuis le début du procès des complices de Mohamed Merah, il y a plus d’une semaine, les avocats des parties civiles attendaient un geste, une parole de compassion de la part du principal accusé, Abdelkader Merah.

Ce geste est intervenu ce mardi matin, après le témoignage d’un rescapé de la tuerie de l’école juive : arrivé rue Dalou au volant d’une camionnette en même temps que le terroriste, ce bénévole de l’école a vu l’exécution de l’enseignant et des trois enfants avant lui-même d’essuyer des tirs qui ne l’ont pas blessé.

Profondément choqué, il a décrit devant la Cour d’assises spéciales ce qu’il a vu et ce qu’il a vécu, au moment des faits et après. Il a notamment insisté sur le meurtre de Myriam Monsonégo, 8 ans. Tuée d’une balle dans la tête alors qu’elle voulait ramasser son cartable qu’elle venait d’échapper.

C’est à la suite de cette déposition qu’Abdelkader Merah, interpellé par les avocats des parties civiles, a livré ses éléments de compassion : « J’ai honte, je suis triste. Je m’adresse aux croyants, on est des frères de religion, je suis dans un état d’émotion. « Voir ces actes de l’extérieur, c’est insoutenable, bien sûr je condamne les actes de mon petit frère, j’ai honte ».

Interrogé par un autre avocat des parties civiles, sur le fait qu’il n’avait jamais exprimé sa compassion depuis son interpellation le 22 mars 2012, Abdelkader Merah a répondu qu’il ne se rendait pas compte étant en garde à vue puis à l’isolement en détention provisoire : « Ici je vois les regards, la tristesse des victimes, alors qu’en prison je ne ressentais pas trop ça. Je suis sincèrement triste de ce qui est arrivé. »

 

Procès Merah : on se moque du monde…

Les enquêteurs se sont trouvés dans l’incapacité de déterminer lequel des deux frères Merah s’était connecté à la Freebox du domicile de Zoulikha Aziri, leur mère, le 4 mars 2012, une semaine avant le premier assassinat de militaire, le 11 mars 2012, qui soit dit en passant avait bien retenu mon attention dès la première dépêche AFP y relative, vu que j’avais bien compris certains échanges sur la toile et craignais précisément ce genre de choses depuis quelques temps…

Eh bien moi, je répète comme je l’ai toujours dit depuis lors qu’il n’était vraiment pas difficile d’établir avec certitude l’identité de mon lecteur d’Auterive, qui à mon avis ne peut être qu’Abdelkader Merah.

La criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest l’avait branché sur mon « cas » au plus tard en 2010 avec des intentions très précises que connaissent bien dès le début ses complices magistrats corrompus du Tribunal de Grande Instance de Brest.

Pourquoi n’a-t-il jamais été interrogé sur ses régulières visites de mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog durant un an ou deux avant les faits ? Quel intérêt pouvait-il y trouver ? Je ne parlais pas encore de l’affaire Merah ni d’attentats terroristes ou islamistes, et pour cause… Pourquoi ses visites de mon blog sont-elles subitement devenues quotidiennes et frénétiques à partir du 18 mars 2012, après ma première publication sur les assassinats de militaires qui venaient de se produire dans le Sud-Ouest ?

J’émets l’hypothèse qu’il n’a jamais été interrogé à ce sujet pour la bonne raison qu’un certain nombre de responsables parmi les enquêteurs connaissaient déjà toutes les réponses aux questions qui pouvaient se poser, tout comme les magistrats ultra corrompus du Tribunal de Grande Instance de Brest, et notamment tous ses juges d’instruction à cette époque, dont c’est bien le cas.

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/10/10/au-proces-merah-une-sensation-de-deja-vu_5198580_1653578.html

Au procès Merah, une sensation de déjà-vu

 

La deuxième semaine d’audience s’est ouverte lundi et le problème reste entier pour l’accusation, dont on se demande comment elle va parvenir à prouver la culpabilité du grand frère de Mohamed Merah.

LE MONDE | 10.10.2017 à 03h18 | Par Henri Seckel

Abdelkader Merah au Palais de justice de Paris, le 3 octobre 2017.

L’impression d’assister au procès de Mohamed Merah, mort il y a cinq ans et demi, plus qu’à celui de son frère Abdelkader, présent dans le box des accusés; des témoignages anonymes de policiers enfermés dans un écran, visage caché, voix déformée; le récit en longueur et en détail des attentats et de l’enquête; une vive tension entre la poignée d’avocats de la défense d’un côté et l’armée d’avocats des parties civiles de l’autre. Lundi 9 octobre s’est ouverte la deuxième semaine du « procès Merah », et elle ressemble pour l’instant furieusement à la première, avec cette similitude au-dessus de toutes les autres : la difficulté pour l’accusation à prouver la complicité d’Abdelkader Merah dans les sept assassinats commis par son petit frère en mars 2012 à Toulouse et Montauban.

 

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Un point précis, au sixième jour des débats, est venu illustrer cette difficulté. La Freebox du domicile de Zoulikha Aziri, la mère du tueur, est formelle : le 4 mars 2012, sept jours avant le premier assassinat de Mohamed Merah, quelqu’un s’est connecté chez elle au site internet « Le Bon Coin », à 23 h 08 puis à 23 h 11. Objet de ces deux visites : la petite annonce déposée par le soldat Imad Ibn Ziaten, qui vendait une moto. C’est au rendez-vous où il pensait réaliser la transaction qu’Imad Ibn Ziaten sera tué une semaine plus tard.

Les deux frères sont souvent tout près

Qui a effectué cette visite sur « Le Bon Coin » ? Si c’est Abdelkader, sa complicité est établie, et son sort réglé : coupable, perpétuité. Le témoin n° 19, capitaine de police qui travaillait à la cybercriminalité en mars 2012, a enquêté pour identifier l’auteur de cette connexion. Me Eric Dupond-Moretti, avocat de l’accusé, interroge l’enquêteur anonyme :

« Avez-vous établi que c’est Abdelkader Merah qui s’est connecté ?

- La seule chose que je peux établir, c’est que la connexion a été établie depuis la Freebox.

- Oui ou non, monsieur ? Ce n’est pas compliqué.

- Je n’ai pas pu établir que c’était Abdelkader Merah ou Mohamed Merah qui était derrière la Freebox. »

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Pas impossible que ce soit l’un. Pas impossibe que ce soit l’autre. Impossible à déterminer. Voilà un élément à la décharge d’Abdelkader Merah, lequel, avant et pendant la période des attentats, n’est jamais loin de son petit frère avec qui il a toujours entretenu des relations tumultueuses, puis renoué le contact dans les semaines qui ont précédé les tueries. Il n’est jamais loin, et il est même parfois tout près, puisque les deux hommes se voient au bord d’un terrain de football trois heures avant le premier assassinat le 11 mars, et dînent ensemble quatre jours plus tard, le 15, alors que dans l’après-midi, Mohamed Merah a tué deux autres militaires, et en a blessé grièvement un troisième.

Un tiers du procès a eu lieu

Là encore, le détail manque pour démontrer la culpabilité d’Abdelkader Merah : qui peut prouver ce que les deux hommes se sont dit lors de ces rencontres ? Comment l’accusation va-t-elle prouver que Mohamed et Abdelkader Merah ont alors évoqué les tueries, et que le cerveau du second a guidé la main du premier ? Comment va-t-elle prouver qu’Abdelkader Merah savait que le vol du scooter par son petit frère le 6 mars 2012 – alors que les deux frères roulaient dans la même voiture juste avant le larcin – allait servir son à dessein terroriste, et non à des braquages quelconques ? Comment va-t-elle pouvoir établir que la communauté idéologique entre les deux – un islam rigoriste – signifie complicité ? Ces éléments additionnés les uns aux autres pourront-il, au bout du compte, constituer une preuve ?

Lire aussi :   « Les terroristes habitent nos pensées »

Dans la salle Voltaire du Palais de justice de Paris, depuis l’ouverture du procès, les échanges sont plus que vifs. Le président de la Cour, Franck Zientara, essaie tant bien que mal de les maintenir dans les frontières de la dignité, et de ne pas se laisser perturber par les coups de pression de Dupond-Moretti, qui fait du Dupond-Moretti. Pas une heure sans que le ton ne monte, pas un jour sans incident majeur.

Lundi, on a carrément eu droit à la révélation involontaire, en pleine audience, de l’identité du témoin policier anonyme n° 45 par l’avocate générale, identité ensuite soulignée tout à fait volontairement par Me Dupond-Moretti, que l’anonymat des témoins exaspère. Le président de la Cour a dénoncé la « tension permanente » des débats. Le procès est encore long, mais le temps file. Six jours d’audience se sont déjà écoulés. Il en reste douze avant le début des plaidoiries. Verdict le 2 novembre.

 

Des revenants dans mes statistiques de blogs…

Depuis quelques jours, je vois revenir dans mes statistiques de blogs bien de mes anciens lecteurs un peu particuliers et m’interroge sur ce qui me vaut de leur part un tel retour d’affection.

Ne serait-ce pas, par hasard, le procès de l’affaire Merah qui s’est ouvert au début de la semaine ?

Comme j’ai eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises par le passé, j’avais sur mon ancien blog « Un petit coucou » sur la plateforme de blogs OverBlog un régulier lecteur d’Auterive que je n’ai plus jamais revu après l’interpellation et l’incarcération d’Abdelkader Merah le 21 mars 2012.

Après que je me sois mise à publier sur les assassinats de militaires à compter du 18 mars 2012, ses visites de mon blog étaient devenues frénétiques, il le consultait plusieurs fois par jour.

Aussi, depuis la fin mars 2012, d’autres indices ayant achevé d’emporter ma conviction, j’ai toujours été absolument persuadée que mon lecteur d’Auterive était bien le frère du tueur au scooter.

Mais à la même époque, j’avais aussi un très régulier lecteur de Chéreng.

Or, le revoilà… avec quelques autres dont je parlerai peut-être plus tard, ou pas.

 

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http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/10/07/l-indispensable-et-impossible-proces-merah_5197640_1653578.html

L’indispensable et impossible procès Merah

 

L’absence de l’auteur des sept assassinats, en mars 2012 à Toulouse et Montauban, pèse sur le procès d’Abdelkader Merah et Fettah Malki.

LE MONDE | 07.10.2017 à 09h51 • Mis à jour le 07.10.2017 à 13h42 | Par Henri Seckel

Depuis l’ouverture du procès Merah, lundi 2 octobre à Paris, on assiste au spectacle déroutant d’une justice qui fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle a. Et elle n’a pas Mohamed Merah. D’où ce décalage : l’auteur de sept assassinats en mars 2012 à Toulouse et Montauban, lui-même abattu par le RAID dans la foulée de ces tueries, n’est pas dans le box des accusés, mais il est partout ailleurs. Dans les esprits, dans les débats, dans la majeure partie des 117 tomes du dossier que l’on aperçoit empilés au fond de la salle Voltaire du Palais de justice.

 

Lire aussi :   Au procès Merah, le « cinéma » du témoin anonyme « n° 35 »

Le procès de Mohamed Merah ne peut pas avoir lieu, mais pouvait-il ne pas y avoir de « procès Merah », pour les familles des victimes, pour l’opinion publique, pour que ces faits terribles ne restent pas impunis ? Inimaginable. Pourtant, comment ne pas constater, dans le même temps, qu’on veut faire porter un chapeau trop grand pour eux à Abdelkader Merah et Fettah Malki, dont le président de la Cour a jugé utile de rappeler à plusieurs reprises qu’ils étaient « présumés innocents » ? Telle est l’ambivalence de ce procès : à la fois indispensable et impossible.

Le premier accusé est soupçonné d’avoir endoctriné son petit frère dans sa pensée djihadiste, de l’avoir encouragé à commettre des attentats, et d’avoir favorisé leur réalisation en l’aidant à voler un scooter. Au second, on reproche d’avoir fourni une arme et un gilet pare-balles à Mohamed Merah. Ils encourent respectivement la perpétuité et vingt ans de réclusion.

« Ce procès répond à un impératif politique et social, pas au droit, râle Me Christian Etelin, avocat de Fettah Malki. Le problème de leur complicité ne nécessitait pas tout ce maelström, cette audience qui dure cinq semaines, où l’on va instruire chacun des crimes de Mohamed Merah. »

Procès posthume

De fait, la première semaine a pris des airs de procès posthume du « tueur au scooter ». Enquêteurs, médecins légistes, experts balistiques sont revenus, avec un luxe de détails, sur le déroulé des tueries, et on en est parfois venu à oublier la présence des deux accusés dans le box. La journée de mercredi s’est achevée sans qu’ils aient été mentionnés dans les débats, ni amenés à s’exprimer.

« On est obligé de parler de Mohamed Merah pour le relier à son frère, explique Me Méhana Mouhou, avocat de la famille d’Imad Ibn Ziaten, première victime du tueur. On est obligé de s’attarder sur sa personnalité, sa radicalisation et ses contacts avec Abdelkader avant et pendant les attentats. C’est une frustration immense pour les familles qu’il ne soit pas là, mais c’est une satisfaction que la justice puisse passer grâce à la participation de son frère pour complicité. »

Lire aussi :   Procès Merah : « Votre frère, c’était un bon ou un mauvais musulman ? »

Mais « y a-t-il des preuves ? », a demandé plusieurs fois Me Eric Dupond-Moretti, l’avocat d’Abdelkader Merah. On n’en a pas encore vu de solides. Au sujet du vol du scooter, l’accusé a reconnu qu’il était avec son frère au moment des faits, mais nie y avoir participé. Sa présence – dans une voiture, d’où Mohamed Merah s’était soudain extrait pour aller commettre le vol – lui a semblé suffisamment peu grave pour qu’il l’apprenne lui-même aux policiers. « Si Abdelkader Merah ne vous avait pas dit qu’il était là pour le vol du scooter, vous l’auriez su ? », a demandé son avocat à un enquêteur venu témoigner, lequel a simplement répondu : « Non. »

Autre élément fragile de l’accusation : quelques heures avant de tuer Imad Ibn Ziaten, Mohamed Merah est venu s’entretenir avec son grand frère au bord d’un terrain où ce dernier jouait au football. « C’est indifférent, a balayé Me Dupond-Moretti. Qu’est-ce que vous avez comme preuve qu’il lui a demandé de commettre les horreurs qu’il a commises ? »

Enfin, élément à charge rappelé à l’envi par les avocats des parties civiles, cette déclaration d’Abdelkader Merah en garde à vue : « Je suis fier de la façon dont [Mohamed] est mort, il est mort en combattant, c’est ce que nous enseigne le Coran. » Argument démonté par Me Dupond-Moretti : « A supposer que ces propos soient bruts, qu’il n’y ait pas eu de provocation de la part des policiers, et qu’Abdelkader Merah trouve magnifique ce que son frangin a fait, cela s’appelle “apologie du terrorisme”, pas “complicité”. Ça le rend haïssable, mais pas complice. »

Lire aussi :   Terrorisme : le procès Merah sans Merah

« On s’inquiète vraiment, on a peur de l’acquittement, a lâché, en sortant de l’audience, jeudi, la sœur de Mohamed Legouad, militaire tué par Mohamed Merah à Montauban. Déjà qu’il manque celui qui est à nos yeux le coupable majeur… Normalement, le frère n’est pas pour rien dans ce massacre, mais bon, rien ne le prouve. » Le procès Merah, qui s’annonce laborieux et éprouvant jusqu’au bout, connaîtra son verdict le 2 novembre.

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C’est la faute à Rue89, il est en manque :

 

Le 08/12/2016 à 17:41, Rue89 a écrit :

Chers riverains,
Nous vous avions écrit il y a quelques semaines pour vous l’annoncer : Rue89 change de plateforme. Tout le monde est à pied d’oeuvre pour serrer les derniers boulons mais sur certaines parties du site, les travaux vont se poursuivre pendant plusieurs jours. Principale conséquence pour vous : vous ne pourrez pas poster de commentaire avant la semaine prochaine (sauf, évidemment, sur les réseaux sociaux). Et, comme vous le savez, un nouveau mot de passe vous sera attribué : surveillez votre boîte mail.

Merci pour votre patience.

L’équipe de Rue89

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La solution pourrait être ceci :

 

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