Michel Walter, bourreau moderne

 

 

 

 

Et voilà mon « ami » Michel Walter – coucou, ça va ?

Concernant les chiffres du suicide, nous sommes d’accord, je m’y suis intéressée moi aussi, c’est bien ça : tout l’Ouest de Lille jusqu’à Bordeaux avec un gros point noir à l’épicentre breton depuis l’après-guerre, alors qu’auparavant, les régions les plus concernées étaient tout autres et qu’ici, franchement, on n’avait pas à se plaindre.

On peut y ajouter que le taux de « schizophrènes » déclarés dans le Finistère est aujourd’hui de plus de 2% de la population alors que partout ailleurs dans le monde il est invariablement de 1%, d’où il faudrait déduire qu’au moins la moitié de nos « schizophrènes » finistériens n’en sont pas, mais ça, mon bon « ami » Michel ne le fait pas.

Il ne sait pas non plus interpréter les chiffres du suicide, alors que pour ma part, je l’ai déjà fait depuis très longtemps, comme il doit bien le savoir – s’il n’a pas trouvé tout seul mes écrits publics à ce sujet, je ne doute pas que son complice le pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi les lui ait communiqués.

En fait, Michel Walter s’exprimant sur le suicide en Bretagne, c’est un peu son complice le pervers narcissique Cyprien Luraghi s’extasiant sur la conversion de l’ancien extrême-gauchiste convaincu Joël Roma en fervent militant du Front national (c’est bien lui, Cyprien Luraghi, qui l’aura poussé dans les bras de Marine Le Pen en le calomniant publiquement et le harcelant comme il l’a fait à compter de juin 2010, comme je l’ai encore expliqué il n’y a pas très longtemps) ou sur la réinscription sur le site Rue89 sous un pseudonyme masculin de l’une de ses cibles favorites après qu’il en eut obtenu la suppression du premier compte à force de harcèlements à son encontre :

 

71144

cyp répond à 71143

Le 24 juin 2010 à 18:47 | Permalien

Je sais pas si tu te souviens, mais en pleine Guerre des Andouilles, cette croûtule de Georges Ouane avait piqué un caca nerveux extraordinaire parque que lamorille avait affiché le portrait de son Nino potiolo en hyper grand format…

Elle hurlait à s’en déchiqueter la gorge… c’était rigolo.

Georges ne vaut pas mieux que ces acariennes, je dois dire. Je la pense aussi ravagée du bulbe.

Répondre
  • 71146

    Mon-Al répond à 71144

    Le 24 juin 2010 à 19:03 | Permalien

    Pas le même ravage : la Ouane aime se donner des airs professoraux et asséner des vérités. Ses délires sur sa deuche, les plus belles plages et autres âneries ne sont que décors pour ses diatribes pseudos-pilotiques.

    Mais les deux autres n’ont pas d’idées politiques réelles (la haine anti-troskisse de l’une et les délires culs-bénis pro-gouvernement de l’autre) sont simplissimes et ne cachent rien. Elles sont paranos, mauvaises et totalement inaccessibles à toutes raison ou pensée politique rééelle.

    Edit : je viens de me replonger dans des échanges de mails franchement rigolissimes, dommage que la nétiquette que je respecte infiniment, ne me permette pas de les divulguer !! Délires, menaces, on croit rêver …

    • 71149

      cyp répond à 71146

      Le 24 juin 2010 à 19:18 | Permalien

      Attends Mamama : que penser d’un(e) qui change aussi soudainement de genre, passant de femme féministe ultra-sectaire − souviens-toi de ses diatribes enflammées sur « ses sœurs » − tout en avilissant ma p’tite darlingue (ma bobonne, comme elle disait) et en gerbant sur nos enfants publiquement… puis se réincarne en mec, tout aussi borné et éructant, mais ne parlant quasiment plus de son sujet favori : la cause de Femmes…

      Je suis pas psy, mais bon… y a tout de même un gros gros gros blème, hein…

      Idem pour le Groglavio : figure-toi que j’ai retrouvé (en poursuivant mon enquête sociale sur XXXXXXXXXXXXX (à l’Ouest) un de ses vieux posts dans lequel il évoque ouvertement sa paranoïa passée, qui pensait enfouie à tout jamais :

      http://www.rue89.com/comment/permalink/401154

      Si lui-même le reconnaît, y a pas photo : ils sont bel et bien à foutre tous dans le même sac, intellos secs comme des coups de trique, petite secrétaire brestoise hypernarcissique et atrocement méchante ou prof psychorigide.

      La parano : ça craint !

 

 

Il est bien évident qu’elle se cachait pour éviter qu’il ne lui retombe dessus trop rapidement. Tout le monde ne voit que ça, mais lui, non, il ne décèle toujours que des troubles psychiatriques dans tous les comportements d’évitement ou autres qu’il provoque.

A noter : la « petite secrétaire brestoise hypernarcissique et atrocement méchante », c’est moi vue par ce malade mental ou sa complice Josette Brenterch du NPA de Brest ayant décidé à compter de juin 2010 d’effacer complètement tout mon passé professionnel, comme ma scolarité, ma formation, ma personnalité et ma vie réelles au profit de toutes leurs inventions calomnieuses à mon encontre – car en vérité je n’ai jamais eu nulle part aucun emploi de secrétaire et ne suis pas non plus narcissique ni méchante ni paranoïaque.

Mais revenons à la question du suicide en Bretagne et dans tout le Nord et l’Ouest français en sortant d’abord une carte de l’occupation allemande en France en 1940 (voir ci-dessous) : cela correspond quand même assez bien, non ? Le problème vient de là, c’est évident : les Renseignements Généraux ont échoué dans leur mission de contrôle de la population durant l’Occupation, surtout en Bretagne et à la pointe du Finistère où la Résistance fut la plus forte, en partie grâce à la langue bretonne que les policiers des RG ne comprenaient pas, entraînant après la Libération une répression à hauteur de la claque que s’était pris le service…

La psychiatrie est un outil de cette répression.

Sa justification ne tient qu’à la paranoïa du pouvoir central et de ses représentants locaux, alliés politiques y compris, redoutant qu’après avoir libéré tout le pays, les Bretons ne se libèrent aussi de son joug, quoique par ici, contrairement à ce qui s’est passé dans le Donbass en 2014, il n’y ait jamais eu le moindre début de commencement de sécession.

Au cours de l’été 2005, j’indiquais sur une liste de discussion d’AC ! :

« Pour mémoire, quelques records bretons :

- Réussite au baccalauréat : en 2005, fidèle à sa réputation d’excellence, l’académie de Rennes décroche une nouvelle fois les taux de réussite les plus élevés au baccalauréat, avec 86,5 % de reçus au bac général et au bac technique, contre 80,2% pour la moyenne nationale.

- Répression d’Etat : meilleur taux de fonctionnaires.

- Flexibilité : meilleur taux d’intérimaires.

- Suicides : meilleur taux en Europe.

A la pointe du Finistère, nous sommes toujours à la pointe du progrès… »

Il faudrait encre corréler à ces taux celui de couverture du NPA, anciennement LCR, également record en Bretagne : ailleurs sur le territoire français, bien des collectifs AC ! s’étaient depuis longtemps affranchis de la tutelle de la LCR en 2005, seul le réseau de collectifs bretons restait toujours entièrement sous le contrôle des militants ultra-violents de ce parti, sans qu’aucun d’entre eux n’ait jamais pu prendre son indépendance en dépit de nombreuses tentatives, et ce dès les années 1990 – les sécessionnistes avaient toujours été écrasés dans la violence, cela a continué, pour nous en 2005 comme pour tous les autres précédemment.

Et comme je me fais toujours tout depuis matraquer en permanence par ces agents de la répression mafieuse, je n’ai plus de temps à consacrer qu’à ma défense, mon seul but étant désormais de me maintenir en vie le plus longtemps possible pour pouvoir, éventuellement, un jour, témoigner de la manière dont les ingénieurs bretons se font assassiner, spécialement ceux de ma famille.

En réalité, nous dérangeons surtout du fait que nous sommes trop bien éduqués et instruits pour accepter n’importe quoi de la part d’employeurs ou de dirigeants mafieux, et ce à tous les niveaux.

Jetez un oeil sur le CV de ce monsieur :

https://www.mckinsey.com/our-people/karim-tadjeddine/fr-FR

« Karim Tadjeddine est ingénieur, diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Il est également titulaire d’un DEA d’économie politique obtenu à l’Ecole Normale Supérieure de Paris. »

Avec un nom comme le sien, il n’y a aucun problème. Avec un nom breton, par contre, c’est le profil d’un malade mental extrêmement dangereux, un client pour Michel Walter à l’hôpital psychiatrique de Bohars, où les psychiatres ont mis au point un protocole de traitement médicamenteux un peu particulier, dont le but est de réduire à l’état de légumes tous ces malades mentaux extrêmement dangereux en un temps record.

Notez que cela ne fonctionne pas toujours comme prévu. Par exemple, si le coeur ou le foie explose ou implose avant le cerveau, on obtient seulement un cadavre.

Mais point n’est besoin de ces traitements extrêmes pour obtenir que les individus pris en charge en psychiatrie, avec ou sans pathologies psychiatriques, soient suicidaires à leur sortie de l’hôpital psychiatrique ou ne le deviennent dès lors très rapidement.

Ecoutez bien ce que dit Michel Walter dans la seconde vidéo, vers 22′ ou 23′ : les suicidants ne sont pas comme tout le monde, ils ne savent pas rebondir en inventant autre chose. Son Monsieur ou Madame Tout-le-monde à son image a donc le mental d’un commercial ou d’un pervers narcissique qui ment tout le temps et en cas d’échec rebondit effectivement aussitôt avec de nouvelles inventions délirantes. Voilà bien ce qu’il est lui-même : un pervers narcissique comme tous les autres, prêt à détruire en psychiatrie tous ceux qui n’en sont pas (enfin, c’est déjà ce qu’il fait au quotidien depuis plusieurs décennies), et même, nous dit-il dans sa conférence de 2019, le plus tôt possible, bien avant l’arrivée de la fameuse goutte d’eau qui fait déborder le vase… mais pour qui ? pour le futur suicidant ou pour ses agresseurs divers et variés ?

Tout le monde aura remarqué qu’à aucun moment il n’envisage, pour prévenir le suicide, un quelconque soutien aux victimes de pervers narcissiques, qu’il s’agisse de pédophiles, de violeurs, de harceleurs ou d’escrocs, alors que tout le monde sait tous les dégâts dont ils sont responsables : ce sont en fait ses meilleurs amis, ceux qui lui fournissent toute sa clientèle pour les laboratoires pharmaceutiques qui lui offrent voyages et nombreux autres agréments. Il n’est donc pas question qu’il puisse jamais reconnaître l’existence de leurs très nombreux crimes et délits, sa vocation est au contraire de « neutraliser » en psychiatrie au besoin en les achevant tout à fait toutes les victimes de ces pervers.

Rappelons pour finir qu’il est directement responsable de toute une série de suicides par pendaison d’étudiants en médecine survenue entre octobre 2002 et mars 2003 et suivie le 1er janvier 2004 du suicide à l’identique d’un infirmier psychiatrique qui en était très proche. A l’hôpital, tout le monde est au courant. Comme pour les viols de patientes de psychiatres hospitaliers du CHU de Brest dans leurs chambres de l’hôpital psychiatrique de Bohars par son ancien directeur proxénète Christian Barthes.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_occup%C3%A9e

Zone occupée

Michel Walter, bourreau moderne 350px-France_map_Lambert-93_with_regions_and_departments-occupation-fr.svg
La France coupée en plusieurs parties en 1940 : zone libre, zone d’occupation italienne, zone occupée, avec à l’intérieur de celle-ci : la zone annexée Alsace-Moselle, la zone placée sous l’administration militaire allemande de Bruxelles (nord de la France), et deux territoires classés zone interdite.

 

La zone occupée (en allemand : Besetztes Gebiet) est, pendant la Seconde Guerre mondiale, la signature de l’armistice du 22 juin 1940, la partie de la France où stationnaient les troupes allemandes d’occupation. La ligne de démarcation la séparait de la zone libre. Après l’occupation de cette dernière en novembre 1942, la zone occupée est rebaptisée « zone nord ».

Origine de la zone occupée

Article détaillé : Armistice du 22 juin 1940.

La convention d’armistice du 22 juin 1940, à la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, entre le représentant du Troisième Reich allemand, le maréchal Keitel, et celui du gouvernement français du maréchal Pétain, le général Huntziger, dispose en son article 2 :

« En vue de sauvegarder les intérêts du Reich allemand, le territoire français, situé au nord et à l’ouest de la ligne tracée sur la carte ci-annexée, sera occupé par les troupes allemandes. [...]1 »

La ligne de séparation du territoire français en deux zones est définie par un tracé figurant sur une carte annexée1 :

« [...] commence, à l’est, à la frontière franco-suisse, près de Genève, et est jalonnée ensuite par les localités de Dole, Paray-le-Monial et Bourges, jusqu’à environ vingt kilomètres à l’est de Tours. De là, elle passe à une distance de vingt kilomètres à l’est de la ligne de chemin de fer Tours-Angoulême-Libourne, ainsi que, plus loin, par Mont-de-Marsan et Orthez, jusqu’à la frontière espagnole1. »

Cette ligne de séparation du territoire prend effet le 25 juin 19402. Elle prendra par la suite le nom de ligne de démarcation3.

L’ensemble du territoire et l’Empire sont sous l’autorité du régime de Vichy dirigé par le maréchal Pétain. La souveraineté française s’exerce sur l’ensemble du territoire, y compris la zone occupée, l’Alsace et la Lorraine, mais dans la zone occupée, la convention d’armistice, en son article 31, stipule que l’Allemagne exerce les droits de la puissance occupante :

« Dans les régions occupées de la France, le Reich allemand exerce tous les droits de la puissance occupante. Le Gouvernement français s’engage à faciliter par tous les moyens les réglementations relatives à l’exercice de ces droits et à la mise en exécution avec le concours de l’Administration française. Le Gouvernement français invitera immédiatement toutes les autorités et tous les services administratifs français du territoire occupé à se conformer aux réglementations des autorités militaires allemandes et à collaborer avec ces dernières d’une manière correcte1. »

Subdivisions

Notes et références

  1. Le bulletin d’information du 15 janvier 1941 publié par la direction des services de l’armistice, au secrétariat de la Guerre, note que 57 289 Mosellans (correspondant aux 2/5 du département) ont été expulsés, entre le 11 et le 21 novembre 1940, et 10 490 Alsaciens (des vallées des Vosges), entre le 4 et le 20 décembre 1940. Prévenus quelques heures auparavant, ils n’ont pu emporter que 2 000 francs en numéraire et 50 kg de bagages. Ayant le choix entre l’expulsion vers la France et l’envoi en Pologne, ils ont opté pour la France. Ils ont été remplacés par des Bessarabiens et des habitants du Palatinat.

Articles connexes

Sur les autres projets Wikimedia :

  • La convention d’armistice [archive], sur le site de l’Université de Perpignan, mjp.univ-perp.fr, consulté le 29 novembre 2008.
  • [PDF]« La ligne de démarcation », Collection « Mémoire et Citoyenneté », no 7 [archive], sur le site du ministère de la Défense defense.gouv.fr. Consulté le 24 octobre 2008.
  • Le nom : « Ligne de démarcation » ne figurant pas dans la convention d’armistice, il sera donné par la suite en traduction de l’allemand : Demarkationslinie.
  • Eberhard Jäckel, Frankreich in Hitlers Europa – Die deutsche Frankreichpolitik im Zweiten Weltkrieg, Deutsche Verlag-Anstalg GmbH, Stuttgart, 1966 ; traduction : La France dans l’Europe de Hitler, (préface d’Alfred Grosser, traduction de Denise Meunier), éd. Fayard, coll. « Les grandes études contemporaines », 1968, 554 p., chap. « L’annexion déguisée », p. 123-124.

 

Qui se moque de Denis Robert ?

C’est encore la Gauche de Boue, il n’y a pas le moindre doute à ce sujet.

Je reviendrai plus tard sur les motivations de la folledingue Josette Brenterch du NPA de Brest, qui n’ont jamais varié depuis que je la connais.

Je me contente ici, après mes deux précédents articles sur la question, de préciser que l’on retrouve l’auteur des sites « Mes Propres Recherches » dans l’équipe de « communication numérique » du collectif Nuit Debout.

Il n’est pas difficile à trouver, sa signature est toujours la même – à moins qu’il n’y ait quelque part usurpation d’identité, mais je ne pense pas.

Avant que ne commence son grand délire anti-Denis Robert, il avait signé cet article qui fut publié dans la Gazette Debout le 8 juin 2016 :

https://gazettedebout.fr/2016/06/08/ne-pas-publier-dans-la-poubelle-de-la-boite-mail-de-nuitdebout-fr/

Il y a trois ans, donc début 2017, il indiquait ici être toujours actif à Nuit Debout et faire partie d’un « groupe international de mouvements grassroots » :

https://social.apreslanu.it/@LukeRony

Yo tout le monde. Je viens sur ce mamot avec un but sous jacent : Je fais partie d’un groupe international de mouvements grassroots, et les outils pour communiquer et de convergences semblent limités. A se demander si mamot pourra répondre à un certain nombre de problemes. Je suis actif sur la com numérique de Nuit Debout. Y a t il des raisons de s’unir plus fortement entre personnes du numérique indé et libre ? (Question ouverte)

 

On rappelle qui sont les Nuit Debout (qui nuisent dans toutes les positions, assis devant un ordi aussi bien que debout dans la rue ou couchés devant les mafias, les patrons voyous et tous leurs associés fonctionnaires corrompus) :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_debout

Nuit debout

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Nuit debout
Description de cette image, également commentée ci-après
Assemblée générale de la Nuit debout à Paris, place de la République, le 10 avril 2016.
Informations
Date Printemps 2016
Localisation Drapeau de la France France (principalement)
Caractéristiques
Organisateurs Collectif pour la Convergence des Luttes (initialement)
Puis rapidement en autogestion
Revendications Réformes concernant la démocratie, le travail et l’économie (retrait de la « loi Travail », altermondialisme, anti-capitalisme, etc.)
Types de manifestations Occupations de places publiques
Actions Débats publics, manifestations, blocages, sit-inetc.

modifier Consultez la documentation du modèle

Nuit debout est un ensemble de manifestations sur des places publiques, principalement en France, ayant commencé le 31 mars 2016 à la suite d’une manifestation contre la loi Travail.

Ce mouvement social est pluriel et cherche à construire une « convergence des luttes ». Sa revendication initiale, le refus de la loi Travail, s’élargit à une contestation plus globale des institutions politiques et du système économique.

Sans leader ni porte-parole, Nuit debout est organisé en commissions et les prises de décisions se font par consensus lors d’assemblées générales, suivant les principes de la démocratie directe.

Le mouvement s’étend sur une centaine de villes, certaines organisant des assemblées quotidiennes. L’affluence aux assemblées baisse à partir de fin mai 20161.

Déroulement

Contexte

Le 17 mars 2016, entre 69 000 et 150 000 personnes manifestent en France pour protester contre la loi Travail, à l’appel d’organisations de jeunesse2. La contestation prend de l’ampleur le 31 mars 2016 lorsque, soutenues par des syndicats de salariés, les manifestations rassemblent entre 390 000 et 1,2 million de personnes3. Cette contestation ne se limite pas au projet de loi, les manifestants se disant surtout « déçus par la gauche »4.

Les conséquences sécuritaires des attentats du 13 novembre 2015 font alors pleinement partie du contexte politique en France5,6.

Origine

220px-Fran%C3%A7ois_Ruffin_r%C3%A9pondant_%C3%A0_un_journaliste_%C3%A0_Longueau dans Calomnie
François Ruffin en juin 2017.

Le mouvement tire son origine d’une rencontre publique organisée à la bourse du travail de Paris le 23 février 2016, notamment par François Ruffin7, rédacteur en chef du journal de critique sociale Fakir et réalisateur du film alors en salles Merci Patron !, motivée par la « lutte contre l’oligarchie »7. Cette rencontre, baptisée « Leur faire peur » et motivée par les réactions du public au film Merci Patron !, a pour but de faire « converger des luttes dispersées, qu’il s’agisse de celle contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de celle des ouvriers de Goodyear, de celle des profs contre la réforme des collèges, etc. »8.

Après la manifestation du 31 mars, le mouvement occupe la place de la République7.

Le « collectif de pilotage », une quinzaine de personnes, réunit Johanna Silva du journal Fakir, Loïc Canitrot, intermittent de la compagnie Jolie Môme, Leïla Chaibi du Collectif Jeudi noir et adhérente du Parti de gauche (PG), une syndicaliste d’Air France également au PG, un membre de l’association Les Engraineurs, ou encore un étudiant à Sciences Po, l’économiste atterré Thomas Coutrot et Nicolas Galepides de Sud-PTT7,9,10.

Le collectif refuse d’établir une plateforme revendicative mais dénonce « des réformes de plus en plus rétrogrades », un « déni démocratique » et lance un appel pour construire un « projet politique ambitieux, progressiste et émancipateur »7. Une cagnotte lancée sur Internet récolte 3 000 euros7. L’association Droit au logement offre son aide, notamment juridique et pratique, l’organisation altermondialiste Attac et l’union syndicale Solidaires se joignent également au collectif7.

C’est l’économiste Frédéric Lordon qui est sollicité par le collectif d’initiative pour ouvrir cette première nuit parisienne du 31 mars. Il y prononce un discours, notamment sur la convergence des luttes11,12, qui se conclut ainsi : « Apportons-leur la catastrophe13. » Lors de ses différentes prises de parole, Frédéric Lordon expose ses idées, telle celle d’un mouvement « destituant », idée développée notamment dans un article publié dans Le Monde diplomatique de mars 2016, intitulé « Pour la république sociale »14,15.

Ainsi naît le mouvement, présenté comme citoyen et pacifique. Mais le collectif se reconnaît rapidement « dépassé » par le succès et l’ampleur de la mobilisation et passe la main à un mouvement horizontal et qui n’a pas de représentant7.

Occupations

220px-Nuit_Debout_-_Paris_-_41_mars_02 dans Corruption
Paris, place de la République, 10 avril 2016.
220px-Nuit_Debout_-_Paris_-_42_Mars_01 dans Crime
Paris, place de la République, 11 avril 2016.

Des structures s’organisent progressivement à Paris pour tenir la place de la République le plus longtemps possible : accueil, infirmerie, cantine, nettoyage12, campement16.

Des rencontres s’opèrent entre les participants de profils divers (étudiants, ouvriers, précaires, chômeurs, universitaires, migrants)12,17.

Différentes formations politiques se joignent au mouvement, mais la récupération politique semble discrète18,19. Olivier Besancenot, ancien porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste , et Julien Bayou, porte-parole de Europe Écologie Les Verts, viennent régulièrement participer à Paris, mais en leur nom propre, pas au nom de leurs partis politiques20.

Le mouvement se répand dès le 5 avril dans plusieurs villes de France21, puis continue à croître. Toutefois, il peine dans un premier temps à s’étendre en banlieue22. Les premiers jours, quelques habitants de Seine-Saint-Denis participent au rassemblement de Paris23 avant que des Nuits debout ne soient organisées à Montreuil24, Saint-Denis, Saint-Ouen et Marne-la-Vallée25.

Le 8 avril, le mouvement s’exporte en France d’outre-mer à Saint-Denis (La Réunion)26. À cette date, en comptant les mouvements réguliers, mais aussi les initiatives irrégulières liées au mouvement, le journal Ouest-France relève plus de cinquante villes concernées16.

Lors de la seconde semaine d’occupation à Paris se posent les questions de la structuration du mouvement ainsi que de la précision de ses objectifs. Le 12 avril, lors d’un débat public, l’anthropologue David Graeber et l’économiste Frédéric Lordon s’interrogent sur les relations entre démocratie horizontale et nécessité d’organiser des « débats stratégiques » pour éviter que le mouvement ne tombe dans une « dynamique nombriliste et régressive ». Frédéric Lordon précise que « les porte-parole ne [lui] posent aucun problème s’ils sont élus, mandatés, contrôlés et révocables »27,28,29.

Mobilisation contre la « loi Travail »

Initialement formé dans un contexte de mobilisation contre la loi Travail, le mouvement aborde des sujets nombreux. François Ruffin et Frédéric Lordon demandent, le soir du 9 avril, que le retrait du projet de loi redevienne un objectif clair du mouvement30. Frédéric Lordon explique que Nuit debout « a besoin d’objectifs et de victoires intermédiaires30. »

Le 20 avril, une assemblée est convoquée par le journal Fakir et le collectif Convergence des luttes, à l’origine de Nuit debout, pour tenter de définir « l’étape d’après ». Un rapprochement avec les syndicats opposés à la Loi Travail est proposée pour les manifestations du 1er mai « un moment d’unité, de combativité et de fraternité. Il s’agit là d’un geste symbolique, voire historique. Seule cette jonction est en mesure, aujourd’hui, de faire peur à l’oligarchie, et de faire reculer le pouvoir ». Aucun consensus ne se dégage sur cette proposition31,32,33. Finalement, une motion est approuvée par les assemblées des 22 et 23 avril appelant ces syndicats à participer à des débats communs les 28 avril et 1er mai pour « faire le point sur [leurs] accords et désaccords »34.

Le 28 avril à Paris, une première jonction est réalisée avec les syndicats. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, ainsi que des membres de l’Union syndicale Solidaires et de la CNT, prennent la parole lors de l’assemblée populaire. Des appels à la grève reconductible sont lancés, sans plus de précisions35,36,37.

Le même jour à Dijon, peu avant 9h du matin, une vingtaine de manifestants de Nuit debout Dijon investissent le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté38 afin de protester contre le projet de loi El Khomri. Ils demandent à prendre la parole38. La présidente de région, Marie-Guite Dufay, refuse et suspend la séance une vingtaine de minutes39, le temps que la police fasse évacuer calmement38 les manifestants, malgré des tensions entre les conseillers régionaux FN et les militants de Nuit debout39.

Le matin du 3 mai 2016, jour de l’ouverture des débats sur le projet de loi El Khomri à l’Assemblée Nationale, une centaine de participants de Nuit debout bloquent le pont de la Concorde par un sit-in40 – le pont étant situé en face de l’Assemblée. Un peu plus tard dans la matinée, les manifestants libèrent le pont afin de laisser passer la circulation, et se rapprochent des grilles de l’Assemblée nationale40. Ils sont rapidement délogés de là par des CRS40.

La majorité parlementaire nécessaire pour faire voter la Loi Travail n’étant pas assurée41, le Premier Ministre Manuel Valls décide, le 10 mai 2016, de la faire passer en utilisant l’article 49-3 de la Constitution. Dans l’après-midi, plusieurs centaines de manifestants, dont ceux de Nuit debout, viennent occuper le pont de la Concorde, face à l’Assemblée nationale42. Dans plusieurs villes — notamment Lyon, Toulouse, Montpellier, Grenoble43 et Nantes — des manifestations spontanées se mettent en place42. Dans d’autres villes, comme à Chalon-sur-Saône44, où les rassemblements de Nuit debout ne sont pas forcément quotidiens, des « Nuits debout exceptionnelles »44 se prévoient pour le soir même. À Paris et Toulouse se produisent des heurts entre les manifestants et la police42.

Le mouvement parisien envoie un communiqué qui déclare : « Ce déni de démocratie après un mouvement social qui a regroupé des centaines de milliers de personnes dans la rue, dans les entreprises, les universités, les lycées et sur les places de France est une insulte au peuple de ce pays » [...] Cette loi « serait un recul sans précédent des droits des travailleuses et des travailleurs en France, un retour au XIXe siècle » [...] les militants répondront « par tous les moyens légitimes en proportion au mépris affiché », et appellent à la mobilisation « contre cette dernière attaque contre nos droits sociaux et notre démocratie »43,45.

Fin mai 2016, des opposants à la Loi Travail bloquent les huit raffineries de pétrole de France métropolitaine et plusieurs dépôts de carburant. Les membres de Nuit debout Lorient y participent activement, en tenant la barricade du port de pêche de Lorient46 – troisième barricade du dispositif de blocage du dépôt de carburant de Lorient. De plus, ils assurent un petit service médical contre les blessures qui peuvent survenir au cours des manifestations, notamment celles liées au gaz lacrymogène46.

Manifestations ponctuelles

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Manifestations spontanées

Dans la nuit du samedi 9 avril, plusieurs centaines de participants ont décidé de « prendre l’apéro chez Valls » et sont partis en manifestation spontanée vers le domicile parisien du chef du gouvernement47,48.

Le 14 avril, à la suite d’une émission de télévision à laquelle participait François Hollande retransmise place de la République, 300 manifestants tentent de converger vers l’Élysée et sont détournés par les forces de l’ordre49.

Occupation d’enseignes commerciales

Le 20 avril 2016, des manifestants occupent une agence de la BNP Paribas à Toulouse, puis continuent leur manifestation théâtre de la Cité TNT après avoir été évacués par la police50.

Le 23 avril 2016, une quarantaine de manifestants du mouvement grenoblois investissent un hypermarché Carrefour, afin d’y faire un pique-nique en se servant dans les rayons. Avec diplomatie, le directeur donne la possibilité aux manifestants d’intervenir au micro du magasin afin de clore la manifestation dans le calme51.

Le 3 mai 2016 en soirée, 400 manifestants de Nuit debout de Toulouse occupent le McDonald’s pour protester contre l’évasion fiscale et la précarité des employés de la chaîne52,53.

Le 11 mai, une cinquantaine de participants à Nuit debout Montélimar organisent une distribution de jus de fruit devant une usine de l’entreprise d’emballage Autajon afin de protester contre le PDG, Gérard Autajon, impliqué dans le scandale des Panama Papers et soupçonné d’avoir dissimulé plus de 20 millions d’euros au fisc54.

Soutien à d’autres mouvements

Le 25 avril, l’assemblée générale de Paris est délocalisée devant le Théâtre de l’Odéon occupé, depuis la veille, par des intermittents du spectacle55,56.

Fin-avril, les participants à Nuit debout Montpellier aident les habitants du quartier populaire des Cévennes en établissant une zone à défendre dans le parc de la Colline de Las Rébès, empêchant la mairie de le raser et de construire de nouveaux logements sociaux57.

Début septembre, le mouvement relaie l’action de Blockupy et tente de manifester devant le ministère du travail, puis l’assemblée nationale. Sans autorisation de manifester, il est dispersé par la police58.

Irruptions en conseil municipal

Le vendredi 29 avril, le Conseil municipal de Clermont-Ferrand est envahi par une vingtaine de militants, qui protestent contre l’interdiction d’ériger des constructions en dur sur la place de Jaude. Après trois heures d’occupation et d’interruptions au mégaphone, le maire Olivier Bianchi doit annuler le conseil municipal59,60.

Le 9 mai, une quinzaine de manifestants de Nuit debout Poitiers investissent l’Hôtel de ville de Poitiers pendant une séance du conseil municipal6162. Une fois la délibération prévue à l’ordre du jour adoptée, le député-maire Alain Claeys accepte de donner la parole aux manifestants6162. Le groupe a débattu dans le calme62 sur différents sujetsnote 1,61.

École des Beaux-Arts à Paris

Plusieurs manifestants parisiens ont occupé l’École des beaux arts le jeudi 12 mai 2016, en rappel symbolique d’une même occupation en mai 6863. Ils espèrent une installation pérenne, mais sont évacués le samedi matin63. Des portes ont alors été fracturées dans le but de retirer le drapeau français du toit64. Des cannettes abandonnées participeront au blocage du système d’évacuation d’eau pluviale en juillet 201765.

Saint-Nicaise à Rouen

À partir du 5 mai, à Rouen, les manifestants de Nuit debout occupent l’église désacralisée Saint-Nicaise66. Jusqu’en 2014 le Secours catholique y distribuait des repas dans ce lieu historiquement destiné à la charité envers les pauvres67. L’église a été fermée pour des raisons de sécurité à cause du délabrement, et la mairie de Rouen veut la vendre67. Les participants de Nuit debout s’y installent pour nettoyer le sol67 et consolider les parties fragiles67 ainsi que les œuvres d’art66. Leur revendication est que les habitants du quartier soient consultés sur l’avenir de l’édifice6768 (vente ou rénovation). Ils demandent également l’expertise d’un conservateur de patrimoine pour savoir s’il serait encore possible de continuer à l’utiliser pour distribuer des œuvres de charité67. Ils en sont expulsés le 6 juin69.

Incidents

Violences et dégâts

Dans les nuits des 14 et 15 avril, des débordements poussent les CRS à disperser des « casseurs », qui occasionnent alors des dégâts, notamment sur des établissements bancaires. Le préfet de police de Paris déplore la présence de « petits groupes violents » et de manifestations non autorisées70.

Ces débordements sont évoqués, le 16 avril, lors de l’assemblée populaire qui approuve largement un projet de communiqué de presse qui précise que « Céder à la violence est contre-productif et fragilise le mouvement. S’attaquer à des biens privés qui n’ont aucune portée symbolique jette un discrédit » tout en dénonçant la responsabilité de ces dérapages sur les « provocations policières incessantes [...] C’est une stratégie délibérée pour décrédibiliser Nuit debout »71.

Le 18 avril, après deux jours sans constater de violence ni de dégradation, la préfecture de police indique dans un communiqué que les organisateurs de Nuit debout « ont pris acte de [ses] demandes et mis en œuvre les dispositions nécessaires » pour éviter de futurs débordements72,73.

Lors de la nuit du vendredi 22 au samedi 23 avril, divers incidents[précision nécessaire] provoquent des dégâts, notamment une voiture en feu74.

Le dimanche 24 avril, une « journée thématique » est organisée place de la République sur le thème de la violence75.

Dans la nuit du 28 au 29 avril, des manifestants, qui voulaient occuper le lieu en construisant « en dur », sont évacués de façon « très musclée » de la place de la République par les forces de police qui utilisent des grenades et des flashballs76,77,78. Plusieurs manifestants sont frappés à coups de poing alors qu’ils n’opposent aucune résistance et sont déjà menottés79,80.

Le 1er mai, à la suite d’incidents lors du défilé, la police demande la dispersion de Nuit debout puis évacue 600 personnes de la place. À la suite de cela, un arrêté de la préfecture de police durcit les conditions de rassemblement81.

Visite d’Alain Finkielkraut

Le 16 avril 2016, l’essayiste Alain Finkielkraut assiste à plusieurs prises de paroles lors de l’assemblée générale de Nuit debout, avant de faire un tour de plusieurs stands de la manifestation82. Puis, s’éloignant de l’assemblée populaire, il est pris à partie par une quinzaine de manifestants83 du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF)84,85 qui le huent et l’insultent, ce à quoi il répond par des insultes86,87. Des membres de la commission Accueil et Sérénité de Nuit debout s’interposent entre les protagonistes86,87 et escortent Alain Finkielkraut alors qu’il quitte les lieux, malgré le fait que d’autres manifestants tentent de le convaincre de rester88.

Alain Finkielkraut dénonce avoir « été expulsé d’une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme »89, expulsion d’ailleurs revendiquée par le MJCF84, tandis que deux des manifestants qui l’ont escorté affirment ne pas l’avoir contraint à partir87.

Cet événement est largement commenté dans la classe politique française, notamment de la part de la droite qui dénonce ce qu’elle identifie comme « l’intolérance » du mouvement Nuit debout90, ainsi que par de nombreux éditorialistes91 et journalistes qui le qualifient d’« expulsion ». L’association de critique des médias Acrimed qualifie le traitement médiatique de cet incident d’emballement disproportionné et biaisé, basé sur des informations non vérifiées et souvent sur la seule version des faits de l’essayiste92.

Violences contre Nuit debout

Le soir du 22 avril 2016 à Lyon, des membres du groupe d’extrême-droite GUD ont attaqué deux participants à la Nuit debout de Lyon, qui s’étaient isolés à l’écart de la Place Guichard. Les assaillants auraient fui face à l’intervention d’une trentaine d’autres participants à la Nuit debout93.

Le même soir, également Place Guichard, des membres du groupe monarchiste Action française, en état d’ébriété, commencent à endommager les installations de Nuit debout, avant que des policiers ne les arrêtent93.

Le soir du 28 avril à Paris, à 1h10 du matin, des CRS évacuent de force la Place de la République, après avoir essuyé des jets de projectiles9495. Après 1h30 du matin, les CRS décident de disperser les derniers individus présents sur la place. Au vu des oppositions violentes, les CRS décident de charger les derniers manifestants. Les policiers frappent alors plusieurs d’entre-eux au visage, alors qu’ils sont menottés et qu’ils n’opposent plus de résistance9495. Le réalisateur Matthieu Bareyre et son preneur de son, qui ont filmé – puis diffusé – une vidéo des faits, sont également pris à partie physiquement et verbalement par les policiers9495.

Expulsion des veilleurs

Le 8 juin 2016, les Veilleurs tentent d’organiser une veillée place de la République sur le thème du travail avec Joseph Thouvenel (Vice-Président de la CFTC). Ils sont mal accueillis et finissent par être expulsés par les partisans de Nuit debout sous les insultes et les jets de projectiles96. Ils entament alors leur veillée au quai de Valmy, mais sont violemment pris à partie et chassés par des activistes antifa se réclamant de Nuit debout (certains armés de battes de baseball et de barres de fer97,98). Ces mêmes activistes agressent des journalistes qui couvraient l’évènement99. Après s’être regroupés rue de la Fontaine au Roy, ils sont une nouvelle fois agressés par ces activistes qui les chassent de nouveau. Ils terminent leur veillée place du Palais-Bourbon. Plusieurs personnes sont blessées parmi les Veilleurs et il y a quelques dégâts matériels100,101.

Baisse d’affluence

Fin mai, une baisse significative d’affluence aux assemblées est remarquée dans toute la France, certains participants préférant se concentrer sur les manifestations contre la loi travail, ou simplement démotivés en période de partiels et de météo pluvieuse1.

Certaines Nuits debout recherchent des parades à cela. Ainsi, à Lyon, le mouvement ne se contente plus de l’occupation systématique de la Place Guichard la nuit, mais organise aussi des actions et des débats en pleine journée sur d’autres places de la ville102. Ou, en Ariège, la concentration des différentes Nuits debout à Foix relance localement le mouvement103.

Fin juin, l’assemblée générale parisienne ne réunit plus qu’une « poignée de personnes »104. Les participants s’interrogent sur une possible suite de Nuit debout sous une autre forme104,105. La mobilisation contre la loi travail prenant fin, celle contre le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes est citée comme un nouvel objectif possible105.

Pendant deux mois estivaux le mouvement semble retombé, même si certains participants militent dans différentes ZAD106.

Retour occasionnel

Depuis, il arrive qu’à l’occasion de certains événements, un rassemblement Nuit debout se mette parfois en place.

Fin août et début septembre 2016, différentes villes organisent une « rentrée »107,108. Nuit debout Paris met en place un programme sur cinq jours106,109.

Le 19 février 2017, en réaction à des affaires de corruption (affaire Fillon, manifestations en Roumanie), plusieurs dizaines de villes organisent des rassemblements110,111.

A l’occasion du premier anniversaire du mouvement, des Nuit debout sont organisées sur la Place de la République à Paris, chaque nuit du 31 mars au 3 avril. Elles réunissent une cinquantaine de personnes112. Une Nuit Debout est également organisée à Lyon, Place Guichard, pour le 8 avril113.

Le soir du 26 janvier 2019, à l’occasion de la manifestation nationale « acte 11 » des Gilets jaunes, les Gilets jaunes présents à Paris avaient prévu de réoccuper la Place de la République au cours d’une « Nuit Jaune », basée sur le modèle de Nuit Debout. La Nuit Jaune ne se produit cependant pas, car si des manifestants s’assemblent bien Place de la République vers 17h, la place est évacuée par la police avant 22h, avec du gaz lacrymogène, des grenades de désencerclement et un canon à eau114. Une deuxième Nuit Jaune a lieu le soir du 2 février, pour l’« acte 12 »115. A Paris, elle réunit un faible nombre de personnes, malgré la manifestation qui avait eu lieu à Paris durant l’après-midi115. D’autres Nuits Jaunes sont organisées dans d’autres villes de France, et sont interdites à Rouen et au Havre116.

Analyses et réactions

Comparaisons

Ces occupations de places publiques peuvent évoquer l’Agora grecque117,118. Elles évoquent aussi celles de la Puerta del Sol à Madrid par le Mouvement des Indignés (2011)119, de la place Syntagma à Athènes par la « Génération des 700 euros », les actions du mouvement Occupy aux États-Unis ou encore selon Yves Sintomer des mobilisations telles que celles des parapluies de Hongkong ou des tournesols à Taiwan120.

L’appel à la grève générale et l’implication des jeunes et des étudiants dans le mouvement rappellent Mai 68 à certains121. Cette comparaison est cependant critiquée122, les deux mouvements se déroulant dans des contextes économiques et politiques différents123.

Analyses

L’intérêt du public envers Nuit debout est interprété comme un désaveu envers la classe politique traditionnelle124,125, mais aussi comme un signe de repolitisation91.

L’organisation horizontale du mouvement est parfois perçue comme une force126,127, mais aussi comme un manque de réalisme face à l’ambition des revendications128.

Selon le politologue Thomas Guénolé, l’occupation de la Place de la République par Nuit debout applique d’une part le concept de « zone autonome temporaire » du poète américain Hakim Bey et d’autre part les méthodes de démocratie délibérative129 théorisées par Jürgen Habermas130.

Le politologue Gaël Brustier déclare : « On peut sans doute dire que Nuit debout est le premier mouvement social post-marxiste. »123 Il explique le rejet de Nuit debout par la plupart de la droite et de l’extrême-droite ainsi : « La figure du “bobo” est devenue une figure répulsive au fil des années à droite et à l’extrême droite. La droite et l’extrême droite surfent dessus pour en faire un épouvantail afin d’effrayer et de mobiliser leur électorat. L’anti-intellectualisme diffus en France, est paroxystique dès qu’il s’agit de disqualifier des gens “qui ont le temps de parler et ne doivent pas travailler beaucoup”, rengaine désormais habituelle… »123.

Selon le sociologue Albert Ogien : « Cette forme d’action politique du rassemblement [l'occupation de places publiques] est devenue une forme reconnue, désormais utilisée comme la grève, la manifestation, le sit-in, l’émeute […] C’est une forme moderne d’action politique, hors partis, hors syndicats, sans chef, sans programme, qui dit « on discute entre citoyens de ce qu’il faut faire » […] et cela est tout à fait nouveau en France131,132. »

Le mouvement est décrit par le politologue Philippe Marlière comme « antiautoritaire »133, « d’inspiration libertaire » selon le politologue Yves Sintomer134.

Le réalisateur de cinéma, Romain Goupil, ancien militant trotskiste et ancien responsable du service d’ordre de la Ligue communiste, désormais néo-conservateur, analyse l’horizontalité prêtée au mouvement Nuit debout : « Je veux bien continuer à faire semblant de croire qu’il n’y a pas de “direction du mouvement” mais je sais pertinemment par vieille expérience que c’est faux et manipulatoire. La direction est contre “toute direction” pour mieux conserver la “bonne direction” »135.

Fin avril 2016, le quotidien conservateur Le Figaro désigne le Monde diplomatique comme étant la matrice idéologique du mouvement136.

Dans L’Opinion, journal libéral, Nicolas Beytout, ex-PDG du Groupe Les Échos, dénonce certaines propositions de Nuit debout qu’il qualifie de dangereuses et anti-démocratiques137.

Pour l’historien Jean-Louis Margolin, « c’est l’uniformité idéologique de Nuit Debout qui l’a empêché d’apporter une innovation durable »138.

Pour Brice Couturier, ce rassemblement de quelques milliers de personnes a été essentiellement un battage médiatique. Il compare la « surexposition médiatique » de ce mouvement « avec l’affligeante pauvreté des propositions qui en émanaient »139.

Eugénie Bastié dans le Figaro estime qu’il est « difficile de mesurer la fécondité d’un mouvement qui revendiquait pour principes une absence de centralisation et de leadership »105.

Frédéric Lordon estime début septembre que le « feu n’a pas (ou pas encore) pris », mais que l’attention du public sur le mouvement pourrait indiquer que certaines idées ont infusé140.

Réactions politiques

Anne Hidalgo, maire de Paris ne veut pas laisser « privatiser » la place de la République mais tolère cette occupation en se réjouissant de la « vitalité » de la jeunesse parisienne141. Elle regrette néanmoins les débordements qui pourraient désavouer l’aspect non-violent de la manifestation142.

Diverses personnalités politiques, notamment chez Les Républicains et les élus municipaux socialistes, soulignent les risques encourus, alors que l’état d’urgence est en vigueur, et dénoncent les violences et dégradations liées au mouvement143,6.

L’extrême gauche soutient très activement le mouvement144, tandis que le Front national demande la « dissolution » de Nuit debout145.

Le 16 avril 2016, Nuit debout reçoit le soutien et la visite de Yánis Varoufákis, ancien ministre des Finances de Grèce146,147.

Le 22 avril, Serge Bambara, figure de la deuxième révolution burkinabé, vient à Paris donner son soutien à Nuit debout en France et en Belgique148. Il tient un discours devant l’Assemblée générale, dans lequel il ne cesse de dresser des parallèles entre ce mouvement et la révolution à laquelle il a participé148.

Le 26 avril, lors d’un discours à Nice, Nicolas Sarkozy déclare que « les gens de Nuit debout n’ont rien dans le cerveau »149,150. Un mois plus tard, il déclare sur TF1, « La place de la République est occupée on se demande pourquoi. »151 Le 28 avril, l’ancien premier ministre François Fillon déclare : « Ça suffit, ce qui s’installe dans notre pays ça s’appelle la chienlit »152.

Le 28 avril ont lieu des manifestations violentes en France contre la Loi El Khomri153,154,155. À la suite de cela, le député Éric Ciotti demande « l’interdiction des manifestations, l’interdiction de Nuit debout »153. Le 29 avril, il lance une pétition pour interdire le mouvement156. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve réagit : « Ceux qui essaient d’instrumentaliser ce contexte à des fins politiques en proposant qu’on interdise tout sont à la fois ignorants du droit et ignorants de ce qu’est l’état d’urgence et ignorants de ce qu’est la République et des principes de liberté qui la guident. »20

Selon Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’état aux relations avec le Parlement, l’extrême gauche manipule le mouvement157.

Le député centriste Jean Lassalle et l’ancienne ministre de droite Nathalie Kosciusko-Morizet, candidats à la présidentielle de 2017, soutiennent le mouvement158,159.

Le vice-président de la CFTC Joseph Thouvenel, suite aux violences contre le mouvement des Veilleurs, dénonce le fait que les militants de Nuit debout « fassent régner la terreur en toute impunité dans la capitale » et condamne des pratiques qui, selon lui, « relèvent d’un véritable fascisme rouge »99.

Couverture médiatique

Selon Ugo Morel, « Le refus d’une représentation incarnée du mouvement Nuit debout est le reflet d’une compréhension du fonctionnement médiatique. »160.

À la suite de l’« incident Finkielkraut », Laurent Joffrin signe un éditorial dans le journal Libération où il écrit notamment : « Mais, outre qu’il [Alain Finkielkraut] n’a pas demandé à parler ce soir-là, le mouvement Nuit debout n’a-t-il pas bénéficié d’une bienveillance médiatique qui va bien au-delà de son importance numérique ? Dans une majorité de médias — à commencer par Libération qui s’est efforcé encore ce week-end de rendre compte au long des débats tenus dans ces assemblées —, le mouvement a été présenté à juste titre, comme un signe positif de repolitisation civique91

Le 20 avril, à la Bourse du travail, Frédéric Lordon répond aux réactions suscitées dans la presse par cet incident161, notamment nommément à Laurent Joffrin et à Najat Vallaud-Belkacem162, et « prévient les médias choqués par l’altercation avec Alain Finkielkraut  : « Nous n’apportons pas la paix. » »163 ».

Pour Frédéric Lordon, l’attention des média a été, d’abord, bonne de la part de journalistes « représentants typiques de cette jeunesse qu’ils venaient interroger », puis il estime que le ton s’est renversé car le système cherche à éluder la question du capitalisme du débat public140.

Organisation et activités

Organisation interne

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Vote à main levée de l’assemblée générale.

Même si quelques figures se distinguent164, les participants ne veulent pas de leader12. Ils tiennent des assemblées générales où toutes les décisions sont votées selon le principe de la démocratie directe165,166. Une gestuelle se met en place pour permettre à l’assemblée de réagir aux prises de paroles (agiter les mains en l’air pour approuver, bras croisés en l’air pour s’opposer et proposer autre chose…). Certaines assemblées générales du mouvement sont traduites simultanément en langue des signes167.

Les participants s’organisent en groupes appelés « commissions » pour aborder des sujets précis (commissions thématiques : économie, féminismeetc.), et pour permettre le bon fonctionnement de la manifestation (commissions structurelles : accueil, infirmerie, etc.)168,169.

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Plateau de tournage de TV Debout.

Nuit debout se méfie des médias traditionnels, et communique grâce à ses propres moyens170. Dès la quatrième nuit de mobilisation, les manifestants de la place de la République à Paris ont trouvé un relais important sur Periscope, l’application de partage en direct de vidéos. Au plus fort de l’audience, 80 000 personnes ont suivi les événements171. Une « Radio debout » et une « TVDebout » sont ensuite mises en place170,172.

Décentralisé, le mouvement organise et recense ses initiatives locales sur les réseaux sociaux et sur un wiki dédié169. Des commissions numériques permettent la présence du mouvement sur internet172.

Activités

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Atelier d’écriture de constitution.
220px-Nuit_debout%2C_10_avril_2016_-_5 dans Luraghi
Un potager est créé après avoir ôté des dalles.

Différentes motions sont soumises aux participants lors des assemblées générales sur la place de la République à Paris.

  • 1er avril 2016 : se fournir autrement qu’au supermarché. Faire contribuer les AMAP et les producteurs locaux (adopté) ; faire de la place de la République une base d’accueil des réfugiés et mal-logés (adopté) ; faire un système de vote au son (refusé).
  • 2 avril : les propositions sont adoptées à 80 % de pour (adopté), organiser une assemblée générale tous les jours sur la place de la République à 18 heures (adopté).
  • 5 avril : occupation de la place également la nuit (adopté), déclaration en faveur de la régularisation de tous les sans papiers et condamnation des violences policières (adopté)173, ajout de la langue des signes dans la constitution (adopté), déménager l’assemblée générale en banlieue une fois par semaine (pas de consensus), diffusion d’un communiqué de presse écrit par la commission « communication international » (adopté).
  • 6 avril : après la tentative d’infiltration de militants d’extrême droite le 3 avril, l’assemblée générale examine la question : « Devons-nous interdire la place [de la République] à certaines personnes ? » Après un vote négatif, le débat est repris et se termine sur une absence de consensus.
  • 15 avril : discussion autour de l’avenir du mouvement en tant que parti politique (pas de consensus) ; opposition radicale à la déchéance de nationalité pour les « tueurs » et les délinquants fiscaux.
  • 25 avril : la commission écologie/climat de Nuit debout (Paris) diffuse un « manifeste pour une démocratie écologique » qui propose des « orientations pour la construction d’un destin commun »174.

En parallèle des débats et des assemblées générales, diverses activités de sensibilisation ou de loisir sont organisés (concerts, projections, ateliers, bals). Différentes initiatives sont récurrentes : « la cantine » préparant des repas, ou « Biblio debout » encourageant la circulation gratuite et libre de livres106,175.

Folklore

La première Nuit debout a eu lieu le 31 mars et les jours suivants sont comptés en restant en mars : « 32 mars », « 33 mars », etc.176,141

Certains étudiants à l’université Paris VIII, affichent leur soutien à Nuit debout en portant un rectangle rouge, symbolisant à la fois le Code du travail français et le carré rouge qui fut le symbole du mouvement québécois contre la précarisation des conditions d’étude en 2012177.

Une partie des participants de Nuit debout se réclame régulièrement de l’héritage de la Commune de Paris178.

Revendications

Motivations communes

De manière générale, le mouvement a des revendications anticapitalistes, au sens large du terme179.

Pour Cyril Castelliti dans Libération, « en s’inscrivant comme une alternative au système libéral, le mouvement veut expérimenter une démocratie directe et participative »180.

Pour Annick Cojean dans Le Monde, l’engagement se situe à très long terme et se donne pour objectif de réinventer la démocratie12.

Mouvement hétérogène

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Place de la République à Paris le 31 mars 2016.

On assiste à une convergence des luttes de groupes ayant différents objectifs. En effet, après des incidents et quelques affrontements entre des manifestants et des CRS sur des barricades dressées dans le Quartier latin, la nuit du 5 avril 2016, François Ruffin, comme d’autres intervenants, insiste sur la nécessité d’ouvrir le mouvement à toutes les classes sociales et aux personnes non engagées politiquement, à décentraliser la Nuit debout en banlieue, afin d’éviter une radicalisation par l’entre-soi173.

Divers sujets sont débattus, sans être nécessairement une revendication représentative de tous les participants. Par exemple :

La vocation affichée par Nuit debout est de donner à chaque personne l’occasion de s’exprimer, indépendamment de son opinion186, durant son tour de parole. Seuls les propos racistes, sexistes, homophobes ou violents envers les personnes, ne sont pas acceptés lors des rassemblements186. Un traitement différent est appliqué pour les propos violents envers des institutions ou des phénomènes économiques. Ainsi des propos violents « contre la mondialisation ou contre les banques » sont tolérés186. Dans les faits, cette vocation de parole libre est parfois confrontée à des réactions hostiles, de la part de certains individus refusant d’attendre le tour de parole186, ou d’autres marqués à gauche qui insultent des personnalités dont elles estiment que les opinions sont malvenues88,186.

Motivations locales

En raison de sa répartition sur le territoire français et de sa volonté d’être plus proche des citoyens et du terrain, plusieurs implantations du mouvement comportent des revendications locales.

Certaines obtiennent un certain soutien national, en étant défendues à l’assemblée générale de Paris. Notamment la lutte pour la zone à défendre contre le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes187188, ou la lutte contre la fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens et la condamnation de syndicalistes de cette usine pour avoir retenu quelques heures leur patron188.

Lors de l’assemblée parisienne du 11 avril, des habitantes et habitants de la zone à défendre contre le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes prennent la parole pour partager quelques questions189.

D’autres revendications restent à l’échelle purement locale. On trouvera par exemple, à Dijon, des opposants au bétonnage des terres maraîchères du quartier des Lentillères190, à Poitiers en soutien à une famille roumaine191 ou, à Montpellier, des opposants à la déforestation de l’espace vert de la colline de Las Rébes dans le quartier des Cévennes192.

Refus d’alliance avec certains groupes

Nuit debout se revendique comme en dehors du système politique en place, ainsi aucune alliance claire n’est nouée avec les partis politiques, ni avec les syndicats[réf. souhaitée].

Bien que le mouvement se dise ouvert à tous, « la lutte contre toutes formes de discrimination telles que le sexisme, le racisme et l’homophobie » est une motivation omniprésente193, cela amène Nuit debout à refuser le rapprochement avec certains autres groupes, même ceux opposés à la Loi El Khomri.

Début avril, une tentative de noyautage de l’assemblée générale de Nuit debout Paris par le groupuscule Égalité et Réconciliation échoue19.

Début juin, Nuit debout Paris rejette la proposition de rapprochement des Veilleurs (mouvement proche de la Manif pour tous), jugeant la position de ces-derniers sur le mariage homosexuel discriminatoire193. Plusieurs parallèles sont pourtant faits entre Nuit Debout et le mouvement des Veilleurs, en particulier par le politologue Gaël Brustier194. Axel Rokvam, fondateur des Veilleurs, affirme qu’il existe des différences fondamentales de forme et de fond entre les deux mouvements195 mais reconnaît une « intuition commune que des ordres injustes sont en place » et une volonté d’y répondre par une forme de résistance196.

Ampleur du mouvement

Le 14 avril 2016, plus de 80 villes françaises , 8 villes espagnoles, 9 villes belges, 1 ville allemande (Berlin), 1 ville néerlandaise (Amsterdam), 1 ville portugaise (Lisbonne), et 1 ville taïwanaise (Taichung) sont concernées197.

En France

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Assemblée générale à Nice le 15 avril 2016.

Le mouvement est représenté dans toute la France, notamment à partir du 5 avril21. Soixante villes sont concernées le samedi 9 avril198.

Les assemblées sont quotidiennes à Paris, et rassemblent des milliers de participants chaque soir début avril199. Elles regroupent quotidiennement des centaines de personnes à Lyon200.

En tout, 140 villes en France ont organisé des rassemblements Nuit Debout201.

[afficher]

Liste des mouvements « Nuit debout » en métropole
  • 240px-Nuit_debout_Grenoble_20160410_7080 dans Politique

    À Grenoble.

  • 269px-Nuit_Debout_-_La_Rochelle_-_46_mars_-_06 dans Rue89

    À La Rochelle.

  • 240px-AG_Nuit_Debout_Lille dans Sceptiques du Québec

    À Lille.

  • 240px-Assembl%C3%A9e_G%C3%A9n%C3%A9rale_3_-_Nuit_Debout_Lyon dans Troll

    À Lyon.

  • 270px-Atelier_lors_de_la_Nuit_Debout_%C3%A0_Montpellier_%28_40_mars_%29 dans Ufoscepticisme

    À Montpellier.

France d’outre-mer

Le mouvement est également représenté en France d’outre-mer :

En Belgique

Hors de France, c’est en Belgique que le mouvement a pris le plus d’ampleur380 ; notamment à Bruxelles à partir du 7 avril (place des Barricades puis mont des Arts)381,382.

Les premières Nuit debout se tiennent le 9 avril 2016 à Liège23,383, le 12 avril à Namur384, le 16 avril à Charleroi385 et Mons386,387, le 17 avril à Tournai388, le 21 avril à Louvain-la-Neuve389.

En Région flamande, la première Nuit debout se tient le 14 avril 2016, à Gand390,391.

Autres pays

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Nuit debout à Madrid.

Le mouvement apparaît en Allemagne à Berlin où une soixantaine de personnes se sont réunies392,393 et à partir du 17 avril à Leipzig, manifestation qui a réuni une cinquantaine de personnes394,395.

Le 9 avril, le mouvement s’exporte au Portugal, dans sa capitale Lisbonne396. Et en Espagne, symboliquement, il atteint Madrid396, point de départ du Mouvement des Indignés en 2011, puis Valence, Saragosse, Tarragone, Murcie, Barcelone315.

Le 14 avril 2016, Nuit debout se tient pour la première fois aux Pays-Bas, à Amsterdam où quelques personnes se sont réunies397,398 et le 15 avril 2016 à Luxembourg399.

Le 22 avril 2016, Nuit debout s’exporte vers l’autre côté de l’Atlantique, au Québec, à Montréal où environ 200 personnes se sont rassemblées400.

Le 11 juin, des jeunes Congolais essayent d’importer Nuit debout à Kinshasa, mais l’événement ne réunit que quelques dizaines de personnes et est dispersé par la police. 5 manifestants sont arrêtés, et tous relâchés dans la soirée ou le lendemain401.

Global Debout

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Global Debout à Paris
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Assemblée générale à Salamanque en Espagne, dans le cadre de Global Debout.

Les 7 et 8 mai 2016, Nuit debout en France appelle, par un texte traduit en huit languesnote 2 à internationaliser le mouvement le 15 mai (« 76 mars ») en occupant des places partout dans le monde402. Cette date a l’avantage d’être fériée dans plusieurs pays (Dimanche de Pentecôte), et correspond symboliquement au cinquième anniversaire du Mouvement des Indignés403.

Cet appel est suivi en Espagne, avec des rassemblements de plusieurs milliers de personnes à Madrid404,405,406 et environ 1 200 à Barcelone407.

Au total, des manifestations sont organisées dans 300 villes en France403, et 130 autres villes réparties dans 28 pays403,404, mais en dehors de Madrid, Paris et Barcelone, les rassemblements restent de taille modeste, voire très modeste406.

Quelques chiffres :

Littérature

Dans Chants d’utopie, premier cycle de Brice Bonfanti, le chant XVIII du livre 1 est consacré à Laylâ (la nuit, en arabe), une Nuit Debout rêvée, mêlant l’hégéliano-marxisme à l’alchimie, d’inspiration aussi zapatiste, sous le titre : Nous sommes ce que nous ne sommes pas encore409.

Notes et références

Notes

  • La loi Travail, les migrants, la démocratie, le renseignement et les caméras de vidéo-protection.

Références

  1. Brice Bonfanti, Chants d’utopie, premier cycle, Paris, Sens & Tonka, 19 avril 2017, 188 p. (ISBN 978-2357291034)

Annexes

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Articles connexes

Bibliographie

Filmographie

Lien externe

 

Des trafiquants de drogue dans le Lot, à Figeac, Cahors et même à Puy-l’Evêque…

Une lecture instructive que je recommande à tous.

Elle permet d’appréhender quelque peu trafics et trafiquants dans le Lot à partir d’affaires rapportées par la presse à compter de 2010, année où le Toulousain Mohamed Merah a commencé à se préparer pour ses attentats de mars 2012.

Les villes de Figeac (première sous-préfecture, dans le nord-est du département, 9 833 habitants en 2016) et Cahors (préfecture, au sud du département, 19 405 habitants en 2016) sont régulièrement citées comme lieux des trafics. Gourdon (seconde sous-préfecture du département, dans le nord-ouest, 4 202 habitants en 2016) l’est aussi de temps en temps.

Et pour Puy-l’Evêque (1 984 habitants en 2016), c’est tout récent : c’est tombé la semaine dernière, là, comme ça, tout à coup…

Moi je vous dis : on se rapproche de la Maison de l’Horreur…

Egalement à lire ou à relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/01/11/terrorisme-les-djihadistes-du-lot-sont-tres-entoures/

Enjoy !

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2010/11/04/941369-figeac-drogue-le-proces-du-plus-gros-trafic.html

Figeac. Drogue : le procès du plus gros trafic

 

  • La drogue saisie dans les caches.

La drogue saisie dans les caches. Photo DDM, archives.

Publié le 04/11/2010 à 07:52

Quatre hommes de 22 à 30 ans comparaissent cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Cahors. En juillet dernier, la gendarmerie avait démantelé un trafic s’opérant entre l’Espagne et le Figeacois, portant sur 50 kg de résine de cannabis et 1 kg de cocaïne.

Cet après-midi, quatre Figeacois seront jugés devant le tribunal correctionnel de Cahors. Interpellés en juillet pour transport ou complicité de transport, détention, cession et usage de stupéfiants, trois d’entre eux devaient être jugés en comparution immédiate, mais ils avaient décidé de bénéficier d’un délai pour préparer leur défense et avaient été placés en détention provisoire. Il faut dire que ce trafic de drogue mis au jour par les gendarmes porte sur plusieurs dizaines de kilos de résine de cannabis et un kilo de cocaïne (lire encadré).

Une quinzaine de personnes étaient soupçonnées d’être impliquées à des degrés divers. Certaines sont passées devant le délégué du procureur ; d’autres ont été jugées selon la procédure du « plaidé coupable ».

En septembre, l’un des trois prévenus, Sébastien C., 30 ans, cadre dans une société de sous-traitance aéronautique, poursuivi pour complicité de transport, détention, cession et usage de stupéfiants car soupçonné d’avoir conduit une voiture ouvreuse, avait été relâché. Son avocat Mustapha Yassfy souligne : « C’est un primo délinquant. Il s’est rendu compte qu’il avait été manipulé. Il n’a rien touché du trafic ».

Deux autres prévenus sont toujours détenus depuis le 8 juillet : celui qui risque le plus gros est Halim K., chef de famille et patron d’une entreprise en nom propre. Considéré comme l’animateur du réseau, il comparaîtra en récidive légale, après avoir déjà été condamné pour des faits similaires. Il sera défendu par Simon Cohen du barreau de Toulouse.

Un quatrième prévenu jugé

Pour sa part Jérémy F., 26 ans, en détention, est poursuivi pour complicité de transport, détention, cession et usage de stupéfiants. Il sera défendu par Henri Touboul.

Entre la comparution immédiate et le jugement d’aujourd’hui, un quatrième prévenu est renvoyé en correctionnelle par citation directe du parquet : Cédric J., 22 ans, poursuivi pour transport, détention, cession et usage de stupéfiants. Il comparaît libre, mais se trouve déjà sous le coup d’un sursis avec mise à l’épreuve, pour des faits de nature différente. Il sera défendu par Damien Thébault.


50 kg de shit et 1 kg de cocaïne

Au terme d’une longue enquête débutée il y a près de deux ans, à la suite d’une précédente saisie de 3 kg de résine de cannabis à Figeac, les gendarmes avaient mis au jour, en juillet dernier, un trafic de 50 kg de résine de cannabis et d’1 kg de cocaïne, dans le Figeacois. Selon l’enquête, certains prévenus se rendaient régulièrement en Espagne ou à Perpignan à bord de deux véhicules, pour s’approvisionner en drogue. Le trafic aurait au total concerné jusqu’à 180 kg de résine de cannabis. Un trafic juteux puisque la cocaïne se revend jusqu’à 100 € le gramme et le cannabis environ 30 € les 10 grammes.

Bernard-Hugues Saint-Paul

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2011/03/18/1037636-figeac-drogue-trafic-demantele-treize-arrestations-prison-ferme-cerveau.html#xtor=RSS-6

Figeac. Drogue : un trafic démantelé, treize arrestations et prison ferme pour le cerveau

 

Publié le 18/03/2011 à 08:32

 

Hier, le tribunal correctionnel de Cahors a condamné un Figeacois de 41 ans à 3 ans de prison, dont 18 mois avec sursis avec une mise à l’épreuve de 24 mois, pour acquisition, détention, vente ou cession, et usage de produits stupéfiants, entre le 12 février 2008 et le 15 mars 2011 (date de l’interpellation). Une peine un peu plus légère que les quatre ans de prison, dont deux avec sursis requis par Magali Norguet, substitut du procureur. « Dans les trafics de drogue, on paie toujours l’addition », soulignait Isabelle Six, présidente du tribunal, qui déplorait le comportement de l’auteur principal de ce trafic, pour lequel treize personnes ont été interpellées mardi et mercredi, trois (dont le prévenu) placées en garde à vue : outre le procès d’hier, quatre personnes seront jugées en correctionnelle le 30 juin et huit (dont l’épouse du prévenu) seront jugées prochainement en composition pénale.

Le quadragénaire, dont le casier judiciaire comporte dix condamnations de 1989 à 2008, fut un ancien toxicomane aux drogues dures. Agent communal à Figeac, marié et père de trois enfants, il était déjà mis en examen dans une autre affaire de drogue en 2008. Pour autant, il continuait tous les jours à 17 heures, à se rendre en scooter place de la Raison à Figeac, pour fournir des clients locaux ou parfois aveyronnais. à son domicile, les enquêteurs ont retrouvé près de 1,3 kg de résine de cannabis. Les écoutes téléphoniques et les auditions des mis en cause ont permis d’évaluer que l’homme avait écoulé en quatre ans plus de 41 kg de drogue et perçu près de 125 000€. Mettant en avant l’état de dépendance de son client « qui ne conteste pas les faits », ayant entraîné le trafic, Damien Thébault, avocat de la défense, regrettait le choix de la procédure de comparution immédiate dans cette affaire.

B.-H. S.-P.

 

 

https://www.sudouest.fr/2011/07/02/trafic-de-drogue-neuf-personnes-interpellees-442138-1733.php

Trafic de drogue : neuf personnes interpellées

 

Publié le 02/07/2011 à 0h00.

 

Les policiers ont saisi 3,450 kg de cannabis.

 

Mardi, les hommes de l’antenne départementale de la police judiciaire et du commissariat de Bergerac ont saisi 3,450 kg de cannabis, 500 grammes d’héroïne et 11 000 euros, dont une bonne partie en liquide. La drogue et l’argent ont été retrouvés chez des particuliers domiciliés à Bergerac, Gourdon (46), Eymet et Toulouse.

La drogue venait d’EspagneLes perquisitions, qui étaient organisées sous le contrôle du juge d’instruction de Bergerac, ont débouché sur l’interpellation de neuf ipersonnes. Six d’entre elles ont été mises en examen, à l’issue de quoi, deux ont été placées sous contrôle judiciaire et les quatre autres ont été conduites en détention provisoire. Les quatre personnes actuellement détenues sont originaires de Bergerac, pour deux d’entre elles, de Gourdon pour la troisième, et de Toulouse pour la quatrième.

Les prévenus, âgés pour la plupart d’une vingtaine d’années, formaient un véritable réseau autour de la tête présumée, un homme de 40 ans originaire de Bergerac, déjà condamné pour trafic de drogue à Limoges en 2006. Les membres du réseau s’approvisionnaient en cannabis, héroïne, cocaïne et extasie en Espagne. La majeure partie de la drogue était ensuite revendue sur Bergerac, le reste des produits étant distribués sur Gourdon et Toulouse.

Lors des perquisitions, deux restaurants kebabs ont été mis sous scellés, l’un à Bergerac et l’autre à Gourdon. Un véhicule a également été placé sous scellés.

Ce vaste coup de filet faisait suite à l’ouverture d’une information judiciaire en 2010. Depuis, « plusieurs petites affaires », selon le parquet de Bergerac, avaient conforté les soupçons des enquêteurs.

Émilie Delpeyrat

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2012/03/30/1319218-cahors-plaque-tournante-du-trafic-de-drogue.html

Cahors, plaque tournante du trafic de drogue

 

  • Maître Yassfi se prépare. Cette longue audience s'est ouverte hier et s'achève ce soir.

Maître Yassfi se prépare. Cette longue audience s’est ouverte hier et s’achève ce soir. Photo, Marc Salvet.

 

Publié le 30/03/2012 à 08:18

 

Vingt-huit prévenus, trois trafics de drogue démantelés (cannabis, cocaïne, héroïne) avec pour décor la ville de Cahors, véritable plaque tournante où ce petit monde faisait fructifier ces affaires lucratives, ont occupé les débats d’une première journée d’audience, hier, au tribunal correctionnel de Cahors.

Les ventes de drogues qui ont conduit les prévenus au tribunal ont eu lieu entre l’année 2006 et 2007. Trois hommes de 39 ans, 40 ans et 46 ans ont essentiellement opéré à Montauban, mais la majeure partie des tentacules des trafics s’est étendue dans le Lot, notamment à Cahors pour la revente, puis à Arcambal, Espère et Degagnac où l’on retrouve des consommateurs assidus de résine de cannabis, fournie par trois individus au service du cerveau, installé dans la ville rose.

« L’affaire a démarré le 23 juin 2006, par le biais d’une dénonciation anonyme », rappelle Anne-Claire Bourdon, présidente du tribunal.

Un homme de 46 ans, qui détenait et revendait du cannabis à Cahors, est appelé à la barre. « Vous vous êtes décrit comme l’un des maillons de trafic de stupéfiants », rappelle la présidente. Les écoutes téléphoniques ont confirmé les ventes répétées de drogue.

Au téléphone, ce jeune père de famille, qui se dit « rangé », évoquait la vente de « petits bonbons ».

Les enquêteurs ont bien sûr rapidement traduit ces termes par « barrettes de cannabis ».

Le cerveau de l’affaire trafiquait aussi en prison

« Je faisais ça pour m’acheter un véhicule et me reloger », lance le prévenu. Deux autres hommes, absents à l’audience, servaient d’intermédiaire pour la revente. L’un d’eux aurait eu en charge près de 12 kg de cannabis. Le cerveau toulousain, un homme de 36 ans, ne venait à Cahors que pour récupérer l’argent, parfois avec l’aide de plusieurs femmes (lire notre encadré). Il a été placé en détention provisoire durant 6 mois. « J’essayais de faire passer du cannabis en prison », a-t-il reconnu, en niant tout trafic de stupéfiant. Les écoutes téléphoniques ont démontré le contraire.

L’homme a alors avoué avoir fourni le principal vendeur cadurcien à trois reprises : « trois fois 900 grammes, puis je lui indiquais des endroits où il pouvait se procurer la drogue », précise-t-il.

Il a confirmé ses déplacements dans la belle cité médiévale, point stratégique du trafic où s’est aussi développée la vente de cocaïne. Elle était acheminée par un individu de 45 ans qui se fournissait à Perpignan et aux Pays-Bas, grâce au véhicule d’un « contact » toulousain qui lui prêtait une voiture et dont les responsabilités semblent difficiles à établir.

« Ce n’était pas un ange », souligne l’infatigable voyageur, qui a indiqué se fournir pour lui-même et la revente « car il fallait bien financer mes déplacements », a-t-il justifié.

Aujourd’hui, suite et fin de cette audience où les maillons du trafic dévoilent peu à peu leur position et leur rôle précis.


affaire de drogue au tribunal

Le rôle des femmes dans le dossier cannabis

Le rôle de la compagne de l’homme fournissant du cannabis aux revendeurs qui écumaient la ville de Cahors (lire ci-contre) a été longuement commenté par la présidente du tribunal correctionnel, hier. Anne-Claire Bourdon a révélé que cette jeune femme est « venue à Cahors pour récupérer de l’argent auprès des vendeurs. Dans ses dépositions, elle a précisé qu’elle voulait rendre service à son compagnon, mais qu’elle n’était pas consommatrice de drogue .» Une autre des femmes au cœur de l’affaire, qui a fréquenté le trafiquant toulousain entre mars et septembre 2008, veut aussi se dédouaner de cet encombrant dossier en indiquant avoir constaté que son compagnon « détenait beaucoup d’argent. J’ai vu au moins 2 kg de cannabis dans un sac. Je consommais avec lui. Lorsque je venais à Cahors, j’attendais dans la voiture. J’ai arrêté tout ça. C’est une période noire de ma vie. Je ne fume désormais que des cigarettes », a-t-elle conclu. De son côté, une amie du même fournisseur a avoué qu’elle avait « accepté de transporter et de livrer 1,8 kg de cannabis. J’avais aussi de la cocaïne (85 g). Je l’ai gardé pour ma consommation personnelle. En effet, j’avais menti lors de ma déposition sur le fait que je prenais 1 g de cocaïne par mois.

En fait, c’était 4 g par semaine. Aujourd’hui, j’ai tout arrêté.

Ma garde à vue a été beaucoup trop stressante pour moi », déclare-t-elle à la présidente.

Hôtesse d’accueil dont le contrat à durée déterminée s’apprête à être renouvelé, cette personne, à l’instar des autres femmes impliquées, apparaît comme une « complice malgré elle », instrumentalisée par un ami qui l’utilisait le plus souvent comme simple chauffeur.

Jean-Luc Garcia

 

 

https://www.toulouse7.com/2016/11/29/trafic-cannabis-heroine-figeac-decazeville/

Un trafic de Cannabis et héroïne démantelé entre Figeac et Decazeville

 

Un trafic de Cannabis et héroïne démantelé entre Figeac et DecazevillePlusieurs dizaines de gendarmes du Lot et du Tarn ont participé à cette enquête.

 

Les gendarmes du Lot ont arrêté 6 personnes soupçonnées d’avoir organisé un trafic de drogue entre l’Espagne, le Lot et l’Aveyron. De l’héroïne et plusieurs centaines de grammes de Cannabis ont été saisies.

 

Plus d’une dizaine de kilos de cannabis : voilà ce qu’auraient écoulé les membres d’un réseau de trafic de drogue organisé entre l’Espagne, le Lot et l’Aveyron selon les estimation des enquêteurs.Après plusieurs mois d’enquête, les gendarmes ont procédé à plusieurs arrestations.

Deux hommes âgés d’une quarantaine d’années, originaires de Decazeville et Aubin ont d’abord été interpellés à bord d’un véhicule où était cachées 400 grammes de résine de cannabis.

D’autres complices présumés ont été interpellés dans la région de Figeac. Les différentes perquisitions ont permis la saisie de plus d’un kilo de résine de cannabis, de plus de quatre kilos d’herbe de cannabis et de 10 grammes d’héroïne ont précisé des sources proches de l’enquête.

Trois d’entre eux ont été jugés en comparution immédiate lundi. Ils ont été condamnés à 30 mois de prison ferme dont 10 avec sursis pour deux d’entre eux et 10 mois dont 5 mois avec sursis pour le troisième.

 

 

 

https://www.blogdesbourians.fr/gourdon-trafic-de-drogue-demantele/

Gourdon: Trafic de drogue démantelé

 

par  • lundi, 26 décembre 2016 • Commentaires fermés sur Gourdon: Trafic de drogue démantelé

Des trafiquants de drogue dans le Lot, à Figeac, Cahors et même à Puy-l'Evêque... dans AC ! Brest Justice-192x133Le jeudi 15 décembre, à 16 heures, C. et B. respectivement âgés de 26 et 21 ans, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Cahors. Les deux prévenus se voient opposer les mêmes incriminations, à savoir : transport, détention, offre, cession, acquisition de cannabis. S’ajoute pour le second, l’infraction de consommation de produits stupéfiants.

Pour C., les faits reprochés ont débuté le 1er juin dernier et pour B., le 4 novembre 2015. Le coup d’arrêt assuré à leurs agissements a été assuré par la gendarmerie de Gourdon le mercredi 14 décembre dernier.

L’affaire aurait pris un caractère familial

Pierre-Louis Pugnet, président du tribunal confie à William Delamarre, le soin de mener l’instruction à l’audience.

Dans un premier temps, le juge évoque la situation de B. en faisant état d’une première perquisition menée à son domicile en novembre 2015. À ce moment-là, sont découverts des plants de cannabis, chez la mère du prévenu et du matériel chez son frère. Les investigations se poursuivent et vont conduire, en septembre dernier, à la saisie de barrettes de cannabis et d’argent liquide… Au moment de son entrée en scène dans ce trafic de drogue, C. apparaît comme le fournisseur principal de B., se chargeant de l’approvisionnement sur Marseille et Toulouse. Le 3 novembre dernier un contrôle met en évidence l’implication de la mère, du frère et même du père de B. L’entreprise prend « un caractère familial ! » déclare le juge. Une nouvelle perquisition, permet la saisie d’argent liquide, une balance électronique, 10 g. de résine de cannabis,…

Quant à C., il reconnaît avoir créé un réseau de revente. Il confirme à l’audience ses déclarations faites aux enquêteurs :

« J’allais m’approvisionner sur Toulouse principalement et cela me rapportait environ 2 000 euros par mois. »

D’autres protagonistes ont été pris dans ce coup de filet et font l’objet de procédures, qui les conduiront prochainement devant la justice. Eux aussi !

« C. a reconnu assez vite les faits reprochés », poursuit le juge Delamarre. Le prévenu explique sa motivation :

« Je n’avais pas de travail, c’était la facilité. Je reconnais avoir créé un réseau… Après voilà, toujours pareil, c’est le manque de moyens pour vivre ! »

Selon ses dires, le prévenu aurait écoulé 400 g. de cannabis par mois, dont une partie auprès de B.
S’adressant à B. le juge Delamarre lui demande :

« Pourquoi avez-vous nié les faits dans un premier temps ? »

« On m’a appris à tenir ma langue ! » rétorque le prévenu. Puis, se montrant plus explicite, il explique qu’il est difficile de s’en sortir lorsqu’on a un crédit sur le dos, un loyer à payer, des factures en instance. B. assure que la vente du cannabis, lui permettait seulement d’assurer le paiement de sa consommation personnelle. « J’ai juste refait les sous que j’ai investis ! » assure-t-il.

Les deux hommes ont déjà le casier judiciaire entaché de condamnations, pour des faits liés aux stupéfiants notamment.

C.vit en couple et il est père d’un enfant de quatre mois. Il perçoit le RSA à hauteur de 600 euros par mois. À présent, son souhait serait d’entrer dans l’armée. Pas moins !

Pour sa part, B. est titulaire d’un CAP de peintre en bâtiment, mais s’est retrouvé au chômage. Par ailleurs, la justice s’étonne qu’il n’ait pas honoré les convocations des juges, qui lui avaient été adressées à plusieurs reprises. Arguant de sa bonne foi, B. indique :

« Je voulais bien répondre à ces convocations, mais la voiture est tombée en panne deux fois et l’autre fois, j’avais juste oublié. »

Un « fléau » pour la société ?

Autant d’éléments qui ne passent pas inaperçus auprès d’Agnès Jorda, Substitut du Procureur, qui ne va pas être tendre dans ses réquisitions.

Après avoir salué la qualité des travaux menés par la brigade de gendarmerie de Gourdon, elle dénonce le mode de vie choisi par les deux prévenus. Elle s’insurge contre la désinvolture de B. et s’indigne de ce que ce trafic ait pu atteindre des mineurs. « Cette drogue est un fléau pour notre société et ces arrestations sont salutaires pour Gourdon et le Lot ! » tonne-t-elle. Elle rappelle aux prévenus qu’ils encourent jusqu’à 10 ans de prison. Il est requis à leur encontre :

– pour B., 12 mois de prison, dont 4 avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, plus obligation de travail et de soins, et mandat de dépôt,

– pour C, 18 mois de prison, dont 6 avec sursis et mise à l’épreuve pendant 24 mois, avec obligation de travail et mandat de dépôt.

Maître Christian Calonne, avocat de B. dépeint une société « qui s’effondre » où l’on compte trois millions de consommateurs de cannabis en France, générant trois milliards de chiffre d’affaire. « D’où la difficulté de combattre ceux qui sont au bas de l’échelle, pour qui le bénéfice des ventes servait à couvrir la consommation personnelle » affirme l’avocat. Plutôt qu’une incarcération, Maître Calonne préconise une peine avec sursis. Et l’ancien bâtonnier d’ironiser sur une obligation de travail, « quand la société compte plus de trois millions de chômeurs ! »

Même ton, chez maître Henri Touboul, avocat de C. se montrant surpris de la lourdeur des réquisitions. L’avocat insiste sur la loyauté de son client qui a fait acte de repentir actif en acceptant de favoriser l’enquête. Maître Touboul demande au tribunal de ne pas hypothéquer l’avenir de son client et il sollicite une peine de prison avec sursis, qui aurait le mérite de « faire planer le couperet », tout en amenant son client à la formation et au travail. Et C. d’ajouter : « Je promets de rechercher du travail et d’aller dans le droit chemin. »

JC Bonnemère La Vie Quercynoise

 

 

https://www.toulouse7.com/2017/01/21/heroine-cocaine-cannabis-nouvelle-saisies-a-cahors/

Héroïne, Cocaïne, Cannabis. nouvelle saisies à Cahors

 

Héroïne, Cocaïne, Cannabis. nouvelle saisies à CahorsLa filière remontait jusqu’en Espagne où les dealers s’approvisionnaient régulièrement. Crédit Photo Gendarmerie du Lot.

 

Un vaste trafic de stupéfiants vient d’être démantelé dans le Lot. La filière installée à Cahors se ravitaillait régulièrement en Cocaïne, Héroïne ou Cannabis en Espagne. L’enquête menée par les gendarmes sous la direction du procureur de la République a abouti en début de semaine par une importante saisie de stupéfiants et d’argent liquide : plus de un kilo de résine de cannabis, 285 grammes d’héroïne, 334 grammes de cocaïne, 427 grammes d’herbe de cannabis, près de 300 grammes de produits de coupe, des produits de substitution et environ 2400 Euros en numéraire provenant du trafic.

condamnations à de la prison ferme

Plusieurs personnes ont été arrêtées à Cahors et Varaire. Ce business très lucratif rapportait plusieurs milliers d’euros par semaine. 6000 euros selon les estimations des enquêteurs.

Jugés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Cahors mercredi deux membres du réseau ont été condamnés à 04 ans et demi de prison ferme pour l’homme et à 18 mois de prison ferme pour la femme. D’autres protagonistes seront jugés dans les prochaines semaines.

Sur le Sujet:

  1. Grenade. le dealer de Cannabis et Cocaïne avait porté plainte pour vol
  2. Cocaïne, héroïne et cannabis saisies par la police à Toulouse Bellefontaine
  3. Un trafic de Cannabis et héroïne démantelé entre Figeac et Decazeville

 

 

https://www.radiototem.fr/quercy-rouergue/1273-un-nouveau-trafic-de-drogues-demantele-a-cahors

Un nouveau trafic de drogues démantelé à Cahors

 

Le 1 Février 2017. Publié dans Quercy-Rouergue

Lot

Trois prévenus sont jugés ce mercredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Cahors. Ils ont participé à un trafic de drogues pendant deux ans.

Trois prévenus sont jugés ce mercredi après-midi, à partir de 14 heures, en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Cahors dans une nouvelle affaire de trafic de stupéfiants. Ils ont été interpellés lundi matin par les policiers cadurciens au terme d’une longue enquête.

Deux ans de trafic

Ce trafic a duré près de deux ans dans le centre de l’agglomération et porte sur au moins 12 kilos de résine de cannabis, de la cocaïne et du crack.

« Ce nouveau dossier jugé ce jour, illustre clairement la volonté affichée du parquet de Cahors de lutter efficacement et sans relâche contre tous les trafics de produits stupéfiants », explique le Procureur de la République de Cahors, Nicolas Septe.

Il affiche deux priorités : « lutter contre les infractions sous-jacentes nées des trafics (vols, violences, extorsions) et éviter que le deal de stupéfiants se banalise ».

Il y a deux semaines, le 18 janvier, un couple de Cadurciens a aussi été jugé et condamné à de la prison ferme dans une affaire de trafic de drogues.

  • Créé le 1 Février 2017.

 

 

http://www.syndicat-snpm.fr/a-cahors-deux-cadurciens-et-trois-toulousains-ecroues-pour-trafic-de-cocaine-et-dheroine/

 

 

https://actu.fr/societe/cannabis-figeac-dans-lot-trafiquant-condamne-5-ans-prison-confiscation-vehicules_15097915.html

Cannabis à Figeac et dans le Lot. Un trafiquant condamné à 5 ans de prison et confiscation de véhicules

 

Des allées et venues entre Figeac, Perpignan, l’Espagne et Brive, une cache découverte dans le trou d’un talus, de l’argent par paquets de 10 000 €, le recours à un neveu mineur… un trafiquant de drogue de Figeac n’a pas pu sortir des mailles de la justice.

 

Publié le 22 Jan 18 à 8:01
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Un trafiquant de drogue résidant à Figeac, qui n’en était pas à son coup d’essai, vient d’écoper d’une longue peine de prison. © Harmony Accorsi

 

Jeudi 11 janvier 2018, peu après 17 h, H. 38 ans, a fait son entrée au Palais de justice de Cahors, sous escorte policière. Incarcéré à la maison d’arrêt Beausoleil de Montauban depuis le 20 juillet 2016, il est en attente de jugement devant le tribunal correctionnel. Dans le cadre d’une vaste opération de démantèlement de trafic de cannabis menée dans la région de Figeac entre le 28 septembre 2015 et le 18 juillet 2016. H. est poursuivi pour quatre motifs :

– Offre de cannabis, en récidive légale,

– Acquisition de cannabis, en récidive légale,

– Détention de cannabis, en récidive légale,

– Incitation de mineur au transport de cannabis.

Vincent Ramette, président du tribunal, épluche le dossier en menant une véritable instruction à l’audience. Il égraine les faits, tout en sollicitant du prévenu, précisions et commentaires.

Le trafic pouvait rapporter jusqu’à 100 000€

L’enquête démarre sur la base d’un renseignement anonyme, faisant état d’un trafic de stupéfiants aux abords de la boîte de nuit « Le Baron », à Figeac. D’emblée apparaît le nom de H., comme étant celui de la personne susceptible d’assurer l’approvisionnement en cannabis. Un véhicule de marque Volkswagen à bord duquel circule H. est repéré. Celui-ci appartient à sa mère. Les gendarmes apposent alors sur le véhicule, un dispositif permettant de le géolocaliser. Ainsi sont repérés des déplacements vers Perpignan et l’Espagne, toutes les 3 – 4 semaines.

– « J’ai dû faire 5 déplacements en tout et pour tout et c’était pour aller faire la fête avec des amis » souligne H..

En revenant du sud de la France, la voiture de H. emprunte une petite route aux abords de Figeac, qui conduira les enquêteurs à la découverte d’un trou dans un talus, bordant le chemin en direction du lieu-dit la « La Déganie »… Une cache où est retrouvée une « grosse somme d’argent » et des savonnettes de cannabis, sur lesquelles est inscrite la mention « Bonne chance ». Par ailleurs, il est établi que H. loue un logement rue Caviale à Figeac, tout près du Kebab « Le Médina » qu’il a lui-même ouvert quelques mois auparavant.

Le 7 mai 2016, les gendarmes tentent d’intercepter H. au volant de son véhicule. S’engage alors une course-poursuite en direction de l’Aveyron. Des pointes de vitesse à 170 km/h sont enregistrées, avant que H. s’évanouisse dans la nature, après avoir abandonné son véhicule, au beau milieu d’une cité HLM de Decazeville.

– « Il n’y a pas eu de refus d’obtempérer de ma part, je n’ai vu aucun gendarme me faire signe de m’arrêter ! » rétorque H.. Imparable !

Une perquisition menée au domicile de sa compagne et de leur enfant de sept ans, permet aux gendarmes de retrouver 750 € sur une étagère de bibliothèque, ainsi que deux feuilles portant un semblant de comptabilité.

– « C’était de l’argent du Kebab, que je devais remettre à la banque et qu’on avait mis entre des livres pour défroisser les billets » précise H.. Précautionneux !

8,8 kg de cannabis sont retrouvés au logement de H. et 300 gr de cannabis au Kebab. Explications du prévenu.

– « À un moment donné, j’ai eu des problèmes avec les gens du sud, qui me faisaient stocker de la marchandise et me faisaient transporter de l’argent, mais mon rôle se limitait à ça » affirme H. droit dans ses bottes. Bonne poire !

– « Que vous vendiez ou pas, peu importe, c’est une participation active ! » observe le président Ramette, qui entend remettre les pendules à l’heure.

– « Et les 300 gr de cannabis retrouvés au Kebab, et ce couteau portant des résidus de cannabis sur la lame ? » poursuit le président.

– « Honnêtement, j’étais un gros consommateur à l’époque, ces 300 gr c’était pour moi » assure le prévenu.

– « Ça rapportait pas mal tout ça ; dans une de vos déclarations vous précisez qu’avec toutes ces sommes réunies cela pouvait atteindre 100 000€ ! » reprend le président.

– « C’est pas vrai, je n’ai jamais dit ça, les gendarmes ont ajouté des zéros ! » s’emporte H..

Vincent Ramette ne lâche rien. Il relève dans les déclarations de H. aux enquêteurs, que les paquets d’argent étaient conditionnés par sommes de 10 000 € et la somme de 100 000€ est évoquée à plusieurs reprises par le prévenu lui-même. Le prévenu répète « qu’il ne transportait pas de stupéfiants, simplement des sommes d’argent ». Il aurait accepté de rendre ce service « pour ne pas avoir sur le dos ces mystérieux fournisseurs, dont il ne veut pas révéler l’identité.

Il fait transporter de la drogue à un mineur !

H. affirme qu’il en avait « marre de tout cela », au point qu’il avait prévu de se présenter à la gendarmerie.

– « Pourquoi ne l’avez-vous pas fait ? » interroge M. Ramette.

– « Parce que ce jour-là, il faisait chaud ! J’ai sonné à la porte de la gendarmerie et personne n’a répondu… Alors je suis reparti et je me suis dit que j’allais attendre à l’automne, car en prison, il fait tellement chaud dans les cellules l’été ; c’est l’horreur M. le juge, vous ne pouvez pas savoir ! » explique H..

Le président ne paraît pas convaincu par l’argumentation, même s’il se montre sensible aux conditions d’incarcération, décrites par le prévenu. Il chasse un chat de sa gorge, avant de s’intéresser de plus près à la demande faite par H. à son neveu.

– « Vous qui étiez censé l’éloigner de ses mauvaises fréquentations toulousaines, vous qui passiez pour être un modèle de réinsertion, vous demandez à votre neveu d’aller sortir de la voiture le gros paquet de cannabis, pour le porter chez vous, en lui demandant de dire que cela lui appartenait ? » interroge M. Ramette.

– « Je n’aurai jamais dû l’appeler, c’est là mon erreur, je le reconnais M. le juge. Mais jamais, je ne lui ai demandé de dire que cela lui appartenait ! » reprend H..

H. sera interpellé le 18 juillet 2016, au volant de la voiture Saxo de sa sœur, en possession de 547 € en liquide.

Mme Cécile Lasfargues, Substitut du Procureur, demande des éclaircissements sur les mouvements d’argent et de stupéfiants, par rapport à la cache.

Réponse du prévenu : « Je ne sais plus très bien, les faits datent de plus d’un an et demi, et en plus, j’ai des problèmes de mémoire ! » Vraiment pas de chance !

H. a déjà été condamné à quatre reprises, dans le cadre d’affaires liées à des stupéfiants ; en prison il a passé dix jours en cellule disciplinaire, suite à la découverte sur lui d’un téléphone portable et de stupéfiants.

Mme Lasfargues revient sur les faits en mettant en doute la sincérité des déclarations du prévenu à l’audience. Selon elle, l’argent liquide que brassait H. ne pouvait provenir de la seule activité de son établissement de restauration rapide. Elle retient H. dans les liens de la prévention, en ce qui concerne la cession, l’offre, le transport et la détention de cannabis. Elle relève que le prévenu se retrouve en situation de « récidive de récidive », qu’en somme il était un maillon d’un gros trafic de cannabis. Elle requiert à son encontre une peine de 6 ans de prison et demande une interdiction de le voir paraître dans les départements du Lot et de l’Aveyron, pour une durée de cinq ans. Elle sollicite la confiscation des véhicules.

« Tout tient à un fil ! » soutien maître Cohen

Pour tenter de sortir de l’enfer dans lequel s’est enfoncé son client, maître Simon Cohen théâtralisera une argumentation portant sur « l’absence de preuve ». L’avocat cherche à démontrer que toute la surveillance mise en branle pour contrôler les faits et gestes de H. n’aurait rien donné de probant. « Les interceptions téléphoniques, qu’ont-elles mis en évidence ? Rien ! Pas de commandes ! Pas de demandes de livraison, rien ! » déclare maître Cohen. Il enchaîne les arguments. « Les dispositifs de géolocalisation placés sur les différents véhicules, qu’ont-ils révélé ? Que mon client s’est rendu sept fois dans le sud de la France ! Et alors ? Il vous dit qu’il s’y rendait comme de nombreux autres Figeacois, pour faire la fête ! Que dire de plus ? Alors qu’il n’a jamais été constaté que le véhicule soit revenu à Figeac chargé de stupéfiants ? »

L’avocat enfonce le clou : « Durant sept mois, sont passées au peigne fin ses allées et venues et les enquêteurs n’ont pas assisté à une seule transaction ! Ils n’ont pas aperçu un seul acte de vente ! »

Selon l’avocat toulousain, aucune preuve n’est rapportée quant à l’implication de son client dans un trafic de drogue, alors que tous les moyens possibles ont été déployés.

L’avocat développe également le fait que le train de vie de son client n’aurait pas été modifié durant cette période. Il hausse le ton : « Pas de voiture de luxe ! Pas de bijoux ! Pas d’équipements particuliers ! » Pour terminer, maître Cohen fait valoir que son client a obtenu en prison un diplôme dans le domaine de la restauration et de l’hygiène et entretien ; autant d’éléments qui tendraient selon lui à prouver que H. évolue dans le bon sens.

Pour sa part, bien qu’il ait relaxé H. au bénéfice du doute, sur les faits d’acquisition de cannabis, le tribunal ne s’en est pas montré moins sévère dans son jugement, en prononçant une condamnation à 5 ans de prison ferme (voir encadré ci-dessous). Le prévenu dispose d’un délai de 10 jours pour faire appel.

Le jugement
Après en avoir délibéré, le tribunal a prononcé son jugement
à 20  h  45. Il a relaxé H. pour les faits d’acquisition
qui lui étaient reprochés, « au bénéfice du doute ». En revanche,
H. est condamné pour les actes de cession retenus
et il est considéré comme « coauteur ». Il se voit également
condamné pour provocation d’un mineur au transport et à
la détention de stupéfiants. Les véhicules ayant servi dans le
cadre de ce trafic sont confisqués. H. écope d’une peine de
5 ans de prison ferme, avec maintien en détention. De plus,
il se voit interdit de paraître dans les départements du Lot et
des Pyrénées-Orientales pendant une durée de 5 ans.

JEAN-CLAUDE BONNEMÈRE

 

 

https://www.illicit-trade.com/fr/2018/04/france-six-individus-condamnes-trafic-drogue/

France : six individus condamnés pour trafic de drogue

 

Publié il y a 2 ansle

16 avril 2018

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Les six prévenus comparaissent le lundi 9 avril devant le tribunal de Cahors.

 

Six individus, toulousains et cadurciens âgés de 19 à 35 ans, comparaissent ce lundi devant le tribunal correctionnel de Cahors pour trafic de drogues.

Le jour de leur arrestation, le 6 janvier dernier, ils sont tous les six réunis pour livrer plus de 300 g d’héroïne sur un parking à Cahors. Les têtes du réseau avaient alors été rapidement identifiées par les gendarmes, menant l’enquête depuis trois mois.

Celle-ci avait démarré à l’automne 2017 suite à une dénonciation anonyme envoyée aux gendarmes de Cahors. Mise sur écoute, filatures et surveillance se sont montrées efficaces et ont conduit à l’arrestation des criminels pris en flagrant délit.

Un cadurcien d’une trentaine d’années au casier judiciaire vierge, vivant en couple et bénéficiant d’un emploi stable depuis plusieurs années, a témoigné devant le tribunal de sa relation avec la drogue. Consommateur, il explique avoir commencé à vendre de l’héroïne à ses proches pour financer ses propres doses. Il explique avoir continué son travail à forte responsabilité sans que ces collègues ne s’aperçoivent de ses habitudes toxicomanes, et a confié voir son arrestation comme une délivrance.

Un deuxième homme lui aussi originaire de Cahors et travaillant pour une entreprise toulousaine était un client régulier du premier, qui aurait fait l’intermédiaire avec la ville rose. Il a lui aussi reconnu son implication dans les faits.

Parmi les quatre toulousains, seuls l’un d’entre eux, un étudiant vivant chez ses parents, a reconnu sa culpabilité. Ses trois compliment nient toute implication dans le réseau de trafic.

Ils ont été condamnés à des peines allant de quatre ans de prison (dont deux avec sursis) et 3000 euros d’amende à 8 mois d’emprisonnement.

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/02/21/trafic-de-stupefiant-6-mois-ferme,8028235.php

Gourdon. Trafic de stupéfiant : 6 mois ferme

 

Publié le 21/02/2019 à 03:59 , mis à jour à 08:17

 

Hier après-midi, le tribunal correctionnel de Cahors s’est réuni pour la comparution immédiate de Cihan A. après 48 heures passées en garde à vue.

L’homme de 31 ans a été interpellé lundi vers six heures du matin par les gendarmes de Gourdon qui le surveillaient depuis plusieurs mois par le biais de filatures et d’écoutes téléphoniques. Des rendez-vous sont fixés près des grottes de Cougnac, sur des parkings ou des bords de routes : le prévenu vendait de la cocaïne, en moyenne 80 € le gramme. «Je n’en retirais que 20 €. J’en proposais à des amis et parfois pour faire du troc contre de l’essence, pour remplir mon frigo et habiller mes enfants», a-t-il justifié pour minimiser son délit. Père de deux enfants, Cihan A. était déjà sous le coup d’un sursis avec mise à l’épreuve, après 11 mentions dans son casier judiciaire dont sept avant sa majorité. Il a perdu son emploi en juin 2018, date à laquelle il dit avoir «arrêté de consommer» de la cocaïne. Son récent train de vie l’a donc trahi : de nombreux déplacements en voitures, des nuits en compagnie de sa maîtresse dans des hôtels à Souillac et Sarlat. «Ce n’était pas Byzance», a toutefois défendu son avocate. Aucun échantillon de drogue ni de somme d’argent n’a été saisi lors de la perquisition. Le tribunal l’a reconnu coupable et condamné à six mois de prison ferme.

LaDepeche.fr

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/02/22/2-ans-de-prison-pour-trafic-de-drogue,8030366.php

Cahors. Deux ans de prison pour trafic de drogue

 

Publié le 22/02/2019 à 03:57 , mis à jour à 08:27

 

Allaeddine K. et Bastien F. ont respectivement 22 et 21 ans. Ils comparaissaient hier au tribunal correctionnel de Cahors pour des délits de transport, acquisition, détention, et cession de produits stupéfiants, en l’occurrence du cannabis et un peu de cocaïne.

Suite à un appel anonyme sur la commune de Caillac, le 17 juillet 2018, puis sept mois d’enquête, les gendarmes ont interpellé puis effectué deux perquisitions successives à leur domicile dans la journée de mercredi 20 février. 4,5 kg de cannabis et deux grammes de cocaïne seront notamment retrouvés chez Bastien F. derrière une machine à laver. Ce qui correspond à plus de 10 000 € de marchandise. Le lien entre les deux prévenus relève d’une réelle amitié. Allaeddine K. passe souvent chez Bastien F. pour partager un loisir commun : les jeux vidéos. Et à l’occasion la consommation de produits stupéfiants. «Je prenais une part pour ma consommation puis revendais le reste», décrit Allaeddine K. Son avocate, maître Aurélie Smagghe, l’interroge sur ce qu’il doit, en tant qu’intermédiaire, à ses fournisseurs : pas loin de 15 000 €. «J’ai peur des représailles et j’ai passé une des pires années de ma vie», dira -t-il lors de l’audience. Son ami Bastien F., à côté de lui dans le box des prévenus a été chargé de revendre une partie de cette drogue. Les enquêteurs estiment entre 20 et 25 kg la quantité qui a pu passer entre leurs mains entre le 1er juillet 2018 et le 19 février 2019. L’importante quantité retrouvée lors de la perquisition s’explique, selon Bastien F., par des clients qui «se sont rétractés» après «une demande importante». Le président du tribunal l’interroge ironiquement sur la «rentabilité» d’un tel commerce. Les deux jeunes hommes ont été reconnus coupables et condamnés chacun à deux ans de prison, dont la moitié avec sursis pour Bastien F., le dernier maillon de ce trafic.

Mathieu Delaunay

 

 

https://actu.fr/occitanie/cahors_46042/lot-condamne-deux-ans-prison-trafic-cannabis-entre-cahors-prayssac_21724064.html

Lot : condamné à deux ans de prison pour trafic de cannabis entre Cahors et Prayssac

 

Jeudi 21 février 2019, deux jeunes hommes de 21 et 22 ans ont comparu devant le tribunal correctionnel de Cahors dnas le Lot pour trafic de drogue.

 

Publié le 4 Mar 19 à 8:02
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Le tribunal de Cahors dans le Lot.

 

L’affaire jugée en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Cahors dans le Lot jeudi 21 février 2019 a été le fruit d’une enquête lancée suite à une dénonciation.

En juillet 2018, les gendarmes de la brigade de Cahors sont avisés qu’un certain A., un jeune homme de 22 ans vivant dans la vallée du Lot, se livrait à un trafic de cannabis. Les enquêteurs se lancent alors dans des investigations : ils mettent son téléphone sur écoute, épluchent ses comptes en banque, procèdent à des filatures… Et il ressort de cette enquête des éléments qui reviennent souvent dans les trafics, notamment un train de vie qui ne correspond pas aux revenus déclarés, des allées et venues étranges, des conversations téléphoniques suspectes. Une perquisition a alors été menée au domicile des parents de A. chez qui il vit toujours, où rien n’a été retrouvé excepté des éléments matériels, consoles de jeux, matériel vidéo, iPhone, ordinateurs portables… qui témoignent de son train de vie. Une autre perquisition a également été menée chez les parents de la compagne de A. ainsi que chez un autre jeune homme de 21 ans, B., ami de A. et surtout son complice présumé suite aux écoutes téléphoniques.

Et chez B., les gendarmes sont tombés sur pas moins de 4,5 kg de cannabis cachés derrière le lave-linge et deux boulettes de 1 gramme de cocaïne

Placés en garde à vue, les deux jeunes hommes ne tardent pas à se mettre à table.

L’engrenage de la drogue

A. a commencé le cannabis il y a 3-4 ans, en soirée, comme beaucoup de jeunes. Puis c’est l’engrenage. Il commence à revendre un peu de cannabis pour se payer sa propre consommation. Puis il prend de plus grosses quantités, en garde un peu pour lui et revend le reste… Et son ami B. suit exactement le même parcours. « Et ça va crescendo » ajoute le président du tribunal Vincent Ramette. « On est surpris qu’un jeune comme vous, qui n’a pas trop d’histoire, puisse fournir du cannabis en kilo » souligne le président, précisant que A. n’a que deux mentions à son casier judiciaire, dont une pour consommation de cannabis pour laquelle il a effectué un stage de sensibilisation et une plus récente de violence pour laquelle il est sous contrôle judiciaire.

B. de son côté n’a qu’une seule mention à son casier, là encore pour consommation de cannabis pour laquelle il a effectué un stage de sensibilisation. Mais c’est bien A. qui était la « nourrice » de B., qui à son tour revendait à d’autres revendeurs… A. et B. menaient donc leur trafic à la fois en duo et chacun de son côté…

Et lorsque le président demande à B. pourquoi autant de quantités, celui-ci de répondre « Il y avait une forte demande, du coup j’en ai pris beaucoup… »

Le président ajoute « en général, les gens détiennent quelques centaines de grammes et revendent par de multiples transactions. Et vous, vous vous risquez à acheter par kilos. C’est un schéma qui sort de l’ordinaire ». D’autant qu’en deux ans, on parle de dizaines de kilos…

« Vous mesurez que derrière vous, pas mal de gens vont trafiquer pour revendre encore ? Que cette drogue va être répandue dans le secteur de CahorsVous alimentez un trafic dont vous êtes les victimes au départ ! poursuit le président du tribunal. Le trafic de drogue est sévèrement réprimé car des jeunes de 15-16 ans commencent à cause de gens comme vous Ça ne vous dérange pas de perpétuer cet usage ? »

« Sur le moment, on n’y pense pas » répond B.

De plus, les deux hommes n’avançaient pas forcément l’argent mais payaient leur fournisseur une fois qu’ils avaient revendu la drogue. Pour les 4,5 kg de cannabis et la cocaïne saisis et non payés, ils se retrouvent donc avec une dette de près de 15 000 € à leur fournisseur…

30 mois de prison ?

Pour le Ministère public, qui relève que trois comparutions immédiates ont eu lieu la même semaine autour d’affaires de drogue, « on s’aperçoit que tous ont des points communs sur le passage à l’acte et la banalisation… » Et si Mme la substitut du procureur concède que les deux jeunes hommes tiennent des Pieds Nickelés avec une naïveté et une mauvaise organisation, elle souligne toutefois qu’il faut quand même avoir les reins solides et la confiance du fournisseur pour écouler de telles quantités de drogue. Et donc demande une peine sévère au vu de tous les kilos retrouvés et de ceux déjà écoulés. Pour A., elle requiert 30 mois de prison et la révocation de son sursis de 3 mois, et pour B. 3 ans de prison dont 12 mois avec sursis/mise à l’épreuve de 2 ans, d’une obligation de soins et de travailler.

Dépassés par le trafic

Les avocates de la défense, Maîtres Smagghe et Alexopoulos, font valoir le fait que leurs clients n’ont opposé aucune résistance et que tous deux se sont laissés dépasser par leur consommation et la demande. « Ce sont des jeunes qui se laissent embarquer dans des histoires plus grosses qu’eux » précise Maître Alexopoulos.

De son côté, Maître Smagghe ajoute : « au mieux c’est de l’immaturité, au pire de la bêtise, mais ils ont mis le doigt dans un engrenage qu’ils ne maîtrisent pas, qui les a dépassés. Ils n’ont pas les reins solides, ils vivent chez papa-maman. Ils méritent une peine sévère pour qu’on ne les revoie pas devant cette juridiction mais on a vu que pour A. la mise à l’épreuve fonctionne ».

Soulignant qu’il manque les autres maillons de la chaîne, leurs revendeurs et leurs clients qui sont également revendeurs, elle demande qu’on leur accorde le bénéfice du doute en requérant sur sursis avec mise à l’épreuve. « Il faut les sanctionner mais pas au-delà de leur implication… ».

A. a finalement été condamné à 24 mois de prison, B. à 24 mois de prison dont 12 avec sursis et une mise à l’épreuve de 2 ans, obligation de soins et de travail, et interdiction de rentrer en contact avec A. Tous deux sont ressortis du tribunal sous escorte pour passer leur première nuit directement en détention.

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/06/04/trafic-de-drogue-ils-sapprovisionnaient-a-toulouse-et-revendaient-dans-le-lot-a-des-refugies-afghans,8238268.php

Trafic de drogue : ils s’approvisionnaient à Toulouse et revendaient dans le Lot à des réfugiés afghans

 

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  • Le cannabis était revendu dans le Lot à des réfugiés afghans hébergés dans un Centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA).

Le cannabis était revendu dans le Lot à des réfugiés afghans hébergés dans un Centre d’accueil des demandeurs d’asile (CADA). PHOTO DDM, ARCHIVES.

Publié le 04/06/2019 à 20:24

Justice, Lot, Cahors

l’essentiel

Une affaire, sur fond de cannabis, héroïne et cocaïne impliquant deux Lotois a été jugée mardi au tribunal correctionnel de Cahors. Le duo s’aprovisionnait à Toulouse et revendait dans le Lot. Les deux prévenus, en état de récidive, ont écopé de peines de prison ferme avec mandat de dépôt. Récit…

Héroïne, cocaïne, cannabis ont longtemps fait partie du quotidien d’un homme et de son amie originaires des Ardennes.

L’homme, âgé de 37 ans, a été rejoint au mois d’août dernier dans le Lot par son amie de 28 ans. Ils résidaient ensemble à Gourdon, au cœur de la résidence Terres des merveilles, leur port d’attache d’où ils organisaient leur business autour de la vente de produits stupéfiants. Drogues qu’ils se procuraient principalement à Toulouse, dans le quartier du Mirail.

C’est ce que les deux complices ont confirmé ce mardi après-midi au tribunal de Cahors où ils comparaissaient dans le cadre de la procédure de comparution immédiate.

Les écoutes…

Jean-Luc Garcia

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/06/05/poudre-blanche-et-poudre-descampette-une-affaire-de-drogue-rocambolesque-au-tribunal-de-cahors,8240203.php

Poudre blanche et poudre d’escampette : une affaire de drogue rocambolesque au tribunal de Cahors

 

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  • Frédéric Almendros, procureur de la Républuique, a prononcé son réquisitoire sur un tron grave et solennel, estimant que l'affaire et le profil du trafiquant  imposaient justement ce ton et cette gravité.

Frédéric Almendros, procureur de la République, a prononcé son réquisitoire sur un tron grave et solennel, estimant que l’affaire et le profil du trafiquant imposaient justement ce ton et cette gravité. DDM- MARC SALVET

Publié le 05/06/2019 à 17:48 , mis à jour à 17:50

Justice, Faits divers, Lot

l’essentiel

Sonné, le jeune trafiquant de produits stupéfiants de 28 ans qui a écopé mardi soir au tribunal correctionnel de Cahors, d’une peine de 4 ans de prison ferme, accuse le coup.

Sa vie n’est qu’un perpétuel aller-retour de la case prison au domicile de sa mère, à Figeac, où il cachait des drogues qu’il revendait ou consommait. Il avait été identifié par les gendarmes et interpellé dimanche dans les rues de Figeac.

Près d’un kilo d’héroïne, entre autres substances illicites, a été retrouvé chez la mère de figeacois. Un commerce très lucratif puisque le prix du gramme était fixé à 80 euros le gramme. Des billets ont été retrouvé dans le même logement. Le montant d’élevait à 6 825 €.

Cette seizième condamnation renvoie son fils derrière les barreaux après une interpellation rocambolesque, dimanche à Figeac où les gendarmes ont croisé le Figeacois. Ils interrogent alors leur fichier et constatent que ce trafiquant connu de leurs services, avait été interdit…

 

 

https://actu.fr/faits-divers/lot-trafic-drogue-demantele-entre-lot-lot-garonne-les-pyrenees-orientales_29444105.html

Lot. Un trafic de drogue démantelé entre le Lot, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales

 

Un trafic de drogue a été démantelé mardi 12 novembre 2019 entre la vallée du Lot et la côte méditerranéenne, impliquant 5 personnes, dont un mineur.

 

Publié le 15 Nov 19 à 12:01
Les gendarmes ont démantelé un trafic de drogue entre le Lot, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales mardi 12 novembre 2019. Image d'illustration.

Les gendarmes ont démantelé un trafic de drogue entre le Lot, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales mardi 12 novembre 2019. Image d’illustration. (©Archives Actu Lot)

 

Mardi 12 novembre 2019, une opération a été menée sur les communes de Puy-l’Évêque dans le Lot, de Monsempron-Libos dans le Lot-et-Garonne et d’Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales par les gendarmes. Ce sont 32 militaires des compagnies de Cahors (46), Villeneuve-sur-Lot (47) et Céret (66), ainsi que 2 équipes cynophiles venues de Colomiers et Gramat qui ont été engagés.

5 personnes interpellées, dont un mineur

Cette opération a permis d’interpeller 5 personnes mises en cause dans un trafic de drogue, dont un mineur.

À l’issue des gardes à vue, 4 personnes dont le mineur ont été présentées au parquet de Cahors. Le mineur a été présenté devant le juge des enfants et fait l’objet d’un contrôle judiciaire.

Prison ferme

Les trois majeurs ont été pour leur part jugés en comparution immédiate et respectivement condamnés à 32 mois de prison, 8 mois sous le régime du bracelet électronique et 8 mois avec sursis. Deux d’entre eux ont eu une interdiction de séjour sur le Lot de 5 ans. Divers objets ont été saisis et confisqués dont un véhicule.

Enquête suite à des cambriolage à Puy L’Evêque dans le Lot

Cette opération faisait suite à une première opération judiciaire datant d’avril 2019, suite à des cambriolages sur le secteur de Puy-l’Évêque, dans la vallée du Lot. Celle-ci avait permis la découverte d’une grosse somme d’argent et de stupéfiants. Une nouvelle enquête avait alors été ouverte, dirigée par la communauté de brigades de Puy-l’Évêque avec le renfort de la brigade de recherches de Cahors, et avait duré plusieurs mois.

La gendarmerie du Lot se réjouit du dénouement de cette affaire, expliquant qu’elle « montre l’investissement de la gendarmerie du Lot dans la lutte contre les trafics de stupéfiants et la volonté du parquet de Cahors d’y apporter des réponses rapides ».

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/11/16/trafic-de-stupefiants-demantele,8544838.php

Figeac. Un trafic de stupéfiants démantelé

 

  • Trafic//Illustration
Trafic//Illustration

 

Publié le 16/11/2019 à 05:12 , mis à jour à 07:59

 

Au début de leurs investigations, ce sont plusieurs cambriolages sur le secteur de Puy-l’Évêque qui ont mobilisé les gendarmes de la compagnie de Cahors. Le 8 avril, ils engagent une importante opération judiciaire. «Celle-ci amène à la découverte d’une grosse somme d’argent et de stupéfiants. Une nouvelle enquête pour trafic de stupéfiants est donc ouverte et va durer plusieurs mois, sous la direction de la communauté de brigades de Puy-l’Évêque, avec le renfort de la brigade de recherches de Cahors», indique le groupement de gendarmerie du Lot.

Ce mardi 12 novembre, une nouvelle opération est menée sur les communes de Puy-l’Évêque, de Monsenpron-Libos dans le Lot-et-Garonne et d’Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales. Elle engage 32 militaires des compagnies de chacun de ces trois départements, à savoir Cahors, Villeneuve-sur-Lot et Céret ; ainsi que deux équipes cynophiles de Gramat et Colomiers.

«Cette opération permet d’interpeller cinq personnes mises en cause dans le trafic, dont un mineur. À l’issue des gardes à vue, quatre personnes dont le mineur sont présentées au parquet de Cahors. Le mineur est présenté devant le juge des enfants et fait l’objet d’un contrôle judiciaire. Les trois majeurs sont jugés en comparution immédiate et respectivement condamnés à 32 mois de prison, 8 mois sous le régime du bracelet électronique et 8 mois avec sursis. Deux d’entre eux ont une interdiction de séjour sur le Lot de 5 ans», précisent les autorités lotoises.

Lors de cette opération d’envergure, divers objets ont été saisis et confisqués dont un véhicule. Une affaire rondement menée par les gendarmes.

LaDepeche.fr

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/11/15/a-puy-leveque-petit-trafic-de-drogue-en-famille,8542262.php

À Puy-l’Evêque, petit trafic de drogue en famille

 

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  • Depuis janvier, 300 g de cannabis et 25 g de cocaïne ont été revendus chaque mois. / Photo DDM, archives M. S.

Depuis janvier, 300 g de cannabis et 25 g de cocaïne ont été revendus chaque mois. / Photo DDM, archives M. S.

Publié le 15/11/2019 à 05:02 , mis à jour à 09:09

l’essentiel

Cannabis et cocaïne s’écoulaient depuis Puy-l’Evêque. Et quand le fils part en prison, la mère et la fille prennent le relais. Les trois comparaissaient hier devant le tribunal.

À la barre du tribunal correctionnel de Cahors hier, le fils, la mère et la fille, tous prévenus pour trafic de drogue, cannabis et cocaïne, selon la procédure de la comparution immédiate. Seule la mère, 50 ans, travaille ; la fille vit du RSA et s’occupe du petit dernier de 8 mois ; le fils, Antoine (1), 19 ans, déscolarisé depuis la 5e, est à la tête du trafic implanté à Puy-l’Evêque. Un autre fils, mineur, est également de la partie. Aucun ne consomme, tous ont déjà fait l’objet de condamnations.

Depuis janvier 2019, l’affaire est bien organisée, pour un bénéfice estimé à 10 000 €. Antoine possède un téléphone dédié aux transactions, un fournisseur, toujours le même, tient une comptabilité, dispose de deux coffres-forts dans sa chambre, chez sa mère. Chaque mois, il achetait selon ses propres calculs 300 g de cannabis et…

Elisa Navarro

 

Terrorisme : le motif des criminels de Brest n’a toujours été que l’argent

Un de mes lecteurs de Villeurbanne me rappelle bien à propos cette affaire Troadec ou Caouissin qui a éclaté au mois de mars 2017 :

 

Terrorisme : le motif des criminels de Brest n'a toujours été que l'argent dans AC ! Brest frVilleurbanne, Rhone-alpes, France, Free Sas    

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A l’époque, j’avais souligné son caractère typiquement brestois, puis ne m’en suis plus occupée.

Aujourd’hui, l’instruction de cette affaire est toujours en cours, et n’a pas permis de rapporter beaucoup plus d’éléments qu’à ses débuts.

Sa fiche Wikipédia s’en est toutefois bien allongée.

Et le mobile du crime est désormais bien établi : il s’agit, comme en témoignent très vite des proches des victimes, de la jalousie du meurtrier à leur égard à propos d’un hypothétique héritage de 50 kg de pièces et lingots d’or.

C’est exactement la même rapacité motivant aussi toutes les exactions dont je suis victime depuis des lustres de la part de Brestois, la perverse Josette Brenterch du NPA de Brest en tête.

Mais elle sous-tend de même très puissamment celles de ses complices « déconnologues » Pascal Edouard Cyprien Luraghi, de Puy-l’Evêque, et Jean-Marc Donnadieu, de Béziers.

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/affaire-troadec-18-mois-apres-les-faits-le-mystere-du-tresor-demeure-intact-3754835

Affaire Troadec : 18 mois après les faits, le mystère du trésor demeure intact

 

16h05 , le 13 septembre 2018

 

Hubert Caouissin, qui a avoué avoir tué les membres de la famille Troadec dans la nuit du 16 au 17 février 2017, souffrait d’une abolition partielle du discernement au moment des faits, selon des experts psychiatres. Les parties civiles ont demandé une contre-expertise. Plus de 18 mois après les faits, les enquêteurs n’ont pas trouvé de trace du trésor évoqué par l’accusé pour expliquer son geste.

 

Voici la maison familiale des Troadec, située à Orvault, dans la banlieue de Nantes.
Voici la maison familiale des Troadec, située à Orvault, dans la banlieue de Nantes. (Sipa)

 

Depuis un an et demi, les enquêteurs cherchent à résoudre l’énigme de l’affaire Troadec, du nom de cette famille – Pascal et Brigitte, les parents, Charlotte et Sébastien, les enfants – massacrée à Orvault, près de Nantes, dans la nuit du 16 au 17 février 2017. Et l’une des réponses pourrait se trouver du côté des expertises psychiatriques. Selon son avocat maître Patrick Larvor, Hubert Caoussin – qui a avoué avoir tué les Troadec et qui était en couple avec la sœur du père de famille, Lydie -, souffrait en effet d’une abolition partielle du discernement au moment des faits, selon Le Télégramme. Une conclusion qui pourrait éventuellement avoir pour conséquence d’atténuer sa peine, lors de son procès devant la cour d’assises, pas prévu avant 2020.

Lire aussi – Affaire Troadec : les enquêteurs sur la piste du « trésor »

Une hypothèse rejetée par les parties civiles, qui ont aussitôt demandé une contre-expertise psychiatrique. « Il est difficile de parler d’un dossier en cours d’instruction aussi complexe et dans lequel de nombreux éléments restent à établir », a simplement commenté maître Cécile De Oliveira, l’avocate des deux sœurs et de la mère de Brigitte Troadec. « Dans les dossiers criminels, il y a une expertise psychiatrique et une expertise psychologique. Cette dernière n’est pas encore arrivée », a pour sa part déclaré maître Patrick Larvor, la qualifiant « d’importante ».

Plusieurs éléments manquants compliquent l’affaire

Car plus de 18 mois après les faits, les enquêteurs ont du mal à démêler les fils de l’histoire et à établir un scénario précis du drame. Leur tâche est rendue compliquée par plusieurs éléments :

  • Le pied de biche, qu’Hubert Caouissin dit avoir utilisé pour tuer la famille, n’a jamais été retrouvé. Lui assure l’avoir jeté par-dessus un pont. Malgré les fouilles, l’arme n’a pas été retrouvée.
  • Les corps des quatre victimes n’ont pas été retrouvés entiers. Hubert Caouissin a en effet raconté les avoir démembrés, puis d’en avoir dispersé une partie dans le vaste terrain de sa propriété de Pont-de-Buis-lès-Quimerch, dans le Finistère. Il aurait, selon ses dires, brûlé une autre partie dans le four de sa propriété. Les crânes n’ont jamais été retrouvés.
  • Malgré leurs recherches, les enquêteurs n’ont pas trouvé trace du trésor évoqué par Hubert Caouissin pour expliquer son geste.

L’affaire du « trésor » de famille

Toute l’affaire se situe dans ce dernier point. Passé aux aveux le 6 mars 2017, après avoir dans un premier temps assuré aux enquêteurs qu’il n’était plus en contact avec sa belle-famille, Hubert Caouissin a en effet expliqué q’un trésor était au coeur des tensions familiales.

Lire aussi - Affaire Troadec : ce que l’on sait de Hubert Caouissin, écroué pour assassinats 

Selon lui, l’histoire commence quand le père de Pascal Troadec découvre, en faisant des travaux dans un logement qui lui appartient dans le quartier de Recouvrance, à Brest, des lingots et des pièces d’or. Il s’en serait emparé et aurait dissimulé ce trésor dans le garage de la maison familiale. Gravement malade, il aurait confié à son fils, Pascal, l’existence et le lieu de ce trésor, juste avant de mourir, en 2010. La femme du défunt, Renée, a témoigné dans les médias pour confirmer l’existence de ce trésor, tout en disant ne l’avoir jamais vu elle-même. Elle avait même raconté que son fils Pascal avait profité de son absence pour récupérer le trésor, sans le partager avec sa soeur, Lydie.

Une histoire qui aurait provoqué de vives tensions dans la famille. Hubert Caouissin, en couple avec Lydie Troadec, n’aurait pas supporté que sa compagne soit ainsi flouée par son frère. Selon son récit, c’est pour espionner la famille Troadec et trouver des preuves de l’existence de ce trésor qu’Hubert Caouissin se serait rendu à Orvault la nuit du drame. Il s’était, à cet effet, muni d’un stéthoscope à l’aide duquel il espérait les écouter à travers les murs. C’est alors que le couple l’aurait surpris, qu’il aurait saisi un pied de biche et massacré toute la famille.

Il assure donc que son geste n’était pas prémédité. Ce que refusent de croire les sœurs de Brigitte Troadec, qui évoquent la haine que vouait, selon elles, Hubert Caouissin à Pascal Troadec, et qui l’accusent d’avoir organisé « le crime parfait ». Elles racontent notamment que Hubert Caouissin avait fait supprimer le nom Troadec de sa boîte aux lettres, pour faire seulement apparaître le prénom de sa compagne, Lydie.

Le trésor reste introuvable… mais un trésor a bien disparu à Brest

Les enquêteurs ont fait de nombreuses recherches pour retrouver la trace de ce trésor. Ils se sont notamment rendus à Monaco et en Andorre. Les Troadec s’étaient rendus à plusieurs reprises à Perpignan avant le drame, et les enquêteurs ont cherché à savoir s’ils n’avaient pas ouvert un compte dans le micro-Etat voisin. Ils ont également étudié le train de vie des Troadec, afin de voir s’il avait changé après la découverte de ce trésor, ce qu’assurent par exemple Hubert Caouissin et Renée Troadec. Mais rien n’a permis de faire ce constat.

Cette affaire a eu une résonance particulière parce qu’un trésor constitué de lingots d’or a bel et bien disparu à Brest. En 1940, face à l’arrivée des Allemands, le ministre des Finances de l’époque, Lucien Lamoureux, décide en effet d’évacuer en urgence l’or de la Banque de France vers l’étranger. Partis en train, les lingots et les pièces d’or transitent par Brest avant d’être embarqués sur des bateaux. Mais un paquet contenant 50 kilos d’or tombe à l’eau au moment du chargement et n’a jamais été officiellement retrouvé.

A l’époque du drame d’Orvault, une habitante du Finistère avait témoigné de l’existence de cet or dans Le Télégramme. Elle avait ainsi raconté que son père, en juin 1940, avait plongé dans le port de Brest et découvert, avec trois amis, la caisse d’or. Il l’avait conservée, dans le but de la soustraire aux Allemands. Après la libération, pris de panique à l’idée d’être condamné pour ce « vol », il l’aurait dissimulée dans un immeuble abandonné du quartier brestois de Recouvrance.

L’accusé a exprimé des remords

Les parties civiles, elles, ne croient pas à l’existence de ce trésor. « Qu’on arrête avec cet or! C’est n’importe quoi! Il n’y en a pas. Il n’y en a jamais eu », a ainsi témoigné l’une de sœurs de Brigitte, Hélène. Même la mère d’Hubert Caouissin n’y croit pas. « Encore les lingots d’or? Mais c’est vraiment n’importe quoi! », avait-elle dit au début de l’enquête. Toujours est-il que si Pascal Troadec possédait bel et bien ce trésor, nulle trace n’a été trouvée. Par ailleurs, il n’aurait pas pu utiliser cet argent, les lingots étant marqués et impossible à écouler.

Qu’il ait existé ou non, il est établi que ce trésor était à l’origine des tensions dans la famille, et du ressentiment de Hubert Caouissin envers Pascal Troadec, ayant mené, d’une certaine façon, à son geste fatal. L’avocate de la famille de Brigitte Troadec estime ainsi que l’accusé « harcelait » la famille. Depuis son incarcération, le suspect a exprimé des regrets. Mais il n’en démord pas : pour lui, Pascal Troadec a bien privé sa compagne Lydie du trésor familial.

Sur le même sujet :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Troadec

Affaire Troadec

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N’oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.
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Affaire Troadec
Façade du 24 rue d'Auteuil, à Orvault.Scène de crime dans l'affaire Troadec
Façade du 24 rue d’Auteuil, à Orvault.
Scène de crime dans l’affaire Troadec

Type Quadruple meurtre, faits divers
Pays Drapeau de la France France
Localisation Orvault
Coordonnées 47° 15′ 26″ nord, 1° 36′ 03″ ouest
Date 16 février 2017
Participant(s) Hubert Caouissin
Lydie Troadec
Bilan
Morts 4
Répression
Arrestations 2

Géolocalisation sur la carte : Nantes

(Voir situation sur carte : Nantes)

Affaire Troadec
modifier Consultez la documentation du modèle

L’affaire Troadec (parfois appelée affaire d’Orvault) concerne l’assassinat, dans la nuit du 16 au 17 février 2017, des quatre membres de la famille Troadec à Orvault, commune de l’agglomération nantaise, en Loire-Atlantique. Dans un premier temps, une alerte pour disparition inquiétante a été émise le 23 février 20171. Le 5 mars, Hubert Caouissin, ex-beau-frère du père de la famille, déclare avoir commis le quadruple meurtre et fait disparaître les corps en les démembrant puis en les brûlant ou en les enterrant.

Origine de l’affaire

Hélène M., une des deux sœurs de Brigitte Troadec, s’inquiète du silence inhabituel de sa sœur, de son beau-frère et de leurs enfants. En effet aucun membre de la famille n’a donné signe de vie depuis le 16 février 2017 à leur domicile de la rue d’Auteuil, un secteur plutôt résidentiel et pavillonnaire, situé non loin du centre d’Orvault2,3.

Toujours sans nouvelle à la date du 23 février 2017, cette sœur de Madame Troadec décide, ce jour-là, d’alerter les autorités compétentes.

Les personnes disparues4 sont les suivantes : Pascal, le père, né le 12 septembre 1967 (49 ans), plasturgiste dans l’entreprise Arlux-Visotec (PME spécialisée dans la fabrication d’enseignes lumineuses) ; Brigitte, la mère, née le 2 novembre 1967 (49 ans), fonctionnaire du Trésor public à Nantes5 ; Sébastien, leur fils, né le 11 février 1996 (21 ans) et Charlotte, leur fille, née le 29 juin 1998 (18 ans), tous les deux étudiants.

Enquête

Le procureur de la République déclare le 27 février que :

« Si le contexte de violences graves ayant présidé à la disparition de la famille Troadec semble désormais établi ; en revanche les circonstances entourant la commission des faits demeurent indéterminées et ne permettent pas de savoir si nous avons affaire à un drame familial ou à l’intervention d’une ou plusieurs personnes étrangères à la famille6. »

Les enquêteurs ont en effet relevé des éléments inquiétants : des traces de sang identifiées comme appartenant à trois des membres de la famille, hormis le sang de Charlotte, qui n’apparaît nulle part2, et des indices suggérant un départ précipité sans qu’on sache s’il était volontaire ou contraint. Les véhicules des deux parents sont restés dans la propriété de la famille, seule la voiture Peugeot 308 du fils a disparu7.

Le 1er mars, une joggeuse retrouve un pantalon et la carte Vitale de Charlotte8 près de Dirinon, dans le Finistère (département dont sont originaires les parents). Un livre scolaire au nom de Pascal Troadec est également retrouvé en bord de route, ainsi que deux linges semblables à des draps, dans cette même ville de Dirinon7.

Le lendemain 2 mars, les policiers retrouvent le véhicule de Sébastien garé sur le parking de l’église Saint-Joseph, dans le quartier de Méan-Penhoët à Saint-Nazaire9,7 .

220px-Orvault_Troadec dans Calomnie
Boîte aux lettres de la famille Troadec, placée sous scellés

Le 5 mars, Lydie Troadec, la sœur de Pascal Troadec et son ex-compagnon, Hubert Caouissin, sont placés en garde à vue au commissariat de Brest. Des traces d’ADN de ce dernier sont retrouvées au domicile des victimes, ainsi que dans le véhicule de Sébastien, alors que le suspect avait déclaré, lors d’une précédente audition, ne plus avoir de contact avec la famille Troadec depuis plusieurs années. Dans la soirée, l’homme avoue être l’auteur du quadruple meurtre. Il est mis en examen et écroué pour « assassinats » et « atteinte à l’intégrité d’un cadavre ». Sa compagne, Lydie Troadec, a, quant à elle, été mise en examen et écrouée pour « modification de l’état des lieux d’un crime et recel de cadavres ». Le mobile serait dû à un différend survenu lors d’un partage d’héritage : le suspect aurait soupçonné Pascal Troadec de s’être approprié, après le décès de son père en 2010, des lingots et pièces d’or que ce dernier aurait détenus. Ces lingots proviendraient d’un trésor découvert en 2006 par le père de Pascal, alors artisan plâtrier, au cours de travaux effectués dans un immeuble ancien du quartier de la Recouvrance, à Brest10. En infraction avec la législation, celui-ci aurait subtilisé la totalité du trésor sans informer de sa trouvaille le propriétaire de l’immeuble ni l’administration11. À ce jour, ce prétendu trésor reste introuvable12.

Le 10 mars, des « fragments de quatre corps humains et des bijoux appartenant à la famille » ont été retrouvés à Pont-de-Buis-lès-Quimerch dans la ferme appartenant au suspect, Ils sont expertisés pour identification ADN 13.

Le 21 mars, l’analyse ADN confirme que les fragments de corps retrouvés appartiennent à Pascal, Brigitte, Sébastien et Charlotte Troadec14.

Le 6 avril 2017, devant le juge d’instruction, Hubert Caouissin passe aux aveux et livre une description détaillée de la nuit du meurtre. Il prétend avoir tué les quatre membres de la famille après avoir été surpris dans la maison le soir du crime, mais cette version ne convainc pas les enquêteurs15,16. Comment un homme seul aurait-il pu tuer quatre adultes simultanément ? Les enquêteurs penchent pour un crime avec préméditation où les victimes auraient été tuées pendant leur sommeil. Au 14 avril, après les aveux détaillés, les résultats d’une analyse morphoanalyse des traces de sang, dans la maison d’Orvault, sont très attendus par la police pour trancher la question : meurtre ou crime avec préméditation17.

Dans son numéro du 13 avril 2017, Le Télégramme révèle que la gendarmerie a été mise sur la piste du beau-frère par une lettre anonyme venant de la famille : « Arrêtez de chercher du côté de Sébastien. Il n’a rien à voir avec tout ça. Allez plutôt voir le beau-frère de Pascal. Il est jaloux de lui à en crever ». Les soupçons au début de l’enquête se sont en effet portés sur Sébastien, étudiant en BTS informatique, décrit comme un geek ayant « souffert de fragilités psychologiques ». Ce sont les traces d’ADN de Hubert Caouissin, retrouvées sur un verre d’eau au domicile des victimes, qui ont persuadé la gendarmerie du sérieux de cette piste18,19.

Obsèques

Les obsèques des quatre membres de la famille Troadec ont lieu le vendredi 19 mai 2017 dans l’église Saint-Houardon de Landerneau, commune où réside la famille de Brigitte Troadec. Les corps sont inhumés dans le cimetière de cette même commune20.

Conjectures initiales sur le déroulement des faits

Localisation des lieux cités :
City locator 14.svgLieux des évènements.
City locator 4.svgAutres villes importantes.

Le 16 février, l’ex-beau-frère de Pascal Troadec, Hubert C., 46 ans, serait venu au domicile des Troadec avec un stéthoscope qu’il aurait appliqué aux fenêtres pour tenter de savoir ce qui se serait dit à l’intérieur. Il aurait espionné ainsi la famille une bonne partie de la soirée et serait ensuite entré au domicile des victimes par le garage. Il semblerait peut-être que Pascal Troadec et sa femme, ayant entendu du bruit, soient descendus au rez-de-chaussée. Selon les déclarations de Hubert C., le père de famille muni d’un pied-de-biche aurait eu une altercation avec lui. Hubert C. se serait alors emparé du pied-de-biche pour frapper et tuer les parents puis leurs enfants21.

Selon les aveux d’Hubert C., il serait alors resté dans la maison jusqu’au petit matin puis serait rentré à son domicile en Bretagne. Le 17 au soir, il serait retourné à Orvault pour effectuer un nettoyage de la maison. Dans la soirée du 18, il serait revenu à Orvault et y aurait rentré la voiture de Sébastien dans le garage pour y mettre les cadavres et les transporter dans sa ferme du Stang de Pont-de-Buis.

Dans la ferme, Caouissin démembre les corps à l’aide d’une hache et des tenailles à métaux22. Certaines parties de corps sont enterrées dans les vasières de l’Aulne maritime, et d’autres brûlées dans la chaudière à bois de sa ferme23. Avec l’aide de sa compagne, il nettoie le véhicule puis la dépose à Saint-Nazaire, au hasard, pour faire diversion24.

Conjectures sur le mobile supposé

Dans un entretien au quotidien Le Parisien, jeudi 9 mars, la mère de Pascal Troadec explique qu’un trésor « de lingots et de pièces d’or », découvert par son époux, est à l’origine de la tragédie25. Un or « volé peut-être », croit-elle savoir, « à la Banque de France » lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle ajoute que son mari, ex-artisan plâtrier, a récupéré cet or en 2006, lorsqu’il a effectué des travaux dans un immeuble datant de 1907 du vieux quartier de Recouvrance, à BrestNotes 1. Il l’aurait ensuite caché dans le garage de leur maison26.

Le 10 mars, le journal régional Le Télégramme publie le témoignage d’une femme qui déclare : « c’est mon père avec trois amis qui ont remonté du fond du port de Brest les lingots tombés à l’eau, lors du chargement du trésor de la Banque de France, en juin 1940, pour le soustraire aux mains des Allemands ». Ce témoignage précise les circonstances de cette « subtilisation » et le devenir du trésor par la suite27. S’il est vrai que ces témoignages sont sans preuve, ils s’appuient toutefois sur une anecdote historique et véridique de la débâcle française de 1940 : l’évacuation par bateau de 750 tonnes d’or appartenant à la Banque de France et chargées à Brest le 14 juin 194028.

Trois mois après le début de l’enquête, la police recherche toujours activement cet hypothétique trésor. La police judiciaire a mis la main dans la maison d’Orvault, un paquet de lettres écrites par Renée Troadec, la mère de Pascal, dans lesquelles elle reproche à son fils d’avoir volé «l’héritage». Toutefois elle ne fait pas référence directement à cet or qui n’aurait jamais été déclaré. Un magot qui, selon elle, aurait dû être partagé avec Lydie, la sœur de Pascal et compagne d’Hubert Caouissin. La justice délivre, fin avril, des commissions rogatoires internationales (CRI) pour tenter de retrouver la trace de cet or éventuel dans les principautés d’Andorre et de Monaco, où Pascal et Brigitte se seraient targués d’avoir mis à l’abri le pactole29.

Aveux détaillés des suspects

Hubert Caouissin, a longuement détaillé aux enquêteurs ce qu’il s’est passé dans la nuit du 16 au 17 février, lorsqu’il s’est introduit dans la maison familiale d’Orvault (Loire-Atlantique) et aurait tué ses occupants. Ses aveux qui tiennent sur dix-sept pages et sont largement publiés dans la presse locale le jeudi 13 avril par Le Télégramme qui reprend les PV d’audition du suspect et ce qu’il a déclaré aux enquêteurs le 5 mars, lors de sa garde à vue15,30.

Le 9 juin 2017, Hubert Caouissin est à nouveau entendu par les juges d’instruction sur le transport des corps jusqu’à la ferme d’Hubert Caouissin, à Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère) et sur le nettoyage de la maison des Troadec, à Orvault (Loire-Atlantique)31.

Le 6 février 2018, Hubert Caouissin est à nouveau entendu par le juge d’instruction sur ses relations avec les membres de la famille Troadec avant les faits32.

Polémique sur le traitement médiatique

Dans les premiers jours de l’affaire, un emballement médiatique a conduit certains médias, liés aux chaines d’informations en direct, à présenter à tort Sébastien Troadec, l’une des victimes, comme l’assassin potentiel33. Ils vont même enquêter eux-mêmes en recherchant sur internet les commentaires, ou autres posts du fils pour y trouver des traces de culpabilité. Cette accusation et ce manque de déontologie ont été dénoncés par leurs confrères34,35.

Par la suite, l’affaire Troadec a donné lieu à des investigations très complètes de la part de certains hebdomadaires qui en rendent compte dans des articles détaillés36.

Expertise psychiatrique

Hubert Caouissin a été confronté à des psychiatres depuis son incarcération. Le compte-rendu de ces entrevues a été rendu public. Dans un rapport à l’automne 2017, remis aux juges d’instructions, l’expertise conclut à «une altération du discernement». Cependant en septembre 2018 une contre-expertise va être menée afin de vérifier les conclusions d’une première expertise37.

Notes et références

Notes

  1. Cette version reste plausible, car le vieux quartier historique de Recouvrance à Brest est le seul à avoir échappé en partie à la destruction totale lors des bombardements alliés de la Seconde Guerre mondiale.

Références

  1. « Disparus d’Orvault : ce que l’on sait de l’enquête » [archive], sur Midi-Libre, 28 février 2017 (consulté le 5 mars 2017)
  2. a et b « Disparus d’Orvault : le procureur de Nantes craint un « jeu morbide » » [archive], sur Ouest-France, 4 mars 2017 (consulté le 5 mars 2017)
  3. « « Je veux croire qu’ils sont encore vivants » : la sœur de Brigitte Troadec sort du silence », LCI,‎ 2 mars 2017 (lire en ligne [archive])
  4. voir Fiches de recherches
  5. Jean-Marc Ducos, « Disparition des Troadec : ce que l’on sait sur chacun des membres de la famille » [archive], sur leparisien.fr, 2 mars 2017.
  6. « Disparus d’Orvault : les détails qui chiffonnent [Enquête] » [archive], sur Ouest-France, 28 février 2017 (consulté le 5 mars 2017)
  7. a b et c « Disparition de la famille Troadec à Orvault : Sébastien, 21 ans, au cœur de l’enquête » [archive], sur Le Parisien, 28 février 2017 (consulté le 5 mars 2017)
  8. « Disparus d’Orvault. Dans le Finistère, une journée de recherche » [archive], sur Ouest-France, 1er mars 2017 (consulté le 5 mars 2017)
  9. « Disparus d’Orvault. La voiture du fils retrouvée à Saint-Nazaire » [archive], sur Ouest-France, 2 mars 2017 (consulté le 5 mars 2017)
  10. « Affaire Troadec : un trésor en or à l’origine de la tragédie, selon la mère de Pascal » [archive], sur Le Monde, 9 mars 2017 (consulté le 11 mars 2017).
  11. « Affaire Troadec. Un trésor hypothétique, d’autres restes humains retrouvés » [archive], sur ouest-france.fr, 9 mars 2017 (consulté le 10 mars 2017).
  12. Anne-Hélène Dorison, « Affaire Troadec : le beau-frère a avoué avoir tué les quatre membres de la famille » [archive], sur Le Monde, 6 mars 2017 (consulté le 6 mars 2017).
  13. « Affaire Troadec. À Pont-de-Buis, les recherches sont terminées » [archive], sur ouest-france.fr, 10 mars 2017 (consulté le 10 mars 2017).
  14. « Affaire Troadec : les ADN des quatre membres de la famille retrouvés sur les restes humains » [archive], sur sudouest.fr, 21 mars 2017 (consulté le 21 mars 2017)
  15. a et b « Affaire Troadec. Le récit d’une nuit d’horreur » [archive], sur letelegramme.fr, 13 avril 2017 (consulté le 14 avril 2017)
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  17. « Affaire Troadec. La très attendue analyse des traces de sang » [archive], sur letelegramme.fr, 13 avril 2017 (consulté le 14 avril 2017)
  18. « Affaire Troadec. Une lettre a fait basculer l’enquête » [archive], sur letelegramme.f, 13 avril 2017 (consulté le 14 avril 2017)
  19. Youen Tanguy et William Molinié, « « J’ai toujours rêvé de ma mort » : les propos troublants de Sébastien Troadec, le fils de la famille disparue à Orvault » [archive], sur lci.fr, 27 février 2017.
  20. « Obsèques de la famille Troadec. Une cérémonie sobre et digne », Le Telegramme,‎ 19 mai 2017 (lire en ligne [archive])
  21. « Affaire Troadec : l’effroyable dénouement » [archive], sur ouest-france.fr, 7 mars 2017 (consulté le 11 mars 2017)
  22. Jean-Marc Ducos et Nora Moreau, « Affaire Troadec : le suspect de retour dans la ferme de l’horreur » [archive], sur leparisien.fr, 8 mars 2017.
  23. Anne-Hélène Dorison, « Troadec : le beau-frère mis en examen participe aux recherches des corps » [archive], sur Le Monde, 8 mars 2017 (consulté le 11 mars 2017)
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  25. « Affaire Troadec : le trésor familial reste insaisissable » [archive], sur leparisien.fr, 4 mai 2017 (consulté le 4 mai 2017)
  26. « Affaire Troadec : un trésor en or à l’origine de la tragédie, selon la mère de Pascal » [archive], sur .lemonde.fr/, 9 mars 2017 (consulté le 21 mars 2017)
  27. « Affaire Troadec. « Cet or a existé » [archive], sur letelegramme.fr/, 10 mars 2017 (consulté le 21 mars 2017)
  28. « L’incroyable sauvetage des 736 tonnes d’or de la Banque de France ! » [archive], sur tresordupatrimoine.fr (consulté le 21 mars 2017)
  29. « Affaire Troadec : le trésor familial reste insaisissable » [archive], sur .leparisien.fr, 4 mai 2017 (consulté le 4 mai 2017)
  30. « Orvault : les aveux terrifiants du suspect de l’affaire Troadec » [archive], sur rtl.fr, 13 avril2017 (consulté le 14 avril 2017)
  31. « Affaire Troadec: Le suspect interrogé a passé cinq heures devant les juges » [archive], sur 20minutes.fr, 9 juin 2017 (consulté le 9 juin 2017)
  32. « Affaire Troadec: Affaire Troadec : un an après, Hubert Caouissin réentendu par le juge » [archive], sur ledauphine.com, 6 février 2018 (consulté le 7 février 2018)
  33. Capucine Truong, « Comment la presse a transformé le fils Troadec en assassin potentiel » [archive], sur arretsurimages.net, 6 mars 2017 (consulté le 11 mars 2017).
  34. Vincent Monnier, « Affaire Troadec : le poison du doute », L’Obs, no 2731,‎ 9 mars 2017, p. 62 (lire en ligne [archive]).
    Article initialement publié le 7 mars 2017, sous le titre « Affaire Troadec : comment les médias se sont emballés », sur le site tempsreel.nouvelobs.com, où il est ensuite devenu consultable en accès payant.
  35. Adriano, « Affaire Troadec, les médias coupables ? » [archive], sur Associated Press News, 11 mars 2017 (consulté le 18 mars 2017).
  36. « Affaire Troadec : un tueur dans la famille » [archive], sur parismatch.com, 25 mars 2017 (consulté le 28 mars 2017)
  37. (fr) Le Figaro, « Affaire Troadec : un expert conclut à l’«altération du discernement» d’Hubert Caouissin » [archive], sur msn, le 13 septembre 2018.

Documentaires télévisés

  • « Disparitions mystérieuses de familles » le 11, 18 et 30 mars et 9 avril 2017 dans Chroniques criminelles sur NT1.
  • « L’affaire Troadec : la haine en héritage » dans « Spécial familles disparues » le 1er mai 2017 dans Crimes sur NRJ 12.
  • « L’affaire Troadec » (premier reportage) le 29 juillet 2017 dans Reportages faits divers sur TF1.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

 

Suicides dans les forces de l’ordre : huit en une semaine !

Rectificatif : selon le dernier bilan transmis par la place Beauvau, ce sont huit policiers et gendarmes qui ont mis fin à leurs jours en une semaine.

 

http://www.bfmtv.com/police-justice/policiers-et-gendarmes-confrontes-a-une-brutale-vague-de-suicides-1301751.html

Vague de suicides dans la police

 

13/11/2017 à 06h15
  • Newsletter BFMTV Midi
1:19
/
1:19

Huit membres des forces de l’ordre ont mis fin à leurs jours en une semaine, dont l’ex-patron de la lutte contre le hooliganisme.

 

Huit membres des forces de l’ordre ont mis fin à leurs jours en une semaine: après quelques années d’accalmie, policiers et gendarmes craignent qu’en 2017 le fléau des suicides dans leurs rangs ne retrouve ses plus hauts niveaux.

Ils sont gardiens de la paix ou commissaire de police, gendarme membre d’une unité d’intervention ou commandant une brigade de proximité, fonctionnaires ou militaires exerçant en zone rurale ou dans l’agglomération parisienne: ils font partie des 46 policiers et 16 gendarmes qui se sont donnés la mort depuis le début de l’année 2017, selon un décompte initial du ministère de l’Intérieur complété.

Le patron de la lutte contre le hooliganisme

Dimanche, c’est le commissaire Antoine Boutonnet, ex-chef de la division nationale de lutte contre le hooliganisme, qui a été retrouvé mort, après avoir probablement mis fin à ses jours avec son arme de service, au terme d’une semaine noire dans les rangs des forces de l’ordre. Dans la soirée, ce terrible bilan s’aggravait encore avec un nouveau suicide d’une policière dans la région de Perpignan.

Pour la seule semaine qui vient de s’écouler, six policiers et deux gendarmes ont mis fin à leurs jours, selon un nouveau bilan transmis par la place Beauvau.

Le ministre de l'Intérieur Gerard Collomb photographié le 31 octobre 2017 à Moulins (France)
STEPHANE DE SAKUTIN, AFP – Le ministre de l’Intérieur Gerard Collomb photographié le 31 octobre 2017 à Moulins (France)

 

Cette accélération du nombre de suicides a conduit le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, à demander dimanche soir aux directeurs généraux de la Police nationale, de la Gendarmerie et de la Sécurité intérieure « une évaluation des mesures mises en œuvre pour prévenir les suicides parmi les forces de l’ordre ».

Gérard Collomb a annoncé en outre vouloir réunir « rapidement les représentants des policiers et gendarmes pour évoquer les dispositifs de prévention existants et les moyens d’en renforcer encore l’efficacité ».

« Usure » des policiers et gendarmes

Après un pic en 2014, année noire au cours de laquelle 55 policiers (contre 40 en moyenne annuellement) et une trentaine de gendarmes avaient mis fin à leurs jours, le nombre de suicides parmi les forces de l’ordre avait décru en 2015 et 2016.

Etait-ce l’effet du plan présenté en janvier 2015 par Bernard Cazeneuve contenant 23 mesures (recrutement de psychologues, redynamisation des cellules de veille, nouveaux cycles de travail…) destinées à prévenir le suicide ou la conséquence vertueuse du tourbillon opérationnel dans lequel sont plongées les forces de l’ordre depuis deux ans, confrontés à une menace terroriste sans précédent?

« Policiers et gendarmes sont très mobilisés sur la défense des autres depuis deux ans. Peut-être que cela les a amenés à moins se soucier d’eux-mêmes mais peut-être que cela a également généré de l’usure », avance prudemment Céline Berthon, secrétaire générale du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN).

« Confrontés au quotidien à la misère humaine, à la violence et au pire que l’on puisse trouver chez l’homme, les policiers ne peuvent plus supporter ce manque de considération, facteur du passage à l’acte dramatique », avance Unité-SGP-Police, qui demande une « réunion immédiate » du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la Police nationale.

Management « déplorable », manque de considération, conditions de travail, « usure professionnelle », « désocialisation », politique du chiffre, sont renvoyés par le syndicat de gardiens de la paix sur le banc des accusés.

Les suicides parmi les forces de l’ordre ont des causes multiples et touchent des profils variés, relève Céline Berthon, « une institution qui est confrontée à ce phénomène doit être en mesure, de manière dépassionnée, de se demander: est-ce qu’il y a des choses qui peuvent faciliter le passage à l’acte ou le provoquer? Et le cas échéant, comment puis-je faire un travail de prévention? »

H.F. avec AFP
A lire aussi
  • Suicide de l’ancien patron de la lutte contre le hooliganisme

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