Emoi de policiers dont les données personnelles sont sur la Toile deux semaines après le double assassinat de Magnanville

Ces données n’ont pas été publiées, elles se trouvaient dans une zone de stockage protégée par un mot de passe, exactement comme le sont la majeure partie de toutes les données que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et ses complices cyberdélinquants et fonctionnaires corrompus ou militants du NPA recueillent et collectionnent illégalement à mon sujet depuis plusieurs années.

Je rappelle que ces délinquants « travaillent » de même sur toutes mes relations, anciennes ou actuelles, mes proches, mes médecins, etc… qu’ils recherchent avec l’aide de Josette Brenterch du NPA de Brest en vue de « neutraliser » ou d’éliminer définitivement tous les témoins honnêtes de ma vraie vie, qui les dérangent au plus haut point, l’objectif qu’ils affichent à cet égard depuis 2009 étant de pouvoir ensuite tranquillement publier et imposer à tous leur version de ma biographie, presque entièrement fausse, calomnieuse et particulièrement infamante pour tous ceux qu’elle concerne.

Ils bénéficient pour ce travail de la complicité de magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest qui de ce fait n’ont jamais vu aucun inconvénient à ce que mes données personnelles soient illégalement révélées au public sur les blogs du susnommé Cyprien Luraghi à la recherche de tous les agents que j’ai pu jadis croiser ou côtoyer, sachant que j’ai notamment travaillé comme ingénieur d’études en informatique sur des projets classés Secret Défense et Confidentiel Défense, et quoique la protection de l’anonymat de tels agents fût renforcée par la loi LOPPSI II promulguée le 14 mars 2011, soit neuf mois après le début de toutes leurs révélations illégales me concernant et constituant à l’évidence un trouble à l’ordre public que les autorités compétentes auraient dû s’attacher à faire cesser au plus vite au lieu de le favoriser.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/28/2374441-donnees-familles-policiers-promenaient-toile.html

Publié le 28/06/2016 à 08:17

Les données des familles de policiers se promenaient sur la Toile

 

Faits divers

Des renseignements personnels sur les policiers adhérents à la Mutuelle générale de la police, MGP, ont été accessibles pendant 15 jours sur internet./Photo illustration DDM
Des renseignements personnels sur les policiers adhérents à la Mutuelle générale de la police, MGP, ont été accessibles pendant 15 jours sur internet./Photo illustration DDM

Emoi de policiers dont les données personnelles sont sur la Toile deux semaines après le double assassinat de Magnanville dans Attentats image-zoom

La manipulation des fichiers de la Mutuelle générale de la police a envoyé sur internet plus de 112 000 fiches d’adhérents de cette assurance médicale. Deux semaines après l’assassinat d’un couple de policiers dans les Yvelines, l’incident tombe très mal.

Nom, adresse, numéro de téléphone, données bancaires… «C’est effrayant», résume un policier après les révélations hier matin sur le détournement d’un fichier de la Mutuelle générale de la police, la MGP. Une mutuelle, parmi quatre qui «assurent» les fonctionnaires de police et dont le fichier fort de 112 000 adhérents, comprenant policiers actifs ou retraités, enfants, épouses, familles, a été divulgué sur la Toile. En réalité, ces données sensibles, avec les adresses personnelles de milliers de policiers se trouvaient dans une zone de stockage de l’opérateur Google et n’auraient pas été accessibles directement. «Ces données étaient protégées par un mot de passe», a précisé hier soir Gilbert Emery, le procureur de Limoges, désormais en charge de l’enquête.

La mutuelle, dont le siège se trouve en Haute-Vienne s’est aperçue de la difficulté le 6 juin. Après diverses vérifications, son directeur et son président ont déposé plainte jeudi dernier à Toulouse. «Par commodité, sans aucun lien direct avec la ville de Toulouse et les policiers qui y travaillent», résume une source proche du dossier. L’affaire, considérée comme très sensible moins de deux semaines après le drame de Magnanville où un commandant de police et sa compagne, ont été assassinés à leur domicile au nom du jihad, aurait dû rester secrète mais RTL l’a révélée hier matin.

Accessibles pendant deux semaines

Dès vendredi, des réquisitions avaient été adressées par la police nationale à Google pour rendre impossible tout accès au fichier. Hier, le parquet de Toulouse s’est dessaisi puisque l’employé indélicat et soupçonné d’avoir commis ces faits travaille pour un sous-traitant de la mutuelle qui est basé à proximité de Limoges. La sûreté départementale de Limoges va donc poursuivre les investigations commencées à Toulouse, aidée selon nos informations par un service spécialisé en cybercriminalité de la direction centrale de la police judiciaire.

Dans un communiqué publié hier, la Mutuelle générale de la police estime que l’employé soupçonné, qui aurait agi ainsi en raison d’un conflit avec son employeur pour une prime non versée (!), a «agi au mépris de toutes les normes professionnelles et violé les règles de sécurité interne qui protègent nos données».

La mutuelle souligne également que l’employé était «vraisemblablement poussé par des motivations personnelles et dans l’intention manifeste de nuire à la mutuelle et à ses adhérents.» Depuis, la MGP souligne que «des dispositions ont été prises pour accroître la sécurité des données», notamment pour «limiter les extractions des données des coordonnées des adhérents de la mutuelle, désormais assujetties à un contrôle renforcé».

Pour l’instant, il est encore trop tôt pour savoir si ces données sensibles ont pu être exploitées par des tiers. Hier soir, le procureur de Limoges, tout en «comprenant l’émotion des policiers dans le contexte actuel», a estimé que les données avaient été accessibles pendant «environ deux semaines». «Pour l’instant, rien ne permet d’affirmer qu’un tiers aurait pu accéder aux données», a affirmé Gilbert Emery.


Renforcer l’anonymat

Deux semaines après la mort d’un couple de fonctionnaires dans les Yvelines, cette affaire qualifiée «d’incident inacceptable», par Jean-Marc Falcone, le directeur général de la police nationale, renforce l’inquiétude des policiers qui souhaitent bénéficier de l’anonymat, même dans les procédures qu’ils rédigent. «On peut très bien imaginer de noter notre matricule à la place de notre identité», souligne Didier Martinez, au nom d’unité SGP-FO. Ce problème devrait relancer les demandes des policiers à qui le président François Hollande avait promis «de garantir leur anonymat» hors service et «donc leur protection» après le drame de Magnanville.

Jean Cohadon

 

http://www.20minutes.fr/societe/1869647-20160620-policiers-tues-yvelines-suspects-arretes-connaissait-fabien-clain

Policiers tués dans les Yvelines: L’un des suspects arrêtés connaissait Fabien Clain

 

TERRORISME Lors des perquisitions, les enquêteurs auraient découvert un bout de papier où était mentionné le nom du djihadiste français…

Photo non datée de Fabien Clain.

Photo non datée de Fabien Clain. – OFF / AFP

H. B.

    • Publié le 20.06.2016 à 18:40
    • Mis à jour le 21.06.2016 à 09:52

 

Une semaine après l’assassinat du couple de policiers à Magnanville dans les Yvelines par Larossi Abballa, l’enquête avance à grands pas.  Deux proches, Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, ont été mis en examen et écroués samedi soir « pour association de malfaiteur ». Et c’est justement au domicile de l’un d’eux que les enquêteurs auraient fait une importante découverte. D’après BFMTV, un bout de papier sur lequel était inscrite l’adresse mail de Fabien Clain a été découvert chez Saad Rajraji.

Fabien Clain est bien connu des services de renseignements. Considéré comme l’un des proches de Mohamed Merah, cet homme de 35 ans d’origine réunionnaise a été identifié comme celui qui a prêté sa voix à Daesh pour revendiquer les attentats de Paris. Il a été condamné en 2009 à cinq ans de prison pour sa participation à une filière d’acheminement de djihadistes vers l’Irak.

>> A lire aussi : Les renseignements face aux «terroristes isolés»

Saad Rajraji et Fabien Clain se seraient cotôyés en 2011 et 2012 à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus, révèle BFMTV. Les enquêteurs s’interrogent donc sur le rôle qu’aurait pu jouer Fabien Clain dans cette attaque terroriste.

Des proches d’Abballa se sont renseignés sur deux autres policiers des Yvelines

Les enquêteurs auraient également découvert que deux autres proches de Larossi Abballa, déjà condamnés pour terrorisme mais libres aujourd’hui, s’étaient également renseignés sur deux autres policiers travaillant dans les Yvelines. Une note de renseignement, transmise à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, indique en effet que deux hommes se seraient renseignés sur deux collègues de Jean-Baptiste Salvaing, révèle RTL. L’un travaillerait à la Brigade anti-criminalité et l’autre à la Brigade de sûreté urbaine.

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/deux-policiers-des-mureaux-cibles-par-des-proches-de-larossi-abballa-7783747928

Deux policiers des Mureaux ciblés par des proches de Larossi Abballa

 

INFO RTL – Une note de renseignement indique que deux proches de l’assassin des deux policiers de Magnanville savaient tout de deux autres fonctionnaires des Yvelines. Les deux hommes ont été condamnés pour terrorisme par le passé et sont aujourd’hui libres.

 

La page de l’émission : RTL Matin
Des policiers délimitant un périmètre de sécurité à Magnanville, le 14 juin 2016
Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Des policiers délimitant un périmètre de sécurité à Magnanville, le 14 juin 2016

par Damien Delseny , Ludovic Galtier publié le 20/06/2016 à 08:10 mis à jour le 20/06/2016 à 11:17

 

Une semaine après l’attentat perpétré à Magnanville contre deux policiers, deux autres policiers des Mureaux étaient également ciblés. Une note de renseignement, transmise à la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, indique, en effet, que deux proches de Larossi Abballa, condamnés pour terrorisme par le passé et libres aujourd’hui, se sont renseignés sur deux collègues de Jean-Baptiste Salvaing : l’un travaille à la Brigade anti-criminalité, l’autre à la Brigade de sûreté urbaine.

Une telle prise d’information sur deux policiers dans le contexte local inquiète forcément, surtout que les deux hommes connaissent parfaitement l’identité de leurs cibles. Dans sa vidéo de revendication diffusée en direct sur Facebook, Larossi Abballa a cité des noms de journalistes mais il a aussi appelé à tuer des policiers et des surveillants de prison. Une source judiciaire confirmait que ce type de menaces devait de toute façon être prise au sérieux.

L’étau se resserre sur l’entourage de Larossi Abballa. Deux autres proches du terroriste ont été interpellés mardi et mis en examen ce week-end pour « association de malfaiteurs » terroriste criminelle à la suite du double meurtre commis par l’assassin du couple de fonctionnaires de police. Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, 27 et 29 ans, sont connus de l’antiterrorisme français. Ils avaient été condamnés avec Abballa en septembre 2013 lors du procès d’une filière d’envoi de jihadistes au Pakistan.

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par Damien DelsenyJournaliste RTL

 

 

http://www.bfmtv.com/societe/policiers-tues-un-lien-entre-l-attaque-de-magnanville-et-les-attentats-du-13-novembre-990575.html

Magnanville: le nom de Fabien Clain retrouvé au domicile de l’un des suspects dans le double meurtre

 

20/06/2016 à 17h29
 

INFO BFMTV – Les enquêteurs ont découvert chez un proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers, un bout de papier sur lequel était inscrit l’adresse mail de Fabien Clain. Ce dernier n’est autre que l’homme qui a revendiqué au nom de Daesh les attaques de Paris.

 

C’est un nom devenu familier dans les dernières affaires de terrorisme en France. Fabien Clain, connu notamment pour avoir revendiqué, depuis la Syrie, les attentats du 13 novembre au nom de Deash apparaît désormais dans l’enquête sur le double assassinat de Magnanville. Son adresse mail et son numéro d’écrou figure sur un bout de papier retrouvé au domicile de Saâd Rajraji.

Cet homme de 27 ans est l’un des deux hommes mis en examen ce week-end pour « association de malfaiteurs terroriste ». Ce proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers, a déjà été condamné en 2013 dans une affaire de filière jihadiste entre la France et le Pakistan. Lors des perquisitions menées à son domicile la semaine dernière, une liste avec des noms de policiers, leur fonction et leur adresses professionnelles a été découverte.

Détenus à Fleury-Mérogis

Fabien Clain et Saâd Rajraji se connaissent. En 2011 et en 2012, les deux hommes se sont cotôyés à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus. Ils faisaient notamment partie d’une association qui vient en aide aux prisonniers musulmans. Ont-ils gardé contact après leur libération et après le départ de Fabien Clain pour la Syrie au printemps 2014 pour rejoindre Daesh?

La découverte de l’adresse mail de Clain au domicile de Saâd Rajraji interroge les enquêteurs. Celui qui se fait appeler Omar a-t-il commandité l’attaque des deux policiers? D’autres attentats ou attaques étaient-ils prévus? Dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis 10 ans, la voix française de Daesh est celui qui a revendiqué les attaques de Paris le 13 novembre dernier.

Clain, un proche de Mohammed Merah

Son nom figure également dans de nombreux autres dossiers terroristes. Converti en 2000, Fabien Clain part s’installer à Toulouse. C’est là qu’il rencontre les frères Merah, Mohammed et Abdelkader, qui vient d’être renvoyé aux assises pour y être jugé pour complicité dans les tueries de son cadet, le tueur au scooter. L’homme de 37 ans a également été condamné dans la filière d’Artigat, un petit village en Ariège, où se retrouvaient des jeunes radicalisés.

Le nom de Fabien Clain apparaît également dans une autre affaire de terrorisme. En avril 2015, il est soupçonné d’avoir fourni une aide logistique, notamment une voiture, à Sid Ahmed Ghlam. Cet étudiant algérien de 24 ans est soupçonné d’avoir préparé l’attentat raté contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne. Un projet avorté qui a coûté la vie à une jeune autormobiliste, Aurélie Châtelain.

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Par J.C. avec Cécile Ollivier

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/magnanville-l-adresse-mail-de-fabien-clain-decouverte-au-domicile-d-un-proche-du-tueur-20-06-2016-5900597.php

Magnanville : l’adresse mail de Fabien Clain découverte au domicile d’un proche du tueur

 

>Faits divers|Stéphane Sellami|20 juin 2016, 21h00

 

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 Fabien Clain, la voix française de Daech. C’est lui qui avait revendiqué les attentats du 13 novembre à Paris.

DR

Stéphane Sellami

 

C’est une découverte intriguante. Au cours de la perquisition du domicile de Saâd Rajraji, proche de Larossi Abballa, auteur du double assassinat d’un policier et de son épouse, lundi, à Magnanville (Yvelines), les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) ont découvert un morceau de papier sur lequel était inscrit l’adresse mail et le numéro d’écrou de Fabien Clain. Ce vieux routier du djihadisme n’est rien moins que l’auteur de la revendication des attentats du 13 novembre.

 

Clain avait revendiqué les attentats du 13 novembre

 

Clain a été détenu avec Saâd Rajraji à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) au début des années 2010 après sa condamnation à 5 ans de prison pour avoir mis sur pied une filière d’envoi de jihadistes vers l’Irak. De son côté, Saâd Rajraji purgeait une peine pour avoir lui aussi pris part à une filière d’acheminement de jihadistes en pakistano-afghane, notamment aux côtés de Larossi Abballa et de Charaf-Din Aberouz. Restés proches d’Abballa, Saâd et Aberouz ont été écroués, dimanche, dans le cadre du double meurtre de Magnanville. «Cette adresse mail de Clain ne créée pas de lien opérationnel entre lui et Saâd Rajraji, tempère une source proche de l’affaire. Par ailleurs, Larossi Abballa était toujours en contact régulier avec Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz. Ils ne se sont jamais perdus de vue ».

 

leparisien.fr

 

 

http://www.20minutes.fr/societe/1869923-20160621-magnanville-bataclan-villejuif-marque-fabien-clain-derriere-chaque-evenement-terroriste

Magnanville, Bataclan, Villejuif… La marque de Fabien Clain derrière chaque événement terroriste

 

TERRORISME Installé en Syrie, ce Français qui a revendiqué les attentats de Paris au nom de Daesh apparaît également dans l’enquête sur le double meurtre de Magnanville (Yvelines)…

Fabien Clain (à droite), son frère Jean-Michel et Sabri Essid à l'époque de la filière d'Artigat.
Fabien Clain (à droite), son frère Jean-Michel et Sabri Essid à l’époque de la filière d’Artigat. – Capture d’écran Pièces à conviction – France 3

V.V.

    • Publié le 21.06.2016 à 11:29
    • Mis à jour le 21.06.2016 à 13:10

 

Quand ce n’est pas sa voix qu’on entend pour revendiquer un attentat, c’est son nom que l’on découvre chez un des hommes soupçonnés de terrorisme. Le Réunionnais Fabien Clain, bien connu des services de renseignement, a fait son apparition dans l’enquête sur le double meurtre des policiers de Magnanville. 20 Minutes revient sur les différents événements terroristes dans lesquels il est impliqué.

>> Portrait : Qui est Fabien Clain, la «voix de Daesh» ?

  • Magnanville : Son email retrouvé au domicile d’un des suspects

Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de l'assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016.
Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de l’assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016. – Thibault Camus/AP/SIPA

 

Un simple bout de papier découvert lors d’une perquisition au domicile de Saâd Rajraji. Dessus, les enquêteurs ont, selon BFM TV, retrouvé l’adresse email de Fabien Clain ainsi que son ancien numéro d’écrou. Agé de 27 ans, Saâd Rajraji a été mis en examen, tout comme Charaf Din-Aberouz, pour leur implication présumée dans le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines) commis par Larossi Aballa, mardi 14 juin.

Ont-ils agi après avoir reçu des ordres donnés par Fabien Clain depuis la Syrie ? L’enquête tente désormais de le déterminer. Selon BFM TV, Rajraji et Clain étaient en contact depuis 2011 où ils purgeaient, tous deux, une peine de prison à Fleury-Mérogis. Les deux hommes faisaient alors partie d’une association venant en aide aux prisonniers musulmans.

  • Paris : La voix qui revendique les attentats du Bataclan et des terrasses

Le communiqué de revendication des attentats de Paris par Daesh, le 14 novembre 2015
Le communiqué de revendication des attentats de Paris par Daesh, le 14 novembre 2015 – 20Minutes

 

La vidéo débute par un « nashid », l’un des habituels chants religieux qui font le « succès » de la propagande glaçante de Daesh. « Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du califat (…) a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion (…), Paris… »

>> Enquête : Fabien Clain a fait annuler son interdiction de sortie pour partir en Syrie

Identifiée quatre jours après les sanglants attentats de Paris le 13 novembre, la voix qui s’exprime ainsi, revendiquant les attentats de Paris au nom de Daesh, est celle de Fabien Clain, enregistrée depuis la Syrie. L’homme qui chante avant la lecture du communiqué est, selon Le Monde, celle de son frère cadet, Jean-Michel.

  • Villejuif : Il aurait téléguidé Sid-Ahmed Ghlam depuis la Syrie

Des policiers patrouillent le 26 avril 2015 à proximité de l'église Saint-Cyr et Sainte-Juliette à Villejuif, cible d'un attenat déjoué
Des policiers patrouillent le 26 avril 2015 à proximité de l’église Saint-Cyr et Sainte-Juliette à Villejuif, cible d’un attenat déjoué – Kenzo Tribouillard AFP

 

Les enquêteurs ont découvert en août dernier que son nom apparaissait dans le projet d’attentat avorté contre une église de Villejuif (Val-de-Marne), en avril 2015.

>> Enquête : La filière d’Artigat derrière le projet d’attentat de Villejuif ?

Selon Le Monde, Fabien Clain est soupçonné d’avoir « téléguidé Sid Ahmed Ghlam dans son projet d’attentat » depuis la Syrie. Les enquêteurs se fondent pour cela sur un message où plusieurs noms, proches de Clain, sont apparus.

  • Toulouse : Présenté comme un proche de Mohamed Merah

Capture d'écran d'une video de France 2 en date du 21 mars 2012, de Mohamed Merah
Capture d’écran d’une video de France 2 en date du 21 mars 2012, de Mohamed Merah – - FRANCE 2

 

Le clan des «Belphégor ». Voilà comment était surnommé le petit groupe gravitant autour de Fabien Clain dans les années 2000 dans le quartier du Mirail à Toulouse. C’est là que le Réunionnais aurait fait la connaissance de Mohamed Merah, le tueur au scooter. Déjà condamné à l’époque pour avoir tenté d’acheminer des combattants français en Syrie, Fabien Clain se retrouve alors en prison.

Selon plusieurs sources, il aurait alors entretenu une correspondance épistolaire avec Merah avant que celui-ci ne passe à l’acte. Mais dans la seule interview qu’il a accordée à un journal français, à savoir 20 Minutes, Fabien Clain nie pour autant les faits. « Je n’ai jamais été proche de Merah ! Quand il a tué tous ces gens, j’étais en prison. J’ai découvert cela dans ma cellule ! »

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/21/2369848-ombre-fabien-clain-plane-affaire-magnanville.html

Publié le 21/06/2016 à 07:44, Mis à jour le 21/06/2016 à 10:30

L’ombre du jihadiste toulousain Fabien Clain plane sur l’affaire de Magnanville

 

Terrorisme

Le jihadiste Fabien Clain est originaire de Toulouse./AFP
Le jihadiste Fabien Clain est originaire de Toulouse./AFP

image-zoom dans Folie

Selon BFMTV, hier, les enquêteurs ont découvert chez un proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers de Magnanville, un bout de papier sur lequel était inscrite l’adresse mail de Fabien Clain. Ce dernier n’est autre que l’homme qui a revendiqué au nom de Daesh les attentats de novembre à Paris. «Ils ont déclenché leurs ceintures d’explosifs au milieu de ces mécréants après avoir épuisé leurs munitions, qu’Allah les accepte parmi les martyrs», avait-il dit alors, avant de menacer : «cette attaque n’est que le début de la tempête».

Ce proche de Mohammed Merah, âgé de 35 ans est un vétéran toulousain des filières islamistes radicales françaises, condamné en juillet 2009 à cinq ans de prison, au terme desquels il est parti en Syrie. Lui et son frère Jean-Michel, originaires du quartier du Mirail à Toulouse, sont des convertis d’origine réunionnaise, radicalisés au début des années 2000.

Le nom de Fabien Clain revient désormais dans l’enquête sur le double assassinat de Magnanville. Son adresse mail et son numéro d’écrou figurent sur un bout de papier retrouvé au domicile de Saâd Rajraji. Ce proche de Larossi Abballa a été mis en examen ce week-end pour «association de malfaiteurs terroriste». Lors des perquisitions menées à son domicile la semaine dernière, une liste avec des noms de policiers, leur fonction et leurs adresses professionnelles a été découverte.

De fait Clain et Rajraji se connaissent. En 2011 et 2012, ils se sont côtoyés à Fleury Mérogis où ils étaient détenus. Par ailleurs, Rajraji a déjà été condamné en 2013 dans une affaire de filière jihadiste entre la France et le Pakistan.

La découverte de l’adresse mail de Clain à son domicile interroge logiquement les enquêteurs.

Dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis 10 ans, Fabien Clain avait rencontré les frères Merah, à Toulouse, Mohammed et Abdelkader, qui vient d’être renvoyé aux assises pour y être jugé pour complicité dans les tueries de son cadet, le tueur au scooter.

Clain a également été condamné dans la filière d’Artigat, un petit village en Ariège, où se retrouvaient des jeunes radicalisés et son nom apparaît également dans une autre affaire de terrorisme. En avril 2015, il est soupçonné d’avoir fourni une aide logistique, notamment une voiture, à Sid Ahmed Ghlam, cet étudiant algérien de 24 ans soupçonné d’avoir préparé l’attentat raté contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne.

Lire également en page 7 « Le dernier hommage aux policiers assassinés ».

La Dépêche du Midi

 

http://www.normandie-actu.fr/policiers-tues-a-magnanville-trois-nouvelles-interpellations-le-nom-de-fabien-clain-retrouve_213692/

Alençon Magnanville. Nouvelles interpellations, le nom de Fabien Clain, djihadiste de Normandie, cité

 

Fabien Clain, terroriste ayant vécu à Alençon, aurait des liens avec l’un des deux suspects, dans l’enquête sur le meurtre de deux policiers, lundi 13 juin 2016, à Magnanville.

 

Mise à jour : 21/06/2016 à 12:35 par La Rédaction

Larossi Abballa le 14 juin 2016 sur Facebook. (© FACEBOOK/AFP/Archives/STR)

Larossi Abballa, le 14 juin 2016, sur Facebook. (© FACEBOOK/AFP/Archives/STR)

 

L’enquête sur le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines), lundi 13 juin 2016, se poursuit. Trois proches de Larossi Abballa, meurtrier abattu par le RAID au domicile des victimes, ont été interpellés, mardi 21 juin 2016. Âgés de 27 à 44 ans, ils seraient soupçonnés d’avoir effectué des repérages visant les deux victimes.
Les trois hommes ont été interpellés aux Mureaux et à Mantes-la-Jolie (Yvelines), selon M6, qui a révélé l’information. Tous trois auraient déjà été condamnés, par le passé, pour des faits à caractère terroriste. Selon une des sources policières, ils avaient effectué des surveillances de policiers, notamment à l’occasion d’un rassemblement festif dans les Yvelines.

Le nom de Fabien Clain, sur un bout de papier

 

Fabien Clain, qui a résidé à Alençon (Orne) avait revendiqué les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, au nom de Daesh. (Photo : DR)

Fabien Clain, qui a résidé à Alençon (Orne) avait revendiqué les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, au nom de Daesh. (Photo : DR)

 

Lundi 20 juin 2016, le nom du terroriste Fabien Clain a également été retrouvé, sur un bout de papier prélevé par des enquêteurs de la sous-direction antiterroriste, dans le cadre de l’enquête sur le double meurtre de Magnanville. Il est déjà connu comme celui qui avait revendiqué les attentats de Paris, le vendredi 13 novembre 2015.

Selon BFM/TV, le nom de Fabien Clain serait indiqué avec son adresse mail et son numéro d’écrou (numéro d’identification attribué à un détenu lors de son incarcération NDLR).

L’essentiel. Fabien Clain, la voix française de Daech, est-il impliqué dans le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines) ? Son nom ressurgit dans l’enquête sur l’attaque terroriste commise par Larossi Abballa et revendiquée par Daech. Le courriel de Fabien Clain aurait été retrouvé sur un bout de papier au domicile de l’un des proches de l’assassin, Saâd Rajraji. Âgé de 27 ans, ce dernier a été mis en examen dimanche 19 juin 2016 aux côtés de Charaf-Din Aberouz, 29 ans, dans le meurtre de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider. À ce stade, les enquêteurs n’ont pas retenu de complicité directe, mais les fréquentations des deux hommes sont au cœur de l’enquête. Larossi Abballa, Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz ont tous les trois été condamnés, le 30 septembre 2013, pour leur participation à un réseau de recrutement et d’acheminement de candidats au djihad vers le Pakistan. Charaf-Din Aberouz avait été détenu au Havre (Seine-Maritime). Saâd Rajraji aurait rencontré Fabien Clain à la prison de Fleury-Mérogis en 2011 et 2012. Ils faisaient notamment partie d’une association qui venait en aide aux prisonniers musulmans, selon BFM-TV. La découverte de l’adresse email de Fabien Clain au domicile de Saâd Rajraji signifie-t-elle que celui-ci est impliqué dans la tuerie de Magnanville ?

C’est au domicile de Saâd Rajraji que ce bout de papier aurait été retrouvé. Cet homme est un des deux suspects mis en examen et écroués, samedi 18 juin, avec Charaf-Din Aberouz, pour leurs relations avec Larossi Abballa, commanditaire de l’attentat de Magnanville.
Ce nouvel indice ne permettrait pas encore de déterminer si le porte-voix de Daesh est également impliqué dans le meurtre des deux policiers.

Cette adresse mail de Clain ne créée pas de lien opérationnel entre lui et Saâd Rajraji », déclare une source policière au Parisien.

Un des suspects était détenu en Normandie. Samedi 18 juin 2016, quelques jours après le double meurtre de Magnanville (Yvelines), les deux suspects Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz ont été déférés devant le parquet en vue d’une mise en examen.
Charaf-Din Aberrouz, 29 ans, avait été détenu au centre pénitentiaire du Havre (Seine-Maritime), jusqu’en novembre 2015, comme l’a révélé le syndicat Ufap-Unsa justice. Le jeune homme était considéré comme l’un des « émirs » de la filière terroriste pakistanaise. Un profil similaire a celui de Larossi Abballa, abattu par le Raid après l’attaque contre les deux policiers de Magnanville.
Tous deux faisait partie d’une filière destinée à recruter des jeunes en France, pour les envoyer au Pakistan faire le jihad.

Reportage de BFM TV :

Des liens avec les attentats en France

Ces relations entre Fabien Clain et Saâd Rajraji dateraient de plusieurs années. Tous deux auraient été détenus en même temps à la prison de Fleury-Merogis, de 2011 à 2012. Les éléments connus des enquêteurs ne permettraient pas encore de déterminer si leurs relations se sont maintenues au fil des années, notamment après le départ de Fabien Clain pour la Syrie, en 2014.

Fabien Clain, un terroriste vivant en Normandie. Toulousain d’origine, Fabien Clain, surnommé Omar, a vécu en France, au mois jusqu’à début 2015. Ce proche de Mohamed Merah avait un appartement en Normandie, à Alençon (Orne).
Quelques heures après les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, il a été reconnu comme le porte-parole revendiquant les attaques au nom de Daesh. L’enquête avait alors permis de retrouver sa trace en Normandie, où son appartement a été perquisitionné le 19 novembre 2015. Il y avait vécu après sa sortie de prison en 2012, pendant au moins deux ans.

Cependant, la découverte de ce nouvel élément tend à démontrer une fois encore, l’étendue des relations que Fabien Clain avait avec des personnes directement impliqués dans les attentats terroristes ayant eu lieu ces dernières années en France : Mohamed Merah, qui avait attaqué des militaires et une école juive à Toulouse, Sid Ahmed Ghlam, impliqué dans un attentat manqué contre une église de Villejuif, ou encore son implication dans les attentats de Paris, qu’il avait revendiqué au nom de Daesh, le samedi 14 novembre 2015.

Avec AFP

La Rédaction

 

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/qui-est-fabien-clain-ce-jihadiste-francais-cite-dans-les-attentats-de-paris-villejuif-et-magnanville-7783777434

Qui est Fabien Clain, ce jihadiste français cité dans les attentats de Paris, Villejuif et Magnanville ?

 

PORTRAIT – L’adresse mail de Fabien Clain a été retrouvée chez un proche de Larossi Abballa, l’assaillant de Magnanville, où deux policiers sont morts.

 

Fabien Clain a revendiqué les attentats contre Charlie Hebdo
Crédit : AFP

Fabien Clain a revendiqué les attentats contre Charlie Hebdo

par Claire Gaveau publié le 21/06/2016 à 17:08

 

Son nom revient régulièrement avec insistance. À Toulouse lors des attaques de Mohammed Merah, lors des attentats du 13 novembre ou de celui avorté à Villejuif, Fabien Clain a toujours été cité dans les enquêtes. La dernière attaque terroriste, perpétrée par Larossi Abballa, n’échappe pas à la règle alors que l’adresse mail du jihadiste français a été retrouvée sur un bout de papier chez Saâd Rajraji, un proche de l’assaillant, mis en examen pour « association de malfaiteurs terroristes ».

Selon BFM TV, les deux hommes se connaissaient puisqu’ils s’étaient « côtoyés à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus » entre 2011 et 2012. Mais alors, qui est ce Fabien Clain ? Originaire du quartier du Mirail, à Toulouse, ce Réunionnais d’origine s’est converti dans les années 1990 avant de se radicaliser au début des années 2000 avec son frère Jean-Michel.

Artigat, la filière toulousaine

Figure de l’organisation terroriste, son nom est associé à de nombreuses affaires en France. S’il s’est désolidarisé des attaques de Mohamed Merah à Montauban et Toulouse en 2012, les liens entre les deux sont évidents alors qu’ils ont côtoyés la même filière terroriste à Artigat, dans un village de l’Ariège situé à une soixantaine de kilomètres de Toulouse. Un filière notamment dirigée par Olivier Corel, communément appelé « L’Émir Blanc », un Français d’origine syrienne considéré par ses disciples comme un guide spirituel.

En prison lors des actions de Mohammed Merah, Fabien Clain entretient pourtant une correspondance, selon plusieurs sources. Une information niée par le principal intéressé, dans les colonnes de 20 minutes : « Je n’ai jamais été proche de Merah ! Quand il a tué tous ces gens, j’étais en prison. J’ai découvert cela dans ma cellule ! »

Un rôle majeur dans l’attentat déjoué à Villejuif ?

Trois ans plus tard, son nom refait surface lors de l’attentat avorté contre une église à Villejuif, dans le Val de Marne. En première ligne ? Un jeune algérien Sid Ahmed Ghlam. Ce dernier est soupçonné d’avoir assassiné Aurélie Châtelain, une professeure de fitness de 32 ans, avant d’être interpellé par les forces de l’ordre.

Mais si cette action pouvait s’apparenter à un acte solitaire, les enquêteurs mettent la main sur de nombreux messages cryptées envoyés avec un ou plusieurs hommes se trouvant en Syrie. L’idée d’une action téléguidée de l’étranger grandie alors que deux noms, qui font partie de la même procédure de filière jihadiste que Fabien Clain, sont mis en avant. « Présenté comme leur ‘comparse’, Fabien Clain aurait joué de la Syrie un rôle majeur dans leur endoctrinement », écrit alors le quotidien Le Monde.

La voix française de Daesh

Au lendemain des attentats sanglants qui ont frappé Paris le 13 novembre, l’organisation terroriste Daesh a revendiqué les attaques, qui ont fait pas moins de 129 morts, dans un communiqué enregistré diffusé sur internet. Quelques jours plus tard, le verdict tombe alors que certains services spécialisés ont identifié la voix de Fabien Clain. Mais selon nos informations, ce jihadiste vétéran aurait joué un rôle plus important dans ces actions que celui d’un simple speaker.

Les services de renseignement notent que Fabien Clain, ainsi que son frère Jean-Michel, avaient été cités en 2009 dans une ébauche d’attentat visant, déjà, le Bataclan. Une information prise très au sérieuse alors que les deux frères s’étaient installés en Belgique et avait fréquenté la mouvance islamiste radicale qui commençait à s’installer à Molenbeek.

La rédaction vous recommande
ClaireGaveau

par Journaliste RTL

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/22/2370663-attentats-de-daech-l-ombre-de-la-filiere-toulousaine.html

Publié le 22/06/2016 à 07:45, Mis à jour le 22/06/2016 à 08:01

Attentats de Daech : l’ombre de la filière toulousaine

 

Terrorisme

Des combattants de Daech./Photo AFP

Des combattants de Daech./Photo AFP

image-zoom dans Perversité

L’adresse internet de Fabien Clain, le jihadiste toulousain d’origine réunionnaise, a été retrouvée chez un proche de Larossi Abballa, l’assassin du couple de policier des Yvelines. Un indice qui tend à prouver qu’Abballa lui non plus n’était pas un loup solitaire.

Difficile désormais de croire que Larossi Abballa, qui a exécuté un couple de policiers à Magnanville, dans les Yvelines, était un «loup solitaire». L’enquête qui se prolonge dans son entourage montre bien que cet homme a eu de très nombreux contacts avec les filières jihadistes. Et qu’un de ses proches, Saad Rajraji, était en contact avec le Toulousain d’origine réunionnaise, Fabien Clain.

Or, Fabien Clain n’est pas n’importe qui. Le membre de l’équipe des «Belphégor» toulousains passé par la cellule d’Artigat est devenu un des caïds de Daech. C’est lui qui a revendiqué les attentats de Paris pour le compte de l’EI dès le 14 novembre. C’est aussi Fabien Clain que l’on retrouve en manipulateur de Sid Ahmed Glam, assassin d’Aurélie Châtelain, et qui préparait un attentat contre l’église de Villejuif.

Son «correspondant» Saad Rajraji, avait été condamné en septembre 2013 dans le cadre du procès d’une filière d’acheminement au Pakistan, en compagnie de Charaf-Din Aberouz, et… Larossi Abballa. Rajraji et Aberouz ont été interpellés samedi, et mis en examen pour «association de malfaiteurs terroristes», mais on ne peut pas pour l’instant, établir une complicité entre eux et Abballa, pour le crime de Magnanville. L’enquête se poursuit, et hier, un autre homme appartenant à l’entourage d’Abballa a été placé en garde à vue.

«Ces opérations ont été réalisées pour vérifier les informations selon lesquelles un groupe de personnes, dont certains proches d’Abballa, voulaient s’en prendre à des policiers. Mais il n’y a, à ce stade, aucun lien avéré avec l’attentat de la semaine dernière», a indiqué le parquet de Versailles. L’homme interpellé a déjà été condamné en 2007 à huit ans d’emprisonnement. Il avait été condamné pour ses liens avec des membres d’un groupe jihadiste responsable des attentats de Casablanca (Maroc) du 16 mai 2003, perpétrés par douze kamikazes, qui avaient fait 33 morts et une centaine de blessés. Ce Franco-Marocain a fait l’objet d’une déchéance de la nationalité française.

Faute d’éléments probants, sa garde à vue de cet homme a été levée dans l’après-midi. «L’enquête se poursuit», a indiqué le parquet de Versailles.

Abballa évoluait donc dans une galaxie très jihadiste : ses proches sont-ils complices ? En tout cas, ils procédaient d’une «ambiance» pour le moins particulière… Et l’on voit que les ramifications avec d’autres filières et d’autres terroristes ne sont pas loin.

Pendant qu’on procédait à ces arrestations à paris, Bruxelles vivait de nouvelles heures d’angoisse, hier, mais cette fois, la faute à un garçon souffrant de troubles psychiatriques. Il avait lui-même appelé les policiers pour signaler qu’il était porteur d’une ceinture d’explosifs : en fait, du sel et des biscuits…

Dernier élément : le parquet général de Paris va se pourvoir en cassation contre l’arrêt renvoyant Abdelkader Merah devant les assises. Le parquet veut des chefs de poursuite plus sévères contre le frère du tueur, qui permettraient une condamnation plus lourde.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir :

daech-toulouse dans Politique

La Dépêche du Midi

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/22/2370668-fabien-clain-toulouse-raqqa-itineraire-tueur.html

Publié le 22/06/2016 à 07:48, Mis à jour le 22/06/2016 à 10:17

Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa, l’itinéraire d’un tueur

 

Terrorisme – Récit

Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa l'itinéraire d'un tueur

Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa l’itinéraire d’un tueur

image-zoom

Attaques contre le Bataclan, projet d’attentat contre une église de Villefuif et policiers assassinés dans les Yvelines : la présence du Toulousain d’origine réunionnaise, Fabien Clain, plane au-dessus de chaque attentat ou tentative d’attentat sur le territoire national. Le nom de cet homme de 38 ans, radicalisé au début des années 2000 à Toulouse et condamné en 2009 à 5 ans de prison pour sa participation à une filière d’acheminement de jihadistes vers l’Irak, revient inlassablement dans les dernières enquêtes antiterroristes. Connu pour être la voix de Daech qui a revendiqué les attentats parisiens du 13 novembre 2015, Fabien Clain est-il aussi lié à l’horrible attaque contre le couple de policiers à Magnanville, commise par Larossi Abballa ? C’est en tout cas la question que se posent les enquêteurs après la découverte de nouveaux indices troublants. Au domicile de Saâd Rajraji, un proche de Abballa, les policiers ont retrouvé un bout de papier sur lequel figurent le mail et le numéro d’écrou de Fabien Clain.

Au sein de la galaxie jihadiste de Daech, Fabien Clain occupe un rôle de soutien logistique aux candidats au sacrifice final. Tout en jouant les chefs propagandistes en restant bien à l’écart du front syrien. «Au regard de son passé, de son histoire, de ses multiples voyages en Belgique et en Egypte, Fabien Clain s’est construit un réseau, un carnet d’adresses qui le met en relation avec d’autres jihadistes. Voir son nom apparaître dans l’affaire du double assassinat du couple de policiers est la preuve que cet homme représente un danger réel», commente Christophe Rouget du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, à Toulouse.

Fiché S, Fabien Clain est interdit de séjour dans 23 départements français dont la Haute-Garonne après sa sortie de prison en 2012. Alors qu’il entame sa mise au vert en Normandie réfutant toute proximité avec Mohammed Merah, le Toulousain s’installe à Alençon où il continue de prêcher. Fin janvier 2015, quelques semaines après les attentats à «Charlie Hebdo», Clain aurait acheté du matériel audio dans l’enseigne du centre de Toulouse, «Music Action», alors qu’il est interdit de séjour dans la Ville rose. À trois reprises, il se serait rendu dans ce magasin spécialisé pour effectuer plus de 3 000 € d’achats. Ce n’est que 10 mois plus tard que les policiers ont connaissance de sa présence dans cette enseigne. Clain aurait été reconnu par un membre du personnel alors que sa photo était diffusée dans les médias. «Comment se fait-il qu’un homme aussi discret que Clain tout en se sachant surveillé ait pu prendre le risque de faire des achats comme n’importe quel individu dans un magasin de la ville ?», s’interroge un professionnel du renseignement toulousain dubitatif quant à la réelle présence du terroriste à Toulouse, en janvier 2015. Il aurait alors rejoint la Syrie trois mois plus tard.

Pour cet homme au charisme reconnu, tout commence à Toulouse au début des années 2000 après sa conversion à l’islam. Issu d’une famille catholique pratiquante, Fabien Clain, devenu Omar, converti son frère Jean-Michel avec lequel il s’essaye au rap, se faisant appeler les «rappeleurs». Le premier écrit des textes et le second les chante. Dans la Ville rose, Fabien Clain côtoie Sabri Essid et Abdelkader Merah, deux figures du salafisme toulousain et proches de l’Emir blanc, Olivier Corel, un idéologue d’origine syrienne, ex-mentor des frères Merah et résidant à Artigat, en Ariège. De l’ancienne mosquée du Mirail, où il tente d’imposer sa vision de l’islam radical jusque sur les marchés des cités toulousaines, Fabien Clain fait du prosélytisme à tout-va, cautionnant les attaques de Ben Laden à travers la vente de livres et de documents audiovisuels sur les étals, au Mirail. Sa femme, Mylène et ses amies sont gantées et vêtue d’un voile intégral. C’est l’époque du «clan des Belphégor».

Décrit comme ayant joué un rôle essentiel dans la radicalisation des membres de la communauté salafiste, à Toulouse, Fabien Clain multiplie les voyages en Belgique et en Egypte où il part en septembre 2006 avec sa famille en vue de s’installer au Caire. En Belgique, il tisse des liens avec la communauté salafiste dans les quartiers de Bruxelles où il ramène une foisonnante littérature coranique.

Aujourd’hui, Fabien Clain a étendu ses filets en Europe en multipliant ses relations jouant les «VRP» pour Daech. «À chaque fois qu’un attentat se produit, Daech apporte son logo comme un tampon validant l’action qui vient d’être commise. Mais quand l’attentat est raté, Daech se garde bien d’apparaître», poursuit Christophe Rouget. Dans ce contexte, difficile de définir avec exactitude le rôle précis de Fabien Clain au sein de l’entreprise criminelle de l’État islamique.

Communiquant aguerri, logisticien et propagandiste reconnu, il utilise les réseaux sociaux pour revendiquer et diffuser les messages d’endoctrinement. Une terreur par la communication vieille comme le monde. «Jusqu’où peut-on le laisser assurer cette propagande sur les réseaux sociaux ?», s’interroge un enquêteur bien conscient que la suppression totale de ces tribunes propagandistes restent étroitement liées à des enjeux financiers et internationaux. C’est encore une fois sur internet qu’un jeune converti de 22 ans s’est radicalisé subitement. Assigné à résidence à L’Isle-sur-Tarn et fiché S, cet apprenti jihadiste a été arrêté par les policiers de la DGSI, lundi 13 juin, à Carcassonne, alors qu’il voulait tuer au non d’Allah des touristes et des policiers.

Frédéric Abéla

Tentative d’attentat à Villejuif : l’enquête progresse

Sid Ahmed Ghlam a été de nouveau interrogé vendredi.

C’est une information du Parisien qu’aucun autre média n’a pour l’heure relayée.

Noter que plusieurs articles concernant cette affaire restent confidentiels, soit que les journaux les réservent à leurs abonnés, soit qu’ils les dépublient assez rapidement.

Il faut ainsi consulter la fiche Wikipédia y consacrée pour retrouver certaines des informations qui ont été publiées très tôt sur la petite amie brestoise de Sid Ahmed Ghlam, laquelle reste curieusement bien épargnée par la justice.

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/la-nebuleuse-de-sid-ahmed-ghlam-10-08-2015-5000525.php

La nébuleuse de Sid Ahmed Ghlam

 

L’étudiant a commencé à lever le voile sur son entreprise terroriste, fatale à Aurélie Châtelain, le 19 avril à Villejuif. Sans pour autant livrer l’essentiel, à savoir le nom de ses commanditaires.

 

Timothée Boutry et Adrien Cadorel | 10 Août 2015, 07h00 | MAJ : 10 Août 2015, 09h17

Villejuif (Val-de-Marne). L’église Sainte-Thérèse avait été choisie comme cible d’un attentat par Ghlam (à droite) qui a raconté avoir d’abord pensé au Sacré-Cœur ou à un train.  Aurélie Châtelain, 32 ans, a été assassinée par balles à Villejuif. Paris (XIIIe), le 22 avril. La chambre de la résidence étudiante où vivait Sid Ahmed Ghlama été placée sous scellés.
Villejuif (Val-de-Marne). L’église Sainte-Thérèse avait été choisie comme cible d’un attentat par Ghlam (à droite) qui a raconté avoir d’abord pensé au Sacré-Cœur ou à un train.
Aurélie Châtelain, 32 ans, a été assassinée par balles à Villejuif.
Paris (XIIIe), le 22 avril. La chambre de la résidence étudiante où vivait Sid Ahmed Ghlama été placée sous scellés.(LP/Lucile Metout/DR.) (AFP/Raymond Truy.) (AFP/Kenzo Tribouillard.)

 
Sid Ahmed Ghlam a de nouveau été entendu par un juge d’instruction parisien vendredi matin. L’étudiant algérien de 23 ans, suspecté d’avoir voulu attaquer une église de Villejuif (Val-de-Marne)…

 

Lire la suite de cet article sur le site du Parisien en payant, ou bien à l’adresse suivante où il se trouve en accès libre :

http://www.pressreader.com/france/le-parisien-seine-saint-denis/20150810/281698318470861/TextView

 

Egalement à lire sur le site du Monde, pour ses abonnés :

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/08/03/la-genese-du-projet-racontee-par-sid-ahmed-ghlam_4709536_1653578.html

Sid Ahmed Ghlam, entre les mailles du filet

 

LE MONDE | 03.08.2015 à 08h28 • Mis à jour le 03.08.2015 à 12h13 | Par Soren Seelow

Scellés sur la porte de la chambre de Sid Ahmed Ghlam, dans une résidence étudiante à Paris.

 

Il a longtemps gardé le silence. Puis s’est hasardé dans des explications peu vraisemblables. Confronté aux éléments du dossier, Sid Ahmed Ghlam, le principal suspect du projet d’attentat évité de justesse à Villejuif (Val-de-Marne), en avril, a finalement décidé de s’expliquer. Lors de son audition devant un juge antiterroriste, le 19 juin, il a proposé un récit très détaillé – et sans doute partiel – de la genèse de son projet.

Tout commence par un voyage en Turquie, fin octobre 2014. Le jeune homme fait l’objet depuis le printemps d’une fiche « S » – qui désigne un danger pour la « sûreté de l’Etat » – en raison de ses velléités de départ en Syrie ; il a même été convoqué pour un entretien administratif le 3 octobre. Mais son vol pour Alger, le 15 octobre, n’alerte pas les services : Ghlam est algérien et se rend régulièrement dans son pays d’origine. Ce que les policiers ignorent alors, c’est qu’il profite de ce déplacement pour rejoindre Istanbul, en Turquie, le 29 octobre. Il y restera un mois.

Ses activités sur place sont encore nébuleuses. Il dit avoir rejoint Istanbul en compagnie d’un homme rencontré en Algérie, qui lui disait avoir des contacts au sein de l’Etat islamique (EI). Dans une « maison d’accueil » de l’EI à Istanbul, un djihadiste français se faisant appeler Abu Al-Mouthana, originaire de Villepinte (Seine-Saint-Denis) lui aurait alors expliqué que son ami passerait en Syrie, mais que lui devait rentrer en France. Al-Mouthana lui aurait donné 2 000 euros pour ses « frais de retour », en lui demandant de rester en contact sur Internet.

Début…

L’accès à la totalité de l’article est protégé

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/08/03/une-creperie-conspirative_4709534_1653578.html

La « crêperie conspirative », concentré français du djihadisme

 

LE MONDE | 03.08.2015 à 08h28 • Mis à jour le 03.08.2015 à 12h47 | Par Soren Seelow

Les complices présumés de Ghlam, suspecté d’avoir projeté un attentat à Villejuif, se rencontraient dans un snack, dont les employés sont pour la plupart connus des services de renseignement.

Sur la devanture mauve constellée de photos de paninis, une promesse : « Le goût et la qualité ». En passant la porte de cette petite crêperie des Yvelines, les policiers n’imaginaient pas tomber sur un repaire d’islamistes. C’est en démêlant les fils de l’enquête sur le projet d’attentat contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne, évité de justesse en avril, qu’ils découvrent ce commerce étonnant, dont plusieurs employés font l’objet d’une fiche « S  » – pour « Sûreté de l’Etat ».

Les trois hommes mis en examen pour avoir participé à la livraison des armes destinées au principal suspect, Sid Ahmed Ghlam, se retrouvaient régulièrement dans ce petit snack, rebaptisé « crêperie conspirative » par les enquêteurs. Abdelkader J. y travaillait jusqu’à son incarcération, Farid B. y faisait des remplacements tandis…

L’accès à la totalité de l’article est protégé

 

http://www.lepoint.fr/societe/attentat-dejoue-qui-est-sid-ahmed-ghlam-l-etudiant-arrete-a-paris-22-04-2015-1923435_23.php

Attentat déjoué : qui est Sid Ahmed Ghlam, l’étudiant arrêté à Paris ?

 

Le jeune homme, que la police soupçonne d’avoir planifié un attentat et d’être lié à un meurtre, est un étudiant boursier franco-algérien de 24 ans.

 

Source AFP

Publié le 22/04/2015 à 15:40 | Le Point.fr

 

Sid Ahmed Ghlam résidait dans la chambre 310, aujourd'hui sous scellés, d'un foyer étudiant ultramoderne du 13e arrondissement de Paris.
Sid Ahmed Ghlam résidait dans la chambre 310, aujourd’hui sous scellés, d’un foyer étudiant ultramoderne du 13e arrondissement de Paris.AFP©Kenzo Tribouillard

 

Étudiant « féru d’informatique », actif sur les réseaux sociaux où il manifestait son attrait pour les terres de djihad, Sid Ahmed Ghlam était discret pour son voisinage, jusqu’à son arrestation par la police qui le soupçonne d’avoir planifié un attentat et d’être lié à un meurtre. Ce boursier franco-algérien de 24 ans, qui étudie l’informatique, résidait dans la chambre 310, aujourd’hui sous scellés, d’un foyer étudiant ultramoderne du 13e arrondissement de Paris, à quelques pas de là où il a été arrêté dimanche matin, blessé à une jambe.

« C’est la première fois qu’on entend parler de lui depuis qu’il a pris l’appartement, il n’y a eu aucun signalement, il payait son loyer normalement, dans les 200 euros par mois », a décrit une porte-parole du Crous, Constance Blanchard. Elle a évoqué une « situation pas évidente » pour les 70 étudiants et le personnel de cette résidence étudiante jaune et grise aux balcons orange, rue Julie-Victoire-Daubié, dans un quartier entièrement rénové. « Je suis un peu choqué d’apprendre ça comme ça », a témoigné un de ses voisins, Léo Coeur, étudiant de 18 ans en philosophie à Paris-I, qui a observé le déploiement policier dimanche. « Je suis inquiet, j’ai peur qu’il se passe quelque chose dans une fac parisienne », soupire-t-il.

Dans la chambre 310, outre un arsenal d’armes et des documents établissant qu’il avait planifié, selon le gouvernement, un attentat « imminent » contre « une ou deux églises », les enquêteurs ont trouvé des éléments témoignant d’une préparation minutieuse. Il semble ainsi avoir chronométré le temps que mettraient les policiers à intervenir, selon les premiers éléments de l’enquête. Une préparation qui contraste avec les conditions de son arrestation, qui semblent montrer plutôt un certain amateurisme.

« Fiche S »

Sid Ahmed Ghlam avait exprimé sur Facebook, « comme des dizaines voire des centaines d’autres, son envie de partir en Syrie » pour y mener le djihad, rapporte une source policière. Il était d’ailleurs connu des services de renseignement et faisait l’objet d’une « fiche S » de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui implique une surveillance discrète au nom de la sûreté de l’État. Plusieurs membres de son entourage semblent aussi avoir basculé dans l’islam radical. Mais les « vérifications sur l’environnement » de l’étudiant réalisées en 2014 et 2015 n’ont pas révélé d’éléments justifiant une enquête judiciaire, assure le gouvernement.

Son père l’avait fait venir d’Algérie en 2009, avec sa mère et ses frères et soeurs, dans le cadre du regroupement familial, selon une source proche du dossier. À Saint-Dizier (Haute-Marne), où vit la famille, des opérations de police se sont déroulées dans la partie pavillonnaire du Vert-Bois, un quartier propret et arboré, avec des maisons d’un étage collées les unes aux autres.

De nombreuses questions en suspens

Mercredi matin, les policiers de la Brigade de recherches et d’intervention (BRI) ont arrêté sa compagne, habillée d’une burqa et vraisemblablement convertie à l’islam, selon des sources proches de l’enquête. Elle résidait depuis six ou sept mois dans un petit pavillon loué dans le quartier avec deux enfants en bas âge, les volets toujours fermés. Sid Ahmed Ghlam y venait le week-end. La femme de 25 ans est « extrêmement discrète, ne faisant pas d’histoires », on ne la voyait « que lorsqu’elle allait chercher ses enfants à l’école », selon une voisine. C’était la seule femme à porter la burqa dans le quartier, ajoute-t-on dans le voisinage.

Sid Ahmed Ghlam voulait-il agir seul ou a-t-il des complices ? Quel est son lien avec le meurtre d’Aurélie Châtelain en banlieue parisienne, dans la voiture de laquelle son ADN a été retrouvé ? De nombreuses questions restaient mercredi en suspens.

 

http://www.franceinfo.fr/actu/faits-divers/article/attentat-dejoue-les-enqueteurs-cherchent-le-role-de-la-compagne-de-sid-ahmed-ghlam-671461

Attentat déjoué : que savait la compagne de Sid Ahmed Ghlam ?

 
par Rédaction de France Info jeudi 23 avril 2015 19:05

 

Tentative d'attentat à Villejuif : l'enquête progresse dans Attentats

Sid Ahmed Ghlam a été entendu par un juge © capture d’écran iTélé

 

La compagne de Sid Ahmed Ghlam nie avoir eu connaissance du projet d’attentat dont il est soupçonné. Certains éléments font croire aux enquêteurs que la jeune femme, toujours en garde à vue, en sait plus qu’elle ne le dit.

 

La compagne de Sid Ahmed Ghlam, cet étudiant algérien soupçonné d’avoir préparé un attentat dans une ou deux églises de région parisienne, et d’avoir tué une jeune femme à Villejuif, dans le Val-de-marne, a été interpellée mercredi matin, à Saint-Dizier, en Haute-Marne. Elle est toujours en garde à vue, jeudi soir, dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret, en région parisienne.

La jeune femme vivait recluse avec ses deux enfants, à Saint-Dizier. Lors de son interpellation, elle était vêtue d’une burqua, et a indiqué aux policiers s’être « éloignée de l’islam radical« . Elle nie avoir eu connaissance du projet d’attentat de son compagnon.

Des messages cryptés retrouvés

​Selon une source proche de l’enquête, Sid Ahmed Ghlam était en possession de deux téléphones dimanche. L’un d’eux était exclusivement destiné à appeler sa compagne. Sur l’autre, les enquêteurs ont trouvé un message envoyé au commanditaire supposé de l’attentat, basé en Syrie, dans lequel le suspect écrit son intention de se réfugier « chez Jennifer » une fois son forfait accompli.

Certains éléments laissent penser aux enquêteurs que la jeune femme en sait plus qu’elle ne le dit. Les policiers essayent actuellement de déchiffrer des clés de chiffrements, écrites sur des bouts de papier découverts à son domicile. Il pourrait s’agir de codes cryptés pour communiquer avec son compagnon.

A LIRE AUSSI ►►►Attentat déjoué : questions autour de la Syrie et d’Aulnay-sous-Bois

 

http://www.liberation.fr/societe/2015/04/24/sid-ahmed-ghlam-un-suspect-surveille-d-un-peu-trop-loin_1264926

Sid Ahmed Ghlam, un suspect surveillé d’un peu trop loin

 
Willy LE DEVIN 24 avril 2015 à 20:16

Les scellés sont posé sur la porte de la chambre d'étudiant de Sid Ahmed Glam, le 22 avril 2015 à Paris

Les scellés sont posé sur la porte de la chambre d’étudiant de Sid Ahmed Glam, le 22 avril 2015 à Paris (Photo KENZO TRIBOUILLARD. AFP)

 

DÉCRYPTAGE

Mis en examen vendredi à l’issue de sa garde à vue, le terroriste présumé de Villejuif figurait dans les fichiers de police, mais sans être sur écoute.

 

En garde à vue depuis son arrestation dimanche matin dans le XIIIème arrondissement, Sid Ahmed Ghlam, étudiant algérien de 24 ans, a été mis en examen vendredi après-midi. Il est suspecté d’avoir fomenté, sur injonctions de donneurs d’ordre pouvant se trouver en Syrie, une attaque contre deux églises à Villejuif (Val-de-Marne). La police le soupçonne également du meurtre d’Aurélie Châtelain, une professeure de fitness de 32 ans, dont il a croisé la route peu de temps avant un potentiel passage à l’acte.

 

Pourquoi est-il poursuivi ?

Sid Ahmed Ghlam a été mis en examen pour «assassinat» et «tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste». L’étudiant, demeuré mutique durant ses six jours de garde à vue, n’a rien laissé filtrer d’éventuelles complicités. Les enquêteurs recherchent au moins deux personnes, en France ou en Syrie, ayant pu fournir des armes à Sid Ahmed Ghlam et l’encourager dans la commission d’un attentat. Il devait être placé en détention provisoire.

Que sait-on d’Emilie L., la compagne supposée de Sid Ahmed Ghlam ?

Agée de 25 ans, elle loue un petit pavillon à Saint-Dizier (Haute-Marne), ville où réside également la famille de l’étudiant algérien d’un an son cadet. Selon sa sœur, Angélique, «Emilie s’est convertie à l’islam il y a deux ans, pratique à fond, mais ne parle jamais de terrorisme». La jeune femme porte la burqa et vit la plupart du temps les volets clos. Interpellée par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) mercredi matin, Emilie L. aurait confessé en garde à vue vouloir se marier avec Sid Ahmed Ghlam. Ce qu’a démenti dans le Parisien Hind, la sœur de ce dernier : «Elle est tombée amoureuse de mon frère, mais ni lui ni nos parents n’ont voulu qu’ils se marient parce qu’elle avait déjà deux garçons de 4 et 6 ans.» Chez la jeune femme, les enquêteurs ont saisi des clés de chiffrement ayant potentiellement servi à crypter des SMS et à enregistrer des numéros de portable. Cependant, Emilie L. a été remise en liberté vendredi à l’issue de sa garde à vue.

Comment Sid Ahmed Ghlam était-il surveillé ?

La première convocation de l’étudiant en électronique par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) date du printemps 2014. Elle fait suite au signalement d’un proche. A cette époque, le jeune homme évoque son désir de rejoindre la Syrie sur Facebook. «Comme des dizaines, voire des centaines d’autres», nuance une source policière. Néanmoins, de premières vérifications sur son «environnement» sont diligentées.

Rebelote fin février 2015. Après un nébuleux voyage de dix jours en Turquie, Sid Ahmed Ghlam effectue un nouveau passage à Levallois, en banlieue parisienne. Comme de coutume, la DGSI s’enquiert des motifs du séjour. Que Ghlam justifie pour «raisons touristiques». De nouvelles vérifications sur son entourage sont exigées. Toutefois, «faute d’éléments tangibles», dixit le ministre de l’Intérieur, elles ne donnent lieu à l’ouverture d’aucune procédure judiciaire. Sur le plateau du 20 heures de TF1, mercredi soir, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a ainsi assuré «que la DGSI avait fait tout ce qu’elle devait faire».

Que signifie la fiche «s» dont sid ahmed ghlam faisait l’objet ?

Cette fiche «S», pour «sûreté de l’Etat», est l’une des 21 sous-catégories du plus ancien fichier de police : le Fichier des personnes recherchées (FPR) crée en 1969. Il comporterait actuellement 400 000 noms, allant du grand banditisme aux évadés de prison. La fiche «S», elle, est réservée aux individus menaçant potentiellement la sécurité nationale. Une notion juridique relativement floue, permettant aux services de renseignements de ratisser très large. Y figurent bien entendu les aspirants terroristes, mais aussi tout une flopée de militants antinucléaires, d’activistes politiques (anti-G20, zadistes), de hooligans et de membres de groupuscules d’extrême droite. Selon le journal Sud Ouest , qui a accédé à un chiffre convoité, 5 000 personnes étaient répertoriées dans le fichier «S» en 2012. «C’est une donnée intéressante car, en matière d’antiterrorisme, rien ne circule au nom du secret défense», explique l’universitaire Pierre Piazza.

La fiche «S» comporte seize échelons de dangerosité. Sid Ahmed Ghlam était au niveau 13. Mohammed Merah, le tueur de Toulouse, était, lui, au niveau 5, car jugé encore plus dangereux. Un échelon qui implique de signaler les passages à la frontière de l’individu, mais pas de fouiller ses bagages, ni de le surveiller sur le territoire français. «Il ne faut pas perdre de vue que la fiche « S » est un dispositif de signalement. Il n’oblige ni écoute administrative,ni arrestation automatique», rappelle François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stragiques (Iris).

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  • Comment Sid Ahmed Ghlam était-il surveillé ?

    Avec Willy le Devin au micro de Lina El Arabi

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Willy LE DEVIN

 

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/qui-est-emilie-l-l-intrigante-copine-de-sid-ahmed-ghlam-8599344.html

Qui est Emilie L., l’intrigante « copine » de Sid Ahmed Ghlam ?

Michel Veron par

le 24 avril 2015 à 11h34 , mis à jour le 24 avril 2015 à 13h50.

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Faits divers

Convertie à l’islam il y a 2 ans, Emilie L., une proche de Sid Ahmed Ghlam, a été relâchée ce vendredi à l’issue de sa garde à vue. Les enquêteurs ont tenté de déterminer son rôle éventuel dans la préparation de l’attentat évité.

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Cinq jours après l’arrestation fortuite de Sid Ahmed Ghlam, suspecté d’avoir voulu attaquer des églises de la région parisienne, la police s’est interrogée sur le rôle précis qu’a pu jouer Emilie L., une jeune musulmane de 25 ans. Convertie depuis deux ans seulement, cette jeune mère de 2 enfants vit dans la même commune que les parents de Sid Ahmed Ghlam, à Saint-Dizier, en Haute-Marne.

Elle a été interpellée mercredi matin à son domicile, offrant au passage un torrent d’insultes aux officiers venus la cueillir. Elle a depuis été conduite à Paris, dans les locaux de la Section anti-terroriste de la Brigade criminelle de Paris pour être interrogée avant d’être relâchée libre, sans charges, ce vendredi.

Les enquêteurs savent que l’étudiant algérien et son amie communiquaient de manière très discrète. Ils avaient chacun un portable spécifiquement réservé à leurs échanges. Des échanges, qui plus est, cryptés. Lors de la perquisition de l’appartement de Emilie L., rebaptisée Jennifer dans le répertoire de Ghlam, les policiers ont découvert des « clés de chiffrement », c’est-à-dire le code qui permet de décrypter leurs messages.

De mystérieuses visites à la tombée de la nuit

La nature précieuse de leur relation n’est d’ailleurs pas très claire. Selon la sœur de Sid Ahmed Ghlam, elle l’aurait rencontré par son intermédiaire. « C’était mon ex-copine. Je l’ai rencontrée à la mosquée, mais je ne lui parle plus depuis un an et demi. Mais avant ça, elle voulait se marier avec lui, mais ça ne marchait pas. Il n’a pas voulu ». Face aux enquêteurs, la jeune femme nie également une quelconque liaison avec l’assassin présumé d’Aurélie Châtelain.

Quoi qu’il en soit, la jeune femme était-elle au courant de la tentative d’attentat ? Selon Libération, Sid Ahmed Ghlam avait apparemment prévu de se cacher chez elle après l’attaque. Ce qu’elle dément. Mais de nombreuses questions sur cet appartement taraudent encore les enquêteurs. Selon les voisins d’Emilie L., ses volets étaient en permanence fermés. D’après Le Parisien, la jeune femme y vivait cloitrée et ne sortait que pour amener et récupérer ses enfants à l’école.

Des trajets que le voisinage avait remarqué car Emilie L. était toujours vêtue d’une burqa. Une voisine s’étonne même de n’avoir jamais vu son regard. Une autre, qui a eu le privilège de voir son visage une fois, assure que « c’est une belle poupée ». Encore plus intriguant, son voisinage confie avoir vu des hommes à la nuit tombée rendre visite à plusieurs reprises à la jeune femme.

Plus de vidéos

 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/haute-marne/emilie-lechat-boizumeau-l-amie-de-sid-ahmed-ghlam-est-rentree-chez-sa-soeur-712053.html

Emilie Lechat-Boizumeau, l’amie de Sid Ahmed Ghlam, est rentrée chez sa soeur

 

Interpellée mercredi dernier à Saint-Dizier dans le cadre de l’enquête sur Sid Ahmed Ghlam, son amie est rentrée en Haute-Marne, chez sa sœur, à Bettancourt-la-Ferrée. Elle a été laissée libre.

  • LG
  • Publié le 25/04/2015 | 10:52, mis à jour le 28/07/2015 | 09:43

 

© France 3 Champagne-Ardenne© France 3 Champagne-Ardenne

Escortée par la police, elle est rentrée chez sa sœur à Bettancourt-la-Ferrée (Haute-Marne) en fin de journée.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/haute-marne/saint-dizier/saint-dizier-le-domicile-d-emilie-lechat-boizumeau-l-amie-de-sid-ahmed-ghlam-ete-cambriole-712603.html

Saint-Dizier : le domicile d’Emilie Lechat-Boizumeau, l’amie de Sid Ahmed Ghlam à été cambriolé

 

Selon nos informations, le domicile d’Emilie Lechat-Boizumeau, l’amie de Sid Ahmed Ghlam à été cambriolé samedi soir vers 21 heures. La police scientifique a effectué ce samedi soir les premières constatations.

  • LG
  • Publié le 26/04/2015 | 12:16, mis à jour le 28/07/2015 | 09:43

© France 3 Champagne-Ardenne© France 3 Champagne-Ardenne

Dans l’affaire de l’attentat déjoué à Paris, Emilie Lechat-Boizumeau avait été entendue par les services de police. Elle avait été laissée libre vendredi soir et était rentrée samedi à Bettancourt-la-Ferrée, au domicile de sa sœur. Son logement du quartier du Vert-Bois de Saint-Dizier avait été perquisitionné en début de semaine par les enquêteurs.

 

http://www.jhm.fr/departement/actualites/21956-affaire-sid-ahmed-ghlam-la-maison-d-emilie-lechat-boizumeau-cambriolee

 

Selon nos informations, samedi soir, entre 20 h et 21 h, la maison d’Emilie Lechat-Boizumeau a été cambriolée. Vers 21 h 30, la police nationale était présente sur place : des policiers scientifiques ont procédé aux premiers relevés de l’enquête. Mercredi, la maisonnette, située avenue de la Cornée-Renard, avait été perquisitionnée par des policiers parisiens de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI). Interpellée, Emilie Lechat- Boizumeau a passé 48 heures en garde à vue. Relâchée, elle a été reconduite au domicile de sa soeur, à Bettancourt-la-Ferrée, samedi. [...] Cet article en intégralité ainsi que d’autres révélations exclusives sur l’affaire dans votre JHM de ce 27-04-15

 

Publié le lundi 27 avril 2015

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/caudry-la-legion-d-honneur-demandee-pour-aurelie-ia14b45240n2981000

Caudry : la Légion d’honneur demandée pour Aurélie Châtelain, l’enquête avance

 

Publié le 07/08/2015

DAVID LAURENCE

Le dossier de demande de la Légion d’honneur à titre posthume pour Aurélie Châtelain, tuée à Villejuif le 19 avril, a été envoyé au ministère de l’Intérieur par la ville de Caudry. Des informations publiées cette semaine par Le Monde laissent espérer à Guy Bricout, maire, que cette demande sera reçue favorablement.

 

À Caudry, on attend toujours des réponses concernant le meurtre d’Aurélie Châtelain.VDNPQR

 

« Toujours est-il que ce meurtre, apparemment non prémédité, a fait dérailler un scénario écrit depuis plusieurs semaines. » C’est là une des conclusions du journal Le Monde qui a eu accès au dossier d’instruction concernant l’enquête de l’attentat raté dans une église de Villejuif le 19 avril dernier et celle du meurtre d’Aurélie Châtelain, une Caudrésienne qui ce jour-là, devait entamer une formation dans cette même ville.

Sid Ahmed Ghlam, interpellé dans le cadre de cette enquête, a en effet parlé. Ce même 19 avril, il avait appelé les secours indiquant qu’on lui avait tiré dessus. L’homme âgé de 24 ans était effectivement blessé à une jambe. Mais rapidement, les enquêteurs avaient mis au jour un projet d’attentat dans une église de Villejuif et avaient fait le lien avec le meurtre d’Aurélie Châtelain, dont le corps avait été retrouvé, dans sa voiture, à Villejuif.

Dans ses déclarations au juge antiterroriste, Sid Ahmed Ghlam attribue ce meurtre à un complice qui aurait été avec lui sur place le matin du 19 avril. Le terroriste présumé indique également que c’est accidentellement que son complice aurait tué la jeune femme, la sécurité de l’arme étant « partie toute seule ». Et lui, raconte-t-il encore, se serait alors volontairement tiré une balle dans la jambe, afin de se rendre à la police. Une version que les enquêteurs estiment peu crédible, ces derniers pensent toujours qu’il s’est blessé accidentellement. Au moment du meurtre d’Aurélie Châtelain ? L’enquête devra l’établir. Reste que s’il ne s’était pas tiré cette balle dans la jambe, ce dimanche 19 avril, tout porte à croire qu’il serait passé à l’acte.

Il en avait en tout cas reçu l’instruction écrite, deux jours avant, toujours selon les documents que s’est procurés Le Monde. C’est pour cela que sitôt le lien établi entre le meurtre de la Caudrésienne et l’attentat raté, Guy Bricout, maire, avait fait savoir qu’il demanderait la Légion d’honneur à titre posthume pour celle qui avait été durant un mandat conseillère municipale à ses côtés. « Le dossier est parti, notamment au ministère de l’Intérieur », indique aujourd’hui l’élu. Qui espère qu’à la lumière des déclarations de Sid Ahmed Ghlam, « une réponse favorable sera donnée ».

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Sid_Ahmed_Ghlam

Affaire Sid Ahmed Ghlam

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Cet article ou cette section est lié à une affaire judiciaire en cours.
Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.
N’hésitez pas à participer ni à citer vos sources.
→  Dernière modification de cette page le 3 août 2015 à 17:09.

L’affaire Sid Ahmed Ghlam, est une enquête menée sur un étudiant algérien, islamiste radical1, mis en examen dans le cadre du meurtre ou de l’assassinat d’Aurélie Châtelain et d’acte de terrorisme commis au nom de l’islam2.

Sommaire

Biographie du mis en examen

Sid Ahmed Ghlam
Données clés
Alias
Djillali
Naissance 1991 (24 ans)
Tiaret, dans la région d’Oran, Algérie
Nationalité Drapeau : Algérie Algérienne
Pays de résidence France
Formation
étudiant en informatique

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Sid Ahmed Ghlam (arabe : سيد أحمد غلام), surnommé Djillali, est né à Tiaret, dans la région d’Oran, Algérie en 19913.

Il arrive avec sa famille en 2001 à Saint-Dizier et retourne en Algérie en 2003 faute de papiers en règle. Il y passe son baccalauréat en 2010 et retourne en France la même année4 dans le cadre du regroupement familial5. La presse indique qu’il a été étudiant de 2010 à 2012 à l’école d’informatique SUPINFO à Paris et la quitte au bout de sa deuxième année6. Cependant SUPINFO n’est pas en mesure de confirmer cette information du fait qu’il existe des risques d’homonymie, seul le nom de l’individu ayant été divulgué7.

Il séjourne en 2013 et 2014 dans le quartier Croix-Rouge, à Reims. Le domicile de Saïd Kouachi, le tueur de Charlie Hebdo, se trouve alors à quelques dizaines de mètres. La police évoque des liens possibles entre Sid Ahmed Ghlam et la « bande des Buttes Chaumont« 8,9.

En février 2014, il passe une semaine en Turquie. Il est placé en garde à vue à son retour. Selon le procureur de Paris, aucun élément ne permet de « justifier l’ouverture d’une information judiciaire ». Il est néanmoins l’objet d’une fiche des renseignements français notamment pour « velléité de départ en Syrie ». Cette « fiche S » (« Sûreté de l’État ») implique son placement sous surveillance policière « sans attirer l’attention »10.

Au printemps 2014, son petit frère de 9 ans signale à sa maîtresse « que son frère se radicalisait ». Celle-ci prévient la police 11. Des écoutes téléphoniques menées à la suite, probablement en 2014 et 2015, n’ont rien révélé ; ce que le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve justifie par le fait que « les moyens technologiques utilisés (…) sont de plus en plus sophistiqués »12.

Depuis septembre 2014, il est inscrit à l’université Pierre-et-Marie-Curie. Il ne participe ni au cours ni au TD. L’université a engagé une procédure contre lui pour falsification de note13. L’UNEF est accusé par le Canard Enchaîné, qui cite une source ministérielle, d’avoir aidé Sid Ahmed Ghlam. L’UNEF rétorque que « Ghlam indique qu’il a été boursier échelon 6 (correspondant à une aide de 4 768 euros par an)… Ses demandes de logement ont fait l’objet d’un traitement prioritaire »14.

Le suivi initié en 2014 depuis l’alerte à la radicalisation de Sid Ahmed Ghlam n’a rien donné. C’est « parce que la nouvelle menace terroriste qui plane sur la France se caractérise par des techniques de dissimulation que les services secrets peinent à contrer. Cette technique a même un nom, la taqiya »15.

Le 15 octobre il se rend en Algérie, ce qui n’inquiète pas les services de renseignement, puisqu’il emprunte régulièrement cette destination pour ce rendre dans sa nation d’attachement. Depuis l’Algérie, le 29 octobre, il se rend à Istanbul, en Turquie, où il reste un mois. On lui paye alors des «frais de retour» (2000 euros), en échange de contreparties à venir16.

En 2015, il habite dans une résidence étudiante, rue Julie-Daubié à proximité de la Bibliothèque nationale de France, dans le 13e arrondissement de Paris. Le weekend, il rejoint sa famille dans le quartier sensible du Vert-bois à Saint-Dizier. Selon les médias, certains de ses proches à Saint-Dizier se sont rapprochés des thèses de l’islam radical17. Son frère et sa belle-sœur appartiendraient à la mouvance Tabligh18.

Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, il « était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d’un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église »19.

Au début du mois d’avril, son « contact lui fournit des indications pour se procurer des armes. Il se rend à Aulnay-sous-Bois 20 et dans le coffre d’une voiture garée dans la rue, il récupère les armes et les gilets pare-balles ».

Il effectue des repérages autour des deux principales églises de Villejuif : l’Église Saint-Cyr-Sainte-Julitte au centre ville et l’Église Sainte-Thérèse au nord21. Selon l’historien Camille Pascal, cette ville au nom symbolique n’aurait pas été choisie au hasard et lui permettait de cibler deux religions en même temps22.

Le samedi 18 avril, « Sid Ahmed Ghlam reçoit plusieurs nouveaux messages l’incitant « fortement » à passer à l’acte »23. Toujours selon le procureur, le dimanche 19 avril, tôt le matin, il tente de voler la voiture d’Aurélie Châtelain à Villejuif. Celle-ci est tuée d’une balle dans le cœur et il aurait ensuite brûlé la voiture, qui contenait le corps de la jeune femme, avant de regagner le 13e arrondissement.

Le dimanche 19 avril 2015, il préparait à l’heure de la messe un attentat contre les deux églises qu’il avait repérées. D’après le curé de Saint-Cyr-Sainte-Julitte, il y aurait eu « un carnage » car l’église accueille 300 personnes le dimanche24,25.

À 8 h 50, il appelle le SAMU car il est blessé gravement à la hanche et à la rotule par deux balles. Selon les enquêteurs, il se serait lui-même blessé au cours de la tentative de vol du véhicule. Interrogé par la police il évoque un règlement de comptes. La police remonte les traces de sang et arrive à son véhicule, une Renault Mégane dans laquelle elle trouve un gyrophare, un fusil d’assaut Kalashnikov et un revolver. Les enquêteurs perquisitionnent son domicile et trouvent trois Kalashnikov supplémentaires, des gilets pare-balles26, un minutage précis entre les églises ciblées et les commissariats les plus proches. Il est placé en garde à vue et hospitalisé à l’Hôtel-Dieu 27. La garde à vue est prolongé au maximum prévu dans les cas de risque d’attentat maximum.

Victime

Aurélie Châtelain était mère d’une fille de cinq ans. Elle avait 32 ans. Elle était originaire de Caudry. Elle a été retrouvée carbonisée dans sa voiture à Villejuif après avoir été tuée par balle. Les enquêteurs pensaient initialement que le motif du meurtre était une tentative de vol de la voiture28. Après coup, ils supposent plutôt que Sid Ahmed Ghlam aurait voulu tuer Aurélie car il « la suspectait d’être un agent du renseignement. Il aurait été intrigué par la présence de cette voiture, au milieu de la rue, et de cette femme assise sur le siège passager avec un ordinateur portable sur les genoux28. »

Elle était professeur de fitness et ancienne membre du conseil municipal de Caudry. Elle allait participer à un stage à Villejuif pour se perfectionner dans son métier en prenant des cours de pilates29,30.

Le dimanche 26 avril 2015, 3.000 personnes ont participé à une marche blanche dans sa ville d’origine, Caudry31.

Tandis que sa meilleure amie la considère comme une « héroïne », Guy Bricout, le maire de Caudry, suggère que « le décès d’Aurélie avait permis de sauver des vies »32 et demande qu’elle soit décorée de la Légion d’honneur à titre posthume33. Sa fille aura le statut de Pupille de la Nation34.

Version de Sid Admed Ghlam

D’après ses avocats : « Il a reconnu avoir été à Villejuif le 19 avril 2015 en présence d’un autre individu. Il conteste en revanche toute responsabilité dans la mort d’Aurélie Châtelain et a également affirmé avoir fait ce qu’il fallait pour empêcher la commission d’un attentat ce jour-là » . il ne donne pas plus de détail sur cet autre individu35.

L’un des avocats de la famille d’Aurélie Châtelain, Antoine Casubolo Ferro, réfute cette version« «Il faut qu’il en dise plus, car pour l’instant la réalité du dossier ne correspond pas du tout à ses déclarations … Il faut qu’il s’explique sur toutes les preuves et les traces qui donnent la certitude qu’il a été en contact avec Aurélie Châtelain »36.

Commanditaire et complicités

Présumés complices

Sid Admed Ghlam ne semble pas être un loup solitaire. En plus du fait qu’il possédait trop d’armes pour un seul homme37, les enquêteurs ont trouvé que « Sid Ahmed Ghlam reçoit en effet l’ordre de passer à l’acte, même seul, même si « il » ne le rejoint pas ». Ils recherchent activement ce « il »38.

Commanditaire, complices et implication

Les armes ont été récupérées dans une voiture volée de marque Renault Mégane stationnée sur une place de stationnement de la commue d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

Le terroriste a ensuite récupéré une seconde voiture, de marque BMW 318, dans un garage de Pierrefitte-sur-Seine (toujours en Seine-Saint-Denis) où opérait ses complices Vega (Macreme A.) et Thomas (Thomas M.). Ils ont été en Syrie début 2015. Ces deux complices ont été endoctrinés par Fabien Clain, un toulousain né sur l’île de la Réunion qui est aussi le fondateur du « clan des Belphégor » dans le quartier toulousain du Mirail. Fabien Clain était également un proche d’Olivier Corel, surnommé « l’Emir blanc », qui organisait des réunions dans sa ferme à Artigat, cellule très liée au terrorisme djihadiste.

Rabah B., connu sous le surnom de « le Kabyle », est supposé avoir livré les armes cachées dans la voiture Mégane48.

Compagne du mis en examen

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La pertinence du contenu de cet article est remise en cause. (2 mai 2015)
Considérez le contenu de cet article avec précaution. Discutez-en ou améliorez-le !

Émilie Lechat-Boizumeau49, blonde aux yeux bleus, est élevée dans une famille catholique. Elle effectue toute sa scolarité à Brest. Elle obtient à Vannes, un BEP dans la restauration. Elle a deux garçons à 19 puis 21 ans 50. Elle se marie à un Brestois du quartier sensible de Pontanézen. Son mari est « connu des services de police pour des faits de grande délinquance », et se serait converti à l’islam pendant une peine effectuée à la prison Brestoise de l’Hermitage 51. Elle se convertit alors aussi à l’Islam à 22 ans. Elle adopte la burqa comme une quinzaine de femmes de Pontanézen. Rachid Abou Houdeyfa, l’imam salafiste de la mosquée du quartier déclare qu’il ne la connait par car « Les gens qui sombrent dans l’islam radical ne nous fréquentent pas. Ils ne supportent pas certains prêches ». Cet imam prône pourtant le port obligatoire de la burqa pour toutes les femmes52.

Émilie part alors à Saint-Dizier. Son nouveau compagnon à un frère arrêté en 2014 en Belgique pour possession d’armes de guerre. Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard «  mais Aouali, la mère de Sid Ahmed, avait refusé qu’ils se marient, raconte un ami. Parce qu’elle est plus âgée que lui et qu’elle avait déjà été mariée »  3.

En février 2015, elle se présente entièrement voilée dans une grande surface de Gouesnou. Ce qui provoque l’intervention de la gendarmerie 53.

Le 22 avril 2015, elle est arrêtée à Saint-Dizier. Les voisins parlent d’elle comme d’une femme discrète, convertie à l’islam radical, qui ne sort de chez elle que pour aller chercher ses enfants à l’école en burqa. Les volets de sa maison sont toujours clos. C’est la seule femme en burqa du quartier sensible du Vert-Bois à Saint-Dizier. Le voisinage « confie avoir vu des hommes à la nuit tombée rendre visite à plusieurs reprises à la jeune femme » 54,55. Les enquêteurs disposent de trois éléments à charge :

  • Elle possédait des clés de chiffrement permettant d’échanger des messages cryptés.
  • Sid Ahmed Ghlam possédait un deuxième téléphone dédié uniquement à l’appeler.
  • Un des dernier SMS qu’il ait envoyé à son contact syrien était « Après le coup, j’irai me refugier chez Jennifer ». Jennifer est le nom d’Émilie Lechat-Boizumeau dans le répertoire de Sid Ahmed Ghlam 56.

Le 24 avril 2015, elle sort libre de sa garde à vue sans être mise en examen.

Réactions

Selon Bernard Bajolet le 22 avril , le Directeur général de la sécurité extérieure, ses hommes ont déjoué six attentats depuis le début 2015, cependant, le lendemain, Manuel Valls parle de cinq attentats déjoué y compris celui-ci . L’attaque planifiée ici serait le septième attentat évité57. 20 minutes note l’importance de la communication gouvernementale, en plein débat sur la Loi Renseignement, au sujet d’un évènement qui, de l’avis d’un officier de la DGSI, montre les failles des services de renseignement58.

Evènements potentiellement liés

Dans la nuit du 23 au 24 avril 2015, un incendie volontaire ravage la salle de prière musulmane de Pargny-sur-Saulx dans la Marne, La sœur de Sid Ahmed Ghlam y donnait des cours59,60.

Notes et références

  1. http://videos.tf1.fr/infos/2015/projet-d-attentat-imminent-dejoue-un-islamiste-radical-dangereux-8598035.html [archive]
  2. http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/2015/04/25/video-attentats-dejoues-paris-sid-ahmed-ghlam-mis-en-examen-712155.html [archive]
  3. a et b http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Les-deux-visages-de-Sid-Ahmed-Ghlam-754406 [archive]
  4. AFP, « Attentat «évité»: Sid Ahmed Ghlam, un étudiant attiré par le jihad », Libération,‎ 22 avril 2015 (lire en ligne [archive]).
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  6. Avec Paule Gonzales et Jean-Marc Leclerc, « Qui est le suspect qui s’apprêtait à commettre un attentat près de Paris ? – Projet d’attentat à Paris : ce que l’on sait du suspect », lefigaro.fr,‎ 22 avril 2015 (lire en ligne [archive]).
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  50. Sid Ahmed Ghlam, un suspect surveillé d’un peu trop loinWILLY LE DEVIN, 24 AVRIL 2015 [archive]
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  53. Attentats déjoués. La radicalisation d’une Brestoise ex amie de Ghlam [archive]
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  55. Attentat déjoué : qui est Sid Ahmed Ghlam, l’étudiant arrêté à Paris ? – Le Point [archive]
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  57. EN DIRECT. Attentats déjoués à Paris: « nous sommes toujours sous la menace terroriste », déclare François Hollande | www.francesoir.fr [archive]
  58. 20 minutes : Attentat «déjoué»: Pourquoi le gouvernement a si bien huilé la com’ [archive]
  59. Incendie volontaire d’une salle de prière musulmane dans la Marne : 5 personnes mises en examen [archive]
  60. Incendie d’une salle de prière musulmane dans la Marne : 5 suspects présentés à un juge – Société – MYTF1News [archive]

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