Jean-Luc Mélenchon « cul et chemise » avec les déconnologues et l’inconnu du 13 octobre

Parlons d’abord de l’inconnu du 13 octobre.

Je viens de trouver dans mes statistiques de blog des recherches sur ces mots-clés particuliers : « inconnu du 13 octobre ».

Cela m’évoque plusieurs faits notables tous liés entre eux.

Commençons par le premier, une attaque dont j’avais été victime de la part d’un groupe de « déconnologues » au mois d’octobre 2008, dans les commentaires sur cet article du site Rue89 :

https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-rue89-culture/20081011.RUE6189/a-l-expo-denis-robert-petits-fours-et-mises-en-examen-a-gogo.html

Il ne reste aujourd’hui pour toute trace de la suite de commentaires en question que celui-ci du modérateur Yann Guégan :

  • avatar
    yann_gua_gan a posté le 04 novembre 2016 à 13h55

    Plusieurs commentaires hors sujet ont été retirés, conformément à la charte des commentaires. Pour les signalements, on essaie d’être le plus vigilants possible, mais il y a toujours un délai (et tous les commentaires signalés ne sont pas forcément retirés). Je viens de regarder dans le système, et à cette heure, tous les signalements ont été traités.

    Le mieux est de s’abstenir de relancer un fil quand il part clairement hors sujet. Il y a plein de forums pour s’amuser à côté de la Rue. : -)

La meneuse était la riveraine répondant au pseudonyme de « Hestia » qui simultanément me faisait aussi harceler sur le forum privé dénommé « le Coin de la Rue » par ses amis qui s’y trouvaient toujours, elle-même l’ayant quitté environ deux mois plus tôt. Elle avait commencé à m’y attaquer à la suite de son grand copain « Charles Mouloud » au mois d’août 2008, et continuait dans son sillage sur le site Rue89 sur un mode véritablement hystérique là où l’initiateur de ces attaques personnelles se montrait assez discret. Tous deux travailleurs sociaux, l’une à Lyon et l’autre à Rennes après avoir été éducateur spécialisé à Brest où il était très proche des militants de la LCR et du psychiatre pédophile Serge Rodallec, ils me harcelaient depuis le début comme auraient pu le faire des sbires de la criminelle Josette Brenterch de la LCR de Brest, avec des propos très spécifiques dont j’avais bien reconnu la source dès le tout premier, début août 2008 : il ne pouvait effectivement s’agir que d’un proche de cette criminelle, à moins que ce ne fut elle en personne.

L’un des « déconnologues » en action sur le site Rue89 lors de l’attaque de groupe dont j’avais été victime sur le sujet cité plus haut fêtait son anniversaire au même moment, le 13 octobre. Il s’agissait du riverain « Déluge », dit aussi « La Menuise », un ancien intermittent du spectacle reconverti dans la menuiserie et installé dans le Finistère.

Il s’est plu à me harceler sur le site Rue89 en compagnie de « lamorille » à compter de cet automne 2008.

Leur « Konducator » Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui alors boudait Rue89 depuis le mois de mai 2008, joindra ses harcèlements aux leurs dès son retour sur le site, fin novembre 2008.

Il y fait allusion dans son article du 26 mai 2018 où il se décrit comme le « petit nègre » d’un « grand Blanc », le « Menuisier » ayant construit un « Bureau », en fait un forum privé qu’il appelait sa « Cabane » et où avec ses amis, dont le « grand » « Charles Mouloud », il organisait divers harcèlements à l’encontre d’autres riverains du site Rue89.

Cyprien Luraghi finira par se fâcher avec un certain nombre de ses commanditaires des premiers temps, comme il les désigne lui-même aujourd’hui, ou plutôt eux avec lui à compter du printemps 2009, parce qu’il allait beaucoup trop loin dans tous ses déchaînements de violences contre les uns et les autres, et particulièrement les victimes de harcèlement moral dans le travail.

Le pseudonymé « Charles Mouloud », de son vrai nom Dominique Le Brun, était toujours avec lui en 2010, en atteste cet extrait de son blog Tique Toc du 24 juin 2010 :

 

2010-06-24 Tique Toc » Blog Archive » Le Réseau Trotskorodallec©

 

Noter qu’il révélait alors que son ami et grand complice « Charles Mouloud » était « cul et chemise avec le camarade-sénateur Jean-Luc Mélenchon », dont une photographie en string léopard avait été postée à 11h41.

Il me reprochait d’avoir émis des doutes sur sa santé mentale deux ans plus tôt, comme bien d’autres à l’époque, à la suite de ses propos publics du printemps 2008 sur la langue bretonne.

Hum… Aujourd’hui, certains le traitent carrément de dangereux malade mental…

Le 13 octobre fut de nouveau pour moi un jour remarquable en 2015, comme je l’avais expliqué dans ces articles de novembre 2015 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/11/07/cyberattaques-luraghi-ne-fait-toujours-pas-dans-la-demi-mesure/

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/11/07/attentats-de-paris-letau-se-resserre-autour-dun-donneur-dordres/

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/11/14/le-terroriste-cyprien-luraghi-est-demasque/

J’avais alors subi une cyberattaque destinée à mettre l’accent sur la date du 13 novembre 2015, comme celle, beaucoup plus importante, des 6 et 7 novembre 2015, était annonciatrice de la tentative d’assassinat dont un de mes proches fut victime le 7 décembre 2015.

Par ailleurs, ce 13 octobre 2015, après la cyberattaque menée contre mon système informatique entre 1h30 et 1h35, j’avais posté les deux articles suivants relatifs à l’actualité du jour :

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/10/13/un-message-dun-commanditaire-damedy-coulibaly-exhume-par-les-enqueteurs/

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/10/13/des-mesaventures-de-linconnu-du-nord-pierre-de-saintignon-avec-wikipedia/

Voilà, il me semble avoir fait le tour de la question.

Des mésaventures de « l’inconnu du Nord » Pierre de Saintignon avec Wikipédia

Le communiste et président d’AC ! Serge Havet n’est pas le seul Lillois à avoir décidé de se présenter au suffrage universel cette année.

C’est également le cas de Pierre de Saintignon, mais ce dernier souffre d’un manque de notoriété par rapport à ses concurrents et vient de faire le buzz à ce sujet.

 

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/10/12/pierre-de-saintignon-supprime-un-peu-vite-de-wikipedia_4787966_4408996.html

Pierre de Saintignon, supprimé un peu vite de Wikipédia ?

 

Le Monde.fr | 12.10.2015 à 17h00 • Mis à jour le 13.10.2015 à 10h39 | Par Damien Leloup

Pierre de Saintignon, le 29 septembre dans son bureau à Lille.

Trop peu connu pour figurer dans l’encyclopédie collaborative en ligne, Pierre de Saintignon, tête de liste du PS aux régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie ? Le journal Nord Littoral a créé, le 10 octobre, une page Wikipédia au nom de l’élu, proche de la maire de Lille, Martine Aubry. La page a été supprimée quelques heures plus tard, comme la précédente, qui avait été créée à son nom cet été. Motif : la « notoriété insuffisante » du candidat, peu connu du grand public malgré une longue carrière politique municipale à Lille et un passé de dirigeant de Darty.

 

De quoi apporter de l’eau au moulin des critiques au sein du PS qui estiment qu’il aurait mieux valu choisir une tête de liste plus connue. Pour autant, la décision de suppression de la page Wikipédia n’est pas vraiment un critère fiable pour jauger la notoriété locale d’un candidat à une élection.

Tout d’abord, le maintien en ligne d’une page sur l’encyclopédie collaborative répond à des règles assez précises. Si tout un chacun peut créer une page sur le sujet de son choix, elle peut être supprimée si elle ne répond pas aux critères de l’encyclopédie. De nombreuses règles existent, et varient selon le sujet abordé par la page ; la principale étant que le contenu doit être de nature encyclopédique – avoir un ton neutre, des sources crédibles, et porter sur un sujet de culture générale au sens large.

Critères précis pour les personnalités politiques

Pour les femmes et hommes politiques, Wikipédia dispose d’une série de critères particuliers pour évaluer la « notoriété des personnalités politiques ». Un(e) candidat(e) ou élu(e) peut avoir une page à son nom s’il ou si elle respecte au moins l’un de ces quatre critères : avoir fait partie d’un gouvernement ; avoir été élu(e) au Parlement ou au Sénat ; avoir été élu(e) maire d’une ville de plus de 100 000 habitants ; avoir été l’objet principal de plusieurs articles, sur plusieurs années.

Or, si Pierre de Saintignon n’a jamais été ministre, député ou sénateur, ni maire (même s’il est premier adjoint à la mairie de Lille), il a cependant fait l’objet de plusieurs articles de presse développés, notamment ces derniers mois. Cela n’est pas nécessairement suffisant pour obtenir le droit à une page Wikipédia : les règles de l’encyclopédie, qui se définissent comme « des suggestions consensuelles et non des règles rigides », précisent qu’une personnalité validant l’un de ces critères peut tout de même voir sa page supprimée.

Toutes les têtes de listes en Nord-Pas-de-Calais Picardie n'ont pas de page Wikipédia à leur nom.

 

Dans les cas de Pierre de Saintignon, toutefois, les discussions sur le Bistro de Wikipédia, l’espace de discussion de la communauté francophone, le consensus s’établissait lundi 12 octobre en faveur d’une suppression un peu trop hâtive — dans les cas jugés « limites », la pratique de l’encyclopédie est plutôt d’ouvrir un débat, dans lequel les partisans et les adversaires de la suppression discutent pendant plusieurs jours avant que les administrateurs ne tranchent.

La première version de la page ouverte cet été avait été supprimée en raison de l’absence de sources fiables — la seconde, créée par Nord Littoral, « répond maintenant aux conditions d’admissibilité générales », estime un utilisateur sur la demande de restauration de la page. la page cite des « articles centrés sur plus de deux ans dans des médias de référence : Le Monde [en] 2009 et de nombreux articles pour 2015, comme celui du Point, qui justement titre qu’il “sort de l’ombre”, ce qui veut dire qu’il semble maintenant avoir de la notoriété ».

Ironie de l’histoire, la page Wikipédia de Sandrine Rousseau, tête de liste EELV et adversaire de Pierre de Saintignon en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, a également été temporairement supprimée en 2014. En partie en raison d’une notoriété jugée faible — Mme Rousseau n’a pas non plus été députée, sénatrice ou maire d’une grande ville —, mais aussi parce que la partie de la page consacrée à ses livres était jugée « trop promotionnelle ou publicitaire ». Après un nouveau débat au sein de la communauté Wikipédia à la fin de septembre, la page a finalement été restaurée.

 

http://www.nordlittoral.fr/calais/wikipedia-rejette-de-saintignon-qui-mauvais-joueur-ia0b0n250381

Wikipédia rejette De Saintignon qui, mauvais joueur, accuse Nord Littoral

 

Publié le 12/10/2015

J.P.

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Pierre de Saintignon souffre d’un tel manque de notoriété que même Wikipédia le rejette.

Un large écho national sur le web

L’écho et chuchotement publié par Nord Littoral dimanche a fait le tour du web hier. Patrick Cohen sur France Inter a décidé d’en faire un sujet. La Voix du Nord, Le Lab d’Europe 1, 20 Minutes, Le Monde, Le Figaro, le Huffington Post, etc. la plupart des médias nationaux se sont emparés de l’information .

Le porte-parole de Pierre de Saintignon furax

Nord Littoral a reçu un appel hier du porte-parole du candidat socialiste aux Régionales dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Scandalisé par le buzz, il affirme que le journaliste de Nord Littoral n’a pas bien fait son travail. Pour lui, si la fiche Wikipédia de Pierre de Saintignon n’a pas été validée, c’est non pas parce son poulain souffre d’un manque de notoriété mais parce qu’elle n’était pas assez riche.

Sur son compte Twitter, le candidat dénonce d’ailleurs « certains contributeurs qui connaissent très bien le fonctionnement de Wikipedia et qui publient une page pour créer le buzz… »

Notre community manager se défend

Benjamin Potdevin qui a créé la page pour le compte de Nord Littoral se défend d’une quelconque manipulation : « J’ai complété la page avec les informations que j’avais, à deux reprises. Quand j’ai voulu en rajouter la troisième fois, un administrateur avait déjà pris le contrôle de la page . Je n’ai rien pu faire de plus » , explique le community manager du groupe.

Une requête déposée pour restaurer la page

La page de Pierre de Saintigon a été supprimée par Enrevseluj, un utilisateur dont l’implication sur l’encyclopédie ne souffre d’aucune contestation. Depuis 2012, il a effectué plus de 122 355 contributions.

Pourtant dimanche, il y a visiblement eu un petit soucis. Notre page a été supprimée de façon immédiate sans débat préalable, ce qui semble être sujet à questionnement au sein même de la communauté des contributeurs Wiki.

Une requête a d’ailleurs été déposée hier matin par Percy creazy pour au moins restaurer sa page. Cette requête est en cours d’étude.

Pierre de Saintignon respecte-t-il les critères ?

Sur Wikipédia, le débat fait rage.

« Ce monsieur ne répond pas aux critères d’admissibilité concernant les personnalités politiques. Être adjoint au maire, de Lille ou d’ailleurs, et vice-président de région est insuffisant. Il reste donc ses autres activités, mais là, il faudrait apporter des sources qui attestent que le sujet a une grande notoriété encyclopédique, comme par exemple, des publications d’envergure nationale qui lui aient été entièrement consacrées depuis deux ans, sinon, mentionner le fait qu’il soit candidat à une élection nationale risque de faire croire que Wikipédia pourrait lui servir de tremplin personnel et une consultation communautaire qui aboutirait à la suppression de l’article pourrait porter préjudice à cette personne… » argumente Theoliane.

Pour Hadrianus, il « répond maintenant aux conditions d’admissibilité générales articles centrés sur plus de deux ans dans des médias de référence : Le Monde 2009 et de nombreux articles pour 2015, comme celui du Point, qui justement titre qu’« il sort de l’ombre», ce qui veut dire qu’il semble maintenant avoir la notoriété voulue et qu’il serait bon que la communauté prenne position. Être tête de liste aux élections régionales n’est pas un critère d’admissibilité, mais ce n’est pas non plus un critère de non-admissibilité. »

Notre article était-il acceptable ?

Pour O Taris « il ne me semble pas que l’état de l’article supprimé le condamne à la suppression, je pense que c’est une ébauche (…) honorable. »

Hadrianus pense que, « dès qu’il sera restauré, il se trouvera des contributeurs pour l’améliorer. »

Les limites de Wikipédia

Si la nouvelle notoriété de Pierre de Saintignon mérite une fiche, les administrateurs auraient du laisser notre production telle qu’elle. Sauf que le débat sur sa notoriété doit être tranché pour qu’on puisse le faire.

« Il conviendra que des contributeurs améliorent l’article une fois restauré » précise ainsi O Taris.

En tout cas, une chose est sûre, avec cette polémique, Pierre de Saintignon n’a jamais été aussi connu. On dit merci qui ?

 

http://www.rtl.fr/actu/politique/elections-regionales-2015-wikipedia-ne-connait-pas-pierre-de-saintignon-7780084166

Élections régionales 2015 : Wikipedia ne connait pas Pierre de Saintignon

 

La page consacrée au candidat du Parti socialiste pour la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie dans l’encyclopédie en ligne a été supprimée à plusieurs reprises, faute de sources suffisantes pour attester de sa notoriété.

 

Capture Saintignon Wikipedia
Capture Saintignon Wikipedia

 

par Geoffroy Lang publié le 13/10/2015 à 12:10

Pierre de Saintignon connait un vrai déficit de médiatisation. Le vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais souffre depuis le début de sa campagne de son anonymat en comparaison à ses deux principaux rivaux Xavier Bertrand (LR) et Marine Le Pen (FN). Mais la polémique qui entoure en ce moment sa page dans l’encyclopédie en ligne Wikipédia sonne comme un véritable désaveux. Faute de sources suffisantes, sa page a été supprimée par les administrateurs du site car elle « ne répond pas aux critères d’admissibilité de Wikipedia ».

Après un premier échec cet été, les journalistes de Nord Littoral avaient fait une nouvelle tentative pour comprendre pourquoi le 1er adjoint de Martine Aubry à la mairie de Lille était victime de cette discrimination virtuelle. Sa nouvelle page créée le samedi 10 octobre à 19h07 a été évincée dans la foulée peu après 21h. Mais le candidat adoubé par Martin Aubry ne répond pas aux critères exigés à Wikipédia pour les personnalités politiques : « Avoir été membre d’un gouvernement ou d’un Parlement national, ou maire d’une commune de plus de 100.000 habitants ».

L’intéressé n’a pas vraiment apprécié la démarche et l’a fait savoir sur Twitter. Si cet épisode peut paraître anecdotique, il reste révélateur du gouffre qui sépare le socialiste des poids lourds que sont l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy et la présidente du Front national.

Le dauphin de Martin Aubry est à la peine dans les sondages où il est largement distancé par ses rivaux. Les ténors du PS s’inquiètent de plus en plus de cette situation et ont tenté de convaincre Martine Aubry de reprendre en main la campagne des régionales dans sa région. L’ancienne ministre du Travail a cependant donné une fin de non-recevoir à ces appels du pied.

Wikipédia supprime une page sur Pierre de Saintignon

 

Publié le 13/10/2015

ELSA GRENOUILLET

Une page consacrée à Pierre de Saintignon a été créée ce week-end sur l’encyclopédie libre en ligne Wikipédia. Problème, elle a été supprimée moins de deux heures après. Selon le créateur de la page, le candidat socialiste aux régionales ne serait pas assez connu. Mais selon le porte-parole de l’homme politique, il s’agirait plutôt d’un problème de sources.

 

 Pierre de Saintignon, candidat socialiste au poste de président de la Région Nord -Pas-de-Calais - Picardie. Photo Pierre LE MASSON - La Voix du Nord VDN

 

Tout a commencé par une interview du candidat socialiste aux élections régionales, Pierre de Saintignon, vendredi dernier sur France Info. Le journaliste le présente d’entrée de jeu comme « un parfait inconnu ». Autre ombre au tableau, comme le soulignait une journaliste de France Info dès juin dernier, l’homme politique n’a pas de page Wikipedia, cette encyclopédie libre en ligne où figurent de très nombreuses personnalités, y compris politiques, et dont les fiches arrivent souvent en tête de liste quand on fait une recherche sur Internet. Plus exactement, Pierre de Saintignon figure bien sur une fiche Wikipédia mais il s’agit de celle de sa famille, dans laquelle il est nommé dans la rubrique «descendants célèbres».

Le quotidien Nord Littoral a donc eu l’idée de s’essayer à la création d’une page dédiée à l’homme politique. « Depuis plusieurs semaines, différents médias soulignaient le fait qu’on ne le connaissait pas. Il y avait eu aussi cet édito. On a donc décidé de créer la page Wikipédia dans le cadre de l’une de nos rubriques un peu décalées », explique Philippe Hénon, rédacteur en chef de Nord Littoral.

La page supprimée en moins de deux heures

C’est le webmaster du journal qui s’y colle dès samedi soir. « J’ai crée la page en prenant pour modèle celle qui a été faite pour Frédéric Cuvillier, à savoir Pierre de Saintignon, né à Angers en 1948, est un homme politique français… », précise le journaliste Benjamin Potdevin. « C’était assez succinct, trois paragraphes qui donnaient des éléments biographiques, mais j’avais mis plusieurs liens pour indiquer mes sources. »

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Mais cela n’a pas convaincu les administrateurs du site qui ont purement et simplement suprrimé la page… à peine deux heures après sa création. « La page a été mise en ligne à 19h13. À 21h09, je recevais un mail de Wikipédia indiquant la suppression de la page indiquant que Pierre de Saintignon ne répond pas aux critères d’admissibilité du site », précise le webmaster de Nord Littoral. « Je me suis pourtant appuyé sur les dernières dépêches AFP et le site officiel de Pierre de Saintignon. Il n’y avait donc pas d’informations erronées. Le mail laisse penser qu’il s’agirait plutôt d’un défaut de notoriété. Pierre de Saintignon ne serait pas assez connu pour avoir sa page. »

Autre son de cloche du côté de l’entourage de Pierre de Saintignon. Le porte-parole du candidat, François Lamy, pointe plutôt « le manque de liens de la fiche vers des articles de médias nationaux » ou internationaux, condition sine qua non pour avoir sa page sur Wikipédia quand un homme politique n’a pas été par ailleurs ministre, parlementaire ou maire d’une grande ville…

 

 
http://www.nordlittoral.fr/accueil/pierre-de-saintignon-a-desormais-sa-page-wikipedia-grace-ia0b0n250494

Pierre de Saintignon a désormais sa page Wikipédia grâce à Nord Littoral

 

Publié le 13/10/2015

Nord Littoral

Le candidat socialiste pour les Régionales Pierre de Saintignon qui a fait le buzz hier est désormais assez connu sur le web. Wikipédia a décidé de rétablir la page que Nord Littoral avait créé samedi

 

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Pierre de Saintignon souffre d’un tel manque de notoriété que même Wikipédia le rejette.

L’écho et chuchotement publié par Nord Littoral dimanche a fait le tour du web hier. Patrick Cohen sur France Inter a décidé d’en faire un sujet. La Voix du Nord, Le Lab d’Europe 1, 20 Minutes, Le Monde, Le Figaro, le Huffington Post, etc. la plupart des médias nationaux se sont emparés de l’information.

Si bien que Wikipédia qui avait décidé de supprimer la page du candidat socialiste, a décidé de la rétablir.

Pour la consulter : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Saintignon

A noter que l’admissibilité de cette page est actuellement débattue.

Wikipédia a profité du buzz autour de la page pour lancer un débat sur la notorité du candidat socialiste.

D’après certains administrateurs, le fait qu’il y ait énormément d’articles autour de Pierre de Saintignon dont certains remontent à 2009 tend à prouver qu’il mérite sa page Wikipédia.

 

 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Saintignon

Pierre de Saintignon

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L’admissibilité de cette page est actuellement débattue.
Vous êtes invité à donner votre avis sur cette page de discussion, de manière argumentée en vous aidant notamment des critères d’admissibilité ou en présentant des sources extérieures et sérieuses.
Merci de ne pas retirer cet avertissement tant que la discussion n’est pas close.
Pierre de Saintignon
Image illustrative de l'article Pierre de Saintignon
Fonctions
Premier vice-président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais
En fonction depuis le 26 mars 2010
Adjoint au maire de Lille
En fonction depuis le 4 avril 2014
Biographie
Date de naissance 22 mai 1948 (67 ans)
Lieu de naissance Angers (Maine-et-Loire, France)
Nationalité Française
Parti politique PS (depuis 1967)
Profession Chef d’entreprise
modifier Consultez la documentation du modèle

Pierre de Saintignon, né le 22 mai 1948 à Angers (Maine-et-Loire), est un homme politique socialiste français, premier adjoint à la maire de Lille Martine Aubry et premier vice-président de région Nord-Pas-de-Calais en charge du développement économique1. Il est actuellement candidat à la présidence de la future région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Sommaire

Famille et vie privée

Article connexe : Famille de Saintignon.

Pierre de Saintignon est le fils de François de Saintignon (1912-1972) et de Monique Larmoyer. Son père, avocat, fut prisonnier de guerre durant les cinq années de la Seconde Guerre mondiale2. Après la guerre, il devient le directeur de la Population, ancien titre donné à la direction départementale des Affaires sanitaires et sociales3,4. Sa mère, quant à elle, est orthophoniste2. Il est issu d’une famille noble lorraine qui avait des intérêts dans la sidérurgie à Longwy5, membre de l’Association d’entraide de la noblesse française (ANF) depuis le 28 mai 1938. Cette famille, originaire de Verdun dont elle occupa la charge de bailli-vicomte héréditaire, faisait partie des Chevaux de Lorraine4 et fut admise plusieurs fois aux Honneurs de la Cour au cours du XVIIIe siècle.

Pierre de Saintignon, troisième d’une fratrie de cinq garçons, affirme avoir « raté toutes ses études primaires et secondaires à cause d’une profonde dyslexie qu’il soigne grâce à l’équithérapie »6. À cause de cette dyslexie, Pierre de Saintignon suit sa scolarité par correspondance et ne sait ni lire ni écrire jusqu’à l’âge de 10 ans2. C’est Claude Chassagny, grand nom de l’orthophonie en France, qui conseille à sa mère de lui faire suivre des cours d’équitation2. L’équitation devient alors une véritable passion qui l’aide beaucoup à combattre son trouble4. À 16 ans, il reprend une scolarité classique en classe de première. Pierre de Saintignon poursuit son cursus avec des études d’économie2.

Il a cinq enfants6.

Carrière professionnelle

Encore étudiant en économie, Pierre de Saintignon commence à travailler en 1967 auprès du Centre technique national pour l’enfance et l’adolescence inadaptée (CTNEAI), laboratoire associé à l’Inserm4,7. Une enquête menée sur les violences faites aux enfants marque un tournant dans sa carrière[pas clair][réf. souhaitée]. C’est alors qu’il décide de quitter la recherche médicale pour se consacrer à d’autres formes d’action.

En 1977 il prend la direction administrative de la Sauvegarde du Nord4, association créée en 1957 pour la protection de l’enfance8.

En 1978, Pierre de Saintignon crée une première entreprise d’insertion, Réabat Bâtiment. En 1987, la Sauvegarde du Nord établit le regroupement des quatre premières entreprises d’insertion au sein de Vitamine T, association autonome6. À partir de là, le groupe n’a cessé de se développer9. En 28 ans, Vitamine T a pu réinsérer 33 000 personnes6 et salarier 2 524 personnes en 201310. « Vitamine T » et ses quatorze filiales représentent aujourd’hui cinquante millions d’euros de chiffre d’affaires10.

En 1990, Pierre de Saintignon rencontre Philippe Francés, président de Darty, et lui propose de mettre en place un processus de reconditionnement des matériels électroménagers usagés ou cassés en lien avec Emmaüs. À la suite de ces échanges, Philippe Francés lui propose le poste de directeur général, il occupera le poste pendant 10 ans4.

Carrière politique

Militant au Parti socialiste depuis 19675, il rejoint les rangs du parti et la région lilloise, en 1977, pour un poste à la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence6.

En 1988, Pierre de Saintignon est appelé à travailler aux côtés de Michel Delebarre, alors ministre des Affaires sociales, pour participer à la rédaction de la loi portant création du revenu minimum d’insertion (RMI)2.

Il rencontre Martine Aubry en 1990. Il lui propose alors de piloter un groupe de travail sur l’insertion des jeunes des quartiers défavorisés. C’est sur sa suggestion que la future maire de Lille intègre l’équipe de Pierre Mauroy4.

En mai 1991, il entre à son cabinet de ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle du gouvernement Édith Cresson5, puis en mai 1992, du gouvernement Pierre Bérégovoy11. Dans ce cadre, il contribue à des lois pour l’emploi des jeunes inspirées par les politiques menées à Lille mais aussi à la loi contre l’exclusion.

En 1998, il est élu vice-président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais.

En 2001, quand Martine Aubry remporte les élections municipales à Lille, elle lui propose de devenir son premier adjoint délégué aux Finances, au Développement économique, aux Affaires militaires et à la Gestion du patrimoine privé, poste qu’il occupe encore en 201512. Cette même année, lui est également confiée une mission visant à établir un plan de collaboration économique entre la France et la Palestine4. Durant cette mission, il rencontre à plusieurs reprises Yasser Arafat, ses ministres, ainsi que des ministres israéliens.

En 2015, Pierre de Saintignon est le numéro deux de la région Nord-Pas-de-Calais13. Il est nommé par son parti tête de liste pour les élections régionales de décembre 2015, et donc candidat PS à la présidence de la future région Nord-Pas-de-Calais-Picardie13 face notamment à Xavier Bertrand (Les Républicains) ou Marine Le Pen (Front national). Il pâtit au début de la campagne d’une notoriété relativement faible, ce qu’il reconnait lui-même14 : il est ainsi qualifié par le quotidien Le Parisien d’« inconnu du Nord »15.

Notes et références

  1. « Pierre de Saintignon » [archive], sur lesechos.fr, Les Échos,‎ 25 juin 2003 (consulté le 12 octobre 2015).
  2. a, b, c, d, e et f « Pierre de Saintignon : « Je suis fidèle mais libre » [archive], sur nordeclair.fr, Nord Éclair,‎ 29 août 2009 (consulté le 13 octobre 2015).
  3. « Pierre de Saintignon : à Lille, le numéro 2 amené à monter en première ligne » [archive], sur lavoixdunord.fr, La Voix du Nord,‎ 3 juillet 2011 (consulté le 13 octobre 2015).
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Geoffroy Deffrennes, « Les faces cachées de Pierre de Saintignon » [archive], sur le site du magazine Le Point,‎ 16 juin 2015 et 29 septembre 2015 (consulté le 12 octobre 2015).
  5. a, b et c Christine Garin, « Pierre de Saintignon, tête de pont chez les patrons » [archive], sur lemonde.fr, Le Monde,‎ 3 février 2009 (consulté le 12 octobre 2015).
  6. a, b, c, d et e « Régionales 2015 : Pierre de Saintignon, cheville ouvrière du PS » [archive], sur lepoint.fr, Le Point,‎ 7 octobre 2015 (consulté le 12 octobre 2015).
  7. « Interview Pierre de Saintignon » [archive], sur www.entrepriseetsante.fr (consulté le 13 octobre 2015)
  8. « Sauvegarde du Nord – Présentation de l’association » [archive], sur La Sauvegarde (consulté le 13 octobre 2015).
  9. « Une histoire – Groupe VITAMINE T » [archive], sur Groupe Vitamine T (consulté le 13 octobre 2015).
  10. a et b « Qui sommes-nous ? » [archive], sur le site du groupe Vitamine T (consulté le 12 octobre 2015).
  11. « Premier adjoint, dernier fidèle » [archive], sur lexpress.fr, L’Express,‎ 6 avril 2006 (consulté le 12 octobre 2015).
  12. « Ville de Lille – Adjoints » [archive], sur lille.fr (consulté le 13 octobre 2015).
  13. a et b Laurie Moniez, « Régionales : Pierre de Saintignon, le pari risqué de Martine Aubry » [archive], sur lemonde.fr, Le Monde,‎ 7 juillet 2015 (consulté le 12 octobre 2015).
  14. Sébastien Leroy, Laurent Decotte, « Notoriété : un poids capital pour la victoire aux régionales ? » [archive], sur lavoixdunord.fr, La voix du Nord,‎ 24 septembre 2015 (consulté le 12 octobre 2015).
  15. Rosalie Lucas, « Saintignon, l’inconnu du Nord » [archive], sur le site du quotidien Le Parisien,‎ 12 juillet 2015 (consulté le 12 octobre 2015).

Liens externes

En 2015, le militant associatif Serge Havet se présente au suffrage universel

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/departementales-canton-de-villeneuve-d-ascq-front-de-ia24b58799n2701514

Départementales-canton de Villeneuve-d’Ascq: Front de gauche, «Nous ne sommes pas de doux rêveurs»

 

Publié le 09/03/2015

Par Franck Bazin

Comme le sud de l’Europe ose les politiques alternatives, les candidats Front de gauche aux élections départementales du mois de mars nourrissent de nouveaux espoirs. Y compris face au président sortant du Département.

 

Dominique Lecomte et Marie-Pierre Cauwet prennent part à une élection locale aussi pour peser sur la politique nationale.
Dominique Lecomte et Marie-Pierre Cauwet prennent part à une élection locale aussi pour peser sur la politique nationale.

 

Si le nouveau canton de Villeneuve-d’Ascq s’est élargi à quatre communes tournées vers Roubaix, ce sont bien quatre Villeneuvois qui défendront les couleurs du Front de gauche lors des élections départementales de mars. Des candidats entourés d’un collectif comme le symbolisait la présence d’une dizaine de personnes autour de Marie-Pierre Cauwet et Dominique Lecomte, samedi matin pour la présentation de l’équipe.

Chacun est d’ailleurs intervenu tour à tour pour défendre la candidature, les ambitions, les enjeux et les moyens. Les candidats revendiquent haut et fort la défense de l’institution départementale, pour sa proximité. Pour l’essentiel, les candidats de « la gauche de la gauche » veulent renforcer, intensifier l’action du conseil général en faveur des plus faibles sur les questions de santé, de logement, d’emploi, de handicap…

Les mesures proposées demandent bien évidemment des financements : « L’argent existe, nous ne sommes pas des doux rêveurs », s’emporte Marie-Pierre Cauwet. Pour financer leur programme, les candidats Front de gauche « exigent le remboursement de la dette de trois milliards que l’État doit au département du Nord et la suppression du cadeau de 40 milliards fait chaque année aux entreprises ; l’annulation des 156 millions réclamés par les banques aux collectivités du Nord, suite des emprunts toxiques et alors que les contribuables ont déjà financé le sauvetage des banques ; une augmentation des ressources allouées par l’État aux départements les plus pauvres ; un impôt sur les bénéfices des groupes du CAC 40 aligné sur le taux d’imposition des salariés ».

Les titulaires :

Marie-Pierre Cauwet, formatrice-consultante dans le domaine sanitaire et social, militante de l’égalité des droits, membre de la Coordination communiste. Dominique Lecomte, enseignant, militant syndical, membre du Parti communiste français.

Les remplaçants :

Claudine Regulski, militante associative et écologiste, non cartée. Serge Havet, militant associatif en faveur des chômeurs et des précaires, membre du Parti communiste français.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/elections-departementales-dans-le-canton-de-ia28b50417n2710594

Élections départementales : dans le canton de Villeneuve-d’Ascq, le patron du département défend son bilan

 

Publié le 14/03/2015 – Mis à jour le 14/03/2015 à 13:21

par Jean-Marie Guichard

Le Parti Socialiste maintiendra-t-il ses (très) bons scores antérieurs dans un contexte de grogne à l’égard du pouvoir actuel ? Le Front national est-il en mesure de battre à nouveau la droite « classique » comme en 2011 ? Cette élection sera en tout cas un test pour le niveau de la gauche dans ce canton où se représente le président du conseil général.

 

 Le nouveau collège Simone-de-Bauvoir est une réalisation du département, comme le rappelle Didier Manier qui revendique un bilan très riche. Photo Alexis Christiaen
Le nouveau collège Simone-de-Bauvoir est une réalisation du département, comme le rappelle Didier Manier qui revendique un bilan très riche. Photo Alexis Christiaen

 

Principal enjeu du scrutin : la cote de popularité du conseiller général sortant de Villeneuve-d’Ascq nord, Didier Manier, qui se représente sous l’étiquette Union de la gauche (« majorité départementale ») avec Françoise Martin, de Rassemblement citoyen, en binôme. Or Didier Manier est devenu président du conseil général quand Patrick Kanner a été appelé au gouvernement l’année dernière. Rappelant « qu’il ne faut pas se tromper d’élection », il sait aussi que le contexte politique général va jouer. La gauche dirige le canton depuis l’origine et un mauvais score serait mal vu d’autant que Didier Manier a été confortablement élu en 2011 avec 73,56 % des voix au deuxième tour contre le Front national, après élimination de la candidate UMP Florence Bariseau. De son côté, Monique Lempereur, de Rassemblement citoyen, a remporté le canton Villeneuve sud en 2008 avec 45,22 % des voix au deuxième tour à l’issue d’une triangulaire l’opposant au PS (Olfa Laforce) et au Mouvement démocrate (Christian Carnois).

Pour éviter un remake de 2011, l’UMP-UDI a misé sur la jeunesse – Sophie Lefebvre n’a que 21 ans – et l’expérience du terrain avec Thierry Rolland, maire de Willems.

De son côté, le Front national, fort des sondages nationaux, ne cache pas ses ambitions d’autant qu’il a atteint 18,91 % des voix à Villeneuve-d’Ascq aux européennes de 2014, soit un gain de 5,15 points en trois ans. Finalement, le poids de l’abstention sera déterminant, y compris pour les socialistes : « Nous sommes à quatre listes de gauche contre deux de droite, il faut se méfier de l’éparpillement des voix », avertit Didier Manier.

binomes

Nouvelle donne

Anne Betting (ND), 52 ans, professeur d’art à la retraite, de Villeneuve-d’Ascq et Xavier Roussel (ND), 50 ans, artisan menuisier, de Villeneuve-d’Ascq.

Pour la justice sociale, la solidarité, le référendum local.

Suppléants : David Basseux (ND), 37 ans, fonctionnaire territorial, de Pérenchies et Jeanne Parreau (ND), 77 ans, professeur retraitée, de Mons-en-Barœul.

Front de gauche

Marie-Pierre Cauwet (Coordination communiste), formatrice-consultante, de Villeneuve-d’Ascq et Dominique Lecomte (PC), enseignant, de Villeneuve-d’Ascq.

Proposent le renforcement des actions du Département en direction « des plus faibles ».

Suppléants : Claudine Regulski (non cartée) et Serge Havet (PC).

Union de la droite

Sophie Lefebvre (UMP), 21 ans, étudiante en sciences politiques, conseillère municipale à Villeneuve-d’Ascq et Thierry Rolland (DVD), 45 ans, cadre, maire de Willems. Pour une politique départementale « à l’écoute des jeunes ».

Suppléants : Isabelle Lefebvre (DVD), 44 ans, de Villeneuve-d’Ascq et Christophe Bonnard (MoDem), 40 ans, conseiller d’opposition à Villeneuve-d’Ascq.

Union de la gauche

Didier Manier (PS), 53 ans, cadre territorial, président du conseil général, conseiller communautaire à Villeneuve-d’Ascq et Françoise Martin (Rassemblement citoyen), 54 ans, enseignante-chercheuse, adjointe à Villeneuve-d’Ascq.

Suppléants : Yves Vanbeneden, 59 ans, facteur retraité, conseiller municipal à Willems et Dominique Furne (RC), adjointe à Villeneuve-d’Ascq.

Front national

Véronique Descamps (FN), 50 ans, gérante d’entreprise, conseillère municipale à Villeneuve-d’Ascq et Pascal Reignier (FN), 54 ans, chef d’entreprise, de Villeneuve-d’Ascq. Ils proposent un audit des dépenses sociales et la lutte contre la fraude aux allocations.

Suppléants : Guy Quintric (FN), 42 ans, employé, de Villeneuve-d’Ascq, Colette Lemaître (FN), retraitée, de Villeneuve-d’Ascq.

Europe écologie les Verts

Xavier Hardy (Europe Écologie-Les Verts), directeur de Mission locale, de Villeneuve-d’Ascq et Sandrine Rousseau (Europe Écologie-Les Verts), 43 ans, économiste, auteure, vice-présidente du conseil régional, de Villeneuve-d’Ascq. Au programme : «solidarité avec les personnes, solidarité avec les territoires, solidarité avec la planète».

Suppléants : Douglas Galleguillos et Catherine Boutté.

 

http://www.rtl.fr/elections-departementales/departement-nord/canton-villeneuve-d-ascq-40

Elections départementales 2015 : Villeneuve-d’Ascq

 

Résultats du canton : Villeneuve-d’Ascq (47 808 inscrits)

Participation 2nd tour: 40,72%

M. MANIER Didier et Mme MARTIN Françoise ÉLU Union de la Gauche 10 197 votes

52,38%

Mme LEFEBVRE Sophie et M. ROLLAND Thierry Union de la Droite 9 270 votes

47,62%
Participation 1er tour: 45,01%

M. MANIER Didier et Mme MARTIN Françoise BALLOTAGE Union de la Gauche 6 673 votes

31,01%

Mme LEFEBVRE Sophie et M. ROLLAND Thierry BALLOTAGE Union de la Droite 5 814 votes

27,02%

Mme DESCAMPS Véronique et M. REIGNIER Pascal Front National 5 017 votes

23,31%

M. HARDY Xavier et Mme ROUSSEAU Sandrine Europe-Ecologie-Les Verts 1 903 votes

8,84%

Mme CAUWET Marie-Pierre et M. LECOMTE Dominique Front de Gauche 1 380 votes

6,41%

Mme BETTING Anne et M. ROUSSEL Xavier Divers gauche 732 votes

3,4%

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/villeneuve-d-ascq-didier-manier-prend-ce-resultat-ia28b0n2741529

Villeneuve-d’Ascq: Didier Manier «prend ce résultat comme une injustice»

 

Publié le 29/03/2015 – Mis à jour le 29/03/2015 à 23:33

La Voix du Nord

Didier Manier, président sortant du département du Nord, commente les scores du PS. Bien que réélu dans le canton de Villeneuve-d’Ascq avec 52,38 % des voix, il estime que le contexte national l’a emporté, et que la majorité sortante n’a pas été jugée sur son action.

 

 Le vote de Didier Mannier, président sortant du conseil départemental du Nord. Photo Pierre LE MASSON VDN

 

« La gauche sera dans l’opposition départementale, c’est le contexte national qui l’a emporté », commente Didier Manier au soir du deuxième tour des élections départementales, où la gauche a perdu sa majorité dans le Nord. « Nous n’avons pas été jugés sur notre travail ni sur notre projet. Les résultats montrent une sanction de l’action du gouvernement. Il va nous falloir analyser ces jours prochains les raisons de l’abstention d’une partie des électeurs de gauche et éviter de stigmatiser ceux qui ont voté pour le Front national mais plutôt comprendre pourquoi ils se jettent dans les bras de l’extrême droite. »

Il revient ensuite sur la déconcenue de la gauche. « Sur 41 cantons, la gauche en conserve entre 13 et 15 ce soir, je prends ce résultat comme une injustice. Si nous avions été jugés sur notre bilan dès dimanche, le résultat ne serait pas le même. Je regrette aussi la non-alliance de la gauche au premier tour et souhaite qu’on en tire des leçons. »

 

http://election-departementale.linternaute.com/resultats/villeneuve-d-ascq/ville-59009

Résultats départementales Villeneuve-d’Ascq

30/03/15 18:03

Résultat départementales 2015 – Villeneuve-d’Ascq

Résultats des départementales

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Canton Villeneuve-d’Ascq

Résultat canton Villeneuve-d’Ascq : 2ème tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Didier MANIER et Françoise MARTIN

Union de la Gauche
56,58% 52,38% Elu
Sophie LEFEBVRE et Thierry ROLLAND

Union de la Droite
43,42% 47,62%
Villeneuve-d’Ascq Canton Villeneuve-d’Ascq
Nombre d’inscrits 39 513 47 808
Nombre de votants 16 998 21 124
Taux de participation 43,02% 44,19%
Votes blancs (en % des votes exprimés) 5,29% 5,31%
Votes nuls (en % des votes exprimés) 2,65% 2,53%

Résultat canton Villeneuve-d’Ascq : 1er tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Didier MANIER et Françoise MARTIN

Union de la Gauche
33,50% 31,01% Ballotage
Sophie LEFEBVRE et Thierry ROLLAND

Union de la Droite
24,04% 27,02% Ballotage
Véronique DESCAMPS et Pascal REIGNIER

Front National
21,99% 23,31%
Xavier HARDY et Sandrine ROUSSEAU

Europe-Ecologie-Les Verts
9,42% 8,84%
Marie-Pierre CAUWET et Dominique LECOMTE

Front de Gauche
7,26% 6,41%
Anne BETTING et Xavier ROUSSEL

Divers gauche
3,80% 3,40%
Villeneuve-d’Ascq Canton Villeneuve-d’Ascq
Nombre d’inscrits 39 513 47 808
Nombre de votants 17 877 22 263
Taux de participation 45,24% 46,57%
Votes blancs (en % des votes exprimés) 2,05% 2,16%
Votes nuls (en % des votes exprimés) 1,12% 1,18%

EN VIDEO – Ce qu’il faut retenir en 5 minutes

[MIS A JOUR LE 30 mars 2015] Election 2015 à Villeneuve-d’Ascq : les résultats officiels du 2nd tour des élections départementales 2015 sont disponibles sur Linternaute dès leur communication par le ministère. Que vont préférer les 39 513 électeurs de Villeneuve-d’Ascq pour présider le conseil départemental ? Au premier tour, l’Union de la gauche a pris le plus de suffrages exprimés (avec 33,50%), suivi par l’Union de la droite (24,04%) et le Front national (21,99%). L’analyse du rapport de forces à Villeneuve-d’Ascq indique que la gauche engrange 46,72% des suffrages, contre 24,04% pour le mouvement de Nicolas Sarkozy et 21,99% pour le rassemblement Bleu Marine. Ce dernier pourrait donc faire figure d’arbitre aussi bien pour les résultats du second tour dans les 41 cantons rattachés au département que lors d’un conditionnel 3e tour en occasionnant le choix du président du conseil général pour l’un ou l’autre parti. Zoom sur le département du Nord où Didier Manier mène le conseil général qui oriente les prestations sociales des 2 579 208 personnes de ce département, pour 41 cantons. Alors que le pourcentage de demandeurs d’emploi s’élève à 12,1% pour le département du Nord (selon des chiffres INSEE, 2011) soit plus que la moyenne nationale, Villeneuve-d’Ascq se différencie avec 16,6% de personnes sans emploi, un sujet incontournable alors que la compétitivité des entreprises est au coeur des tourments des électeurs. Les résultats des départementales du Nord et de Villeneuve-d’Ascq découleront de trois paramètres : le taux de participation, le score du FN et le nombre de suffrages exprimés. En moins de 2 années, le résultat du Parti de Marine Le Pen a progressé de 5,15 points dans la zone de Villeneuve-d’Ascq, dont les plus de 60 ans représentent 13,47% de la population. Ce qui illustre le fait que que les résultats des départementales à Villeneuve-d’Ascq seront particulièrement étudiés dans le département du Nord, voire en Nord-Pas-de-Calais. Plus précisément, le résultat du parti fondé par Jean-Marie Le Pen était de 18.91% aux européennes de 2014 (moins que le score atteint dans l’Hexagone) et de 13.76% aux présidentielles de 2014 (moins que la moyenne française). Villeneuve-d’Ascq couvre un canton aux problématiques diversifiées. Concernant la circonscription du canton de Villeneuve d’Ascq : Au 1er tour, le pourcentage de citoyens s’étant abstenus à Villeneuve-d’Ascq représentait 54,76%, soit plus que la moyenne du canton. Les 39 513 inscrits à Villeneuve-d’Ascq pour ce canton devront choisir au 2e tour entre M. MANIER Didier et Mme MARTIN Françoise (Union de la Gauche, 33,50% à Villeneuve-d’Ascq) et Mme LEFEBVRE Sophie et M. ROLLAND Thierry (Union de la Droite, 24,04% à Villeneuve-d’Ascq) pour les représenter au sein de l’assemblée du Nord.

Score du Front National / Rassemblement Bleu Marine au premier tour des élections à Villeneuve-d’Ascq

Score du FN à Villeneuve-d’Ascq20042007200920122012201420140510152025

Résultat cantonales 2011 – Villeneuve-d’Ascq

Résultats des départementales

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Canton Villeneuve-d’Ascq-Nord

Résultat canton Villeneuve-d’Ascq-Nord : 2ème tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Didier MANIER

Socialiste
73,56% 73,56% Elu
François DE WEPPES

Front National
26,44% 26,44%
Villeneuve-d’Ascq Canton Villeneuve-d’Ascq-Nord
Nombre d’inscrits 20 162 20 162
Nombre de votants 8 266 8 266
Taux de participation 41,00% 41,00%
Votes blancs et nuls (en % des votes exprimés) 6,48% 6,48%

Résultat canton Villeneuve-d’Ascq-Nord : 1er tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Didier MANIER

Socialiste
35,65% 35,65% Ballotage
François DE WEPPES

Front National
19,98% 19,98% Ballotage
Malik IFRI

Europe Ecologie / Les Verts
15,26% 15,26%
Florence BARISEAU

Union pour un Mouvement Populaire
13,40% 13,40%
Roland DIAGNE

Communiste
8,04% 8,04%
Christian CARNOIS

Majorité présidentielle
7,67% 7,67%
Villeneuve-d’Ascq Canton Villeneuve-d’Ascq-Nord
Nombre d’inscrits 20 162 20 162
Nombre de votants 7 313 7 313
Taux de participation 36,27% 36,27%
Votes blancs et nuls (en % des votes exprimés) 1,81% 1,81%

Résultat cantonales 2008 – Villeneuve-d’Ascq

Résultats des départementales

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Canton Villeneuve-d’Ascq-Sud

Résultat canton Villeneuve-d’Ascq-Sud : 2ème tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Monique LEMPEREUR

Divers gauche
45,22% 45,22% Elu
Olfa LAFORCE

Socialiste
28,20% 28,20%
Christian CARNOIS

UDF- Mouvement Démocrate
26,57% 26,57%
Villeneuve-d’Ascq Canton Villeneuve-d’Ascq-Sud
Nombre d’inscrits 19 123 19 123
Nombre de votants 11 162 11 162
Taux de participation 58,37% 58,37%
Votes blancs et nuls (en % des votes exprimés) 2,71% 2,71%

Résultat canton Villeneuve-d’Ascq-Sud : 1er tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Monique LEMPEREUR

Divers gauche
32,70% 32,70% Ballotage
Olfa LAFORCE

Socialiste
22,76% 22,76% Ballotage
Christian CARNOIS

UDF- Mouvement Démocrate
18,33% 18,33% Ballotage
Jean-François HILAIRE

Union pour un Mouvement Populaire
9,75% 9,75%
Pierre-Jocelyn HUYGHE

Les Verts
8,75% 8,75%
Martine BERTHOULOUX

Communiste
4,63% 4,63%
Frédéric GOSSART

Front National
3,07% 3,07%
Villeneuve-d’Ascq Canton Villeneuve-d’Ascq-Sud
Nombre d’inscrits 19 123 19 123
Nombre de votants 10 970 10 970
Taux de participation 57,37% 57,37%
Votes blancs et nuls (en % des votes exprimés) 1,58% 1,58%

 

 

http://www.lemonde.fr/nord-pas-de-calais-picardie/nord,59/villeneuve-d-ascq,59009/elections/municipales-2014/

Villeneuve-d’Ascq 59 491 Résultats des élections municipales

La commune Villeneuve-d’Ascq – Les enjeux des élections régionales

 

La tension monte dans la nouvelle grande région Nord Pas-de-Calais Picardie. Voilà des mois que les actuels présidents socialistes Daniel Percheron (Nord- Pas-de-Calais) et Claude Gewerc (Picardie) sentent leurs territoires échapper à la gauche. Les récents sondages ont annoncé que la grande gagnante des élections régionales des 6 et 13 décembre serait Marine Le Pen, qui est créditée de près de 39 % des suffrages en cas de triangulaire (32% pour le candidat LR Xavier Bertrand et 29 % pour le socialiste Pierre de Saintignon).

Avec près de 6 millions d’habitants, le territoire est plombé par un taux de chômage de 12,5%, soit deux points de plus que la moyenne nationale. Une aubaine pour le FN qui accroît son assise depuis l’élection présidentielle de 2012 dans les villes du Nord, touchées de plein fouet par la crise. L’emploi sera donc au cœur de cette campagne. Le candidat Les Républicains, l’ancien ministre Xavier Bertrand, a d’ailleurs choisi comme slogan « Notre région au travail ». De son côté, l’aubryste Pierre de Saintignon mise sur son expérience de premier vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais chargé des affaires économiques pour proposer des solutions aux 200 000 entreprises et aux industries telles que la métallurgie, la sidérurgie, l’automobile et l’agro-alimentaire.

Mais l’heure n’est pas encore aux débats d’idées et aux programmes. Le scrutin régional est pollué par l’hyper-médiatisation suscitée par l’éventuelle victoire de l’extrême droite. Marine Le Pen va-t-elle remporter la présidence de la deuxième région de France par sa jeunesse, troisième région de France par sa population (derrière l’Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes) et première région agricole de France (pour la production de céréales, pommes de terre et betteraves) ? Après Hénin-Beaumont, la terre des chtis deviendrait le symbole de la conquête du FN. A droite, on s’inquiète du séisme économique et de la désertion des investisseurs en cas de victoire de la fille de Jean-Marie Le Pen.

Quel que soit le résultat au soir du 13 décembre, ces régionales auront aussi un impact sur la présidentielle. Xavier Bertrand maintient sa candidature aux primaires à droite en vue de 2017. A gauche, on dénonce le marche-pied vers la présidentielle que constituerait son élection ou celle de Marine Le Pen à la tête de cette grande région. Mais l’argument ne prend pas. Le mécontentement des Nordistes vis-à-vis de la politique gouvernementale est tel qu’il plombe le PS. Europe écologie-Les Verts, allié au Parti de Gauche, et le PS n’ont d’ailleurs pas su se mettre d’accord pour une union de la gauche dès le premier tour. Et ce malgré des années passées à travailler main dans la main.

Laurie Moniez

LES DERNIÈRES ÉLECTIONS

Retrouvez l’ensemble des résultats des élections présidentielles, législatives, municipales et départementales de 2002 à aujourd’hui.

 

Municipales 2014 – Villeneuve-d’Ascq

Premier Tour

  • Gérard CAUDRON Liste Union de la Gauche

    45.54 %

  • Florence BARISEAU Liste Union de la Droite

    21.93 %

  • Véronique DESCAMPS Liste Front National

    14.47 %

  • Sandrine ROUSSEAU Liste Europe-Ecologie-Les Verts

    9.94 %

  • Martine BERTHOULOUX Liste Front de Gauche

    6.24 %

  • Pascale ROUGÉE Liste Extrême gauche

    1.85 %

Second Tour

  • Elu Gérard CAUDRON Liste Union de la Gauche

    58.43 %

  • Florence BARISEAU Liste Union de la Droite

    26.84 %

  • Véronique DESCAMPS Liste Front National

    14.71 %

Les Élus

  • Maire : Monsieur CAUDRON Gérard (DVG)

Serge Havet, un président d’AC ! qui tutoie Martine Aubry

A compter du mois de décembre 2010, alors que Josette BRENTERCH du NPA de Brest me calomniait quotidiennement avec ses amis les cyberdélinquants de la bande de Cyprien LURAGHI sur les blogs de ce dernier depuis juin 2010, j’avais commencé à publier sur mon ancien blog « Un petit coucou » sur OverBlog, en vue de rétablir la vérité à ce sujet, des articles portant sur les conflits qui nous avaient opposées en 2004 et 2005 dans le cadre de l’association AC ! Brest.

En fin d’année 2004, Josette BRENTERCH avait décidé de me faire exclure de cette association du fait que j’avais interrogé un psychiatre conférencier sur la question du harcèlement moral en entreprise lors d’une journée de débats organisés par la Ville de Brest sur les thèmes de la santé et de la précarité. Ces quelques questions et réponses échangées en public sur le mode cordial avaient intéressé tout le monde, mais Josette BRENTERCH qui n’avait pas participé à ce débat et n’y avait même pas assisté les avaient ensuite jugées intolérables.

En effet, elle refusait catégoriquement d’entendre parler du problème du harcèlement moral en entreprise, considérant qu’il n’en était pas un, et avait donc décidé de me faire exclure de l’association en raison de mes prétendus « délires » à ce sujet, mais n’avait pas été suivie par les autres membres de l’association qui tous « déliraient » exactement comme moi sur les divers sujets que j’avais commencé à traiter avec eux. Nous étions tous atteints des mêmes « délires ».

Pour pouvoir finalement réussir à m’exclure de cette association un an plus tard, elle aura donc dû dans l’intervalle multiplier les attaques et coups tordus les plus divers contre tous les autres membres de l’association et moi-même, jusqu’à fomenter à l’automne 2005 deux putschs successifs qui auront renversé toutes ses instances dirigeantes à l’échelon brestois et au niveau national. C’est à cette seule et double condition qu’elle obtiendra enfin mon exclusion d’AC ! Brest au mois de décembre 2005.

Son putsch du mois d’octobre 2005 dans le réseau national des collectifs d’AC ! avait porté à la présidence de l’association supportant tout cet ensemble le Lillois Serge HAVET qui n’avait pas tardé à se retrouver à la tête d’une coquille vide, tous les collectifs actifs du réseau, désapprouvant le putsch, ayant décidé de le quitter et de se rassembler ailleurs. C’est la scission d’AC ! de l’automne 2005, actée en 2006. L’ancienne structure, restée entre les mains de Josette BRENTERCH et ses amis de la LCR, s’appelle depuis AC-Chômage, et la nouvelle AC-Réseau.

Je rappelle les deux premiers de ces articles que j’avais publiés à compter du mois de décembre 2010 (cliquer sur les images pour les agrandir et lire les textes) :

 

2010-12-08 Octobre 2005- la LCR expulse d'AC ! ses chômeurs, précaires et exclus - Un petit coucou

 

2010-12-08 La véritable scission dans AC ! - Un petit coucou

 

A compter de l’année 2011, La Voix du Nord a régulièrement consacré des articles à Serge HAVET et ses combats :

 

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Secteur_Lille/2011/06/19/article_serge-havet-mourir-a-100-ans-et-me-dire.shtml

Serge Havet : « Mourir à 100 ans et me dire que mon combat a servi à quelque chose »

 

Publié le 19/06/2011 à 05h15

Agir ensemble contre le chômage. Pour Serge Havet, le combat n’a de sens que s’il est collectif. À l’heure de parler de lui, de son parcours, le « Robin des bois des supermarchés », comme l’a surnommé le journal « Libération », hésite un peu : « Il faut éviter de dire moi, il faut dire nous. » Il accepte finalement de déroger à la règle quelques instants, pour mieux rebondir sur le sens de son combat. PAR JEAN-FRANÇOIS SOLERI

Serge Havet : « Mourir à 100 ans et me dire que mon combat a servi à quelque chose »

lille@lavoixdunord.fr

Serge Havet est fâché avec les chiffres. Il a ça en commun avec l’ancien leader syndical Henri Krasucki. Et peut-être aussi une forme de révolte naturelle propre aux gens qui ne mentent pas. À l’heure de fêter les 15 ans d’AC !, dont le responsable du bureau ne sait plus très bien si la naissance remonte à 1996, 1994, 1999 ou 2001, il est l’heure d’évoquer les actions qui ont jalonné son parcours, malgré quelques doutes sur les dates qui lui reviennent en mémoire…

Boulevard de Metz, à Lille. AC a installé ses deux bureaux au rez-de-chaussée d’un immeuble HLM. Serge Havet, débraillé comme à son habitude, arbore un large sourire. Peu soucieux de son image, à l’aise avec tout le monde, il a au moins retenu une chose des hommes politiques qu’il fréquente régulièrement : les petites phrases. « Je suis un militant qui agit au quotidien au coeur des quartiers, au coeur de la précarité et au coeur des réalités. » La comparaison s’arrête là. Car pour le reste, Serge Havet ne respecte aucun devoir de réserve : « Je lui ai dit à Martine Aubry, le 1 er mai : « Tu sais, si tu veux gagner l’élection, il va falloir aller plus loin. » Rien sur les expulsions, rien sur les grands patrons. Est-ce qu’ils vont revenir sur les retraites ? Il y a de bonnes idées mais ça ne va pas assez loin.

» Pierre de Saintignon, 1er adjoint au maire de Lille, s’assoit à ses côtés à chaque conseil communal de concertation : « Ça nous est arrivé de nous engueuler, de ne pas être d’accord, mais je n’ai jamais douté de la sincérité de son combat. Il est dur au bon sens du terme, exigeant. Mais en même temps, c’est un homme qui accepte le dialogue. Il prend la parole et écoute ce que les autres ont à dire. »

« Expulsé, SDF, au RMI et au RSA »

Enfant d’Annappes, à Villeneuve-d’Ascq, Serge Havet est élevé par un père ouvrier ajusteur aux ateliers d’Hellemmes : « Ma famille était assez militante. Mon père a été tête de liste à Annappes à la fin des années 50. J’ai été bercé tout de suite. J’ai découvert à 14 ans les premières bagarres entre colleurs d’affiches. Ensuite, j’avais 18 ans en 68 donc j’étais un peu anarchiste sur les bords. » Le certificat d’études, les premières manifs, les petits boulots : « A 18-20 ans, je ne voyais pas trop l’intérêt de travailler. » C’est le début d’une période sur laquelle Serge Havet choisit de laisser un voile de discrétion. « J’ai été expulsé de mon logement, SDF, au RMI et au RSA. Comme quoi, on peut avoir de gros problèmes et s’en sortir. » Quinze ans à La Poste, d’abord pour y distribuer des prospectus puis en tournée, « dans tous les quartiers défavorisés ». Un jour, une manif, une pétition, Serge replonge : « On m’a demandé de faire grève et de signer. Mon côté militant a resurgi. Le receveur a vu mon nom, il m’a fait venir. Mon contrat n’a pas été renouvelé. » Le tournant s’opère en 1994. « Il y avait une expulsion à Villeneuve-d’Ascq. Avec des copains, on s’y est opposés et on a gagné. » Création d’AC ! Métropole Lilloise en 1996 (?) et du Droit au logement (DAL) Lille en 1997, obtention du transport gratuit pour toutes les personnes en situation de précarité en 1994, prime de Noël en 1997, nuit des sans-logis, combats contre l’UNEDIC : quelques-unes des luttes parmi les plus emblématiques.

Deux éléments fondamentaux distinguent Serge dans sa lutte : il vit parmi les plus démunis et il est constamment dans l’action. « Je suis un révolté permanent. Tant qu’il y aura ce mot ignoble de seuil de pauvreté, je me battrai. Je refuse les injustices. On laisse les gens dans le dénuement et en plus on les montre du doigt. C’est insupportable. » Coups de fil au Trésor public pour demander un délai de paiement, à Pôle emploi pour éviter une radiation, au patron d’une PME pour une embauche : Serge ne baisse jamais la garde. Un jour, peut-être, le militant aimerait ouvrir une brasserie. « Mais je voudrais surtout mourir à 100 ans et me dire que mon combat a servi à quelque chose, qu’on ne connaît plus la misère. J’y pense, souvent, tous les jours… » •

La Voix du Nord

 

http://www.lille.maville.com/actu/actudet_-ac&160;-m&233;tropole-revient-sur-quinze-ans-de-lutte-contre-les-exclusions-samedi_13169-1840923_actu.Htm

Lundi 20 juin 2011 00:00

AC ! Métropole revient sur quinze ans de lutte contre les exclusions, samedi

photo serge havet préside l'associationqui organise quinze heures de manifestations pour ses quinze ans. © la voix du nord

Serge Havet préside l’associationqui organise quinze heures de manifestations pour ses quinze ans.© La Voix du Nord

L’association AC ! Métropole, qui lutte contre le chômage et la précarité, a 15 ans ce mois-ci. Le Lillois Serge Havet, son président, combat de haute lutte toute forme d’exclusion. Il fait le point sur les actions menées par son association qui organise quinze heures de débats, de projections vidéo et d’exposition samedi, à Lille.

 

PAR JEAN-FRANÇOIS SOLERI

metro@lavoixdunord.fr PHOTO MAX ROSEREAU

> Quels sont les plus beaux succès que vous avez obtenus au cours de ces quinze dernières années ?

« On a obtenu le transport gratuit pour tous les précaires. On a fait la nuit des sans-logis devant la mairie de Lille pour obtenir des relogements. En 2004, quand les Assedic étaient à sec, on a poursuivi l’Unedic en justice. C’est Borloo qui avait remis des sous dans la caisse pour les chômeurs longue durée. Nous avons aussi obtenu la prime de Noël en 1997. C’est Jospin et Aubry qui nous l’avaient accordée après avoir occupé les Assedic. »

> Comment a évolué la société au cours de cette période ?

« Mal. Les gens n’en peuvent plus. Je suis obligé d’aller demander des colis à la Banque alimentaire pour les gens qui ne s’en sortent pas et qui n’ont pas accès aux Restos du coeur. Aujourd’hui, on ne peut plus vivre avec le SMIC. C’est devenu un minimum social. »

> L’élection présidentielle peut-elle être porteuse d’espoir ?

« Quand je vois les programmes, on est loin de nos revendications. On en a marre de ne pas être associés aux grandes décisions. Toutes celles qui concernent les chômeurs et les précaires sont prises sans nous. Il faut faire de la politique citoyenne avec les gens. Pas dans les cabinets ministériels. Je sais que les caisses sont vides mais il faut prendre l’argent là où il se trouve. Certaines personnes ne voient pas le bout de leur fortune. Mme Bettancourt, on peut y aller. M. Mulliez, on peut y aller. Qu’ils fassent un peu preuve de solidarité, ces gens-là. »

> Quelles sont les solutions à apporter ?

« Il faut taxer les riches, les grands patrons. Quand Mélenchon dit : « Au-dessus de 350 000 euros, je prends tout », c’est bien, mais je ne sais pas comment il peut l’appliquer. On ne le laissera pas faire. (…) Il faut réduire les crédits d’armement, rappeler nos soldats qui se font tuer en Afghanistan, réduire les grands trains de vie de l’État. Pour lutter contre l’insécurité, on a besoin d’animateurs, d’éducateurs dans les quartiers. Il faut une police de proximité. C’est de la prévention éducative. Et puis surtout, il faut arrêter de culpabiliser les gens.

J’ai rencontré M. Wauquiez à La Madeleine en mai. « L’assistanat, cancer de la société » ? Qu’est-ce qui leur passe par la tête pour dire des conneries comme ça ? Vous croyez que les gens ne veulent pas s’en sortir ? Ils ne demandent que ça de travailler et de vivre mieux. On ne demande que ça de disparaître. Que chacun ait un logement et un revenu décents. » •

Les rédactions de La Voix du Nord   la Voix du Nord  

 

http://www.liberation.fr/societe/2009/01/03/les-robins-des-bois-des-supermarches_299848

Les Robins des bois des supermarchés

 

Par Marine Pennetier, 0 — 3 janvier 2009 à 06:51
  • Les Robins des bois des supermarchés

Ils se présentent comme des «autoréducteurs». A l’approche des fêtes de fin d’année, on peut les apercevoir dans les rayons des supermarchés, poussant des chariots de pâtes, riz, foie gras et champagne avant de partir sans payer, après négociation avec le gérant, pour redistribuer à ceux qui n’ont rien. Robins des bois pour certains, pilleurs pour d’autres, ces deux dernières semaines, ils ont frappé trois fois. A Rennes, Grenoble et Paris, ce mercredi.

Le 6 décembre, les associations de chômeurs défilent contre la précarité à Paris. Avec en toile de fond, une remontée du chômage et un désaccord sur la convention Unédic qui régira l’assurance chômage 2009-2011. «Nous nous sommes alors dit qu’il fallait passer à l’action», explique Serge Havet, président d’AC! Agir contre le chômage. Décision est prise avec d’autres collectifs de multiplier les opérations coups de poing pour permettre aux «personnes précaires» de fêter le réveillon.

Champagne. Le 20 décembre, le rayon alimentation des Galeries Lafayette de Rennes est pris d’assaut par des militants du Mouvement des chômeurs et précaires en lutte (MCPL). Une semaine plus tard, c’est au tour d’un Monoprix grenoblois d’être réquisitionné par une trentaine de personnes. Chômeurs, mal logés, RMistes, intermittents, précaires. Parmi eux, Léa (1). «On est entré par petits groupes, on a rempli les paniers et on est arrivé aux caisses. On a alors expliqué qu’on souhaitait obtenir les aliments gratuitement pour en faire profiter ceux qui n’ont pas les moyens de fêter la nouvelle année», raconte la jeune femme. «Surprise» du gérant, clients «réceptifs», policiers maintenus à l’écart et après une demi-heure de négociations, accord du directeur du magasin. «C’est avant tout symbolique. Les plus précaires ont pu boire du champagne et manger du foie gras comme tout le monde.»

A Paris, le jour de la Saint-Sylvestre, ce sont les sans-papiers de la Bourse du travail et les mal-logés du gymnase Saint-Merry qui ont pu profiter des aliments «réquisitionnés» un peu plus tôt au Monoprix de la rue du Faubourg-Saint-Antoine (XIe arrondissement) par une cinquantaine de militants de collectifs de chômeurs et de précaires. Ces «empêcheurs d’encaisser en rond», comme ils se présentent, ont déposé au fond de 13 chariots des produits de première nécessité (riz, huile, lait) et des aliments homologués réveillon du 31 décembre, type saumon, foie gras et champagne.

La veille, une action menée par AC! dans un Champion lillois s’était soldée par un échec. «C’est assez rare,le gérant a pris ça pour une agression», explique Serge Havet qui a entamé depuis des négociations avec une grande surface de Villeneuve-d’Ascq pour mettre en place un système mensuel de dons comme à Bordeaux depuis deux ans.

«Les campagnes de mobilisation traditionnelles pour les droits sociaux ne fonctionnent plus», souligne Boris, de la Coordination des intermittents et précaires (CIP) d’Ile-de-France, et qui a participé à l’autoréduction de mercredi. «Face à l’aggravation des conditions de vie et de travail, on a dû développerd’autres formes de solidarité plus concrètes.»

Solidarité, autodéfense sociale, autoréduction, réquisition. Qu’importe le vocable employé, pour Monoprix il s’agit bien de vol. Hier, à l’issue d’un conseil de crise, le groupe a décidé de «porter plainte contre X pour vols avec violence et insultes, avec constitution de partie civile». Une plainte visant l’action menée à Grenoble avait été précédemment déposée pour «vol».«On comprend les difficultés matérielles de certains, les sentiments qu’ils peuvent avoir le soir d’un réveillon, mais il n’en reste pas moins que ce sont des actes regrettables», explique-t-on au siège.

«Goutte d’eau». Le groupe table sur une perte de 5 000 euros pour l’action menée à Paris, selon les premières estimations. «Une goutte d’eau dans les bénéfices du groupe comparée à la prime de Noël et au montant du RMI», se défendent les autoréducteurs. «Nous ne sommes ni des casseurs ni des voleurs», estime Serge Havet. «On ne peut pas parler de vol au sens pénal du terme. Il n’y a pas eu de délit, il y a eu un accord, une négociation et l’intervention de la police n’a pas été effective», explique Boris. «Quand ils prennent la décision de nous laisser partir, ils savent que c’est un camouflet sur le plan symbolique, mais un meilleur calcul du point de vue du chiffre d’affaires.»

Mercredi, à Paris, le magasin était «rempli». L’action menée par les autoréducteurs a duré un peu plus d’une demi-heure. «Plus longtemps, ils auraient perdu des clients.» De son côté, Monoprix indique que «les salariés et la direction ont essayé de régler cette affaire par la discussion pour éviter que ça ne dégénère en période des fêtes».

(1) Les prénoms ont été changés.

Marine Pennetier 0

 

http://www.liberation.fr/politiques/1998/11/05/decus-les-militants-d-ac-preparent-la-campagne-d-hiver-a-lille-ils-vont-insister-sur-les-difficultes_252733

Déçus, les militants d’AC! préparent la campagne d’hiver. A Lille, ils vont insister sur les difficultés de vie quotidienne des chômeurs.

 

Par Hugues BEAUDOUIN — 5 novembre 1998 à 15:54
  • Déçus, les militants d’AC! préparent la campagne d’hiver. A Lille, ils vont insister sur les difficultés de vie quotidienne des chômeurs.

Lille, correspondance.

De leur combativité, ils n’ont rien perdu. Depuis le mouvement des chômeurs de l’hiver dernier, Serge Havet et Jean-Marie Honoret, les deux leaders d’AC! (Agir ensemble contre le chômage) dans le Nord-Pas-de-Calais, ne sont pas restés inactifs. Dernière action, avant-hier, avec l’occupation durant quelques heures de la chambre départementale des huissiers à Lille. «Nous n’avons jamais cessé d’agir. Maintenant, avec l’hiver qui approche, nous allons monter en puissance et nous espérons aller beaucoup plus loin que l’année dernière», assure Serge Havet. Jean-Marie Honoret, qui a provoqué tant de sueurs froides à la préfecture d’Arras il y a quelques mois, ne décolère pas non plus: «Jospin et Aubry nous ont trompés. Ils savent causer et ça s’arrête là.»

Coups de fil aux directeurs. Aucun des 40 militants qui participent régulièrement aux actions d’AC! ne regrette le mouvement de l’année dernière, en dépit de la modestie des résultats. «Tous les organismes sociaux savent que nous sommes là et vigilants. Nous avons tous les numéros directs des directeurs. On les appelle régulièrement pour débloquer des dossiers. En général, ils ne tardent pas à réagir», poursuit Serge Havet. Aujourd’hui, d’autres types d’actions, moins spectaculaires mais plus efficaces, sont privilégiées, axées sur les problèmes de vie quotidienne. «Ce sont les plus pénibles pour les familles: coupure d’eau ou d’électricité, expulsions… Les élus n’ont aucune idée de ce que cela signifie concrètement. Quand j’ai interpellé directement Martine Aubry sur ce sujet, elle m’a répondu que sa priorité était de nous trouver un emploi stable. En attendant, il nous faut vivre dans la précarité», analyse le leader d’AC!.

Harcèlement. Ainsi, AC! ­ un peu moins de 400 adhérents dans la région ­ entend pratiquer un harcèlement systématique d’EDF, des distributeurs d’eau, des offices HLM, des mairies… «On en a assez des courriers polis qui nous assurent qu’on va étudier les situations les plus difficiles avec attention. Dorénavant, on rétablira l’eau ou l’électricité et on discutera après, s’emporte Serge Havet. Nous avons toutes les compétences qu’il faut parmi nos militants pour faire ça.» Les cellules d’urgence créées par Lionel Jospin en janvier n’ont suscité que déception: «Il n’y a eu de l’argent que pendant trois mois. Maintenant, ces cellules se contentent de renvoyer les dossiers auprès des administrations compétentes. La vrai cellule d’urgence, c’est nous.» Depuis janvier, AC! s’est tout de même imposé comme interlocuteur auprès des pouvoirs publics. L’association a par exemple son siège au sein du comité des usagers de l’ANPE. Les relations sont encore tendues, mais le dialogue s’est imposé. La mairie de Lille soutient financièrement l’association, et la plupart des unions locales des syndicats ont admis sa légitimité ­ «sauf FO, qui refuse de participer à quoi que ce soit avec nous». Et Serge Havet conclut: «Le jour où on parlera moins du CAC 40 et plus du CAC pauvreté, je serai d’accord pour dire qu’ils ont enfin compris le drame des chômeurs.».

Hugues BEAUDOUIN

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/les-militants-d-ac-chomage-revent-d-un-monde-sans-taxe-jna0b0n808525

Les militants d’AC Chômage rêvent d’un monde sans taxe d’habitation

 

Publié le 06/11/2012 – Mis à jour le 06/11/2012 à 03:52

La Voix du Nord

| SOCIÉTÉ |

Chômeur en fin de droits, René ne percevra bientôt plus que 450 euros par mois… mais il doit régler avant le 15 novembre une taxe d’habitation de 480 euros. Comment faire ?

 

 

Hier, René était devant la direction des services fiscaux à Lille avec une poignée de militants de l’association AC Chômage. But de la démarche ? Obtenir une dispense de paiement de la taxe d’habitation pour les chômeurs non indemnisés, les personnes aux minima sociaux, les retraités modestes, les précaires… « Nous sommes confrontés à de plus en plus de situations critiques, ce n’est pas que les gens refusent de payer mais ils ne peuvent plus payer », résume Serge Havet, le porte-parole d’AC Chômage qui conduisait la délégation reçue par des représentants de l’administration fiscale.

Serge Havet n’est pas venu les mains vides. Dans son dossier, plusieurs feuilles de taxe d’habitation pour lesquelles il comptait bien obtenir une révision à la baisse de l’addition sinon sa suppression pure et simple.

Au cas par cas

Si les impôts locaux constituaient le sujet du jour, sur le trottoir, le président d’AC Chômage évoque dans la foulée les difficultés à régler certaines factures d’eau, de gaz, d’électricité, des interlocuteurs face auxquels « les accords pour étaler les paiements sont de plus en plus difficiles à obtenir ». Seule éclaircie pour Serge Havet, « la prime de Noël pour les chômeurs va être reconduite et légèrement augmentée ».

Hier, le dialogue avec les services fiscaux s’est déroulé dans un climat constructif.

« Nous tenons compte des difficultés des gens, nous examinons les situations au cas par cas et nous disposons d’une certaine marge de manoeuvre », expliquait à l’issue de la rencontre Laurent Grave, administrateur des finances publiques.

Confrontés à des situations de détresse, les services fiscaux accordent en règle générale des délais de paiement, plus rarement des remises partielles et exceptionnellement des remises totales de taxe d’habitation.  • D. S.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/ac-mene-l-enquete-sur-le-pouvoir-d-achat-des-personnes-ia19b0n1216918

AC ! mène l’enquête sur le pouvoir d’achat des personnes précaires

 

Par la rédaction pour La Voix du Nord, Publié le 02/05/2013

La Voix du Nord| MOBILISATION |

Depuis une semaine, l’association Agir ensemble contre le chômage ! réalise une intéressante et nécessaire enquête auprès des demandeurs d’emploiet de toutes les personnes en situation de précarité. Son objectif : mesurer le pouvoir d’achat des intéressés et le faire savoir aux pouvoirs publics. Les premiers témoignages sont sans surprise : c’est la crise.

 

 Lundi matin, devant l'agence Pôle Emploi, Serge Havet et un militant d'AC ! s'entretiennent avec les allocataires.
Lundi matin, devant l’agence Pôle Emploi, Serge Havet et un militant d’AC ! s’entretiennent avec les allocataires.

 

PAR FRÉDÉRICK LECLUYSE

lille@lavoixdunord.fr

Serge Havet, l’inamovible cheville ouvrière d’AC !, Agir ensemble contre le chômage !, n’en est pas à sa première lutte. Mais là, quand il dit que c’est grave, on le sent pour le moins inquiet. « Je n’ai jamais vu autant de gens dans la misère, ça n’arrête pas. » Posté lundi matin à l’entrée de l’agence Pôle Emploi du boulevard de la Liberté, le militant distribue les questionnaires aux allocataires. L’une des questions est ainsi libellée : « Vos ressources vous permettent-elles de vivre décemment ? » La réponse sonne souvent comme le vide d’un jour sans pain : « Non ! » « Déjà, le SMIC ne suffit pas, alors quand vous vous retrouvez avec le RSA ou le minimum vieillesse, ce n’est tout simplement pas possible.

» Serge Havet ne décolère pas. « Quand les plus précaires parviennent à payer les charges, ils n’ont plus rien pour vivre, c’est terrible. »

17 000 chômeurs à Lille

Le gaz, l’eau, l’électricité sont aujourd’hui des produits de luxe. « Tous les jours, il faut parlementer des heures. Avec EDF, ça va à peu près, mais à GDF, ils ne veulent rien entendre. » Avec le pouvoir politique, ce n’est pas mieux, semble-t-il. « J’ai participé en décembre à la conférence sur la grande précarité, raconte le leader d’AC !. J’étais à la commission sur l’emploi avec Michel Sapin ; eh bien, ce ministre n’a rien d’autre à proposer que des contrats d’avenir ou de génération, ça fait peur. » Peur ? Selon Serge Havez, Lille compterait aujourd’hui 17 000 demandeurs d’emploi et 13 000 bénéficiaires du RSA. « Ce qu’il faut, c’est augmenter immédiatement tous les minima sociaux d’au moins 20 %, comme cela a été fait pour l’allocation de rentrée scolaire. Ça coûterait cinq milliards d’euros, pour un État, ce n’est rien. » Pour le moment, le gouvernement envisage d’augmenter le RSA de 10 %. Mais sur cinq ans. On est loin du compte.

« Tous les jours, il faut aller quémander de la nourriture à la Banque alimentaire pour distribuer des colis à ceux qui n’ont plus rien. La situation est vraiment dramatique. Même le Fonds de solidarité logement n’a plus un sou. » L’enquête initiée par AC ! va se poursuivre jusqu’à début juillet (*). Après, ce sera le temps des bilans. « Nous allons synthétiser tous les témoignages recueillis et mettre les politiques devant leurs responsabilités d’élus. Nous écrirons même au président François Hollande. » Avec quel espoir ? « Il faut une loi pour améliorer le quotidien de ceux qui n’ont rien. Il faut arrêter les expulsions, les coupures d’eau ou d’électricité. » •

(*) AC !, Agir ensemble contre le chômage !, sera présente à la CPAM, rue Brûle-Maison, mercredi 15 mai, de 14 h à 17 h.

 

http://www.leparisien.fr/actualite/municipales-a-lille-ludovic-chomeur-a-besoin-d-une-formation-qualifiante-20-12-2013-3426971.php

Municipales à Lille : Ludovic, chômeur, a «besoin d’une formation qualifiante»

 

Valérie Hacot | 20 Déc. 2013, 07h00 | MAJ : 20 Déc. 2013, 07h44

 Ludovic, 40 ans, ouvrier non qualifié au chômage 

 Ludovic, 40 ans, ouvrier non qualifié au chômage  (LP/Matthieu de Martignac)

 

Réfugié dans le local exigu de l’association d’aide au chômeurs AC ! niché entre les immeubles à briques rouges du quartier du Faubourg-de-Béthune à Lille-Sud, Ludovic soupire. « Je n’ai jamais connu de période de chômage aussi longue.

 

» Sans qualification, cet ouvrier de 40 ans a enchaîné les contrats précaires dans les usines : « Et puis, vu qu’il n’y avait plus de boulot dans l’industrie, je suis devenu technicien de surface, mais avec la crise, même dans ce secteur, c’est mort. »

Ce célibataire survit aujourd’hui avec une allocation de 472 € par mois. « Une fois que j’ai payé mon loyer, il ne reste presque plus rien, alors je déjeune chez ma mère le midi, et chez des amis le soir. Pour m’en sortir, j’aurais besoin d’une formation qualifiante rémunérée au smic », glisse-t-il.

René, 42 ans, carreleur dans le bâtiment, au chômage depuis trois ans, n’y croît plus : « A chaque fois que j’en ai demandé, on me l’a refusé. » Il y a encore quatre ans, il était surchargé de travail, et touchait près de 3 000 € net. Et puis, tout s’est subitement arrêté. La faute, selon lui, à la concurrence des salariés détachés. « J’ai croisé des ouvriers polonais sur les chantiers : ils étaient rémunérés 500 € par mois. Impossible de lutter. »

200 000 emplois supprimés par la désindustrialisation

La montée du chômage et de la précarité, Serge Havet, le fondateur d’AC !, la constate au quotidien. « On est en train de crever le plafond. A Lille, le chômage est à 14 %. » Avec la crise, la situation s’est dégradée : « Entre 2008 et 2013, le nombre de chômeurs a augmenté de 41 %. Mais, dans le même temps, en France, cette progression a été de 68 %. Pour la première fois, notre ville est en dessous de la moyenne nationale », nuance Pierre de Saintignon, le premier adjoint.

La métropole multiplie les initiatives pour inverser la tendance, dans une région où la désindustrialisation s’est soldée par la disparition de 200 000 emplois. Un « circuit court » de mise en relation des jeunes avec les employeurs a créé 1 100 emplois. Des pôles d’excellence — Euralille (tertiaire), Eurasanté (biotechnologies) et Euratechnologies (le dernier-né qui va bientôt accueillir IBM) — ont vu le jour avec à la clé des milliers d’emplois pour des salariés très qualifiés.

« Mais le problème, c’est que ces emplois ne correspondent pas aux profils de la plupart des chômeurs », se désole Serge Havet qui, crise oblige, a vu la subvention de son association réduite de 8 000 €. Et de tirer la sonnette d’alarme : « Les gens ne s’en sortent plus. Si on augmente pas les minima sociaux de 20 %, on court à la catastrophe. »

 

http://www.leparisien.fr/municipales-2014/en-regions/municipales-a-lille-ces-oublies-des-quartiers-populaires-28-03-2014-3717511.php

Municipales à Lille : ces oubliés des quartiers populaires

 

Colère. Martine Aubry sera certainement réélue dimanche à Lille, mais la déception et le sentiment d’abandon de beaucoup d’électeurs de gauche expliquent l’abstention et son mauvais score au premier tour.

 

Valérie Hacot | 28 Mars 2014, 09h19 | MAJ : 28 Mars 2014, 09h37

Lille-Sud,mercredi. Dans la dernière friterie du quartier, Philippe et Aurélie ne cachent pas leur colère contre Martine Aubry. Joëlle (la blonde) comprend : «On sent que c’est vraiment dur pour nos clients», excuse-t-elle.

Lille-Sud,mercredi. Dans la dernière friterie du quartier, Philippe et Aurélie ne cachent pas leur colère contre Martine Aubry. Joëlle (la blonde) comprend : «On sent que c’est vraiment dur pour nos clients», excuse-t-elle.(LP/Olivier Arandel.)

 

« C’EST INGRAT quand même la politique… » Mercredi, en marge de sa conférence de presse officialisant son accord avec les écologistes, Martine Aubry laissait poindre une certaine amertume. Arrivée largement en tête dimanche, la charismatique maire PS de Lille n’a toutefois pas réalisé le score triomphal que lui prédisaient les sondages.

Avec 34,85 %, elle réalise 11 % de moins qu’en 2008. Un net repli relativisé par la candidate : « Il y a six ans, il n’y avait que trois listes de gauche, cette année, sept, le score de dimanche est donc logique. »

Arithmétiquement, le raisonnement tient la route. Mais l’abstention record (près de 52 %) et les 17,15 % engrangés par le Front national sont venus gâcher la fête. « Je suis très choquée par ce qui s’est passé à Lille-Sud. Quand on voit tout ce qu’on a fait comme travail pour ce quartier… On peut quand même se bouger dix minutes une fois tous les six ans un dimanche pour aller voter. Votez pour qui vous voulez, mais votez ! » lâchait d’ailleurs, meurtrie, mercredi, la maire sortante. Depuis dimanche, elle ne cesse de souligner la déception des Français à l’égard de la politique du gouvernement…

VIDEO. Aubry : «D’autres seront mieux placés que moi» pour entrer au gouvernement

Le candidat du FN, Eric Dillies, lui, boit du petit-lait : « J’ai fait + 12 %. Martine Aubry – 12 %. C’est son électorat historique, celui des quartiers populaires, qui a voté pour moi. Ce sont eux les grands abandonnés de la politique de la gauche. »

«Aubry n’a jamais tenu ses promesses»

A quelques kilomètres du dynamique centre-ville, les habitants de Lille-Sud, justement, ne cachent pas leur lassitude, ni leur colère. « Martine Aubry, vous la reprenez et vous la mettez à Paris », s’emporte Philippe, un routier « presque à la retraite ». Accoudé au comptoir de la friterie — la dernière dans le quartier –, il avoue sans détour avoir opté pour le FN. « J’avais voté pour Aubry en 1995. Mais elle n’a jamais tenu ses promesses. Du boulot ? Elle n’en a pas créé pour les Lillois. Ses technopôles, c’est pour des gens ultra-qualifiés qui viennent d’ailleurs. Et le boulevard là, on pourrait le rebaptiser boulevard du shit, tellement ça deale. »

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Derrière ses fourneaux, la douce et blonde Joëlle n’est pas étonnée par la violence de la charge : « On sent que c’est vraiment dur pour nos clients. » La semaine dernière, elle n’a pas voté « parce que je ne savais pas qu’il y avait des élections ». Promis, juré, elle ira dimanche prochain. Pas sa soeur, Aurélie : « Ça ne sert à rien. Nous, on coule et les politiques nous mettent des bâtons dans les roues. La France, c’est devenu une poubelle. On est dans la m…, mais personne nous aide, et nous on aide tout le monde. » Au chômage, Michael* ne se fait guère d’illusions : « Ils pensent à quoi les politiques ? A leur score et au FN. Mais ils ne parlent pas de nous. On a élu Martine Aubry pour qu’elle s’occupe de nous, mais sortie de ses idées à elle, elle n’est à l’écoute de personne. »

Le score miraculeux du candidat en soutane

C’est la surprise du scrutin lillois. La liste de « notre père » Allessandro Di Giuseppe, figure de proue (en soutane) de la Très Sainte Eglise de la consommation a recueilli… 3,55 % des suffrages dimanche, soit 1 978 électeurs. C’est plus que le score combiné de Lutte ouvrière et du NPA. « On est monté jusqu’à 16 % dans un bureau de vote », se réjouit le porte-parole, Maxime Höm de Profy Jr (sic). Durant la campagne, le candidat a pratiqué l’humour absurde prônant la croissance à tout prix.

Sa « sainteté » Giuseppe était injoignable hier pour cause de prise d’otage par « des écocitoyens, paysans, fans de Manu Chao », bref des « beatniks décroissants », rigole-t-il. La vidéo du forfait postée hier sur YouTube montre Giuseppe attaché, lisant leur communiqué, appelant, la voix brisée, à un mode de vie plus sobre. Et de conclure : « Futur maire de Lille, nous serons partout. » Une consigne de vote pour le second tour ? « Eh ben non ! » s’amuse Maxime. Les appels du pied de Martine Aubry, qui affirmait que les zozos posaient de bonnes questions, les laissent de marbre. Et Giuseppe se prépare pour l’échéance de la présidentielle de 2017.

Roxane, 45 ans, dont dix-neuf passés à Lille-Sud, ne comprend pas vraiment cette exaspération : « Le quartier est plus agréable à vivre aujourd’hui. Il y a eu beaucoup de réhabilitation. » Elle aussi a oublié de se rendre au bureau de vote : « Mais j’y vais dimanche, un vote, ça peut changer les choses. » Son fils, Damien, 19 ans, lui, restera à la maison : « Ça m’intéresse pas. »

«A Lille l’insécurité monte»

Entre les immeubles en briques du Faubourg-de-Béthune, où le taux de chômage flirte avec les 60 %, l’abstention a également été record et le FN a engrangé 30 %. « Ça fait deux ans que j’attends un logement social. Les sans-papiers passent avant moi », glisse Odile, 39 ans, FN « depuis toujours ». Noureddine, comme à chaque fois, a voté Martine Aubry : « Elle a embelli la ville. Mais sa politique favorise trop les étrangers. A Lille, on accueille tous les nouveaux débarqués et les Roms, l’insécurité monte. Si elle continue comme ça, c’est la dernière fois que je vote pour elle. » Et ce commerçant né à Oran d’ajouter : « Le Front national, c’est pas mon truc, mais avec le temps peut-être. » De quoi faire bondir Serge Havet, de l’association AC ! contre le chômage : « Comment des gens avec de telles difficultés peuvent imaginer que le FN va leur apporter des solutions. C’est pas normal », se désole cet authentique homme de gauche.

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A mille lieues de là, dans le quartier bobo de République, Hubert, antiquaire, est bien conscient de « la frustration et de la détresse qui poussent certains dans les bras du FN ». Electeur de Martine Aubry de la première heure, il lui reconnaît un « sacré caractère », mais aussi « d’avoir vraiment amélioré l’image de la ville ». Et ne s’inquiète pas pour sa réélection.

* Le prénom a été changé

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VIDEO. L’édito du Parisien : «Les socialistes broient du noir»


L’édito du Parisien : « Les socialistes broient du noir » par leparisien

 

http://ladegauche.fr/developper-lemploi-dans-les-associations-une-solution-au-chomage/

Développer l’emploi dans les associations, une solution au chômage ?

 

7 novembre 2014

 

Serge Havet est le président national d’AC ! (Agir ensemble contre le chômage). Communiste depuis toujours, le militant se sent plus efficace dans ses actions avec AC !. L’organisation tente de trouver des solutions au chômage, et intervient au cas par cas dans les contentieux que rencontrent les chômeurs avec les institutions ou les employeurs.

La Dégauche : Avec un taux de chômage de 12,7% (contre 9,7% pour la France), considérez-vous que la gauche a fait son travail dans le Nord-Pas-de-Calais ?
Serge Havet : Pas du tout. Que ce soit la droite ou la gauche, ils n’ont rien apporté, à part peu être quelques petites solutions comme les contrats aidés ou les emplois d’avenir. Quand on a rien, c’est toujours ça, mais on préfère de vrais emplois. Le problème, c’est qu’il n’y en a pas. Les directeurs des agences locales de Pole Emploi me le disent, ils n’ont pas d’offres à proposer. D’après les témoignages que je reçois, quand il y a des emplois, ce sont des contrats courts et précaires.

Que proposez-vous ?
S.H.: Au lieu de faire des déclarations d’amour aux patrons, le gouvernement devrait obliger les entreprises à proposer des emplois. C’est une première piste. En plus de ça, dans les quartiers difficiles, nous pensons qu’il y a plein de choses à faire. Les associations ont besoin de main d’oeuvre pour faciliter la vie des gens : faire du secrétariat, traiter les dossiers qui s’accumulent, animer, guider les gens, tenir des permanences d’accueil. C’est plein d’emplois potentiels, si on trouvait les financements nécessaires. 

Vous pensez qu’il est possible de financer tout cela ?
S.H.: Il n’y a plus de sous dans les caisses, c’est certain, mais il va bien falloir dépenser pour lutter contre l’exclusion sociale. C’est un passage obligatoire. Le contribuable, et surtout les plus riches, va bien devoir mettre la main à la poche. Je comprends les gens qui en ont marre de payer des taxes, mais si elles étaient mieux dépensées, par exemple, en finançant des emplois dans les associations, elles seraient mieux acceptées.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/lille-agir-ensemble-contre-le-chomage-a-20-ans-et-craint-ia19b0n2521995

Lille : Agir ensemble contre le chômage a 20 ans et craint de rempiler pour autant

 

Publié le 29/11/2014

LAKHDAR BELAÏD

Elle est née en 1994 après une longue marche contre les exclusions. Agir ensemble contre le chômage n’est pas une association de chômeurs. Son but est, au contraire, de sortir ces derniers de l’isolement dans la lutte contre le non-emploi. L’association fête ses 20 ans et tire son bilan.

 

Dans leur local du Faubourg de Béthune, les membres d’AC préparent leurs prochaines actions.

On a les satisfactions qu’on peut. La semaine dernière, à la salle du Gymnase, l’association Agir ensemble contre le chômage (AC) a célébré ses vingt ans à quasi-guichets fermés. « On a eu du monde », résume Serge Havet, président de AC Nord – Pas-de-Calais depuis cinq ans et membre fondateur de cette branche locale. « AC n’est pas une association de chômeurs, insiste Havet. Différentes personnes, sans-emplois, salariés, retraités, se sont regroupées pour lutter contre le chômage et la précarité. » « L’esprit a toujours été de mettre en action une solidarité des actifs à l’égard des chômeurs, confirme Marie-Claude Armand, membre du bureau. L’important étant de ne pas les laisser se battre de façon isolée. » « On rêvait de disparaître, on est toujours là, rebondit Havet, 64 ans. La région compte 450 000 chômeurs. Dont 18 000 à Lille auxquels s’ajoutent 15 000 allocataires du RSA. »

Un local Faubourg de Béthune

AC s’est même installée. Petitement, mais installée tout de même. La branche nordiste compte un local dans une barre du Faubourg de Béthune. Elle a même… une salariée. À mi-temps. Un demi-salaire pour des tâches plus que complètes aux côtés des bénévoles. L’association ne veut pas se cantonner aux négociations avec les responsables d’agences Pôle Emploi ou les CCAS. AC tient à mettre en avant ses propres recettes pour faire reculer l’inemploi. Aux yeux de ses militants, les gisements existent. Même avec une croissance en panne. Comme la création d’énergie propre ou le respect de l’environnement…

Des solutions

« Prenez donc l’exemple des inondations dans le sud, argumente Marie-Claude Armand. Comparez les dégâts, les souffrances avec ce qui peut être évité en entretenant les fossés, ou les berges des rivières » À propos du vivre ensemble, les centres sociaux, les associations, les entreprises d’insertion ont besoin d’âmes et de bras. Pour l’heure impossibles à financer. D’où une vieille position d’AC : transférer vers ces’activités l’argent permettant aujourd’hui de lutter contre… le chômage.

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