Des rapports entre la Ligue du LOL et Gabriel Matzneff

L’affaire de la Ligue du LOL revient actuellement sur le devant de la scène médiatique avec, d’une part, le témoignage complet d’une de ses victimes, et d’autre part, les procédures prud’homales engagées contre leur employeur par deux des principaux « loleurs » licenciés à la suite des révélations du mois de février 2019. Ces derniers nient toujours tout harcèlement et contestent les motifs de leurs licenciements respectifs.

Je rappelle ici que le mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi et sa bande de cybercriminels dits « déconnologues », formée à compter de l’année 2008 pour mener des raids sur les tout nouveaux sites d’information participative Rue89 et Le Post, sont toujours actifs et ont toujours fait preuve jusqu’à ce jour de violences que leurs pâles imitateurs de la Ligue du LOL me semblent très loin d’avoir jamais égalées.

Or, en dépit de multiples plaintes de leurs victimes pour des faits d’une gravité considérable qui n’étaient et ne sont toujours pas prescrits, ils n’ont jamais été inquiétés par la justice qui, au moins pour celle de Brest, a toujours préféré sévir de manière totalement insensée contre leurs victimes parce qu’elles tentaient de se défendre ou de se protéger.

A la suite de ma condamnation de juin 2013 à Brest, qui fut heureusement annulée de manière définitive en appel à Rennes le 2 décembre 2015, mon avocat pour ce procès m’avait ainsi dit avoir eu pour échos du tribunal que les magistrats brestois avaient décidé de me condamner, non pas pour les faits – inexistants ou non délictueux – qui m’étaient reprochés de manière mensongère et calomnieuse par ma harceleuse Josette Brenterch du NPA de Brest, laquelle aurait voulu m’interdire de publier tout droit de réponse à la suite de ses violentes campagnes de calomnies publiques à mon encontre, mais pour avoir déposé plusieurs plaintes à raison de tous les harcèlements qu’elle organisait sur la toile à mon encontre.

Dès l’année 2010, mes harceleurs avaient commencé à prolonger leurs cyberharcèlements à mon encontre par du harcèlement procédural destiné à me faire taire sur ma propre biographie dont ils publiaient une version presque entièrement fausse, calomnieuse et particulièrement infamante. Ils ont toujours continué, bénéficiant en cela de l’appui et de la complicité de magistrats manifestement CORROMPUS.

Ma condamnation de 2013 n’est pas la seule de leurs décisions que j’ai fait annuler par la cour d’appel de Rennes, il y en a eu une multitude. Toujours illégales, elles sont toutes plus délirantes les unes que les autres et tendent toujours à mettre à ma charge de très grosses sommes d’argent, soit sous la forme d’amendes, soit sous la forme de dommages et intérêts, soit sous la forme d’honoraires totalement injustifiés, quand ce n’est pas le tout à la fois, soit encore sous la forme d’honoraires correspondant à des travaux parfaitement inutiles exigés de mes avocats dans le cadre de mes procédures par des magistrats qui de toute façon m’ont déjà signifié qu’ils se refusaient catégoriquement à poursuivre mes harceleurs. Mais tous les procès qui me sont intentés ont aussi toujours ce but parmi quelques autres, puisqu’ils sont tous totalement injustifiés et se sont d’ailleurs jusqu’à ce jour toujours terminés par des annulations de procédures.

Tout comme les poursuites ou condamnations dont je fais l’objet d’un côté, et les refus d’informer auxquels je me heurte systématiquement de l’autre, toutes ces décisions qui me sont très défavorables étant toujours annulées en appel, les sommes en question sont totalement hallucinantes : 10 000 euros d’amende par-ci, 10 000 euros d’amende par-là, 10 000 euros de dommages et intérêts à chacun des harceleurs qui en réclament, et encore n fois 10 000 euros d’honoraires ici et là…

Je suis la plupart du temps obligée de me défendre seule, car mes avocats, qui tous se disent plus ou moins eux-mêmes harcelés par mes harceleurs ou leurs complices magistrats CORROMPUS, ont en conséquence tendance à me lâcher quand ils n’acceptent pas carrément de travailler contre mes intérêts.

Et bien entendu, durant tout ce temps, les viols continuels de l’intimité de la vie privée dont je me plains, tout comme les campagnes de calomnies associées, les harcèlements sexuels et autres dont je suis aussi victime hors Internet, les menaces de mort et tentatives d’assassinat contre mes proches et moi-même se poursuivent allègrement… et perdurent à ce jour depuis douze ans, m’interdisant toute forme d’emploi et perturbant continuellement les rares relations qui me restent encore.

Quelles que soient leur violence ou leur intensité, les harcèlements des « loleurs » qui sont tombés l’année dernière n’ont de toute façon pas duré aussi longtemps et apparaissent à peu près tous prescrits, les victimes éprouvant de plus bien des difficultés à exhiber des preuves des harcèlements allégués.

Il semblerait que dans ces conditions, et ces seules conditions, le déballage public qui a eu lieu l’année dernière soit possible.

Cette année, c’est au tour de Gabriel Matzneff de subir le même genre d’hallali pour ses activités pédophiles passées et peut-être toutes prescrites, tandis que des pédocriminels autrement plus redoutables, qui n’hésitent pas à tuer pour garder secrètes toutes leurs activités répréhensibles, continuent très certainement d’échapper à la justice pour des faits beaucoup plus récents.

S’il est nécessaire de condamner tout acte de harcèlement ou de pédophilie, il est toutefois regrettable que ces affaires très médiatisées qui contrairement à d’autres ne semblent pas pouvoir déboucher sur des condamnations judiciaires ne paraissent pas non plus être les pires qui soient et puissent être utilisées pour masquer toutes les autres : elles relèveraient d’époques révolues, de tels faits ne seraient plus possibles aujourd’hui et les victimes qui soutiennent le contraire ne seraient donc toutes que des menteuses, des affabulatrices ou des malades mentales délirantes et/ou paranoïaques.

Constatons enfin que le Point, où Gabriel Matzneff avait encore sa tribune jusqu’à très récemment, est l’un des rarissimes médias à avoir publié une « contre-enquête » favorable aux « loleurs », au mois de septembre dernier (voir ci-dessous).

Or, il fut aussi le premier à publier, le 4 janvier 2012, à la demande de mes harceleurs et à leur gloire, un article me calomniant qu’il me fut totalement interdit de commenter, seuls mes calomniateurs étant autorisés à se livrer à cet exercice, et bien entendu, incités à me calomnier dans leurs commentaires encore plus que je ne l’étais déjà dans l’article de la journaliste.

Il s’agit de celui-là :

https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/vie-privee-sur-la-toile-un-hebergeur-de-blogs-condamne-a-supprimer-des-donnees-personnelles-04-01-2012-1415128_47.php

Pas très différent, dans le fond, de celui d’Hélène Sergent du 28 janvier de l’année dernière sur le site 20minutes.fr, auquel j’ai commencé à répondre ici, n’ayant pas davantage été autorisée à le commenter par son autrice qui m’a refusé tout droit de réponse tandis qu’elle accepte très largement les commentaires de mes harceleurs venant encore me calomnier ou même me menacer de mort sous son article :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/08/23/le-site-20minutes-fr-en-symbiose-totale-avec-les-pedocriminels/

Je rappelle avoir toujours été harcelée à compter de l’année 2008 par le pédophile et mythomane notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi et toute sa bande de cybercriminels dits « déconnologues » en raison de quelques commentaires parfaitement anonymes que j’avais postés sur le site Rue89 et portant, les uns sur le problème du harcèlement moral en entreprise, totalement nié par ces harceleurs professionnels, et les autres sur l’affaire de l’ancien psychiatre brestois pédophile Serge Rodallec, dont ils apparaîtront en définitive avoir été très proches.

Je suis aussi très dérangeante pour tous mes harceleurs du fait que je suis ingénieur alors que je n’ai toujours été qu’une femme et ai toujours refusé de me prostituer après avoir également refusé de commettre des crimes et délits contre la Nation au profit d’une organisation mafieuse à une époque où je travaillais sur des projets classés Secret et Confidentiel Défense.

D’où l’extraordinaire matraquage d’ordre financier associé à l’interdiction absolue de travailler et la privation de toute forme de droit à un revenu de substitution, qui n’est pas en soi un fait nouveau, puisque j’en étais déjà victime depuis très longtemps (les années 1990) avec plus ou moins d’intensité selon les périodes et toujours le même objectif : me contraindre à la prostitution par tous les moyens, la criminelle et mère maquerelle Josette Brenterch du NPA de Brest étant associée à l’intégralité de ces faits.

 

https://www.letemps.ch/societe/iris-gaudin-faut-chercher-verite-ligue-lol

Iris Gaudin: «Il faut chercher la vérité sur la Ligue du LOL»

 

Cette semaine, l’ancienne journaliste Iris Gaudin publie «Face à la Ligue du LOL», le premier livre qui revient sur «l’affaire» de cyberharcèlement à l’origine d’un séisme. Un témoignage personnel, preuves à l’appui, mais «sans désir de revanche» ni manichéisme

Il aura fallu près d’un an pour que soit publié le premier livre sur l’«affaire». Le vendredi 8 février 2019, l’ancienne journaliste Iris Gaudin apprend qu’un article de CheckNews, une plateforme de Libération, confirme l’existence de la Ligue du LOL: un groupe Facebook privé composé d’une trentaine de journalistes et communicants, dont certains sont accusés d’avoir harcelé des internautes au début des années 2010. Internautes dont elle-même faisait partie.

Lire aussi: La Ligue du LOL donne la nausée

Le scandale, amplifié par les réseaux sociaux, est relayé par la presse internationale. L’avalanche de témoignages, d’accusations, d’articles, de réactions politiques la pousse à se replonger dans son passé. Comment la journaliste qui tentait de se faire connaître sur Twitter a-t-elle été prise dans l’engrenage de la haine et des insultes? Plus largement, comment la société en est-elle arrivée là?

Iris Gaudin publie cette semaine Face à la Ligue du LOL, un témoignage basé sur «des preuves, des e-mails» qui ne vise «ni à déclarer la guerre ni à prendre une revanche» (les faits sont par ailleurs prescrits au pénal) mais invite à la prise de conscience.

Le Temps: Après tout ce qui a été écrit sur la Ligue du LOL, pourquoi vous être lancée dans cet essai?

Iris Gaudin: Cette vague d’articles était nécessaire. Mais elle a pris la forme d’un tsunami: tout le monde, au sens propre du terme, voulait savoir au plus vite qui était dans cette Ligue, qui en avait été victime, pourquoi les responsables n’avaient rien vu, etc. Pourtant, l’affaire date d’il y a dix ans. Il est temps aujourd’hui de s’y pencher à tête reposée.

Pourquoi, selon vous, le retentissement de l’affaire a été tel, des Etats-Unis à la Grande-Bretagne en passant par la Suisse?

Cette affaire de cyberharcèlement prend racine, entre autres, dans le milieu du journalisme, censé être exemplaire et exercer son rôle de «quatrième pouvoir». Il est logique que cela ait attisé l’attention des médias de démocraties internationales. Comment peut-on accepter que des journalistes balayent d’un revers de main leur charte d’éthique professionnelle?

Lire également: En Suisse aussi, le LOL menace

Votre récit est très personnel, pourquoi avoir choisi cette voix?

Pour comprendre les dégâts qu’ont occasionnés les membres de ce groupe, il ne fallait pas en rester à un récit abstrait ou à un témoignage trop superficiel. J’ai souhaité aller au bout de cette démarche, en expliquant le plus précisément possible, sur la base des preuves dont je disposais, ce qu’il s’était passé, pour que l’on comprenne à quel moment tout a basculé. J’ai parlé de ces instants où j’ai cru devenir folle en les contextualisant de la façon la plus précise possible. Mon témoignage ne représente pas celui de toutes les victimes, mais il est une illustration des blessures profondes qu’ont pu causer ces agresseurs.

Vous notez que, lorsque le scandale a éclaté en 2019, les textes de loi «auraient pu mettre un terme juridique à cette affaire. Mais c’était sans compter sur le délai de prescription.» Comment expliquer que la loi qui existait n’ait pas été saisie à l’époque où elle aurait pu l’être? Ne craignez-vous pas que la presse se substitue à la justice dans ce type d’affaire prescrite?

C’est un problème épineux. En 2010, il existait bien en France une loi sur le harcèlement moral, mais qui n’était pas spécifique à internet. Avant la loi de 2016, il fallait faire soi-même son enquête, présenter des éléments sans être sûr que cela aboutisse. Et il ne faut pas oublier que le harcèlement spécifique sur internet n’existe que depuis 2014… Imaginez que nous étions dans un tourbillon d’émotions à lire cinq messages insultants avant de se coucher et en se réveillant avec dix autres pour commencer la journée… Et nous pensions être seuls. Dans ce cas, comment avoir l’énergie de constituer un dossier? J’ai de mon côté demandé au printemps 2019 qu’une procédure au civil soit engagée contre le fondateur du groupe Facebook, Vincent Glad, pour pouvoir «clore» ce chapitre.  [NDLR: procédure dont l'intéressé réfute l'existence. Une «tentative de conciliation préalable à toute procédure au civil» a été ouverte, celle-ci étant obligatoire avant toute procédure au civil]. Un très mince recours.

Vous écrivez: «Avec internet, si votre harceleur fait partie d’une «bande» […], vous risquez d’être jeté en pâture sur la place publique.» Paradoxalement, n’est-ce pas précisément ce qui est arrivé aux membres de la Ligue du LOL?

Cela pose la question du tribunal médiatique et elle est fondamentale. Il n’y aura pas de procès au pénal, puisqu’il y a prescription. Au moment où l’affaire est sortie, Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, avait parlé dans un tweet «d’étudier l’allongement du délai de prescription». Aucune nouvelle depuis. J’ai contacté son cabinet. Sans suite. Nous n’aurons donc jamais accès à la vérité de la justice et les présumés agresseurs pourraient bien n’être que des innocents victimes d’un procès populaire. C’est le cas de Guillaume Ledit, journaliste à Usbek & Rica et présumé membre de la Ligue du LOL, qui «n’aurait pas dû être licencié», selon son rédacteur en chef Blaise Mao.

On peut conclure sur le paradoxe de cette affaire. Commençant par un harcèlement massif de victimes (qui n’avaient rien demandé) et se terminant par un acharnement d’anonymes sur les harceleurs d’il y a dix ans. C’est un fait, mais il ne faut pas en rester là, il faut continuer de chercher la vérité. C’est le but de mon livre: ouvrir le débat, poursuivre le dialogue avec ceux qui le souhaitent, après un an de colère et probablement d’injustices.

De quel mal ce «LOL», cet humour qui a longtemps servi de paravent au harcèlement, est-il selon vous le symptôme?

La violence à l’encontre des femmes est un continuum et l’humour n’est pas anodin quand il s’agit de stigmatiser une catégorie de population. Chaque mot que nous employons, même dans un cercle familial, transforme la société. Il ne s’agit pas de se censurer, mais de parler plus justement, de s’interroger peut-être sur la raison pour laquelle on dit telle ou telle chose.

On a présenté la Ligue du LOL comme un groupe «boys’ club» misogyne. Pourtant, le groupe était mixte et, parmi les victimes que vous nommez, on trouve aussi bien des hommes que des femmes…

En recoupant les nombreux témoignages des victimes, on constate que la Ligue du LOL était bien un groupe composé principalement d’hommes harcelant en majorité des femmes. Quelques femmes se sont introduites dans ce club toxique, c’est ce que Martine Delvaux, professeure de littérature, appelle le «syndrome de la Schtroumpfette».

Des hommes ont aussi été harcelés, souvent des hommes appartenant à une catégorie particulière qui faisaient d’eux des cibles: juifs, homosexuels, etc. Le point commun de chacune des expériences relatées, c’est ce «besoin» des agresseurs de s’attaquer aux faiblesses de leurs proies.

Vous citez en conclusion Ivan Jablonka et son livre «Des Hommes justes». Quel regard portez-vous sur les débats de société qui ont explosé depuis deux ans?

C’est un progrès majeur. En libérant leur parole, les femmes sont enfin entendues et le plafond de verre du patriarcat semble vibrer. Ivan Jablonka porte un message essentiel: les hommes doivent s’interroger sur leur masculinité. Qui suis-je en tant qu’homme? Comment puis-je penser l’égalité femmes-hommes?

J’ajouterais que nous devons aussi, en tant que femme, nous interroger. Quel avenir pour les femmes et les filles à l’heure où tout peut changer? Comment puis-je contribuer au changement?

*Modification du 18 janvier 2020: ajout d’une réaction de Vincent Glad à propos de la procédure civile évoquée dans cette interview.

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Personne-ne-me-croyait-le-temoignage-d-Iris-Gaudin-dans-Face-a-la-Ligue-du-LOL-1670548

« Personne ne me croyait » : le témoignage d’Iris Gaudin dans « Face à la Ligue du LOL »

 

Paris Match | Publié le 27/01/2020 à 07h00 |Mis à jour le 28/01/2020 à 12h21

Iris Gaudin.
Iris Gaudin. Iris Gaudin
L’ancienne journaliste Iris Gaudin a publié «Face à la Ligue du LOL», le premier livre sur l’affaire révélée en février 2019.

Il aura fallu un an pour que le premier livre sur la Ligue du LOL soit publié. L’ancienne journaliste Iris Gaudin est l’auteure de «Face à la Ligue du LOL», où elle raconte avec beaucoup d’humanité le harcèlement qu’elle a subi sur Twitter pendant de longs mois. Paris Match l’a rencontrée.

Paris Match. Pourquoi avoir décidé d’écrire ce livre ?
Iris Gaudin. Au moment où l’affaire est sortie, des journalistes m’ont assailli de demandes de témoignages sur à peine 3 jours. J’ai répondu à certaines d’entre elles, parce que je voulais ajouter mon témoignage à celui des autres, comme on apporte sa pierre à l’édifice. Il fallait montrer l’ampleur des dégâts. Mais j’ai réalisé que tout était allé très vite, trop vite. C’était il y a 10 ans et, malgré les preuves restantes, se souvenir de ces quelques mois relève de l’exploit, lorsqu’on ne vous donne que quelques jours pour le faire.

J’ai donc décidé d’écrire ce livre pour prendre du recul après ces témoignages un peu précipités. J’ai pu retracer la chronologie des événements. Mieux comprendre ce qu’il s’était joué au-delà de mon propre récit. J’ai pris de la hauteur et j’ai saisi la dimension universelle de ce que j’avais vécu et qu’ont vécu, vivent ou vivront peut-être d’autres : la fascination, l’emprise, le harcèlement, le cyberharcèlement, le sexisme ? Et puis… écrire, prendre son temps, c’était comme une pirouette à l’instantanéité des réseaux sociaux qui m’avaient fait tant souffrir.

Réalisiez-vous que vous étiez harcelée ?
Non, sur le moment, j’étais happée par ce fil Twitter. J’avais eu une relation extra-conjugale avec le journaliste créateur de la page Facebook de la Ligue du LOL [Iris Gaudin le nomme «VG» dans son essai], dont personne ne connaissait l’existence. Je me sentais coupable. Je savais qu’un compte anonyme, parmi les plus virulents à mon encontre, était tenu par ce journaliste, car il mentionnait notamment des bribes de conversations que nous avions eues. Mais quand j’en parlais à des amies, elles me disaient que j’étais parano… Je pensais que c’était peut-être de ma faute. A ce moment-là, je me sentais seule. Il y avait une autre fille qui se faisait harceler par cette même bande toxique, mais je pensais qu’à côté d’elle, moi, ce n’était rien.

« Celui qui me harcelait continuait de me fasciner »

Surtout, il y avait une dimension professionnelle à Twitter : c’est sur ce réseau que des recruteurs potentiels venaient chercher de jeunes journalistes. Comme ils ne réagissaient pas au harcèlement dont j’étais l’objet, j’ai fini par me persuader que c’était un jeu. Mais à la fin, j’ai complètement perdu la tête. Personne ne me croyait, personne ne réagissait, je réagissais maladroitement… Je faisais mal mon travail de journaliste pour une chaîne d’info que j’ai finie par quitter.

Vous citez de nombreux essais sur le harcèlement, soit dans votre récit, soit à la fin de votre ouvrage. Ces lectures ont-elles été un moyen de guérir après ce que vous avez subi ?
Oui, c’est certain. Je conseille à toutes celles et ceux qui sont confrontés à de telles situations de savoir les identifier au plus vite. C’est ce que je n’ai pas su faire, parce que j’étais sous emprise : d’un côté, on ne me croyait pas et de l’autre, celui qui me harcelait, continuait de me fasciner. Lorsqu’on a réalisé qu’on est bien victime de harcèlement, se plonger dans la lecture de ces livres thérapeutiques permet de voir qu’il y a une dynamique à l’oeuvre, presque toujours identique. Grâce à ces lectures, j’ai pu rationaliser mon expérience. Je n’étais plus passive, victime, mais actrice de ma guérison.

À lire : « C’était de l’humiliation permanente » : Florence Desruol, victime de la Ligue du LOL, se confie

Pensez-vous qu’il est nécessaire de changer la façon d’enseigner le journalisme ?
Il n’est pas question de remodeler fondamentalement l’enseignement du journalisme… Mais il est bon de rappeler qu’un élève qui a réussi un des concours des écoles reconnues par la profession n’est pas intrinsèquement un bon journaliste, un journaliste qui a des valeurs. Il faut donc accorder une importance toute particulière aux grandes chartes de déontologie de la profession. Cela peut paraître rébarbatif certes, mais c’est essentiel pour éviter des cas comme celui de la Ligue du LOL. Dans le Manifeste du journaliste libre, Albert Camus écrivait : «Un journaliste libre [...] ne publie rien qui puisse exciter la haine ou provoquer le désespoir. Tout cela est en son pouvoir».

Des « coups de poignard dans le dos des victimes »

Avant la parution de l’article de «CheckNews» en février 2019, aviez-vous conscience de l’ampleur de ce phénomène ? Saviez-vous, à l’époque, qu’il y avait autant de victimes ?
Je n’avais vraiment pas conscience de l’ampleur du phénomène ! Je ne savais pas qu’il y avait eu autant de victimes. Il faut dire que nous n’avons pas tous et toutes été ciblés à la même époque. Je suis rentrée en contact avec plusieurs d’entre elles et je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup de similitudes dans la façon dont chacune des victimes avaient été harcelées. J’ai retranscrit d’ailleurs leurs témoignages dans mon livre.

Que pensez-vous de la réaction de vos harceleurs, après la révélation de l’affaire?
Depuis que l’affaire a été révélée, d’anciens membres de la Ligue du LOL se livrent à un combat acharné sur les réseaux sociaux. Ils dénoncent la façon dont la Ligue du LOL a été traitée dans les médias. Ils se livrent à d’intenses séances de «fact-checking» qui ne changent rien à la gravité de leurs actes. Ils emploient le mot «storytelling médiatique» pour remplacer celui de réalité. Autant de coups de poignard dans le dos des victimes dont les témoignages sont, en plus, remis en question…

«Face à la Ligue du LOL : harcèlement et sexisme dans les médias», d’Iris Gaudin, éd. Massot, 18,90 euros.

Vincent Glad a tenu à réagir à cette article : «Contrairement à ce qu’elle raconte dans son livre, et ce qu’elle répète aujourd’hui dans les médias, je suis complètement étranger aux faits qu’elle dit avoir subis».

 

https://www.psychologies.com/Actualites/Societe/Face-a-la-ligue-du-LOL-Je-n-avais-pas-conscience-d-etre-harcelee

Face à la ligue du LOL : « Je n’avais pas conscience d’être harcelée »

 

Société

Mis à jour le 28 janvier 2020 à 14:46

Par Léa Collet

Iris Gaudin : « Je n’avais pas conscience d’être harcelée »

© iStock

 

Iris Gaudin figure parmi les victimes de la ligue du LOL. Pendant près de 10 ans, elle n’a jamais imaginé que ce qu’elle avait vécu pouvait être la cause de son mal-être. De son humiliation publique sur les réseaux sociaux, Iris Gaudin en a tiré un livre Face à la ligue du LOL (Massot Éditions), où elle s’exprime, touchante et sans masque, sur le harcèlement qu’elle a connu sur Twitter.

« J’étais chez mes parents au Havre, le 8 février 2019, quand l’affaire de la Ligue du LOL a éclaté. Mes parents m’ont dit que mon téléphone n’arrêtait pas de sonner. Au bout du fil, mon mari, qui a prononcé le nom de mon harceleur. J’étais dans un tourbillon, j’avais conscience que ça me concernait mais je ne voulais pas y penser, et moins j’y pensais, plus j’avais mal. Durant toutes ces années, j’étais seule à savoir qui était à l’origine du harcèlement que j’avais subi. Quand, en 2019, il a assumé être derrière le compte @foutlamerde, je l’ai vécu comme une libération, je n’étais pas folle. Les souvenirs sont remontés peu à peu.

J’ai respiré à nouveau et je me suis rappelée de tout ce printemps-été en 2010. Je travaillais chez BFMTV et lui était journaliste chez Slate. On était deux anciens de l’école de l’ESJ Lille et on s’est revus deux ou trois ans après être entrés dans la vie active. J’étais assez fascinée par lui car je savais qu’il était vraiment en pointe sur Twitter, qui était, déjà, à l’époque, un réseau social qui concentrait l’attention des journalistes. La profession était elle aussi fascinée par ce garçon.

Parce que j’ai eu une relation intime avec lui, je lui raconté beaucoup de choses sur ma vie. Je le trouvais sympa, je me suis laissée avoir, l’une des pires erreurs de ma vie.

Les premières insultes à caractère sexiste, misogyne, obscène, sont apparues très vite après mes premiers tweets. Evidemment, ces insultes provenaient de comptes anonymes mais je n’y prêtais pas davantage attention, jusqu’au moment où plusieurs comptes ont dévoilé des détails sur moi, sur mon anatomie et des éléments de conversation que j’avais eus avec mon harceleur. C’est alors que je me suis adressée à lui directement sur son compte personnel pour lui demander si c’était lui qui était derrière le compte @foutlamerde. Ça ne lui a pas plu du tout et j’ai reçu durant deux mois une pluie d’insultes, plusieurs fois par jour, comme « la petite coquine d’Iris Gaudin a un regard qui sent le foutre à plein nez », « Iris Gaudin la putasserie t’as l’air de t’y connaître », « une branlette sur ta photo me suffit ». C’était atroce. Le top départ a bien été donné par lui puis d’autres personnes se sont greffées autour de lui.

La descente aux enfers

Toutes ces insultes étaient pour moi un vrai miroir de la honte. Quand il y a harcèlement d’un adulte par un autre, généralement,  personne n’est là pour regarder ce qu’il se passe, mais là, j’étais dans une situation où tout le monde me regardait être harcelée. Tout le monde et en particulier ma sphère professionnelle, le journalisme.

C’est d’ailleurs pour cette raison que je suis restée sur Twitter : j’avais envie d’intégrer des médias avec une plus grande liberté de mouvement que chez BFMTV où je me sentais prisonnière de l’info en continu.

Cette masculinité toxique a commencé à altérer la personne que j’étais. J’ai voulu me défendre, j’avais donc les yeux rivés sur mon fil Twitter. Ça a été la descente aux enfers professionnels, j’étais happée par ce fil qui n’arrêtait pas de faire monter des insultes. Parce qu’un tweet peut être retweeté et retweeté des dizaines et des centaines de fois, cela peut durer pendant des heures et des heures, voire des jours et des jours.

Chez BFMTV, je n’arrivais plus à suivre le fil de l’AFP (Agence France-Presse) dans le cadre de mon travail. Petit à petit, j’ai perdu confiance en mes compétences professionnelles notamment en tant que jeune journaliste. J’avais tellement honte de me débattre comme ça sur Twitter que j’en suis arrivée à me dire que c’est moi qui était folle. Dans le processus de harcèlement, le harceleur fait croire que c’est l’autre qui harcèle. J’ai ressenti ça, alors que je ne faisais que me défendre. Je doutais de mes capacités. Pourtant, à aucun moment je n’ai fait le lien entre mon travail et ce dont j’étais victime sur Twitter. Je n’avais pas véritablement conscience d’être harcelée. C’est à ce moment précis que je me suis dirigée vers la communication, délaissant le journalisme, ma vocation initiale.

Ce harcèlement m’a également impactée au niveau de la vision que j’avais de moi en tant que femme. J’étais une femme forte, avec du caractère, et tout d’un coup, tout s’est écroulé. Je me sentais horriblement coupable. Pendant des années, j’ai vécu avec cette image de moi-même qui est devenue presque une seconde nature. Avant que l’affaire n’éclate, en février 2019, je ne me posais même pas la question d’où venait cette image, je l’avais intégrée. J’avais totalement occulté ce traumatisme de mon esprit.

Un livre thérapeutique

Pour aller plus loin

Des rapports entre la Ligue du LOL et Gabriel Matzneff dans AC ! Brest Face-a-la-Ligue-du-LOL-Harcelement-et-sexisme-dans-les-medias_medium Pour aller plus loin, découvrez le livre d’Iris Gaudin Face à la ligue du LOL (Massot Éditions)

J’ai vu un psychologue lors de mon départ de BFMTV. J’ai consulté en disant que Twitter m’avait fait perdre la tête et que tout était de ma faute. Je parlais de tout sauf du harcèlement que j’avais vécu. Cette année 2019 m’a permis de comprendre ce qui m’est arrivé. Après la sortie du scandale, j’ai intenté une action en justice. Aujourd’hui, pour qu’une procédure au civil soit engagée, il faut passer par une tentative de conciliation.

Il était prévu que la personne concernée reconnaisse publiquement les dommages psychologiques et professionnels que j’avais subis. Cette personne dont je ne peux vous citer le nom, puisque l’accord n’a pas été conclu, a reconnu le préjudice, mais elle a souhaité le faire de manière confidentielle.

J’ai choisi de refuser ce semblant de reconnaissance et de ne pas poursuivre l’affaire au tribunal mais plutôt d’écrire ce livre pour que la honte s’inverse. Si cette personne avait reconnu publiquement le mal qu’il m’avait fait, comme les insultes l’étaient, j’aurais pu passer à autre chose.

Je ne me suis pas épargnée dans le livre, j’ai dit toute la vérité et ça a eu un effet thérapeutique. Mais j’avais envie également que d’autres personnes se reconnaissent dans ce témoignage et comprennent la mécanique du harcèlement et du cyber harcèlement dont beaucoup sont victimes, aujourd’hui, à l’ère des réseaux sociaux. »

Pour aller plus loin 

Ou-en-sont-les-hommes-apres-MeToo_imagePanoramique647_286_reference dans Calomnie ==>  Où en sont les hommes après #MeToo ?

Sidération, inhibition, malaise : le rapport des hommes à leur sexualité est bouleversé depuis l’affaire Harvey Weinstein et le mouvement #MeToo. Du mâle sortira-t-il un bien ? Sommes-nous à l’aube d’un nouvel ordre amoureux ?

 

https://www.lepoint.fr/societe/ligue-du-lol-notre-contre-enquete-17-09-2019-2336096_23.php

Ligue du LOL : notre contre-enquête

 

Sept mois après la divulgation de l’affaire de harcèlement et le licenciement de journalistes, nous avons retrouvé les protagonistes. Ils veulent faire entendre leur vérité.

 

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Modifié le 20/09/2019 à 17:33 – Publié le 17/09/2019 à 08:53 | Le Point.fr
La Ligue du LOL est accusee de harcelement sur les reseaux sociaux, notamment sur Twitter.
La Ligue du LOL est accusée de harcèlement sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter.© LOIC VENANCE / AFP

 

Alexandre Hervaud a du temps devant lui et le front amoché par une mauvaise chute. « Je pourrais dire que j’ai été agressé par un gang de féministes en furie, mais bon… » Mais bon, en effet, la plaisanterie serait de mauvais goût. Il n’est pas dit, d’ailleurs, que lui-même la trouve drôle. Il se donne des airs, plutôt, il fait dans la bravade, il s’entête dans la ligne qu’il a choisie il y a plus de dix ans sur les réseaux sociaux. « Le sarcasme », décrit-il, « la provoc et le trash », « à la Charlie ». Et puis il n’a plus grand-chose à perdre.

Le quotidien Libération, dont il était devenu…

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement/ligue-du-lol/ligue-du-lol-deux-anciens-journalistes-de-liberation-contestent-leur-licenciement-aux-prud-hommes_3803571.html

« Ligue du LOL » : deux anciens journalistes de « Libération » contestent leur licenciement aux prud’hommes

 

Deux journalistes licenciés par « Libération » après l’affaire de la « Ligue du LOL », Alexandre Hervaud et Vincent Glad, contestent leur licenciement devant le conseil des prud’hommes de Paris.

La rédaction de \"Libération\", à Paris, le 3 septembre 2013.
La rédaction de « Libération », à Paris, le 3 septembre 2013. (FRED DUFOUR / AFP)

Deux journalistes licenciés par Libération après l’affaire de la « Ligue du LOL » contre-attaquent devant le conseil des prud’hommes de Paris. L’avocate de Vincent Glad a contesté, mardi 28 janvier, le licenciement du pigiste du quotidien pour « atteinte à la marque ». Le journaliste, ancien du site Slate et Canal+, avait été licencié en février 2019 après la parution de nombreux articles sur un groupe Facebook qu’il avait fondé en 2010, la « Ligue du LOL ».

De nombreux internautes avaient accusé plusieurs membres du groupe, et des personnes extérieures, de les avoir harcelés sur internet, ou d’avoir par leurs critiques publiques lancé des « meutes » numériques sur eux. La séance de conciliation n’ayant pas été concluante mardi devant les prud’hommes, le dossier sera examiné le 29 avril. Contactée par l’AFP, la direction de Libération n’a pas réagi.

Alexandre Hervaud, ex-chef du service web du quotidien, va également contester son licenciement jeudi 30 janvier devant les prud’hommes. Il souhaite « montrer que la raison invoquée par Libération« , soit un « trouble caractérisé au sein de l’entreprise », ne « tient pas ».

 

En 2020, des natifs du Verseau seront privés de leur fête anniversaire, à commencer par le prince Andrew…

 

https://www.nouvelobs.com/monde/20191125.OBS21537/empetre-dans-l-affaire-epstein-le-prince-andrew-prive-d-anniversaire.html

Empêtré dans l’affaire Epstein, le Prince Andrew privé d’anniversaire

 

Le Prince Andrew après le mariage de Zara Phillips le 30 juillet 2011 à Edimbourg. (BEN STANSALL / AFP)
Le Prince Andrew après le mariage de Zara Phillips le 30 juillet 2011 à Edimbourg. (BEN STANSALL / AFP)

 

Le fils préféré de la reine Elisabeth II est mis en cause dans le scandale Epstein.

 

Par L’Obs

Publié le 25 novembre 2019 à 14h51

Déjà démis de tous ses engagements officiels, le Prince Andrew doit aussi renoncer à la fête qui devait être organisée pour ses 60 ans.

Mis en cause pour ses relations avec Jeffrey Epstein, le financier américain condamné pour pédophilie, le fils d’Elisabeth II du Royaume-Uni est accusé d’avoir eu des relations avec une adolescente de 17 ans qui y avait été contrainte.

C’est la reine elle-même qui a pris la décision d’annuler les festivités qui devaient avoir lieu en février, apprend-on dans le « Times ». Son fils, huitième dans l’ordre de succession au trône, se contentera d’un « petit dîner familial », selon cette même source.

Après une interview très critiquée pour la BBC, dans laquelle il a semblé prendre avec légereté les accusations le visant, le Prince Andrew a annoncé la semaine dernière qu’il renonçait à ses engagements publics – charités, associations, universités, institutions culturelles. Il s’est aussi dit « prêt à aider » l’enquête sur l’affaire Epstein.

Des relations avec une mineure

Celui qui est considéré comme le fils préféré de la reine a déjà fait des gros titres peu flatteurs par le passé, pour son style de vie et ses amours tumultueuses.

Dans des documents de justice publiés en août aux Etats-Unis, une femme, Virginia Roberts, affirme avoir eu à trois occasions des relations sexuelles avec le prince, auquel Epstein l’aurait contrainte, lorsqu’elle avait 17 ans.

La publication d’une photo la montrant à cette époque, enlacée par le prince, avec Ghislaine Maxwell en arrière-plan, a fait le reste, ainsi qu’un autre cliché montrant le prince en train de se promener à New York avec le financier alors même qu’il avait été condamné et emprisonné pour pédophilie en 2008.

L'Obs

L’Obs

 

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/le-prince-andrew-nudisme-travestissement-droit-de-cuissage-ses-plaisirs-inavouables_438642

Le prince Andrew : nudisme, travestissement,

droit de cuissage… ses plaisirs inavouables

 

Tout ce que la famille royale savait…

Thomas Durand | lundi 25 novembre 2019 à 17h21

 

Le droit de représenter la Couronne, ses bureaux à Buckingham, sa dignité… Depuis sa désastreuse interview à la BBC, le prince Andrew, incapable de s’extraire de l’affaire Epstein, a beaucoup perdu. La famille royale a décidé de le sacrifier pour l’exemple. Enfin. Car en 2011 déjà, un article du Vanity Fair américain dévoilait les plaisirs dérangeants du duc d’York…

 

Jusqu’à quel point ont-ils fermé les yeux?La descente aux enfers se poursuit pour le prince Andrew, après son interview désastreuse devant les caméras de la BBC sur ses liens avec le milliardaire pédophile Jeffrey Epstein. Son ex Sarah Ferguson et sa fille aînée Beatrice pensaient qu’il s’agissait d’une bonne idée. Elisabeth II elle-même lui aurait donné son accord de principe. Depuis la Nouvelle-Zélande, qu’il vient de quitter, le prince Charles a fait tonner sa colère, après la diffusion de l’entretien. Le prince William, autre héritier de la Couronne, n’aidera pas plus son oncle, dont la vie dissolue avait déjà menacé le mariage des Cambridge, en 2011.

Contraint de se retirer de la vie publique et prié de déménager ses bureaux de Buckingham, le cadet des fils de la reine ne peut même plus hisser son drapeau au dessus du Royal Lodge, demeure qu’il occupe sur les terres du château de Windsor et où il a trouvé refuge. Les festivités prévues pour son 60e anniversaire en février prochain viennent d’être annulées. Comme si les Windsor découvraient les choix hasardeux du fils préféré de Sa Majesté.En 2011, le magazine américain Vanity Fairconsacrait pourtant un long et passionnant article au duc d’York, déjà rattrapé par son amitié avec Jeffrey Epstein.

Andrew, joli-coeur, playboy assez « brave »pour s’amouracher de Koo Stark, une actrice de films érotiques, avant son mariage avec Sarah Ferguson. Encore suffisamment romantique pour envisager un mariage avec une certaine Amanda Staveley, après son divorce d’avec la mère de ses filles. Fidèle à Fergie in fine, malgré les scandales et l’épreuve du temps. Le « sentimentalisme » du duc d’York aura fait tourner les rotatives de la presse, ces trois dernières décennies. C’est un autre visage, une autre face beaucoup plus sombre, qu’Edward Klein dévoile dans Vanity Fair, il y a 8 ans. Première révélation gênante : le contenu d’une déposition de Juan Alessi, employé de Jeffrey Epstein à Miami. Le lecteur apprend que le duc d’York « a assisté à des réunions dévêtues autour d’une piscine et se faisait masser par un harem de jeunes filles. »

En 2020, des natifs du Verseau seront privés de leur fête anniversaire, à commencer par le prince Andrew... dans Calomnie
Retrouvailles d’Andrew et de Koo Stark, actrice de film érotique dont il s’était épris avant d’épouser Sarah Ferguson, en 1999. – Bestimage

 

Un certain fétichisime pour les dessous féminins… qu’il enfile « pour rire »

 

Le fils d’Elizabeth II, perverti par Jeffrey Epstein? Andrew n’aura pas attendu son ami milliardaire pour pratiquer le fétichisme. En 1994, son frère aîné Charles avait choqué la Grande-Bretagne, quand il fut révélé, sur la base de conversations téléphoniques enregistrées, qu’il rêvait de « se glisser dans les culottes » de Camilla Parker-Bowles. En 2011, toujours dans son article pour Vanity Fair, Edward Klein reporte que son frère cadet, selon les déclarations d’une ancienne petite amie, aime enfiler bas, string et soutien-gorge « pour rire », dans l’intimité.Une vision qui ne devrait pas enthousiasmer Meghan Markle, que l’on dit déjà très choquée par l’interview du duc à la BBC.

Randy Andy, « Andy qui pioche au hasard ». C’était le surnom d’Andrew dans le gotha et les cercles autorisations, avant même que n’éclate l’affaire Epstein. Besoin de séduire, alors que sa famille ne l’a jamais réellement considéré?Pour Lady Diana, qui le fréquenta avant d’épouser Charles, c’était une évidence.Comportement d’enfant gâté, s’estimant tout permis? Edward Klein étaye plutôt cette seconde hypothèse avec le témoignage d’un ancien collaborateur de la reine :  » Andrew peut être très têtu. Il est capable de faire des choses idiotes, juste par défi. Il pense qu’il peut se sortir de n’importe quelle situation. Sa mère l’adore plus que ses autres enfants et lui pardonne tout. »

 

« Une minute, il vous pince les fesses et l’autre, il vous rappelle qu’il est une altesse royale »

 

De fait, avec les femmes, le duc d’York ne se pose pas d’interdit. Edward Klein cite une femme qui l’a côtoyé lors d’un weekend dans le Dorset : « Je me suis réveillée avec un extincteur pointé sur le visage, Andrew était hilare. Je lui ai demandé de s’en aller, puis j’ai découvert qu’il avait fait la même chose à toutes les invitées. » Une autre se souvient qu’elle dut fuir son regard lubrique, jusqu’à ce qu’il s’entiche d’une nouvelle « proie » : « Il est très basique avec les femmes. Il voit d’abord les fesses et les seins. Une minute, il vous pince les fesses et l’autre, il vous rappelle qu’il est une altesse royale. »

De façon prophétique, Edward Klein termine son article dans Vanity Fair avec cette phrase : « A mesure que le pouvoir de la reine Elizabeth s’affaiblit et que celui de Charles s’intensifie, Andrew pourrait bien se retrouver sans job et abandonné par la chance. » Neuf ans plus tard, « Andy qui pioche au hasard » est effectivement un homme seul.

Crédits photos : Bestimage

 

Quand la Ligue du LOL faisait du Luraghi (Pascal Edouard Cyprien)

Qu’il s’agisse de témoignages de victimes ou des enseignements à en tirer, la Ligue du LOL continue tous les jours de faire l’objet de nombreux articles depuis le premier, vendredi 8 février 2019.

A titre d’exemples, j’ai choisi de coller ci-dessous les témoignages de deux blogueuses et un article du Temps.

Les deux blogueuses parce qu’elles ne sont pas journalistes, parce qu’elles disent bien qu’il y avait aussi des filles parmi les harceleurs – lesquels ne sont pas encore tous nommés par les médias français qui balancent depuis une dizaine de jours -, également parce qu’elles évoquent des plaintes non suivies d’effet, et l’article du Temps parce qu’il vise bien en filigrane tous ceux, non encore connus ou reconnus, dont les noms devraient aussi être cités avec l’intégralité des agissements.

Je pense bien évidement en priorité à la bande de « déconnologues » du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, dont tous les habitués du site Rue89 savent comment ils en ont infecté tous les débats de 2008 à 2017 – une partie d’entre eux se retrouve depuis sur le site Internet de Marianne.

Pour ceux qui découvrent aujourd’hui le phénomène et s’interrogent, il est nécessaire de montrer quelques exemples concrets de ce que cette bande balançait quotidiennement en quantités industrielles sur les sites et blogs qu’elle avait décidé de pourrir, à commencer par Rue89 et Le Post pour y stopper net tous les débats publics auxquels étaient conviés des internautes qui n’étaient pas journalistes, également sur les blogs du « Konducator » Pascal Edouard Cyprien Luraghi jusqu’au mois de décembre 2012 – cela continue depuis pour un public restreint aux personnes que le psychopathe accepte d’inscrire sur son blog ICYP.

Montrer des exemples concrets, c’est donc ce que je fais avec les témoignages de ces deux blogueuses. C’est ce que j’avais fait aussi devant le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris le 8 novembre 2016 en produisant quelques exemples des innombrables textes publics de Pascal Edouard Cyprien Luraghi me concernant, dont un unique extrait de son infâme blog Tique Toc ouvert en juin 2010 et fermé au public trois mois plus tard. Présent à l’audience, le psychopathe avait bien voulu reconnaître en être l’auteur – j’avais fait faire des constats d’huissier pour une partie des textes produits, mais pas pour la totalité – et avait qualifié le tout de simples « moqueries », laissant au juge, une femme, le soin d’apprécier son sens de l’humour…

Manifestement, cela n’a pas fait rire la juge parisienne, et ses collègues de la Cour d’Appel de Paris non plus…

En revanche, les magistrats brestois qui eux ont bien vu la totalité des articles et commentaires publics du blog Tique Toc, c’est-à-dire ceux des trois premiers mois, produits au cours de l’été 2010, ainsi qu’un bon nombre des autres publications de Pascal Edouard Cyprien Luraghi me concernant, n’y ont jamais rien trouvé à redire, bien au contraire…

Je rappelle qu’il s’agit de flots quotidiens de textes et images obscènes et violents, comme ceux qui sont actuellement reprochés à la Ligue du LOL, avec de plus, la révélation de l’identité et toutes les coordonnées des internautes anonymes visés, ainsi que bien d’autres éléments de leurs vies privées, tous obtenus par piratages informatiques et écoutes illégales, des menaces de viols et de mort à répétition, des appels publics au viol et au meurtre, à la lapidation, et des montagnes de calomnies absolument incroyables, toujours présentées comme des vérités vraies par leurs auteurs, principalement le mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi, également la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest pour toutes les prétendues « révélations » de la bande concernant ma personnalité et ma biographie.

Dès les débuts de leurs harcèlements de divers autres internautes sur le site Rue89, en 2008, les « déconnologues » s’attachent déjà à rechercher aussi des blogs de femmes à pourrir.

Pascal Edouard Cyprien Luraghi s’en expliquera sur son blog ICYP (alors ICI-BLOG) au mois de décembre 2010, notamment dans un billet de blog du 19 décembre 2010 où il écrivait :

 

 

Il y a neuf ans bien sonnés j’ouvrais le Sitacyp en braillant : « les éditeurs, c’est de la merde ! » dès la page d’accueil. Ma machine à écrire avait soudain une imprimerie accolée au bout de la page : l’internet. Comme l’infâme boîte à rythmes et les radios pirates des années 70 avaient un son dégueulasse mais l’immense mérite de coûter que dalle et de permettre la naissance de nouvelles manières ; la littérature y perdait tout autant qu’elle y gagnait.
Elle y perdait en langueurs et en longueur, puisque rien n’est plus chiant que se manger un pavé sur l’écran. Et y gagnait considérablement en fraîcheur. En écrivant sur l’internet en lieu et place de papier, l’écrivain devenait véritablement public. En 2001 nous étions douze, pas un de plus, à balancer la purée en français sur le réseau et s’il n’en reste qu’un je suis celui-là.
Maintenant tout le monde fait ça : deux millions six cent mille scripteurs rien que sur Overblog ; voyez-vous ça. Sans parler de Facebook. Rien que des gros machins où tout un chacun raconte ses petits machins du jour. Et se fait ses mélis-mélos, ses embrouillaminis. Complots et prises de bec, bécotages et mamours.  Ragots et bruits de chiottes.

…/…

Et j’écris aussi sur le Net parce que le Net, c’est l’écriture. Devise longtemps et fièrement proclamée sur mon site et mon blog. Juste devise ; du moins je le pensais jusqu’à peu : parce que oui, les ordinateurs sont avant tout des machines à écrire, et oui j’ai parfois croisé de merveilleux artistes du clavier sur de simples forums, mais non : parce que le grand raz de marée des médiocres a tout noyé dans l’entre temps.
Ce temps que j’ai passé à me dégourdir les papattes sur les forums. D’abord sur celui du défunt site de campagne de DSK en 2007, puis dans les catacombes de Rue89 (dm). Hé oui, parce que quand tu lis une phrase mortelle d’un comme lamorille, tu n’as qu’une seule envie : t’embaucher dans l’escadrille et chatouiller le Roger Velu dans la joie et l’ébullition.
Mais ce n’est pas possible : les forums-boulevards sont super fliqués. Bien que j’aie un ami (simple) flic, je me méfie de la police. Le flic de base est plutôt très con en moyenne, aussi bien sur le pavé que sur les grandes artères de l’internet.
Alors petit à petit, le Blogacyp est devenu l’exutoire, le troquet d’en face où on se lâche après une rude journée de taf bien chiant. Depuis un an et demi, ça ne débande plus au comptoir : je ponds un billet toutes les deux, trois nuits et c’est deux cent coms par jour sinon rien.

…/…

La Déconnologie Pilotique (lamorillienne) était lancée dans la Joie, pourfendant le tristos, surenculant le biomormon au Poteau 62.2 J’en étais le Kondukator Kosmoplanétaire et les disciplettes3 m’adulaient en se tordant les poignets.

 

 

Il ne supportait pas de voir son blog noyé dans « le grand raz de marée des médiocres »… qu’il s’est donc mis à attaquer ou harceler tous azimuts…

Pourquoi avoir ciblé particulièrement des blogueuses mode ou beauté ? Parce que celles-là lui étaient désignées par la soi-disant féministe Josette Brenterch du NPA de Brest comme représentant tout ce qu’elle déteste elle et qualifie de « sexisme » tout en participant avec plaisir à des harcèlement sexuels ultra violents contre des femmes. De même, alors qu’en 2011, suite à l’affaire DSK qui éclate au printemps, de nombreuses manifestations contre les violences faites aux femmes sont organisées dans toute la France, elle-même n’en organise qu’une seule en fin d’année à Brest, contre le concours Miss France qu’elle juge « sexiste », après avoir des mois durant harcelé et calomnié avec son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi des femmes qui dans le sillage de l’affaire DSK se manifestaient comme victimes d’agressions physiques, à l’instar de Tristane Banon qu’elle qualifiait de « people » à l’histoire sans aucun intérêt d’une manière extrêmement méprisante.

La jalousie les motivait l’un et l’autre. Le premier ne supportait pas de voir nombre de nouveaux blogueurs ou blogueuses rencontrer bien plus de succès que lui. Quant à la seconde, toute sa vie elle a très méchamment attaqué des femmes bien plus intelligentes ou séduisantes qu’elle.

Dans la mesure où, à compter de cette même année 2011, elle m’a fait poursuivre pour l’avoir soi-disant injuriée sur son physique en la traitant de « guenon », je précise ici ce que j’ai toujours expliqué à ce sujet à mes avocats comme aux magistrats : non, il ne s’agit absolument pas d’un telle « injure », mon vocabulaire en la matière étant très peu étendu, je ne savais même pas que ce mot pouvait être utilisé pour désigner une femme laide, ou si je l’ai su un jour, ne lisant plus rien que de sérieux depuis très longtemps, je l’avais complètement oublié. De fait, je n’ai jamais accolé ce mot à son nom, mais seulement au pseudonyme de « Chepita » qu’elle utilisait pour me harceler, lequel m’évoquait sans difficulté la guenon Cheetah, vu qu’elle utilisait ce masque pour bien des singeries et qu’en outre ses camarades militants de la LCR de Brest se traitaient volontiers entre eux de gorilles avec beaucoup de fierté :

Le Gorille
C’est à travers de larges grilles
Que les femelles du canton
Contemplaient un puissant gorille
Sans souci du qu’en-dira-t-on
Avec impudeur, ces commères
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement ma mère
M’a défendu de nommer ici
Gare au gorille
Tout à coup la prison bien close
Où vivait le bel animal
S’ouvre, on n’sait pourquoi je suppose
Qu’on avait du la fermer mal
Le singe, en sortant de sa cage
Dit c’est aujourd’hui que j’le perds
Il parlait de son pucelage
Vous aviez deviné, j’espère
Gare au gorille
L’patron de la ménagerie
Criait, éperdu nom de nom
C’est assommant car le gorille
N’a jamais connu de guenon
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau
Au lieu de profiter de la chance
Elle fit feu des deux fuseaux
Gare au gorille
Celles là même qui, naguère
Le couvaient d’un il décidé
Fuirent, prouvant qu’elles n’avaient guère
De la suite dans les idées
D’autant plus vaine était leur crainte
Que le gorille est un luron
Supérieur à l’homme dans l’étreinte
Bien des femmes vous le diront
Gare au gorille
Tout le monde se précipite
Hors d’atteinte du singe en rut
Sauf une vielle décrépite
Et un jeune juge en bois brut
Voyant que toutes se dérobent
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat
Gare au gorille
« Bah ! Soupirait la centenaire
Qu’on puisse encore me désirer
Ce serait extraordinaire
Et, pour tout dire, inespéré
Le juge pensait, impassible
Qu’on me prenne pour une guenon,
C’est complètement impossible
La suite lui prouva que non
Gare au gorille
Supposez que l’un de vous puisse être
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre
Lequel choisirait-il des deux
Qu’une alternative pareille
Un de ces quatres jours, m’échoie
C’est, j’en suis convaincu, la vieille
Qui sera l’objet de mon choix
Gare au gorille
Mais, par malheur, si le gorille
Aux jeux de l’amour vaut son prix
On sait qu’en revanche il ne brille
Ni par le goût, ni par l’esprit
Lors, au lieu d’opter pour la vieille
Comme l’aurait fait n’importe qui
Il saisit le juge à l’oreille
Et l’entraîna dans un maquis
Gare au gorille
La suite serait délectable
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c’est regrettable
Ça nous aurait fait rire un peu
Car le juge, au moment suprême
Criait : « maman ! », pleurait beaucoup
Comme l’homme auquel, le jour même
Il avait fait trancher le cou
Gare au gorille

 

Pour comprendre comment sont nées la « déconnologie pilotique ou lamorillienne » et la Ligue du LOL, il faut aussi lire ou relire les billets de blog du psychopathe en chef de l’année 2008, particulièrement ceux du dernier trimestre et celui-ci, du 6 décembre 2008 :

 

Roger Velu

Par cyp | Publié : 6 décembre 2008

NVDF (Note venue du futur) : le pseudonyme de Roger Velu m’a servi pour écrire sur le forum de Rue89 − Ubu89 pour les intimes − de janvier 1010 à août 2011, date à laquelle un petit caporal modérateur l’a supprimé pour ses raisons personnelles. Voilà.
 
Le Roger Velu est un être très gentil, a priori.
A posteriori par contre, au revers de sa médaille, c’est un fléau. J’ai pioché une photographie au pif : nombre d’entre les miennes représentent des Roger Velu : c’est une espèce très commune. Va pour celui-ci.
Le modèle campagnard est connu, mais vêtu d’un costard-cravate, on en trouve jusqu’au Palais de l’Élysée ; il y en a même de tout petits. La principale caractéristique du Roger Velu, est son asservissement au côté bourrin de la Force.
Ainsi, le Roger Velu lit peu de lignes dans peu de livres. Mais il en est qui lisent considérablement, aussi, qui sont beaucoup plus rares : on les reconnaît alors à la monotonie de leurs bibliothèques, ces Velu pontifiants.
***
Puisque nous sommes, petite poignée si belle et si rebelle, soit en train de tirer la gueule ou de l’ouvrir toute béante à la rédaque du magazine sur non-papier glacé qui nous sert d’ordinaire d’écritoire : Rue89, et que celle-ci ne manifeste rien du tout alors que ça fait deux bons jours que ça dure (lire le billet précédent), j’ouvre mon bal aux renégats de l’esca-drilles : c’est que des Roger Velu, nous en croisons tous les jours là aussi, sur ce forum de perdition.
Le but est donc de les décrire par le menu, de les décortiquer, de les extraire de leur grossières carapaces, en pratiquant la trollogie.
Tout ce qui ne peut s’écrire dans la Rue, écrivons-le ici. Attaques ad hominem de rigueur et ne nous gênons pas : nos lascars n’ont rien de propre et sont masqués par des pseudonymes qui nous protégeront suffisamment des foudres de la loi.
D’ailleurs il n’y a qu’une règle sur l’Ici-Blog : la mienne.
Et pas de charte, surtout pas.
Je censure à ma guise et à ma manière : à la gueule du client, sans supprimer le message mais en le modifiant de l’intérieur : ainsi le nazi deviendra philosémite et l’islamophobe racontera des histoires du Mollah Nasrudin. Et pire encore.
Les gros mots sont permis, sans restriction.
On peut dire autant de mal qu’on veut sur qui on veut.
Les incriminés sont bienvenus : ils s’en prendront plein la poire.
Le copié-collé des meilleures perles des trolls de Rue89 est licite.
Petit détail technique : n’incluez pas plus de deux liens externes, sinon le filtre anti-spam retiendra votre message, que je ne pourrais garantir mettre en ligne immédiatement, si j’ai le nez sous le capot d’un ordino ou toute autre besogne alimentaire ou pas.
Allez hop :  VNP, Ouko, Bardamu, Pierrrrre, Béatrice1, Gaétan/Tégéna, Pedro66 et compagnie : pilori pour tout le monde !
Ne vous gênez pas non plus pour épingler tel ou telle de la rédaque.
Sus aux Roger Velu !
C’est mon petit cadeau de la Saint Nicolas.

 

Enfin, je précise que Pascal Edouard Cyprien Luraghi a décidé de fermer les commentaires de son blog au public au mois de décembre 2012 en raison de l’évolution des procédures croisées ouvertes à Brest sur plaintes avec constitution de partie civile de sa complice Josette Brenterch du NPA de Brest et de moi-même, déposées en 2011 pour les premières et au mois de février 2012 pour la mienne.

Si les juges d’instruction de Brest étaient entièrement acquis aux cybercriminels qui violaient l’intimité de ma vie privée, me harcelaient, me calomniaient, me menaçaient de mort, en revanche le procureur de la République se montrait plus modéré ou plus respectueux du droit dans l’expression de leur haine commune à mon encontre. Ainsi avait-il requis, au mois d’octobre 2012, l’annulation des poursuites engagées à mon encontre sur la première plainte de Josette Brenterch du fait que la juge d’instruction, Mathilde Boissy, après en avoir constaté tous les défauts, était allée elle-même chercher un texte sur mon blog pour s’auto-saisir des poursuites… Puis il avait refusé d’étendre ces poursuites à de nouveaux textes dont s’était plainte Josette Brenterch en fin d’année 2012, tandis qu’il avait bien requis au mois de mai 2012 l’ouverture d’une information judiciaire sur ma plainte de février 2012. Or, la juge d’instruction saisie de cette plainte, Céline Verdier (actuelle doyenne des juges d’instruction de Brest), m’avait auditionnée une première fois au mois d’octobre 2012, et grâce à ses piratages informatiques à mon encontre, Pascal Edouard Cyprien Luraghi me voyait quasiment en temps réel rédiger des lettres à son intention en étayant mes dires à son encontre des commentaires de son blog où il n’était toujours question que de moi ou de ma vie privée…

Ayant déjà fait disparaître des preuves de ses harcèlements à l’aide de piratages informatiques, autant dans les messageries privées et corbeilles de blogs de ses victimes que sur des sites où il les avait publiquement harcelées, comme Le Post, cette fois il décidait donc de fermer au public les commentaires de son blog pour m’empêcher d’y puiser plus longtemps des éléments de preuves de ses piratages informatiques et autres violences du même acabit à mon encontre.

 

 

https://www.terrafemina.com/article/ligue-du-lol-il-y-avait-aussi-des-filles_a348173/1

Elles ont été harcelées par la Ligue du LOL : « Il y avait aussi des filles »

 

Ligue du LOL : le témoignage de deux harcelées
Ligue du LOL : le témoignage de deux harcelées
Marguerite Nebelsztein
Publié le Jeudi 14 Février 2019

 

Laurence Guenoun, photographe, et Kenza Sadoun el Galoui, blogueuse mode, ont toutes les deux étaient harcelées par la Ligue du LOL. Elles racontent.

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Elles ne sont pas journalistes, mais ont toutes les deux été victimes de la Ligue du LOL, cette bande de jeunes journalistes et communicants accusée de cyber-harcèlement au début des années 2010. La première, Laurence Guenoun, est photographe. Le harcèlement, qui a pu être à caractère antisémite, s’est produit dans son cas entre 2010 et 2011.

Pour la deuxième, Kenza Sadoun el Galoui, le harcèlement a duré plus longtemps, de 2013 à 2015 de manière frénétique, puis jusqu’à l’année dernière. Soit des années après la période d’intense activité supposée de la Ligue du LOL, entre 2009 et 2012.

Blogueuse mode depuis 2008, elle en a fait son activité professionnelle : « Ils sont servie de proies pour nourrir leur communauté. Moi, j’avais un blog mode. Ils se sont dit : ‘La fille ne parle que de cosmétiques et que de beauté, elle est sûrement très bête’, ce qui n’est pas le cas mais je sais l’image que peut renvoyer le cliché de la blogueuse mode. »

Elle raconte son harcèlement violent : « Je recevais beaucoup de détournements de photos, dont une à caractère pornographique qui a beaucoup circulé. Ils avaient récupéré une vidéo dans laquelle je mange une glace… Depuis, je ne fais plus de vidéo avec des glaces, vous imaginez bien. J’ai un pénis entre les mains, c’est très bien fait, mais ça a beaucoup tourné. On reprenait mes vidéos mais on changeait la voix et mon discours. Ils s’amusaient à enregistrer mes articles de blogs sur SoundCloud et ils ridiculisaient mes textes avec de la musique derrière. »

Un des tweets reçus par Kenza Sadoun El Glaoui
Un des tweets reçus par Kenza Sadoun El Glaoui

 

Le harcèlement se faisait aussi par le biais de messages sur Twitter, le terrain de chasse préféré de la Ligue : « Il y avait des tweets bidons mais aussi des tweets qui disaient : ‘Moi je rêve de tuer Kenza’, des trucs pas hyper sympa. Ou : ‘Vous êtes quand même pas aidées, avec Kenza d’un côté, les Femen de l’autre’, c’était des pics en permanence. »

Elle raconte avoir également été harcelée par des filles : « Elles se mettaient en scène en train de faire du street style par exemple, en photo et en vidéo en disant : ‘Je fais du street style comme Kenza’. Çà tournait des milliers de fois parce qu’il y avait toute une communauté derrière qui n’attendait que le prochain tacle qu’on allait mettre à Kenza ».

Un des tweets reçus par Kenza Sadoun El Glaoui
Un des tweets reçus par Kenza Sadoun El Glaoui
Un des tweets reçus par Kenza Sadoun El Glaoui
Un des tweets reçus par Kenza Sadoun El Glaoui

 

Mais cela ne s’arrête pas là : « Il y en a une autre qui s’est amusée à créer un blog qui s’appelait ‘Baroudeuse comme Kenza’, où elle recréait mes photos de vacances mais avec un ton méprisant. Les nanas prenaient des photos pour parler de mon physique qui ne leur plaisait pas. La moindre action était reprise, c’était des filles qui me connaissaient par coeur. »

Ces filles sont en lien avec la Ligue du LOL, les « copines de » : « C’était des filles qui étaient un peu plus jeunes, donc je mettais ça sur le compte de la jeunesse, je me disais que j’avais à faire à des gamines adultes, mais des gamines », raconte-t-elle.

Une rencontre avec l’un des membres de la Ligue

A l’époque, pour ne pas nuire à sa situation professionnelle en lien avec des marques, la blogueuse décide de faire le dos rond : « Mon parti, ça a été de ne jamais répondre à ces gens-là, je ne voulais absolument pas nourrir leurs occupations quotidiennes. Je voyais tous les trucs passer, ça me dérangeait beaucoup, mais je ne réagissais pas. »

Si elle dit que ça ne l’a pas empêché de « dormir la nuit », Kenza Sadou el Galoui a quand même été « touchée que l’ont dévalorise le média sur lequel [elle s]‘exprime, qui est celui qu’[elle a] créé ».

Une fois, elle rencontre un des protagonistes dans la vraie vie : « Je savais très bien qui il était et il savait qui j’étais. Mais je n’avais pas envie de créer de malaise à ce moment-là parce qu’il y avait d’autres personnes présentes. Je ne voulais pas leur donner de l’importance à ces gens On s’est regardé dans les yeux, et clairement, il n’a pas fait le malin. Il n’a pas cherché à discuter. »

Si elle a reconnu beaucoup de noms dans la liste des membres de la Ligue du LOL sortie dans les médias, Kenza Sadoun el Galoui explique que certains ne sont pas encore connus : « Je pense qu’ils savent et qu’aujourd’hui, ils ne sont pas sereins. »

Les attaques antisémites contre Laurence Guenoun

La photographe Laurence Guenoun a, elle, dû subir entre autres des attaques antisémites. A l’époque, elle écrit de temps en temps sur le site Mégaconnard. Elle raconte comment tout a commencé. Un des membres de la Ligue du LOL avait utilisé l’une de ses photos de « Mégaconnard », homme à l’origine du site du même nom, pour y ajouter une étoile juive : « Cela m’a mise en colère. Ils s’en prenaient à lui violemment ».

Elle écrit alors un billet sur le site en les attaquant sans les nommer : « Il y a eu un déchaînement de commentaires sous le billet, de @jesuisunblog [Renaud Loubert Aledo], il y avait Gautier Gevrey sous @woumpah, le mec du Tag Parfait @Desgonzo [Stephen des Aulnois], et ça a continué ensuite sur Twitter. Des photos montages, ce qu’ils faisaient avec tout le monde. »

« Ils ont dû se dire : ‘Laurence Guenoun, elle est juive, on va taper dessus’, alors que je ne suis même pas juive. C’était absurde. Par contre, ça avait cet impact de me mettre en colère. Mais je ne me sentais pas menacée. Ils n’ont pas porté atteinte à mon boulot. Mais je ne suis pas journaliste, je n’étais pas dans la même problématique que certaines autres victimes. »

Dans les photos-montages qu’elle met en cause, il y a notamment celui qu’elle tweete ci-dessous.

Des plaintes qui n’aboutiront jamais

A la suite de cette vague de harcèlement, la photographe a monté un dossier avec des captures d’écran et s’est rendue à la police pour porter plainte pour antisémitisme : « Je faisais des captures d’écran et j’ai tout gardé parce qu’un jour, je me suis dit : ‘Karma’. »

Là, les policiers lui ont répondue : « On ne peux rien faire, c’est internet ». « A l’époque, c’était obscur pour eux, ça l’est encore pour beaucoup de monde » déclare-t-elle.

« Ils m’ont dit de faire une lettre au procureur. J’ai fait une lettre, avec un dossier fourni. Je n’ai jamais eu de réponse. J’ai fait un dépôt de plainte sur sosantisemitisme.org, qui luttait contre l’antisémitisme en ligne, avec captures d’écran à l’appui. Pas de réponse. »

Elle raconte son acharnement à trouver des solutions : « Moi, c’était le principe de l’impunité qui me dérangeait chez ces gens-là. C’était ce procédé en toute impunité : ‘Je peux faire chier le monde et m’en tirer à bon compte parce que je suis ‘cool ». Non, en fait, je ne suis pas d’accord. »

Elle finit, après de multiples recherches, par trouver le numéro de téléphone de l’un des hommes à l’origine du photo-montage avec la vache : « J’ai passé un coup de fil, je n’ai pas été très sympa, j’avoue, vraiment pas. Suffisamment pas sympa pour que ça le refroidisse un grand coup, et qu’il disparaisse le lendemain pendant six mois des réseaux sociaux. Quand les autres attaquaient par petites salves, je leur proposais de leur passer un petit coup de fil. Bizarrement, après c’était calme plat et ça c’est réglé comme ça. »

Laurence Guenoun n’a pas de difficulté à repérer à l’époque tous les membres du groupe : « Ils étaient nombreux, mais c’était assez simple de savoir qui en faisait partie. Il suffisait de voir qui faisait les questions-réponses. L’organigramme était simple, il ne fallait pas être Sherlock Holmes. J’ai même les adresses IP. Ils étaient très couillons, ils croyaient tellement à leur impunité qu’ils ne se rendaient même pas compte qu’en laissant des messages en commentaires sur Megaconnards, nous avions accès à leurs adresses IP. »

Des excuses « bidons »

Les seules excuses qu’elle accepte parmi toutes celles qui se sont succédées suite aux révélations, ce sont celles de Baptiste Fluzin : « Je dois avouer, c’est une vraie remise en question, une vraie lettre d’excuses. Ça force le respect. Des années plus tard, il réalise qu’il s’est comporté comme une pauvre merde. Les autres, c’est du gros bidon, c’est presque injurieux de leur part. »

Pour ce qui arrive aujourd’hui aux membres de cette Ligue du LOL (la plupart d’entre eux ont été mis à pied), Laurence Guenoun dit pouvoir « difficilement les plaindre » mais « avoir beaucoup de pitié pour eux ». « Ça leur revient dans la gueule. »

Kenza Sadoun el Galoui regrette elle de ne pas avoir signalé ces harceleurs qu’on appelait à l’époque des « trolls » : « Avec le recul j’aurais dû le faire. Quand je vois tous les témoignages, je m’en suis beaucoup voulu. Je trouve ça nul de ne pas avoir réagi, j’ai eu de la chance parce que je m’en suis sortie plutôt bien. Pour moi, ça devenait la normalité d’en recevoir tous les jours. »

« Twitter ces derniers jours, c’est devenu règlement de compte à O.K. Coral », regrette cependant Laurence Guenoun. « Beaucoup confondent se clasher et harceler. On se clashait beaucoup sur Twitter à l’époque parce qu’on était pas d’accord avec les idées de l’autre ou parce qu’on avait dit une connerie ».

Elle a contacté un ami avocat, Rubin Sfadj, de l’association faisant la promotion de la mixité Jamais sans elles. Elle aussi, tout comme la Fondation des Femmes, a décidé de proposer l’aide de son groupe d’avocat·es pour aider les victimes de ces cyber-harcèlements.

 

https://www.letemps.ch/opinions/ligue-lol-infecte-debats

Quand la Ligue du LOL faisait du Luraghi (Pascal Edouard Cyprien) dans AC ! Brest
n/a
© susuma
3 minutes de lecture
Publié samedi 16 février 2019 à 12:03, modifié samedi 16 février 2019 à 12:04.

 

Opinions

 

Comment la Ligue du LOL a infecté les débats

 

Les agissements de quelques journalistes qui ont semé la terreur sur les réseaux sociaux montrent à quel point une société est fragile. Proférer des discours de haine et d’exclusion n’est pas anodin: cela abîme des personnes et tire toute une population vers le bas

 

Si les médias ont un rôle crucial parmi tant d’autres, c’est d’organiser le débat. Cela peut paraître paternaliste pour certains mais il s’agit pourtant d’une mission de salubrité publique. A l’ère des fake news, du complotisme et des discours de haine, des professionnels peuvent utilement organiser la «curation» des discussions afin que celles-ci ne viennent pas tirer tout le monde vers le bas. Tout cela était vrai jusqu’à la mise au jour des agissements de la désormais tristement célèbre Ligue du LOL qui regroupait de nombreux journalistes. Ces derniers avaient tous le même profil: des hommes blancs, jeunes, bien installés, racistes, misogynes et homophobes. Ce scandale donne raison à ceux qui détestent les médias. Et ce n’est pas une bonne nouvelle.

La Ligue du LOL a commencé ses activités il y a 10 ans. Il s’agissait alors d’un groupe de pionniers dans le domaine de l’utilisation des nouveaux outils du journalisme web, décidant qui était (ou pas) digne de rejoindre leur communauté. A quoi leur a servi cette expertise? Ces «caïds» lâchés sur les réseaux sociaux – principalement Twitter – ont harcelé des dizaines de personnes, surtout des femmes, qu’ils ont humiliées, mais aussi des hommes dont ils ont brisé la carrière.

Sexisme, antisémitisme, volonté de détruire sont autant d’éléments qui se retrouvent dans les milliers de tweets rédigés alors par les membres de la Ligue du LOL. Les commentateurs qui s’étonnent aujourd’hui de la violence qui surgit à chaque manifestation des «gilets jaunes», des agressions en hausse contre la communauté juive ou de la volonté de certains liguards de s’attaquer à l’Etat de droit auraient pu lire l’avenir dans les entrailles numériques de la Ligue du LOL. Ces cyberharceleurs constituaient bien une avant-garde finalement. Ils ont participé, comme tant d’autres sur les réseaux sociaux, à infecter le débat public français.

En assimilant leur prétendue lutte contre le «politiquement correct» à une destruction systématique des principes fondamentaux – à commencer par le respect de la personne –, cette meute a installé une rhétorique de la terreur sur les réseaux. Comme des sales gosses dans une cour de récré, ils ont utilisé le champ lexical des films pornos et des jeux vidéo ultra-violents afin de disqualifier tous ceux qui ne leur ressemblaient pas.

Ironie de l’histoire, les journalistes membres de cette ligue ne travaillaient pas pour la presse d’extrême droite mais pour des titres considérés comme étant à gauche et branchés. Cette crise qui éclate juste après un procès à Paris où se voyait dénoncé le comportement de harceleur d’un ancien élu écologiste jette une ombre cruelle sur le camp des progressistes. Dans les deux cas, la justice, largement démunie face à des faits prescrits, ne pourra pas laver l’outrage, ni rendre aux victimes leur dignité. Quant au débat public français, il paraît désormais durablement et gravement malade.

 

Ligue du LOL : le journaliste David Servenay a encore perdu une bonne occasion de se faire discret

Voilà en effet ce qu’il twitte aujourd’hui sans aucune vergogne, alors qu’il est à l’origine du phénomène avec ses amis « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lequel a débuté en 2008 sur le site Rue89 :

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David Servenay
@servenay
RT @yannguegan: Tu te dis qu’on a peut-être fait le tour des révélations sur la #liguedulol mais en fait non
La Ligue du LOL était aussi une machine à broyer des femmes
[Enquête Numerama] Il y a dix ans, être une femme ciblée par la Ligue du LOL revenait à mettr… plus
numerama.com
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Point n’est besoin d’aller rechercher de lointains ancêtres aux membres de la Ligue du LOL, ni de tomber dans la tartufferie d’un Paul Godefrood, tout a bien commencé sur le site Rue89 en 2008 avec les harcèlements quotidiens dont y étaient victimes des femmes – et uniquement des femmes, jamais des hommes – déjà victimes de harcèlement moral dans le travail qui, appâtées par des articles sur ce sujet – tout comme des hommes se disant également victimes de harcèlement moral dans le travail – venaient comme moi très naïvement parler ou témoigner anonymement de ce que ces termes pouvaient recouvrir.

Le journaliste de Rue89 David Servenay nous faisait passer pour des folles, c’est son pote le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi qui le dit publiquement dès 2010 et au cours des années suivantes dans plusieurs de ses écrits publics me concernant, qu’il n’a pas tous rendus privés.

Au mois de février 2009, il avait bien fait publier sur ce site un article consacré au harcèlement moral en entreprise dont était victime une personne… handicapée… son but étant clairement de laisser entendre que le handicap, particulièrement lorsqu’il est mental, justifie le harcèlement moral en entreprise et ailleurs, lequel ne saurait être autre chose : on se « moque » à juste titre des « fous » ou des « folles », lesquels n’auraient leur place qu’en hôpital psychiatrique, et certainement pas dans les entreprises ni les espaces publics, comme l’ont toujours soutenu tous les « déconnologues » de la bande de Pascal Edouard Cyprien Luraghi et leurs divers complices, à commencer, en ce qui me concerne, par la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui alimentait déjà toute la bande en fausses informations à mon sujet. M’ayant toujours fait surveiller par divers moyens illégaux, comme des écoutes téléphoniques illégales et du piratage informatique, elle suivait attentivement toute mon activité anonyme sur Internet, particulièrement sur le site Rue89 où j’avais ouvert un compte, et contactait tous mes nouveaux contacts pour les « renseigner » à mon sujet…

A noter : les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest n’ont par la suite jamais tari d’éloges sur la « déconnologie » pratiquée sur le site Rue89, telle que son inventeur le cybercriminel et psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi l’avait décrite et revendiquée lors de son interrogatoire du 14 mars 2011 à la Gendarmerie de Puy-l’Evêque, à la suite de mes premières plaintes à son encontre. Il en excluait alors ses prolongements ultra violents sur ses propres blogs comme dans les « vraies vies » de ses cibles, niant notamment m’avoir à maintes reprises menacée de mort, mais avait bien déclaré se « moquer » avec ses amis des « folles » qui se prétendaient victimes de harcèlement moral en entreprise dans leurs commentaires sur le site Rue89, lesquelles, en réalité, se contentaient ainsi de répondre aux appels explicites à témoigner et à débattre des journalistes du site.

Ce dernier a encore revendiqué comme « normales » ou parfaitement « justifiées » toutes ses soi-disant « moqueries » à mon encontre devant le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris lors de l’audience du 8 novembre 2016 qu’il avait lui-même demandée pour exiger notamment qu’il me soit fait interdiction définitive de toute expression publique concernant ma propre biographie, sur laquelle il estime avoir un droit d’exclusivité.

En ce qui concerne le pervers manipulateur David Servenay, rappelons qu’il a quitté Rue89 au mois de décembre 2010 pour rejoindre l’éphémère site OWNI par où ont transité à la même époque plusieurs membres de la Ligue du LOL.

 

https://www.numerama.com/politique/463806-la-ligue-du-lol-etait-aussi-une-machine-a-broyer-des-femmes.html

La Ligue du LOL était aussi une machine à broyer des femmes

 

 

[Enquête Numerama] Il y a dix ans, être une femme ciblée par la Ligue du LOL revenait à mettre le doigt dans un engrenage bien particulier. Influence, pouvoir, harcèlement et photos intimes volées : de nouveaux témoignages recueillis par Numerama montrent l’étendue d’un système où des femmes, volontaires ou non, étaient tour à tour convoitées, dénigrées, moquées, harcelées.

Depuis la publication d’un article de Libération les accusant de cyberharcèlement le 8 février 2019, plusieurs membres de la « Ligue du LOL » ont publié des explications ou des excuses en ligne. La Ligue du LOL était le nom d’un groupe Facebook, créé par le journaliste Vincent Glad, qui rassemblait une trentaine de journalistes, communicants, blogueurs, et qui a harcelé en ligne de nombreux internautes francophones.

En grand majorité, ceux-ci assurent aujourd’hui avoir ciblé aussi bien des femmes que des hommes, et n’avoir pas fait de différence entre eux. Numerama a montré dans une première enquête combien cette entreprise visait en effet large — d’autres articles ont également montré l’homophobie de certains actes.

La plupart des femmes ciblées par la Ligue du LOL ont quant à elle subi un harcèlement bien spécifique, sexiste, et parfois sexuel. Numerama révèle de nouveaux témoignages et preuves de la pression que subissaient certaines d’entre elles, piégées dans une atmosphère d’entre-soi minuscule, où Twitter ressemblait alors à « une chatroom géante ».

Des détails intimes révélés sur Twitter

Iris Gaudin, journaliste et blogueuse, a fait partie de ces femmes. Elle connaissait le créateur de la Ligue du LOL, Vincent Glad. Ils étaient dans la même école de journalisme, l’ESJ, à une promo d’écart, et ils avaient eu ensemble une relation intime.

Un jour, après un café pour discuter d’une émission télévisée sur Twitter qu’il voulait lancer, Vincent Glad invite Iris Gaudin à rejoindre le réseau social. Elle accepte. Pour l’occasion, il lui dédie un tweet de bienvenue un peu particulier, dans lequel il l’appelle la «  salope ». Ce terme est utilisé en référence à une interview menée par la journaliste quelques temps plus tôt, dans laquelle l’acteur Gérard Depardieu la traite ainsi.

Dans les jours qui suivent, Iris Gaudin commence à recevoir des tweets, écrits depuis des comptes anonymes. Ils lui envoient des messages à caractère sexuel : «  Ils décrivaient des parties intimes de mon corps, avec beaucoup de précision », se souvient-t-elle. La journaliste envoie un message à Vincent Glad, et lui demande si c’est lui qui est derrière ces comptes. « Il m’a répondu que non, que j’étais complètement folle et qu’il n’était pas du tout au courant », raconte-t-elle à Numerama.

Des membres de la ligue du LOL comme le journaliste Alexandre Hervaud s’en mêlent. Dans un tweet toujours en ligne, il invite des comptes anonymes, dont au moins un a été relié à des membres de la Ligue, à «  payer une bonne bière » à Iris Gaudin, en la mentionnant. Un lien partagé renvoie vers la photo d’un sexe féminin dans lequel est inséré une canette de bière. Interrogé à ce sujet par la victime de harcèlement, Vincent Glad lui aurait répondu qu’elle «  n’avait pas d’humour ».

Ligue du LOL : le journaliste David Servenay a encore perdu une bonne occasion de se faire discret dans AC ! Brest ligue-lol-capture-hervaud-gaudin

Un tweet dans lequel était mentionnée Iris Gaudin. // Source : Capture d’écran Numerama

 

Un compte parodique nommé « jesuisunesalope » est aussi créé. Il mentionne régulièrement Iris Gaudin en se moquant d’elle, il se fait passer pour elle, ou se moque tantôt de ses tweets. «  Ce compte servait à me ridiculiser », résume la journaliste et blogueuse.

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Capture Numerama
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Capture Numerama

 

Un autre compte anonyme, @foutlamerde, a servi à harceler sexuellement Iris Gaudin. Elle y était qualifiée de «  poupée  », de « coquine », de «  putain de cougar en puissance  ». Vincent Glad a reconnu avoir été l’une des personnes derrière ce compte à 20 Minutes.

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Les tweets datent de 2010 // Source : Capture d’écran Numerama

 

Ce harcèlement sexuel a duré deux ans, entre 2010 et 2011, durant lesquels on l’a aussi avertie sur le fait que des images intimes d’elle circulaient – elle n’en a jamais eu la preuve. Il s’est ensuite largement atténué, à peu près au moment où des membres ont trouvé un emploi dans des grandes entreprises. Contacté par Numerama, Vincent Glad, qui était « tagué » sur certaines publications insultantes, affirme qu’il ne savait pas que des comptes anonymes avaient harcelé sexuellement Iris Gaudin en dévoilant des détails de son anatomie.

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Un autre compte anonyme qui ciblait Iris Gaudin. // Source : Capture d’écran Numerama

 

Avoir des relations avec un des membres de la Ligue du LOL revenait-il à s’exposer au risque de voir des photos ou détails intimes circuler ? C’est une question que se pose aujourd’hui Camille, la femme derrière le compte Twitter @yelling__.

« Si tu n’étais plus sexuée, tu n’existais plus »

« À l’époque de Twitter, il n’y avait pas de notions de regard, il n’y avait que nous. Tout était public, c’était comme une chatroom géante. Il n’y avait pas de limite. J’entends parler de photos volées et aujourd’hui je me demande ce qu’il s’est échangé sur moi », explique celle qui a eu une relation avec l’un des membres de la Ligue du LOL. Aujourd’hui, elle est encore marquée par tout ce qu’il s’est passé.

Elle souligne combien certains membres cessaient de parler à quelques femmes dès qu’ils apprenaient que celles-ci étaient en couple. «  Les filles ciblées, c’était des célibataires. À partir du moment où je me suis mise en couple, j’étais devenue une ‘darone’. Si tu n’étais plus sexuée, tu n’existais plus. »

« Il m’a fait croire qu’il avait le SIDA »

La blogueuse Capucine Piot a également été l’une des cibles privilégiées de la Ligue. Parmi les insultes et commentaires dégradants qui la visaient, on trouve de nombreuses références à ses organes sexuels ou à des pratiques sexuelles.

Des comptes anonymes, parmi lesquels @foutlamerde, l’ont également harcelée. L’un d’entre eux se vantait d’avoir en sa possession une photo de la poitrine de Capucine Piot.

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Un compte anonyme // Source : Capture d’écran / Numerama

 

Ce même compte a harcelé sexuellement d’autres femmes.

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Tous ces tweets s’adressent à une même femme. // Source : Captures d’écran Numerama

 

Capucine Piot raconte par ailleurs sur Twitter avoir eu une relation avec l’un des membres de la ligue, Renaud Aledo alias ClaudeLoup. «  Il m’a fait croire qu’il avait le SIDA pour me faire peur et me laisser penser que je pourrais l’avoir, accuse Capucine Piot. Je me suis retrouvée tremblante, à faire les examens médicaux nécessaires. Pendant ce temps-là la traque en ligne continuait ».

Certaines femmes victimes du harcèlement de la Ligue du LOL ont eu, ou failli avoir des relations intimes avec un membre du groupe. Qu’elles y consentent ou qu’elles s’y refusent, le résultat était le même : le harcèlement, d’elles ou de proches.

Matthias Jambon nous racontait ainsi dans notre précédent article sur le sujet que son harcèlement avait commencé en 2011. Il s’était rendu au salon du livre avec une amie journaliste. Cette dernière avait été approchée par Renaud Aledo, mais avait refusé d’avoir une relation sexuelle avec lui. Renaud Aledo les avait vus au salon du livre et aurait pensé que Matthias Jambon avait séduit la journaliste. Le lendemain, Matthias Jambon était suivi par la quasi-totalité des membres de la Ligue du LOL sur Twitter. « On m’a dit c’est ton tour », se souvient-il au téléphone. Les premières insultes sont tombées 48 heures plus tard.

Des photos intimes volées et partagées publiquement

Au cours de notre enquête, nous avons retrouvé sur Twitter des traces de l’existence d’un compte, depuis supprimé, intitulé @TwitpicDeSeins, le «  compte où tu ne veux pas voir ta petite sœur », comme le décrivait Vincent Glad dans un tweet en 2010. Dans un message public, il dit avoir «  inventé » la notion de « photo de sein » et mentionne le compte en question, qui partageait de nombreuses photos de décolletés ou de seins nus. Interrogé par Numerama, il nie en être à l’origine. Le «  on » désignerait Twitter ou les internautes, mais pas lui, ou la Ligue du LOL…

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Capture Numerama

 

Numerama a constaté que de nombreux membres de la Ligue du LOL échangeaient des photos en mentionnant ce compte. C’était également le cas d’autres membres de Twitter à l’époque. David, un journaliste que nous avons interrogé et qui ne faisait pas partie de ce groupe, avait lui aussi publié plusieurs photos des décolletés de ses amies en soirées. Il insiste sur le fait que c’était avec leur accord : « Il y avait des filles qui envoyaient directement [des photos] » souligne-t-il. Deux femmes concernées nous ont confirmé cette version des faits.

Une autre femme qui avait consenti à ce qu’une photo de ses seins soit prise lors d’une soirée ne s’en souvenait tout simplement pas. Ce n’est qu’après avoir contacté l’homme qui avait pris la photo qu’elle nous a indiqué : « Ce n’était pas très malin mais ce n’était pas dans mon dos. »

À l’époque en 2009, de nombreuses femmes mettent en ligne volontairement des décolletés (souvent), ou plus (parfois). Elles sont nombreuses à expliquer, aujourd’hui, combien l’ambiance était différente et qu’elles ne se méfiaient pas. Nombreuses, aussi, à culpabiliser d’être entrée dans ce « jeu » sans comprendre qu’elles étaient, à un autre endroit, tournées en ridicule pendant des mois ou des années. « Quand Vincent Glad a parlé de mes seins à l’époque, le pire, c’est que j’ai dû être contente », nous explique Camille (@yelling), contactée au téléphone.

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Plusieurs images qui circulent ne sont pas restées que sur Twitter. On retrouve la mention de Capucine Piot à plusieurs reprises, par exemple, sur le réseau social mais aussi dans le Pearltree qu’archivait Vincent Glad à l’époque, et qu’il nous a confirmé utiliser pour « compil[er] les contenus qui [le] faisaient rire à l’époque sur Twitter ».

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Un des montages archivé que nous avons retrouvé utilise une des photos dénudées de la jeune femme. Elle est superposée à des chats vidéo anonymes de groupe. Il est difficile de savoir si c’est une capture d’écran qui a été modifiée ou non. Nous avons flouté la photo dénudée.

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Cette photo avait été partagée notamment par le compte Twitter @foutlamerde.

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Capture Numerama (lien floutés)

 

Certaines photos se sont échangées sans le consentement des femmes concernées. L’une d’entre elles nous raconte qu’elle avait bien publié des photos dénudées sur son compte, mais qu’elle n’avait pas donné l’accord pour les partager. On les retrouve pourtant sur des tweets, dont des tweets de @foutlamerde.

La journaliste Melissa Bounoua (qui a notamment travaillé chez Slate et au podcast Studio 404, dont l’équipe a annoncé arrêter la diffusion) en a aussi fait les frais avec deux images. En 2009, d’abord, une photo d’elle en robe avec un décolleté plongeant a beaucoup circulé. Elle l’avait elle-même partagée une fois sur Twitter : « À l’époque, je n’avais aucune conscience de tout ça », nous explique-t-elle par écrit.

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La deuxième est encore plus grave. En 2010, elle a pris en photo sa poitrine et l’a envoyée l’image à son petit-ami de l’époque en message privé sur Twitter. Le lendemain matin, l’URL de la photo avait été rendue publique par un compte anonyme, et tout le monde l’avait vue. Si elle l’a supprimée dans la foulée, la journaliste garde un souvenir amer, certaine que ce n’est pas son ami qui avait publié l’image.

Des flux RSS pour dénicher des photos Twitter privées

Comment l’image a-t-elle pu fuiter ? Aux débuts de Twitter, les photos mises en ligne étaient automatiquement transformées en URL en twitpic.com, la plateforme d’hébergement du réseau social. Or il était possible de s’abonner aux comptes TwitPic sous forme de flux RSS et donc « d’aspirer » automatiquement les photos publiées par les comptes. À ce jour, Melissa Bounoua est persuadée qu’il s’agit de la méthode qui a été employée pour récupérer cette photo privée, envoyée en message privé. «  Je n’en ai parlé personne à l’époque ne sachant pas, ne voulant pas investiguer plus. Je n’osais pas et j’étais gênée », nous explique-t-elle.

Aujourd’hui, cette faille de Twitter n’est plus exploitable. Il n’est pas possible de savoir combien d’images publiées dans des conversations privées ont ainsi été espionnées, et pendant combien de temps.

Des femmes inquiètes et des conséquences à vie

Iris Gaudin a dû fuir Twitter plusieurs fois (elle appelle cela des « tweetsuicides »), malgré le fait qu’elle jugeait le réseau social important pour faire parler de son travail. Elle a changé de pseudonyme, s’est absentée quelques mois avant de revenir. « J’ai même pensé à un moment qu’il s’agissait d’une sorte de bizutage ; alors j’ai fait des blagues à la con, pas méchantes mais idiotes. C’était avant que je me rende compte que je n’étais qu’une cible », se souvient Iris Gaudin, qui a mis des années à s’en remettre.

« Si ces mecs retweetaient une blague, un bon mot, un lien qu’on postait, on se sentait validées » abonde Camille (@yelling__). « Ils nous validaient ou nous invalidaient. Évidemment, le but c’était qu’ils nous valident et on plongeait tête baissée en disant surtout des conneries. Parce que je n’ai pas souvenir qu’ils retweetaient les choses intelligentes que l’on disait. Du coup on disait de la merde, sur nous-même et sur les autres. Quand j’y repense aujourd’hui, ça me tétanise. »

Une autre victime nous a confié avoir elle aussi tenté de «  copiner  » avec les personnes qui retwittaient des photos dénudées d’elle sans son consentement. Elle espérait ainsi qu’ils ne s’en prendraient pas davantage à elle.

Aujourd’hui, Iris Gaudin se souvient de « l’emprise » et la «  fascination » qu’elle éprouvait malgré elle pour certains membres de la Ligue du LOL. Elle se souvient aussi que «  leur but était de nous enlever toute dignité ». Et qu’ils faisaient ce «  travail » à une échelle « quasi-industrielle ».

Pour Mélanie Wanga, journaliste qui a subi des attaques sexistes et racistes sur Twitter mais aussi sur son blog personnel, ce groupe a contribué à certains membres de prendre de la place au sein d’un certain nombre de médias parisiens, tout en excluant de-facto celles et ceux qui n’étaient pas dans leur bande. «  Je me suis demandée pourquoi je m’infligeais ça », explique-t-elle dans le podcast Programme B. « Pourquoi je vais sur un réseau où je sais qu’il y a des mecs qui m’attendent en sniper au coin de la rue pour me tomber dessus et me balancer des trucs crypto-racistes en permanence. Et ce n’est pas anodin de se dire ça, en tant que jeune journaliste : ‘je vais quitter Twitter’, alors que c’est un outil indispensable. » Contactée par Numerama, une autre journaliste résume : « Soit tu étais avec eux, soit tu étais contre eux. »

Marie Turcan et Perrine Signoret

 

https://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/la-ligue-des-blaireaux-sauvages_2062093.html

La ligue des blaireaux sauvages

 

Par Eric Mettout, publié le 13/02/2019 à 18:55

 

Le fameux Lol, pour "Lough out Loud". Tout le monde n'est pas obligé d'être "mort de rire".

Le fameux Lol, pour « Lough out Loud ». Tout le monde n’est pas obligé d’être « mort de rire ».L’Express

Pourquoi leurs chefs n’ont-ils rien vu des dérapages des journalistes de la Ligue du Lol? Parce qu’ils étaient trop vieux.

 

C’est une histoire de happy few – ou plutôt de unhappy few. Elle est née et s’est développée à l’intérieur d’un tout petit milieu, pour resurgir aujourd’hui, dix ans plus tard. S’y croisent quelques dizaines de petits mâles alpha comme on en trouve à l’origine des pires bizutages et leurs quelques dizaines de victimes, des femmes le plus souvent, mais aussi des homos ou des noirs, chassés en meute et moqués pour leur physique, leurs activités mais surtout parce qu’elles ou ils sont femmes, homos ou noirs – et parce que c’est paraît-il marrant de chasser en meute plus faible que soi. C’est affligeant de bêtise mais pas très nouveau. Particularité : à l’époque des faits, ces petits mâles alpha sont très jeunes, plutôt parisiens, globalement de gauche, c’est important, et le plus souvent journalistes ou « communicants », comme on dit quand on veut définir ces métiers qui consistent essentiellement à faire fructifier son carnet d’adresses.

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Surtout, ils sont les rois des réseaux sociaux à un moment où les réseaux sociaux sont encore le privilège en France de quelques… happy few. Ils en tirent une gloire et une notoriété réelles, ils ont de l’influence, les rédactions ou les agences de com’ commencent à s’intéresser à eux, qui maîtrisent si bien ce drôle d’univers alléchant mais opaque qu’est encore internet pour la plupart des rédactions et des agences de com’. Ils impressionnent, par leur omniprésence, leur tchatche, leur connaissance des réseaux sociaux, leur humour aussi, parce qu’ils en ont, corrosif, destructeur, itératif. On les suit sur Twitter, où ils multiplient les « tweet-clashs », à la manière des « battles » de rap. Ils s’y écharpent à coups de mots d’esprit, de vivacité, de méchanceté, de mauvaise foi, dans des combats sauvages dont le vaincu ressort généralement lessivé mais revanchard, prêt à reprendre les armes à la première occasion.

Ça, c’est ce qu’on voit.

C’est ce que voit la majorité des utilisateurs de Twitter, loin d’être aussi nombreux qu’en 2019.

C’est ce que je vois moi, patron d’une rédaction numérique où défilent de jeunes journalistes des deux sexes qui m’initient plus aux subtilités de l’outil que je ne les y initie. C’est ce que voit la plupart de mes collègues, patrons d’autres rédactions numériques, avec qui nous nous réunissons régulièrement, sans que jamais il ne soit question d’autre chose que du talent, parce qu’ils en ont, de quelques-uns de ceux dont les noms ont été depuis frappés, très justement, d’infamie.

En y réfléchissant a posteriori, je me dis qu’il y a évidemment là de l’aveuglement – qui aurait pu imaginer que ces chérubins un peu arrogants mais sympathiques se transformaient en pervers narcissiques en enfilant leurs avatars ? Il y a une différence de génération, aussi : on n’invite pas son grand-père à sa surprise party quand on a 25 ans. Pas plus que les quadras qui, comme moi, étaient aux manettes, je n’ai été invité à la Ligue du Lol, le groupe Facebook où ils fomentaient leurs méfaits, moins encore à l’une de leurs opérations commando : trop vieux, pas assez… lol. Tout juste ai-je pu en mesurer la violence quand l’un de ses membres, responsable du site Web de Voici, m’a agoni d’injures en privé après un échange public un peu vif sur Twitter. L’affaire s’est arrêtée là : l’avantage d’avoir un peu de bouteille, c’est qu’on est moins sensible aux agressions des imbéciles et que les lâches le sentent vite. Ils abandonnent leur proie dès qu’elle fait mine de résister.

Passés par Owni

Celles et ceux qui, depuis quelques jours, racontent leur chemin de croix n’avaient pas cette chance. Ils avaient l’âge de leurs agresseurs, les admiraient parfois, en avaient peur souvent, ils étaient sans recours, fragilisés par leur isolement et leur précarité professionnelle. Ce qu’ils décrivent de leur calvaire est effrayant de brutalité et de vulgarité, on y retrouve tout ce qui caractérise ce cyber-harcèlement machiste, homophobe et raciste que l’on croyait réservé aux collégiens et aux lycéens, pas à de jeunes journalistes ostensiblement « progressistes », libertaires et modernes. Nombre d’entre eux sont passés par l’éphémère site Owni, le parangon de ce journalisme new-look, technologique, qui entendait enterrer les anciens – et où les anciens, fascinés par tant de modernité et de confiance en soi, venaient se fournir en recrues prometteuses. Il n’y avait pas de rédacteur en chef à Owni, pas de hiérarchie. Les jeunes journalistes avaient le pouvoir, sans contrôle, on leur disait qu’ils étaient les meilleurs et ils y ont cru. Ça n’explique pas tout, ça explique un peu.

Ça explique également que quelques-uns se soient retrouvés quelques années plus tard à des postes à responsabilité, où ils étaient encore confortablement installés quand a été révélé leur côté obscur : techniquement, ils étaient bons, et le remarquable travail fourni sur le Facebook des Gilets jaunes par l’un d’entre eux, Vincent Glad, en est la démonstration. De là à en tirer des leçons sur l’homogénéité masculine de notre métier, où les commandes sont tenues par des hommes blancs, il y a un pas, que nombre de groupes de défense du journalisme au féminin ont franchi très rapidement. Pas moi.

 

Document: dans cette interview de 2013, Renaud Revel interroge Vincent Glad et Eric Mettout sur le pouvoir de Twitter – et leurs réponses sont prémonitoires.

Que les choses soient claires : ce que ces femmes(et hommes) dénoncent est vrai, hélas! Alors qu’elles sont majoritaires dans les médias, il est tout à fait anormal que leurs officiers supérieurs soient essentiellement des mecs – pas partout : à L’Express, les deux patrons sont des patronnes.Mais si les lourdauds de la Ligue du Lol ont aussi bien réussi, ils le doivent avant tout à leur maîtrise du cyberespace, comme on disait alors, de ses mécanismes, de sa complexité et de ses armes. Ces mêmes armes, redoutables, empoisonnées, qu’ils ont utilisées pour harceler leurs bêtes noires. Ces mêmes armes qui se retournent finalement contre eux, avec les mêmes excès, quand des armées de bons esprits récupèrent les indignations légitimes de leurs victimes pour à leur tour, et avec le même sens du lynchage, chasser en meute. La boucle est bouclée.

A lire ailleurs

L’article de Libération, dont deux journalistes, membres de la Ligue du Lol ont été mis à pied, qui a tout déclenché.

Le témoignage de Léa Lejeune, l’une des victimes de la Ligue du Lol, qui l’ont conduite, dans un premier temps, à remettre en cause sa carrière, puis à s’engager pour que les femmes prennent toute leur place dans les médias.

La très complète enquête de Numerama sur les ravages de la Ligue du Lol.

 

https://www.lepoint.fr/societe/victor-hugo-avait-il-decouvert-l-ancetre-de-la-ligue-du-lol-12-02-2019-2292810_23.php

Victor Hugo avait-il découvert l’ancêtre de la Ligue du LOL ?

 

Dans un écrit de 1869, le grand homme raconte l’association malveillante qui préfigure le versant contemporain des réseaux sociaux, la Ligue du LOL.

 

Par

Modifié le 15/02/2019 à 07:43 – Publié le 12/02/2019 à 16:15 | Le Point.fr

 

On sait depuis ce week-end que le cercle des arracheurs de pattes de mouche, enfants sans conscience et sociopathes bons pour l’asile, s’est élargi d’une poignée de jeunes gens aux airs comme il faut : la Ligue du LOL. Des journalistes (Les Inrock, Télérama, Libération, Slate), des publicitaires, anonymes mais organisés derrière une communauté qui s’est employée entre 2009 et 2012, en toute impunité sur les réseaux sociaux, à humilier, terroriser quelques confrères journalistes ou militantes féministes. Une escalade dans l’abject, qui va du photomontage porno au faux entretien d’embauche, en passant par des menaces de mort. Les victimes de ce harcèlement brisent aujourd’hui le silence, les bourreaux soufflent au mieux quelques excuses molles (venir « de banlieue », « être jeune à l’époque » – 27 ans ! –, n’avoir participé qu’« un peu »). On pointe aussi les réseaux sociaux comme incubateur de la violence et de la perversité humaine.

Lire aussi La Ligue du LOL, ces harceleurs qui ne font plus rire

Vraiment ? C’est avoir oublié que Victor Hugo avait déjà mis le doigt sur le « Fun Club », une organisation malveillante « passe-temps des oisifs », qui préfigure la Ligue du LOL. Dans L’Homme qui rit, paru en 1869, notre monument national commence par évoquer un sport très couru à Londres au cours du siècle qui précédait le sien, sous un nom « intraduisible » : le « fun ». « Pénétrer dans une maison, y briser une glace de prix, y balafrer les portraits de famille, empoisonner le chien, mettre un chat dans la volière, cela s’appelle tailler une pièce de fun », écrit-il. « Donner une fausse mauvaise nouvelle qui fait prendre aux personnes le deuil à tort, c’est du fun », aussi. Comme de percer une toile de Holbein, puisque « le fun serait fier si c’était lui qui avait cassé les bras à la Vénus de Milo », poursuit le poète. Qui étaient les membres de ce club de déviants ? Tous de « la haute aristocratie », « d’aimables jeunes » comme c’est le cas des pubards et des journalistes mis en cause avec la Ligue. Pour « avoir du fun », ce qui est à la farce ce que le piment est au sel, reprend Hugo, en laissant au lecteur le soin de se faire son propre jugement sur la frontière qui sépare l’humour et l’ignoble. D’autant qu’un autre club dépassait encore de loin le Fun Club : le Mohock Club.

De tout temps, la jeunesse s’est amusée.

Le Mohock Club, au sommet de l’échelle du vice, n’avait qu’un programme : « faire le mal pour le mal ». Et qu’un but – « grandiose » : « nuire ». Pour le présider, un empereur, « le grand Mohock », arborait « un croissant sur le front ». Ses fidèles, les Mohock, pour entrer dans le cénacle, devaient prêter serment « d’être nuisibles ». Leurs actions consistaient à s’en prendre directement à des individus, pris au piège de la meute, et à leur infliger une extrême souffrance. Saignée à la pointe de leurs épées, ratonnade par les valets, yeux percés (mais payés !) font partie des menus plaisirs que s’octroyait cette jeunesse bien née en mal de distraction. « De tout temps, la jeunesse s’est amusée », conclut Hugo, comme pourrait le faire Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook.

Londres au XVIIIe siècle ou Paris sur Twitter au XXIe, même perversité ? On trouve une esquisse de piste pour y remédier chez un commentateur d’Hugo dans un article paru en 1894. Lucien Victor-Meunier, homme de lettres oublié, s’attarde sur l’absence de « sens moral », l’insuffisante « notion du bien et du mal » de ceux qui « commettent ces actions infâmes », mais ouvre une piste : « Je rêve – qu’on me passe l’impropriété choquante du terme – une orthopédie pour les cerveaux ; je vois le médecin de l’avenir amendant les cerveaux malades comme celui d’aujourd’hui redresse les colonnes vertébrales, déformées par la scoliose ou la cyphose, les yeux tordus par le strabisme, les pieds-bots. Une science à créer : la chirurgie cérébrale ! » Une idée à étudier ?

Sur le même sujet

Le Fol – Ligue du LOL : bal tragique chez les bien-pensants !
La Ligue du LOL, ces harceleurs qui ne font plus rire

 

 

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/02/12/31003-20190212ARTFIG00207-ligue-du-lol-genealogie-d-un-entre-soi-qui-sombre-dans-la-tartufferie.php

Ligue du LOL: «Généalogie d’un entre-soi qui sombre dans la tartufferie»

 

  • Par  Paul Godefrood
  • Mis à jour le 13/02/2019 à 18:39
  • Publié le 12/02/2019 à 19:07

 

FIGAROVOX/ANALYSE – L’affaire de «la ligue du LOL», où plusieurs journalistes sont soupçonnés d’avoir harcelé certaines de leurs collègues sur les réseaux sociaux, disqualifie selon Paul Godefrood le discours moralisateur de certains médias.

 


Paul Godefrood est ancien élève de l’ESSEC. En septembre 2017, il a lancé La Nouvelle Garde, un site dont l’ambition est de participer à la refondation de la droite sur une base libérale conservatrice.


La ligue du LOL. On imagine un groupe d’adolescents incapables de communiquer autrement qu’en répétant les phrases cultes de films comme La cité de la peur, OSS 117 ou encore Dikkenek, et pour qui le summum de l’humour se résume à citer ses amis sur les pages fantasques dont foisonnent aujourd’hui les réseaux sociaux. Cela aurait même pu être attendrissant, tant ces mêmes réseaux sont devenus un égout à ciel ouvert où la délation sans preuve est encouragée et magnifiée et où des hordes anonymes mais déchaînées se coiffent du panache de la justice pour invectiver et harceler impunément.

Mais en guise d’adolescents, Alexandre Hervaud, Vincent Glad, Guillaume Ledit, David Doucet, Stephen des Aulnois, Christophe Carron, Guilhem Malissen, etc. Tous, au choix, journalistes chez Libé, Slate, Télérama ou encore aux Inrocks, collaborateurs pour des sites d’info-divertissement «cools» comme Konbini, Topito ou à la tête de magazines «trendy» comme Usbek & Rica ou Le Tag Parfait. Ce n’est plus la ligue du LOL, c’est la ligue de la fraîcheur.

Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Mais pour les autres, l’absolution est garantie.

Ou la ligue des Tartuffes, toujours prompts à s’indigner contre les discriminations dont sont victimes les minorités, les femmes en tête, et à condamner ceux qui en seraient à l’origine, à condition bien évidemment que ce soit un mâle blanc de plus de cinquante ans et si possible de droite. Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Mais pour les autres, l’absolution est garantie, à l’image de Daniel Morin, dont le billet insultant envers Charlotte d’Ornellas fut immédiatement pardonné par France Inter, ou encore de Mehdi Meklat, récemment réhabilité par ceux-là mêmes qui avaient couvert les messages homophobes, sexistes et francophobes dont était coupable son double maléfique. Et lorsque le pardon ne peut être garanti, du moins la discrétion est-elle de rigueur, jusqu’à ce que le peu de déontologie et d’intégrité qu’il leur reste en vienne à être compromis. Qui se souvient de l’empressement de ces journalistes et de leurs médias à évoquer les agissements de membres dirigeants de l’UNEF qui avaient transformé le syndicat progressiste en gigantesque terrain de chasse? Qui se souvient de la prompte condamnation de membres d’Oxfam qui avaient confondu aide aux territoires sinistrés et tourisme sexuel? Qui se souvient, enfin, du soutien apporté aux femmes du quartier Chapelle-Pajol qui appelaient les autorités à leur venir en aide? En réponse à ce dernier cri de détresse, Libération hébergea une tribune signée par la fine fleur de la pensée universitaire française appelant à s’opposer à la pénalisation du harcèlement de rue au motif que cela viserait les «hommes des classes populaires et racisées».

Mais passons sur cette tartufferie à laquelle nous a habitués le camp du Bien, dont ces journalistes sont les plus éminents représentants.

Passons également sur la défiance envers la presse que ces révélations ne manqueront pas d’attiser et sur les accusations de communion dans l’endogamie et dans une même vision hors-sol de la société qui achèveront de couper ces médias du pays réel dont ils prétendent rendre compte.

Passons sur tout cela pour nous intéresser davantage à ce que révèlent les messages d’excuse et les exercices de contrition auxquels les anciens membres de cette ligue se livrent depuis peu sur leur ancien terrain de chasse. Non pas pour espérer le pardon de leurs victimes mais pour tenter de sauver leur position.

Dans le message qu’il a publié, Vincent Glad, fondateur de cette ligue, écrit: «nous avions grandi dans l’idée que l’égalité était plus ou moins faite et que le seul combat féministe se résumait à la question des salaires. Une simple question de paramètres et en aucun cas un système. Cette parole féministe qui se libérait alors nous paraissait ridicule. Je ne comprenais pas au départ ces nouveaux mots qui apparaissaient alors: «patriarcat», «culture du viol», «mansplaining»… Cela me fait mal personnellement d’être associé à cette masculinité toxique, dont je ne voulais pas voir que j’en avais été un parfait représentant».

 

« Ligue du LOL  » : à qui la faute ?
Débat sur le plateau de Points de Vue sur ce que révèle vraiment le scandale de « la ligue du LOL ».
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« Ligue du LOL  » : à qui la faute ? – Regarder sur Figaro Live

Le problème réside dans l’entre-soi d’une caste privilégiée et idéologisée qui, du fait de sa position, influence le débat politique.

 

Un autre, Olivier Tesquet, est encore plus explicite: «Ces dernières années, avec le Gamergate ou le 18-25, je crois qu’on a tous pu prendre conscience de la masculinité toxique dans laquelle se vautre encore cette sous-culture. La ligue du LOL, c’était le ‘boys’ club’. Il valait mieux être dedans que dehors, c’est en tout cas ce que je me disais. [...] Qu’on le veuille ou non, c’était un lieu de pouvoir et une structure de domination. De ce point de vue, ce groupe Facebook n’est pas une exception, c’est une norme qu’il y a urgence à détruire. Ce sont les femmes et les racisés qui en ont fait les frais. Chaque homme devrait se saisir de ce moment pour y réfléchir».

Or, le problème n’est ni la «masculinité toxique», ni le «patriarcat», ni même le «système» ou la «structure de domination». Le problème réside dans l’entre-soi d’une caste privilégiée et idéologisée qui, du fait de sa position, influence le débat politique, détermine le cercle de raison et conditionne l’accès à la discussion démocratique à l’acceptation préalable de certains postulats. Et parmi ces postulats, la sexualisation et la racialisation des relations humaines. Ceux-là mêmes qui transpirent au travers de leurs communiqués.

La sexualisation et la racialisation des rapports humains ne sont que les aspects les plus visibles dans le débat public de la logique de «réidentification» qui a suivi la phase de «désidentification» dont parlait Finkielkraut. Alors que cette désidentification supposait la délégitimation et la déconstruction de toutes les normes et de toutes les communautés naturelles qui structuraient le développement des personnes et faisaient naître en elles un sentiment du semblable nécessaire à la continuité historique de leur communauté politique, ceci afin de laisser libre cours au déploiement des identités particulières et à l’expression libre des revendications identitaires des différentes minorités, la «réidentification» reconfigure cette nouvelle société, composée dès lors d’individus détachés de tout enracinement et libéré de toute conscience morale, en un «consortium de minorités» dont chacune est caractérisée et réduite au partage a priori d’un déterminant identitaire particulier entre tous ses membres – le sexe, l’origine ethnique, la confession religieuse – et dont toutes n’ont en commun que le sentiment d’être différent de la figure normative et fantasmée du «vieux mâle blanc» et la certitude d’être injustement discriminé du fait d’une différence objective.

Et alors que cette vision des rapports humains surdéterminés par la «race» ou le sexe n’était cantonné jusqu’à peu qu’aux marges de l’action politique et militante, et n’avait droit de cité que dans certains groupuscules extrémistes, les membres de cette sinistre ligue, mais également tous ceux qui ont été cooptés dans ces médias par d’autres moyens que la participation au harcèlement en ligne, ont implanté dans le débat public et légitimé, du fait de leur position culturellement hégémonique, cette vision multiculturaliste et essentialiste de l’organisation sociale.

Le voile aujourd’hui arraché sur leurs agissements passés ne les disqualifie pas seulement eux, il disqualifie également toute leur rhétorique…

Le voile aujourd’hui arraché sur leurs agissements passés ne les disqualifie pas seulement eux, il disqualifie également toute leur rhétorique qui, sous couvert de scientificité, d’objectivité journalistique et de neutralité axiologique, se révèle aujourd’hui ce qu’elle a en réalité toujours été, à savoir une opinion militante et un biais idéologique, qu’ils revendiquent jusque dans leur chute.

Cette leçon doit servir à tous ceux qui, par peur du harcèlement, de la raillerie ou de la disqualification, courbent l’échine, refusent d’évoquer les dérives de l’Islam, les dangers de l’immigration incontrôlée et la différence des sexes par peur d’être taxé d’islamophobie, de racisme ou de sexisme et se soumettent donc à cette vision de la société sous prétexte de souscrire au discours antidiscriminatoire.

Paul Godefrood

 

Drôle : je demande Luraghi et j’obtiens Mélenchon qui manifestement me lit toujours…

Depuis trois jours, je me suis remise à parler d’animaux préhistoriques ou quasi pour décrire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, parce que ce sont bien ces images-là qui s’imposent en l’occurrence, comme je l’avais déjà fait fin août 2010 avec une belle série de vidéos sur le tyrannosaure rex (cliquer sur les images pour les agrandir et lire les textes, qui s’ils ne sont pas très propres, vu que nous luttions contre un animal particulièrement primaire et vulgaire en vue de le faire reculer, ont quand même pour énorme avantage de témoigner de la réalité de nos échanges publics à cette époque) :

 

2010-08-25 Et hop ! On change de rythme ! - Un petit coucou

 

2010-08-25 Et hop ! On change de rythme ! - Un petit coucou - 2

 

2010-08-25 Et hop ! On change de rythme ! - Un petit coucou - 3

 

Du coup, son supporter Jean-Luc Mélenchon accuse Libération de l’avoir traité de « diplodocus » il y a 32 ans… à la manière dont Cyprien Luraghi et avant lui son complice Georges Cortez m’ont tous deux mensongèrement accusée de les avoir traités de « pédophiles » à compter de l’année 2009 : je ne l’ai en réalité jamais fait, ce sont eux-mêmes qui se vantaient d’en être dans leurs écrits publics…

Avec ça, son délire victimaire à l’égard des « classes prétentieuses » est aussi, très exactement, celui de mes agresseurs depuis le début ou presque, dans les années 1990. Il fut clairement exprimé par le proxénète B.I. dans une attestation qu’il s’était faite pour lui-même contre moi… ainsi que par sa complice la mère maquerelle Josette Brenterch du NPA de Brest à de multiples reprises dans ses propos publics me concernant, à compter de l’été 2010.

Histoire de remettre les pendules à l’heure, je rappelle que ces gens, qui multiplient crimes et délits en tous genres depuis des lustres, ont tenté de m’assassiner à de multiples reprises à compter des années 1990 et bel et bien assassiné des ingénieurs de mon entourage et bien d’autres personnes… en toute impunité jusqu’à ce jour.

 

http://www.ozap.com/actu/32-ans-apres-jean-luc-melenchon-charge-liberation-pour-une-phrase-de-jean-luc-melenchon/571444

32 ans après, Jean-Luc Mélenchon charge « Libération » pour une phrase de… Jean-Luc Mélenchon

 

Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon © Abaca
Drôle : je demande Luraghi et j'obtiens Mélenchon qui manifestement me lit toujours... dans AC ! Brest 33-58ff6e4a8dc51-article_author_media-1

publié par
Vendredi 30 Novembre 2018
 
Dans un billet hier soir sur son blog, le leader de la France insoumise a de nouveau attaqué les médias.

 

Sans le savoir, il s’attaque… à lui-même. Hier soir, Jean-Luc Mélenchon a signé un billet sur son blog afin de répondre à ses « détracteurs » qui critiquent les « conditions de la composition de la liste pour les élections européennes » de la France insoumise. Il y a quelques jours, trois personnes ont quitté le mouvement avec fracas critiquant le fait d’être « mal placées sur la liste« , précise le leader de gauche. Ainsi, le député des Bouches-du-Rhône a vilipendé les médias, qui, selon lui, ne cherchent qu’à nuire à la France insoumise en relayant notamment la parole de ces anciens membres de son mouvement.

« Un bashing permanent qui cherche à nous dénigrer »

« Le parti médiatique continue son pilonnage de commande : un bashing permanent depuis des mois où pas une semaine, pas un jour ne passent sans un article, un son ou une image qui cherche à nous dénigrer. J’en prends la large part comme on le sait« , écrit Jean-Luc Mélenchon, ajoutant : « Cela me vaut une incroyable ferveur dans le milieu populaire qui déteste tout ce que ces gens de média aiment (…) Et cela me vaut un dédain confirmé des classes prétentieuses. »

Le leader de la France insoumise cible ensuite un article de « Libération » datant de près de 30 ans. « Je vis avec (les classes prétentieuses, ndlr) depuis trente ans au moins, lorsque élu pour le première fois, je fus qualifié le lendemain dans ‘Libération’ de ‘dernier dinosaure marxiste’« , lance Jean-Luc Mélenchon. Avant de conclure : « J’ai eu le temps d’en prendre mon parti. Je prends doucement l’habitude de vivre entouré d’une telle haine de caste. »

« Je suis le dernier diplodocus du Parti socialiste »

Ce matin, « Chez Pol« , la newsletter de « Libération » sur l’actualité politique française, a tenu à répondre aux accusations du député LFI. Tout d’abord, le quotidien reconnaît que le 30 septembre 1986, il y a 32 ans, deux jours après l’élection de Jean-Luc Mélenchon au Sénat, « il était bien question de dinosaure » dans un article consacré à l’homme politique alors âgé de 35 ans. « Sauf que cette métaphore n’est pas faite par notre quotidien mais par… Jean-Luc Mélenchon lui-même. Qui déclare donc : ‘Je suis le dernier diplodocus du Parti socialiste’« , précise « Libération » avec une photo de l’article à l’appui.

« Le leader de la France insoumise accuse donc ‘Libé’ de l’avoir dénigré dès son premier jour de mandat alors que c’est lui-même qui s’est comparé à un dinosaure« , souligne le journal, ajoutant qu’il s’était également défini lui-même comme « marxiste » dans l’article. Par ailleurs, le journaliste Guy Benhamou, qui avait rédigé l’article en 1986, avait aussi relativisé l’expression de Jean-Luc Mélenchon : « Mais s’il revendique 140 millions d’années, il sera quand même le plus jeune sénateur de France, avec tout juste 35 ans. »

 

 

https://www.liberation.fr/politiques/2018/11/30/la-confusion-prehistorique-de-melenchon_1695162

«Chez Pol»

La confusion préhistorique de Mélenchon

 

Par Sylvain Chazot — 30 novembre 2018 à 11:21
Jean-Luc Mélenchon Photo Boris Allin. Hans Lucas

Dans son dernier billet de blog, Jean-Luc Mélenchon accuse «Libération» de l’avoir qualifié, dès 1986 et sa première élection, de «dernier dinosaure marxiste». Sauf que c’est lui-même qui se qualifie de la sorte.

  • La confusion préhistorique de Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon l’a dit, en février dernier : «Nous n’avons pas d’autre adversaire concret que le « parti médiatique ».» Aussi, lorsque son mouvement La France insoumise est en proie à de grosses tensions internes et que la presse, toute dingo qu’elle est, s’en fait l’écho, le député des Bouches-du-Rhône voit rouge. Et s’en prend logiquement aux médias. Hier, dans une nouvelle note de blog, Jean-Luc Mélenchon bourrine sans retenue contre ce qu’il présente comme «un bashing permanent depuis des mois où pas une semaine, pas un jour ne passent sans un article, un son ou une image qui cherche à dénigrer» LFI.

Il estime, comme on le lit dans la capture d’écran ci-dessous, qu’il subit un tel bashing depuis 1986 et son premier jour d’élu : «Cela me vaut un dédain confirmé des classes prétentieuses. Je vis avec depuis trente ans au moins lorsque élu pour la première fois, je fus qualifié le lendemain dans Libération de « dernier dinosaure marxiste ». J’avais trente-cinq ans.»

 dans Attentats

«Le plus jeune des diplodocus»

Effectivement, le 30 septembre 1986, Libération avait bien consacré un article à «Jean-Luc Mélenchon (sic)», élu deux jours plus tôt au Sénat dont il devenait le benjamin. Il est bien question de dinosaures dans cet article. Sauf que cette métaphore n’est pas faite par notre quotidien mais par… Jean-Luc Mélenchon lui-même. Qui déclare donc : «Je suis le dernier diplodocus du Parti socialiste.» Le leader de La France insoumise accuse donc Libé de l’avoir dénigré dès son premier jour de mandat alors que c’est lui-même qui s’est comparé à un dinosaure. C’est aussi Jean-Luc Mélenchon qui se définissait, tout seul comme un grand, comme «marxiste».

 dans Calomnie

Le journaliste faisait les sous-titres : il s’agissait pour le nouvel élu «d’affirmer qu’il a pour lui la durée, thème cher aux mitterrandistes». «Mais s’il revendique 140 millions d’années, il sera quand même le plus jeune sénateur de France, avec tout juste 35 ans», écrivait Guy Benhamou. Une jeunesse remise en avant à la toute fin de l’article, lorsque Jean-Luc Mélenchon faisait preuve de son côté provoc’. «Un vrai diplodocus, il l’avait bien dit. Mais le plus jeune des diplodocus», concluait le journaliste.

(Extrait de Chez Pol, notre newsletter politique quotidienne réservée aux abonnés)

Sylvain Chazot

 

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