Saint-Etienne-du-Rouvray : jeu de pistes

 

 

Etant ingénieur d’études en informatique, conceptrice de systèmes d’information parmi les plus complexes, je ne suis certainement pas plus stupide qu’un journaliste, d’autant que durant toute ma scolarité brestoise, j’ai toujours été unanimement reconnue comme excellente en tous domaines, y compris les sports à ma portée.

Jeu de pistes, donc.

Rouvray, 1981 : découverte d’un corps décomposé, le gendarme Christian Jambert est chargé de l’enquête; c’est le début de la tristement célèbre affaire Emile Louis, liée à celle des torturées d’Appoigny.

Saint-Etienne-du-Rouvray, 2016 : assassinat dans son église du père Jacques Hamel.

De Rouvray à Saint-Etienne-du-Rouvray, il n’y a qu’un nom ou un prénom, Etienne, celui d’un saint.

Lequel ? Lesquels ?

Etienne Morel a pris la suite du Toulousain Christian Barthes à la tête de l’hôpital psychiatrique de Bohars, du CHU de Brest.

Il vénère un proxénète auxerrois ayant exploité des prostituées à Paris et dirigé très tôt ses activités vers Rouen.

Josette Brenterch, Julie Le Goïc et Sylvie Depierre-Zabel sont à son service.

Leurs bons amis rémois financés par mon Chinois de Thaïlande ont fait Charlie Hebdo.

Chérif Kouachi aurait pu être poursuivi pour détention d’images pédopornographiques dès 2010.

Les frères Abdeslam fréquentaient des prostituées.

Trois semaines avant de passer à l’acte, Mohamed Merah avait effectué un dernier voyage en Belgique.

Le 3 mars 2011, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait publié un texte de Laurent Morillon de Montluçon sur un western des frères Coen, « True Grit », dédié à leur amie commune Emmanuelle Thomas, devenue toulousaine depuis quelques mois, pour ses scènes d’une violence inouïe, semblables à celle ouïe par les riverains d’une petite impasse caillouteuse de Bouloc le 14 février 2011 avant la levée du jour.

Chacun complètera comme il l’entend.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20160810.AFP4143/assassinat-du-pere-jacques-hamel-un-homme-en-garde-a-vue.html

Prêtre assassiné: un homme en contact avec les tueurs en garde à vue

 

Prêtre assassiné: un homme en contact avec les tueurs en garde à vue
La maison à Pechbonnieu, à proximité de Toulouse, où a été arrêté un jeune jihadiste de 21 ans, le 10 août 2016 ((c) Afp)

 

Publié le 10 août 2016 à 11h17

 

Pechbonnieu (France) (AFP) – L’enquête sur l’assassinat du prêtre égorgé fin juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray se poursuit dans le cercle relationnel des tueurs: un homme de 21 ans en contact avec les deux jihadistes a été interpellé lundi près de Toulouse et sa garde à vue a été prolongée mercredi.

Né le 17 août 1994, l’homme, interpellé à Pechbonnieu, une petite ville tranquille et résidentielle à une quinzaine de kilomètres au nord de Toulouse, est actuellement entendu dans les locaux de la SDAT (sous-direction antiterroriste) à Toulouse, selon des sources judiciaire et policière.

Sa garde à vue débutée lundi après-midi a été prolongée de 48 heures mercredi. Elle peut durer quatre jours, comme le prévoit la loi dans les affaires de terrorisme.

Selon une source policière, le jeune homme a eu des contacts téléphoniques avec les deux assaillants. Les enquêteurs, pour qui il n’était pas présent sur place le jour de l’attaque, cherchent à savoir s’il s’est rendu à Saint-Etienne-du Rouvray dans les jours précédents.

L’individu vit à Pechbonnieu avec sa mère et ses deux jeunes soeurs dans une grande maison blanche aux volets bleus, entourée d’un jardin en friches, selon les voisins de ce quartier encore en construction.

La famille y vivait plus ou moins cloîtrée: « Personne ne les connaissait », témoigne la voisine d’en face. « On ne les voyait pratiquement jamais », renchérit une autre femme, qui n’a « aperçu le garçon que deux ou trois fois ».

Les habitants du lotissement s’étonnaient que les volets fussent toujours fermés, confirme un jeune homme, qui a assisté à la descente lundi après-midi d’une dizaine de policiers cagoulés et de 7 à 8 autres le visage à découvert.

« J’ai regardé depuis une fenêtre, ils fouillaient toute la maison », a-t-il dit à l’AFP, « puis ils sont sortis avec un jeune cagoulé. Au début j’ai cru à une affaire de drogue puis j’ai vu que c’était du terrorisme« . « Les CRS m’ont intimé l’ordre de rentrer chez moi », a ajouté un autre voisin.

Depuis le début des investigations sur cet attentat inédit en France, les enquêteurs s’intéressent à l’environnement relationnel des deux tueurs du père Jacques Hamel, dont l’assassinat dans une église près de Rouen a été revendiqué par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI).

Le 26 juillet, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, tous deux âgés de 19 ans, avaient pris en otage cinq personnes et tué le prêtre en pleine messe dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, avant d’être abattus par la police.

- Messagerie Telegram -

Les deux hommes, qui vivaient à 700 kilomètres de distance, avaient fait connaissance quelques jours avant leur passage à l’acte via la messagerie cryptée Telegram, l’un des moyens de communication préférés des jihadistes, en raison notamment de sa politique de confidentialité. Les enquêteurs étudient toujours le déchiffrement des messages envoyés par les tueurs.

Comme Petitjean, Kermiche était un habitué de Telegram. Il y avait décrit par avance le mode opératoire de l’attaque du 26 juillet, mentionnant « un couteau » ainsi qu’ »une église », et Petitjean y avait posté courant juillet une vidéo où il prêtait allégeance à l’EI et faisait état d’un projet d’action violente contre la France.

Dans cette affaire, un cousin d’Abdel Malik Petitjean, Farid K., a été mis en examen et écroué le 31 juillet. Né à Nancy, cet homme de 30 ans « avait parfaitement connaissance, si ce n’est du lieu et du jour précis, de l’imminence d’un projet d’action violente de son cousin », selon le parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire, confiée à des juges antiterroristes.

Plusieurs autres personnes, dont les noms sont apparus dans d’autres enquêtes, intéressent aussi à divers degrés les enquêteurs ou ont été mises en examen.

Magnanville (13 juin, deux morts), Nice (14 juillet, 85 morts) puis Saint-Etienne-du-Rouvray (26 juillet, un mort): en proie à une menace terroriste sans précédent, la France a subi en un mois et demi trois attaques jihadistes revendiquées par le groupe Etat islamique, plus de six mois après les attentats de Paris et Saint-Denis en novembre (130 morts).

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/10/2398891-attentat-saint-etienne-rouvray-homme-interpelle-toulouse.html

Publié le 10/08/2016 à 10:17

Le suspect interpellé près de Toulouse reconnaît s’être rendu à Saint-Etienne-du-Rouvray

 

Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray

La maison de Pechbonnieu où la famille de Yassine S. vit depuis un an./ DDM C.L
La maison de Pechbonnieu où la famille de Yassine S. vit depuis un an./ DDM C.L

Saint-Etienne-du-Rouvray : jeu de pistes dans AC ! Brest image-zoom

De source officielle et confirmée à la rédaction de La Dépêche du Midi, un jeune homme né le 17 août 1994 a été interpellé ce lundi 8 août à Pechbonnieu, dans la banlieue nord de Toulouse, et placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray. Il a été arrêté devant chez lui lundi en début d’après-midi par les policiers de la SDAT, appuyés par les policiers de la BRI du SRPJ de Toulouse. Ce mercredi après-midi, sa garde-à-vue a été prolongée de 24 heures, a-t-on appris de source policière. Selon nos informations, le suspect a reconnu s’être rendu en Normandie pour 24 heures où il a rencontré au moins un des deux terroristes avant l’attaque de l’église. A l’issue de sa garde-à-vue, il devrait être transféré dans les locaux de la sous-direction anti-terroriste (SDAT) à Levallois-Perret.

Jusque-là inconnu des services de police et de renseignement, le jeune homme qui aurait brutalement basculé dans l’islamisme radical est interrogé depuis lundi après-midi par les policiers de la sous direction anti-terroriste de la police judiciaire à Toulouse.

Ce garçon, âgé de 21 ans, est soupçonné de s’être rendu à Saint-Étienne-du-Rouvray la veille de l’attentat commis le 26 juillet. Il aurait pu procéder aux repérages qui ont précédé la prise d’otage et l’assassinat du père Jacques Hamel.Les enquêteurs n’excluent pas toutefois qu’il aurait pu avoir l’intention de participer à l’attentat avant de finalement renoncer.

C’est l’analyse technique des téléphones utilisés par les deux preneurs d’otage, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à cet individu : le jeune homme aurait en effet été en contact avec les deux assaillants, via l’application de messages cryptés Telegram notamment.

Ce mercredi, le jeune homme est toujours entendu à Toulouse par la Sous-Direction anti-terroriste. Dans le cadre des enquêtes liées au terrorisme, la garde à vue peut être prolongée jusqu’à 96 heures. Si les soupçons se confirment, ce garçon pourrait être transféré dans les locaux de la SDAT à Levallois-Perret mercredi soir ou jeudi.

Selon nos informations, le suspect interpellé appartient à une famille qui s’est installée à Pechbonnieu voilà seulement quelques mois, dans une maison achetée par une femme seule et mère de trois enfants, dans le cadre d’un parcours sécurisé d’accession à la propriété. On ignore pour l’instant où résidait cette famille avant son arrivée dans la banlieue toulousaine.

Il ne s’agit pas de la première arrestation à laquelle ont procédé les services anti-terroristes dans le cadre de cette affaire. Le 31 juillet, un cousin d’Abdel Malik Petitjean, Farid K., a été mis en examen et écroué. Né à Nancy, cet homme âgé de 30 ans « avait parfaitement connaissance, si ce n’est du lieu et du jour précis, de l’imminence d’un projet d’action violente de son cousin », selon le parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire, confiée à des juges antiterroristes.   Plusieurs autres personnes, dont les noms sont apparus dans d’autres enquêtes, intéressent aussi à divers degrés les enquêteurs ou ont été mises en examen.

Le mardi 26 juillet dernier, une prise d’otages avait eu lieu en pleine messe dans une église de cette commune de Normandie, où un prêtre, le père Jacques Hamel, avait été égorgé par les preneurs d’otages. Cet attentat avait été revendiqué par Daesh.

JEAN COHADON AVEC CLAIRE RAYNAUD

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/10/2398929-suspect-interpelle-la-famille-vivait-cloitree-chez-elle.html

Publié le 10/08/2016 à 15:16, Mis à jour le 10/08/2016 à 15:23

Suspect interpellé : «la famille vivait cloîtrée chez elle»

 

Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray

Légende photo : Le suspect interpellé vivait reclus avec sa famille dans cette maison, à Pechbonnieu. / DDM Claire Raynaud - DDM Claire Raynaud
Légende photo : Le suspect interpellé vivait reclus avec sa famille dans cette maison, à Pechbonnieu. / DDM Claire Raynaud DDM Claire Raynaud

image-zoom dans Action Directe

Que sait-on sur Yassine S., interpellé lundi 8 août en début d’après-midi à Pechbonnieu et suspecté d’avoir été en contact avec les deux assaillants de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray ?

Agé de 21 ans, ce jeune homme est décrit par ses voisins comme un personnage plutôt « sauvage », comme les autres membres de sa famille. « Il s’est installé à Pechbonnieu avec sa famille il y a un an pile, avec sa mère et ses deux soeurs », témoigne l’un d’entre-eux.

« Cette famille vivait complètement cloîtrée chez elle. Les volets étaient fermés en permanence, le jardin qui n’est pas entretenu, est vite devenu une forêt vierge. Lors de la fête de quartier, c’est la seule famille qui n’a pas répondu présente. Tous les habitants du quartier étaient là, sauf eux », ajoute un autre. « Cette famille limitait au maximum les contacts avec le voisinage et ne recevait quasiment jamais de visite », raconte une maman du quartier.

« Il ne disait jamais bonjour »

D’après les riverains, la mère est divorcée et le jeune suspect est le fils aîné de la fratrie. Ses petites sœurs (l’une est une jeune adulte, l’autre une lycéenne scolarisée à Toulouse) sont décrites comme « polies » par le voisinage. La mère, elle, est en revanche loin de faire l’unanimité. « Elle a engueulé plusieurs fois les enfants qui jouaient dans la rue », se souvient une voisine. « Elle a fait pleurer ma fille parce que notre chat aurait fait ses besoins dans leur jardin, alors qu’il ressemble à un terrain vague et qu’il n’a jamais été tondu en an », se plaint une autre.

Quant au suspect actuellement en garde à vue à Toulouse, « il ne disait jamais bonjour, ne saluait personne et avait en permanence des écouteurs sur les oreilles », souligne un autre voisin.

Les voisins, en tout cas, sont unanimes pour dire que le jeune Yassine, d’origine maghrébine, ne présentait aucun signe extérieur de radicalisation. « Comme tous les membres de sa famille, il était vêtu à l’européenne, conclut un riverain. Sa maman et ses soeurs ne portent pas de voile et elles étaient plutôt, elles, aussi habillées à la mode. »

Claire Raynaud et Anne Aguer

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/faits-divers/20130529.OBS1025/le-dernier-voyage-de-mohamed-merah-en-belgique.html

Le dernier voyage de Mohamed Merah en Belgique

 

Le dernier voyage de Mohamed Merah en Belgique

Des documents et des photos, comme celle-ci, dévoilées par France 3 Midi-Pyrénées, montrent que Mohamed Merah était dans le viseur des renseignements français depuis 2006. (France 3 Midi-Pyrénées)

 

Trois semaines avant de passer à l’acte, le tueur de Toulouse et Montauban aurait rendu visite à Abou Jaber, éminence grise d’une cellule djihadiste bruxelloise.

 

 

Mohamed Merah pourrait avoir été chercher du soutien en Belgique. Selon des informations révélées par « Le Parisien » (article payant), trois semaines avant de passer à l’acte, l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban aurait passé une journée avec Abdelkader el-Farssaoui, alias Abou Jaber, un Marocain vivant en Belgique et interrogé par la justice belge dans le cadre d’une enquête sur une cellule djihadiste de Bruxelles.

Décrit comme l’éminence grise du groupe, Abou Jaber est un proche de Mohamed Achamlane, dit Abou Hamza, le leader du groupe terroriste niçois Forsane Alizza, démantelé peu après les tueries de Mohamed Merah. C’est par l’intermédiaire de ce dernier que le tueur de Toulouse et Montauban lui a rendu visite, selon les déclarations d’el-Farssaoui à la justice belge.

Des liens étroits entre Merah et la Belgique

Mais pourquoi Merah a-t-il fait cet étrange déplacement ? Non pas pour parler de son projet meurtrier mais pour échanger sur sa vision curieuse de l’islam, selon Abou Jaber. « Il m’a notamment dit que la première femme qu’il aurait serait une femme du paradis », assure-t-il. Merah évoque néanmoins brièvement ses voyages en Afghanistan et au Pakistan. Ce nouvel élément est d’autant plus troublant que ce n’est pas la première fois que la Belgique apparaît dans le dossier, relève « Le Parisien ».

Pas moins de 22 numéros belges ont été relevés sur les factures téléphoniques de Merah, dont l’un correspond à une prostituée bruxelloise, ex-épouse d’un caïd local. En 2006, Merah se serait également rendu dans le plat pays avec Sabri Essid, un ami toulousain condamné en 2009 pour son appartenance à une filière jihadiste irakienne. Enfin, Moez Garsallaoui, un cadre d’Al-Qaïda soupçonné d’avoir formé Merah au Pakistan, a longtemps vécu à Bruxelles, dans les années 2000 avant d’être abattu à l’automne dernier près de la frontière afghano-pakistanaise.

L'Obs

L’Obs

Journaliste

 

http://www.radicalparty.org/fr/content/le-vrai-roman-noir-des-disparues-de-l%E2%80%99yonne

LE VRAI ROMAN NOIR DES DISPARUES DE L’YONNE

Elsa Vigoureux
Le Nouvel Observateur

Depuis l’arrestation d’Emile Louis, Auxerre ose se souvenir

Il y a les faits. Il y a aussi ce silence: cette chape de plomb qui s’abat sur une petite ville, cette omerta qui lie des notables et sur laquelle butent les bonnes volontés. On les a appelées “les disparues de l’Yonne”: violées, torturées, assassinées… “Disparues”, parce que ceux qui avaient pour devoir de les chercher n’ont pas voulu voir, entendre. Elsa Vigoureux a remonté la piste des victimes et des bourreaux. Au fil des témoignages et des procès-verbaux surgissent d’étranges coïncidences. Un voyage dans un coin de France qui a basculé dans l’horreur

Elle parle aussi vite qu’elle courrait pour s’enfuir. Huguette s’excuse, mais ce Dunand l’a tuée “de la tête aux pieds”. En plus de ça, elle a cette trouille qui lui serre le ventre: “Faire attention à la peau de mes deux gosses.” Elle a bien écrit au juge d’application des peines, le suppliant d’interdire à Claude Dunand de mettre les pieds dans le département où elle habite. Parce qu’il est “libre comme l’air maintenant, hein”. Condamné en 1991 pour tortures et actes de barbarie à la prison à perpétuité, Claude Dunand a été remis en liberté en juin 2001. Et le juge n’a pas répondu à Huguette. “Même pas une lettre. Pourquoi?” C’est la panique, elle hache son discours, le ponctue de “y a trop de protections dans cette affaire… Ils sont tous véreux à Auxerre”. Son histoire, c’est une pièce du puzzle dans l’affaire des disparues de l’Yonne. Huguette en est convaincue. Ces sept filles qui ont disparu à la fin des années 70 étaient comme elle des enfants de l’Assist -ance publique. Et Huguette a même connu l’une d’entre elles au foyer de Montmercy. L’un de ces établissements par où passait Emile Louis dans son car de ramassage scolaire des Rapides de Bourgogne. “Des hasards, il y en a trop…” Huguette patauge dans le souvenir qui n’en finit plus de déborder de sa mémoire ouverte. Elle raconte, elle raconte. “Parler, c’est se battre, non?”
Huguette avait quitté les foyers de la Ddass tout en restant sous sa tutelle, lorsqu’en 1983 elle a trouvé du “travail”. Une petite annonce. Un coup de fil. Une rencontre. Et c’est chez Claude et Monique Dunand, allée des Violettes à Appoigny, que la jeune femme atterrit en octobre 1983. Un homme lui enchaîne les pieds et les mains pendant qu’un autre lui jette une couverture sur la tête. Et les deux l’attachent à un tuyau. Avant de la fouetter. Le lendemain, Claude Dunand la viole. Et la laisse plusieurs jours, nue, sans eau ni nourriture. Son premier tortionnaire, un Allemand, qui se fait appeler Helmut. Il la flagelle, lui introduit des aiguilles dans les seins et dans les fesses, qu’on ne lui ôtera que le lendemain. Un autre prend plaisir à la regarder boire son urine. En tout, une trentaine d’hommes la torturent. “Des gens haut placés, venant de Paris, de Lyon…”, se souvient Huguette. C’est 500 francs la pose d’écarteur dans le vagin. Et l’argent est directement reversé à l’Organisation. Dunand lui perfore les lèvres vulvaires avec des épingles à nourrice qu’il attache à ses cuisses. Lui introduit des objets dans l’anus jusqu’à le lui déchirer. Lui brûle les seins avec un tournevis rougi, dessine sur l’un d’eux une croix gammée. Et lui envoie des décharges de courant électrique dans la poitrine. Les plaies s’infectent. Claude Dunand fait venir un ami médecin. Qui soigne des plaies, juste ça. Et repart avec sa malette, comme il est arrivé. “C’est normal, ça?” Huguette n’a pas vu le visage de cet homme-là, elle avait une cagoule sur la tête.
Mais Dunand n’en avait pas assez. Trois mois plus tard, il lui fallait une autre fille. Ce sera Mickaëlla, pupille de la nation. Ces filles-là, c’est mieux que les autres. Plus pratique, puisqu’elles n’ont pas de famille. Et la Ddass a bien trop à faire, elle ne les suit pas à la trace. Ancienne élève de l’Apajh (Association pour Adultes et Jeunes Handicapés), Mickaëlla a fréquenté l’Institut médico-éducatif Grattery, que dirige le réputé “intouchable” Pierre Charrier. Que quatre des sept jeunes filles disparues ont aussi fréquenté à la fin des années 70. Le 17 janvier 1984, la jeune femme est enchaînée aux quatre madriers formant une croix de Saint-André dans le sous-sol du pavillon d’Appoigny. Dans une cellule, au fond d’une pièce où les fenêtres sont obstruées par des journaux et de la laine de verre, juste meublée d’un sommier en fer et de deux tables. Sur l’une d’elles, un carton rempli de phallus artificiels en bois et en caoutchouc, de pinces à linge, d’aiguilles à tricoter, de bougies, de deux tubes de vaseline et d’une pince-crocodile. Mickaëlla, soumise comme Huguette à l’Organisation. Une mystérieuse formation, par le biais de laquelle plusieurs filles avaient été vendues aux enchères comme esclaves, alors que d’autres étaient mortes. C’est ce que racontait Dunand.
Quelques jours plus tard, Huguette parvient à s’enfuir. C’était un vendredi. Son médecin traitant a averti le procureur de la République, René Meyer. “J’ai tout raconté aux flics, le soir même. Je leur disais qu’il y avait Mickaëlla, qu’il fallait la libérer vite. Ils ne me croyaient pas.” Ce qui aurait donc laissé à Dunand le temps de passer quelques coups de fil à l’Organisation pour prévenir qu’Huguette avait fui. Et la police locale n’a débarqué que le lundi dans le pavillon d’Appoigny. Elle a interpellé Claude et Monique Dunand, libéré Mickaëlla, saisi tout le matériel. Et des carnets d’adresses, “dont l’exploitation ne permettait pas de retrouver d’autres tortionnaires”, selon les enquêteurs du SRPJ de Versailles, qui ont repris l’enquête. Ils n’identifieront donc que trois clients: Georges Ethievant, Paul Lefort et Joseph Quiock. Les deux premiers seront mis en examen. Paul Lefort, qui avait reconnu les faits, sera retrouvé mort en avril 1984. Ce qui lui a tout juste laissé le temps de parler aux enquêteurs d’une “fille”, dont le tortionnaire d’Appoigny assurait s’être débarrassé. Georges Ethievant, qui avait connu Dunand au Club des Genêts d’Or à Paris, mourra en 1990, peu avant sa comparution en cour d’assises. Lors de l’instruction, il a nié avoir conseillé à Dunand de faire disparaître l’essentiel des carnets d’adresses. Quant à Quiock, il s’était déclaré étranger à tous ces faits, et avait même fourni de solides alibis: attestations de ses proches signifiant qu’il n’avait pu se trouver dans l’Yonne les jours où il était à Paris avec eux. Forcément. Cet ingénieur au centre de formation de la Marine nationale est donc toujours vivant. Monique, la femme de Claude Dunand, elle, a fait une chute mortelle dans ses escaliers.
A l’époque, l’affaire d’Appoigny intéresse beaucoup un homme à Auxerre. C’est le gendarme Jambert, un enfant de la Ddass lui aussi. Qui s’acharne alors à comprendre comment sept jeunes filles ont pu se volatiliser entre 1977 et 1979. C’est en 1981, quand il retrouve à Rouvray le cadavre d’une jeune femme, pupille de la nation, que commence son enquête. La dernière personne qui avait vu la victime, c’était un certain Emile Louis. Et Jambert s’aperçoit bien vite que ce chauffeur de car connaît chacune des sept disparues. L’affaire d’Appoigny, “il aurait aimé bossé dessus, raconte aujourd’hui son fils. Pour lui, tout ça avait quelque chose à voir avec l’affaire de ces sept filles mystérieusement disparues. Mais personne ne l’écoutait à l’époque. Ni au tribunal ni à la gendarmerie”. Rendue en 1984, l’enquête préliminaire du gendarme restera d’ailleurs introuvable pendant les douze années suivantes.
Pour Jambert, cela ne faisait pas de doute: Claude Dunand et Emile Louis avaient des amis communs. Tous deux ont vécu dans le même village, à Migennes. Puis travaillé au même endroit, à la gare routière d’Auxerre. Et des enquêteurs de l’époque affirment aujourd’hui que “les clients de Dunand sont les mêmes que ceux qui manipulent la justice auxerroise”. Derrière Emile Louis et Claude Dunand, des notables, des gens bien installés au cœur des institutions, qui tiennent à leur place et qui participent, au moins par leur silence, à l’impunité. Emile Louis l’a lui-même répété à plusieurs reprises au cours de ses auditions: “On veut me faire porter le chapeau, mais à Auxerre, il se passe de drôles de choses…” De la Ddass à l’Apajh, en passant par le tribunal de grande instance ou la gendarmerie d’Auxerre, personne ne s’est inquiété du sort qu’ont pu subir les disparues d’Auxerre. On a simplement apposé la mention “fugue” au bas de leurs dossiers. Aux personnels des établissements qui s’interrogeaient, on répondait que les fuites étaient signalées aux autorités. Faux. “Il ne fallait pas qu’on s’en mêle, raconte une éducatrice. C’était quasiment devenu interdit de parler de ces filles.”
Et c’est justement un membre du comité de gestion au CAT (Centre d’Aide par le Travail) de Mézilles, Georges Fritsch, ami d’un des fondateurs de l’Apajh, Georges Decuyper, qui s’improvise visiteur de prison en 1989. Cet ancien curé crée la Fraternité Notre-Dame, une association de réinsertion pour détenus, qui s’occupe aussitôt de Claude Dunand. Georges Fritsch écrit au garde des Sceaux, Pierre Arpaillange, en décembre de la même année: “Je profite de mes vieilles et excellentes relations avec Jean-Pierre Soisson, pour vous atteindre directement, de façon certaine.” Et demander la libération de Dunand ainsi qu’une subvention de 200000 à 220000 francs pour les besoins de l’association. Alors ministre du Travail, Jean-Pierre Soisson intervient même auprès d’Arpaillange et informe Georges Fritsch en juin: “Je note avec plaisir que votre dossier est en cours de constitution et j’espère vivement que vous obtiendrez l’aide financière souhaitée.” Fritsch a l’argent, Dunand retrouve sa liberté jusqu’à son procès. Puis l’ancien curé disparaît de l’Yonne. On retrouve quelques documents dans son local paroissial, dont des invitations à des “soirées Q”. En 1991, le tortionnaire Dunand est jugé et condamné à la prison à perpétuité. Et depuis juin 2001, il est à nouveau libre.
1992, un an à peine après l’affaire d’Appoigny: Pierre Charrier est condamné à six ans de prison ferme pour viol à répétition pendant un an sur une jeune fille déficiente mentale, élève d’un centre de l’Apajh que dirige sa femme, Nicole. Pierre Monnoir est alors adhérent de l’Apajh. Il avait un frère handicapé à l’époque. Et toutes ces histoires lui chauffent les oreilles: Appoigny, la rumeur de ces disparitions, et maintenant ces viols. Il s’en pose, des questions. “Que fait tout ce petit monde intouchable? Ça se passe sous leurs yeux et ils ne disent rien? Les filles disparues, ce ne sont pas des mobylettes. Il s’agit d’êtres humains!” Il demande des comptes. A Alain Drouhin, président de l’Apajh et ancien chef de cabinet du maire Jean-Pierre Soisson. A Nicole Charrier, alors conseillère municipale sur la liste de Soisson. Amie d’Emile Louis, aussi. Toujours prête à lui rendre service: lorsque le chauffeur de car est jugé en 1983 pour attentats à la pudeur sur les gamins de la Ddass confiés à sa femme, Nicole Charrier se porte spontanément témoin de moralité pour lui.
On le prévient, Monnoir: ses insinuations pourraient bien se traduire en diffamations devant la justice. Alors, qu’il passe l’éponge sur tous ces doutes, et on n’en parle plus. Mais l’homme n’est pas du genre à se taire. Plutôt de ceux qui revendiquent le droit de comprendre. Un parent de handicapé, juste ça. Il crée alors l’ADHY (Association de Défense des Handicapés de l’Yonne). Et le voilà, ramant à contre-courant, qui se heurte à “un système puissamment verrouillé, un silence en béton armé”. A la Ddass, au tribunal, dans les cabinets d’avocats, on lui claque les portes au nez. Partout, on lui dit qu’il est “parano”. A la plainte déposée en 1996, la justice répond par une ordonnance de non-information. Il reçoit des coups de fil anonymes, des menaces de mort. Pierre Monnoir “découvre l’omerta auxerroise”. On le traite de “fou”. Il n’y a pas d’affaire dans la région: pas de corps, pas de crime. C’est tout. Et la presse locale enfonce le clou: “On peut simplement affirmer que des filles ont disparu et n’ont pas été retrouvées. Rien d’autre.”
Il faut attendre juillet 1997 pour que la cour d’appel de Paris ordonne l’ouverture d’une information judiciaire pour “enlèvements et séquestrations arbitraires”. Une reconnaissance, si posthume soit-elle, pour ces sept jeunes filles disparues dans le pire des mépris. Comme un hommage aussi pour le travail de Jambert. Il s’est tiré une balle dans la tête un dimanche d’août 1997. Mais finalement, il avait raison: toutes les pistes mènent au même homme. Emile Louis est arrêté en décembre 2000. Et le champ des recherches s’élargit enfin à celui des responsabilités. A la nomenklatura locale de ramer; cette fois, le courant s’inverse. Et le journal “l’Yonne républicaine” plonge: “La presse parisienne est insatiable. […] Il lui faut du scandale, du vrai, politico-judiciaire de préférence. […] Des politiques pourraient être mouillés. Bonjour l’imagination! L’appareil judiciaire et les institutions sont déjà condamnés avant d’avoir été entendus. Il ne reste qu’à épingler Soisson, Henri Nallet ou Guy Roux. L’affaire des disparues aura alors vraiment de l’allure.”
De rapports en enquêtes, les institutions révèlent pourtant leurs manquements. La disparition dans le tribunal de la quasi-totalité des dossiers clos par un non-lieu entre 1958 et 1982 n’est pas une invention. De quoi “semer le doute sur la manière dont le parquet a traité les affaires relatives à la disparition de mineurs ou de jeunes filles majeures dans des conditions suspectes”, comme en convient le procureur de la République d’Auxerre, Marie-Suzanne Le Quéau. Les avocats de la ville estiment qu’une “telle situation est inimaginable”. Comme s’ils refusaient d’y croire. D’ailleurs ils préfèrent ne pas en parler, “personne n’a le temps de s’arrêter là-dessus”. Partout dans la ville, la même attitude. “Parce qu’Auxerre, c’est une ville fermée, si étouffante qu’on se sent oppressé, raconte une ancienne habitante, ex-employée de l’Apajh. Je n’avais qu’une envie, c’était de me tirer de là.” Fuir le souvenir. Le silence est une habitude si confortable, qu’on s’en voudrait de le rompre. Alors “les gens se cachent pour acheter le livre sur l’affaire des disparues (1)”, raconte Pierre Monnoir. Et les questions démangent quelques habitants. Comme cette dame qui a attendu vingt ans avant d’oser demander par courrier au procureur de la République des nouvelles de l’affaire Lucette Evain. Il a fallu l’y pousser. “Je n’ai jamais su de quoi elle était morte, et j’y pensais tout le temps.”
Son corps avait été retrouvé sur un terrain vague en 1970, pas loin du siège des Rapides de Bourgogne, où travaillait déjà Emile Louis. Et alors? C’est une enfant de la Ddass, on boucle l’enquête: elle s’est suicidée. Aujourd’hui, impossible de remettre la main sur la procédure, impossible de retrouver le rapport d’autopsie. En 1979, c’était au tour d’Elisabeth Fontaine. Mystérieusement volatilisée. On retrouve sa voiture sur un parking, au bord de l’Yonne. A la fourrière, direct. Pas d’enquête, rien. Les parents de la jeune fille écrivent au procureur de l’époque. Deux fois, et pas une réponse. Le dossier est refermé, Elisabeth n’allait pas bien, elle a dû vouloir en finir. C’est plus simple comme ça. Même scénario pour Marie-Angèle Domece, encore une jeune fille de la Ddass, disparue le 8 juillet 1988. Affaire classée. Et oubliée. Sylvie Baton, Joanna Parish et Danièle Bernard ont été assassinées en 1989 et 1990. Les circonstances de leurs morts restent non élucidées. Et ce ne sont là que quelques exemples.
Les souvenirs remontent à la surface d’une eau opaque et sale. Une matière visqueuse, qui vous colle à la mémoire. “On ne mange plus, on ne dort plus, on ne pense plus qu’à ça, raconte une ancienne employée de l’hôpital psychiatrique d’Auxerre. Et on s’interroge, on culpabilise: ai-je été le témoin aveugle d’un ignoble manège?” Tous ces médecins qui se retrouvaient si souvent au restaurant le Saint-Fiacre, à Appoigny. A 100 mètres à peine de l’allée des Violettes, où résidaient Claude et Monique Durand. Oui, c’est sûrement le hasard s’il était tenu par un ancien proxénète. Celui-là même sous la protection duquel Monique Dunand s’était prostituée un temps à Auxerre. Un type qui fréquentait aussi le Nicky Bar, où Emile Louis avait ses habitudes. Et où Françoise Lemoine, l’une des sept jeunes filles portées disparues, avait été embauchée comme serveuse. Mais ce ne sont que des coïncidences.
A l’hôpital, c’est le docteur Dumeige qui a dirigé le service jusqu’en 1985. Il est le beau-frère de l’avocat de Nicole Charrier, adjoint au maire sous le dernier mandat de Jean-Pierre Soisson. “Il parlait de sexe toute la journée, confie l’ancienne employée de l’hôpital. Tout ce qui l’intéressait, c’était de savoir si les femmes baisaient bien… Et il y avait bien cette rumeur dans le service: on disait qu’il organisait des soirées coquines pour les notables de la ville, dans une pièce attenante à son domicile de l’hôpital.” Puis Dumeige est mort. Un jour de l’automne 1985, des amis ont frappé à sa porte. Il a mollement accepté d’aller faire un tour de planeur. Mais avant de s’envoler, Dumeige a bu le café avec eux. Et le docteur a eu un accident. Cause du décès: l’homme s’est endormi dans son cockpit. C’est vrai que ça peut arriver à tout le monde de mourir brutalement.
Le docteur Chauveau reprend le service à l’hôpital d’Auxerre. Il est aussi le psychiatre de l’institut médico-éducatif des Brions, à Tonnerre. Ce centre pour enfants handicapés dont on entendait un peu parler parce que des parents avaient déposé une plainte auprès du juge Bourguignon à Auxerre pour séquestration et coups et blessures. Elle n’a d’ailleurs jamais abouti. Mais c’est dans le service fermé du docteur Chauveau qu’un père a retrouvé son enfant autiste, élève des Brions, attaché. La peau du dos, des bras, arrachée. Et c’est des Brions encore que venait Martine B., cette jeune fille que Chauveau avait fait hospitaliser. “Elle n’avait rien à faire là, raconte une infirmière. Elle était autonome et ne souffrait d’aucun trouble psychique.” Ce à quoi Chauveau répondait qu’il la gardait “par humanité, et en attendant qu’elle trouve un placement”. Les semaines ont passé. Jusqu’à ce que Chauveau annonce enfin, en réunion de synthèse, que “la sortie de Martine B. est prête”. Elle s’en va dans une maison de retraite à Vézelay. Yvan l’infirmier l’accompagnerait là-bas, donc? En fait, pas exactement. Parce que Chauveau a organisé les choses à l’avance: “C’est M…, son tuteur, qui la prendra à mi-chemin.” Voilà. Disparue, Martine B.
L’infirmière encore: “C’est vrai qu’il se passait des choses bizarres dans ce service. On voyait des malades entrer au service libre, et finir au service fermé. Notre boulot, normalement, c’est d’instaurer le processus inverse. Et à Auxerre, un long séjour, ce n’était pas trois mois comme ailleurs. Mais trois ans. Il fallait la fermer. Les médecins étaient souverains.” Celui qui remettait en question leur décision, on l’étiquetait “fou”. C’est ainsi que le silence a fait son nid à l’hôpital. Que personne n’a pris la moindre initiative lorsque Chantal C., patiente au service fermé, est partie en permission chez ses parents un week-end et qu’elle n’est jamais revenue. Mais une assistante sociale et des infirmiers “prétendument bien informés” affirmaient que Chantal C. avait rejoint un “réseau de prostitution”.
Chauveau, un type humain, collectionneur d’armes. De femmes, aussi. Des patientes, le plus souvent. Qui se baladait dans les couloirs, le regard caché derrière des lunettes noires. Une fiole de whisky toujours enfouie dans les poches de sa blouse blanche. Il avait un tas d’amis. Comme ce type, condamné dans une affaire de trafic de diamants. Pendant qu’il purgeait sa peine, le psychiatre a pris sa femme en charge. La pauvre était un peu déprimée, atteinte d’un cancer en plus. Un lit à l’hôpital, ça lui permettrait de prendre de la distance, de se reposer un peu. Et puisqu’il est psychiatre, Chauveau peut bien lui prescrire quelques médicaments. Quand les policiers sont venus l’interroger, l’épouse du trafiquant ne pouvait aligner trois mots.
En fait, tous ces souvenirs, c’est à cause de l’histoire d’Anna, une femme d’origine polonaise. Ces détails laissés au hasard du passé qui resurgissent, et s’emboîtent aujourd’hui. Parce que les gendarmes ont convoqué Anna en janvier 2002. Ils ont retrouvé trace de sa plainte pour séquestration dans leurs ordinateurs. Ils voulaient des précisions, parce que son dossier fait partie de ceux qui ont mystérieusement disparu du tribunal. Elle leur a raconté, Anna. Qu’à l’époque elle vivait avec un médecin de Sens, avec qui elle a eu un enfant. Qu’ils avaient pris la décision de se séparer au milieu des années 80. Mais la rupture était difficile, et Anna a été envoyée trois semaines dans le service libre de l’hôpital psychiatrique d’Auxerre. Le docteur Strutzik, un psychiatre d’origine polonaise comme elle, a voulu lui donner un coup de main. Il l’a présentée à l’un de ses collègues qui avait besoin d’une employée de maison pour garder ses enfants. Anna a travaillé chez lui. Jusqu’à ce que Strutzik débarque un soir, accompagné d’un infirmier. Ils l’ont embarquée sous la menace d’une seringue. Placée au service fermé. Matraquée de neuroleptiques, au point de frôler l’accident cardiaque dans la nuit. Un internement irrégulier qu’il a fallu maquiller le lendemain.
Heureusement que tout le monde se connaît bien et qu’on se serre les coudes, à Auxerre. Parce qu’il n’y a qu’un médecin extérieur à l’établissement hospitalier qui soit habilité à produire un certificat d’internement. C’est donc le docteur Dessens, le médecin qui “semait la terreur” dans les centres de l’Apajh où il travaillait, marié à une psychiatre de l’hôpital, qui a eu la gentillesse d’antidater un acte pour régulariser la situation d’Anna. Quelques semaines plus tard, Chauveau a intégré Anna au service libre. Elle allait bien, elle aurait pu sortir. Mais le chef du service préférait la garder. Comme Martine B.: “Par humanité”. Et il a même engagé une procédure de mise sous curatelle. Pour la protéger, bien entendu. Il l’aimait bien, il lui passait toujours la main dans les cheveux. Et en réunion de synthèse il présentait le projet thérapeutique mis en place pour cette patiente: “La meilleure solution, c’est d’envisager un retour en Pologne.” Anna a pris la fuite un jour pendant que Chauveau faisait sa sieste comme à son habitude jusqu’à 16 heures. C’est d’ailleurs sûrement une coïncidence encore si l’employée de l’hôpital qui a aidé Anna a justement retrouvé les vitres de son appartement brisées un soir de cette semaine-là. Avec un plomb au milieu de son salon.
Anna a déposé une plainte auprès du procureur de la République, René Meyer. Classée. Puis une autre, auprès du juge Bourguignon. L’enquête a été menée avec une célérité exemplaire: le docteur Dessens n’a pas été entendu, et Chauveau n’avait pas beaucoup de temps, alors son procès-verbal est un peu court. Le docteur Strutzik a quant à lui avoué les faits. Il a été mis en examen en 1989 pour séquestration arbitraire, coups et blessures par destination, faux et usages de faux en écriture. Une confrontation devait avoir lieu. Le juge Bourguignon l’a reportée. A jamais. C’est qu’il avait sûrement d’autres chats à fouetter: Danielle Bernard est retrouvée morte le 8 juillet de la même année dans son appartement. La tête rouée de coups de tisonnier, le corps lardée de coups de tournevis. Elle était infirmière à l’hôpital psychiatrique, dans un service délocalisé à Appoigny, qui recevait des enfants et adolescents dans l’attente d’un placement. La Ferme, ça s’appelait. Danielle Bernard était à ce repas champêtre auquel s’est joint le docteur Chauveau, la veille de son meurtre. Quand la police est arrivée au domicile de l’infirmière, il y avait déjà foule autour du cadavre. Des journalistes, un magistrat et l’ex-belle-mère de la victime, conseillère municipale sur la liste de Jean-Pierre Soisson. Impossible de prélever le moindre indice. Le procureur de la République de l’époque, Jacques Cazals, a classé le dossier sans suite.
Plus qu’un simple fait divers, le dossier des disparues de l’Yonne est bel et bien l’affaire d’un système. Sept disparues, et vingt ans de puissant silence auquel la justice a lâchement consenti. Une fois Emile Louis interpellé, on ne pouvait plus ignorer la scandaleuse inertie des institutions, vingt années d’indifférence, d’inaction. “L’inefficacité de la justice”, cet “échec patent”, cette “déficience institutionnelle”, Marylise Lebranchu, garde des Sceaux, devait tenter d’y mettre un terme. Agir. Alors, en mars 2001, elle a convoqué la formation disciplinaire du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM). Le linge sale, on le lave d’abord en famille. Publiquement, quand même.
2002, mi-mars. Quatre magistrats en poste à Auxerre de 1979 à 2000 sont convoqués par leurs pairs: deux procureurs, René Meyer et Jacques Cazals; deux substituts, Daniel Stilinovic et Bertrand Daillie. La République ouvre les lourdes et épaisses portes de la première chambre civile de la Cour de Cassation. Quelques petites gens venues de la terre icaunaise en ont le vertige. “C’est beau ici.” Toutes ces dorures, ces sculptures sur les murs. Au plafond, des peintures. Le grand jeu: “Le CSM n’est pas un tribunal, mais une institution disciplinaire.”
Les failles de la justice, on va les voir. On va dire qu’il s’agit d’un scandale judiciaire. Et peut-être même qu’ils auront honte, ces magistrats qui n’ont rien vu ou rien voulu savoir. Voilà ce que les gens attendent sur leurs bancs. Ils vont être déçus. René Meyer n’a pas daigné se déplacer. “Désolé”, il avait un voyage prévu de longue date. Quant aux autres, leurs discours sont prêts. Ficelés. Bertrand Daillie et Jacques Cazals, anciens substitut et procureur d’Auxerre, enfermés dans leur costume, ligotés dans leurs règles de droit, posent leurs mots, comme des briques. Cazals: “En 1993, toute cette histoire n’était qu’une petite affaire de disparitions. Le parquet ne pouvait pas y voir un dossier pénal.” C’est un mur qui se dresse entre les magistrats et le public. Ils n’ont pas de comptes à rendre à l’assistance. Pas un mot pour les victimes. C’est à leurs pairs qu’ils s’adressent. Daillie: “Les personnalités que j’ai rencontrées quand je travaillais au tribunal d’Auxerre ne m’ont jamais fait part de ces disparitions.”
Et puis de toute façon, c’est Pierre Monnoir, président de l’ADHY, qui n’a pas fait son boulot. Parce qu’il ne leur a pas dit, en 1993, qu’il était représentant de cette association. Surtout, Pierre Monnoir a omis l’essentiel: leur livrer le nom d’Emile Louis. Voilà: c’est la faute à cet homme si le dossier n’a pas avancé. Cazals, procureur de la République d’Auxerre de 1992 à 2000, si on ne lui donnait pas “cette clé”, comment aurait-il pu ouvrir les portes? Aux gens de servir la justice, pas l’inverse.
Mettre ainsi en cause des magistrats, ça ne se fait pas. L’ancien plus haut magistrat de France, Pierre Truche, a d’ailleurs fait le déplacement pour le dire. Oui, il est outré par cette audience qui offense la profession. Il lâche même: “Qu’est-ce que c’est que ce pays où on voit un gouvernement poursuivre les magistrats?” A propos de l’affaire, il s’indigne et se permet d’affirmer: “On en fait toute une histoire, mais il n’y a pas d’affaire des disparues d’Auxerre.” Et tente de le démontrer, cite quelques noms de jeunes filles qu’on croyait disparues, et qui ne l’étaient pas. Quitte à écorcher les faits… “On a porté le nom de Katia Chandelier sur la liste des disparues, pour se rendre finalement compte que cette femme est morte en couches.” C’est presque ça, sauf que la jeune femme est toujours vivante. Sur les bancs, une femme dit: “Il se trompe ou c’est nous qui ne comprenons rien?” Pierre Truche tourne le dos à l’assemblée. Comme à Auxerre, ici, on est solidaire. Il désigne ses collègues magistrats: “Ces hommes jetés en pâture… La garde des Sceaux y a-t-elle pensé en convoquant cette audience disciplinaire?” Le monde à l’envers, les représentants de l’action publique victimes de l’affaire des disparues d’Auxerre. Elle en avait la tête qui tournait, l’amie d’une disparue, assise sur le banc, au fond à droite: “C’est de nous qu’il parle? Je ne comprends rien…”
Sanctions de la garde des Sceaux: René Meyer a perdu son titre de magistrat honoraire. Daniel Stilinovic a été mis à la retraite d’office. Jacques Cazals sera déplacé d’office. Et il y en a d’autres, des magistrats, qui devraient s’inquiéter. Marylise Lebranchu a sur son bureau un nouveau rapport de l’Inspection des Services judiciaires. Il pointe de nouvelles défaillances. Alors elle n’est pas malvenue, cette information judiciaire ouverte en mars dernier pour “corruption active et passive, trafic d’influence et recel, destruction, soustraction, recel ou altération d’un document public ou privé de nature à faciliter la découverte d’un crime ou d’un délit, la recherche des preuves ou la condamnation des coupables”. Une instruction dépaysée à Paris, “dans un souci d’impartialité”, a expliqué Marie-Suzanne Le Quéau, procureur de la République d’Auxerre. Ce sont les parents d’Isabelle Laville qui ont déposé la plainte à l’origine de cette information judiciaire. Une jeune fille disparue en décembre 1987. Jamais retrouvée, mais dont le dossier avait été classé sans suite cinq semaines seulement après les faits. La machine judiciaire se met donc en route. Vraiment pas trop tôt.

(1) “Les Disparues d’Auxerre”, par Corinne Herrmann et Philippe Jeanne, Ramsay.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_Al%C3%A8gre

Patrice Alègre

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Patrice Alègre
Image_manquante dans Calomnie
Information
Nom de naissance Patrice Alègre
Naissance 20 juin 1968 (48 ans)
à Toulouse
Condamnation 21 février 2002
Sentence Réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans
Meurtres
Nombre de victimes 5 +
Période 21 février 19894 septembre 1997
Pays Drapeau de la France France
Régions Midi-Pyrénées, Île-de-France
Villes Toulouse, Verdun, Paris
Arrestation 5 septembre 1997

Patrice Alègre (né le 20 juin 1968 à Toulouse), est un tueur en série français arrêté à Châtenay-Malabry le 5 septembre 19971 et condamné le 21 février 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, pour cinq meurtres, une tentative de meurtre et six viols. Il a par la suite obtenu des non-lieu dans quatre dossiers le 3 juillet 2008.

L’affaire Alègre, à proprement parler, débute en mai 2003, après la réouverture de plusieurs dossiers anciens par les gendarmes de la cellule Homicide 31 (cellule chargée, sous la direction de Michel Roussel de 2000 à 2003, d’enquêter sur les éventuelles victimes de Patrice Alègre).

Sommaire

Biographie

Patrice Alègre est né le 20 juin 1968 à Toulouse d’un père Roland Alègre policier (il devient CRS lorsque Patrice a 6 ans), dépeint comme souvent absent et très violent, et d’une mère Michelle, coiffeuse, qui multiplie les aventures dont Patrice est parfois le témoin. Patrice grandit à Saint-Geniès-Bellevue (31). Il n’est pas un enfant désiré, sa mère n’ayant que 17 ans à sa naissance, au contraire de son frère né 7 ans plus tard. Ses parents sont en conflit perpétuel, Patrice déteste son père mais adore et idéalise sa mère, parfois battue. Vivant une scolarité difficile, renvoyé de trois collèges d’enseignement secondaire, Patrice est inscrit dans une filière de mécanique générale et confié à 14 ans à sa grand-mère dans le quartier des Izards de Toulouse. Dans ce quartier il tombe dans la délinquance, le vol, le trafic de drogues, devient un petit caïd et commet sa première agression sexuelle à 16 ans2.

Barman à la cafétéria du commissariat de police puis au buffet de la gare de Toulouse3, il repère ses proies dans le quartier de la gare. Valérie Tariote sa première victime, assassinée le 21 février 1989, est serveuse dans le même café4. Ce « prédateur urbain », expression des psychiatres qui l’ont expertisé5, les séduit, mais si elles ne lui cèdent pas, il les viole, les étrangle et les déshabille, ne leur laissant que leurs chaussettes6.

En janvier 1988, il rencontre Cécile Chambert7, fonctionnaire d’origine bourgeoise. Ils ont une fille Anaïs née le 23 juillet 1989. Pendant 7 ans, ils vivent une relation houleuse qui reproduit les scènes de ménage des parents de Patrice8. Malgré la relative stabilité de sa vie amoureuse, il plonge toujours davantage dans le crime. Le 16 février 1995, après une nouvelle dispute conjugale, Patrice a « tout cassé dans la chambre » et « jeté la petite contre le mur ». Cécile obtient de la police qu’il quitte leur appartement. Il s’installe chez sa maîtresse Sylvie Prouilhac, gérante de la discothèque Planète Rock à Toulouse et s’y fait embaucher comme videur. Mais elle renvoie ce jeune homme à la houppette blonde à cause de nombreuses bagarres qui font fuir la clientèle9.

Le 14 juin 1997, lors d’un méchoui organisé à Foix, il rencontre Mireille Normand, jeune femme de 35 ans qui habite seule dans un chalet à Verdun. Se faisant appeler Franck, il lui propose ses services de bricoleur en échange du gîte et du couvert. Le 19 juin 1997, il la tue. Trois semaines plus tard, le frère de Mireille, Alain, inquiet de ne plus avoir de ses nouvelles, se rend au chalet, découvre dehors un foyer et de la terre meuble récemment retournée. La fouille entreprise par les gendarmes permet de retrouver le corps de Mireille enterré dans le jardin. L’autopsie montre qu’elle a été étranglée et violée. Patrice est identifié sur photo par différents témoins comme l’homme à tout faire du chalet. Dès lors, la traque du tueur en série commence : localisé en Espagne, en Allemagne, puis en Belgique, il revient à Paris où il se fait héberger par Isabelle Chicherie, employée SNCF avec qui il a sympathisé lors de ses vacances en Espagne. Il l’étrangle, la viole et la brûle le 4 septembre 1997. Les gendarmes ayant placé sur écoute ses proches, un de ses amis accepte de collaborer avec les enquêteurs, et indique à Alègre un point de chute à Châtenay-Malabry où il est arrêté le 5 septembre 1997, à 17 h 10. Son arrestation reste relativement inaperçue car la princesse Diana est morte quelques jours plus tôt10.

Chronologie de l’affaire Alègre

  • 5 septembre 1997 : arrestation de Patrice Alègre, soupçonné de meurtres entre le mois de février 1989 et le mois de septembre 199711. Patrice Alègre reconnaît cinq meurtres, une tentative de meurtre et six viols, mais est également mis en examen pour quatre autres meurtres.
  • 21 février 2002 : Patrice Alègre est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans. Les psychiatres Michel Dubec et Daniel Zagury évoquent l’hypothèse de « matricides déplacés » pour expliquer les meurtres de Patrice Alègre qu’ils qualifient de « tueur en série organisé », « psychopathe », « pervers narcissique » ayant subi des « traumatismes désorganisateurs précoces » liés aux « débordements sexuels maternels »12.
  • Mais la cellule Homicide 31 de la gendarmerie créée en juin 2000 pour procéder aux enquêtes, recherche d’autres méfaits imputables à Alègre et ressort divers anciens dossiers sur réquisition du parquet. L’un d’eux, concernant le meurtre à Toulouse en 1992 de la prostituée Line Galbardi, les conduit à entendre deux anciennes prostituées toulousaines disparues le lendemain de ce meurtre, Christèle Bourre alias Patricia et Florence Khelifi alias Fanny.
  • Le 1er avril 2003, le quotidien La Dépêche du Midi lance une campagne de presse, révélant certaines déclarations de ces deux femmes et faisant pression sur la justice pour l’ouverture rapide d’une information judiciaire. Des journaux parisiens suivent et la rumeur enfle, alimentée par deux journalistes locaux.
  • Le 15 avril 2003, le procureur de Toulouse ouvre une information judiciaire contre Patrice Alègre et tous autres des chefs de proxénétisme en bande organisée, viols, viols aggravés, accompagnés d’actes de torture et de barbarie, commis par des personnes abusant de l’autorité que leur confère leur fonction, à la suite des déclarations des ex-prostituées Fanny et Patricia mettant en cause diverses personnalités politiques, judiciaires et policières.
  • Le 12 mai 2003, l’hebdomadaire Marianne présente les résultats de leurs investigations, en particulier de récentes « révélations » faites par une des prostituées. Elle met en cause des policiers toulousains et un gendarme qui « serait au courant de leurs agissements : le système de corruption, mais aussi des « parties fines » organisées en présence d’au moins deux avocats toulousains et autres notables […] dans l’emballement, le nom du maire de Toulouse est même cité ».
  • Le 18 mai 2003, au journal télévisé de 20 h de TF1, l’ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis, président à cette date du Conseil supérieur de l’audiovisuel, donne à l’affaire un retentissement maximum en révélant que son nom est cité dans l’enquête et dénonce une « effarante machination », qui serait selon lui à rattacher « aux milieux liés à l’industrie pornographique ».
  • Le 19 mai 2003, Dominique Baudis charge son avocat des poursuites en diffamation.
  • Le 22 mai 2003, deux prostituées confirment leurs propos devant les juges et un prostitué, sous le pseudonyme de Djamel, affirme qu’il y a eu des « morts ».
  • Le 27 mai 2003, Jean Volff, procureur général de Toulouse, annonce que son nom est également cité dans l’affaire. Il est remplacé le 28 mai 2003.
  • Le même jour, une nouvelle information judiciaire est ouverte contre Djamel, Fanny et Patricia pour dénonciation de crimes et de délits imaginaires, témoignages mensongers et complicité. Djamel est placé en détention provisoire. Dominique Baudis, Jean Volff et Marc Bourragué se constitueront parties civiles dans ce dossier.
  • Le 13 juin 2003, Dominique Baudis met en cause Jean-Michel Baylet, patron de La Dépêche du Midi et dénonce à nouveau une machination.
  • Le 30 juin 2003, jour de son installation à la cour de cassation, Jean Volff proteste dans Le Figaro contre la façon dont il a été traité par Dominique Perben, Ministre de la Justice et par les médias.
  • Le 17 septembre 2003, l’ancienne prostituée Fanny revient sur l’accusation de viol qu’elle avait formulée contre l’ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis.
  • Le 20 septembre 2003, le travesti Djamel, impliqué dans un des aspects de l’affaire est retrouvé mort dans la chambre d’une clinique de Toulouse.
  • Le 11 juillet 2005, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse confirme le non-lieu général dans le volet « viols et proxénétisme en bande organisée » dans lequel Dominique Baudis et d’autres personnalités avaient été mis en cause.
  • Décembre 2005, Florence Khélifi, surnommée Fanny, 32 ans, est mise en examen pour dénonciation calomnieuse envers M. Baudis et Marc Bourragué13.
  • Septembre 2006, Christelle Bourre, alias Patricia, est mise en examen à la mi-septembre pour dénonciation calomnieuse envers Dominique Baudis.
  • En 2006, Émilie Espès, seule victime survivante d’une agression de Patrice Alègre, met fin à ses jours14.
  • Le 27 mars 2008, le parquet annonce que les ex-prostituées Patricia et Fanny seront jugées en correctionnelle pour « dénonciation calomnieuse » envers l’ancien maire de Toulouse Dominique Baudis et le magistrat Jean Volff. Elles sont reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Toulouse le 26 mars 200915.
  • Le 3 juillet 2008, les juges d’instruction du tribunal de grande instance de Toulouse, Serge Lemoine et Fabrice Rives, rendent une ordonnance de non-lieu concernant trois homicides volontaires et un viol avec arme instruits contre Patrice Alègre16.

Autres points de vue

L’affaire Alègre garde des zones d’ombre. Les meurtres ont été déclarés en suicides par la police jusqu’à l’arrestation d’Alègre. Plusieurs témoins affirment que le tueur a été longtemps protégé par des policiers et par le haut magistrat Pierre Roche. L’ex-gendarme Roussel dénombre 191 assassinats non élucidés dans la région. L’organisation Stop à l’oubli réunit des familles de victimes, qui continuent de réclamer la vérité sur l’affaire, évoquant « ces disparitions, ces assassinats camouflés en suicide et ces enquêtes tronquées, déformées, bâclées, etc. »17.

Patrice Alègre a pu être débusqué grâce à la plainte qu’Émilie Espès avait déposée à la suite de son viol le 22 février 1997, alors qu’elle avait 21 ans5. La jeune femme, qui était la seule victime de Patrice Alègre à avoir survécu, s’est depuis suicidée.

Notes et références

  1. « Homicide 31 : Au cœur de l’affaire Alègre, l’ex-directeur d’enquêtes parle » [archive], de Michel Roussel
  2. Agnès Grossmann, L’enfance des criminels, Place Des Editeurs, 2012, p. 24-31
  3. Jean-Pierre Vergès, Les tueurs en série, Hachette Pratique, 2007, p. 87
  4. Jean Cohadon, « Le calvaire des victimes » [archive], sur La Dépêche,‎ 6 février 2002
  5. a et b Marie Huret, « L’homme qui aimait tuer les femmes » [archive], sur L’Express,‎ 7 février 2002
  6. « Il repérait ses proies à la gare de Toulouse » [archive], sur Le Parisien,‎ 7 décembre 2001
  7. Patricia Tourancheau, «Sept ans de malheur» auprès de lui [archive], sur liberation.fr,‎ 12 février 2002
  8. Jean-Pierre Vergès, Les tueurs en série, Hachette Pratique, 2007, p. 127
  9. Agnès Grossmann, L’enfance des criminels, Place Des Éditeurs, 2012, p. 57
  10. Guillaume Erner, La société des victimes, La Découverte, 2006, p. 102
  11. G.-R. Souilles, « Patrice Alègre accusé d’un sixième meurtre » [archive], sur La Dépêche,‎ 27 janvier 2000
  12. Patricia Tourancheau, « Cinq meurtres et toute une vie de violence » [archive], sur liberation.fr,‎ 11 février 2002
  13. Gilles Souillès, l’affaire Alègre, la vérité assassinée, hugodoc éditeur
  14. Émission Faites entrer l’accusé – Patrice Alègre, le sang et la rumeur, France 2, 18/01/2015 à 22h40
  15. Affaire Alègre : Fanny et Patricia condamnées pour dénonciation calomnieuse [archive], TF1
  16. Georges Fenech, Criminels récidivistes : peut-on les laisser sortir ?, Archipel, 2009, p. 54
  17. « Les 37 « oubliés » de l’affaire Alègre » [archive] Article de Aziz Zemouri publié le 10 mars 2006 dans Le Figaro

Voir aussi

Bibliographie

  • Livres parlant de l’affaire (par ordre chronologique)
    • Michel Roussel, Homicide 31 – Au cœur de l’affaire Alègre, Éditions Denoël, 24 janvier 2004, 240 pages, (ISBN 2207255646)
    • Ugo Rankl, Patrice Alègre, l’homme qui tuait les femmes, Éditions Nicolas Philippe, 21 octobre 2004, 388 pages, (ISBN 2748800680)
    • Christian English et Frédéric Thibaud, Affaires non classées, tome II (chapitre : L’affaire Patrice Alègre), First édition, 15 juin 2004, 294 pages, (ISBN 2876919095)
    • Dominique Baudis, Face à la calomnie, XO Éditions, 20 janvier 2005, 318 pages, (ISBN 9782845631892)
    • Pierre Alfort et Stéphane Durand-Souffland, J’ai défendu Patrice Alègre, Éditions du Seuil, 28 janvier 2005, 188 pages, (ISBN 2020635135)
    • Marie-France Etchegoin et Mathieu Aron, Le bûcher de Toulouse, D’Alègre à Baudis : histoire d’une mystification, Éditions Grasset et Fasquelle, 18 mai 2005, 425 pages, (ISBN 2246677610)
    • Gilbert Collard et Édouard Martial, L’étrange Affaire Alègre, Éditions du Rocher, 9 juin 2005, 186 pages, (ISBN 978-2268054919)
    • Jean Volff, Un procureur général dans la tourmente. Les dérives de l’affaire Alègre, L’Harmattan, Paris, 2006, 192 pages, (ISBN 2-296-01067-9)
    • Antoine Perraud, La barbarie journalistique, Flammarion, 30 janvier 2007, 193 pages, (ISBN 978-2082105866)
    • Georges Fenech, Presse-Justice : liaisons dangereuses, L’Archipel, 7 mars 2007, 190 pages, (ISBN 978-2841879304)
    • Gilles Souillés, L’Affaire Alègre, la vérité assassinée, Hugo et compagnie, 22 mai 2007, 276 pages, (ISBN 978-2755601206)
    • Agnès Grossmann, L’enfance des criminels, éd. Hors Collection, 20 septembre 2012, 298 pages, (ISBN 2258098424)
    • Jean Volff, Servir, éd. Jerôme Do-Bentzinger, 12 avril 2013, 496 pages, (ISBN 978-2849603635)
  • Roman inspiré de l’affaire
    • G.M. Bon, Contes cruels, Toulouse, Éditions l’Écailler du Sud, 1er septembre 2004 (Roman noir), 248 pages, (ISBN 978-2914264570)

Articles de presse

Documentaires télévisés

Articles connexes

Liens externes

Laurent Morillon, prof islamo-gauchiste de Montluçon, troll sur Rue89

C’est donc ainsi qu’il se définit :

 

http://riverains.rue89.nouvelobs.com/astro-zombie

ville Montluçon
sexe Homme
date de naissance 23.07.1967

 

Prof en LP, amateur de films de zombies, auvergnat d’adoption, j’aime bien me friter sur Rue89, même si c’était mieux avant.

 

http://rue89.nouvelobs.com/comment/4369818#comment-4369818

Vous avez un message 18/12/2014 à 07h43

« Très intéressante tribune. Merci »

Xavier de La Porte | Rédacteur en chef Rue89

 

  • Astro Zombie

    Astro Zombie
    Lost in the supermarket

    D’après un MP reçu de cette dame, elle est plein de choses à la fois. Donc elle est soit balèze soit mytho. Mais bon, peu importe, elle fait de la lèche.

  • Bardamu

    Bardamu
    difficile

    En restant dans le sujet des orientations idéologiques de telle ou telle profession, ce serait intéressant de s’intéresser aux journalistes. On se souvient des simulations de vote au CFJ pour les dernières présidentielles où AUCUN apprenti journaliste n’avait voté à droite.

    Ca pose quand même un léger problème démocratique quand ceux qui enseignent sont majoritairement à gauche et ceux qui informent aussi !

    Mais, là, bizarrement, personne ne s’en préoccupe.

    • Astro Zombie

      Astro Zombie répond à Bardamu
      Lost in the supermarket

      Moi, en tant qu’islamo-gauchiste, je les enjoins à faire le djihad. M’enfin, vos certitudes concernant les enseignants sont confortables. Bon après, je sais que pour vous, le PS c’est la gauche.

 

Et bien entendu, il n’aime pas les militaires.

Voilà en effet l’objet de la discussion dont les commentaires ci-dessus sont extraits, il s’agit de ce commentaire d’une riveraine, celle qu’il vient traiter de mytho en révélant sans aucune gêne le contenu d’un message privé qu’il dit en avoir reçu, à moins qu’il n’affabule à ce sujet pour la calomnier, comme il l’a toujours fait à mon encontre depuis 2008 :

 

« Très intéressante tribune. Merci.

Pour avoir aujourd’hui quelques amis militaires de carrière, ou ex-militaires, je sais que cette institution est bien plus diverse qu’on ne l’imagine parfois de l’extérieur.

Je pense en particulier à la vision naïve et simpliste de groupuscules hostiles à la démocratie qui, paradoxalement, crient au fascisme généralisé dans la police et l’armée, et s’opposent d’autant plus étrangement à l’existence d’associations et de syndicats en leur sein (A moins d’être assez bête pour vouloir la politique du pire ?).

En réalité, loin d’être en majorité des putschistes fascistes rêvant d’un coup d’état d’extrême-droite (lorsque j’étais ado, on pouvait le craindre, car ill y avait encore pas mal de dictatures militaires entre Chili, Brésil, Grèce, Espagne, Portugal, etc.), les militaires français reflètent assez bien la diversité française ; j’y ai croisé des hommes et des femmes de droite, mais aussi des électeurs de Mélenchon, tous fondamentalement républicains et respectueux de la Nation dans sa diversité.

Une armée de métier (et la gendarmerie, c’est l’armée) peut certes présenter un risque de repli sur soi, et de radicalisation (on l’a senti récemment lors de certaines opérations dites de maintien de l’ordre). Raison de plus pour y faire entrer – dans la mesure des contraintes particulières à leurs missions comme l’explique le Colonel – le souffle de la démocratie, et donc le droit de syndicalisation.

J’ajoute, militante LGBT, que l’armée devrait aussi de décoincer sur la question. Non que la situation y soit pire qu’ailleurs, mais la haute hiérarchie – dont un certain nombre d’éléments proches de la Manif pour tous – nie l’existence d’une homophobie rampante dans certaines unités, attitude d’un autre temps. Il est donc plus que temps, sur ce dossier aussi, comme sur celui du harcèlement sexuelle auquel certaines engagées sont confrontées, que la situation évolue. De nombreux militaires sont cependant déjà ouverts, et si j’ai vu – une fois – des officiers supérieurs refuser de saluer le porte-drapeau d’une association mémorielle LGBT lors d’une cérémonie d’hommage aux déportés, je vois surtout des officiers et sous-officiers nous saluer chaleureusement.

Un syndicat de militaire se doit d’être républicain, et dans ce cadre ouvert à tous. Une telle initiative ne peut donc que faire avancer les droits de tous au sein de l’armée, mais aussi donner aux citoyens la garantie de disposer d’une armée vraiment républicaine. »

 

Jusqu’à hier soir, je n’avais jamais évoqué le cas du « déconnologue » Laurent Morillon dit « lamorille » dans aucun de mes écrits publics, quoiqu’il ait toujours été associé à son ami Cyprien Luraghi dans toutes ses exactions à mon encontre depuis 2008.

C’est une erreur qu’il convient de corriger, car l’un ne va pas sans l’autre.

Commençons donc comme pour ses acolytes NEMROD34, Luraghi et autres par son Curriculum Vitae.

Selon les informations qu’il donne lui-même au public depuis très longtemps, il est né le 23 juillet 1967, ce qui lui fait aujourd’hui 47 ans, et tout juste 41 ans lorsqu’il commence à me harceler sur Internet en 2008.

Il est professeur au lycée professionnel Paul Constans de Montluçon depuis de nombreuses années, il y était déjà en 2008.

Il enseigne dans l’Education Nationale depuis 1995, soit depuis 19 ans.

Auparavant, il a suivi une ou plusieurs formations universitaires à Nantes durant cinq ans, de 1989 à 1994.

Originaire de Charente-Maritime, il a fait ses études secondaires au lycée Maurice Merleau-Ponty de Rochefort de 1982 à 1985, et avait fréquenté le collège Edouard Grimaux de la même ville de 1977 à 1981 :

http://www.trombi.com/Personnes/Rochefort-sur-Mer/Laurent-Morillon-P-577QM-P

Laurent Morillon

 

Nous supposons en effet qu’il s’agit bien toujours du même individu, quoique les dates de ces années de collège soient intrigantes, car elles indiquent que notre « ami » « déconnologue » Laurent Morillon aurait pu entrer en classe de 6ème avec un an d’avance et le perdre avant d’avoir obtenu son baccalauréat, peut-être entre 1981 et 1982, une année où il ne semble plus scolarisé nulle part.

De même, nous ne savons pas ce qu’il a pu faire entre 1985 et 1989, soit durant quatre ans, de 18 ans jusqu’à 22 ans.

Il a débuté ses études universitaires à Nantes à l’âge de 22 ans et les a terminées cinq ans plus tard, à 27 ans, pour devenir professeur de l’Education Nationale en 1995, soit à 28 ans.

Jusqu’à cet âge de 28 ans, son parcours est donc bien loin d’être rectiligne, à moins qu’il ne lui ait fallu dix ans pour obtenir une licence quand habituellement trois ans suffisent.

Ceci explique peut-être cela.

Depuis que nous le connaissons, nous avons toujours été frappé par son manque d’assurance ou de confiance en lui, qui cadre assez peu avec le profil d’un professeur qu’il soit possible de qualifier de « normal » ou ordinaire.

Quand il ne s’amuse pas à harceler ceux qui débattent sérieusement, ce qui est tout de même l’essentiel de son activité sur le site Rue89 et plus largement sur Internet, il n’exprime toujours, et de surcroît de manière extrêmement succincte ou raccourcie, que des opinions simplistes, des préjugés ou idées fausses, et semble totalement incapable d’exposer quoi que ce soit.

A l’évidence, ce n’est pas un intellectuel. Il ne s’impose pas en dominant, il manipule en creux comme un enfant du genre plaintif, jamais content, piquant sans cesse les uns et les autres de ses petits et gros mensonges pour attirer sur lui l’attention de son entourage ou dénigrer toux ceux de ses camarades qui lui font de l’ombre. Il est d’ailleurs très clairement totalement immature et n’a jamais informé les riverains du site Rue89 que de ses faits et gestes, sa vie, ses goûts musicaux ou cinématographiques, toutes choses qu’aucun d’entre eux n’est jamais venu chercher en consultant le site Rue89, mais il n’en semble même pas conscient, il en est toujours à la rédaction libre de l’école primaire où chacun racontait fièrement à la maîtresse ce qu’il avait fait durant le week-end, attendant naturellement qu’elle en tombât en pâmoison.

Et maintenant, visitons la ville de ses jeunes années :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rochefort_%28Charente-Maritime%29

Rochefort (Charente-Maritime)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rochefort.
Page d’aide sur l’homonymie Rochefort-sur-Mer redirige ici.
Rochefort
La place Colbert, cœur historique de la ville.
La place Colbert, cœur historique de la ville.
Blason de Rochefort
Blason
Rochefort (Charente-Maritime)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
(sous-préfecture)
Canton chef-lieu de 3 cantons
Rochefort-Centre
Rochefort-Nord
Rochefort-Sud
Intercommunalité Communauté d’agglomération Rochefort Océan
Maire
Mandat
Hervé Blanché
2014-2020
Code postal 17300
Code commune 17299
Démographie
Gentilé Rochefortais
Population
municipale
25 183 hab. (2011)
Densité 1 147 hab./km2
Population
aire urbaine
55 740 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées Laurent Morillon, prof islamo-gauchiste de Montluçon, troll sur Rue89 dans LCR - NPA 18px-Geographylogo.svg45° 56′ 32″ Nord 0° 57′ 32″ Ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 29 m
Superficie 21,95 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France

City locator 14.svg
Rochefort
Liens
Site web www.ville-rochefort.fr
modifier Consultez la documentation du modèle
Carte de la commune de Rochefort au sein de la Charente-Maritime

Position de Rochefort en Charente-Maritime

RochefortPrononciation du titre dans sa version originale ÉcouterNote 1, appelée aussi Rochefort-sur-MerNote 2, est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Rochefortais et les Rochefortaises1.

Rochefort est située dans une boucle de la Charente, entièrement sur la rive droite, ce qui la place dans l’ancienne province de l’Aunis. C’est une « ville nouvelle » du XVIIe siècle qui doit sa création en 1666 à l’implantation d’un arsenal maritime et militaire dont l’ambition était d’en faire le plus grand et le plus beau du royaume. De ce passé prestigieux, Rochefort hérite d’un patrimoine urbain parmi l’un des plus riches et des plus remarquables de la Charente-Maritime, ce qui lui a valu d’être classée ville d’art et d’histoire. Depuis le départ de la Marine nationale, elle s’efforce de se reconvertir en ville touristique grâce à ses musées, à sa vie culturelle animée, à sa station thermale qui est devenue la plus importante du centre-ouest de la France.

Deuxième pôle industriel de la Charente-Maritime dont l’activité économique est principalement stimulée par la construction aéronautique et la plasturgie, ainsi que par son port de commerce encore actif sur le fleuve Charente, Rochefort a également développé un secteur tertiaire administratif (sous-préfecture, services judiciaires, chambre de commerce et d’industrie, enseignement et formation professionnelle) et s’affirme de plus en plus comme un des principaux centres commerciaux du département.

Par sa population, elle est la troisième ville de Charente-Maritime ainsi que la troisième aire urbaine avec 55 588 habitantsNote 3. Faisant partie intégrante du bipôle La Rochelle-Rochefort, Rochefort tire un grand avantage de sa proximité avec La Rochelle, cette dernière étant la locomotive économique de la Charente-Maritime. Dans la région Poitou-Charentes, elle se classe au sixième rang des agglomérations urbainesNote 4.

Sommaire

Géographie

Articles connexes : Géographie de la Charente-Maritime et Géographie de l’Aunis.

Situation géographique

La ville de Rochefort est située dans la partie sud-ouest de la FranceNote 5, au centre de la côte atlantique dont elle est distante d’une dizaine de kilomètres à vol d’oiseau, faisant partie du « Midi atlantique »2.

Ville fluviale et estuarienne, Rochefort dispose du dernier pont permettant de franchir le fleuve avant son embouchure.

Un carrefour entre Aunis et Saintonge

La ville est située au carrefour des principales villes du département : La Rochelle au nord, Royan au sud et Saintes au sud-est. Ce qui lui a permis de bénéficier d’importants aménagements et d’une modernisation de ses accès. La ville est desservie par l’autoroute Saintes-Rochefort qui se prolonge au nord de l’agglomération par la D 137 à 2×2 voies en direction de La Rochelle. Elle est également reliée par une 2×2 voies jusqu’à Saint-Agnant via le pont-viaduc sur la Charente. Une rocade urbaine contourne la ville tout à l’ouest pour assurer la continuité du réseau routier entre La Rochelle et Saint-Agnant, et au-delà, vers Marennes et l’île d’Oléron d’une part et vers Royan d’autre part.

Rochefort bénéficie d’une gare ferroviaire au trafic voyageurs important qui la met en contact direct avec les grandes métropoles régionales de Nantes, au nord, et de Bordeaux, au sud, ainsi qu’avec les villes régionales de La Rochelle, Saintes et Angoulême.

Enfin, Rochefort est à proximité de l’aéroport de Rochefort – Charente-Maritime – civil et militaire – situé au sud du fleuve, dans la commune de Saint-Agnant. Cette infrastructure qui appartient au département est appelée à devenir la grande plateforme aéroportuaire de la Charente-Maritime à l’horizon 2020.

Localisation géographique

Rose des vents La Rochelle,
Châtelaillon-Plage,
Fouras
Aigrefeuille-d’Aunis Surgères Rose des vents
Port-des-Barques N Tonnay-Charente
O    Rochefort    E
S
Moëze,
Marennes
Saint-Agnant,
Royan
Saint-Hippolyte,
Saintes

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Rochefort3
Vergeroux Breuil-Magné Loire-les-Marais
Saint-Nazaire-sur-Charente Rochefort[3] Tonnay-Charente
Soubise Échillais Saint-Hippolyte

Axes de communication

Liaisons routières et autoroutières

(distance de centre-ville à centre-ville)

Concernant l’intensité du trafic routier et le temps émis entre chaque ville, les données globales sont les suivantes.

  • La D 137 – ex N 137 – qui relie La Rochelle à Rochefort est une voie rapide à 2×2 voies, dont le trajet entre les deux villes se fait en 25 minutes. Il s’agit de l’axe routier le plus fréquenté de la région Poitou-Charentes. Cette voie expresse aboutit à l’autoroute A837 au nord de Rochefort.
  • La D 733 Rochefort – Royan (2×2 voies du Viaduc du Martrou à l’échangeur avec la D 123 en direction de Marennes) permet de rejoindre Royan en 35 minutes. Il s’agit du second axe le plus fréquenté du département pendant l’été.
  • La D 137 Rochefort – Saintes (anciennement N 137) permet de rejoindre Saintes en 45 minutes.
  • La D 911 – axe routier Rochefort – SurgèresMauzé-sur-le-Mignon – permet de rejoindre la N 11 en direction de Niort, puis de rejoindre l’autoroute A10 en direction de Poitiers, Tours et Paris. Rochefort est situé à 4 h 30 environ de Paris en voiture.

Sur le plan de la desserte autoroutière, Rochefort est desservie par l’autoroute A 837 dont l’accès se fait par deux échangeurs ; elle contourne l’agglomération par le nord. Cette autoroute rejoint l’A 10 en direction de Bordeaux à Saintes dont le trajet se fait en 31 minutes et le nord de Bordeaux en 1 h 10.

Un projet (en cours d’appel à concession4) de création d’une autoroute (Autoroute A831) devra relier Rochefort à Fontenay-le-Comte, (lien entre l’A 83 et l’A837). Le projet se heurte à une vive opposition en raison de la traversée du marais poitevin et du marais de Rochefort, deux grandes zones humides. L’A831 a été déclarée d’utilité publique (2005).

Liaisons ferroviaires

La ligne étant non électrifiée le trafic se fait en traction diésel de La Roche-sur-Yon à Bordeaux:

Liaisons aériennes

L’aéroport Rochefort-Saint-Agnant est situé à 9 km au sud de Rochefort (par la D 733 à 2×2 voies). Il s’agit d’un aéroport départemental c’est-à-dire qu’il est directement géré par le conseil général de la Charente-Maritime. L’Aéroport de Rochefort-Saint-Agnant accueille principalement des appareils militaires, de tourisme et d’affaires.

Le Conseil général de la Charente-Maritime envisage, d’ici 2020, le déménagement de l’Aéroport de La Rochelle – île de Ré sur le site aéroportuaire de Saint-Agnant qui nécessitera la création d’un nouvel axe routier rapide à 2×2 voies en direction de La Rochelle (D137), l’agrandissement du parking et celui du hall d’accueil.

Le cadre géographique

Une ville fluviale

220px-Rochefort_SPOT_1146 dans Perversité

Photo satellite de Rochefort.

Cité fluviale par excellence, Rochefort est entièrement bâtie sur la rive droite de la Charente, fleuve auquel elle doit sa création. La cité de Colbert a été créée en 1666 pour les besoins de la Marine de guerre et le fleuve au bord duquel l’arsenal militaire a été édifié présentait à cette époque tous les avantages stratégiques nécessaires à son implantation. En fait, la ville occupe un site de méandre profond qui répondait originellement à des besoins purement défensifs.

Un site peu favorable à l’urbanisation

Rochefort est située entre deux grands espaces de marais qui ont constitué pendant longtemps des obstacles à son développement avant qu’ils ne soient asséchés à partir du XVIIe siècle lors de la création de l’arsenal. Au nord de la ville s’étend le marais de Rochefort – qui englobe également le marais de la Petite Flandre, nommé ainsi en raison de la venue d’ingénieurs hollandais – et au sud, au-delà de la rive gauche du fleuve, se situe le vaste marais de Brouage, dont les travaux d’assèchement ont été entrepris dès le XVIe siècle.

Rochefort est édifiée à la fois en bordure des marais asséchés qui la cernent à l’ouest et au nord, et sur une table calcaire du jurassique qui correspond à une ancienne île avant le retrait de la mer à l’époque celtique. C’est sur ce substratum calcaire, dont l’altitude ne dépasse pas 20 mètres au-dessus du niveau de la mer, que la vieille ville a été en très large partie construite, tandis que le développement urbain contemporain s’est étendu sur les parties asséchées des marais et sur des zones inondables en bordure du fleuve, notamment le quartier portuaire et industriel.

Les contraintes du milieu sont à l’origine de l’enclavement de la ville avant que les progrès techniques ne viennent rompre cet isolement. Les voies ferrées ont rompu en premier lieu l’isolement de Rochefort. Tout d’abord, l’édification de la voie ferrée en 1857, qui s’est faite au nord de la ville à travers le marais de Rochefort, a permis de la mettre directement en relation avec Paris. Ensuite, la construction de la voie ferrée qui la relie à Saintes le long de la vallée de la Charente a brisé davantage encore cet enclavement à partir de 1867, tandis qu’en 1873 la liaison ferroviaire avec La Rochelle était enfin établie. Quant au réseau routier, il a fallu attendre le tout début du XXe siècle pour que la ville soit correctement reliée. Certes, les liaisons routières étaient établies avec le nord en direction de La Rochelle et de Surgères, mais il a fallu attendre l’année 1900 pour que le pont transbordeur soit construit et rompe définitivement l’isolement de la ville avec le sud du département, notamment avec Marennes et Royan.

Géologie

Article connexe : Géologie de la Charente-Maritime.

Le site urbain de Rochefort obéit à des conditions naturelles assez contraignantes dues, d’une part, à sa position dans un large méandre de la Charente et, d’autre part, à sa situation de contact avec des marais desséchés au nord de la ville. Cette situation particulière de la ville découle d’une géologie dont les assises sont relativement simples mais en réalité peu favorables à une urbanisation du site.

Au nord-ouest, se trouvent les plus hautes altitudes de la ville qui s’élèvent jusqu’à 30 mètres dans la zone commerciale des Quatre-Ânes, en bordure de la route, en direction de La Rochelle, et même encore jusqu’à 16 mètres à Béligon, dans le secteur du nouvel hôpital de Rochefort. Cette partie de la ville est en effet établie sur une assise du Crétacé inférieur dont l’étage correspond à celui du Cénomanien inférieur. Le substratum calcaire correspond à une ancienne île qui fait partie des nombreuses autres îles qui émergeaient dans l’ancien golfe santonique, aujourd’hui entièrement colmaté et occupé par le Marais de Rochefort, au nord de la vallée de la Charente. Cette île du Crétacé est de même nature géologique que celle de la Pointe de la Fumée dans la Presqu’île de Fouras et de l’île d’Aix, à l’ouest, dont le Cénomanien inférieur s’étire sur toute la rive droite du fleuve Charente et s’étend jusqu’à Burie, en limite du département de la Charente. Il se retrouve donc dans la pointe de Tonnay-Charente. Dans la commune voisine de Breuil-Magné, cet étage géologique est en contact avec l’effleurement du Jurassique supérieur, représenté ici par le Kimméridgien.

Tout le reste du soubassement géologique de Rochefort repose sur des terrains du Quaternaire, constitués essentiellement par des alluvions anciennes et modernes. Ces dernières ont envahi progressivement la vallée de la Charente où le fleuve a creusé de larges méandres en rencontrant des terrains tendres et meubles.

Ces formations du Quaternaire, constituées d’argiles fines, dénommées localement bri, sont de faible élévation, généralement inférieures à 3 mètres en bordure du fleuve, et sont occupées aujourd’hui par des marais d’origine fluviatile. Au nord-est de la ville, en limite des communes de Loire-les-Marais et de Tonnay-Charente, le marais de la Petite Flandre, portion du marais de Rochefort, a été desséché vers la fin du XVIIIe siècle, au temps de l’intendant Guéau de Reversaux. Au sud-ouest de la ville, dans la boucle que forme le fleuve, le marais de Martrou et la prée de Soubise, qui correspondent à de grandes étendues du marais fluviatile, sont aujourd’hui le domaine de la station de lagunage et de prées horticoles, prairies naturelles longeant la Charente converties en vastes serres horticoles. La cité historique, fondée par Colbert en 1666, est sise sur l’ancienne île calcaire de Rochefort tandis que le site de la Corderie royale qui longe le fleuve repose sur des madriers posés sur d’anciens marais asséchés, en contrebas de la ville. À l’ouest, au-delà des anciennes fortifications aujourd’hui disparues, le Faubourg s’est établi sur des terrains calcaires de 10 à 15 mètres d’élévation moyenne. L’urbanisation a « boudé » en général le fleuve, c’est pourquoi toute la ville a le dos tourné à la Charente, sauf au nord-est, où les industries et les activités portuaires, prolongées par des immeubles d’habitation collectif, des entrepôts et des grandes surfaces commerciales, ainsi que des voies de communication moderne (routes et voies ferrées), se sont établies le long de la Charente jusqu’à Tonnay-Charente, formant avec cette dernière une conurbation urbaine.

Topographie urbaine

220px-Topographie_de_rochefort dans Politique

Topographie de Rochefort.

La cité historique a été originellement édifiée au centre du profond méandre occupé par la plate-forme du Crétacé inférieur, que contourne la Charente. La ville est bâtie en retrait par rapport au fleuve qui écoule ses eaux dans une vallée inondable et submersible. Le fleuve est en effet absent des regards de ses habitants, seule la haute silhouette métallique du pont transbordeur rappelle le caractère fluvial de cette ville née avec et pour le fleuve à ses origines premières. Ces terrains calcaires de faible élévation surplombent d’une dizaine de mètres en moyenne la basse vallée fluviale à l’est, au sud et à l’ouest, et s’abaissent lentement vers le nord en direction du Marais de Rochefort.

Au nord-ouest, la plate-forme de l’ancienne île de Rochefort s’élève doucement pour atteindre son point culminant à 30 mètres d’altitude, dans le secteur de la nouvelle zone commerciale des Quatre-Ânes, non loin de la commune de Vergeroux.

Dans son ensemble, la topographie de la ville est assez uniforme ; les ondulations de terrains sont plus marquées à l’ouest et au nord-ouest, et la ville offre un paysage de terrain plat sans accident de relief notable.

Dans les secteurs de la vallée fluviale qui contourne la ville dans le méandre à l’est, au sud et à l’ouest, les altitudes varient entre le niveau marin et les 3 mètres de hauteur en général. Ces terrains sont peu urbanisés et laissés le plus souvent à l’état de marais, car ils sont sujets à des inondations lors des crues hivernales que les prairies en terrains argileux de la rive gauche, ne peuvent totalement absorber.

220px-Ponttransbordeur6 dans Rue89

Le viaduc de Martrou, pont moderne à 2X2 voies franchit la Charente au sud de Rochefort et surplombe la vallée fluviale du haut de ses 41 mètres.

Au sud du méandre, se situent les ponts de franchissement de la Charente dont le plus ancien, aujourd’hui classé monument historique, a été inauguré en juillet 1900, et le plus moderne a été mis en service en 1990. Ce dernier constitue le dernier viaduc routier d’importance à avoir été édifié en Charente-Maritime. Ces différents ponts sont construits sur les zones inondables de la vallée mais au point de l’estuaire où le fleuve offre les meilleures conditions techniques de son franchissement.

Enfin, le marais de Rochefort, qui s’étend au nord et au nord-est de la ville, est ceinturé de canaux de drainage dont le canal de Genouillé qui forme une « frontière » naturelle avec la ville voisine de Tonnay-Charente et se jette dans la Charente au site du Pont Rouge. Cet important collecteur reçoit sur sa rive droite les eaux du canal de Saint-Louis qui draine le marais de la Petite Flandre, puis celles du canal des Longées et du canal de Loire qui irriguent la partie orientale du marais de Rochefort. Cette confluence des canaux est située dans le quartier urbain et industriel de Pont-Neuf, au nord-est de Rochefort, qui est contigu au quartier urbain de La Fraternité à Tonnay-Charente. Une partie de ces zones résidentielles est riveraine du fleuve et est occupée par des usines et des entrepôts, des voies de communication routière et ferroviaire et le bassin du port de commerce.

Climat

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat de la Charente-Maritime est essentiellement de type tempéré, mais en raison de l’influence du Gulf Stream, de l’anticyclone des Açores, et de l’effet modérateur de la mer, le département bénéficie d’un climat océanique5, plus doux et plus chaud, appelé climat tempéré océanique aquitain.

Ce climat permet à la ville de Rochefort de bénéficier d’un taux d’ensoleillement moyen exceptionnel, proche de celui de Perpignan, sur la mer Méditerranée6. L’ensoleillement de la Charente-Maritime est le meilleur du littoral atlantique7 (2250 heures de soleil par an) et le Poitou-Charentes est une des régions les plus ensoleillées de France8. Les hivers y sont doux (quatre jours de neige par an), et la pluviométrie, modérée (755 mm de pluie par an), est surtout concentrée sur les mois d’automne et d’hiver. À la belle saison, les températures sont adoucies par la brise de mer, due à l’inertie thermique de l’océan, et qui se traduit par un vent parfois soutenu qui souffle en provenance de la mer l’après-midi.

Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 19909.
Comparaison des données météorologiques de Rochefort10 avec les données nationales
Ville Ensoleillement
20px-Weather-clear.svg dans Troll (h/an)
Pluie
20px-Weather-overcast-rare-showers.svg (mm/an)
Neige
20px-Weather-snow.svg (j/an)
Orage
20px-Weather-violent-storm.svg (j/an)
Brouillard
20px-Weather-day-more-fog.svg (j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Rochefort10 2 250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Ces spécificités climatiques — été sec et ensoleillé, hiver doux et humide — ont conduit à l’implantation d’une végétation de type méditerranéenne cohabitant avec une végétation plus continentale ou océanique. Elles sont aussi propices au tourisme, secteur d’activité important pour le département.

Les risques liés à ce type de climat sont relativement faibles, le plus important étant les tempêtes océaniques. Ainsi, le département de la Charente-Maritime est celui qui a été le plus durement touché par les tempêtes Martin (décembre 1999) ou Xynthia (février 2010), dans les deux cas la conjugaison des rafales de vent et de la mer ayant provoqué des dégâts considérables sur le littoral charentais.

Histoire

Articles connexes : Histoire de la Charente-Maritime et Histoire de la marine française.

Toponymie

Le nom de Rochefort est d’abord mentionné avec celui de ses seigneurs comme Hugo Dominus Rocafortis (ou aussi S. Hugonis de Rocaforte) qui figure en 1096 parmi les signataires d’une charte de donation faite par Guillaume le Troubadour, duc d’Aquitaine, à l’abbaye de Saint-Jean-d’Angély. À partir du milieu du XIIIe siècle, les textes plus nombreux et écrits en français mentionnent simplement le nom de Rochefort, attesté en 125011.

Dès cette époque, ce nom étant courant, il fut décidé de préciser la position géographique du château placé sur un rocher fortifié au bord de la Charente dont il surveillait le trafic, et le nom du site s’écrivit alors Rochefort-sur-Charente.

Par la suite, la « ville nouvelle » du XVIIe siècle fut transcrite plus simplement sous le nom de Rochefort, la création de l’Arsenal donnant une notoriété suffisante pour rendre désormais inutile la précision « sur Charente ».

Cependant, l’appellation de Rochefort-sur-Mer apparaît à la fin du XVIIIe siècle. L’origine de cette dénomination n’est pas connue, son utilisation s’amplifie au cours des deux siècles suivants. La Poste notamment finit par l’adopter en 1845. Peu à peu, il sera employé par l’État et par la mairie dans leurs documents officiels, par exemple les panneaux d’entrée de la ville. Par contre, les services de l’INSEE continuent à utiliser le nom écourté.

Histoire de la ville

Avant le XXe siècle

Rochefort était une partie de la ligne de défense de la côte d’Aunis et de Saintonge et de la vallée de la Charente. Le château de Rochefort, isolé dans la boucle de la Charente n’a apparemment pas joué d’autre rôle que celui de surveiller le fleuve et de percevoir des droits sur le trafic fluvial. Il a cependant été attaqué et repris ou racheté plusieurs fois au cours des siècles.

Article détaillé : Château de Rochefort-sur-Charente.

À la fin du XIIIe siècle la famille de Rochefort s’éteint avec Gilbert de Rochefort, chevalier. Sa tante, vend alors le domaine à Philippe le Bel qui est intéressé car le domaine se situe à cette époque sur une frontière naturelle avec les possessions du roi d’Angleterre. Mais avec le traité de Brétigny en 1360, Rochefort ne tarde pas à passer aux main d’Édouard III d’Angleterre, et ce jusqu’à ce que Charles V le reprenne en 1372. Il reste dans le domaine royal jusqu’en 1462, date à laquelle il est confié aux mains des puissantes familles de Coétivy et de la Trémoille. En 1537, Rochefort revient à nouveau dans le domaine royal. Henri IV vend le 11 septembre 1599, la terre de Rochefort à un petit seigneur, Adrien de Lauzeré, 1er valet de chambre du roi, qui en offre 35 568 écus. Ses héritiers le conservent jusqu’en 1665.

Aux alentours de 1660, la marine française, créée par Richelieu est en mauvais état, elle ne compte plus que quelques navires capables de prendre la mer. Louis XIV charge alors Colbert de Terron de trouver un lieu sur la côte Atlantique capable d’accueillir un arsenal qui devienne un lieu de « refuge, de défense et d’approvisionnement ». Après la tenue à Brouage d’une commission, Rochefort est choisi en décembre 1665. Plusieurs raisons ont conduit au choix de ce site :

  • la situation, à la fois au milieu de la façade Atlantique et au fond d’une grande rade protégée par plusieurs îles, offre une protection contre un bombardement des bateaux en construction par les flottes ennemies, hollandaise et anglaise ;
  • le roi veut remplacer, en retrait de La Rochelle, le port de guerre Brouage qui s’est ensablé ;
  • la présence de vasières en eau douce est propice à l’échouage des navires ;
  • les propriétaires des deux sites qui sont d’abord préférés parce qu’ils sont plus proches de l’embouchure, Saint-Nazaire-sur-Charente et Soubise, refusent de se défaire de leur seigneurie en faveur du roi. Jacques Henry, seigneur de Cheusse, seigneur par sa femme de Rochefort, refuse aussi car il est calviniste, mais il a le statut de seigneur engagiste du roi ce qui permet à celui-ci d’exiger son rachat à un prix qui est fixé à 120 000 livres.
  • la Charente et les canaux permettent d’acheminer des bois, des vivres, des métaux, des toiles et des denrées depuis le Saintonge, le Périgord, le Limousin qui sont des pays riches.

En 1666, sur ordre de Louis XIV, les restes du château de Rochefort furent rasés, dans le but de créer un arsenal militaire pour abriter la flotte du Ponant. Le choix de Rochefort fut un compromis entre les propriétaires de deux villes préalablement choisies, Fouras et Tonnay-Charente ; Colbert de Terron sut convaincre le conseil du roi de choisir à mi-chemin entre ces deux villes, à Rochefort. L’arsenal est donc construit, accueillant ateliers et magasins. Le bâtiment de la corderie royale est alors construit. La ville se développe alors rapidement sous l’impulsion de Colbert de Terron, puis de Michel Bégon de 1688 à 1710 où la construction navale se fait à un rythme très soutenu (près de 49 navires jusqu’en 1692 et environ 350 bateaux au total). Bégon embellit la ville.

En 1677, l’eau est amenée par canalisation en bois depuis Tonnay-Charente pour les besoins de la population grandissante12.

Cependant à l’usage, l’arsenal est difficile à exploiter. Les 12 milles nautiques le séparant de la rade sont une très bonne protection, mais les méandres du fleuve et sa faible profondeur posent de gros problèmes aux plus gros navires. Il est nécessaire de décharger les vaisseaux de leur artillerie, de l’eau potable et des munitions jusqu’à la rade. Le halage se faisant à la force des bras, il faut 3 marées dans le meilleur des cas pour sortir le bateau et l’amener jusqu’à l’île d’Aix. À partir de 1766, on utilise des forçats pour ce travail.

Les canons sont ensuite chargés à l’île d’Aix, l’eau douce à Saint-Nazaire-sur-Charente (une fontaine d’eau potable est créée en 1676), l’embarquement se faisant à Port-des-Barques. L’étalement des infrastructures est générateur de retard, de surcoûts et de complications13.

L’État royal manque cruellement de finances et tarde de plus en plus à honorer ses fournisseurs, jusqu’à la banqueroute de 1720 : après avoir attendu leur salaire pendant plusieurs mois, les ouvriers s’insurgent, arrêtent le travail, et mettent le siège devant l’intendance14. La situation se répète avec les calfats et les charpentiers en 1717 et 171915. Au XVIIIe siècle, la ville se dote d’immeubles cossus, comme l’hôtel Mac Nemara aménagé par Jean-Baptiste Mac Nemara, qui commence par acheter en 1719 à Rochefort un immeuble urbain, et qui fut lieutenant de frégate et enseigne d’une compagnie de marine, puis chef de division d’escadre et vice-amiral, puis lieutenant général des armées navale.

Rochefort a été le site de nombreuses écoles de la marine et de l’armée, à commencer par ce qui va devenir l’école navale. La première compagnie de gardes-marines est créée par Mazarin en 1655, réformées par Colbert en 1670, dissoute en 1671, reconstituée en 1672, en partie à Rochefort. Avec l’École spéciale d’hydrographie fondée dans les principaux ports à l’initiative de Richelieu, la compagnie des gardes-marine assure la formation et l’apprentissage des futurs officiers de marine, dont beaucoup vécurent à Rochefort. En 1683, trois compagnies de cadets-gentilhommes sont créées à Brest, Rochefort et Toulon. Les deux premières prendront le nom définitif d’école navale lorsqu’elles seront rétablies en 1810 à Brest, et en 1816 à Angoulême, puis réunies définitivement à Brest en 1830. De nombreuses autres écoles ont été implantées à Rochefort par la suite, puis fermées, comme les écoles de Santé navale (médecine et pharmacie), la Grande école de navigation16, l’École d’hydrographie17, l’École d’artillerie de la marine17, l’École de salubrité navale16, l’École de construction navale, l’École de pilotage d’hélicoptères de la NAVCO, l’École des fourriers de la Marine, l’École des infirmières, école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air (à la base aérienne 721), etc. jusqu’à l’implantation de l’école de gendarmerie.

Un bagne est ouvert à Rochefort en 177718, qui faisait partie des trois « grands bagnes » du royaume avec Toulon et Brest. On y enfermait les prisonniers condamnés à vie. Il fut fermé en 1854.

800px-ArsenalDeRochefort1690

L’arsenal de Rochefort en 1690.

La mauvaise récolte de 1788 conduit à des émeutes au moment de la soudure : les boulangeries sont pillées à Rochefort le 28 avril 178919. Les officiers de la Marine nationale étant restés majoritairement royalistes, la Terreur est particulièrement sévère : les représentants en mission Lequinio et Laignelot font guillotiner 52 prévenus (dont 19 officiers de la marine)20. Témoin des changements radicaux de l’époque : on compte 63 divorces sur la période21. Après le 9 Thermidor, la Convention envoie Chauvin-Hersant qui épure le tribunal révolutionnaire22.

Rochefort est aussi le point de départ d’une déportation qui a eu lieu en 1794 et 1795. Appelés les martyrs des pontons de Rochefort, les déportés étaient 829 prêtres. Parmi eux, 274 ont survécu.

Le 6 août 1798, une petite escadre formée des frégates Franchise, Médée et Concorde réussit à quitter Rochefort, et à déjouer la surveillance britannique pour arriver le 22 août 1798, avec environ 1 000 soldats français commandés par le général Humbert dans le nord-ouest de l’Irlande, à Kilcummin dans le comté de Mayo où débuta de l’Expédition d’Irlande (1798).

Aux XXe et XXIe siècles

Le port de plaisance.

En 1926, la fermeture de l’arsenal entraîne un déclin rapide de la ville. La préfecture maritime de l’Atlantique, la direction des constructions navales, l’artillerie, la justice militaire, les cartes et plans déménagent. Les bateaux qui assurent le désenvasement de la Charente partent également23.

En 1982, le viaduc de la Charente n’existe pas et le bassin no 2 n’est pas dévasé. La rocade nord vient d’être mise en service mais la rocade ouest et la pénétrante sud ne sont pas encore en chantier, la zone industrielle des Sœurs Ouest est occupé à 60 %, la partie Est ne comprend qu’un bâtiment. La Prée horticole n’existe pas.

En 2000, le viaduc de la Charente est construit, le bassin no 2 est devenu port de plaisance, l’autoroute A 837, la rocade ouest et la pénétrante sud sont en service, la zone industrielle des Sœurs Ouest est saturée, la partie Est occupée à 80 %, le quartier de l’avant garde est achevé. La Prée horticole est occupée à 90 %.

Héraldique

Blason de Rochefort

En haut à gauche : « d’azur à l’étoile de cinq rais rayonnante d’or », à droite : « aussi d’or au mont de sable sommé d’une tour donjonnée du même », en bas : « aussi de sable au vaisseau équipé et habillé d’or voguant sur des ondes d’argent mouvant de la pointe. »24

Ancien blason de Rochefort

Un blason plus ancien est rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1883) : « D’azur, à une montagne d’or, sommée d’une fleur de lys du même en chef. »

Blason de Rochefort sous le Premier Empire

Pendant le Premier Empire, il se blasonnait ainsi : « Coupé, au premier parti d’azur à un N d’or surmonté d’une étoile rayonnante du même, qui est des villes de seconde ordre ; et d’argent à un fort crénelé posé sur un rocher, le tout de sable ; au second de sable à un navire d’argent équipé d’or, voguant sur une mer d’argent mouvant de la pointe »25.

Drapeau de Rochefort

Le drapeau de Rochefort qui flotte sur le fronton de la mairie et sur la porte du Soleil

Administration et vie publique

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Hôtel de ville de Rochefort, façade rue Pierre Loti.

Tendances politiques et résultats

Article connexe : Élections municipales de 2014 en Charente-Maritime.
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Municipalité

Hôtel de ville

Situé rue Pierre Loti, l’Hôtel de ville a été construit vers 1770 pour l’officier de marine Claude Marguerite François Renart de Furschamberg, comte d’Amblimont (1736-1797). L’édifice est acquis en 1804 afin d’y abriter la mairie.

Vers 1880, une horloge est placée dans un oculus ceint de feuilles de chêne. L’hôtel de ville est agrandi dans la seconde moitié du XIXe siècle grâce à l’achat de trois maisons mitoyennes. En 1965, la façade située devant la place Colbert est prolongée de deux travées identiques.

Il est composé de trois niveaux :

  • rez-de-chaussée : l’accueil pour le public et les différents services municipaux, une petite cour avec une petite salle de réunion/de mariage, une arrière-cour pour le stationnement d’une dizaine de véhicules,
  • 1er étage : bureaux du maire et de ses adjoints, salle du conseil municipal et des mariages, bureaux administratifs,
  • 2e étage : bureaux administratifs.

Liste des maires

Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1944 Albert Bignon
1944 1951 Roger Gaborit
1951 1953 Ernest Guépin
1953 1954 Louis Naudin
1954 1959 Ernest Guépin
1959 1971 Francis Gaury DVG
1971 1977 Jean Morin UDR
1977 2001 Jean-Louis Frot RPRDVD Vice-président du conseil général
2001 2014 Bernard Grasset PS Député 1997-2002
2014 en cours Hervé Blanché UMP Avocat

Conseil municipal26

Groupe Chef Effectif Statut
UMP – UDI / Hervé Blanché 2014 Hervé Blanché 26 majorité
PS / Une volonté pour Rochefort André Bonnin 6 opposition
Rochefort pour tous Alexis Blanc 3 opposition

Budget et fiscalité

La situation financière de la commune de Rochefort a connu une période difficile au début des années 2000 pour deux principales raisons :

Situation financière de Rochefort de 1998 à 2002 (en millions d’euros)27
1998 1999 2000 2001 2002
Dépenses globales 26 27,4 27,2 27,2 27,4
Recettes globales 29 30,2 28,5 29,1 29
Dépenses d’investissement 7,8 5,6 10,2 12,1 5,1
Capacité d’autofinancement 3,6 3,6 1,7 2,6 2,4

 

Cantons

Rochefort est le chef-lieu de trois cantons (Rochefort-Nord, Rochefort-Centre et Rochefort-Sud) regroupant au total huit communes.

Conseillers généraux des cantons de Rochefort
Conseiller général Canton Code cantonal Population (1999) Communes
Sylvie Marcilly Canton de Rochefort-Nord 17 21 11 885 hab. 8
Jean-Louis Frot Canton de Rochefort-Centre 17 47 11 173 hab. 1
Pierre Feydeau Canton de Rochefort-Sud 17 22 11 468 hab. 1

Le centre historique et les quartiers

En dehors du quartier historique que forme le centre-ville, organisé selon un plan en damier autour de la place Colbert et s’étirant le long du fleuve Charente avec l’ancien arsenal maritime, la ville dispose de trois quartiers (Nord, Sud et Ouest) qui se sont développés en dehors des anciens remparts édifiés au XVIIIe siècle et démolis dans le premier tiers du XXe siècle.

Ces trois grands quartiers se sont tous développés pendant l’époque contemporaine témoignant de l’étalement urbain inhérent de la fin du dernier quart du XXe siècle, seuls leurs toponymes prédatent cette période.

Liste des quartiers
Quartiers Nord
  • Basse Terre
  • Béligon
  • Cabane Carrée
  • Grand Bel-Air
  • La Chagrinerie
  • La Forêt
  • Le Point du Jour
  • La Vacherie
  • Le Brillouet
  • Les Moutiers
  • Les Quatre Ânes
  • Monlabeur
  • Petit Mouillepied
  • Petite Grange
  • Tout vent
Quartiers Ouest
  • Chante Alouette
  • La Beaune
  • La Grange
  • La Mauratière
  • Le Quereux
  • Les Meuriers
  • Moulin de la Prée
  • Petit Marseille (Cité Paul Gagnère)
  • Puy Vineux
Quartiers Sud
  • Cité Allaire
  • L’Avant-Garde
  • La Fosse aux Mâts
  • Prée des Canons
  • Prée du Martrou
  • Libération
  • La place Colbert, cœur historique de la ville, à partir de laquelle s’est édifiée la ville-centre.

  • 120px-Rochefort_ruerepublique

    La rue de la République, une des artères principales de la « ville nouvelle » du XVIIe siècle.

  • Un autre aspect du cœur historique de Rochefort mêlant les époques Moderne et contemporaine.

Intercommunalité

À partir du 1er janvier 2000, la Communauté d’agglomération du Pays Rochefortais, également appelée CAPR, a remplacé la Communauté de communes de Rochefort. Elle compte 18 communes membres.

La CAPR fait partie des deux composantes du « Pays Rochefortais » avec la Communauté de communes du Sud Charente (8 communes).

La Communauté d’agglomération du Pays Rochefortais et la Communauté d’agglomération de La Rochelle forment le Bipôle La Rochelle-Rochefort (36 communes).

Sous-préfecture

Située rue Jean Jaurès, Rochefort abrite l’une des 4 sous-préfectures de la Charente-Maritime avec Saintes, Saint-Jean-d’Angély et Jonzac. Le sous-préfet de Rochefort est Henri Duhaldeborde et son secrétaire général est Gérard Sotter.

La préfecture de la Charente-Maritime est située à La Rochelle. Le préfet est Béatrice Abollivier depuis le 15 juin 2011.

Forces de l’ordre et secours

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Centre de secours principal de Rochefort.

Sapeurs-pompiers

Le Centre de secours des sapeurs-pompiers de Rochefort est situé à l’entrée est de la ville, dans le quartier Libération.

Il fait partie des quatre centres de secours principaux (CSP) du département.

Il est équipé d’une vingtaine de véhicules de secours : fourgons-pompe-tonne, ambulances, camions citernes pour les feux de forêt, deux grandes échelles (EPA), cellule de dépollution, etc.

D’ici 3 à 5 ans, la caserne sera déplacée sur un autre site dans la zone artisanale des Pêcheurs d’Islande (à l’ouest de la ville). Celle-ci sera installée sur un terrain d’une superficie assez importante pour accueillir les exercices des sapeurs-pompiers. Les interventions vers le nord (La Rochelle) et le sud (Royan) de Rochefort seront plus rapides puisque le centre de secours sera situé juste à côté de la rocade ouest de Rochefort (D733). Toutefois, il sera situé beaucoup plus loin qu’auparavant pour aller vers l’est de Rochefort (Tonnay-Charente).

220px-Commissariat_de_Police_de_Rochefort

Commissariat de police.

Police nationale

La police nationale compétente sur les zones urbaines où les problématiques de sécurité sont particulièrement prégnantes, dispose d’une implantation sur la commune de Rochefort. Le commissariat de police est situé dans le centre-ville. Il est placé sous l’autorité du commissaire de police Xavier Lhermitte depuis le mois de juin 2013.

Il assure la sûreté publique sur les communes de Rochefort et de Tonnay-Charente 24 heures sur 24. Les autres communes rurales dans les environs de Rochefort sont sous la responsabilité de la compagnie de la gendarmerie nationale.

Gendarmerie nationale

La gendarmerie nationale de Rochefort est située à 50 mètres de la Corderie Royale et est juxtaposée au Jardin de la Marine. Elle accueille la Compagnie de gendarmerie nationale de Rochefort.

Son secteur de compétence est composé des communes rurales situées autour de Rochefort sur le territoire de laquelle seule la police nationale est compétente : Breuil-Magné, Cabariot, Fouras, Genouillé, Loire-les-Marais, Lussant, Muron, Moragne, Saint-Coutant-le-Grand, Saint-Hippolyte

Cette compagnie compte 152 militaires.

Justice

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Palais de justice.

Le Palais de Justice de Rochefort est situé rue Chanzy. Cité judiciaire, il abrite plusieurs juridictions : un Tribunal d’Instance, un Conseil de prud’hommes et une antenne du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) ainsi que diverses associations de médiation et d’aide aux victimes.

Le Tribunal d’Instance de Rochefort est placé sous l’autorité de Sophie Roubeix. Il comprend 2 magistrats et un greffe composé de 10 agents dirigé par un directeur de greffe, Cédric Bernardet.

Le Conseil de prud’hommes de Rochefort compte 40 conseillers prud’hommes et son greffe composé de 3 personnes est dirigé par un greffier, Serge Barneyrat.

Depuis le 1er janvier 2009, la cité judiciaire n’abrite plus de Tribunal de Commerce puisqu’il a été absorbé par celui de la La Rochelle à la suite d’une réforme de la carte judiciaire. De même pour le Tribunal de Grande Instance qui a été absorbé par celui de La Rochelle le 1er janvier 2011.

Le dernier procureur de la République de Rochefort a été Pierre Arnaudin. Rochefort dépend désormais de l’arrondissement judiciaire de la Rochelle et donc de son parquet. Bruno Karl fut quant à lui, le dernier président du Tribunal de Grande Instance de Rochefort et a été appelé, tout comme le procureur, à exercer d’autres fonctions.

La Poste

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Hôtel des Postes de Rochefort.

Hôtel des Postes

L’hôtel des Postes de Rochefort a été conçu en 1911 par l’architecte Léon Lavoine. D’une allure imposante et de style académique, ce monument se compose d’un grand corps central à deux étages flanqué de deux pavillons à un seul niveau.

Il accueille toujours le public pour les services de La Poste.

Centre du tri postal

Le centre du tri postal de Rochefort était juxtaposé à l’hôtel des Postes jusqu’au début des années 2000. Il a été déplacé dans de nouveaux locaux, boulevard du Vercors (au nord du centre-ville).

Ville Internet

En 2004, la commune a reçu le label « Ville Internet M »28

Distinctions de la ville

  • 9e station thermale de France en fréquentation ;
  • ville fleurie (classée 2 fleurs) ;
  • 1999 prix Cervia Ambianté (Italie) ;
  • 1995 prix Neptuna,
  • 1993 grand prix national du patrimoine ;
  • 1990 Oscar de l’environnement;
  • 1990 Oscar préservation et mise en valeur de l’espace urbain ;
  • 1987 grand prix Europa Nostra ;
  • 1987 label ville d’Art et d’Histoire ;
  • 1986 prix du palmarès national de l’habitat (opération Avant-Garde) ;
  • 1986 grand projet culturel en France : Corderie royale et jardin des Retours ;
  • 1985 grand prix Europa Nostra.

Jumelages

La ville de Rochefort est jumelée29 avec :

Localisation des villes jumelées avec Rochefort

Localisation de la ville
Rochefort (Charente-Maritime)

Aménagements et projets

Nouvel hôpital

Article détaillé : Centre hospitalier de Rochefort.

Depuis le 27 mars 2011, le nouveau centre hospitalier de Rochefort, situé près de la zone artisanale Béligon (au nord de Rochefort), a succèdé à l’hôpital Saint-Charles situé en centre-ville devenu trop vétuste.

Ce nouveau centre de soins est moderne et d’un accès routier aisé (à 1 minute de l’autoroute A837). Sa capacité d’accueil est de 279 lits avec une majorité de chambres individuelles avec salle de bains privative. Il sera équipé, contrairement à l’hôpital Saint-Charles, d’un service d’IRM.

Parmi ses points forts, il est modulable et peut s’adapter aux évolutions médicales et chirurgicales de demain. Il a été élaboré avec le souci de consulter le personnel de l’hôpital, de façon à privilégier tous les aspects fonctionnels.

Son architecture est compacte mais non uniforme, ses façades sont sombres et soulignées de blancs, ses parvis permettent d’avoir différentes entrées, ses aires sont paysagées et favorisent ainsi son intégration harmonieuse dans l’environnement.

Le site hospitalier accueille également une crèche pour 45 enfants, un bâtiment de santé publique, un immeuble de bureaux et de commerces à 100 mètres et deux parcs de stationnement, le premier pour le public (200 places) et le second réservé au personnel hospitalier (400 places). Une hélisurface a été construite 20 mètres au nord de l’hôpital.

De plus, d’autres chantiers complémentaires se sont ouverts autour du centre hospitalier :

  • aménagements des abords et des voiries d’accès, avec notamment la création d’un rond-point sur la D 5, financé par le Conseil cénéral.
  • fermeture de l’hôpital Saint-Charles et de l’école d’infirmières qui permettra de soulager le stationnement en centre-ville de 400 voitures. L’avenir du site n’est pour l’instant pas connu. Le bâtiment administratif, côté rue Thiers, sera conservé pour recentrer plusieurs services municipaux sur un seul site.
  • construction du futur centre d’Hébergement et de Soins Gériatriques pour remplacer le Centre de gérontologie situé dans les faubourgs du centre-ville. Sa construction a été lancée en septembre 2010 et son inauguration est prévue fin 2012.

D’autres projets pourraient s’ouvrir sur le même site :

  • construction de l’école d’infirmières (projet refusé pour l’instant par la région Poitou-Charentes selon les mots de sa présidente, Ségolène Royal, qui rappelle que désormais les universités sont chargées de la gestion de ces écoles) ;
  • construction d’une clinique privée pour remplacer celle appelée Pujos qui est maintenant fermée.

Projets en cours

  • Développement du site des fourriers avec la rénovation de bâtiments pour accueillir une auberge de jeunesse et un foyer de jeunes travailleurs.
  • Construction du nouveau centre de gérontologie sur le site Béligon qui accueille depuis mars 2011 le nouveau centre hospitalier de Rochefort (non compris dans le budget municipal).
  • Construction d’un cinéma multiplexe sur le cours Roy-Bry afin de remplacer le cinéma Apollo.

Projets à venir

  • Futur destin du site hospitalier Saint-Charles après le départ de l’ensemble des services en mars 2011.
  • Construction de la nouvelle caserne des sapeurs-pompiers de Rochefort dans la zone artisanale des Pêcheurs d’Islande en remplacement de la caserne située actuellement au carrefour Libération, inondable et trop petite.
  • Réaménagement du magasin aux Vivres (hôtel, restaurant, habitat personnes âgées)30
  • Suppression du bâtiment de la gare routière (juxtaposée au cours Roy-Bry).
  • Réaménagement de la voirie devant le collège Grimaux et le lycée Merleau-Ponty (aménagement d’un parvis sécurisé devant le lycée, stationnement des cars scolaires près de la rue Maous et réalisation d’un parking à la place des emplacements des cars scolaires, sécurisation du site limité à 30 km/h avec ralentisseurs).
  • Recherche d’un site pour accueillir un nouveau cimetière en raison du manque de places dans le cimetière actuel.

Population et société

Démographie

Articles détaillés : Démographie de la Charente-Maritime, Aire urbaine de Rochefort et Villes et urbanisation de la Charente-Maritime.

Classement démographique

Population de l’agglomération rochefortaise
(Recensements Insee de 1999 et 2008)
Zones Population Surface
(km²)
Densité
(/km²)
évolution
1999-2008
Rochefort
Rochefort 25 676 21,95 1 170 - 0,47 %
Unité urbaine 39 287 99 397 + 9,13 %
Aire urbaine 55 588 315 176 + 11,4 %
Démographie de la Charente-Maritime
Charente-Maritime 611 714 6 864 89 + 8,94 %

En 2008, Rochefort compte 25 676 habitants, ce qui la classe au 3e rang en Charente-Maritime après La Rochelle et Saintes.

Avec une superficie communale de 2 195 hectares, la densité de population s’élève à 1 170 habitants par km², ce qui en fait la deuxième ville la plus densément peuplée de la Charente-Maritime après La Rochelle.

En 2008, l’unité urbaine qui comprend depuis la nouvelle délimitation de 2010 établie par l’Insee 5 communesNote 6 regroupe 39 287 habitants, et son aire urbaine, qui inclut 20 communes périurbaines situées dans la zone d’influence forte de la ville, rassemble 55 588 habitants.

Ces différentes données font de Rochefort la troisième ville la plus peuplée de la Charente-Maritime et la deuxième agglomération urbaine du département. En ce qui concerne son classement au niveau de l’aire urbaine, elle occupe le troisième rang se situant après les aires urbaines de La Rochelle et de Saintes.

Au niveau régional, elle occupe la septième place en Poitou-Charentes au niveau de la ville intra-muros, la sixième au plan de son unité urbaine et le septième rang au niveau des aires urbaines picto-charentaises31.

Évolution démographique

D’après l’Insee, la population de la ville de Rochefort est de 25 676 habitants pour une superficie de 21,95 km2, soit une densité de population de 1 169,75 habitants par km2.

Durant la période comprise entre les recensements de 1999 et 2008, la population a diminué de 121 habitants, ce qui représente une très légère baisse de 0,5 %. La principale raison de cette tendance est que le territoire de la commune de Rochefort ne peut plus développer de nouveaux quartiers résidentiels ou agrandir ceux existants en raison du manque de terrains non inondables. En conséquence et sur la même période, les communes de l’aire urbaine, principalement Soubise (+ 125 %), Tonnay-Charente (+ 15 %) et Saint-Agnant (+ 12,23 %) ont connu une très forte augmentation de leur population.

En 2011, la commune comptait 25 183 habitants. L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d’une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ansNote 7,Note 8.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
20 874 15 000 14 615 12 389 14 040 15 441 20 077 21 738 24 330
           Évolution de la population  [modifier], suite (1)
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
28 998 30 212 30 151 28 299 27 012 27 854 31 256 33 334 34 392
           Évolution de la population  [modifier], suite (2)
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
36 458 36 694 35 019 29 473 28 275 26 452 29 482 29 472 30 858
           Évolution de la population  [modifier], suite (3)
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
28 648 29 226 28 155 26 167 25 561 25 797 26 299 25 183 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu’en 199932 puis Insee à partir de 200433.)
Histogramme de l’évolution démographique

9f67e1a3e637ac947f3d5360428f5938

 

Pyramide des âges

En 2009, la population rochefortaise était composée de 13 535 femmes et de 11 782 hommes. La part des 45-59 ans est la mieux représentée, suivie de très près par la part des 15-29 ans puis la part des 30-44 ans. Au total, la part des 30-59 ans représente 38,28 % de la population (40 % à l’échelle départementale) et la part des jeunes (0-29 ans) représente 35,28 % de la population (31,87 % à l’échelle départementale).

Si la part des 0-14 ans est égale du département, la part des 15-29 ans est plus importante à Rochefort qu’à l’échelle départementale.

Pyramide des âges de Rochefort en 200934 en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7
> 90
1,7
8,5
75-89
13,5
14,7
60-74
16,0
20,5
45-59
19,4
18,8
30-44
17,7
19,6
15-29
16,7
17,2
0-14
15,1
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 200935 en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5
> 90
1,5
9,0
75-89
12,4
17,2
60-74
17,8
21,0
45-59
20,8
18,7
30-44
17,9
16,5
15-29
14,4
17,2
0-14
15,1

 

Immigration

D’après le recensement de 2006, la population immigrée représentait 737 personnes (soit 2,8 % de la population totale). La répartition de cette population sur la commune est très variée et est plus particulièrement présente en centre-ville et dans les quartiers populaires (Petit Marseille, Chagrinerie).

Cultes

Église Saint-Louis

Article connexe : Église Saint-Louis de Rochefort.

Ancienne chapelle des Capucins, l’église Saint-Louis abrite la tombe de l’intendant Bégon, ainsi qu’un orgue romantique Merklin (cet instrument nécessite actuellement une restauration complète).

Vieille Paroisse

Article détaillé : Musée de la Vieille Paroisse.

Au XIIe siècle, la seigneurie de Rochefort ne comporte qu’un fort surveillant la Charente et quelques hameaux dispersés de pêcheurs, cultivateurs et bûcherons. Le prieuré augustinien Saint-Vivien de Saintes y établit une église paroissiale sous le vocable de la Vierge. Dévastée au XVIe siècle, l’église est reconstruite au XVIIe siècle.

Désaffectée lors de la Révolution française et saccagée en 1793, elle sert de grange de foin. En 1797, grâce à une pétition des habitants, elle redevient lieu de culte. Mal entretenue au XIXe siècle, elle est fermée pour vétusté en 1886.

En 1900, le bâtiment devient la Bourse du travail.

En 1977, dans son plan de rénovation de la ville, la municipalité restaure « Notre-Dame de la Vieille Paroisse ». L’édifice abrite désormais le siège de la Société de géographie qui y a installé un musée archéologique.

À l’intérieur de cet ancien édifice religieux est nettement dessinée une forme de croix latine, avec une nef à trois travées précédant un transept saillant et un chœur à deux travées droites et chevet plat. Le chœur de l’église est l’une des parties les mieux conservées de l’édifice primitif du XIIe siècle. Le style roman se retrouve dans l’appareil des murs latéraux, dans les baies encadrées de colonnettes et dans un tronçon de voûte en berceau. Le chevet plat et le voûtement en ogive sont la marque d’un remaniement ultérieur.

Église Notre-Dame

Pour remplacer l’église Notre-Dame dite « la Vieille Paroisse », l’actuelle église Notre-Dame a été érigée au XIXe siècle de 1858 à 1860 sur un terrain du faubourg situé entre la Grande Rue (rue Gambetta) et la rue de la Barrière (rue Voltaire). Elle a été consacrée le 1er juillet 1861. Durant ce même mois de juillet 1861, les cloches de la « Vieille Paroisse » y ont été transportées.

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Mosquée

Rochefort est également dotée d’une mosquée dans le quartier dit du « petit Marseille » rue des Eglantines depuis 2010.

Sports

La ville de Rochefort est dotée de nombreux équipements pour satisfaires les passionnés, sportifs de loisirs ou pratiquants de haut niveau et que ce soit en plein air ou en salle, libre ou encadré.

Quelques chiffres

220px-Piscine_municipale_de_Rochefort

Piscine municipale Jean Langet.
  • plus de 5 000 licenciés sportifs
  • une soixantaine d’associations sportives
  • une quarantaine de disciplines
  • 5 000 m2 de gymnases
  • 5 courts de tennis couverts et 10 extérieurs
  • 1 terrain de squash
  • 1 vélodrome
  • 1 dojo
  • 1 golf 9 trous implanté sur la commune de Saint-Laurent-de-la-Prée
  • 1 jardin d’arc
  • 1 skate park
  • 1 piscine olympique
  • 1 club nautique
  • des terrains de foot et de rugby
  • des salles de gym, boxe, billard, tir, catch, karaté…

Équipements sportifs

Gymnases et salles
  • Gymnase du Polygone (Boulevard Pouzet). C’est un gymnase principalement dédié au handball et au tir à l’arc
  • Gymnases Grimaux (rue Raymonde-Maous) :
    • 1 Gymnase utilisé en priorité pour le basket
    • 1 Gymnase utilisé en priorité pour le badminton
  • Gymnase de la Vieille Forme (Port de Plaisance) principalement dédié au roller
  • Gymnase Denfert Rochereau (rue Denfert Rochereau) principalement dédié au volley-ball et au handball
  • Gymnase Saint-Exupéry (rue Saint-Exupéry) principalement dédié au karaté
  • Gymnase Anatole-France (rue Anatole-France) principalement dédié au tennis de table
  • Centre départemental de Judo (Polygone)
  • Centre départemental de Tennis (Polygone)
  • Salle de Gymnastique (2 rue du 4-septembre)
Équipements divers
  • 1 salle de billard (esplanade Soumet)
  • 1 salle de catch (espace Champlain)
  • 1 salle de karaté (dojo Gambetta)
  • 1 stand de tir (Polygone)
  • 1 salle de boxe (rue de la Ferronnerie)
Stades et terrains extérieurs
220px-Boulodrome_de_la_Casse_aux_Pretres

Boulodrome de la Casse aux Prêtres.
  • Stade du Polygone avec un sentier sportif de 1 750 m, une piste d’athlétisme de 400 m, un terrain d’honneur de football (105×68) gazon, un terrain annexe (100×60) gazon et deux courts de tennis extérieurs béton
  • Stade de la Casse aux Prêtres (rue du Champ de manœuvre) avec un gazon mixte rugby football (100×60), deux terrains de football (100×60) semi-stabilisé, un terrain de football (100×60) gazon et courts de tennis extérieurs béton poreux
  • Stade de rugby Henri Robin (rue des Frères Jamain) avec un terrain d’honneur de rugby (100×66) gazon, un terrain annexe (100×60) gazon, un terrain d’entrainement (80×40) et un vélodrome (440 m) enrobé
  • Terrain de foot Petit Marseille avec un terrain gazon (100×60) et deux terrains stabilisés (20×30)
  • Jardin de la Marine avec cinq courts de tennis en terre battue
  • Stade nautique, piscine municipale (rue Charles Maher) avec un bassin Olympique (50 m) et un bassin d’apprentissage
  • Club nautique (rue Pêcheur d’Islande) avec un vaste plan d’eau sur la Charente
  • Divers terrains et stades :
    • 2 terrains ouverts à tous (derrière le gymnase de la Vieille Forme et ZI du Pont Neuf)
    • 1 plaine de jeux avec 3 handball, 3 baskets et 2 mini-foot (Stade Rouge et Grimaux extérieur), 1 skate parc (Stade Rouge)
    • Terrains de boules : Petit-Marseille, Jardin de la Marine, Stade Rouge, Chemins Blancs, Parc La Forêt et un boulodrome couvert à la Casse aux Prêtres

Associations sportives

  • Stade Athlétique Rochefort Rugby (SAR Rugby)
  • Association Omnisports Centre Hospitalier
  • Club Rochefortais des sports sous-marins
  • K’Hors d’Âges
  • Yoseikan Budo Rochefortais
  • Rochefort Football Club
  • Tiger’s Roller Club Rochefortais (Roller in-line Hockey)
  • Taekwondo Club Rochefort
  • Badminton Rochefort Club
  • Rochefort Alligators (Flag/Football Americain)
  • Echiquier Rochefortais
  • Rochefort Handball Club
  • SAR Volley-Ball
  • AS Golfeurs Pays Rochefortais

Vie militaire

Depuis sa création en 1666, Rochefort a toujours connu une présence militaire importante. En effet, la ville a été construite pour accueillir le premier arsenal du royaume de France selon la volonté du roi Louis XIV. Ainsi, la marine est restée présente à Rochefort jusqu’en 2002 soit 336 années. Puis au début XXe siècle, c’est l’aéronavale qui a fait son apparition puis l’Armée de l’air et une école de la Gendarmerie nationale.

Actuellement, Rochefort accueille deux sites militaires opérationnels : l’école de gendarmerie et le commandement des écoles de la Gendarmerie nationale. À quelques kilomètres au sud de Rochefort, la base aérienne 721 accueille l’école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air. À Rochefort, environ 4 000 personnes (militaires et civils) travaillent pour la défense nationale.

Base aérienne 721 – EFSOAA

Articles détaillés : Base aérienne 721 Rochefort et École de formation des sous-officiers de l’armée de l’air.

En 1932, l’école des apprentis mécaniciens de l’armée de l’air ouvre ses portes à Rochefort.

Initialement installée sur le terrain de Soubise, elle regroupe progressivement les formations de toutes les spécialités techniques des sous-officiers de l’armée de l’air.

En 1979, elle se déplace à Saint-Agnant sur la base aérienne 721 et étend son champ d’activité en accueillant successivement le centre pédagogique en 1984, l’école de gestion et d’administration en 1993 et enfin en 1996, l’école de formation initiale des sous-officiers.

En septembre 1998, elle prend le nom d’école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air. L’EFSOAA devient ainsi le pôle de formation des sous-officiers de l’armée de l’air. Elle est commandée par un officier général, commandant de la place d’armes de Rochefort.

Depuis 2002, elle accueille aussi la formation des mécaniciens de l’aéronautique navale, jusqu’alors dispensée au centre de l’aéronautique navale de Rochefort dissous en juin de la même année.

La base aérienne 721 est commandée par un officier supérieur, chef de corps.

Elle est chargée de supporter l’école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air dans les fonctions administration, infrastructure, logistique, restauration, hébergement et protection.

Le site occupe une superficie de 162 hectares, répartis sur trois communes : Saint-Agnant, Soubise et Échillais. Plus importante unité militaire de la région Poitou-Charentes, le site est une véritable cité autonome, qui nourrit, héberge, fait vivre et instruit quelque 6350 élèves et stagiaires par an dont 50 marins, en présence simultanée, répartis au sein de quatre divisions de la direction des formations, ainsi que 797 personnes dont 307 instructeurs.

Commandement des Écoles de la Gendarmerie Nationale

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Cérémonie militaire sur la place Colbert.
Article détaillé : Commandement des écoles de la Gendarmerie nationale.

Placé sous le commandement du général de corps d’armée Alain Giorgis depuis septembre 2013, c’est à partir de Rochefort que sont dirigés les six écoles et les six centres de formation spécialisée de la Gendarmerie nationale situés sur l’ensemble du territoire national.

Après avoir quitté Maisons-Alfort où il était précédemment installé, le Commandement des écoles de la Gendarmerie nationale a marqué son installation officielle sous la présidence de Madame Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, le 7 octobre 2004 lors d’une prise d’armes organisée Place Colbert, suivi d’un défilé rue Touffaire qui regroupait six cent militaires de l’armée. Cette cérémonie à laquelle les Rochefortais se sont largement associés, a montré que la Gendarmerie a bien pris le relais de la Royale sur le site de l’ancien Hôtel de la Marine.

C’était précisément le souhait de Bernard Grasset qui, alors député, n’avait pas ménagé ses efforts ni sa volonté pour que ce transfert devienne réalité. Avec les 69 gendarmes affectés au commandement des écoles, soit avec les familles près de 200 nouveaux Rochefortais, ce sont maintenant 866 militaires, officiers, sous-officiers et gendarmes adjoints de la Gendarmerie nationale et officiers et sous-officiers du corps de soutien technique qui vivent et consomment à Rochefort, soit l’équivalent d’une grosse entreprise.

École de gendarmerie

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Cérémonie du 14 juillet.
Article détaillé : École de la gendarmerie nationale de Rochefort.

L’école de la gendarmerie nationale de Rochefort est destinée à la formation continue et initiale des cadres et du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale. Elle a vu passer, en 2003, plus de 7 000 stagiaires ou élèves. Elle est dirigée par le colonel Thierry Sassard depuis juillet 2010.

L’école comprend :

  • un état-major :
    • Bureau logistique (affaires immobilières, budget, casernement, service des matériels…)
    • Bureau des ressources humaines
    • Section commandement (Cellule sécurité, Service entretien général, Cellule SIC)
  • un centre national de formation au commandement (CNFC) qui organise cinq types de stages :
    • le stage national de formation des gradés de la gendarmerie (SNFG)
    • le stage des commandants de brigade de proximité (CBP)
    • les stages préparatoires au premier commandement
    • la préparation des gradés aux emplois spécifiques «dominante brigade territoriale traditionnelle» (PGES.BT)
    • la préparation des gradés aux emplois spécifiques «dominante commandant de communauté de brigades» (PGES.CCB)
  • le centre national de formation aux langues et à l’international (CNFLIG)
    • le centre national de formation aux langues (CFLG)
    • le centre national de formation à l’international (CNFI)
    • le cours international de français de Rochefort (CIFR)
  • le Centre national de formation du Corps de soutien techniques et administratif de la gendarmerie nationale (CNF/CSTAGN)
  • le Centre national d’assistance aux utilisateurs (CNAU).
  • le Centre pédagogique de productions audiovisuelles des écoles (CPPAE).

Marine Nationale

Les unités ou services de la marine implantés sur la ville de Rochefort jusqu’à la fin des années 1970 étaient les suivants :

  • Arsenal de la Marine, fermé en 1926 en raison de l’envasement de La Charente qui rendait son utilisation problématique
  • Arrondissement et Préfecture maritime fermés en 1927, et rattachés à Brest
  • Base aéro-navale « BAN » (devenue ensuite « CEAN » : Centre École de l’Aéronautique Navale)
  • École d’hydrograpie et Compagnie des garde-côte de Rochefort (devenus École navale)
  • École de pilotage d’hélicoptères de la NAVCO
  • École des fourriers de la Marine, transférée en 2002 à Querqueville (Manche) comme école commune aux trois armées
  • Écoles de santé et de pharmacie navales, fermées en 1985
  • Direction des travaux maritimes
  • Direction du commissariat de la marine
  • Direction du service de santé de la Marine
  • Centre pyrotechnique du Vergeroux
  • Service des transmissions et infrastructures de la Marine (SERTIM)
  • Gendarmerie maritime
  • patrouilleur « La Violette » de port d’attache Rochefort
  • Hôpital des armées (ex Hôpital de la Marine) fermé en 1985
  • Hôpital des orphelines de la Marine, créé par l’intendant Bégon36
  • Infirmerie du port
  • Sécurité navale
  • Archives de la Marine
  • Musée de la Marine (annexe du Musée national de la Marine) et Musée de la médecine navale
  • Bagne de Rochefort fermé sous Napoléon III
  • centre sportif de la Beaune
  • cercle des Officiers Mariniers
  • Cimetière maritime

Cet ensemble imposant représentait environ 2 500 personnes.

Depuis 2002, la Marine nationale a entièrement quitté Rochefort. Il ne reste que quelques marins à l’école des mécaniciens de l’armée de l’air de Rochefort.

Une section du Service historique de la Défense, département de la Marine, est chargée de la conservation et de la mise à la disposition du public des archives du port militaire, des origines à la fin des versements (2000). Elle est située dans l’ancienne caserne Martrou.

Enseignement

Rochefort est située dans l’académie de Poitiers.

Liste des établissements scolaires
Groupes scolaires (maternelle et élémentaire)
  • École Samuel de Champlain
  • École Anatole France
  • École de La Gallissonnière
  • École Georges Guerineau
  • École Edouard Herriot
  • École de la Libération
  • École Antoine de Saint-Exupéry
  • École Emile Zola
Écoles maternelles et élémentaires privées
  • École La Providence
  • École Saint-Joseph
Collèges publics
  • Collège Edouard Grimaux
  • Collège La Fayette
  • Collège Pierre Loti
Collège privé
  • Collège La Providence
Lycées publics d’enseignement général
  • Lycée polyvalent régional Marcel Dassault
  • Lycée polyvalent régional Maurice Merleau-Ponty
Lycées professionnels public
  • Lycée professionnel régional Marcel Dassault
  • Lycée professionnel régional Gilles Jamain
Écoles militaires
Enseignement supérieur
  • CIPECMA
  • École paramédicale
  • Institut européen de la qualité totale (IEQT) Rochefort – Poitou-Charentes
  • Institut supérieur des achats et approvisionnements (ISAAP)
16px-Information_icon.svg Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Collège La Fayette.

  • Collège E. Grimaux.

  • 120px-College_pierre_loti

    Collège Pierre Loti.

  • 100px-Dassault2

    Lycée général M. Dassault.

  • 120px-Lycee_jamin_rochefort

    Lycée professionnel G. Jamain.

  • Lycée général Merleau-Ponty.

Transports et stationnement

La gare SNCF de Rochefort.

Transports ferroviaires

Gare de Rochefort

Article détaillé : Gare de Rochefort.

La gare, au style Art déco, a été construite en 1922 pour la Compagnie des chemins de fer de l’État par l’architecte Pierre Esquié (auteur par ailleurs de la Gare de La Rochelle-Ville). L’origine du bâtiment est clairement identifiée par la signalétique des Chemins de Fer de l’État sur la façade de la construction. Cette gare a un attrait certain, avec son horloge, ses céramiques en façade, sa marquise au-dessus de l’entrée, sa halle, et ses lampadaires. Elle a également conservé une petite verrière.

Carte des lignes SNCF de Poitou-Charentes

Liaisons SNCF de Poitou-Charentes.

Elle possède trois quais et tous les trains de voyageurs (Intercités et TER) qui y passent s’y arrêtent. Des trains de marchandises y passent très rarement[réf. nécessaire]. Cette gare fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 28 décembre 198437.

Réseau ferroviaire

Article détaillé : Ligne Nantes – Saintes.

Transports urbains

Sous l’autorité de la Communauté d’agglomération du Pays Rochefortais, la société exploitante Veolia Transport gère le réseau R’bus, nom commercial du réseau de transport urbain de l’agglomération.

Le réseau de transports urbains est composé de 8 lignes régulières (A, B, C, D, E, F, G et H) et d’une navette au centre-ville de Rochefort. Toutes ces lignes ont pour pôle d’échanges la gare routière de la gare SNCF de Rochefort. La boutique R’bus y est d’ailleurs implantée.

Réseau R’bus
Tracé Jour(s) de circulation Période(s) de circulation Nombre d’arrêts Durée Communes desservies Principaux arrêts
Ligne A ROCHEFORT Villeneuve de Montigny ↔ TONNAY-CHARENTE Les Fontenelles l/ma/me/j/v/s ps/vs/été 35 48 Rochefort, Tonnay-Charente Rochefort – Villeneuve de Montigny, Roy-Bry, Gare SNCF, Joliot Curie, Tonnay-Charente – Les Fontenelles
Ligne B MURON Grand Fief / BREUIL MAGNE La Croix ↔ ROCHEFORT Parc des Fourriers l/ma/me/j/v/s ps/vs/été 34 33 Rochefort, Vergeroux, Breuil Magné, Loire les Marais, Muron Rochefort – Parc des Fourriers, La Fayette, Roy-Bry, Gare SNCF, Merleau/Grimmaux, Hôpital, La Croix, Muron – Grand Fief
Ligne C ROCHEFORT Place Georges Brassens ↔ ST AGNANT Les Cordries l/ma/me/j/v/s ps/vs/été 29 52 Rochefort, Echillais, St Agnant Rochefort – Pl G Brassens, Merleau/Grimaux, Gare SNCF, Roy-Bry, La Fayette, BA 721, St Agnant – Les Cordries
Ligne D ROCHEFORT Roy-Bry ↔ ROCHEFORT Gare SNCF l/ma/me/j/v/s ps/vs/été 22 28 Rochefort Rochefort – Roy-Bry, La Fayette, Petit Marseille, Merleau/Grimaux, Rochefort – Gare SNCF
Ligne E ROCHEFORT Merleau/Grimaux / TONNAY-CHARENTE Joliot Curie ↔ SAINT-HIPPOLYTE Calvaire / SAINT COUTANT LE GRAND Mairie l/ma/me/j/v/s ps 24 variable Rochefort, Tonnay-Charente, Cabariot, St Hippolyte, Moragne, St Coutant Le Grand, Lussant Rochefort – Merleau/Grimaux, Gare SNCF, Joliot, Calvaire, Mairie de Saint Coutant le Grand
Ligne F ROCHEFORT Merleau/ Grimaux / Rochefort Gare SNCF ↔ PORT DES BARQUES Font Renaud l/ma/me/j/v/s ps/vs/été 25 44 Rochefort, Echillais, Soubise, St Nazaire, Port des Barques Rochefort – Merleau/Grimaux, Gare SNCF, La Fayette, Rue du Phare, Port-des-Barques – Font Renaud
Ligne G ROCHEFORT Roy-Bry ↔ FOURAS La Fumée l/ma/me/j/v/s ps/vs 35 46 Rochefort, Vergeroux, Saint Laurent de La Prée, Fouras Rochefort – Roy-Bry, Gare SNCF, Merleau/Grimaux, Mairie de Vergeroux, Halte TER, Fouras – La Fumée
Ligne H ROCHEFORT Parc des Fourriers ↔ FOURAS La Fumée d/jf ps/vs 36 52 Rochefort, Vergeroux, Saint Laurent de la Prée, Fouras Rochefort – Parc des Fourriers, Roy-Bry, Gare SNCF, Hôpital, Mairie de Vergeroux, Halte TER, Fouras – La Fumée
Ligne N (Navette) ROCHEFORT Gare SNCF ↔ ROCHEFORT Parc des Fourriers l/ma/me/j/v/s ps/vs/été 9 10 Rochefort Rochefort Parc des Fourriers, Jardins de la Marine, Rochefort – Gare SNCF

Le réseau R’bus dessert 16 communes : Rochefort, Tonnay-Charente (ligne A), Vergeroux, Breuil-Magné, Loire-les-Marais et Muron (ligne B), Echillais et Saint-Agnant (ligne C), Lussant, Moragne, Saint-Coutant-le-Grand, Cabariot et Saint-Hippolyte (ligne E), Port-des-Barques (ligne F), Saint-Laurent-de-la-Prée et Fouras (ligne G).

R’bus offre également 3 autres services :

  • service de Transport à la Demande Tic’TAD
  • service de Transport des Personnes à Mobilité Réduite Tic’TPMR
  • service de stations-vélos Les Demoiselles.

Transports interurbains

Le réseau « Les Mouettes », géré par le Conseil général de la Charente-Maritime, exploite le réseau départemental pour les transports scolaires des collèges et lycées de Rochefort, non exploité par R’bus. Cela concerne notamment certains transports scolaires de l’Île d’Oléron, Marennes, Surgères, Royan, Saintes et Saint-Jean-d’Angély.

Circulation et stationnement

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Porte Bégon – Une entrée de la zone 30.

Zone 30 en centre-ville

Depuis le 2 juillet 2007, le centre-ville rochefortais est devenu ce que l’on nomme une « zone calme » ou « zone 30 ».

Une grande majorité des villes de plus de 20 000 habitants a développé ces zones qui permettent de réduire la vitesse des véhicules et donc le risque d’accidents. De plus, cette zone 30 permet de lutter contre le bruit et la pollution, et également d’offrir une large zone sécurisée aux piétons.

La zone 30 en centre-ville autorise également la circulation des deux roues non motorisées en sens interdit.

La principale spécificité du code de la route à Rochefort est la priorité à droite à tous les carrefours sans signalisation d’arrêt au sol.

Parcs de stationnement

Rochefort possède plusieurs parcs de stationnement. Le principal se situe à l’ouest du centre-ville, il s’agit du Cours Roy-Bry avec 1 000 places de stationnement gratuites. Les autres parkings au centre-ville ou près du centre-ville sont situés à la Corderie Royale (220 places dont 20 payantes), place Amiral Dupont (60 places payantes), le long du Cours d’Ablois (200 places dont 25 payantes), les Thermes (60 places), Jardin de la Marine (165 places dont 25 payantes). D’autres parkings, à l’extérieur du centre-ville, existent : la gare SNCF (180 places), Parc des Fourriers (450 places au total), centre sportif Le Polygone (300 places).

Parcmètres

La ville est équipée de 3 zones de parcmètre payantes principalement au centre-ville :

  • zone orange (centre-ville et rue Gambetta) avec 2h00 maximum (0,70 € par heure)
  • zone orange avenue de Gaulle et avenue La Fayette qui possèdent un stationnement spécifique les jours du marché
  • zone verte (rue du Docteur Peltier) avec 4h00 maximum

Un tarif résidentiel a été mis en place.

Accueil pour les camping-cars

En raison de son attractivité touristique et avec la présence des thermes, des camping-caristes font une halte plus ou moins longue à Rochefort. Depuis quelques années, la ville essaie de s’équiper en conséquence. Plusieurs parkings gratuits sont à leur disposition : 20 places sur le parking du lycée Marcel Dassault, 15 places sur le Cours Roy-Bry, 10 places à la Vieille Forme. Ils peuvent également s’approvisionner en eau et effectuer leur vidange sur le parking de la capitainerie.

Une nouvelle aire a été ouverte avenue de la Fosse-aux-Mâts. Sa capacité d’accueil est de 30 camping-cars. Le stationnement est payant par horodateur. Cette ouverture a pour objet d’interdire la prolongation du stationnement sur le Cours Roy-Bry et sur le parking du lycée Dassault alors que beaucoup de curistes s’y installent pour la proximité du centre-ville et des thermes.

Voie en alternance

Rochefort pratique le stationnement unilatéral alterné dans près d’une centaine de rues à double sens ou à sens unique. En effet, seuls les faubourgs à l’ouest du centre-ville ont vu la mise en place du stationnement alterné afin d’augmenter la capacité de stationnement quand cela est réalisable.

En raison d’un marquage au sol permanent, le centre-ville est exclu de ce type de stationnement.

Économie

La population active

Catégories socioprofessionnelles

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Maison de l’emploi.
Catégories socioprofessionnelles en 1999 et 2009 (15 ans et plus) à Rochefort 38
(par rapport au département39 et à la nation40)
Catégorie 1999 2009
Agriculteurs exploitants 0.1 % (2.6 %) (1.4 %) 0.1 % (1.7 %) (1.0 %)
Artisans, commerçants, chefs d’entreprise 3.2 % (4.4 %) (3.5 %) 2.8 % (4.2 %) (3.3 %)
Cadres et professions intellectuelles supérieures 4.2 % (3.9 %) (6.6 %) 5.9 % (5.0 %) (8.6 %)
Professions intermédiaires 10.3 % (9.6 %) (12.1 %) 10.9 % (11.3 %) (13.8 %)
Employés 19.2 % (16.3 %) (16.6 %) 18.6 % (16.6 %) (16.7 %)
Ouvriers 14.5 % (13,4 %) (14.9 %) 13.6 % (12,8 %) (13.5 %)
Retraités 25.7 % (28,2 %) (22.2 %) 31.4 % (34,0 %) (22.9 %)
Autres personnes sans activité professionnelle 22.8 % (21.6 %) (22.9 %) 16.7 % (14.4 %) (17.2 %)

 

 

Secteurs d’activité

Les données suivantes datent de 200741.

Pourcentage d’actifs ayant un emploi selon les secteurs d’activité :

    • Secteur primaire (agriculture) : 0,63 %
    • Secteur secondaire : 19,99 %
      • Industrie : 14,63 % (17,6 % en 1999)
      • B.T.P. : 5,36 %
    • Secteur tertiaire : 79,37 % (77 % en 1999)
      • administration publique, enseignement, santé, action sociale : 44 %
      • commerces, transports, services divers : 35,37 %

Niveau d’études

Les données suivantes datent de 200741.

  • Pourcentage des 15-29 ans scolarisée : 36,66 %
  • Pourcentage des 2-17 ans non scolarisée : 6,75 %
  • Diplôme le plus élevé de la population non scolarisée de 15 ans ou plus :
    • Sans diplôme : 20,7 %
    • Niveau CEP : 13 %
    • Niveau BEPC : 6,6 %
    • Niveau CAP ou BEP : 27,5 %
    • Niveau bac ou brevet professionnel : 15 %
    • Niveau bac+2 : 9 % (5,9 % en 1999)
    • Niveau supérieur : 8,2 % (5,1 % en 1999)

La Chambre de commerce et d’industrie de Rochefort et de Saintonge

Rochefort est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie de Rochefort et de Saintonge.

Elle gère avec le Conseil général de la Charente-Maritime, le port de Rochefort et celui de Tonnay-Charente42 et son siège est à la Corderie royale.

Le deuxième pôle industriel de la Charente-Maritime

Les activités industrielles

Deuxième pôle industriel de la Charente-Maritime après La Rochelle avec 2 512 emplois en 200741 répartis dans un grand nombre de PME et en plusieurs zones industrielles aménagées dès les années 1970, Rochefort dispose d’une certaine diversité industrielle où prédomine la construction aéronautique avec EADS-SOGERMA, SIMAIR, MALICHAUD-ATLANTIQUE, METAL-CHROME. L’industrie aéronautique est en effet le premier poste industriel à Rochefort avec plus de 1 200 emplois et près de la moitié des effectifs industriels de la ville43.

Les autres secteurs industriels sont représentés par des chantiers nautiques de plaisance répartis en 16 entreprises et employant 400 salariés. Les deux plus grands noms de cette industrie récemment implantée dans la ville sont CIM et NAUTITECH qui fabriquent des voiliers de grand renom.

L’industrie du bois, l’industrie des matériaux composites pour l’équipement automobile, la fonderie industrielle, l’industrie textile complètent un secteur industriel en véritable renouveau après les années de crise profonde que la ville a connues dans les années 1970 et 1980 où nombre d’entreprises industrielles ont disparu (ROL, Forsheda-France, Société Chimique de la Route).

Plus récemment la ville a connu quelques turbulences avec la fermeture de ZODIAC, une entreprise industrielle spécialisée dans la fabrication des célèbres canots pneumatiques, à cause de la concurrence asiatique et qui a employé jusqu’à plus de 500 personnes.

Le secteur de la construction

Le BTP, autre composante du secteur secondaire, occupe 921 emplois à Rochefort en 200743. Il s’agit d’un secteur économique constitué principalement de PME dont une entreprise du bâtiment qui emploie une centaine de personnes. Le marché de la construction est assez dynamique à Rochefort et dans sa zone urbaine depuis le début du nouveau siècle et stimule le secteur du bâtiment (construction du nouvel hôpital de la ville, rénovation urbaine, aménagement de lotissements résidentiels, construction d’immeubles modernes et de haut standing en bordure du port de plaisance).

Les zones artisanales et industrielles

  • ZA de Béligon
  • ZA des Pêcheurs d’Islande
  • ZI de l’Arsenal
  • ZI des Sœurs Nord
  • ZI des Sœurs Est
  • ZI des Sœurs Sud
  • ZI du Pont Neuf
  • Zone portuaire
  • Pôle Atlantique
  • Zone horticole de l’Avant Garde

Les ports de Rochefort

Articles détaillés : Port de commerce de Rochefort et Port de plaisance de Rochefort.

Rochefort possède deux ports, un de plaisance et l’autre de commerce, répartis en trois bassins à flot.

Historique du port de Rochefort

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, tandis que l’arsenal se transforme, le port de commerce se développe. Installé d’abord dans l’arsenal sud, le port marchand est transféré à la Cabane carrée dans l’actuel quartier Libération, limitrophe de la ville voisine de Tonnay-Charente et sur le chenal des vivres.

Sous Napoléon III, de 1859 à 1869, un nouveau port de commerce est construit. Il comprend deux bassins à flot qui sont devenus aujourd’hui les bassins de plaisance, complétés en 1890, par un troisième bassin, l’actuel port de commerce, qui connaît toujours une activité modeste mais régulière.

Le port de plaisance

Le port de plaisance de Rochefort est le premier port fluvial de Charente-Maritime. Il est situé sur la rive droite du fleuve Charente à 15 milles nautiques environ de fort Boyard ou de l’île d’Aix, au cœur de la ville.

Il s’agit d’un port qui se répartit en deux bassins à flots dénommés Lapérousse et Bougainville. Il comporte 300 places sur pontons ainsi que 40 places visiteurs.

Port de commerce de Rochefort-Tonnay-Charente

Le port de commerce fonctionne en binôme avec le port de Tonnay-Charente, formant ainsi le port de Rochefort-Tonnay-Charente, un complexe industrialo-portuaire déjà actif dans le années 197044.

Géré par le Conseil général de la Charente-Maritime et par la CCI de Rochefort, ce complexe portuaire est devenu le premier port départemental de France avec un trafic moyen annuel variant entre 800 000 tonnes et un million de tonnes. Il se classe au troisième rang des ports français pour l’importation des sciages résineux, au sixième rang pour l’importation d’engrais et au dixième rang pour l’exportation des céréales.

Le port de Rochefort accueille principalement des cargos chargés de bois du Nord. Les exportations portent principalement sur les céréales, blé et maïs.

Le port de Tonnay-Charente quant à lui reçoit principalement des engrais et du charbon en vrac et expédie des sables et des graviers ainsi que des céréales, principalement du maïs.

Il y a en moyenne deux arrivées ou départs par jour, suivant le rythme des marées. Ces deux ports fonctionnent en effet avec la remontée de la marée sur la Charente. Le tonnage des cargos est limité à cause du tirant d’eau maxi qui est de 5,70 m et surtout de la largeur de l’écluse qui ne peut accepter des navires de plus de 16 m de large pour une longueur de 116 m.

16px-Information_icon.svg Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • 120px-Pont_plaisance_rochefort

    Suite du port de plaisance avec le pont basculant de Papenburg pour accéder au bassin de Bougainville.

  • 120px-Capitainerie_du_Port_de_plaisance_de_Rochefort

    Capitainerie du port de plaisance.

  • 120px-Pont_basculant_Rochefort_001

    Bassin de Bougainville et le pont basculant de Papenbourg.

Une ville commerciale

Marché

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Les Halles.

Le marché de Rochefort est le plus important de la région Poitou-Charentes. Il a lieu tous les mardis matins, jeudis matins, et samedis matins de toute l’année.

Il est composé de deux marchés :

  • le marché de plein air, localisé avenue Charles-de-Gaulle, en plus de la rue Lafayette le samedi, s’étend sur 1 000 mètres linéaires d’étalages et accueille une centaine de marchands. On y trouve plus particulièrement des fruits et légumes, fleurs, fromages…
  • le marché couvert situé aux halles, au rez-de-chaussée du palais des Congrès, est plus particulièrement tourné vers les métiers de bouche. 50 étals proposent des produits de la mer, viandes et charcuteries, produits régionaux…

Une foire mensuelle a lieu tous les 2e jeudi de chaque mois sur le cours Roy-Bry de 8h00 à 18h00.

Zones commerciales

Les principales zones commerciales de l’agglomération rochefortaise sont :

Santé

Le nouveau centre hospitalier de Rochefort

Article détaillé : Centre hospitalier de Rochefort.

Depuis le 27 mars 2011, le nouveau centre hospitalier situé au nord de la ville, près de la zone artisanale Béligon, remplace le centre hospitalier Saint-Charles, situé au centre-ville. Ce nouveau centre de soins est moderne et d’un accès routier aisé (à 1 minute de l’autoroute A837). D’une capacité d’accueil de 279 lits, il est équipé, contrairement à l’hôpital Saint-Charles, d’un service d’IRM.

Le nouveau site hospitalier accueille également une crèche (45 enfants), un bâtiment de santé publique, un immeuble de bureaux et de commerces à 100 mètres et deux parcs de stationnement, le premier pour le public (200 places) et le second réservé au personnel hospitalier (400 places). À partir de fin 2012, il accueillera le nouveau centre de Gérontologie (Centre d’Hébergement et de Soins Gériatriques) qui remplacera celui de la Maison des fleurs, situé dans le quartier Chante Alouette, et dont la construction a débuté en septembre 2010. Pour accueillir les secours par les airs, une hélisurface a été construite quelques mètres au nord de l’hôpital.

L’ancien Centre hospitalier Saint-Charles

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Hôpital Saint Charles de Rochefort.

La première fondation du centre hospitalier de Rochefort, anciennement appelé hôpital Saint-Charles, remonte à 1733, grâce à Charles Jouvenon, supérieur de la congrégation, prêtre de la mission établie dans la ville et curé de Saint-Louis. Aux termes de nombreuses formalités administratives, il obtient des lettres patentes du roi en date du 6 mai 1733 qui furent enregistrées par le Parlement le 9 juillet 1734, donnant « l’autorisation d’établir un hôpital pour les pauvres malades de l’un et l’autre sexe… ». Le service de santé fut, dès le départ et pour longtemps, confié aux chirurgiens de la Marine, qui apportèrent régulièrement leurs concours et compétences.

L’hôpital Saint-Charles actuel date de 1972. Depuis, un nouveau service des urgences a été construit et ouvert en 1993, ainsi que le service de surveillance continue (réanimation) en 1994. Aujourd’hui, cet hôpital est le bâtiment le plus haut de Rochefort.

En 2003, la reconstruction de l’hôpital de Rochefort a été retenue par le Ministre de la Santé, dans le cadre du plan « Hôpital 2007 », qui concerne notamment la rénovation du patrimoine hospitalier. Les objectifs de cette reconstruction sont :

  • d’améliorer les conditions d’accueil et de confort des patients, la qualité et la sécurité des soins
  • d’humaniser les services cliniques, en respectant les normes de sécurité et d’accessibilité à tous
  • de fédérer et de mutualiser les moyens.

Après déménagement, l’ensemble du site a été fermé au public le 27 mars 2011. Son avenir reste pour l’instant inconnu, et devrait être débattu lors de réunions publiques avec la population. Concernant le bâtiment administratif, côté rue Thiers, celui-ci sera conservé pour recentrer plusieurs services municipaux actuellement éparpillés dans la commune.

L’ancienne clinique de Rochefort

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Clinique de Rochefort.

Depuis le 29 avril 2011, la clinique de Rochefort, située en centre-ville, est fermée à la suite d’une décision de la direction du groupe Kapa Santé, locataire du site jusqu’à cette date et qui a décidé de fermer son centre de soins en raison d’une procédure judiciaire entre lui et le propriétaire des locaux (Snam). Depuis octobre 2009, le groupe ne paye plus le loyer, soit 600 000 euros à rembourser.

L’ancienne clinique est située rue Pierre Toufaire. Appelée jusqu’en 2009, « clinique Pujos », le nouveau propriétaire, le groupe Kapa Santé, l’avait renommée « Clinique de Rochefort ».

Fondée en 1928 et classée en catégorie A depuis 1987, elle était l’unique clinique privée de Rochefort. La majeure partie de ses services hospitaliers a été recentrée sur le nouveau centre hospitalier de Rochefort en 2011. La clinique devait se recentrer sur les soins de suite et la rééducation (S.S.R.) mais à la suite de sa fermeture, ces services ne verront jamais le jour.

Aujourd’hui le site se transforme en pôle de santé. Cette mutation se fera progressivement au cours de l’année 2012 où une quarantaine de professionnels de santé occuperont les lieux. Des nutritionnistes, médecins généralistes, infirmières, sages-femmes, pédicures, podologues, orthésistes, rhumatologues et pédiatres viendront compléter l’offre déjà présente (médecins généralistes, radiologues, kinésithérapeutes, dentiste, neurologue, orthoptiste, ORL, orthopédiste, psychologue et neuropsychologue)45.

Les œuvres hospitalières de l’Ordre de Malte

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Centre des autistes de l’Ordre de Malte.

L’Ordre de Malte est présent à Rochefort avec :

  • depuis 1985, la maison d’accueil spécialisée Saint-Jean de Jérusalem qui accueille 40 personnes handicapées adultes, présentant un handicap majeur associé à un ou plusieurs autres troubles secondaires ;
  • depuis 1996, le centre Saint-Jean de Jérusalem qui accueille 12 personnes adultes atteintes d’autisme ;
  • à partir de 2012, la maison d’accueil spécialisée située dans le quartier de la Casse aux Prêtres qui accueillera 46 personnes.

L’ancien hôpital de la Marine

Article détaillé : Hôpital de la Marine de Rochefort.

L’hôpital de la marine remplaça le premier hôpital, trop petit. Dû à l’ingénieur Pierre Toufaire, attaché au port depuis 1774, le nouvel hôpital de Rochefort, construit entre 1783 et 1788, est le premier établissement hospitalier de structure pavillonnaire, limitant ainsi les risques de contagion. Il est désaffecté en 1985. Vendu aux enchères autour de 17 millions de francs (à la bougie) à un homme tombé amoureux du site qui décède en 2007. L’école de chirurgie, située dans l’un des pavillons, a été conservée dans son état d’origine, avec le musée, la bibliothèque et la salle des actes, où étaient donnés les cours. Depuis, il est ouvert au public afin d’admirer les collections de dessins ramenés des diverses expéditions autour du monde par les chercheurs de l’époque, embarqués à bords des navires.

Le centre thermal de Rochefort

Article détaillé : Station thermale de Rochefort.

Rochefort est aujourd’hui la 7e ville thermale de France. La progression du nombre des curistes est liée à la fois à l’augmentation des besoins de soins et à la qualité des infrastructures pour réponde à cette demande46.

Les services de la Sécurité sociale et de la CPAM

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Ancien locaux de la Sécurité sociale et Assurance maladie.

La Sécurité sociale et de la Caisse primaire de l’assurance maladie – ou CPAM – ont ouvert des antennes départementales à Rochefort et ont implanté leurs services dans de nouveaux locaux dans le Parc des Fourriers depuis 2007.

Le service de la Sécurité sociale est implanté à Rochefort depuis 1975 et emploie aujourd’hui une soixantaine de personnes. Il est l’une des trois antennes ouvertes dans le département de la Charente-Maritime avec celles de La Rochelle où se trouve le siège départemental et à Saintes dont les compétences recouvrent les arrondissements de Saint-Jean-d’Angély, Saintes et Jonzac.

Tourisme et Patrimoine

Patrimoine historique et lieux touristiques

Rochefort est classée ville d’art et d’histoire. Aujourd’hui, la ville est également visitée pour ses thermes, exploités depuis 1953. Elle est soumise à une Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (Z.P.P.A.U.P), arrêté de création de la zone : 09/05/2005, et un périmètre de Secteur Sauvegardé a été délimité (Arrêté de création du secteur : 13/11/2009)47

Monuments classés aux Monuments historiques

  • ancien hôtel de Cheusses (musée naval) depuis le 19 janvier 193247
  • corderie royale et les bâtiments annexes (château d’eau, fontaine, corps de garde) depuis le 10 octobre 1967
  • pont transbordeur du Martrou depuis le 30 avril 1976
  • vieille forme et forme double depuis le 9 mai 1989
  • maison de Pierre Loti depuis le 7 mai 1990.
  • le commissariat de la marine sur le quai aux vivres en cours de rénovation

Monuments inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (IMH)

  • fontaine de la place Colbert depuis le 23 février 1925
  • porte de l’Arsenal dite porte du Soleil depuis le 11 juin 1928
  • remparts proches de l’ancien porte Martrou depuis le 30 mai 1930
  • hôpital maritime depuis le 14 septembre 1965
  • caserne Latouche-Tréville depuis le 7 avril 1967
  • théâtre municipal de la Coupe d’Or depuis le 29 décembre 1969
  • gare SNCF depuis le 28 décembre 1984
  • église Saint-Louis depuis le 2 juin 1987
  • forme Napoléon III depuis le 7 mars 1988.

Arsenal maritime

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Porte de l’Arsenal (aussi appelée porte du Soleil).

Dans l’esprit de ses fondateurs, Rochefort doit être le plus beau port de guerre de l’Europe. L’Arsenal en sera la pièce maîtresse.

La porte du Soleil (ci-contre) est une porte monumentale en forme d’arc de triomphe érigée en 1831 par Auguste Giral. Elle formait l’entrée principale de l’arsenal, sous laquelle « la ville entière passait matin et soir », la majorité des hommes travaillant à l’arsenal. Son nom vient du fait que, le 4 mars et le 10 octobre, le soleil se lève exactement dans son axe. C’est en la franchissant que l’on peut commencer la visite de l’arsenal voulu par Colbert.

Dès 1666, les trois parties principales de l’Arsenal sont en place:

  • au centre, « la maison du Roy »
  • au sud, les magasins généraux et l’Avant-garde, appelé le « Parc »
  • au nord, l’arrière-garde, la corderie royale et la forme de radoub.

L’ensemble des bâtiments de l’arsenal de Rochefort est candidat au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO48.

La Corderie royale
Article détaillé : Corderie Royale – Centre International de la Mer.

La Corderie royale est située sur la rive droite de la Charente, en bordure même du fleuve. Elle renferme l’espace muséographique du Centre international de la Mer de Rochefort.

La construction, les cordes

La Corderie royale est l’un des bâtiments les plus importants de l’arsenal et ce fut l’un des premiers construits lors de la création de la ville en 1666. L’architecte de la corderie fut François Blondel qui lança les travaux en mars 1666. Envoyé aux Antilles, il ne put constater le résultat de ses plans.

La réalisation ne fut pas simple en raison du terrain. Situé à la bordure de la Charente, le sol est constitué d’une couche de vase épaisse de près d’une trentaine de mètres, parfois inondé d’une soixantaine de centimètres d’eau aux grandes marées. Avant la construction du bâtiment lui-même, il fallut donc surélever de quelques pieds49 et établir un radier constitué d’un quadrillage de pièces de chêne de 30 centimètres de section enfoncé à 5 pieds sous la nappe phréatique50.

Ce n’est qu’une fois le radier terminé que commença réellement la construction, à l’aide de pierres calcaires des carrières proches de Crazannes. Afin de ne pas déstabiliser ce radeau flottant, la construction par les 700 ouvriers se fit de manière symétrique, le passage au niveau supérieur n’ayant lieu que lorsque les deux pans de mur avaient atteint le niveau.

Finalement, après plus de trois ans de travail, la construction s’acheva en juin 1669.

Pendant près de deux cents ans, le bâtiment long de plus de 370 mètres fut utilisé pour réaliser les cordages de la marine royale. La longueur du bâtiment central permettait la fabrication en un seul tenant de cordages pouvant atteindre une encablure (soit 182,5 mètres). On utilisait pour cela du chanvre qui arrivait des provinces de France et de Rīga en mer Baltique. L’aile principale est bornée par deux pavillons. Au nord, celui destiné au stockage du chanvre et au sud, celui destiné au goudronnage du cordage. Toutes les étapes étaient prises en charge à l’arsenal, jusqu’au goudronnage pour éviter que les cordages ne pourrissent en mer.

Le déclin

En 1867, les cordiers cessent leur activité sur le site de Rochefort. Le bâtiment aura alors vocation à accueillir plusieurs institutions :

  • L’école de maistrance et des apprentis armuriers
  • L’annexe de l’artillerie navale
  • Les travaux maritimes
  • Les archives secrètes de la marine
  • Le musée des « petits-modèles »

Le 10 septembre 1926 est décidée la fermeture de l’arsenal de Rochefort qui, en plus d’un grand émoi au sein de la population locale, entraîne l’abandon progressif de la Corderie.

Le déclin du bâtiment sera complet lorsque les forces d’occupation quittant la ville en 1944 incendieront la Corderie. Le feu qui dura plusieurs jours rendit le bâtiment inutilisable. Laissé à l’abandon total pendant près de 20 ans, la Corderie et ses alentours devinrent le lieu d’une flore abondante.

La remise en service

En 1964, l’amiral Maurice Dupont entreprit le nettoyage du site avec l’aide d’appelés et en 1967, le bâtiment fut déclaré monument historique. La ville propriétaire décida alors en 1976 de lancer des travaux de rénovation, à l’identique pour l’extérieur, avec à l’intérieur un cloisonnement et des matériaux modernes.

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Médiathèque de la Corderie Royale.

Aujourd’hui, le bâtiment héberge :

Il est bordé, côté Charente, par un jardin, dit des Retours.

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    La Corderie Royale côté Charente, partie centrale.

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    La Corderie Royale côté Charente, extrémité Sud.

Les formes de radoub

Les coques des navires devaient être périodiquement entretenues ou réparées. Pour éviter les délicates manœuvres d’abattage en carène des bateaux, on utilisait les formes de radoub. Les navires pénétraient, à marée haute, dans ces grandes coques, creusées dans la berge vaseuse puis maçonnées, qui se vidaient à marée basse (avec l’aide d’une machine hydraulique qui pompait le surplus d’eau) : le travail de réparation pouvait alors commencer.

À Rochefort, trois formes de radoub sont encore visibles :

  • la vieille forme dans l’arsenal nord conçue par François Le Vau
  • la forme double, dite aussi Louis XV, conçue par l’intendant Pierre Arnoul
  • la forme Napoléon III, située derrière la porte du Soleil.

La vieille forme, première « forme à l’anglaise » entièrement maçonnée, fut une innovation pour l’époque. Il fallait que le dallage supporte le poids d’un navire de premier rang51. Elle a été dégagée de la vase en 1985.

La forme double, dont les bassins amont et aval ont été dégagés en 1992 et 1993, est conçue par l’intendant Pierre Arnoul en 1683. Réalisée avec peine entre 1683 et 1728, car le sol trop meuble, engloutissait les pierres. Elle permettait de réparer deux navires à la fois et présentait deux innovations : au lieu d’être lisses, ses murs sont faits de gradins pour faciliter le travail de radoub et la fermeture de la forme est assurée par un bateau-porte.
C’est dans cette forme qu’a été reconstruite L’Hermione. Un nouveau bateau-porte installé en 2012 a permis la remise en fonction de cette forme.

La forme Napoléon III, construite entre 1853 et 1861, fut allongée en 1900 pour accueillir le Dupleix, long de 134 m, le dernier grand croiseur-cuirassé construit à Rochefort.
Après la mise en place en 2012 d’un nouveau bateau-porte, cette forme accueille maintenant L’Hermione pour la mise en place de son gréement et de ses aménagements.

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    Une des deux parties de la forme double.

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    Le bassin supérieur de la forme double.

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    La forme Napoléon III, forme de radoub du XIXe siècle.

  • La forme Napoléon III, avec les restes de son bateau-porte.

La maison du Roy

Maison du Roy (ancienne préfecture maritime et maintenant commandement des écoles de la gendarmerie).
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Porte de l’ancienne préfecture maritime.

Cette demeure édifiée entre l’arsenal et la ville sur les ruines de l’ancien château féodal fut la demeure de l’intendant de la Marine et, à partir de 1781, celle du commandant de la Marine. Depuis trois siècles, elle a subi maints remaniements. Sa porte d’entrée monumentale, de 1716, a été déplacée après l’incendie de l’édifice en 1895, rue Toufaire, pour être dans l’axe de la rue de l’Amiral-Courbet, la seule de Rochefort qui ait conservé ses pavés.

La maison du Roy abrita a deux reprises l’empereur Napoléon Bonaparte : la première fois en août 1808 pour visiter le fort Boyard en construction et pour dresser les plans du fort Liédot et la seconde, moins glorieuse, le 3 juillet 1815, lors de son départ sur l’île d’Aix avant son exil sur l’île Sainte-Hélène. En vérité, sa dernière destination volontaire sur le territoire et non sur une île sera Rochefort. Cependant, il se rendit le 8 juillet aux Anglais qui l’emmèneront sur sa terre d’exil depuis Fouras, qui est sa vraie dernière destination française mais non volontaire.

Depuis, la maison du Roy est devenue la préfecture maritime qui gère les côtes des Sables-d’Olonne jusqu’à Biarritz. En 2002, elle ferme ses portes à la Marine (la préfecture maritime de Brest reprend le flambeau) et elle abrite désormais le Commandement des Écoles de la gendarmerie nationale depuis 2004.

La tour des signaux
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La tour des signaux.

La tour des signaux date de 172852. Elle constituait à l’origine le clocher de la première église Saint-Louis, aménagée dans l’ancien prêche du seigneur de Cheusses, protestant, au moment de la fondation de la ville moderne. L’église, desservie par les Lazaristes (Congrégation de la Mission), est dès 1723 « trop petite, fort basse et peu convenable pour un lieu si considérable. Plusieurs poutres menacent ruine »52. Les Lazaristes refusant de prêter serment à la constitution civile du clergé, la marine saisit leur église en 179153 afin d’en faire un entrepôt. Le titre paroissial est transféré à la chapelle du couvent des Capucins, qui, presque intégralement reconstruite à partir de 1835, devient l’église Saint-Louis actuelle.

La tour des signaux et les bâtiments adjacents (restes de la première église) sont aménagés par l’armée. L’ancien clocher est étêté et un sémaphore, assurant les communications entre l’amirauté et la rade de la Charente, est installé sur la plate-forme sommitale. Malgré les évolutions technologiques, la tour est utilisée jusqu’en 1930, servant de réserve en cas de défaillance des autres moyens de communication. Elle reste propriété de l’armée jusqu’en 2002, puis est restituée à la ville, qui y aménage un espace multimédia en 2008.

Haute de 26 mètres, elle fut longtemps un des plus hauts bâtiments de la ville. De plan carré, elle domine les toits des immeubles de la rue Touffaire.

Le magasin aux vivres

La subsistance de tout ce peuple d’ouvriers et de marins, ainsi que l’approvisionnement des navires en vivres, posa très vite des problèmes à l’État. Colbert proposa au roi Louis XIV de créer un « munitionnaire » chargé de régler la nourriture. Le roi créa le poste par un arrêté du 2 octobre 1669 et on décida d’élever un bâtiment : le « magasin aux Vivres » qui fut le plus vaste des monuments de ce genre possédé dès lors par la Marine. Le bâtiment, construit entre 1671 et 1673, longe l’actuel bassin de plaisance. Il porte le cachet de l’époque. Élevé sur le même alignement nord que le premier hôpital (caserne Charente), il a 120 mètres de long. Il contenait les greniers d’approvisionnement. L’ensemble forme un vaste quadrilatère ; les deux ailes en retour mesurant 125 mètres. À droite de la porte d’entrée se trouvait la tonnellerie.

Par la suite, le bâtiment connut pratiquement toutes les affectations : magasin, hôpital de la marine, logements pour l’armée et bâtiment de la sécurité civil.

À partir de 2012, le site devrait être reconverti par un promoteur avec la réalisation :

  • de cent appartements de bon standing,
  • d’une résidence hôtelière trois étoiles,
  • d’un restaurant panoramique avec vue sur le port de plaisance,
  • d’un parking aménagé dans la cour.

Place Colbert

Place Colbert avec sa fontaine et sa pelouse.

Place la plus célèbre de Rochefort, c’est le centre vital de la ville.

À l’origine, cette place faisait office de pré pour le pacage des animaux et se nommait la place aux herbes. Par la suite, grâce à l’impulsion donnée par les urbanistes, cette place est embellie en 1757 et pourvue d’une belle fontaine de pierre couronnée, par Victor Bourguignon, d’une figure allégorique symbolisant la rencontre de la Charente et de l’Océan. La source alimentant cette fontaine provient de Tonnay-Charente par l’aqueduc du Coteau54. Cet aqueduc initialement construit à la demande de l’intendant Bégon en 1695 aboutissait à un énorme réservoir situé près du bâtiment de corps de garde de la Corderie Royale54. En 1754, cet aqueduc alimentait en eau toutes les fontaines de Rochefort54.

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L’horloge de marées de la place Colbert.

De cette époque datent aussi les balcons rocaille ou néoclassiques qui ornent de simples maisons comme des hôtels particuliers : hôtel des Lemoyne de Sérigny, seigneurs de Loire, devant la fontaine, et l’hôtel d’Amblimont, l’actuel hôtel de ville, en face. Célèbrement connue grâce aux Demoiselles de Rochefort, la place qui, pendant de nombreuses années, possédait un bassin carré au milieu qui a aujourd’hui disparu. En effet, depuis 2006, la place est redevenue ce qu’elle était lors de sa première construction. La fontaine a été remise en valeur, le bassin a disparu pour laisser deux axes croisés comme à l’origine. Une horloge de marées a été installée au centre de la place. Elle indique l’état de la marée et le nombre d’heures restant avant basse mer par une série de spots lumineux.

Les fortifications

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Guérite en pierre en centre-ville.

Louis Nicolas de Clerville fut le commissaire général des fortifications de Rochefort. Cependant en 1662, ces fortifications privilégient l’esthétique à la fonctionnalité et à l’efficacité puisqu’elles étaient caractérisées par :

  • de longues courtines trop basses et mal flanquées,
  • des redents pour remplacer des bastions,
  • l’absence de défenses avancées,
  • des portes sans dehors.

Plusieurs années plus tard, ce furent près de 20 000 personnes qui migrèrent à Rochefort.

En 1690, l’enceinte des remparts de Rochefort étaient composée de trois bastions et de huit redents triangulaires adossés à la Charente.

Les remparts ont été conservés sur de vastes portions malgré l’ordre de démolition en 1923. On peut notamment admirer devant le cours Roy-Bry, une guérite en pierre de forme pentagonale portée sur culot lisse. Il ne faut pas l’appeler échauguette, mot à réserver au vocabulaire des châteaux-forts. Les fortifications bastionnées (c’est le cas de Rochefort) ont des guérites en pierre, selon tous les documents de Vauban.

Cimetières, cénotaphes, monument aux morts

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Monument aux soldats de Rochefort morts pour la France. Place des Martyrs de la Résistance.

Rochefort possède plusieurs cimetières, ainsi que plusieurs stèles et monuments aux morts.

  • Cimetière municipal comportant un carré militaire;
  • Cimetière de la Marine dépendant de l’ancien hôpital de la Marine;
  • Cimetière militaire contenant 232 tombes de soldats morts pendant la guerre de 14-18 à l’hôpital de la Marine à Rochefort55 ;
  • Stèle à la mémoire des Neufs fusillés entre 1941 et 1944 inaugurée en 2004 au carrefour du Polygone, au centre de l’avenue des Déportés et Fusillés. Ne comporte pas de noms56.
  • Plaque commémorative des Sapeurs-Pompiers57.
  • Monument commémoratif dédié aux naufragés originaires de Rochefort, situé à l’entrée du Carré militaire58.
  • Stèle des déportés et des fusillés de la guerre de 1939-194559.
  • Stèle commémorative aux Rugbyman se trouve 202, rue des Frères-Jamain60.
  • Le monuments aux soldats de Rochefort morts depuis la Première Guerre mondiale. La destruction de la majorité des remparts à partir de 1923 entraîne l’ouverture de la ville vers le faubourg. Il se dégage un espace important sur lequel on prévoir l’emplacement de ce monument aux morts dont la construction, en 1924, est confiée à Georges Gourdon, entrepreneur en marbrerie à Paris. Le monument se compose d’un obélisque dressé lui-même sur un socle pourvu d’escaliers et de rampes. L’obélisque est surmonté d’une statue allégorique de la France coiffée d’un casque de poilu et tenant un étendard et une palme. Détruite par la foudre en 1968, elle a été remplacée par une figure de la Patrie en 1971. La Place du Monument aux Morts a été rebaptisée place des Martyrs de la Résistance61.

Une autre plaque commémorative pour les soldats tués pendant la guerre de 14-18 se trouve à l’Église Saint-Louis62.

Les ponts sur la Charente

La traversée de la Charente au niveau de Rochefort a de tous temps été une nécessité, et l’augmentation continue du trafic a rendu la traversée par bac insuffisante dès le milieu du XIXe siècle. Le problème était difficile car il fallait concilier une circulation terrestre importante (l’axe Bordeaux-Nantes et la desserte d’Échillais Soubise…) avec une circulation maritime de voiliers et de navires de haut bord imposant un fort tirant d’air. Après l’étude de plusieurs projets, c’est le « système de pont à transbordeur » qui fut choisi en premier. Il sera suivi ensuite de deux autres ouvrages.

Le pont transbordeur
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Le pont transbordeur.
Article détaillé : Pont transbordeur de Rochefort.

Ce pont, dont le système fut proposé par l’ingénieur Ferdinand Arnodin (18451924), a été inauguré le 29 juillet 1900, après 27 mois de construction.

Ce pont repose sur deux pylônes métalliques hauts de 66,25 mètres et situés de part et d’autre de la Charente. Un tablier de 175,50 mètres de long, culminant à 50 mètres au-dessus des plus hautes eaux, relie ces deux pylônes entre eux. Une nacelle suspendue à ce tablier permet alors aux passagers de passer d’une rive à l’autre.

Lors de son ouverture, ce pont qui avait coûté 586 500 francs de l’époque, pouvait contenir à chaque traversée, 9 voitures à 2 attelages et 50 personnes ou 200 personnes. Sa capacité était de 26 tonnes. La traversée durait à l’époque, temps d’embarquement et débarquement compris, 40 minutes.

Mais l’augmentation continue du trafic eut raison du transbordeur, et en 1967, il fut remplacé par le pont à travée levante et en 1975, un budget de 1,4 millions de francs fut alloué à sa démolition. Le pont sera finalement classé aux monuments historiques en 1993, 7 millions de francs seront utilisés à la rénovation globale. Aujourd’hui, le pont est de nouveau en activité pour son atout touristique. Il est exclusivement ouvert aux piétons et aux vélos. La traversée est payante (2,60 € l’aller-retour pour un adulte en 2014) et dure 4 minutes et demie. Coté Rochefort, le local du moteur électrique abrite un petit restaurant ouvert en saison.

Le transbordeur est apparu dans le film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort.

Le pont à travée levante

Un pont à travée levante fut construit à quelques dizaines de mètres en aval du pont transbordeur. Il a été démonté en 1991. Le tablier de ce pont était situé à quelques mètres seulement au-dessus de l’eau, mais il pouvait s’élever sur toute sa longueur afin de permettre le passage des bateaux. Cette opération était cependant relativement longue et causait des difficultés de circulation pour les personnes souhaitant traverser la Charente.

Le viaduc de Martrou
Article détaillé : Viaduc de Martrou.
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Le viaduc de Martrou devant le pont transbordeur.

Ce pont construit en 1991 est situé en aval du pont transbordeur. Il y eut donc un temps trois ponts alignés sur la Charente à ce niveau, mais le pont central levant de 1967 a finalement été démoli. Après avoir été payant pour les véhicules non immatriculés en Charente-Maritime, le viaduc est gratuit pour tous les véhicules depuis le 1er janvier 2004. Ainsi, le trafic routier a plus que doublé en deux ans et les ralentissements entre le viaduc et la sortie de l’autoroute venant de La Rochelle sont presque quotidiens.

Le viaduc permet le franchissement de la Charente en deux minutes pour se rendre vers Royan ou l’île d’Oléron dans un sens et vers Rochefort et La Rochelle de l’autre.

Un projet de contournement de Rochefort, par l’est, est à l’étude. Il pourrait permettre un désengorgement du trafic automobile du viaduc de Martrou ainsi qu’une liaison directe entre La Rochelle et le futur aéroport départemental de Saint-Agnant d’une part et Royan de l’autre. Le projet est contesté par une association de riverains et des élus écologistes locaux qui lui préféreraient un prolongement de la liaison ferrée cadencée existant déjà entre Rochefort et La Rochelle63.

L’Hermione

Article détaillé : L’Hermione.
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Le chantier de l’Hermione en 2009.

Depuis 1997, une association s’est donné pour projet de reconstruire à l’identique la frégate l’Hermione à bord de laquelle La Fayette partit en 1780 rejoindre les insurgés américains au cours de la guerre d’indépendance des États-Unis.

La version originale du navire fut construite en 11 mois grâce à la collaboration de centaines de travailleurs, bagnards compris, pour un total de 35 000 journées de travail.

L’équipe de reconstruction du navire s’est attachée à effectuer une reconstruction à l’identique et à faire partager cela au public à l’aide de divers stands (forgeron etc.) et d’une visite guidée du chantier. Le chantier est installé dans la double forme de radoub du XVIIe siècle située à Rochefort et les visites sont une source de financement pour le chantier.

En raison de difficultés d’approvisionnement, des bois humides, etc., l’association Hermione-La Fayette a décidé de modifier la construction du navire. Sa mise à l’eau prévue fin 2008 avec une coque nue, non équipée et non armée et ensuite la réalisation à flot pendant 2 ans des travaux d’aménagement et d’équipement est suspendue. Pour garantir la qualité du bordage, l’association a décidé de réaliser l’ensemble du bateau à sec sur le site actuel du chantier et de mettre l’Hermione à l’eau entièrement équipée et prête à naviguer. La mise à l’eau du bateau a été réalisée le vendredi 6 juillet 2012. La coque a quitté la forme double pour rejoindre la forme Napoléon III.

Patrimoine culturel et artistique

Maison de Pierre Loti

Article détaillé : Maison de Pierre Loti.

L’officier de Marine Julien Viaud (1850-1923), en littérature Pierre Loti, passa une grande partie de sa vie à transformer sa maison natale en un lieu théâtral où il se mettait en scène lors de fêtes mémorables, invitant toutes les célébrités de l’époque que son immense renom l’amenait à fréquenter. Pour ses décors, il s’inspirait à la fois du passé : salle gothique et salle Renaissance et des pays lointains d’Orient et d’Extrême-Orient, qu’il connut lors de ses lointaines missions : mosquée, salon turc, chambre arabe et salle chinoise, en grande partie disparue aujourd’hui.

Une fois passé derrière l’austère et banale façade rochefortaise le visiteur est transporté dans l’univers magique et exotique de l’écrivain qui fascine toujours autant plus d’un siècle après sa création.

Théâtre de la Coupe d’Or

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La Façade du Théâtre.

La ville de Rochefort se dote d’une salle de spectacles cent ans après sa fondation. En 1766, plusieurs notables créent une société pour financer cette édification. Le Maire, Hèbre de Saint-Clément, propose d’offrir un terrain où est bâti l’Hôtel de la Coupe d’Or. Cet hôtel aurait donné le nom du théâtre. Les travaux de construction sont confiés à Giovanni Antonio Berinzago, architecte et peintre de Lombardie qui travaille à l’époque au décor du théâtre de La Rochelle. Inspiré des théâtres italiens du XVIIe siècle, Berinzago en reprend la division en trois parties. D’est en ouest :

  • un espace d’accueil et un foyer réduit ;
  • une salle en U élevée sur quatre niveaux superposés (autour d’un parterre, un amphithéâtre en surplomb, deux étages de loges et une galerie) ;
  • une scène munie de cintres et de dessous de scène pour les décors.

La partie sud reçoit à chaque niveau les « chambres des actrices », séparées des « chambres des acteurs », et un chauffoir.

En 1852, après que les sociétaires rencontrèrent des difficultés financières, la municipalité s’en porte acquéreur et envisage sa reconstruction.

Le projet de l’architecte rochelais Brossard transforme profondément l’espace tout en gardant un plan en trois parties :

  • au rez-de-chaussée, le péristyle agrandi semble avoir conservé les colonnes doriques du premier édifice. Cet espace est surmonté d’un foyer qui permet de favoriser la rencontre des artistes et des spectateurs.
  • La salle est élargie d’un tiers par le rejet des coulisses à l’arrière de la scène. Son élévation maintient le principe du théâtre à l’italienne avec un parterre entouré de baignoires, un balcon en surplomb, un niveau de loges surmonté d’une galerie. Au plus près de la scène, quatre loges dites d’avant-scène reçoivent un décor particulièrement soigné.
  • Le plafond de la coupole qui couvre la salle est orné d’une toile marouflée d’Auguste Constantin où figurent les Muses antiques présidant aux libéraux (1844). Quant aux dessous de scènes et aux cintres, ils sont agrandis et adaptés pour assurer l’élargissement du plateau.

En 1969, le théâtre de la Coupe d’Or est inscrit à l’Inventaire des monuments historiques. En 1971, il fait l’objet d’une campagne de restauration au cours de laquelle on choisit d’habiller la salle selon le modèle des théâtres royaux en utilisant un velours bleu pâle et un paroi de miroir au deuxième niveau de loges.

Devenu théâtre conventionné en 1995, la Coupe d’Or est un espace capital pour la vie culturelle rochefortaise.

Depuis mai 2007, le théâtre est fermé à la suite d’un avis de la Commission de sécurité en vue de prévenir les risques d’incendie. La ville de Rochefort a souhaité effectuer l’ensemble des travaux en une seule tranche. Ainsi, les travaux qui devront durer jusqu’en 2011 permettront :

  • la mise aux normes de sécurité du théâtre ;
  • l’accès aux personnes à mobilité réduite ;
  • d’équiper le théâtre d’un ascenseur ;
  • de remplacer les fauteuils et les velours qui datent de 1971 ;
  • de mettre la scène à l’horizontale (en pente auparavant) ;
  • d’améliorer la fausse d’orchestre ;
  • d’améliorer l’accrochage des projecteurs ;
  • d’améliorer le montage et le démontage des décors.

Pendant la période des travaux, la salle de spectacles du parc des Fourriers remplace les représentations qui devaient avoir lieu à la Coupe d’Or.

Musée Hèbre de Saint-Clément

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Musée Hèbre de Saint-Clément.
Article détaillé : Musée Hèbre de Saint-Clément.

Anciennement appelé « Musée d’Art et d’Histoire », le musée Hèbre de St Clément était fermé depuis le 7 octobre 2002 et fut rouvert fin 2006 après sa restructuration. L’ancien hôtel du XVIIIe siècle a été détruit excepté les façades sur rues qui ont été conservées. Ces travaux ont été réalisés par l’architecte Pierre Louis Faloci. Les espaces muséaux sont répartis sur cinq niveaux :

  • au sous-sol : les locaux techniques et les sanitaires pour le public
  • au rez-de-chaussée : le hall d’accueil, la boutique, la salle d’exposition temporaire du Service d’Art et d’Histoire et un espace consacré au Pays rochefortais : collections archéologiques du Néolithique au Moyen Âge et carte interactive permettant au public de repérer les sites les plus intéressants à visiter
  • au premier étage : la salle d’exposition temporaire des Musées Municipaux et l’espace permanent du Service Ville d’Art et d’Histoire
  • au second étage : la présentation de l’histoire de la ville de la création de l’arsenal (fin XVIIe siècle) au XIXe, le plan-relief de Rochefort réalisé par l’ingénieur Touboulic en 1835 et la collection de peintures
  • au troisième étage : l’évocation iconographique de l’histoire de la ville luttant d’abord pour la sauvegarde de l’arsenal, puis pour de nouvelles ressources économiques, les collections extra-européennes (Océanie, Afrique, Asie) et un espace consacré à la culture kanake contemporaine, intégrant ou renouvelant la tradition.

L’entrée du musée est gratuite pour les expositions permanentes et payante pour celles qui sont à durée déterminée.

Musée national de la Marine

Article détaillé : Musée national de la Marine de Rochefort.
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Musée de la Marine.

Ancienne résidence des chefs d’escadre, l’hôtel de Cheusses est le grand témoin du passé maritime de Rochefort.

C’est le plus ancien hôtel de la ville. Construit à partir de 1599 (la tour nord-ouest), il appartenait à la famille protestante de Cheusses, que le pouvoir royal déposséda de ses biens lors de la création de l’arsenal. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, il servit de résidence aux chefs d’escadre, tels d’Estrées, de Tourville ou Barrin de La Galissonnière.

Transformé en musée de la Marine en 1973, l’hôtel de Cheusses, agrandi de l’hôtel contigu élevé en 1716 abrite désormais les collections historiques liées à la construction navale : modèles de navires, sculptures ornementales et objets précieux.

C’est un lieu dont les riches collections permettent des approches très diverses de l’histoire de la marine et de Rochefort, comme l’explique l’attaché de conservation du patrimoine du musée dans un court reportage de présentation64.

Ancienne École de Médecine Navale

Article détaillé : Ancienne École de médecine navale.

Le Musée national de la Marine de Rochefort est aussi composé d’un second bâtiment qui renfermait l’ancienne école de médecine navale et qui représente aujourd’hui un remarquable témoin de l’architecture hospitalière.

Située dans un pavillon de l’ancien hôpital de la Marine qui fut édifié en 1788, l’ancienne École de médecine navale a été transformée en musée national en 1998 et est gérée directement par le Musée national de la Marine de Rochefort.

C’est l’unique musée de France dans sa discipline qui ait été ouvert au public. Il est composé de collections qui servaient de supports à l’enseignement de la médecine navale (panneaux d’artériologie, crânes phrénologiques, caisses de chirurgie…)65.

Il est également doté d’une bibliothèque scientifique riche de 25 000 volumes qui sont très recherchés et consultés par de nombreux chercheurs et historiens.

Musée des Commerces d’autrefois

Musée des Commerces d’autrefois.
Article détaillé : Musée des Commerces d’autrefois.

Ce musée privé, situé dans le cœur historique de la ville, a été créé en 1990 et présente la plus riche collection d’objets publicitaires et de décoration de toute la France en une ingénieuse reconstitution d’une vingtaine de boutiques et d’ateliers datant de la période de la Belle Époque.

Musée de la Vieille Paroisse

Article détaillé : Musée de la Vieille Paroisse.

Ce musée archéologique est situé dans une ancienne église désaffectée qui est le plus ancien édifice de la ville. Le musée est géré par la Société de Géographie, société savante fondée en 1878, qui demeure très active dans la ville et dont le rayonnement intellectuel et culturel dépasse largement le cadre du département.

Service Historique de la Défense – antenne de Rochefort

Installé dans l’ancienne caserne Martrou datant de 1859 (Second Empire), en face du Cercle Mixte des Armées, et spécialement aménagé dans les années 1980, le Service Historique de la Défense à Rochefort abrite une salle de lecture ainsi qu’une bibliothèque spécialisée dans le domaine maritime. Les locaux permettent de recevoir des groupes, notamment scolaires.

Ce centre renferme 7 km linéaires d’archives couvrant tout le littoral de la Vendée à la frontière espagnole, 25 000 ouvrages et 500 titres de périodiques, plus de 5 000 plans de construction antérieurs à 1945, dont Fort Boyard66.

Kiosque à musique du square Parat

La ville de Rochefort possédait deux pavillons dédiés à recevoir les musiciens militaires des régiments dont seul subsiste le kiosque à musique du square Parat. Ce dernier a été créé en 1883, se présentant avec une architecture simple composée de huit colonnes reliées par des volutes ouvragées.

Le kiosque à musique fut mis en place à l’occasion de la grande exposition « industrielle, maritime, scolaire, scientifique, artistique et horticole » qui eut lieu sur le cours Roy Bry en 1883. Cet édifice fut dénommé « Kiosque Parat » en 1904, devant son nom au maire de la ville, Jean Parat, qui avait organisé cette manifestation couronnée par un grand succès67.

Peu à peu abandonné au lendemain de la dernière guerre mondiale, le kiosque fut interdit d’accès en 2005 pour des raisons de sécurité, notamment en raison de sa structure porteuse qui était fragilisée.

Heureusement rénové en 2007, il fait partie de la dizaine de kiosques à musique encore présents en Charente-Maritime.

Animations culturelles

  • Rochefort-sur-toile, le Cinéma Art et Essai
  • Rochefort, Ville en Fête
  • Cinéma des Ailleurs: le Festival du cinéma des pays du pacifique sud
  • Festival de cinéma L’œil écoute
  • Les Jeudis du Musée Hebre de St Clément
  • Les Mercredis du Jazz
  • Résonances : festival de musiques du monde et des arts de la rue
  • Rochefort en accords
  • La Fête de la musique

Environnement

Jardins et squares

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Cours d’Ablois devant l’ancien hôpital de la marine
  • Jardin de la Marine
  • Jardin des Retours
  • Cours d’Ablois
  • Square Parat
  • Square Herriot
  • Square Triviers
  • Le Potager du Roy (Jardin pédagogique des écoles)

Jardins des Retours

Le nom de ce nouveau parc conçu par Bernard Lassus évoque les grandes expéditions scientifiques des XVIIIe et XIXe siècles. En effet, Rochefort est alors le port de départ et de retour de plusieurs de ces grandes aventures auxquelles participèrent au XVIIIe siècle François Vivès sur l’Étoile, lors du voyage de Bougainville, et Claret de Fleurieu sur l’Isis. Au XIXe siècle, des officiers de santé prennent part, comme médecins naturalistes, à des voyages de circumnavigation : Jean René Constant Quoy sur l’Astrolabe avec Jules Dumont d’Urville (1826-1829), René-Primevère Lesson avec Louis Isidore Duperrey (18221825), son frère cadet, Pierre-Adolphe, avec Dumont-d’Urville (1837-1840).

Le jardin des Retours est dominé par ce qui subsiste de l’ancien « jardin du Roy », qu’on appelait aussi « jardin de l’Intendant » : Michel Bégon et ses successeurs aimaient s’y promener. Amputé par des lotissements successifs aux XVIIIe et XIXe siècles, ce jardin fut cédé à la ville et appelé « jardin de la Marine ». Il a gardé son tracé d’origine avec ses bosquets et ses parterres. Une large rampe plantée de tulipiers descend vers la Corderie, ouvrant la ville sur le fleuve. Les abords de la Corderie ont été aménagés en espace d’agrément : reconstitution d’un pont de navire, maquettes de navires animées. Les essences végétales sélectionnées pour ce jardin symbolisent l’importance du port de Rochefort aux XVIIe et XVIIIe siècles pour le développement de la botanique.

Conservatoire du Bégonia

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Conservatoire du Bégonia.
Article détaillé : Conservatoire du Bégonia.

Le Conservatoire du Bégonia, qui s’étend sur les bords de la Charente dans le pôle horticole de la ville, est une sorte de vitrine de l’écologie tropicale qui fait de Rochefort la « capitale du bégonia ». Cette vaste serre municipale de 1 100 m2 a été créée en mémoire de l’intendant de la Marine du XVIIe siècle, Bégon, en fonction à Rochefort et auquel la plante lui doit son nom.

Aménagé en 1986 et ouvert au public en 1990, ce Conservatoire du Bégonia qui est également un musée municipal a tout récemment inauguré de nouvelles installations dont la scénographie est particulièrement didactique.

Chemin de la Charente

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La Charente à Rochefort.

Ce chemin permet de longer le fleuve au plus près, sur tout son parcours rochefortais, de la Corderie Royale à Port-Neuf (soit 10 km).

Caractéristiques du chemin :

  • du stade nautique (Port-Neuf) à l’ancien embarcadère pour Soubise : chemin sécurisé avec revêtement de cailloux blancs uniquement pour piétons et vélos (2,4 km) ;
  • de l’embarcadère pour Soubise à la station de lagunage : chemin en bitume partagé avec voitures (rares puisque chemin sans issue) et vélos ;
  • de la station de lagunage au Pont Transbordeur : chemin sécurisé avec moitié bitume et cailloux blancs uniquement pour piétons et vélos ;
  • du Pont Transbordeur à la Corderie Royale : chemin sécurisé avec moitié bitume et cailloux blancs uniquement pour piétons et vélos.

Il y a également un chemin qui est uniquement pour piétons et vélos du Vergeroux (rond-point du Brillouet) jusqu’à Port-Neuf avec un revêtement en bitume. Il s’agit du chemin du Brillouet. Il ne longe pas la Charente mais les marais du Vergeroux.

16px-Information_icon.svg Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • 120px-502_-_Balade_bord_de_Charente_-_Rochefort

    Pancarte près de la zone de mouillage des pêcheurs d’Islande.

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    Pancarte sur le chemin du bord de Charente.

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    Pancarte en face de Soubise.

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    Pancarte entre le Pont Transbordeur et la Corderie Royale.

Marais et les oiseaux

De nombreux oiseaux migrateurs font halte dans ce marais aux qualités paysagères remarquables : oie cendrée, cigogne, aigrette garzette, échasse blanche, héron cendré, canard, cygne… sont à découvrir sur les lagunes côtières, les vasières littorales, les roselières, les prairies humides, les marais.

Partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux

Les lagunes de traitement des eaux sont constituées de cinq espaces distincts. En sortie de la cinquième lagune, ses eaux (5 000 m3 en moyenne par jour) sont rejetées sur des parcelles en bord de Charente. Il s’agit de terrains inondables qui n’ont qu’une valeur agricole modeste. Ces marais sont donc utilisés par la LPO pour en faire un lieu d’accueil pour les oiseaux migrateurs et autres. La LPO a conçu des plans d’eau de profondeurs variables afin que les échassiers de toutes tailles puissent trouver des espaces accueillants.

Accueil des oiseaux

On peut voir, de l’observatoire de la station, cohabiter de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques. Les espèces les plus communes sont l’échasse blanche, l’avocette, le canard colvert, le canard souchet, le canard tadorne, le cormoran, la bécassine des marais, le râle d’eau, la foulque macroule, le fuligule milouin, le fuligule morillon, la mouette pygmée, le cygne, et différentes espèces de chevaliers… Ces aménagements furent réalisés en douceur et le site est devenu une richesse exceptionnelle en la matière.

C’est maintenant l’un des « pôles-nature » de la Charente-Maritime que l’on peut visiter individuellement ou en groupe. La promotion de ce « pôle-nature » est assurée par « Espace Nature » qui est installé place Colbert depuis décembre 1992 et géré conjointement par la Ligue pour la protection des oiseaux, la Ville de Rochefort, la communauté d’agglomération du Pays Rochefortais et le conseil général de la Charente-Maritime.

Station de lagunage

Rochefort possède la plus grande station de lagunage de France et d’Europe68 : sur près de 35 hectares, sont développées les nouvelles technologies liées à l’eau douce : épuration des eaux par lagunage, accueil des oiseaux migrateurs, production d’électricité à partir du biogaz… Le tout parfaitement intégré dans l’environnement des marais.

À leur arrivée à la station de lagunage, les eaux usées font d’abord l’objet d’un prétraitement : dégrillage, désablage puis dégraissage. Ainsi débarrassées des matières les plus lourdes, les eaux usées sont ensuite allégées de leurs boues avant d’être dirigées vers le réseau des lagunes où la véritable épuration va se produire. Les boues font l’objet d’un traitement spécifique puisqu’elles sont stockées dans une grande cuve en béton appelée « digesteur ». Elles vont y fermenter et produire du « bio-gaz ». Celui-ci est récupéré dans un gazomètre et va servir de combustible pour alimenter un moteur thermique, lui-même alimentant une génératrice électrique, l’ensemble constituant un cogénérateur (production simultanée d’électricité et de chaleur). L’énergie produite alimente la station d’épuration et lui fournit la plupart du temps tous ses besoins énergétiques. À certaines périodes la production est même supérieure aux besoins et le supplément d’énergie est vendu à Électricité de France. Quant aux boues, déshydratées après leur fermentation dans le digesteur, elles sont réutilisées par le service des espaces verts. Riches en azote et potassium, souvent mélangées avec de la tourbe, les boues constituent ainsi un apport appréciable comme substrat de culture pour le fleurissement de la ville.

Personnalités liées à la ville

Articles détaillés : Liste des intendants de la Marine à Rochefort et Liste des préfets maritimes de Rochefort.

Personnalités nées à Rochefort

Naissances pendant le XVIIe siècle
  • Rolland-Michel Barrin, comte de La Galissonière (1693-1756), officier de marine, administrateur colonial et gouverneur français.
Naissances pendant le XVIIIe siècle
Naissances pendant le XIXe siècle
Naissances pendant le XXe siècle

Personnalités décédées à Rochefort

Décès dans le courant du XVIIIe siècle
  • Michel Bégon, intendant de la Généralité de La Rochelle et de la Marine au port de Rochefort, mort à Rochefort le 14 mars 1710.
Décès dans le courant du XIXe siècle
  • Charles Romme (1745-1805), professeur de mathématique de l’école des garde-côtes à Rochefort.
  • Maurice Exelmans, né en 1816 à Ixelles, Amiral, préfet maritime de Rochefort, mort en fonction dans un accident à Rochefort le 25 juillet 1875.
  • Colonel Canard, né à Rocroi (Ardennes) le 6 avril 1824, décédé à Rochefort le 20 avril 1894.
Décès dans le courant du XXe siècle

Personnalités ayant visité Rochefort

Les intendants de la Marine de Rochefort et les préfets maritimes de Rochefort, dépositaires de l’autorité des chefs de l’état, ont reçu nombre d’hôtes officiels à l’hôtel de la Marine.

  • François Blondel, architecte du roi, venu à Rochefort réaliser la corderie.
  • Vauban, ingénieur du roi, surintendant des fortifications, mais ne réalisa pas de projet.
  • en 1775, le duc de Chartres69
  • le 27 et le mai 1777, le Comte d’Artois (1757-1836), frère du roi Louis XVI, venu visiter l’arsenal et les ports70.
  • le 19 juin 1777, l’Empereur d’Allemagne (1741-1790), frère de la reine Marie-Antoinette (1755-1793), venu aussi visiter l’arsenal, mais il voulut rester incognito et descendre à l’auberge du Bas-Chat70.
  • La Fayette pour prendre le commandement de son navire et embarquer le 20 mars 1780 pour l’Amérique. Il aurait séjourné dans une chambre du premier étage.
  • Napoléon est venu une première fois les 4 et 6 août 1808. Embarqué avec Joséphine à Sainte-Hippolyte, il arrive par le fleuve sur les quais sous les acclamation. Reçu par le vice-amiral Martin, premier préfet maritime, il réside avec Joséphine à l’hôtel de la Marine et va visiter Fort Boyard dont il avait ordonné la construction en 1801, alors qu’il était premier consul; il n’est pas impossible qu’il soit déjà venu à Rochefort à cette occasion. Il revient une seconde fois le 3 juillet 1815, en attendant que les deux frégates la Saale et la Méduse ne le prenne pour forcer le blocus au large de l’Île d’Aix et passer en Amérique.
  • Victor Hugo, venu visiter la région en septembre 1843 avec Juliette Drouet. C’est au Café de l’Europe, aujourd’hui Café de la Paix, qu’il a appris en lisant le journal Le Siècle la noyade de sa fille Léopoldine et de son gendre, et qu’il a écrit son magnifique poème: « Demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai, vois-tu, je sais que tu m’attends… »
  • Alain-Fournier (1886-1914), l’auteur du Grand Meaulnes, vient y rendre visite à Yvonne de Quiévrecourt (1885-1964), alors mariée au médecin de marine Amédée Brochet
  • le général De Gaulle
  • François Mitterrand, président de la République, le 3 novembre 1983.
  • Jacques Chirac, président de la République, le 10 juillet 1995 quelques mois après son élection. Il est revenu le 18 juillet 2005 pour fêter le 30e anniversaire du Conservatoire du Littoral, établissement public qu’il a créé en 1975.
  • Vigdís Finnbogadóttir, présidente de la République d’Islande fut l’hôte de la Maison de Pierre Loti le 24 septembre 1987.
  • Plusieurs chefs du gouvernement : Raymond Barre en février 1988, Jean-Pierre Raffarin à plusieurs reprises comme conseiller-général, notamment à la Corderie Royale en avril 1995, Lionel Jospin le 11 août 1999, Michel Debré, Michel Rocard, Édith Cresson et Édouard Balladur.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Liste d’ouvrages par ordre alphabétique des auteurs
  • Anne-Françoise Damecour (ouvrage collectif coordonné par), Charente-Maritime, Aunis, guide découverte Gallimard, Paris, édition Nouveaux Loisirs, 1994
  • Florence Dubois (ouvrage collectif coordonné par), Rochefort, ville d’art et d’histoire – Le Guide, Centre des Monuments nationaux, Éditions du Patrimoine, Paris, 2003 (144 pages). (ISBN 2-85822-708-X)
  • Thierry Liot, La Maison de Pierre Loti à Rochefort, 1850-1923, Chauray, 1999. Prix de l’académie de Saintonge.
  • Lionel Pacaud, Rochefort, son combat pour l’Arsenal, Geste éditions, La Crèche, 1999 (284 pages). (ISBN 2-910919-96-X)
  • Suzanne Quéré, Rochefort, pages de son histoire, Les Chemins de la Mémoire éditeur, Saintes (36 pages). (ISBN 2-84702-017-9)
  • Rochefort Trois Siècles en Images – de Napoléon à nos Jours -, Centre d’Animation Lyrique et Culturel de Rochefort, deux tomes, imprimerie Maury, édition 1983. (Ouvrage collectif).
  • Annick Le Scoëzec Masson : Mélancolie au Sud, Paris, L’Harmattan, 2004 (roman dont l’action se passe à Rochefort dans les années 60-70).

Articles connexes

Territoires et administrations
Géographie
Environnement
Histoire
Patrimoine historique
Monuments religieux
Culture et loisirs
Économie
Transports et voirie
Santé
Militaire
Sports
Animations
Arts cinématographiques

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. prononcer [ʁɔʃ.fɔʁ]
  2. Dénomination utilisée par l’Administration depuis 1845, notamment par La Poste, par l’Équipement pour les panneaux d’entrée de ville, bien que l’appellation officielle soit Rochefort.
  3. Ce chiffre de population est celui du recensement de 2008 (population municipale). Ce chiffre de population est calculé selon la nouvelle délimitation de l’Insee établie en 2010.
  4. Depuis la nouvelle délimitation des unités urbaines établies par l’Insee en 2010, l’unité urbaine de Rochefort forme avec les communes de Tonnay-Charente, Échillais, Vergeroux et Breuil-Magné une agglomération urbaine qui la place au 6e rang en Poitou-Charentes, après Châtellerault (5e rang régional avec 42 708 habitants en 2007) mais avant Royan (7e rang régional) et Saintes (8e rang régional). Par contre, son aire urbaine la classe toujours au septième rang régional après les aires urbaines de Châtellerault (5e rang régional) et de Saintes (6e rang régional). Pour plus de détails sur ce sujet, consulter l’article détaillé Villes et urbanisation de la Charente-Maritime à la section dénommée « Une urbanisation moyenne mais qui se renforce ».
  5. Certains y voient une appartenance géographique au midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy – ainsi Rochefort comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  6. c’est-à-dire (par ordre alphabétique) Breuil-Magné, Échillais, Rochefort, Tonnay-Charente et Vergeroux selon la nouvelle délimitation définie par l’INSEE en 2010
  7. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002 [archive], dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  8. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références

  1. Les gentilés de Charente-Maritime [archive]
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p. 21
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. « A 831 Fontenay-Rochefort : l’appel à concession lancé ! » [archive], www.fontenaylecomte-blog.com,‎ 1 février 2012
  5. Le climat de la Charente-Maritime [archive] (Météo-France)
  6. Observatoire de l’environnement [archive], données Météo France.
  7. LPCWeather, sources Météo France [archive]
  8. Mon-ete.fr : ensoleillement en France [archive] et Météo France [archive]
  9. (fr) « Climatologie mensuelle à La Rochelle » [archive], sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  10. Données de la station de La Rochelle, sources l’Internaute [archive], INSEE [archive] et Lameteo.org [archive]
  11. Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de France.
  12. Emmanuel de Fontainieu, L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 55
  13. Emmanuel de Fontainieu, L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 47
  14. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 454
  15. Jean Nicolas, op. cit., p. 455
  16. a et b Mentionnée en 1810.
  17. a et b Dite de 2e classe en 1832.
  18. M.A. Gautier, Dictionnaire des communes de la Charente-Maritime, p. 52.
  19. Jacques Péret, « Affrontements et ruptures révolutionnaires », in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand,‎ 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne [archive]), p. 328
  20. Jacques Péret, op. cit., p. 351
  21. Jacques Péret, op. cit., p. 353
  22. Jacques Péret, op. cit., p. 354
  23. Emmanuel de Fontainieu, L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 166
  24. (fr) « Rochefort (Charente-Maritime) » [archive], sur www.newgaso.fr (consulté le 1er juillet 2010)
  25. http://perso.numericable.fr/briantimms3/chf/17poitoucharentes.htm [archive]
  26. http://www.ville-rochefort.fr/mairie/equipe [archive]
  27. Rapport de la Chambre régionale des comptes de Poitou-Charentes sur la ville de Rochefort [archive].
  28. « Villes Internet par régions » [archive], sur www.villes-internet.net (consulté le 3 octobre 2009)
  29. Comité de jumelage de la ville de Rochefort [archive]
  30. http://quai-aux-vivres.fr [archive] Site web du projet du Magasin Aux Vivres [archive]
  31. Se reporter à l’article détaillé Démographie de la région Poitou-Charentes à la section Liste des Unités urbaines.
  32. Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui [archive] sur le site de l’École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee – Populations légales de la commune pour les années 2006 [archive], 2011 [archive]
  34. Insee – Recensement de la population – 2009 – Rochefort [archive]
  35. Insee – Recensement de la population – 2009 – Charente-Maritime [archive]
  36. Bonnet de Lescure, discours prononcé en 1838 à l’occasion du rétablissement du tombeau de M. Bégon et de sa fille, in Annales maritimes et coloniales, Volume 70, no 79, p. 1323.
  37. « Notice no PA00104866 » [archive], base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Insee – Recensement de la population – 2009 – Rochefort [archive]
  39. Insee – Recensement de la population – 2009 – Charente-Maritime [archive]
  40. Insee – Recensement de la population – 2009 – France [archive]
  41. a, b et c Statistiques sur la population active à Rochefort – Source : Insee 1999 et 2007 [archive]
  42. Port de commerce Rochefort Tonnay-Charente [archive]
  43. a et b Les filières de l’économie rochefortaise vues par la mairie de Rochefort [archive]
  44. L’ensemble urbain Rochefort, Tonnay-Charente et ses industries, voir p. 621 du document en ligne [archive]
  45. http://www.sudouest.fr/2011/05/13/l-ancienne-clinique-opere-sa-mue-en-pole-de-sante-397067-1504.php [archive]
  46. (fr) « Les Thermes de Rochefort » [archive], sur www.ville-rochefort.fr (consulté le 1er juillet 2010)
  47. a et b Site départemental de l’architecture et du patrimoine. [archive]
  48. UNESCO : l’arsenal de Rochefort. [archive]
  49. Emmanuel de Fontainieu, L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 24
  50. Emmanuel de Fontainieu, L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 34
  51. Emmanuel de Fontainieu, L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 36
  52. a et b Les églises d’Aunis, par Yves Blomme, éditions Bordessoules, p. 113
  53. Visiter Rochefort, par Agnès Claverie, éditions Sud-Ouest, p. 15
  54. a, b et c Didier PIGANEAU, Le Pays Rochefortais, un estuaire et des marais, Tourisme et Patrimoine, Les Éditions du Laquet, 2001, p. 77
  55. sur memorial-genweb [archive]
  56. sur memorial-genweb [archive]
  57. sur memorial-genweb [archive]
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  59. sur memorial-genweb [archive]
  60. sur memorial-genweb [archive]
  61. sur memorial-genweb [archive]
  62. sur memorial-genweb [archive]
  63. in journal Sud-Ouest du 10 février 2009
  64. Cette vidéo peut être consultée sur le site scienceculture : Le Musée de la Marine de Rochefort [archive] par ethnomedia [archive] pour scienceculture [archive]
  65. École de médecine navale de RochefortSite officiel de l’ancienne école de médecine navale [archive]A l’école des médecins [archive] reportage d’ethnomedia [archive] pour scienceculture [archive]
  66. Page web du Service Historique de la Défense à Rochefort sur le site de la Défense [archive]
  67. Florence Dubois (ouvrage collectif coordonnée par), Rochefort, ville d’art et d’histoire – Le Guide, Centre des Monuments nationaux, Éditions du Patrimoine, Paris, 2003, p. 110
  68. Energie-Cités : Énergie, eau, assainissement à Rochefort [archive]
  69. Charente-Maritime, Aunis, guide découverte, par Anne-Françoise Damecour, Paris, Gallimard
  70. a et b Théodore Viaud, Histoire de la ville et du port de Rochefort, Rochefort, chez Madame Honorin Fleury, tome II, p. 156-157.

 

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