Le 24 mai 2019, un attentat islamiste à Lyon

C’est à ce jour le seul attentat commis à Lyon depuis le début de la vague de ces derniers années, qui avait commencé avec les tueries de Mohammed Merah de Toulouse et Montauban en mars 2012.

L’auteur des faits est un jeune Algérien venu en France suivre des études en informatique, à peu près comme Sid Ahmed Ghlam, auteur de l’attentat manqué de Villejuif du 19 avril 2015, lequel était associé à une Brestoise qui curieusement n’a jamais été inquiétée par les autorités judiciaires, en dépit d’un profil et de relations bien étranges…

« L’agence Reuters indique également que selon une source proche de l’enquête, l’auteur a délibérément agi peu de temps avant les élections européennes afin de « faire monter le vote populiste et raciste [...] pour pousser les musulmans à la révolte »17. »

On rappelle ici que les attentats de mars 2012, que certains tendent à oublier, s’étaient aussi produits en pleine campagne électorale, pour la présidentielle, et de surcroît dans un contexte de tension très particulier entre certains policiers de la DCRI et leurs direction, avec, à la manoeuvre, des personnages déjà très impliqués dans les prémices en 1994 de l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi.

Mais surtout, cette idée assez délirante de « faire monter le vote populiste et raciste [...] pour pousser les musulmans à la révolte » est typiquement extrême-gauchiste ou brenterchienne.

En effet, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest a bien toujours expliqué à ses ouailles qu’il leur fallait quotidiennement et partout où elles détiennent une once de pouvoir ou d’influence ou la possibilité d’en conquérir agir de manière systématique, illégale et violente pour corrompre le système capitaliste, le pourrir au maximum et le rendre totalement invivable pour les populations, afin de pousser celles-ci à la révolte.

C’est ainsi qu’elles vont, par exemple, systématiquement s’opposer à toute mesure sociale tendant à adoucir le capitalisme ou ses effets pour les plus pauvres, les plus fragiles ou les plus démunis, ou encore, systématiquement soutenir les patrons voyous contre toutes leurs victimes, au premier rang desquelles leurs salariés.

Sauf que personne n’a encore jamais vu aucun des cadavres en résultant sortir de sa tombe pour conduire une quelconque révolution et qu’en outre, aucun des cadres du NPA n’a jamais été assez stupide pour croire que ce fût possible.

Non, non, non.

Tout ce qu’ils veulent, en fait, c’est réduire à l’esclavage toute la population salariée et voir leurs postes de fonctionnaires devenir ceux des nababs du nouveau régime de type dictatorial qu’ils auront progressivement mis en place.

Encore une fois, donc, on reconnaît bien dans cet attentat l’influence majeure sinon la commandite de mes harceleurs, comme pour quasiment tous les précédents.

Les tueries de mars 2012 qui se préparaient depuis juin 2010 avaient pour but, en accompagnant la fête quotidienne de la bande de « déconnologues » de Cyprien Luraghi, Josette Brenterch et Jean-Marc Donnadieu sur leur blog ICI-BLOG alors encore intégralement public, depuis ma mise en examen à Brest dans le cadre de la procédure engagée à mon encontre par ladite Josette Brenterch sur la base de dénonciations calomnieuses que je commençais tout juste à découvrir, d’annoncer leur victoire à venir, lors de ma condamnation, qui celle-là sera fêtée en juin 2013 avec l’affaire de la mort de Clément Méric en conséquence d’une rixe organisée par les très complices Josette Brenterch du NPA de Brest et Jacques Fornès du Front National du Finistère, lequel avait déjà envoyé quelques Quimpérois de sa chapelle se battre avec Clément Méric en début d’année 2013.

Au mois de mai 2019, un nouvel attentat étant alors commis, cette fois à Lyon, toute la bande de dingues jubilait donc à nouveau, probablement à la suite d’une nouvelle plainte contre moi, puisque selon Jean-Marc Donnadieu, depuis cette année-là, j’en aurais encore tout un paquet sur le dos.

J’emploie là le conditionnel, car en fait, je ne les vois toujours pas venir, n’ayant à ce jour subi aucune nouvelle audition depuis celle de septembre 2015 consécutive à la plainte du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon encontre de cette année-là (une litanie d’inventions et dénonciations calomnieuses particulièrement odieuses et tout aussi abracadabrantes), laquelle avait ensuite été classée sans suite.

 

 

https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2012/03/14/avis-de-manifestation-historique-chez-les-policiers-de-la-dcri_5981730_1653578.html

Avis de manifestation historique chez les policiers de la DCRI

 

Par Laurent Borredon(Blog Vu de l’intérieur)

Publié le 14 mars 2012 à 15h49Temps de Lecture 2 min.

 

Il n’y aura pas de communiqué de presse, mais la nouvelle s’est répandue grâce aux bons offices du député (PS) Jean-Jacques Urvoas, sur Twitter: plusieurs dizaines de policiers de la prestigieuse direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) s’apprêtent à manifester leur mécontentement, vendredi matin 16 mars, dans le hall du siège de la direction, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Un évènement inédit pour des fonctionnaires qui évoluent tous dans le secret-défense et la plus grande discrétion. Ces 3100 policiers ont à leur charge la lutte contre l’espionnage étranger, la « répression des actes terroristes ou visant à porter atteinte à l’autorité de l’Etat », la « surveillance des communications », la surveillance des individus et groupes radicaux.

A la manoeuvre, la section du syndicat d’officier SNOP. Pour un responsable syndical, c’est un « ras-le-bol général » qui est en cause: « Cela fait des mois que ça bout. » Des problèmes de « gestion humaine », dans une direction où « tout est opaque ». C’est la nomination d’un commissaire sorti d’école dans l’un des services qui a déclenché l’ire des officiers. Pour les officiers, le choix d’un commissaire débutant plutôt que celui d’un commandant (le grade le plus élevé chez les officiers) témoigne du  manque de considération que la direction leur porte.

Le conflit entre officiers et commissaires – un classique du monde policier – a été relancé, ces dernières semaines, par la présentation au ministre d’un rapport sur une éventuelle fusion des deux corps. Le (très léger) rapport de l’Inspection générale de l’administration et de l’Inspection générale de la police nationale (composée uniquement de commissaires) a balayé tout projet de fusion – une revendication des syndicats d’officiers.

A la DCRI, ces tensions prennent une coloration particulière. La  direction est née d’un simple décret du 27 juin 2008 qui fusionnait la direction de la surveillance du territoire (DST, le contre-espionnage) et les renseignements généraux (RG). Ce qui s’est traduit en pratique par une absorption d’une partie des RG par la DST. Cette dernière a imposé, entre autres, le poids important des commissaires. La DCRI, à Levallois, compte environ 140 commissaires, près de 10% de tous les commissaires français.

Autre élément aggravant, qui est directement en cause ici, « le recrutement massif de jeunes commissaires sortis d’école à des postes élevés », estime Floran Vadillo, spécialiste des questions de renseignement. Un moyen, pour le directeur, Bernard Squarcini, de « faire disparaître la culture ST et la culture RG au profit d’une culture RI », explique M. Vadillo. Avec, comme victimes collatérales, les officiers.

Mais le malaise vient aussi de la personnalité contestée de Bernard Squarcini. « Il y a un effet d’opportunité. Le directeur central est fragilisé. Il n’arrive plus à tenir sa maison », explique Floran Vadillo. Déjà mis en examen, en octobre 2011 par la juge Sylvie Zimmerman, dans l’affaire des fadettes des journalistes du Monde, M. Squarcini a récemment été mis en cause dans le  livre L’Espion du président, des journalistes Olivia Recasens, Didier Hassoux, Christophe Labbé (Robert Laffont). La publication de cet ouvrage a secoué la DCRI. L’accélération de l’enquête sur le cercle Wagram, affaire dans laquelle une des proches de M. Squarcini est mise en examen, commence aussi à déranger à Levallois-Perret. Enfin, le nom du directeur apparaît dans le cadre de l’affaire Guérini. Un responsable syndical s’inquiète de « la pression médiatique » que subissent les policiers en raison de la personnalité de leur chef.

Laurent Borredon

Laurent Borredon(Blog Vu de l’intérieur)

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_la_rue_Victor-Hugo_de_Lyon

    1. Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon

      Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon
      Image illustrative de l’article Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon
      Vue du lieu de l’attentat au lendemain de l’évènement

      Localisation Rue Victor-Hugo, Lyon, Rhône, Drapeau de la France France
      Cible Civils
      Coordonnées 45° 45′ 15″ nord, 4° 49′ 48″ est
      Date 24 mai 2019
      17h30
      Type Attentat à la bombe
      Armes Engin explosif improvisé
      Morts 0
      Blessés 14
      Auteurs présumés Mohamed Hichem Medjoub
      Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique (allégeance)
      Mouvance Terrorisme islamiste1
      Géolocalisation sur la carte : Lyon
      (Voir situation sur carte : Lyon)

      Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon
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      L’attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon est une attaque à la bombe survenue le 24 mai 2019. Un individu dépose un sac ou un colis explosif contenant des vis, des clous et des boulons devant un commerce de cette artère piétonne proche de la place Bellecour. L’explosion fait, selon les sources, 14 victimes toutes blessées légèrement.

      Un suspect, auteur présumé de l’attentat, est arrêté le 27 mai 2019. Deux jours plus tard, celui-ci avoue son acte ainsi que son allégeance à l’État islamique2.

      Contexte

      Entre janvier 2015 et l’attentat du marché de Noël de Strasbourg en décembre 2018, la France est confrontée à une vague d’attentats ayant causé la mort de 251 personnes3.

      Déroulement

      Le vendredi 24 mai 2019 vers 17 h 30 dans la rue Victor-Hugo, située au 2e arrondissement de Lyon, un homme à vélo dépose un colis devant l’enseigne Brioche dorée. À 17h40, le colis explose et fait, selon un premier bilan, 13 blessés légers dont 8 femmes, 4 hommes et une enfant de 8 ans4 (ou 10 ans selon d’autres sources5), et les sources font ultérieurement état d’un quatorzième blessé6. Le colis composé de boulons et de vis ne cause pas de dégâts considérables mais des petits projectiles sont projetés sur les vitrines des commerces aux alentours. 11 des 13 blessés seront évacués vers les hôpitaux pour subir des interventions chirurgicales afin de retirer les objets en fer ainsi que les éclats de verre incrustés dans leurs membres. Le quartier d’Ainay où l’attentat a eu lieu est bouclé par la suite ; devant l’absence de danger immédiat suite au passage des démineurs, la rue Victor-Hugo, y compris les immeubles aux abords immédiats du lieu de l’explosion, n’est cependant pas évacuée.

      Enquête

      Le jour même de l’attentat, à 21 h 41, un appel à témoins est lancé par la Police nationale et une enquête a été ouverte pour « association de malfaiteurs terroristes »4.

      Près de 300 fonctionnaires participent à l’enquête jour et nuit dès vendredi soir (DGSI, DCPJ et PTS)7. Ce sont les images prises par les caméras de la ville et un témoignage qui ont permis de retrouver la trace du suspect : alors que les enquêteurs ont pu le suivre jusqu’aux quais du Rhône avant de le perdre, l’appel à témoin a permis de situer son passage vers le musée des Confluences7. L’étude des vidéos du quartier a permis de le suivre à nouveau jusqu’à Oullins, où des images plus précises ont permis dimanche après-midi de l’identifier7. À partir du secteur d’habitation, les enquêteurs ont pu retracer les achats des composants de la bombe, et localiser le domicile du poseur7.

      Le 26 mai, le suspect est toujours recherché. Une trace ADN est identifiée sur le sac qui a servi à dissimuler la bombe mais elle n’est alors pas encore connue de la police. L’explosif utilisé est identifié comme du TATP, un puissant explosif artisanal.

      Quatre8 personnes de nationalité algérienne9 (l’auteur présumé, son père8, sa mère et un lycéen majeur9) sont appréhendées le 27 mai dans le cadre de l’enquête9. Une autre personne est également entendue en audition libre8. L’identité du principal suspect est révélée ultérieurement : Mohamed Hichem Medjoub10.

      Une perquisition a lieu le 27 mai dans une résidence située dans un quartier populaire d’Oullins11. Le Parisien et Le Progrès révèlent l’identité partielle du principal suspect : Mohamed Hichem M.12. Il aurait été repéré grâce à ses commandes de produits chimiques nécessaires à la fabrication du TATP sur Internet13. En outre, le vélo avec lequel la bombe a été déposée est retrouvé à son domicile14. Le 28 mai 2019, le procureur de la République Rémy Heitz rappelle que « l’enquête ouverte à la suite des faits commis à Lyon vendredi soir est couverte par le secret et [...] qu’il est le seul à pouvoir rendre publics des éléments objectifs tirés de la procédure » après la communication à la presse par le ministre de l’intérieur Christophe Castaner et son prédécesseur Gérard Collomb qui ont annoncé des interpellations et gardes à vues avant qu’elles ne soient effectives15. Le 28 mai, les analyses ADN montrent que c’est celui du principal suspect qui avait été retrouvé sur le sac qui avait servi à dissimuler la bombe14.

      Le 29 mai 2019, Mohamed Hichem Medjoub avoue être l’auteur de l’attentat et avoir prêté allégeance à l’État islamique16. Son ordinateur a par ailleurs révélé des contacts avec le groupe terroriste16. L’agence Reuters indique également que selon une source proche de l’enquête, l’auteur a délibérément agi peu de temps avant les élections européennes afin de « faire monter le vote populiste et raciste [...] pour pousser les musulmans à la révolte »17.

      Le 30 mai, les gardes à vues des autres membres de sa famille sont levées, aucun élément n’étant retenu contre eux18.

      Le 31 mai, Mohamed Hichem Medjoub est mis en examen pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle, fabrication, détention et transport d’explosifs en relation avec une entreprise terroriste, puis il est placé en détention provisoire18.

      Réactions nationales

      • Le Président de la République, Emmanuel Macron, déclare lors d’une interview : « Il y a eu une attaque à Lyon. Il ne m’appartient pas d’en faire le bilan, mais a priori, aujourd’hui, à ce stade, il n’y a pas de victime. Il y a des blessés, donc je veux avoir évidemment une pensée pour les blessés, leurs familles. »19
      • Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, se rend sur place avec le procureur de la République de Paris et annonce un renforcement de la sécurité des sites accueillant du public et des événements sur l’ensemble du territoire19.
      • Le président de la région Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, publie sur le réseau social Twitter : « Émotion après l’explosion au cœur de Lyon. Nous attendons des informations précises. De tout coeur avec les blessés. Merci aux secours et aux forces de l’ordre si rapidement mobilisées. »19
      • Le maire de Lyon, Gérard Collomb, a adressé sa profonde sympathie aux victimes de l’attentat et se dit surpris et ému qu’un tel acte puisse être commis dans le centre-ville de Lyon20.

      L’attentat s’étant déroulé en pleine campagne pour les élections européennes, de nombreux candidats apporteront leur soutien aux lyonnais et aux victimes dans des allocutions télévisées ou des communiqués publiés sur les réseaux sociaux19.

      Mohamed Hichem Medjoub

      Mohamed Hichem Medjoub
      Terroriste islamiste
      Information
      Nationalité Drapeau d'Algérie Algérien
      Allégeance Drapeau de l'État islamique État islamique
      Idéologie Salafisme djihadiste
      Sexe Masculin
      Actions criminelles Attentat
      Attentats Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon
      Victimes 14 blessés
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      Mohamed Hichem Medjoub est un citoyen algérien arrivé en France en août 2017 avec un visa touristique valable 90 jours18. Il se pré-inscrit à l’école d’informatique Epitech mais se voit refuser un titre de séjour le 22 du même mois : il se désinscrit aussitôt sans y avoir jamais mis les pieds21. Il continue alors à vivre sur le territoire français en situation irrégulière, restant inconnu des services de police18.

      Notes et références

    2. Jean-Michel Décugis et Jérémie Pham-Lê, « Explosion à Lyon : les déclarations ambigües du «terroriste à vélo» », Le Parisien,‎ 28 mai 2019 (lire en ligne [archive], consulté le 30 septembre 2020).
    3. « Colis piégé à Lyon : le suspect est passé aux aveux devant les enquêteurs » [archive], sur Franceinfo, 30 mai 2019 (consulté le 22 octobre 2020)
    4. « L’État islamique a fait 251 morts en France en 4 ans » [archive], sur Le Figaro, 23 mars 2019 (consulté le 6 octobre 2019)
    5. « Explosion dans une rue piétonne à Lyon, au moins 13 blessés » [archive], sur LeFigaro.fr, 24 mai 2019 (consulté le 25 mai 2019)
    6. « Explosion à Lyon : ce que l’on sait de l’attaque au colis piégé » [archive], sur LExpress.fr, 25 mai 2019 (consulté le 27 mai 2019)
    7. « Attentat de Lyon: Le suspect passé aux aveux a été inculpé et écroué » [archive], sur 20minutes.fr, 31 mai 2019.
    8. Richard Schittly et Simon Piel, « Colis piégé de Lyon : les pistes qui ont mené à l’interpellation du suspect » [archive], sur LeMonde.fr, 28 mai 2019.
    9. « Colis piégé à Lyon : quatre personnes placées en garde à vue » [archive], sur francetvinfo.fr, 27 mai 2019 (consulté le 27 mai 2019)
    10. « Lyon : trois suspects interpellés après l’explosion du colis piégé » [archive], sur lexpress.fr (consulté le 27 mai 2019)
    11. « Attentat au colis piégé à Lyon: le suspect mis en examen et écroué » [archive], sur huffingtonpost.fr, 31 mai 2019.
    12. Perquisition au domicile du suspect [archive]
    13. principal suspect [archive]
    14. « Colis piégé à Lyon : le suspect avait réalisé des achats en ligne de produits permettant de fabriquer l’engin explosif » [archive], sur francetvinfo.fr, 27 mai 2019 (consulté le 28 mai 2019)
    15. « Colis piégé à Lyon : le vélo vu sur les images de vidéosurveillance également retrouvé lors d’une perquisition chez le suspect » [archive], sur francetvinfo.fr, francetvinfo.fr, 28 mai 2019 (consulté le 28 mai 2019)
    16. Simon Piel, Nicolas Chapuis et Richard Schittly, « Attentat de Lyon : le parquet de Paris recadre Christophe Castaner et Gérard Collomb » [archive], sur LeMonde.fr, 31 mai 2019 (consulté le 2 juin 2019).
    17. Colis piégé à Lyon : le suspect est passé aux aveux devant les enquêteurs [archive], Franceinfo, 30 mai 2019.
    18. Explosion à Lyon: le suspect a admis avoir fait allégeance à Daech [archive], Le Figaro avec Reuters, 30 mai 2019.
    19. Simon Piel, « Attentat au colis piégé à Lyon : le suspect mis en examen » [archive], sur Le Monde, 31 mai 2019.
    20. BFMTV, « « Nous sommes à vos côtés »: Macron apporte son soutien aux blessés de « l’attaque » à Lyon » [archive], sur BFMTV (consulté le 29 mai 2019)
    21. Antoine Sillières, « « Vive émotion » pour Gérard Collomb après l’attentat à Lyon » [archive], sur Lyon Capitale, 25 mai 2019 (consulté le 29 mai 2019)

Non étudiant à l’Epitech [archive]

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Sid_Ahmed_Ghlam

Affaire Sid Ahmed Ghlam

Enfance et études

Sid Ahmed Ghlam, surnommé Djillali, est né à Tiaret, dans la région d’Oran, en Algérie en 19913.

Il arrive avec sa famille en 2001 à Saint-Dizier et retourne en Algérie en 2003 faute de papiers en règle. Il y passe son baccalauréat en 2010 et retourne en France la même année4 dans le cadre du regroupement familial5. Il enseignait l’arabe à la mosquée El-Fath de Saint-Dizier affiliée à la Grande mosquée de Paris6. La presse indique qu’il a été étudiant de 2010 à 2012 à l’école d’informatique SUPINFO de Paris et la quitte au bout de sa deuxième année7. Cependant SUPINFO n’est pas en mesure de confirmer cette information du fait qu’il existe des risques d’homonymie, seul le nom de l’individu ayant été divulgué8.

En septembre 2014, il s’inscrit à l’université Pierre-et-Marie-Curie, mais ne participe ni aux cours ni aux travaux dirigés (TD). L’université a engagé une procédure contre lui pour falsification de note9. L’UNEF est accusée par le Canard Enchaîné, qui cite une source ministérielle, d’avoir aidé Sid Ahmed Ghlam. L’UNEF rétorque que « Ghlam indique qu’il a été boursier échelon 6 (correspondant à une aide de 4 768 euros par an)… Ses demandes de logement ont fait l’objet d’un traitement prioritaire »10.

En 2015, il habite dans une résidence étudiante, rue Julie-Daubié à proximité de la Bibliothèque nationale de France, dans le 13e arrondissement de Paris. Le weekend, il rejoint sa famille dans le quartier sensible du Vert-bois à Saint-Dizier. Selon les médias, certains de ses proches à Saint-Dizier se sont rapprochés des thèses de l’islam radical11. Son frère et sa belle-sœur appartiendraient à la mouvance tabligh12.

Radicalisation

Il séjourne en 2013 et 2014 dans le quartier Croix-Rouge de Reims. Le domicile de Saïd Kouachi, le tueur de Charlie Hebdo, se trouve alors à quelques dizaines de mètres. La police évoque des liens possibles entre Sid Ahmed Ghlam et la « bande des Buttes-Chaumont »13,14.

En février 2014, il passe une semaine en Turquie. Il est placé en garde à vue à son retour. Selon le procureur de Paris, aucun élément ne permet de « justifier l’ouverture d’une information judiciaire ». Il est néanmoins l’objet d’une fiche des renseignements français notamment pour « velléité de départ en Syrie ». Cette « fiche S » (« Sûreté de l’État ») implique son placement sous surveillance policière « sans attirer l’attention »15.

Au printemps 2014, son petit frère de 9 ans signale « que son frère se radicalise ». La police est prévenue. Des écoutes téléphoniques menées à la suite, probablement en 2014 et 2015, n’ont rien révélé  ; ce que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve justifie par le fait que « les moyens technologiques utilisés (…) sont de plus en plus sophistiqués »16.

Le suivi lancé en 2014 depuis l’alerte à la radicalisation de Sid Ahmed Ghlam n’a rien donné. C’est « parce que la nouvelle menace terroriste qui plane sur la France se caractérise par des techniques de dissimulation que les services secrets peinent à contrer. Cette technique a même un nom, la taqiya »17.

Le 15 octobre il se rend en Algérie, ce qui n’inquiète pas les services de renseignement, puisqu’il emprunte régulièrement cette destination pour se rendre dans son pays d’origine. Depuis l’Algérie, le 29 octobre, il se rend à Istanbul, en Turquie, où il reste un mois. Un djihadiste français se faisant appeler Abu Al-Mouthana lui paye alors des « frais de retour » (2000 euros), en échange de contreparties à venir18.

Assassinat et tentatives d’attentats

Meurtre d’Aurélie Châtelain

Localisation Villejuif, Val-de-Marne, Drapeau de la France France
Cible Civils
Coordonnées 48° 47′ 31″ nord, 2° 21′ 49″ est
Date 19 avril 2015
Type Fusillade, Meurtre
Armes Arme de poing, Kalachnikov
Morts 1
Blessés 1 (le terroriste)
Auteurs Sid Ahmed Ghlam
Organisations Flag of the Islamic State of Iraq and the Levant2.svg État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)

Affaire Sid Ahmed Ghlam
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Le 24 mai 2019, un attentat islamiste à Lyon dans AC ! Brest 220px-SacreCoeur_tb
La basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, l’une des trois églises ciblées par Sid Ahmed Glam.

En 2015, il effectue des repérages autour des deux principales églises de Villejuif : l’église Saint-Cyr-Sainte-Julitte dans le centre-ville et l’église Sainte-Thérèse au nord19. Selon l’historien Camille Pascal, cette ville au nom symbolique n’aurait pas été choisie au hasard et lui permettait de cibler deux religions en même temps20.

L’examen de son ordinateur révèle qu’il prévoyait également de s’en prendre à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris21.

Le samedi 18 avril, « Sid Ahmed Ghlam reçoit plusieurs nouveaux messages l’incitant « fortement » à passer à l’acte »22. Toujours selon le procureur, le dimanche 19 avril, tôt le matin, il tente de voler la voiture d’Aurélie Châtelain à Villejuif. Celle-ci est tuée d’une balle dans le cœur et il aurait ensuite brûlé la voiture, qui contenait le corps de la jeune femme, avant de regagner le 13e arrondissement.

Le dimanche 19 avril 2015, il préparait à l’heure de la messe un attentat contre les deux églises qu’il avait repérées. D’après le curé de Saint-Cyr-Sainte-Julitte, il y aurait eu « un carnage » car l’église accueille 300 personnes le dimanche23,24.

À 8 h 50, il appelle le SAMU car il est blessé gravement à la hanche et à la rotule par deux balles. Selon les enquêteurs, il se serait lui-même blessé au cours de la tentative de vol du véhicule. Interrogé par la police, il évoque un règlement de comptes. La police remonte les traces de sang et arrive à son véhicule, une Renault Mégane dans laquelle elle trouve un gyrophare, un fusil d’assaut Kalachnikov et un revolver. Les enquêteurs perquisitionnent son domicile et trouvent trois Kalachnikov supplémentaires, des gilets pare-balles25, un minutage précis entre les églises ciblées et les commissariats les plus proches. Il est placé en garde à vue et hospitalisé à l’Hôtel-Dieu26. La garde à vue est prolongée au maximum prévu dans les cas de risque d’attentat maximum.

Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, il « était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d’un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église »27.

Victime

Aurélie Châtelain était mère d’une fille de cinq ans. Elle avait 32 ans. Elle était originaire de Caudry. Elle a été retrouvée dans sa voiture, dans un début d’incendie, à Villejuif après avoir été tuée par balle. Les enquêteurs pensaient initialement que le motif du meurtre était une tentative de vol de la voiture28. Après coup, ils supposent plutôt que Sid Ahmed Ghlam aurait voulu tuer Aurélie car il « la suspectait d’être un agent du renseignement. Il aurait été intrigué par la présence de cette voiture, au milieu de la rue, et de cette femme assise sur le siège passager avec un ordinateur portable sur les genoux28. »

Elle était professeur de fitness et ancienne conseillère municipale de Caudry. Elle allait participer à un stage à Villejuif pour se perfectionner dans son métier en prenant des cours de pilates29,30.

Le dimanche 26 avril 2015, trois mille personnes participent à une marche blanche dans sa ville d’origine, Caudry31.

Tandis que sa meilleure amie la considère comme une « héroïne », Guy Bricout, le maire de Caudry, suggère que « le décès d’Aurélie avait permis de sauver des vies »32 et demande qu’elle soit décorée de la Légion d’honneur à titre posthume33. Sa fille aura le statut de pupille de la Nation34.

Le 5 janvier 2016, on apprend qu’Aurélie Châtelain ne figure pas parmi les victimes des récents attentats décorées de la légion d’honneur. Le maire de sa commune fait aussitôt part de sa grande déception et de son incompréhension35. Il est alors annoncé que l’omission source de polémique sera réparée lors de la promotion de Pâques 201636. Elle fait finalement l’objet d’une nomination exceptionnelle le 18 mars 201637.

En hommage, son nom a été donné au Palais des Sports de Caudry38.

Version de Sid Admed Ghlam

D’après ses avocats : « Il a reconnu avoir été à Villejuif le 19 avril 2015 en présence d’un autre individu. Il conteste en revanche toute responsabilité dans la mort d’Aurélie Châtelain et a également affirmé avoir fait ce qu’il fallait pour empêcher la commission d’un attentat ce jour-là ». Il ne donne pas plus de détail sur cet autre individu39.

L’un des avocats de la famille d’Aurélie Châtelain, Antoine Casubolo Ferro, réfute cette version : « Il faut qu’il en dise plus, car pour l’instant la réalité du dossier ne correspond pas du tout à ses déclarations … Il faut qu’il s’explique sur toutes les preuves et les traces qui donnent la certitude qu’il a été en contact avec Aurélie Châtelain »40.

Ghlam affine ensuite sa version durant l’hiver 2015 et précise que le mystérieux individu, dont aucune trace n’a été retrouvée, serait Samy Amimour l’un des membres du commando des attentats du 13 novembre 2015, qui s’est fait exploser au Bataclan après avoir mitraillé la foule41. De l’avis des enquêteurs Samy Amimour était en Syrie en avril 2015 et aucun lien n’a pu être établi entre lui et la mort d’Aurélie Châtelain. Ghlam explique aussi avoir renoncé de lui-même à commettre l’attentat après avoir vu le meurtre d’Aurélie Châtelain qui l’aurait choqué, et prétend s’être en conséquence volontairement tiré dans la jambe.

Commanditaire et complicités

Commanditaire, complices et implication

Sid Admed Ghlam ne semble pas être un loup solitaire. En plus du fait qu’il possédait trop d’armes pour un seul homme42, les enquêteurs ont trouvé que « Sid Ahmed Ghlam reçoit en effet l’ordre de passer à l’acte, même seul, même si « il » ne le rejoint pas ». Ils recherchent activement ce « il »43.

Les armes ont été récupérées dans une voiture volée de type Renault Mégane stationnée sur une place de stationnement de la commune d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Le volet logistique du projet d’attentat aurait été préparé depuis un snack (« crêperie sucrée/salée« ) du Val-de-Marne dont le propriétaire et plusieurs de ses employés sont fichés S, notamment pour avoir fait le jihad au début des années 200054. Abdelkader Jalal l’un des employés est notamment soupçonné d’avoir fourni les armes.

Le terroriste a ensuite récupéré une seconde voiture, de type BMW 318, dans un garage de Pierrefitte-sur-Seine (toujours en Seine-Saint-Denis) où opéraient ses complices « Vega » (pseudonyme de Macreme Abrougui) et Thomas (Thomas Mayet). Ils sont allés en Syrie début 2015. Ces deux complices ont été endoctrinés par Fabien Clain, un toulousain né à l’île de la Réunion qui est aussi le fondateur du « clan des Belphégor » dans le quartier toulousain du Mirail. Fabien Clain était également un proche d’Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc », qui organisait des réunions dans sa ferme d’Artigat, cellule très liée au terrorisme djihadiste.

Rabah Boukaouma, le principal logisticien présumé, connu sous le surnom de « le Kabyle », est supposé avoir livré les armes cachées dans la voiture Mégane55 avec l’aide de Farid Brahami. L’enquête décrit ensuite Abdelnasser Benyoucef (cousin de Boukaouma) et son compagnon Samir Nouad comme les commanditaires des attentas. Les deux hommes qui ont rejoint l’état islamique en Irak et en Syrie avant 2015, auraient plus tard été tués par des frappes de la coalition internationale.

Compagne du mis en examen

Émilie Lechat-Boizumeau56 est élevée dans une famille catholique. Elle effectue toute sa scolarité à Brest. Elle obtient à Vannes, un BEP dans la restauration. Elle a deux garçons à 19 puis 21 ans57. Elle se marie à un Brestois du quartier sensible de Pontanézen. Son mari est « connu des services de police pour des faits de grande délinquance », et se serait converti à l’islam pendant une peine effectuée à la prison brestoise de l’Hermitage58. Elle se convertit alors aussi à l’islam à 22 ans. Elle adopte la burqa comme une quinzaine de femmes de Pontanézen. Rachid Abou Houdeyfa, l’imam salafiste de la mosquée du quartier déclare qu’il ne la connaît pas car, dit-il, « les gens qui sombrent dans l’islam radical ne nous fréquentent pas. Ils ne supportent pas certains prêches ». Émilie part alors pour Saint-Dizier. Son nouveau compagnon a un frère arrêté en 2014 en Belgique pour possession d’armes de guerre. Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard «  mais Aouali, la mère de Sid Ahmed, avait refusé qu’ils se marient, raconte un ami. Parce qu’elle est plus âgée que lui et qu’elle avait déjà été mariée »3.

En février 2015, elle se présente entièrement voilée dans une grande surface de Gouesnou. Ce qui provoque l’intervention de la gendarmerie59.

Le 22 avril 2015, elle est arrêtée à Saint-Dizier. Les voisins parlent d’elle comme d’une femme discrète, convertie à l’islam radical, qui ne sort de chez elle que pour aller chercher ses enfants à l’école en burqa. Les volets de sa maison sont toujours clos. C’est la seule femme en burqa du quartier sensible du Vert-Bois à Saint-Dizier. Le voisinage « confie avoir vu des hommes à la nuit tombée rendre visite à plusieurs reprises à la jeune femme »60,61. Les enquêteurs disposent de trois éléments à charge :

  • Elle possédait des clés de chiffrement permettant d’échanger des messages cryptés.
  • Sid Ahmed Ghlam possédait un deuxième téléphone, uniquement destiné à l’appeler.
  • Un des derniers SMS qu’il ait envoyé à son contact syrien était : « Après le coup, j’irai me réfugier chez Jennifer ». Jennifer est le nom d’Émilie Lechat-Boizumeau dans le répertoire de Sid Ahmed Ghlam62.

Le 24 avril 2015, elle sort libre de sa garde à vue sans être mise en examen.

Réactions

Selon Bernard Bajolet le 22 avril, le directeur général de la Sécurité extérieure, ses hommes ont déjoué six attentats depuis le début 2015, cependant, le lendemain, Manuel Valls parle de cinq attentats déjoués y compris celui-ci. L’attaque planifiée ici serait le septième attentat évité63. 20 minutes note l’importance de la communication gouvernementale, en plein débat sur la loi Renseignement, au sujet d’un événement qui, de l’avis d’un officier de la DGSI, montre les failles des services de renseignement64.

Événements potentiellement liés

Dans la nuit du 23 au 24 avril 2015, un incendie volontaire ravage la salle de prière musulmane de Pargny-sur-Saulx dans la Marne, la sœur de Sid Ahmed Ghlam y donnait des cours65,66.

Incarcération

Le 20 novembre 2015, l’administration pénitentiaire découvre au moins une puce téléphonique dans sa cellule d’isolement à la prison de Fresnes. Il a ainsi, pendant les premiers mois de sa détention, communiqué avec l’extérieur. Ces appels ont cessé le jour même des attentats du 13 novembre 201567.

Il est alors transféré au centre pénitentiaire de Beauvais, où les brouilleurs d’ondes sont plus sophistiqués68.

En avril 2019, l’instruction durant depuis quatre ans sans procès, il a atteint la limite que la loi fixe pour la détention préventive. De manière exceptionnelle, cette détention a été prolongée de quatre mois. De manière encore plus exceptionnelle, elle pourrait être prolongée une deuxième et dernière fois, toujours de quatre mois69.

Procès

Première Instance

Le procès se déroule du 5 octobre au 5 novembre 2020 devant la cour d’assises spéciale à Paris. 6 prévenus comparaissent détenus, 2 sous contrôle judiciaire et les 2 commanditaires sont jugés par défaut car présumés morts en Syrie sans que cela ait été formellement établi70. Les proches d’Aurélie Châtelain font part de leur émotion et livrent des témoignages poignants71, notamment son ex-compagnon, qui raconte la douleur que représente l’absence d’Aurélie pour leur fille. Le procès met en évidence toute la préparation minutieuse de l’attentat et son pilotage depuis la Syrie72. Sid Ahmed Ghlam avait notamment repéré précisément les 2 églises et avait étudié le temps nécessaire aux policiers pour arriver afin de pouvoir s’échapper. D’après l’exploitation des échanges téléphoniques il prévoyait de faire un maximum de victimes parmi les fidèles.

La plupart des accusés reconnaissent leur implication mais essaient de la minimiser quitte à fournir des explications qualifiées de « rocambolesques »73. Ghlam refuse d’avouer le meurtre d’Aurélie Châtelain et maintient sa version concernant la présence de Samy Amimour et le fait qu’il ait renoncé à commettre l’attentat en se tirant volontairement dessus74. Les différents experts soulignent qu’il est presque impossible qu’il se soit volontairement tiré dessus. Son avocat demande l’acquittement de Ghlam pour le meurtre de Châtelain au bénéfice du doute75.

Après plusieurs heures de délibéré, le verdict tombe : les réquisitions des 2 procureurs 76 sont intégralement suivies : Sid Ahmed Ghlam est reconnu coupable du meurtre d’Aurélie Châtelain et de tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste1, il écope de la peine maximale soit la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans ainsi que d’une interdiction définitive du territoire français. Les 2 commanditaires présumés morts sont condamnés par défaut à la même peine avec mandat d’arrêt. Rabah Boukaouma et Farid Brahami sont reconnus coupable d’association de malfaiteurs terroriste (AMA) et de complicité de tentative d’assassinats, ils sont condamnés à respectivement 30 et 25 ans de prison avec une période de sûreté des 2/31. Abdelkader Jalal, moins impliqué et présentant de meilleures perspectives de réinsertion est condamné à 15 ans de prison également avec une période de sûreté des 2/3 pour AMA. Les 2 autres détenus dont un déjà condamné pour AMA sont condamnés pour des infractions à la législation sur les armes à 6 ans de prison et un est interdit du territoire français. Les 2 personnes comparaissant libres écopent de sursis.

Les avocats de Sid Ahmed Ghlam annoncent son intention de faire appel.

 

Références

  1. Par Timothée BoutryLe 2 novembre 2020 à 21h09 et Modifié Le 3 Novembre 2020 À 13h18, « Procès de l’attentat avorté de Villejuif : peine maximale requise contre Sid-Ahmed Ghlam » [archive], sur leparisien.fr, 2 novembre 2020 (consulté le 9 novembre 2020)

Articles connexes

 

Les attentats de janvier 2015 à Paris et d’avril 2015 à Villejuif directement liés

C’est ce qui ressort des déclarations de Sonia M., une revenante de Syrie incarcérée à la prison de Fleury-Mérogis, lesquelles ont été versées ces derniers jours au dossier du procès en cours.

Je ne sais pourquoi certains journaux font remonter l’attaque de Villejuif au mois de mars 2015, elle a bien été commise le mois suivant, le dimanche 19 avril 2015 au matin, après que le terroriste eut reçu la veille, samedi 18 avril 2015, l’ordre de passer à l’acte, ce que je ne peux oublier.

En effet, sachant depuis le début quels sont les premiers commanditaires de tous ces attentats, vous pensez bien que je suis toujours à l’affût d’indices corroborant ce qui est pour moi bien plus qu’une conviction, une certitude absolue, en vue d’obtenir autant que possible la mise hors d’état de nuire de ces terroristes, tout en craignant aussi le prochain attentat, que je vois toujours venir avec un bon train d’avance sur tout le monde ou presque du fait que je connais par coeur tous les délires et sales manies du chef Pascal Edouard Cyprien Luraghi dont, de surcroît, toute la bande continue à me harceler en permanence – et j’évite actuellement de donner le lieu et la date approximative du gros attentat de cet automne 2020, lequel est bien déjà prévu, afin d’éviter d’en susciter moi-même de cette manière…

Or, en ce mois d’avril 2015, je sentais bien mes harceleurs tout à fait prêts à refaire un coup, la menace était bien là et j’avais bien relevé avec effroi les annonces publiques de PEC Luraghi, suivies de nouvelles discussions à propos du procès en appel alors tant attendu, notamment sur le blog d’un avocat ayant déjà publié un commentaire sur le jugement de première instance et que le malade mental susnommé citait fièrement sur sa grosse page de désinformation et calomnies publiques relative aux différents procès qu’il organisait à mon encontre avec tous ses complices harceleurs, cybercriminels et terroristes :

 

Ajouté le 28 janvier 2015

Fermé le 6 janvier par son hébergeur (voir plus haut), le blog http://petitcoucou.unblog.fr a été rouvert aujourd’hui. XXXXXXXXX X étale donc ses délires en boucle sur trois blogs, présentement… et ce à sept jours de son procès en appel à Rennes.

Ajouté le 29 janvier 2015

Une fois de plus − la sixième −, l’audience en appel qui aurait dû avoir lieu le 4 février, est reportée, probablement pour des raisons d’encombrement de ce Tribunal. Pour l’heure nous ignorons la date prévue pour cette future audience.

Ajouté le 4 février 2015

La date de l’audience en appel à Rennes est fixée au 9 avril.

Ajouté le 8 avril 2015

L’audience en appel est repoussée pour la septième fois à une date encore inconnue. Pendant ce temps XXXXXXXXX X. continue de délirer en mode paranoïaque, de harceler et d’injurier les magistrats brestois, moi-même, NEMROD34 et Josette publiquement sur trois blogs-miroirs, impunément.

Ajouté le 15 avril 2015

La date de l’audience-relais évitant l’extinction de l’affaire − la prescription est de trois mois pour la loi de 1881 sur la presse − est fixée au 7 juillet. La date de l’audience réelle n’est pas encore fixée. Nous en sommes donc à neuf reports successifs à ce jour.

 

Annonces donc suivies de cette discussion sur le blog de l’avocat le 17 avril 2015 :

https://www.legavox.fr/blog/maitre-anthony-bem/responsabilite-hebergeur-site-internet-propos-12519.htm#commentaires

Publié par Visiteur
17/04/2015 15:18

Bonjour,

« Concrètement, les hébergeurs de contenus sur internet doivent les retirer dès qui leur sont signalés comme illicites par la vicitme de ces contenus pour ne pas courir de risque de sanctions pénales et civiles en qualité de complice de diffamation ou d’injure, le cas échéant. »

Sauf si le contenu n’est pas manifestement illicite, n’est ce pas?

En matière de droit comment fait-on la différence entre « certainement illicite » et « manifestement illicite »?

merci

Publié par Maitre Anthony Bem
17/04/2015 16:08

Bonjour Erwan,

Compte tenu que le terme « manifestement illicite » n’est pas défini par la loi et les juges et que nul n’est censé ignoré la loi, on peut considérer que tout contenu illicite signifié comme tel aux sites internet hébergeurs de ces contenus par une victime est à supprimer par ces derniers sauf à ce que ces sites préfèrent risquer inutilement d’engager leur responsabilité.

Le terme de contenu « manifestement » illicite relève d’une appréciation subjective sur la licéité du contenu litigieux qui est source d’insécurité juridique.

Cordialement.

Publié par serge74
17/04/2015 16:44

c’est effectivement plus sur de faire ce qui est demandé, mais des fois, il n’y a tellement rien d’illicite que le fondement juridique évoqué est tellement farfelu que l’on n’a pas envie d’obéir.

http://www.legalis.net/spip.php?page=jurisprudence-decision&id_article=3716
« étant précisé en outre que diffamation, à la supposer constituée, n’égale pas forcément trouble manifestement illicite »
c’est un référé donc cela parle d’un trouble, mais cela dit que quelque chose qui peut être illicite n’est pas forcément manifestement illicite.

Publié par Visiteur
17/04/2015 16:57

Merci pour votre réponse Maitre.

Comment garantit-on la liberté d’expression dans ce cas la? Si je comprends bien, il « suffit » de se déclarer victime de diffamation pour déclarer un contenu illicite et le faire supprimer?

Si l’auteur fait valloir son droit à la liberté d’expression, que doit faire l’hébergeur?

Publié par Maitre Anthony Bem
17/04/2015 17:04

Cher Erwan,

La liberté d’expression est garantie par défaut comme un principe constitutionnel.

Il n’en demeure pas moins que la victime de diffamation peut en effet déclarer un contenu comme illicite auprès d’un site internet hébergeur ou éditeur du contenu litigieux pour le faire supprimer.

La diffamation est donc une limite à la liberté d’expression que doit respecter le site internet hébergeur.

Cordialement.

Publié par serge74
17/04/2015 17:18

à noter, que pour protéger la liberté d’expression, le législateur a mis :
« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2 un contenu ou une activité comme étant illicite dans le but d’en obtenir le retrait ou d’en faire cesser la diffusion, alors qu’elle sait cette information inexacte, est puni d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 EUR d’amende. »
dans l’article 6 de la lcen.

Publié par Maitre Anthony Bem
17/04/2015 17:31

Bonjour Serge74,

Merci de votre contribution.

En effet, une sanction a été prévue par la loi pour les demandes de suppression abusives.

Cependant, la formulation de cette infraction est imparfaite s’agissant de la notion d’ « information inexacte » et justifie qu’en pratique aucune décision de justice n’ai prononcé à ce jour de sanction pour demande de suppression de contenus abusive.

Cordialement.

Publié par Visiteur
17/04/2015 17:38

Merci Serge pour le lien,

« à noter, que pour protéger la liberté d’expression, le législateur a mis :… »

Cela sous entend que le plaignant a déclenché une action en justice, or ceci n’est pas nécessaire pour se déclarer un contenu litigieux, un lettre recommendé avec mise en demeure suffit.

Dans le cas de cet article:

« A l’audience, le représentant de la société Overblog a reconnu avoir eu rapidement connaissance des problèmes posés par le blog de Mme L et avoir décidé de ne pas intervenir et en particulier de ne pas eu à avoir à retirer les propos litigieux… »

Je comprends que Overblog aurait du agir bien avant que l’affaire ne soit jugée.

Et c’est bien la mon questionnement, ce cas la est un cas d’école, mais ce n’est pas parce que le plaignant se dit diffamé qu’il y a diffamation, or ceci semble suffisant pour attaquer un hébergeur s’il ne supprime pas le contenu soit disant litigieux, donc l’hébergeur prends un risque en maintenant du contenu déclaré litigieux par un plaignant.
Par conséquent, il doit se faire juge, et décider de lui même s’il trouve du contenu litigieux, non?

Publié par serge74
17/04/2015 17:58

oui, il doit bien juger lui même du caractère manifestement illicite du propos tenu s’il est plutôt partant pour laisser le propos.

pour la notion d’ »information inexacte », c’est effectivement plus souvent de la mauvaise fois donc très difficile de prouver que le plaignant savait que c’est faux.
j’ai une fois reçu une notification, qui contient un propos, dont je peux prouver que l’auteur du propos savait ce propos inexact. Un courier à un procureur suffit à déclencher la justice ou il faut passer par un avocat, si je veux engager quelque chose ?

Publié par Maitre Anthony Bem

17/04/2015 18:39

A Serge74, si l’auteur de la notification savait que le contenu prétendument litigieux n’était pas manifestement illicite, le site internet peut le faire citer devant le tribunal correctionnel, par le biais d’une citation directe.

Cela me semble tout de même une action très périlleuse et risquée.

Cordialement.

 

Le fait est que mes propos qualifiés de « manifestement illicites » par mes harceleurs et calomniateurs n’en étaient absolument pas et qu’en outre ces malfrats savaient parfaitement bien qu’ils n’étaient pas davantage diffamatoires à leur encontre, puisque je m’étais contentée de publier quelques droits de réponse à la suite de leurs campagnes de calomnies publiques massives à mon encontre, afin de rétablir un minimum de vérités d’abord sur moi-même.

Par exemple celle-ci : je suis bien ingénieur d’études en informatique comme je l’ai toujours dit et n’ai jamais eu nulle part aucune autre sorte d’emploi contrairement à ce que prétendent ces désinformateurs, harceleurs et calomniateurs publics.

Je rappelle ici qu’en définitive, par arrêt rendu le 2 décembre 2015 par la Cour d’Appel de Rennes, j’ai bien été relaxée de tous les chefs de poursuite, non pas seulement en raison d’une nullité de la procédure, laquelle n’aurait probablement pas plus été retenue en appel qu’en première instance si j’avais eu tort sur le fond, mais également parce qu’en plaidant subsidiairement l’exception de bonne foi en appel, je démontrais avoir toujours été dans mon bon droit avec les publications qui m’étaient reprochées à tort par mes harceleurs et calomniateurs, lesquels mentaient et ont toujours menti à tout le monde, d’abord à leur public, puis aussi aux juges tout au long de leurs procédures diverses à mon encontre, toutes abusives et calomnieuses.

Connaissant bien depuis le début la fragilité extrême de toutes leurs prétentions à mon encontre, puisqu’ils ont toujours su que tout ce qu’ils inventaient pour me calomnier était entièrement faux, ils ont toujours ponctué toutes leurs attaques judiciaires à mon encontre de ces attentats terroristes dans une espèce de volonté d’imposer tous leurs délires calomnieux à mon encontre envers et contre tout, le droit comme la réalité.

Voilà pourquoi il s’agit toujours, aussi, de violentes attaques contre l’Etat français et la République française dont aucune des lois en vigueur n’a jamais permis à PEC Luraghi de faire ce qu’il fait depuis 2008, c’est-à-dire, pour la partie qui a quasiment toujours été publique et visible pour tout le monde, de violer l’intimité de ma vie privée et celles de tous mes proches par divers moyens illégaux tels des piratages informatiques et des écoutes illégales, dans le but affiché de se renseigner à notre sujet pour pouvoir écrire et publier nos « biographies », que par ailleurs il a toujours romancées à l’extrême, vu qu’en réalité quasiment rien ne nous correspond, hors les identités et coordonnées qu’il avait obtenues illégalement dès le début et publiées tout aussi illégalement à maintes reprises à compter de juin 2010 – mais il a aussi toujours affirmé publiquement sa volonté de nous détruire avec toutes ses inventions calomnieuses à notre encontre.

Au mois de janvier 2015, c’est donc ce fameux procès en appel devant la Cour d’Appel de Rennes qui se préparait, l’audience étant alors fixée au 4 février 2015.

En parallèle aux procédures abusives qui s’engageaient à mon encontre depuis 2010, je tentais moi-même de faire condamner mes harceleurs afin de voir s’arrêter l’enfer qu’ils me faisaient subir au quotidien depuis 2008 et avais déposé contre eux plusieurs plaintes, dont une avec constitution de partie civile qui s’était soldée au mois d’octobre 2014 par un refus d’informer prématuré, sans que ne soit respecté mon droit à présenter des observations. Le juge d’instruction de Brest s’était alors empressé de satisfaire PEC Luraghi avec cette décision aux contenus mensongers qui effaçait l’intégralité de ses exactions à mon encontre, car les gendarmes toulousains qui enquêtaient sur l’assassinat de Patricia Bouchon le 14 février 2011 à Bouloc commençaient à s’intéresser à lui et à sa bande de dégénérés dits « déconnologues », effectivement auteurs de ce crime odieux et de bien d’autres : il fallait donc les blanchir de toute urgence pour qu’ils ne soient inquiétés par aucune enquête alors qu’ils effectuaient pour les magistrats brestois un travail formidable en recherchant et identifiant toutes mes anciennes connaissances afin d’éliminer définitivement tous ces témoins gênants de ma vraie vie.

L’on notera que ce refus d’informer illégal du juge d’instruction de Brest a par la suite été annulé par la Cour d’Appel de Rennes, comme quasiment toutes les autres décisions rendues par les juges brestois dans les affaires me concernant, que je sois partie civile ou accusée. Ces magistrats ultra CORROMPUS, tous complices du terroriste PEC Luraghi, mentent et affabulent au moins autant que lui et ne respectent bien évidemment pas davantage les lois de la République française.

Cette nouvelle annulation d’une décision illégale d’un juge brestois me concernant implique naturellement que j’avais immédiatement interjeté appel de son ordonnance de non-lieu – ou plutôt, de refus d’informer, puisqu’en réalité, le juge d’instruction m’opposait depuis le début le même refus d’informer totalement illégal – et qu’il aurait dû, conformément aux prescriptions du Code de Procédure Pénale, transmettre sans délai le dossier de l’information judiciaire ou sa copie à la Cour d’Appel de Rennes.

Or, ce juge d’instruction de Brest avait tranquillement attendu la commission des attentats de janvier 2015 à Paris et leurs premiers résultats avant de se décider, à la mi-janvier 2015, à transmettre enfin ce dossier à la Cour d’Appel de Rennes, après quoi, fin janvier 2015, avait été décidé un nouveau report de mon procès en appel devant cette même Cour, tandis que mon hébergeur Unblog me rendait mon blog « Petitcoucou », lequel avait été subitement et mystérieusement suspendu la veille des attentats, le 6 janvier 2015.

Le procès en prévision duquel avaient été organisés les attentats de janvier 2015 à Paris étant à nouveau reporté, il était évident que les terroristes allaient en commettre au moins un autre au moment pour eux le plus opportun, c’est-à-dire pour accueillir la décision qu’ils attendaient, et dont ils escomptaient bien évidemment qu’il s’agirait d’une confirmation de ma condamnation de juin 2013.

Ce furent les attentat du 13 novembre 2015 à Paris.

Comme à son habitude depuis le début de ses harcèlements à mon encontre, le chef PEC Luraghi me les avait annoncés à sa manière avec un peu d’avance, un mois plus tôt.

Pour en revenir à l’attentat manqué de Villejuif du 19 avril 2015, lequel apparaît bien avoir été commandité et organisé par les mêmes personnes que ceux de janvier et novembre 2015 à Paris, impliquant toujours les amis toulousains du trafiquant de drogue bien connu dans le Sud-Ouest Pascal Edouard Cyprien Luraghi, je fais remarquer encore une fois que la Brestoise Émilie Lechat-Boizumeau, qui manifestement n’y était quand même pas totalement étrangère, n’aura curieusement vraiment pas été trop inquiétée par la « justice ».

Je rappelle encore que lors de mon procès brestois, au printemps 2013, mon avocat s’étant contenté de demander une annulation de la procédure afin de permettre à la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et à son conseil David Rajjou de me calomnier publiquement dans la grande salle d’audience archi comble du Tribunal Correctionnel de Brest autant qu’ils le voulaient sans être aucunement dérangés par la moindre contradiction, la seule défense entendue sur le fond, et renouvelée par la suite lors d’interviews, avait été celle de mon ancien hébergeur de blog OVERBLOG arguant sur la liberté d’expression, laquelle fut donc le thème principal des attentats de janvier 2015 à Paris, en prévision de l’audience alors fixée au 4 février 2015 devant la Cour d’Appel de Rennes.

Puis il y eut une nouvelle série de reports, totalement inattendue pour mes harceleurs.

Aussi, l’attentat ordonné le 18 avril 2015 pour le lendemain à Villejuif apparaît finalement assez clairement comme une volonté de réaffirmer l’autorité du chef PEC Luraghi à la suite de nouvelles discussions publiques comme celle rapportée ci-dessus, du 17 avril 2015.

 

https://actu.fr/ile-de-france/saint-mande_94067/attentat-de-l-hyper-cacher-le-commanditaire-deja-a-l-origine-de-la-tentative-d-attentat-a-villejuif_35909910.html

Attentat de l’Hyper Cacher : le commanditaire déjà à l’origine de la tentative d’attentat à Villejuif ?

 

C’est ce qu’avance une revenante de Syrie dans une déposition, révélée ce jeudi par le quotidien Libération. Explications.

 

L'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, en 2015
L’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, en 2015 (©Wikimedia Commons)

 

Par David Leduc Publié le 4 Sep 20 à 12:13

Une revenante de Syrie, incarcérée à la prison de Fleury-Mérogis, a désigné son ex-mari comme commanditaire de l’attentat de l’Hyper Cacher. Ce dernier, présumé mort, est aussi suspecté d’être derrière l’attentat avorté de Villejuif (Val-de-Marne) en 2015.

À lire aussi : Attentats de janvier 2015 : ouverture d’un procès hors normes à Paris

« Plausible »

Selon Libération, qui révèle les faits, le Parquet national antiterroriste a livré à la cours d’assises du procès des attentats de janvier 2015 la déposition d’une revenante de Syrie, Sonia M. Cette dernière, qui a rejoint la Syrie en 2014, affirme que son ancien mari est derrière l’attentat de l’Hyper Cacher, perpétré par Amedy Coulibaly. Il serait par ailleurs le commanditaire de l’attaque avortée contre une église de Villejuif, survenue en mars 2015.

À lire aussi : Attentat avorté de Villejuif en 2015 : un procès aux assises fin 2020

Son nom ? Abdelnasser Benyoucef. L’Algérien, combattant de l’Etat Islamique, aurait déclaré à son épouse Sonia M. en 2015 qu’il « avait trouvé la personne qui avait commis l’attentat de l’Hyper Cacher et il en vantait les mérites et disait qu’il était sincère envers Dieu ». Les sources judiciaires du quotidien Libération estime cette affirmation « plausible », voire « hautement probable ». L’homme est présumé mort depuis une attaque en Syrie survenue en mars 2016.

À lire aussi : Attentat de l’Hyper Cacher : à Saint-Mandé, un souvenir toujours vivace cinq ans après

Pour rappel, en mars 2015, Sid Ahmed Ghlam, étudiant algérien alors âgé de 23 ans et fiché S pour sa radicalisation, est soupçonné d’avoir voulu attaquer une église de Villejuif, au sud de Paris, à l’heure de la messe. Il a finalement renoncé à son projet et appelé les secours car il s’était tiré par accident une balle dans la jambe après avoir tué Aurélie Châtelain, croisée sur le parking où il préparait son assaut.

À lire aussi : Procès des attentats de janvier 2015 : Amedy Coulibaly, de la délinquance à l’islamisme meurtrier

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Sid_Ahmed_Ghlam

Affaire Sid Ahmed Ghlam

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Attentat avorté de Villejuif en 2015

Localisation Villejuif
Cible Civils
Date 19 avril 2015
Morts 1
Blessés 0
Auteurs Sid Ahmed Ghlam
Participants 1
Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste
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L’affaire Sid Ahmed Ghlam, est une enquête menée sur un étudiant algérien, islamiste radical1, mis en examen dans le cadre du meurtre ou de l’assassinat d’Aurélie Châtelain et d’actes de terrorisme commis au nom de l’islam2.

Biographie

Enfance et études

Sid Ahmed Ghlam, surnommé Djillali, est né à Tiaret, dans la région d’Oran, en Algérie en 19913.

Il arrive avec sa famille en 2001 à Saint-Dizier et retourne en Algérie en 2003 faute de papiers en règle. Il y passe son baccalauréat en 2010 et retourne en France la même année4 dans le cadre du regroupement familial5. Il enseignait l’arabe à la mosquée El-Fath de Saint-Dizier affiliée à la Grande mosquée de Paris6. La presse indique qu’il a été étudiant de 2010 à 2012 à l’école d’informatique SUPINFO de Paris et la quitte au bout de sa deuxième année7. Cependant SUPINFO n’est pas en mesure de confirmer cette information du fait qu’il existe des risques d’homonymie, seul le nom de l’individu ayant été divulgué8.

En septembre 2014, il s’inscrit à l’université Pierre-et-Marie-Curie, mais ne participe ni aux cours ni aux travaux dirigés (TD). L’université a engagé une procédure contre lui pour falsification de note9. L’UNEF est accusée par le Canard Enchaîné, qui cite une source ministérielle, d’avoir aidé Sid Ahmed Ghlam. L’UNEF rétorque que « Ghlam indique qu’il a été boursier échelon 6 (correspondant à une aide de 4 768 euros par an)… Ses demandes de logement ont fait l’objet d’un traitement prioritaire »10.

En 2015, il habite dans une résidence étudiante, rue Julie-Daubié à proximité de la Bibliothèque nationale de France, dans le 13e arrondissement de Paris. Le weekend, il rejoint sa famille dans le quartier sensible du Vert-bois à Saint-Dizier. Selon les médias, certains de ses proches à Saint-Dizier se sont rapprochés des thèses de l’islam radical11. Son frère et sa belle-sœur appartiendraient à la mouvance tabligh12.

Radicalisation

Il séjourne en 2013 et 2014 dans le quartier Croix-Rouge de Reims. Le domicile de Saïd Kouachi, le tueur de Charlie Hebdo, se trouve alors à quelques dizaines de mètres. La police évoque des liens possibles entre Sid Ahmed Ghlam et la « bande des Buttes-Chaumont »13,14.

En février 2014, il passe une semaine en Turquie. Il est placé en garde à vue à son retour. Selon le procureur de Paris, aucun élément ne permet de « justifier l’ouverture d’une information judiciaire ». Il est néanmoins l’objet d’une fiche des renseignements français notamment pour « velléité de départ en Syrie ». Cette « fiche S » (« Sûreté de l’État ») implique son placement sous surveillance policière « sans attirer l’attention »15.

Au printemps 2014, son petit frère de 9 ans signale « que son frère se radicalise ». La police est prévenue. Des écoutes téléphoniques menées à la suite, probablement en 2014 et 2015, n’ont rien révélé  ; ce que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve justifie par le fait que « les moyens technologiques utilisés (…) sont de plus en plus sophistiqués »16.

Le suivi lancé en 2014 depuis l’alerte à la radicalisation de Sid Ahmed Ghlam n’a rien donné. C’est « parce que la nouvelle menace terroriste qui plane sur la France se caractérise par des techniques de dissimulation que les services secrets peinent à contrer. Cette technique a même un nom, la taqiya »17.

Le 15 octobre il se rend en Algérie, ce qui n’inquiète pas les services de renseignement, puisqu’il emprunte régulièrement cette destination pour se rendre dans sa nation d’origine. Depuis l’Algérie, le 29 octobre, il se rend à Istanbul, en Turquie, où il reste un mois. On lui paye alors des « frais de retour » (2000 euros), en échange de contreparties à venir18.

Assassinat et tentatives d’attentats

Meurtre d’Aurélie Châtelain

Localisation Villejuif , Drapeau de la France France
Cible civils
Date 19 avril 2015
Type fusillade , meurtre
Armes arme de poing , kalachnikov
Morts 1
Blessés 1 (le terroriste)
Auteurs Sid Ahmed Ghlam
Participants 1
Organisations Flag of the Islamic State of Iraq and the Levant2.svg État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste
modifier Consultez la documentation du modèle
Les attentats de janvier 2015 à Paris et d'avril 2015 à Villejuif directement liés dans AC ! Brest 220px-SacreCoeur_tb
La basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, l’une des trois églises ciblées par Sid Ahmed Glam.

En 2015, il effectue des repérages autour des deux principales églises de Villejuif : l’église Saint-Cyr-Sainte-Julitte au centre ville et l’église Sainte-Thérèse au nord19. Selon l’historien Camille Pascal, cette ville au nom symbolique n’aurait pas été choisie au hasard et lui permettait de cibler deux religions en même temps20.

L’examen de son ordinateur révèle qu’il prévoyait également de s’en prendre à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris21.

Le samedi 18 avril, « Sid Ahmed Ghlam reçoit plusieurs nouveaux messages l’incitant « fortement » à passer à l’acte »22. Toujours selon le procureur, le dimanche 19 avril, tôt le matin, il tente de voler la voiture d’Aurélie Châtelain à Villejuif. Celle-ci est tuée d’une balle dans le cœur et il aurait ensuite brûlé la voiture, qui contenait le corps de la jeune femme, avant de regagner le 13e arrondissement.

Le dimanche 19 avril 2015, il préparait à l’heure de la messe un attentat contre les deux églises qu’il avait repérées. D’après le curé de Saint-Cyr-Sainte-Julitte, il y aurait eu « un carnage » car l’église accueille 300 personnes le dimanche23,24.

À 8 h 50, il appelle le SAMU car il est blessé gravement à la hanche et à la rotule par deux balles. Selon les enquêteurs, il se serait lui-même blessé au cours de la tentative de vol du véhicule. Interrogé par la police, il évoque un règlement de comptes. La police remonte les traces de sang et arrive à son véhicule, une Renault Mégane dans laquelle elle trouve un gyrophare, un fusil d’assaut Kalachnikov et un revolver. Les enquêteurs perquisitionnent son domicile et trouvent trois Kalachnikov supplémentaires, des gilets pare-balles25, un minutage précis entre les églises ciblées et les commissariats les plus proches. Il est placé en garde à vue et hospitalisé à l’Hôtel-Dieu26. La garde à vue est prolongée au maximum prévu dans les cas de risque d’attentat maximum.

Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, il « était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d’un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église »27.

Victime

Aurélie Châtelain était mère d’une fille de cinq ans. Elle avait 32 ans. Elle était originaire de Caudry. Elle a été retrouvée dans sa voiture, dans un début d’incendie, à Villejuif après avoir été tuée par balle. Les enquêteurs pensaient initialement que le motif du meurtre était une tentative de vol de la voiture28. Après coup, ils supposent plutôt que Sid Ahmed Ghlam aurait voulu tuer Aurélie car il « la suspectait d’être un agent du renseignement. Il aurait été intrigué par la présence de cette voiture, au milieu de la rue, et de cette femme assise sur le siège passager avec un ordinateur portable sur les genoux28. »

Elle était professeur de fitness et ancienne conseillère municipale de Caudry. Elle allait participer à un stage à Villejuif pour se perfectionner dans son métier en prenant des cours de pilates29,30.

Le dimanche 26 avril 2015, trois mille personnes participent à une marche blanche dans sa ville d’origine, Caudry31.

Tandis que sa meilleure amie la considère comme une « héroïne », Guy Bricout, le maire de Caudry, suggère que « le décès d’Aurélie avait permis de sauver des vies »32 et demande qu’elle soit décorée de la Légion d’honneur à titre posthume33. Sa fille aura le statut de pupille de la Nation34.

Le 5 janvier 2016, on apprend qu’Aurélie Châtelain ne figure pas parmi les victimes des récents attentats décorées de la légion d’honneur. Le maire de sa commune fait aussitôt part de sa grande déception et de son incompréhension35. Il est alors annoncé que l’omission source de polémique sera réparée lors de la promotion de Pâques 201636. Elle fait finalement l’objet d’une nomination exceptionnelle le 18 mars 201637.

En hommage, son nom a été donné au Palais des Sports de Caudry38.

Version de Sid Admed Ghlam

D’après ses avocats : « Il a reconnu avoir été à Villejuif le 19 avril 2015 en présence d’un autre individu. Il conteste en revanche toute responsabilité dans la mort d’Aurélie Châtelain et a également affirmé avoir fait ce qu’il fallait pour empêcher la commission d’un attentat ce jour-là ». Il ne donne pas plus de détail sur cet autre individu39.

L’un des avocats de la famille d’Aurélie Châtelain, Antoine Casubolo Ferro, réfute cette version : « Il faut qu’il en dise plus, car pour l’instant la réalité du dossier ne correspond pas du tout à ses déclarations … Il faut qu’il s’explique sur toutes les preuves et les traces qui donnent la certitude qu’il a été en contact avec Aurélie Châtelain »40.

Commanditaire et complicités

Présumés complices

Sid Admed Ghlam ne semble pas être un loup solitaire. En plus du fait qu’il possédait trop d’armes pour un seul homme41, les enquêteurs ont trouvé que « Sid Ahmed Ghlam reçoit en effet l’ordre de passer à l’acte, même seul, même si « il » ne le rejoint pas ». Ils recherchent activement ce « il »42.

Commanditaire, complices et implication

Les armes ont été récupérées dans une voiture volée de type Renault Mégane stationnée sur une place de stationnement de la commune d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

Le terroriste a ensuite récupéré une seconde voiture, de type BMW 318, dans un garage de Pierrefitte-sur-Seine (toujours en Seine-Saint-Denis) où opéraient ses complices « Vega » (pseudonyme de Macreme Abrougui) et Thomas (Thomas Mayet). Ils sont allés en Syrie début 2015. Ces deux complices ont été endoctrinés par Fabien Clain, un toulousain né à l’île de la Réunion qui est aussi le fondateur du « clan des Belphégor » dans le quartier toulousain du Mirail. Fabien Clain était également un proche d’Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc », qui organisait des réunions dans sa ferme d’Artigat, cellule très liée au terrorisme djihadiste.

Rabah B., connu sous le surnom de « le Kabyle », est supposé avoir livré les armes cachées dans la voiture Mégane53.

Macreme Abrougui

Macreme Abrougui est un terroriste islamiste de nationalité française originaire de Seine-Saint-Denis, en banlieue parisienne54. Il est garagiste de profession. Il est proche de Fabien Clain avec lequel il quitte la France au printemps 2015 pour rejoindre les territoires contrôlés par l’État islamique en Irak et en Syrie54.

Plusieurs médias français annoncent en octobre 2016 sa mort qui serait survenue le 7 du même mois au cours de frappes aériennes françaises dans les environs de Raqqa, la capitale du groupe djihadiste54.

Compagne du mis en examen

Émilie Lechat-Boizumeau55 est élevée dans une famille catholique. Elle effectue toute sa scolarité à Brest. Elle obtient à Vannes, un BEP dans la restauration. Elle a deux garçons à 19 puis 21 ans56. Elle se marie à un Brestois du quartier sensible de Pontanézen. Son mari est « connu des services de police pour des faits de grande délinquance », et se serait converti à l’islam pendant une peine effectuée à la prison brestoise de l’Hermitage57. Elle se convertit alors aussi à l’islam à 22 ans. Elle adopte la burqa comme une quinzaine de femmes de Pontanézen. Rachid Abou Houdeyfa, l’imam salafiste de la mosquée du quartier déclare qu’il ne la connaît pas car, dit-il, « les gens qui sombrent dans l’islam radical ne nous fréquentent pas. Ils ne supportent pas certains prêches ». Émilie part alors pour Saint-Dizier. Son nouveau compagnon a un frère arrêté en 2014 en Belgique pour possession d’armes de guerre. Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard «  mais Aouali, la mère de Sid Ahmed, avait refusé qu’ils se marient, raconte un ami. Parce qu’elle est plus âgée que lui et qu’elle avait déjà été mariée »3.

En février 2015, elle se présente entièrement voilée dans une grande surface de Gouesnou. Ce qui provoque l’intervention de la gendarmerie58.

Le 22 avril 2015, elle est arrêtée à Saint-Dizier. Les voisins parlent d’elle comme d’une femme discrète, convertie à l’islam radical, qui ne sort de chez elle que pour aller chercher ses enfants à l’école en burqa. Les volets de sa maison sont toujours clos. C’est la seule femme en burqa du quartier sensible du Vert-Bois à Saint-Dizier. Le voisinage « confie avoir vu des hommes à la nuit tombée rendre visite à plusieurs reprises à la jeune femme »59,60. Les enquêteurs disposent de trois éléments à charge :

  • Elle possédait des clés de chiffrement permettant d’échanger des messages cryptés.
  • Sid Ahmed Ghlam possédait un deuxième téléphone dédié uniquement à l’appeler.
  • Un des derniers SMS qu’il ait envoyé à son contact syrien était : « Après le coup, j’irai me réfugier chez Jennifer ». Jennifer est le nom d’Émilie Lechat-Boizumeau dans le répertoire de Sid Ahmed Ghlam61.

Le 24 avril 2015, elle sort libre de sa garde à vue sans être mise en examen.

Réactions

Selon Bernard Bajolet le 22 avril, le directeur général de la Sécurité extérieure, ses hommes ont déjoué six attentats depuis le début 2015, cependant, le lendemain, Manuel Valls parle de cinq attentats déjoués y compris celui-ci. L’attaque planifiée ici serait le septième attentat évité62. 20 minutes note l’importance de la communication gouvernementale, en plein débat sur la loi Renseignement, au sujet d’un événement qui, de l’avis d’un officier de la DGSI, montre les failles des services de renseignement63.

Événements potentiellement liés

Dans la nuit du 23 au 24 avril 2015, un incendie volontaire ravage la salle de prière musulmane de Pargny-sur-Saulx dans la Marne, la sœur de Sid Ahmed Ghlam y donnait des cours64,65.

Incarcération

Le 20 novembre 2015, l’administration pénitentiaire découvre au moins une puce téléphonique dans sa cellule d’isolement à la prison de Fresnes. Il a ainsi, pendant les premiers mois de sa détention, communiqué avec l’extérieur. Ces appels ont cessé le jour même des attentats du 13 novembre 201566.

Il est alors transféré au centre pénitentiaire de Beauvais, où les brouilleurs d’ondes sont plus sophistiqués67.

En avril 2019, l’instruction durant depuis quatre ans sans procès, il a atteint la limite que la loi fixe pour la détention préventive. De manière exceptionnelle, cette détention a été prolongée de quatre mois. De manière encore plus exceptionnelle, elle pourrait être prolongée une deuxième et dernière fois, toujours de quatre mois68.

Références

  1. Terrorisme Quatre ans de mystère pour Sid Ahmed Ghlam, suspecté du meurtre d’Aurélie Chatelain [archive]

Articles connexes

 

Un territoire américain à Brest, depuis 1930

Peu de gens le savent, nous avons à Brest un petit morceau de territoire américain. Le jardinier qui l’entretient est payé par Washington et reçoit sa paie en dollars.

Y est érigé un monument commémorant les hauts faits des forces navales des Etats-Unis et de la France pendant la Première Guerre Mondiale.

Il s’agit d’une tour en granit rose de 50 mètres de haut qui offre à son sommet un point de vue panoramique unique sur la ville de Brest et sa rade.

De novembre 1917 à décembre 1919, un camp militaire américain installé à Pontanézen sur la commune de Lambézellec avait accueilli plus d’un million de soldats américains.

Brest était devenu le premier port des Etats-Unis en France et Lambézellec la plus grande commune de France au niveau de la concentration américaine.

A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, nos amis américains ont largué sur Brest un déluge de bombes bien inutile qui a complétement rasé la ville, puis ils ont voulu l’acheter, sa rade les intéressait. Encore une fois, Charles de Gaulle a dit non.

Aujourd’hui, le quartier de Pontanézen à Brest est celui où sont implantés les salafistes.

 

http://www.wiki-brest.net/index.php/Monument_am%C3%A9ricain_du_cours_Dajot

Monument américain du cours Dajot

Sommaire

Concession du terrain du monument américain

Un territoire américain à Brest, depuis 1930 dans Insolent - Insolite 150px-Monument_am%C3%A9ricain_de_Brest_110

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Le monument vu du port de commerce

Le terrain sur lequel est érigé le monument américain procède d’une concession gratuite et perpétuelle. Cette concession est accordée au Gouvernement des États-Unis par le Gouvernement français sur un terrain dépendant des fortifications déclassées de Brest. Cette concession est faite en exécution des prescriptions du décret du 13 août 1927 (paru au JO du 26 août 1927) et conformément aux dispositions de l’article V de l’accord conclu le 29 août 1927 entre le gouvernement des États-Unis, représenté par John Pershing, Général des Armées, Président de la commission Américaine des Monuments de Guerre, d’une part, et le gouvernement de la République française représenté par Anne Marie Louis de Sartigues, son chargé d’affaires par intérim à Washington, d’autre part.[1]

  1. Procès-verbal de concession gratuite et perpétuelle, par le Gouvernement Français au Gouvernement des États-Unis de l’usage et de la libre disposition d’un terrain destiné à l’érection d’un monument commémoratif américain à Brest », 12/08/1930, Archives Brest métropole, Référence : 1M185

Une visite rare le 4 juillet 2013

Le 4 juillet 2013, jour de commémoration de l’Indépendance des États-Unis d’Amérique, les responsables de l’American Battle Monuments Commission ont organisé une visite du monument.

Quelques dizaines de personnes, brestois et visiteurs de passage, dont des américains et des allemands, ont ainsi pu monter par petits groupes les quelque 120 marches de l’édifice.

  • 120px-Monument_am%C3%A9ricain_de_Brest_100

    L’escalier

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    L’escalier d’accès à la plateforme

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    L’escalier

  • 80px-Monument_am%C3%A9ricain_de_Brest_110

    Le monument vu du port de pêche

Ils ont ainsi pu découvrir, outre l’architecture du bâtiment, murs en granite rose de Ploumanac’h et escalier en fer forgé orné d’étoiles, un point de vue nouveau sur les panoramas de la ville vue d’en haut.

  • 120px-Monument_am%C3%A9ricain_de_Brest_102

    Le parc à chaînes rénové

  • 120px-Monument_am%C3%A9ricain_de_Brest_103

    Le Grand large

  • 120px-Monument_am%C3%A9ricain_de_Brest_104

    Le Club Med 2 en escale

  • 120px-Monument_am%C3%A9ricain_de_Brest_105

    Les toits et le clocher de St Louis

  • 120px-Monument_am%C3%A9ricain_de_Brest_106

    La criée, le chantier du Guip et le port du Château

  • 120px-Monument_am%C3%A9ricain_de_Brest_107

    Molénez, Abeille Bourbon et ND de Rumengol à quai

Commons-logo.svg Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur « Cours Dajot ».

Surplombant le port de commerce et la rade, la « tour rose » de 50 mètres de haut, sorte de phare à trois étages superposés, est un mémorial élevé sur le cours Dajot après la guerre de 1914-1918 pour commémorer l’accueil réservé aux Américains durant la Première Guerre mondiale. Plus de 800 000 hommes ont transité par Brest du 12 novembre 1917 au 28 novembre 1918.

Détruite par l’armée d’occupation allemande (le 4 juillet 1941) lors de la Seconde Guerre mondiale, elle sera reconstruite à l’identique en 1958, sur un terrain appartenant aux États-Unis.

Cette visite a précédé la commémoration officielle de la Fête nationale en fin de journée.

 

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Avant la cérémonie

Photosphère du port de commerce depuis le toit du monument américain

L’association la « Maison du Libre » a développé un système de prise de vue panoramique et l’outil de visite virtuelle en ligne sous le nom du projet Open Path View.

L’outil nous permet de profiter d’un vue exceptionnelle depuis le toit du monument américain.

Séquences sonores

Durant la balade en ville, organisée par le service Patrimoines le 2 février 2016 sur le thème « Soldats et marins », Alain Boulaire évoque l’histoire du cours Dajot et du monument américain, puis deux comédiens amateurs lisent un texte de Catherine Beauchamp « Brest, port d’occident 1938″.

Monument américain, par Alain Boulaire

« Brest, port d’occident 1938″, par Joëlle Tassel et Jean-Baptiste Pressac

Pour télécharger les fichiers : clic droit et enregistrer la cible du lien sous… – Licence Creative Commons BY NC-ND

Écouter les autres séquences sonores de cette balade

Voir aussi

 

http://www.wiki-brest.net/index.php/Am%C3%A9ricains_%C3%A0_Ponta

Américains à Ponta

Américains à Ponta
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Un article de : TAPAJ
Parution : Février 1993 et mars 1993
N° : 22 et 23
Auteur : Patrick Quintin

 

Les américains à Ponta (1917-1919)

Sommaire

Chronologie de l’installation du camp américain à Pontanézen

PONTY: Ce fut une construction gigantesque d’un camp de transit.

Novembre 1917 : Les possibilités d’accueil du port de commerce, l’évacuation des troupes par voie ferrée, la création de cantonnements ont fait de Brest la tête de pont du débarquement des américains en France. En attendant l’aménagement du camp de transit de Saint-Marc, la caserne de Pontanézen a été mise à leur disposition.

12 novembre 1917 : Le premier convoi américain (environ 12 500 hommes) plus une centaine de « marines » venant de Saint-Nazaire viennent prendre leur quartier à Pontanézen.

Fin décembre 1917 : L’édification de 30 baraques est autorisée afin d’augmenter la capacité car à l’origine seuls 2 000 hommes pouvaient s’y installer. Toutefois cette installation est provisoire.

21 janvier 1918 : Ouverture du camp « Hôpital 33″ occupant 2 bâtiments de la caserne où François Vidocq Wikipedia-logo-v2.svg a été interné (voir TAPAJ n°21 ).

Début 1918 : Avec l’afflux des soldats américains, le camp s’étend autour de la caserne de Ponta.

Mars 1918 : II est décidé la construction de nouvelles baraques et l’installation de tentes (de 2000 à 10000 soldats), la base de Ponta s’agrandit.

Durant l’été 1918 : Le développement du camp de Pontanézen s’accélère. Des installations diverses (cuisines, magasins, chemins d’accès aux zones de campement, canalisations d’eau venant de la Penfeld) sont aménagées sommairement. L’ « Hôpital 33″ est agrandi.

Septembre 1918 : Des travaux sont entrepris pour l’installation d’un camp permanent pouvant accueillir 50000 hommes, mais avec la pluie le camp devient un bourbier.

Hiver 1918-1919 : La grippe dite « espagnole » frappe non seulement Ponta, Brest, mais aussi la France entière et ses combattants, décimant une partie de la population.

Début 1919 : Le camp américain s’étend sur 687 hectares. 850 bâtiments y ont été construits pouvant accueillir environ 50 000 hommes. Le camp de tentes peut abriter 35 000 hommes. Ces camps sont divisés en 16 sections autonomes possédant chacune leur cuisine et leur réfectoire pouvant servir 7 500 repas à l’heure. Ces sections sont reliées par des routes goudronnées. Les trottoirs sont réalisés par 120 kilomètres de caillebotis. L’électricité est fournie par 6 centrales. Des baraques supplémentaires sont construites près de l’hôpital permettant ainsi l’installation de 2 300 lits. Au plus fort de l’intervention américaine en 1919, on a enregistré le départ de 26 000 hommes et l’arrivée de 12 000.

Décembre 1919 : Avec la diminution de l’activité durant l’été, le camp de Ponta est fermé.

Les autres installations

Août 1918 : Création du camp de la police montée près de la Maison Blanche.

Avril 1919 : Le « Salvage Dépot » est transféré du camp de Ponta en bordure du chemin vicinal 7. Là, sont recyclés les déchets du camp de Ponta et sont réparés chaussures et vêtements.

Juin 1919 : La YMCA (Young Men’s Christian Association) loue la brasserie de Kérinou qui devient une fabrique de crème glacée pour les « boy’s ».

Les conséquences sur la vie locale

La présence du camp américain à Ponta n’a pas eu que des retombées économiques sur Lambézellec.

Certes l’ « US ARMY » a fait appel à de la main d’œuvre civile. Au « Salvage Depot », 395 françaises (dont 110 à la couture) travaillaient.

Avant sa fermeture, au camp de Ponta, entre 1 500 et 1 800 personnes s’occupaient des cuisines ou étaient plantons et estafettes. La population lavait le linge à domicile. Les terrains et bâtiments étaient soit loués soit réquisitionnés. Mais des indemnités étaient prévues en cas de dégâts. Les réquisitions étaient encore effectives au début de l’été 1919.

Par contre, des dégâts furent causés aux chaussées qui n’étaient pas construites pour le passage d’autant de véhicules chargés de matériel de guerre et des approvisionnements les plus variés: corned-beef, pâle-ale, tonnes de tabac blond, sacs de couchage, couvertures, toiles de tente, savonnettes, rasoirs, lits de camp etc…

Tout un bric-à-brac, qui pour une grande part constitua – pendant des dizaines d’années – la « liquidation des stocks américains ».

Les routes, les chemins et les places étaient défoncés.

La circulation était réglée par les « MP’S » (Police Militaire).

Les cultivateurs de Mesmerrien et de Kergaradec ne pouvaient circuler. Les « MP’S » obligeaient les fermiers, les marchands, les bouchers de Lesneven ou Gouesnou à faire demi-tour.

Les commerçants et les paysans de Lambé, circulant sur le chemin de grande communication 65, déposent des réclamations à la mairie qui sont transmises au préfet maritime.

Les « faits divers »

D’ autre part, le comportement des américains n’est pas toujours exemplaire. Malgré la multiplication des patrouilles françaises et américaines, les « boy’s » se permettent de jouer du revolver pour s’amuser ou se procurer de l’alcool.

En mars 1918, deux américains volent du rhum dans une épicerie de Lambé en menaçant le personnel de leur revolver. Ils tirent, mais ils sont arrêtés.

En juin 1918, un « noir étranger » commet trois agressions de femmes, dont une blessée au couteau, pour tenter de leur faire subir les derniers outrages.

En 1919, la violence commise par les soldats américains augmente. Devant ce « Niagara » de dollars, des marchands ambulants, des « profiteurs » sont attirés. A des prix exorbitants, ils vendent des « souvenirs » les plus divers : pochettes, cravates, breloques, pipes, jumelles, etc… et bien entendu les « antiquités » et « curiosités » du folklore breton et de l’alcool.

Mais ils doivent s’installer à plus de 500 mètres du camp où ils louent ou achètent -à prix d’or- des parcelles de terrain sur lesquelles ils construisent des baraques, des « crêperies ».

Au devant de ce flot kaki, il n’y pas que les « marchands » qui sont attirés. On note le développement considérable de la prostitution. En mai 1918, un arrêté municipal décide que toute femme surprise à rôder autour du camp sera considérée comme « femme de mauvaise vie et de mœurs ».

L’existence du camp américain de Pontanézen a fait en 1918-1919 de Lambézellec la plus grande commune de France au niveau de la concentration américaine.

De Novembre 1917 à Novembre 1919 : 800 000 soldats ont débarqué à Brest. Au 1er Novembre 1919 : 1 200 000 ont été rapatriés depuis l’armistice.

TAPAJ n’a pas été le premier journal à être édité et distribué sur Ponta. De mars à août 1919, les américains du camp ont créé un bihebdomadaire : « The Pontanézen Duckboard » (« Duckboard » = caillebotis, le symbole du camp.)

Patrick Quintin


Voir aussi

1917, le jazz débarque à Brest

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/brest-etats-unis-de-vrais-proches-20080725-3510637_1406034.php

Brest – États-Unis. De vrais proches

 

Publié le 25 juillet 2008
 
Brest - États-Unis. De vrais proches

 

Souvent, pour relativiser son éloignement de Paris, Brest use d’un joli contre-pied, en précisant qu’elle est plus proche par rapport aux USA.

 

Souvent, pour relativiser son éloignement de Paris, Brest use d’un joli contre-pied, en précisant qu’elle est plus proche par rapport aux USA. Sans mentir non plus, elle peut revendiquer, avec l’Oncle Sam, des liens qui ne datent pas d’hier. Dans les relations entre Brest et les États-Unis, l’historien Alain Boulaire extrait quatre temps forts. La guerre d’indépendance américaine d’abord. Les grandes flottes françaises de soutien partent de Brest, en particulier les troupes du comte de Grasse et de Rochambeau. « Elles ont contribué fortement aux victoires de Chesapeake et de Yorktown en 1781 », commente-t-il. C’est aussi à Brest, pendant neuf mois, que fut basé un fameux corsaire américain, John Paul Jones. Il y ramena des prises. Il est campé, d’ailleurs, dans la bande dessinée « l’Épervier », de Patrice Pellerin. C’est également dans la rade de Brest que le pavillon de la jeune république américaine fut salué, pour la seconde fois, par la Marine royale française, ès qualités.

Ligne transatlantique

Second temps fort doublé de modernité : la ligne transatlantique Brest – New York, entre 1865 et 1973, inaugurée par le Lafayette. Le lobby des Havrais, soutenu par celui des Parisiens, aura raison de cette ligne, malgré le gain de temps en faveur de Brest. Ce constat, simplement géographique, eut une autre illustration : le premier câble transatlantique entre la France et les États-Unis, en 1869, relia la pointe du Minou à Dexburry. Il y eut aussi New York – Déolen. Troisième temps fort : la guerre de 1914-1918. À partir de novembre 1917, plus de 80.000 GI débarquent à Brest, qui devient le principal port des États-Unis en France. « L’esssentiel des combattants se retrouvaient sur le site de Pontanézen, aménagé en véritable cité, dont le journal Pontanézen Duck Board retrace la vie », explique Alain Boulaire. Le premier orchestre de jazz afro-africain, du 369 e régiment d’infanterie, dirigé par James Reese Europe, débarque aussi. Le blues et les negro-spirituals entrent à Brest, avec le basket et le base-ball.

Le président Wilson

C’est à Brest que le président Woodrow Wilson débarque, le 13 décembre 1918, du Georges-Washington, pour la conférence, puis la signature de la paix. Dès 1917, une place avait porté son nom à Brest. Le monument à la mémoire des combattants des forces navales des États-Unis fut inauguré, lui, en août 1937. Les Allemands le firent sauter le 4 juillet 1941, jour de l’Independance. Il sera reconstruit plus tard, à l’identique, mais en granit rose, au lieu du gris du premier. Il se trouve en territoire américain, sans privilège d’extraterritorialité. Alain Boulaire tient également comme temps fort le parrainage, en 1948, de Denver, du Colorado, avec les écoles de Brest, qui manquaient de tout. Et premier jumelage en 1962 entre une ville européenne et une ville américaine. L’épouse du général Dwight Eisenhower – laquelle avait fait une partie de ses études à Denver – y est pour beaucoup

Tentative d’attentat à Villejuif : l’enquête progresse

Sid Ahmed Ghlam a été de nouveau interrogé vendredi.

C’est une information du Parisien qu’aucun autre média n’a pour l’heure relayée.

Noter que plusieurs articles concernant cette affaire restent confidentiels, soit que les journaux les réservent à leurs abonnés, soit qu’ils les dépublient assez rapidement.

Il faut ainsi consulter la fiche Wikipédia y consacrée pour retrouver certaines des informations qui ont été publiées très tôt sur la petite amie brestoise de Sid Ahmed Ghlam, laquelle reste curieusement bien épargnée par la justice.

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/la-nebuleuse-de-sid-ahmed-ghlam-10-08-2015-5000525.php

La nébuleuse de Sid Ahmed Ghlam

 

L’étudiant a commencé à lever le voile sur son entreprise terroriste, fatale à Aurélie Châtelain, le 19 avril à Villejuif. Sans pour autant livrer l’essentiel, à savoir le nom de ses commanditaires.

 

Timothée Boutry et Adrien Cadorel | 10 Août 2015, 07h00 | MAJ : 10 Août 2015, 09h17

Villejuif (Val-de-Marne). L’église Sainte-Thérèse avait été choisie comme cible d’un attentat par Ghlam (à droite) qui a raconté avoir d’abord pensé au Sacré-Cœur ou à un train.  Aurélie Châtelain, 32 ans, a été assassinée par balles à Villejuif. Paris (XIIIe), le 22 avril. La chambre de la résidence étudiante où vivait Sid Ahmed Ghlama été placée sous scellés.
Villejuif (Val-de-Marne). L’église Sainte-Thérèse avait été choisie comme cible d’un attentat par Ghlam (à droite) qui a raconté avoir d’abord pensé au Sacré-Cœur ou à un train.
Aurélie Châtelain, 32 ans, a été assassinée par balles à Villejuif.
Paris (XIIIe), le 22 avril. La chambre de la résidence étudiante où vivait Sid Ahmed Ghlama été placée sous scellés.(LP/Lucile Metout/DR.) (AFP/Raymond Truy.) (AFP/Kenzo Tribouillard.)

 
Sid Ahmed Ghlam a de nouveau été entendu par un juge d’instruction parisien vendredi matin. L’étudiant algérien de 23 ans, suspecté d’avoir voulu attaquer une église de Villejuif (Val-de-Marne)…

 

Lire la suite de cet article sur le site du Parisien en payant, ou bien à l’adresse suivante où il se trouve en accès libre :

http://www.pressreader.com/france/le-parisien-seine-saint-denis/20150810/281698318470861/TextView

 

Egalement à lire sur le site du Monde, pour ses abonnés :

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/08/03/la-genese-du-projet-racontee-par-sid-ahmed-ghlam_4709536_1653578.html

Sid Ahmed Ghlam, entre les mailles du filet

 

LE MONDE | 03.08.2015 à 08h28 • Mis à jour le 03.08.2015 à 12h13 | Par Soren Seelow

Scellés sur la porte de la chambre de Sid Ahmed Ghlam, dans une résidence étudiante à Paris.

 

Il a longtemps gardé le silence. Puis s’est hasardé dans des explications peu vraisemblables. Confronté aux éléments du dossier, Sid Ahmed Ghlam, le principal suspect du projet d’attentat évité de justesse à Villejuif (Val-de-Marne), en avril, a finalement décidé de s’expliquer. Lors de son audition devant un juge antiterroriste, le 19 juin, il a proposé un récit très détaillé – et sans doute partiel – de la genèse de son projet.

Tout commence par un voyage en Turquie, fin octobre 2014. Le jeune homme fait l’objet depuis le printemps d’une fiche « S » – qui désigne un danger pour la « sûreté de l’Etat » – en raison de ses velléités de départ en Syrie ; il a même été convoqué pour un entretien administratif le 3 octobre. Mais son vol pour Alger, le 15 octobre, n’alerte pas les services : Ghlam est algérien et se rend régulièrement dans son pays d’origine. Ce que les policiers ignorent alors, c’est qu’il profite de ce déplacement pour rejoindre Istanbul, en Turquie, le 29 octobre. Il y restera un mois.

Ses activités sur place sont encore nébuleuses. Il dit avoir rejoint Istanbul en compagnie d’un homme rencontré en Algérie, qui lui disait avoir des contacts au sein de l’Etat islamique (EI). Dans une « maison d’accueil » de l’EI à Istanbul, un djihadiste français se faisant appeler Abu Al-Mouthana, originaire de Villepinte (Seine-Saint-Denis) lui aurait alors expliqué que son ami passerait en Syrie, mais que lui devait rentrer en France. Al-Mouthana lui aurait donné 2 000 euros pour ses « frais de retour », en lui demandant de rester en contact sur Internet.

Début…

L’accès à la totalité de l’article est protégé

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/08/03/une-creperie-conspirative_4709534_1653578.html

La « crêperie conspirative », concentré français du djihadisme

 

LE MONDE | 03.08.2015 à 08h28 • Mis à jour le 03.08.2015 à 12h47 | Par Soren Seelow

Les complices présumés de Ghlam, suspecté d’avoir projeté un attentat à Villejuif, se rencontraient dans un snack, dont les employés sont pour la plupart connus des services de renseignement.

Sur la devanture mauve constellée de photos de paninis, une promesse : « Le goût et la qualité ». En passant la porte de cette petite crêperie des Yvelines, les policiers n’imaginaient pas tomber sur un repaire d’islamistes. C’est en démêlant les fils de l’enquête sur le projet d’attentat contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne, évité de justesse en avril, qu’ils découvrent ce commerce étonnant, dont plusieurs employés font l’objet d’une fiche « S  » – pour « Sûreté de l’Etat ».

Les trois hommes mis en examen pour avoir participé à la livraison des armes destinées au principal suspect, Sid Ahmed Ghlam, se retrouvaient régulièrement dans ce petit snack, rebaptisé « crêperie conspirative » par les enquêteurs. Abdelkader J. y travaillait jusqu’à son incarcération, Farid B. y faisait des remplacements tandis…

L’accès à la totalité de l’article est protégé

 

http://www.lepoint.fr/societe/attentat-dejoue-qui-est-sid-ahmed-ghlam-l-etudiant-arrete-a-paris-22-04-2015-1923435_23.php

Attentat déjoué : qui est Sid Ahmed Ghlam, l’étudiant arrêté à Paris ?

 

Le jeune homme, que la police soupçonne d’avoir planifié un attentat et d’être lié à un meurtre, est un étudiant boursier franco-algérien de 24 ans.

 

Source AFP

Publié le 22/04/2015 à 15:40 | Le Point.fr

 

Sid Ahmed Ghlam résidait dans la chambre 310, aujourd'hui sous scellés, d'un foyer étudiant ultramoderne du 13e arrondissement de Paris.
Sid Ahmed Ghlam résidait dans la chambre 310, aujourd’hui sous scellés, d’un foyer étudiant ultramoderne du 13e arrondissement de Paris.AFP©Kenzo Tribouillard

 

Étudiant « féru d’informatique », actif sur les réseaux sociaux où il manifestait son attrait pour les terres de djihad, Sid Ahmed Ghlam était discret pour son voisinage, jusqu’à son arrestation par la police qui le soupçonne d’avoir planifié un attentat et d’être lié à un meurtre. Ce boursier franco-algérien de 24 ans, qui étudie l’informatique, résidait dans la chambre 310, aujourd’hui sous scellés, d’un foyer étudiant ultramoderne du 13e arrondissement de Paris, à quelques pas de là où il a été arrêté dimanche matin, blessé à une jambe.

« C’est la première fois qu’on entend parler de lui depuis qu’il a pris l’appartement, il n’y a eu aucun signalement, il payait son loyer normalement, dans les 200 euros par mois », a décrit une porte-parole du Crous, Constance Blanchard. Elle a évoqué une « situation pas évidente » pour les 70 étudiants et le personnel de cette résidence étudiante jaune et grise aux balcons orange, rue Julie-Victoire-Daubié, dans un quartier entièrement rénové. « Je suis un peu choqué d’apprendre ça comme ça », a témoigné un de ses voisins, Léo Coeur, étudiant de 18 ans en philosophie à Paris-I, qui a observé le déploiement policier dimanche. « Je suis inquiet, j’ai peur qu’il se passe quelque chose dans une fac parisienne », soupire-t-il.

Dans la chambre 310, outre un arsenal d’armes et des documents établissant qu’il avait planifié, selon le gouvernement, un attentat « imminent » contre « une ou deux églises », les enquêteurs ont trouvé des éléments témoignant d’une préparation minutieuse. Il semble ainsi avoir chronométré le temps que mettraient les policiers à intervenir, selon les premiers éléments de l’enquête. Une préparation qui contraste avec les conditions de son arrestation, qui semblent montrer plutôt un certain amateurisme.

« Fiche S »

Sid Ahmed Ghlam avait exprimé sur Facebook, « comme des dizaines voire des centaines d’autres, son envie de partir en Syrie » pour y mener le djihad, rapporte une source policière. Il était d’ailleurs connu des services de renseignement et faisait l’objet d’une « fiche S » de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui implique une surveillance discrète au nom de la sûreté de l’État. Plusieurs membres de son entourage semblent aussi avoir basculé dans l’islam radical. Mais les « vérifications sur l’environnement » de l’étudiant réalisées en 2014 et 2015 n’ont pas révélé d’éléments justifiant une enquête judiciaire, assure le gouvernement.

Son père l’avait fait venir d’Algérie en 2009, avec sa mère et ses frères et soeurs, dans le cadre du regroupement familial, selon une source proche du dossier. À Saint-Dizier (Haute-Marne), où vit la famille, des opérations de police se sont déroulées dans la partie pavillonnaire du Vert-Bois, un quartier propret et arboré, avec des maisons d’un étage collées les unes aux autres.

De nombreuses questions en suspens

Mercredi matin, les policiers de la Brigade de recherches et d’intervention (BRI) ont arrêté sa compagne, habillée d’une burqa et vraisemblablement convertie à l’islam, selon des sources proches de l’enquête. Elle résidait depuis six ou sept mois dans un petit pavillon loué dans le quartier avec deux enfants en bas âge, les volets toujours fermés. Sid Ahmed Ghlam y venait le week-end. La femme de 25 ans est « extrêmement discrète, ne faisant pas d’histoires », on ne la voyait « que lorsqu’elle allait chercher ses enfants à l’école », selon une voisine. C’était la seule femme à porter la burqa dans le quartier, ajoute-t-on dans le voisinage.

Sid Ahmed Ghlam voulait-il agir seul ou a-t-il des complices ? Quel est son lien avec le meurtre d’Aurélie Châtelain en banlieue parisienne, dans la voiture de laquelle son ADN a été retrouvé ? De nombreuses questions restaient mercredi en suspens.

 

http://www.franceinfo.fr/actu/faits-divers/article/attentat-dejoue-les-enqueteurs-cherchent-le-role-de-la-compagne-de-sid-ahmed-ghlam-671461

Attentat déjoué : que savait la compagne de Sid Ahmed Ghlam ?

 
par Rédaction de France Info jeudi 23 avril 2015 19:05

 

Tentative d'attentat à Villejuif : l'enquête progresse dans Attentats

Sid Ahmed Ghlam a été entendu par un juge © capture d’écran iTélé

 

La compagne de Sid Ahmed Ghlam nie avoir eu connaissance du projet d’attentat dont il est soupçonné. Certains éléments font croire aux enquêteurs que la jeune femme, toujours en garde à vue, en sait plus qu’elle ne le dit.

 

La compagne de Sid Ahmed Ghlam, cet étudiant algérien soupçonné d’avoir préparé un attentat dans une ou deux églises de région parisienne, et d’avoir tué une jeune femme à Villejuif, dans le Val-de-marne, a été interpellée mercredi matin, à Saint-Dizier, en Haute-Marne. Elle est toujours en garde à vue, jeudi soir, dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret, en région parisienne.

La jeune femme vivait recluse avec ses deux enfants, à Saint-Dizier. Lors de son interpellation, elle était vêtue d’une burqua, et a indiqué aux policiers s’être « éloignée de l’islam radical« . Elle nie avoir eu connaissance du projet d’attentat de son compagnon.

Des messages cryptés retrouvés

​Selon une source proche de l’enquête, Sid Ahmed Ghlam était en possession de deux téléphones dimanche. L’un d’eux était exclusivement destiné à appeler sa compagne. Sur l’autre, les enquêteurs ont trouvé un message envoyé au commanditaire supposé de l’attentat, basé en Syrie, dans lequel le suspect écrit son intention de se réfugier « chez Jennifer » une fois son forfait accompli.

Certains éléments laissent penser aux enquêteurs que la jeune femme en sait plus qu’elle ne le dit. Les policiers essayent actuellement de déchiffrer des clés de chiffrements, écrites sur des bouts de papier découverts à son domicile. Il pourrait s’agir de codes cryptés pour communiquer avec son compagnon.

A LIRE AUSSI ►►►Attentat déjoué : questions autour de la Syrie et d’Aulnay-sous-Bois

 

http://www.liberation.fr/societe/2015/04/24/sid-ahmed-ghlam-un-suspect-surveille-d-un-peu-trop-loin_1264926

Sid Ahmed Ghlam, un suspect surveillé d’un peu trop loin

 
Willy LE DEVIN 24 avril 2015 à 20:16

Les scellés sont posé sur la porte de la chambre d'étudiant de Sid Ahmed Glam, le 22 avril 2015 à Paris

Les scellés sont posé sur la porte de la chambre d’étudiant de Sid Ahmed Glam, le 22 avril 2015 à Paris (Photo KENZO TRIBOUILLARD. AFP)

 

DÉCRYPTAGE

Mis en examen vendredi à l’issue de sa garde à vue, le terroriste présumé de Villejuif figurait dans les fichiers de police, mais sans être sur écoute.

 

En garde à vue depuis son arrestation dimanche matin dans le XIIIème arrondissement, Sid Ahmed Ghlam, étudiant algérien de 24 ans, a été mis en examen vendredi après-midi. Il est suspecté d’avoir fomenté, sur injonctions de donneurs d’ordre pouvant se trouver en Syrie, une attaque contre deux églises à Villejuif (Val-de-Marne). La police le soupçonne également du meurtre d’Aurélie Châtelain, une professeure de fitness de 32 ans, dont il a croisé la route peu de temps avant un potentiel passage à l’acte.

 

Pourquoi est-il poursuivi ?

Sid Ahmed Ghlam a été mis en examen pour «assassinat» et «tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste». L’étudiant, demeuré mutique durant ses six jours de garde à vue, n’a rien laissé filtrer d’éventuelles complicités. Les enquêteurs recherchent au moins deux personnes, en France ou en Syrie, ayant pu fournir des armes à Sid Ahmed Ghlam et l’encourager dans la commission d’un attentat. Il devait être placé en détention provisoire.

Que sait-on d’Emilie L., la compagne supposée de Sid Ahmed Ghlam ?

Agée de 25 ans, elle loue un petit pavillon à Saint-Dizier (Haute-Marne), ville où réside également la famille de l’étudiant algérien d’un an son cadet. Selon sa sœur, Angélique, «Emilie s’est convertie à l’islam il y a deux ans, pratique à fond, mais ne parle jamais de terrorisme». La jeune femme porte la burqa et vit la plupart du temps les volets clos. Interpellée par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) mercredi matin, Emilie L. aurait confessé en garde à vue vouloir se marier avec Sid Ahmed Ghlam. Ce qu’a démenti dans le Parisien Hind, la sœur de ce dernier : «Elle est tombée amoureuse de mon frère, mais ni lui ni nos parents n’ont voulu qu’ils se marient parce qu’elle avait déjà deux garçons de 4 et 6 ans.» Chez la jeune femme, les enquêteurs ont saisi des clés de chiffrement ayant potentiellement servi à crypter des SMS et à enregistrer des numéros de portable. Cependant, Emilie L. a été remise en liberté vendredi à l’issue de sa garde à vue.

Comment Sid Ahmed Ghlam était-il surveillé ?

La première convocation de l’étudiant en électronique par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) date du printemps 2014. Elle fait suite au signalement d’un proche. A cette époque, le jeune homme évoque son désir de rejoindre la Syrie sur Facebook. «Comme des dizaines, voire des centaines d’autres», nuance une source policière. Néanmoins, de premières vérifications sur son «environnement» sont diligentées.

Rebelote fin février 2015. Après un nébuleux voyage de dix jours en Turquie, Sid Ahmed Ghlam effectue un nouveau passage à Levallois, en banlieue parisienne. Comme de coutume, la DGSI s’enquiert des motifs du séjour. Que Ghlam justifie pour «raisons touristiques». De nouvelles vérifications sur son entourage sont exigées. Toutefois, «faute d’éléments tangibles», dixit le ministre de l’Intérieur, elles ne donnent lieu à l’ouverture d’aucune procédure judiciaire. Sur le plateau du 20 heures de TF1, mercredi soir, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a ainsi assuré «que la DGSI avait fait tout ce qu’elle devait faire».

Que signifie la fiche «s» dont sid ahmed ghlam faisait l’objet ?

Cette fiche «S», pour «sûreté de l’Etat», est l’une des 21 sous-catégories du plus ancien fichier de police : le Fichier des personnes recherchées (FPR) crée en 1969. Il comporterait actuellement 400 000 noms, allant du grand banditisme aux évadés de prison. La fiche «S», elle, est réservée aux individus menaçant potentiellement la sécurité nationale. Une notion juridique relativement floue, permettant aux services de renseignements de ratisser très large. Y figurent bien entendu les aspirants terroristes, mais aussi tout une flopée de militants antinucléaires, d’activistes politiques (anti-G20, zadistes), de hooligans et de membres de groupuscules d’extrême droite. Selon le journal Sud Ouest , qui a accédé à un chiffre convoité, 5 000 personnes étaient répertoriées dans le fichier «S» en 2012. «C’est une donnée intéressante car, en matière d’antiterrorisme, rien ne circule au nom du secret défense», explique l’universitaire Pierre Piazza.

La fiche «S» comporte seize échelons de dangerosité. Sid Ahmed Ghlam était au niveau 13. Mohammed Merah, le tueur de Toulouse, était, lui, au niveau 5, car jugé encore plus dangereux. Un échelon qui implique de signaler les passages à la frontière de l’individu, mais pas de fouiller ses bagages, ni de le surveiller sur le territoire français. «Il ne faut pas perdre de vue que la fiche « S » est un dispositif de signalement. Il n’oblige ni écoute administrative,ni arrestation automatique», rappelle François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stragiques (Iris).

a ecouter
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  • Comment Sid Ahmed Ghlam était-il surveillé ?

    Avec Willy le Devin au micro de Lina El Arabi

    02:02

Willy LE DEVIN

 

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/qui-est-emilie-l-l-intrigante-copine-de-sid-ahmed-ghlam-8599344.html

Qui est Emilie L., l’intrigante « copine » de Sid Ahmed Ghlam ?

Michel Veron par

le 24 avril 2015 à 11h34 , mis à jour le 24 avril 2015 à 13h50.

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Attentat évité : trois personnes en garde à vue

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Faits divers

Convertie à l’islam il y a 2 ans, Emilie L., une proche de Sid Ahmed Ghlam, a été relâchée ce vendredi à l’issue de sa garde à vue. Les enquêteurs ont tenté de déterminer son rôle éventuel dans la préparation de l’attentat évité.

empty dans Crime

Cinq jours après l’arrestation fortuite de Sid Ahmed Ghlam, suspecté d’avoir voulu attaquer des églises de la région parisienne, la police s’est interrogée sur le rôle précis qu’a pu jouer Emilie L., une jeune musulmane de 25 ans. Convertie depuis deux ans seulement, cette jeune mère de 2 enfants vit dans la même commune que les parents de Sid Ahmed Ghlam, à Saint-Dizier, en Haute-Marne.

Elle a été interpellée mercredi matin à son domicile, offrant au passage un torrent d’insultes aux officiers venus la cueillir. Elle a depuis été conduite à Paris, dans les locaux de la Section anti-terroriste de la Brigade criminelle de Paris pour être interrogée avant d’être relâchée libre, sans charges, ce vendredi.

Les enquêteurs savent que l’étudiant algérien et son amie communiquaient de manière très discrète. Ils avaient chacun un portable spécifiquement réservé à leurs échanges. Des échanges, qui plus est, cryptés. Lors de la perquisition de l’appartement de Emilie L., rebaptisée Jennifer dans le répertoire de Ghlam, les policiers ont découvert des « clés de chiffrement », c’est-à-dire le code qui permet de décrypter leurs messages.

De mystérieuses visites à la tombée de la nuit

La nature précieuse de leur relation n’est d’ailleurs pas très claire. Selon la sœur de Sid Ahmed Ghlam, elle l’aurait rencontré par son intermédiaire. « C’était mon ex-copine. Je l’ai rencontrée à la mosquée, mais je ne lui parle plus depuis un an et demi. Mais avant ça, elle voulait se marier avec lui, mais ça ne marchait pas. Il n’a pas voulu ». Face aux enquêteurs, la jeune femme nie également une quelconque liaison avec l’assassin présumé d’Aurélie Châtelain.

Quoi qu’il en soit, la jeune femme était-elle au courant de la tentative d’attentat ? Selon Libération, Sid Ahmed Ghlam avait apparemment prévu de se cacher chez elle après l’attaque. Ce qu’elle dément. Mais de nombreuses questions sur cet appartement taraudent encore les enquêteurs. Selon les voisins d’Emilie L., ses volets étaient en permanence fermés. D’après Le Parisien, la jeune femme y vivait cloitrée et ne sortait que pour amener et récupérer ses enfants à l’école.

Des trajets que le voisinage avait remarqué car Emilie L. était toujours vêtue d’une burqa. Une voisine s’étonne même de n’avoir jamais vu son regard. Une autre, qui a eu le privilège de voir son visage une fois, assure que « c’est une belle poupée ». Encore plus intriguant, son voisinage confie avoir vu des hommes à la nuit tombée rendre visite à plusieurs reprises à la jeune femme.

Plus de vidéos

 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/haute-marne/emilie-lechat-boizumeau-l-amie-de-sid-ahmed-ghlam-est-rentree-chez-sa-soeur-712053.html

Emilie Lechat-Boizumeau, l’amie de Sid Ahmed Ghlam, est rentrée chez sa soeur

 

Interpellée mercredi dernier à Saint-Dizier dans le cadre de l’enquête sur Sid Ahmed Ghlam, son amie est rentrée en Haute-Marne, chez sa sœur, à Bettancourt-la-Ferrée. Elle a été laissée libre.

  • LG
  • Publié le 25/04/2015 | 10:52, mis à jour le 28/07/2015 | 09:43

 

© France 3 Champagne-Ardenne© France 3 Champagne-Ardenne

Escortée par la police, elle est rentrée chez sa sœur à Bettancourt-la-Ferrée (Haute-Marne) en fin de journée.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/haute-marne/saint-dizier/saint-dizier-le-domicile-d-emilie-lechat-boizumeau-l-amie-de-sid-ahmed-ghlam-ete-cambriole-712603.html

Saint-Dizier : le domicile d’Emilie Lechat-Boizumeau, l’amie de Sid Ahmed Ghlam à été cambriolé

 

Selon nos informations, le domicile d’Emilie Lechat-Boizumeau, l’amie de Sid Ahmed Ghlam à été cambriolé samedi soir vers 21 heures. La police scientifique a effectué ce samedi soir les premières constatations.

  • LG
  • Publié le 26/04/2015 | 12:16, mis à jour le 28/07/2015 | 09:43

© France 3 Champagne-Ardenne© France 3 Champagne-Ardenne

Dans l’affaire de l’attentat déjoué à Paris, Emilie Lechat-Boizumeau avait été entendue par les services de police. Elle avait été laissée libre vendredi soir et était rentrée samedi à Bettancourt-la-Ferrée, au domicile de sa sœur. Son logement du quartier du Vert-Bois de Saint-Dizier avait été perquisitionné en début de semaine par les enquêteurs.

 

http://www.jhm.fr/departement/actualites/21956-affaire-sid-ahmed-ghlam-la-maison-d-emilie-lechat-boizumeau-cambriolee

 

Selon nos informations, samedi soir, entre 20 h et 21 h, la maison d’Emilie Lechat-Boizumeau a été cambriolée. Vers 21 h 30, la police nationale était présente sur place : des policiers scientifiques ont procédé aux premiers relevés de l’enquête. Mercredi, la maisonnette, située avenue de la Cornée-Renard, avait été perquisitionnée par des policiers parisiens de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI). Interpellée, Emilie Lechat- Boizumeau a passé 48 heures en garde à vue. Relâchée, elle a été reconduite au domicile de sa soeur, à Bettancourt-la-Ferrée, samedi. [...] Cet article en intégralité ainsi que d’autres révélations exclusives sur l’affaire dans votre JHM de ce 27-04-15

 

Publié le lundi 27 avril 2015

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/caudry-la-legion-d-honneur-demandee-pour-aurelie-ia14b45240n2981000

Caudry : la Légion d’honneur demandée pour Aurélie Châtelain, l’enquête avance

 

Publié le 07/08/2015

DAVID LAURENCE

Le dossier de demande de la Légion d’honneur à titre posthume pour Aurélie Châtelain, tuée à Villejuif le 19 avril, a été envoyé au ministère de l’Intérieur par la ville de Caudry. Des informations publiées cette semaine par Le Monde laissent espérer à Guy Bricout, maire, que cette demande sera reçue favorablement.

 

À Caudry, on attend toujours des réponses concernant le meurtre d’Aurélie Châtelain.VDNPQR

 

« Toujours est-il que ce meurtre, apparemment non prémédité, a fait dérailler un scénario écrit depuis plusieurs semaines. » C’est là une des conclusions du journal Le Monde qui a eu accès au dossier d’instruction concernant l’enquête de l’attentat raté dans une église de Villejuif le 19 avril dernier et celle du meurtre d’Aurélie Châtelain, une Caudrésienne qui ce jour-là, devait entamer une formation dans cette même ville.

Sid Ahmed Ghlam, interpellé dans le cadre de cette enquête, a en effet parlé. Ce même 19 avril, il avait appelé les secours indiquant qu’on lui avait tiré dessus. L’homme âgé de 24 ans était effectivement blessé à une jambe. Mais rapidement, les enquêteurs avaient mis au jour un projet d’attentat dans une église de Villejuif et avaient fait le lien avec le meurtre d’Aurélie Châtelain, dont le corps avait été retrouvé, dans sa voiture, à Villejuif.

Dans ses déclarations au juge antiterroriste, Sid Ahmed Ghlam attribue ce meurtre à un complice qui aurait été avec lui sur place le matin du 19 avril. Le terroriste présumé indique également que c’est accidentellement que son complice aurait tué la jeune femme, la sécurité de l’arme étant « partie toute seule ». Et lui, raconte-t-il encore, se serait alors volontairement tiré une balle dans la jambe, afin de se rendre à la police. Une version que les enquêteurs estiment peu crédible, ces derniers pensent toujours qu’il s’est blessé accidentellement. Au moment du meurtre d’Aurélie Châtelain ? L’enquête devra l’établir. Reste que s’il ne s’était pas tiré cette balle dans la jambe, ce dimanche 19 avril, tout porte à croire qu’il serait passé à l’acte.

Il en avait en tout cas reçu l’instruction écrite, deux jours avant, toujours selon les documents que s’est procurés Le Monde. C’est pour cela que sitôt le lien établi entre le meurtre de la Caudrésienne et l’attentat raté, Guy Bricout, maire, avait fait savoir qu’il demanderait la Légion d’honneur à titre posthume pour celle qui avait été durant un mandat conseillère municipale à ses côtés. « Le dossier est parti, notamment au ministère de l’Intérieur », indique aujourd’hui l’élu. Qui espère qu’à la lumière des déclarations de Sid Ahmed Ghlam, « une réponse favorable sera donnée ».

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Sid_Ahmed_Ghlam

Affaire Sid Ahmed Ghlam

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Cet article ou cette section est lié à une affaire judiciaire en cours.
Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.
N’hésitez pas à participer ni à citer vos sources.
→  Dernière modification de cette page le 3 août 2015 à 17:09.

L’affaire Sid Ahmed Ghlam, est une enquête menée sur un étudiant algérien, islamiste radical1, mis en examen dans le cadre du meurtre ou de l’assassinat d’Aurélie Châtelain et d’acte de terrorisme commis au nom de l’islam2.

Sommaire

Biographie du mis en examen

Sid Ahmed Ghlam
Données clés
Alias
Djillali
Naissance 1991 (24 ans)
Tiaret, dans la région d’Oran, Algérie
Nationalité Drapeau : Algérie Algérienne
Pays de résidence France
Formation
étudiant en informatique

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Sid Ahmed Ghlam (arabe : سيد أحمد غلام), surnommé Djillali, est né à Tiaret, dans la région d’Oran, Algérie en 19913.

Il arrive avec sa famille en 2001 à Saint-Dizier et retourne en Algérie en 2003 faute de papiers en règle. Il y passe son baccalauréat en 2010 et retourne en France la même année4 dans le cadre du regroupement familial5. La presse indique qu’il a été étudiant de 2010 à 2012 à l’école d’informatique SUPINFO à Paris et la quitte au bout de sa deuxième année6. Cependant SUPINFO n’est pas en mesure de confirmer cette information du fait qu’il existe des risques d’homonymie, seul le nom de l’individu ayant été divulgué7.

Il séjourne en 2013 et 2014 dans le quartier Croix-Rouge, à Reims. Le domicile de Saïd Kouachi, le tueur de Charlie Hebdo, se trouve alors à quelques dizaines de mètres. La police évoque des liens possibles entre Sid Ahmed Ghlam et la « bande des Buttes Chaumont« 8,9.

En février 2014, il passe une semaine en Turquie. Il est placé en garde à vue à son retour. Selon le procureur de Paris, aucun élément ne permet de « justifier l’ouverture d’une information judiciaire ». Il est néanmoins l’objet d’une fiche des renseignements français notamment pour « velléité de départ en Syrie ». Cette « fiche S » (« Sûreté de l’État ») implique son placement sous surveillance policière « sans attirer l’attention »10.

Au printemps 2014, son petit frère de 9 ans signale à sa maîtresse « que son frère se radicalisait ». Celle-ci prévient la police 11. Des écoutes téléphoniques menées à la suite, probablement en 2014 et 2015, n’ont rien révélé ; ce que le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve justifie par le fait que « les moyens technologiques utilisés (…) sont de plus en plus sophistiqués »12.

Depuis septembre 2014, il est inscrit à l’université Pierre-et-Marie-Curie. Il ne participe ni au cours ni au TD. L’université a engagé une procédure contre lui pour falsification de note13. L’UNEF est accusé par le Canard Enchaîné, qui cite une source ministérielle, d’avoir aidé Sid Ahmed Ghlam. L’UNEF rétorque que « Ghlam indique qu’il a été boursier échelon 6 (correspondant à une aide de 4 768 euros par an)… Ses demandes de logement ont fait l’objet d’un traitement prioritaire »14.

Le suivi initié en 2014 depuis l’alerte à la radicalisation de Sid Ahmed Ghlam n’a rien donné. C’est « parce que la nouvelle menace terroriste qui plane sur la France se caractérise par des techniques de dissimulation que les services secrets peinent à contrer. Cette technique a même un nom, la taqiya »15.

Le 15 octobre il se rend en Algérie, ce qui n’inquiète pas les services de renseignement, puisqu’il emprunte régulièrement cette destination pour ce rendre dans sa nation d’attachement. Depuis l’Algérie, le 29 octobre, il se rend à Istanbul, en Turquie, où il reste un mois. On lui paye alors des «frais de retour» (2000 euros), en échange de contreparties à venir16.

En 2015, il habite dans une résidence étudiante, rue Julie-Daubié à proximité de la Bibliothèque nationale de France, dans le 13e arrondissement de Paris. Le weekend, il rejoint sa famille dans le quartier sensible du Vert-bois à Saint-Dizier. Selon les médias, certains de ses proches à Saint-Dizier se sont rapprochés des thèses de l’islam radical17. Son frère et sa belle-sœur appartiendraient à la mouvance Tabligh18.

Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, il « était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d’un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église »19.

Au début du mois d’avril, son « contact lui fournit des indications pour se procurer des armes. Il se rend à Aulnay-sous-Bois 20 et dans le coffre d’une voiture garée dans la rue, il récupère les armes et les gilets pare-balles ».

Il effectue des repérages autour des deux principales églises de Villejuif : l’Église Saint-Cyr-Sainte-Julitte au centre ville et l’Église Sainte-Thérèse au nord21. Selon l’historien Camille Pascal, cette ville au nom symbolique n’aurait pas été choisie au hasard et lui permettait de cibler deux religions en même temps22.

Le samedi 18 avril, « Sid Ahmed Ghlam reçoit plusieurs nouveaux messages l’incitant « fortement » à passer à l’acte »23. Toujours selon le procureur, le dimanche 19 avril, tôt le matin, il tente de voler la voiture d’Aurélie Châtelain à Villejuif. Celle-ci est tuée d’une balle dans le cœur et il aurait ensuite brûlé la voiture, qui contenait le corps de la jeune femme, avant de regagner le 13e arrondissement.

Le dimanche 19 avril 2015, il préparait à l’heure de la messe un attentat contre les deux églises qu’il avait repérées. D’après le curé de Saint-Cyr-Sainte-Julitte, il y aurait eu « un carnage » car l’église accueille 300 personnes le dimanche24,25.

À 8 h 50, il appelle le SAMU car il est blessé gravement à la hanche et à la rotule par deux balles. Selon les enquêteurs, il se serait lui-même blessé au cours de la tentative de vol du véhicule. Interrogé par la police il évoque un règlement de comptes. La police remonte les traces de sang et arrive à son véhicule, une Renault Mégane dans laquelle elle trouve un gyrophare, un fusil d’assaut Kalashnikov et un revolver. Les enquêteurs perquisitionnent son domicile et trouvent trois Kalashnikov supplémentaires, des gilets pare-balles26, un minutage précis entre les églises ciblées et les commissariats les plus proches. Il est placé en garde à vue et hospitalisé à l’Hôtel-Dieu 27. La garde à vue est prolongé au maximum prévu dans les cas de risque d’attentat maximum.

Victime

Aurélie Châtelain était mère d’une fille de cinq ans. Elle avait 32 ans. Elle était originaire de Caudry. Elle a été retrouvée carbonisée dans sa voiture à Villejuif après avoir été tuée par balle. Les enquêteurs pensaient initialement que le motif du meurtre était une tentative de vol de la voiture28. Après coup, ils supposent plutôt que Sid Ahmed Ghlam aurait voulu tuer Aurélie car il « la suspectait d’être un agent du renseignement. Il aurait été intrigué par la présence de cette voiture, au milieu de la rue, et de cette femme assise sur le siège passager avec un ordinateur portable sur les genoux28. »

Elle était professeur de fitness et ancienne membre du conseil municipal de Caudry. Elle allait participer à un stage à Villejuif pour se perfectionner dans son métier en prenant des cours de pilates29,30.

Le dimanche 26 avril 2015, 3.000 personnes ont participé à une marche blanche dans sa ville d’origine, Caudry31.

Tandis que sa meilleure amie la considère comme une « héroïne », Guy Bricout, le maire de Caudry, suggère que « le décès d’Aurélie avait permis de sauver des vies »32 et demande qu’elle soit décorée de la Légion d’honneur à titre posthume33. Sa fille aura le statut de Pupille de la Nation34.

Version de Sid Admed Ghlam

D’après ses avocats : « Il a reconnu avoir été à Villejuif le 19 avril 2015 en présence d’un autre individu. Il conteste en revanche toute responsabilité dans la mort d’Aurélie Châtelain et a également affirmé avoir fait ce qu’il fallait pour empêcher la commission d’un attentat ce jour-là » . il ne donne pas plus de détail sur cet autre individu35.

L’un des avocats de la famille d’Aurélie Châtelain, Antoine Casubolo Ferro, réfute cette version« «Il faut qu’il en dise plus, car pour l’instant la réalité du dossier ne correspond pas du tout à ses déclarations … Il faut qu’il s’explique sur toutes les preuves et les traces qui donnent la certitude qu’il a été en contact avec Aurélie Châtelain »36.

Commanditaire et complicités

Présumés complices

Sid Admed Ghlam ne semble pas être un loup solitaire. En plus du fait qu’il possédait trop d’armes pour un seul homme37, les enquêteurs ont trouvé que « Sid Ahmed Ghlam reçoit en effet l’ordre de passer à l’acte, même seul, même si « il » ne le rejoint pas ». Ils recherchent activement ce « il »38.

Commanditaire, complices et implication

Les armes ont été récupérées dans une voiture volée de marque Renault Mégane stationnée sur une place de stationnement de la commue d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

Le terroriste a ensuite récupéré une seconde voiture, de marque BMW 318, dans un garage de Pierrefitte-sur-Seine (toujours en Seine-Saint-Denis) où opérait ses complices Vega (Macreme A.) et Thomas (Thomas M.). Ils ont été en Syrie début 2015. Ces deux complices ont été endoctrinés par Fabien Clain, un toulousain né sur l’île de la Réunion qui est aussi le fondateur du « clan des Belphégor » dans le quartier toulousain du Mirail. Fabien Clain était également un proche d’Olivier Corel, surnommé « l’Emir blanc », qui organisait des réunions dans sa ferme à Artigat, cellule très liée au terrorisme djihadiste.

Rabah B., connu sous le surnom de « le Kabyle », est supposé avoir livré les armes cachées dans la voiture Mégane48.

Compagne du mis en examen

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La pertinence du contenu de cet article est remise en cause. (2 mai 2015)
Considérez le contenu de cet article avec précaution. Discutez-en ou améliorez-le !

Émilie Lechat-Boizumeau49, blonde aux yeux bleus, est élevée dans une famille catholique. Elle effectue toute sa scolarité à Brest. Elle obtient à Vannes, un BEP dans la restauration. Elle a deux garçons à 19 puis 21 ans 50. Elle se marie à un Brestois du quartier sensible de Pontanézen. Son mari est « connu des services de police pour des faits de grande délinquance », et se serait converti à l’islam pendant une peine effectuée à la prison Brestoise de l’Hermitage 51. Elle se convertit alors aussi à l’Islam à 22 ans. Elle adopte la burqa comme une quinzaine de femmes de Pontanézen. Rachid Abou Houdeyfa, l’imam salafiste de la mosquée du quartier déclare qu’il ne la connait par car « Les gens qui sombrent dans l’islam radical ne nous fréquentent pas. Ils ne supportent pas certains prêches ». Cet imam prône pourtant le port obligatoire de la burqa pour toutes les femmes52.

Émilie part alors à Saint-Dizier. Son nouveau compagnon à un frère arrêté en 2014 en Belgique pour possession d’armes de guerre. Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard «  mais Aouali, la mère de Sid Ahmed, avait refusé qu’ils se marient, raconte un ami. Parce qu’elle est plus âgée que lui et qu’elle avait déjà été mariée »  3.

En février 2015, elle se présente entièrement voilée dans une grande surface de Gouesnou. Ce qui provoque l’intervention de la gendarmerie 53.

Le 22 avril 2015, elle est arrêtée à Saint-Dizier. Les voisins parlent d’elle comme d’une femme discrète, convertie à l’islam radical, qui ne sort de chez elle que pour aller chercher ses enfants à l’école en burqa. Les volets de sa maison sont toujours clos. C’est la seule femme en burqa du quartier sensible du Vert-Bois à Saint-Dizier. Le voisinage « confie avoir vu des hommes à la nuit tombée rendre visite à plusieurs reprises à la jeune femme » 54,55. Les enquêteurs disposent de trois éléments à charge :

  • Elle possédait des clés de chiffrement permettant d’échanger des messages cryptés.
  • Sid Ahmed Ghlam possédait un deuxième téléphone dédié uniquement à l’appeler.
  • Un des dernier SMS qu’il ait envoyé à son contact syrien était « Après le coup, j’irai me refugier chez Jennifer ». Jennifer est le nom d’Émilie Lechat-Boizumeau dans le répertoire de Sid Ahmed Ghlam 56.

Le 24 avril 2015, elle sort libre de sa garde à vue sans être mise en examen.

Réactions

Selon Bernard Bajolet le 22 avril , le Directeur général de la sécurité extérieure, ses hommes ont déjoué six attentats depuis le début 2015, cependant, le lendemain, Manuel Valls parle de cinq attentats déjoué y compris celui-ci . L’attaque planifiée ici serait le septième attentat évité57. 20 minutes note l’importance de la communication gouvernementale, en plein débat sur la Loi Renseignement, au sujet d’un évènement qui, de l’avis d’un officier de la DGSI, montre les failles des services de renseignement58.

Evènements potentiellement liés

Dans la nuit du 23 au 24 avril 2015, un incendie volontaire ravage la salle de prière musulmane de Pargny-sur-Saulx dans la Marne, La sœur de Sid Ahmed Ghlam y donnait des cours59,60.

Notes et références

  1. http://videos.tf1.fr/infos/2015/projet-d-attentat-imminent-dejoue-un-islamiste-radical-dangereux-8598035.html [archive]
  2. http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/2015/04/25/video-attentats-dejoues-paris-sid-ahmed-ghlam-mis-en-examen-712155.html [archive]
  3. a et b http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Les-deux-visages-de-Sid-Ahmed-Ghlam-754406 [archive]
  4. AFP, « Attentat «évité»: Sid Ahmed Ghlam, un étudiant attiré par le jihad », Libération,‎ 22 avril 2015 (lire en ligne [archive]).
  5. Benjamin Hue, « Attentat déjoué à Paris : qui est Sid Ahmed Ghlam, l’islamiste interpellé dimanche ? », rtl.fr,‎ 22 avril 2015 (lire en ligne [archive]).
  6. Avec Paule Gonzales et Jean-Marc Leclerc, « Qui est le suspect qui s’apprêtait à commettre un attentat près de Paris ? – Projet d’attentat à Paris : ce que l’on sait du suspect », lefigaro.fr,‎ 22 avril 2015 (lire en ligne [archive]).
  7. D’après le communiqué de presse de SUPINFO International University du 25 Avril 2015.
  8. La Rédaction avec Reuters, « La police soupçonne des connexions entre Sid Ahmed Ghlam et les frères Kouachi », lci.tf1.fr,‎ 28 avril 2015 (lire en ligne [archive]).
  9. Le retour des Buttes-Chaumont – Sid Ahmed Ghlam lié aux frères Kouachi ? [archive]
  10. Le Monde : La police déjoue fortuitement un projet d’attentat à Paris [archive]
  11. france info le 19 mai 2015 [archive]
  12. Constance Longobardi, « Attentat de Villejuif : Sid Ahmed Ghlam avait été dénoncé par son petit frère » [archive], sur Le Figaro,‎ 19 mai 2015
  13. Reportage i-télé, le 23 avril 2015
  14. L’UNEF dément avoir aidé le suspect des attentats déjoués en Ile-de-France à se loger [archive]
  15. RTL, Georges Brenier et Julien Quelen publié le 20/05/2015 [archive]
  16. http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/08/03/la-genese-du-projet-racontee-par-sid-ahmed-ghlam_4709536_1653578.html [archive] Sid Ahmed Ghlam, entre les mailles du filet LE MONDE | 03.08.2015 Par Soren Seelow
  17. France/Monde | Sid Ahmed Ghlam un étudiant féru d’informatique [archive]
  18. Le monde 23 avril 2014 [archive]
  19. Attentat déjoué à Paris : des documents liés à l’État islamique retrouvés [archive], Le Point.
  20. Emission C dans l’air du 23 avril 2015
  21. « Sid Ahmed Ghlam avait fait des repérages autour des églises [archive] », sur www.leparisien.fr.
  22. « Une église à Villejuif » [archive], Valeurs Actuelles, 30 avril 2015.
  23. « Attentat déjoué : Sid Ahmed Glham a récupéré ses armes dans un véhicules en banlieue [archive] », sur le www.leparisien.fr.
  24. « Attentat déjoué à Villejuif: « On a évité un carnage… » » [archive], sur L’Est-Éclair,‎ 22 avril 2015
  25. « Projet d’attentat à Villejuif : « On a évité un carnage » confie le curé » [archive], sur Midi libre,‎ 22 avril 2015
  26. Attentat déjoué à Paris : qui est Sid Ahmed Ghlam, l’islamiste interpellé dimanche ? [archive]
  27. Paris police arrest man planning attacks on church service after he shot himself – Telegraph [archive]
  28. a et b « Pourquoi Sid Ahmed Ghlam a-t-il tué Aurélie Châtelain ? [archive] », Francetvinfo.fr, publié le 23 avril 2015.
  29. « Aurélie Châtelain, 32 ans, victime du terrorisme [archive] », Le Figaro, le 22 avril 2015.
  30. « Meurtre d’Aurélie Châtelain à Villejuif : la ville de Caudry assommée [archive] », La Voix du Nord, le 20 avril 2015.
  31. Attentat déjoué : des complices présumés de Sid Ahmed Ghlam placés en garde à vue [archive], publié sur 24matins.fr.
  32. « La meilleure amie d’Aurélie Châtelain témoigne: « Pour moi, c’est une héroïne » » [archive], sur La Voix du Nord,‎ 22 avril 2015
  33. « La légion d’honneur pour Aurélie Châtelain » [archive], sur Le Figaro,‎ 22 avril 2015
  34. « Obsèques d’Aurélie Châtelain, sa fille devient pupille de la Nation » [archive], France-Info, 29 avril 2015.
  35. Sid Ahmed Ghlam affirme avoir «empêché» l’attentat de Villejuif [archive]
  36. Les avocats d’Aurélie Châtelain accablent Sid Ahmed Ghlam – 20minutes.fr [archive]
  37. « Attentat déjoué près de Paris : le point sur l’enquête [archive] » sur www.lefigaro.fr.
  38. « Les enquêteurs sur le piste de connections Ghlam-Kouachi [archive] » sur www.europe1.fr.
  39. Terrorisme : les chrétiens refusent de vivre dans la peur [archive]
  40. un complice de Sid Ahmed Ghlam aurait obéi à un commanditaire, RTL, le 30 avril 2015 [archive]
  41. prison-ferme-pour-les-braqueurs-du-magasin-aldi [archive]
  42. RTL, Attentat déjoué à Paris : la piste de la complicité se précise dans le dossier Sid Ahmed Ghlam [archive]
  43. Attentat déjoué à Villejuif : un complice mis en examen, TF1, le 30 avril 2015 [archive]
  44. « Villejuif : l’enquête se resserre sur les complicités de Ghlam [archive] », Le Point.
  45. « Projet d’attentat à Villejuif : 3 personnes suspectées complices de Sid Ahmed Gham en garde à vue [archive] » sur www.metronews.fr.
  46. Deux complices présumés de Sid Ahmed Ghlam arrêtés – Libération [archive]
  47. Villejuif : quel rôle ont pu jouer les complices présumés de Sid Ahmed Ghlam ? – L’Obs [archive]
  48. http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/08/03/sur-la-piste-des-commanditaires-de-l-attentat-dejoue-de-villejuif_4709532_1653578.html [archive] Sur la piste des commanditaires de l’attentat manqué de Villejuif LE MONDE 03.08.2015 Par Soren Seelow
  49. le Journal de la Haute-Marne – 26 avr. 2015 [archive]
  50. Sid Ahmed Ghlam, un suspect surveillé d’un peu trop loinWILLY LE DEVIN, 24 AVRIL 2015 [archive]
  51. Le Télégramme [archive]
  52. Prisons bretonnes. Mieux encadrer l’islam 3 novembre 2012/ Didier Déniel [archive]
  53. Attentats déjoués. La radicalisation d’une Brestoise ex amie de Ghlam [archive]
  54. http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/qui-est-emilie-l-l-intrigante-copine-de-sid-ahmed-ghlam-8599344.html [archive]
  55. Attentat déjoué : qui est Sid Ahmed Ghlam, l’étudiant arrêté à Paris ? – Le Point [archive]
  56. http://www.franceinfo.fr/actu/faits-divers/article/attentat-dejoue-les-enqueteurs-cherchent-le-role-de-la-compagne-de-sid-ahmed-ghlam-671461 [archive]
  57. EN DIRECT. Attentats déjoués à Paris: « nous sommes toujours sous la menace terroriste », déclare François Hollande | www.francesoir.fr [archive]
  58. 20 minutes : Attentat «déjoué»: Pourquoi le gouvernement a si bien huilé la com’ [archive]
  59. Incendie volontaire d’une salle de prière musulmane dans la Marne : 5 personnes mises en examen [archive]
  60. Incendie d’une salle de prière musulmane dans la Marne : 5 suspects présentés à un juge – Société – MYTF1News [archive]

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