Denis Robert moqué par Jean-Marc Donnadieu et ses amis

 

 

Ceci est la toute première vidéo mise en ligne par « Mon Propre Journal », le 21 août 2016.

 

Informations associées :

 

RUE 89 MENSONGE DE LA TERRE PLATE

414 vues
•21 août 2016

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Denis Robert moqué par Jean-Marc Donnadieu et ses amis dans AC ! Brest

Mon Propre Journal

324 abonnés

Rue 89 dans son article mensonger sur la communauté française des platistes a multiplié les déformations et les malhonnêtetés. Quelques preuves pour ceux qui sont prêts à faire leurs propres recherches et oublier la soupe des merdia et autres…

Site: http://www.mespropresrecherches.com/
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Notre Chaine et Emission « Mon Propre Journal » : https://www.youtube.com/c/MonPropreJournal
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bitchute : https://www.bitchute.com/channel/mespropresrecherche/
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Je suis tombée là-dessus en fouillant un peu dans les comptes parodiques et grossièrement usurpateurs d’identités créés par Jean-Marc Donnadieu et ses amis « ufosceptiques » pour se « moquer » de personnes qu’ils harcèlent sur Internet, tout comme le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et sa bande de cybercriminels dits « déconnologues », tous des professionnels du cyberharcèlement qui usaient déjà de ces pratiques particulières quand ils ont commencé à m’attaquer sur le site rue89 en 2008.

 

Les premiers sites et la chaîne Youtube, qui aujourd’hui compte 324 abonnés et affiche 30 305 vues, ont donc été créés le 21 août 2016.

Leur gestionnaire a son propre compte, celui-ci :

https://www.facebook.com/luke.rony.33

Le compte Twitter a été ouvert en septembre 2016 et affiche actuellement 234 followers tous aussi tarés les uns que les autres, dont celui-ci, ouvert en mai 2017 et alimenté uniquement du 10 au 24 mai 2017 :

https://twitter.com/2nirobert

Il existe aussi une seconde page Facebook accrochée à la première ainsi qu’au site « Mes Propres Recherches », celle de « De Nirobert », habitant à Landerneau, ouverte le 22 juillet 2017, ici :

https://www.facebook.com/profile.php?id=100020164213749

 

J’ai vaguement jeté un oeil sur le tout et l’ai repris très vite, c’est effarant.

Vu la quantité de débilités, les auteurs y passent nécessairement un temps fou. En pure perte…

En effet, quel intérêt ? Qui peut bien perdre son temps à lire, visionner ou écouter toutes ces débilités ?

J’en retire quand même une information importante : ils n’apprécient pas Denis Robert.

Etonnant.

J’ai le souvenir qu’au début de leurs harcèlements à mon encontre sur le site Rue89, en 2008, les « déconnologues » de la bande du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi en étaient au contraire tous dingues.

J’imagine que c’est sa chasse aux trolls de juin 2016 – ressemblant beaucoup à mes recherches d’informations publiques et toutes fournies par lui-même sous son pseudonyme habituel de NEMROD34 ou son identité véritable de Jean-Marc Donnadieu, concernant celui-là, donc – qui aura changé la donne.

 

Pour mémoire :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1524140-les-golden-corbeaux-de-twitter-sentent-le-rance-et-la-fin-de-regne.html

https://www.telerama.fr/medias/un-trader-richissime-a-voulu-lattaquer,-denis-robert-gagne-son-proces,n5349889.php

 

Ligue du LOL et autres : encore d’énormes mensonges sur le site « déconnologue » 20minutes.fr ce 8 février 2020

Ce jour, 8 février 2020, pour l’anniversaire des premières révélations de l’affaire dite de la Ligue du LOL, dont la formation fut inspirée par celle, antérieure, de la meute de cyberharceleurs du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, le site pro-pédophile et harceleur de femmes 20minutes.fr sort un nouvel article mensonger sur la question, celui-ci :

https://www.20minutes.fr/arts-stars/medias/2710111-20200208-harcelement-sexuel-change-medias-depuis-ligue-lol-metoo

En effet, on y lit :

 

Et à 20 Minutes ?

Qu’est-ce qui a changé à 20 Minutes depuis #MeToo et la « Ligue du lol » en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les violences sexistes ? Premier constat : la rédaction a été secouée par l’affaire de la « Ligue du lol », parce que trois membres de ce groupe Facebook étaient d’anciens salariés de 20 Minutes. Autre onde de choc : l’enquête #Entenduàlarédac, où 20 Minutes est cité, parmi 200 autres rédactions. A la suite de cette enquête, notre directrice de la rédaction, Armelle Le Goff, a partagé à l’ensemble de la rédaction le « kit pour agir contre le sexisme » du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, a redonné les points de contact en cas de problème à l’intérieur de la rédaction et a indiqué des contacts d’associations.

Notre président, Frédéric Daruty, a lui aussi envoyé un email une semaine plus tard en appelant à une « attitude responsable et active sur ces sujets » et à une vigilance collective. Une cellule d’écoute externe de psychologues est alors annoncée, qui sera mise en place en avril 2019. 20 Minutes avait commencé à travailler en janvier 2019 sur cette hotline, mais, selon Sandra Jeanneau, responsable de l’administration du personnel, l’affaire #entendualaredac a « accéléré sa mise en place. » Enfin, trois référentes harcèlement ont été nommées à l’automne, qui doivent être formées. « On doit prendre ces sujets à bras-le-corps et ne pas en avoir peur », estime Sandra Jeanneau. Ajoutons enfin que notre média est signataire d’une charte contre le harcèlement sexuel, à l’instar d’une cinquantaine d’autres médias.

Plus largement, 20 Minutes souhaite aussi agir sur les mécanismes qui favorisent le harcèlement et les inégalités, en améliorant la diversité des profils et des parcours de l’entreprise, pour éviter les phénomènes d’entre-soi et de cooptation. Les annonces de recrutement sont aujourd’hui, le plus souvent diffusées en externe, fait valoir Armelle Le Goff.

 

 

Or, le cas de la harceleuse de femmes Hélène Sergent trahit une réalité très différente.

Pour commencer, elle a publié son article calomnieux à mon sujet tout juste une dizaine de jours avant que n’éclate l’affaire de la Ligue du LOL, mais bien après #MeToo.

Voir ici :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/08/23/le-site-20minutes-fr-en-symbiose-totale-avec-les-pedocriminels/

Ensuite, quand je l’ai contactée au mois d’avril 2019 alors que je venais de découvrir ce tissu de mensonges et d’inventions calomnieuses qu’elle avait publié fin janvier 2019 pour aider le cybercriminel et pédophile notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi à regagner du crédit face à l’une de ses principales victimes, sans doute la plus résistante, afin que son groupe de cyberharceleurs dit « déconnologues » puisse envisager de se relancer dans tout un tas d’attaques éhontées contre elle et tous ceux de ses témoins qu’ils n’avaient pas encore assassinés, elle m’a refusé tout droit de réponse après avoir aussi supprimé un commentaire que j’avais laissé sous son article afin d’indiquer au lecteur de passage de quoi il retournait réellement.

Je rappelle brièvement n’avoir jamais publié aucun des plus de 2000 articles de cyberharcèlement mensongèrement allégués par sa soi-disant « victime » de cyberharcèlements de ma part, c’est-à-dire le mythomane et cybercriminel notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui lui me harcèle effectivement avec le groupe de « déconnologues » qu’il a constitué à cet effet en 2008 depuis maintenant douze ans.

Pour mémoire, en date du 8 mars 2019, j’avais publié là quelques échantillons de son oeuvre me concernant, pas les pires, bien évidemment, car je ménage mon lecteur :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/08/juin-2010-pascal-edouard-cyprien-luraghi-ouvre-son-blog-tique-toc/

On en retrouvera d’autres, par exemple, dans les articles suivants, rappelant aussi une part des agissements répréhensibles à mon encontre de sa grande complice la criminelle et mère maquerelle Josette Brenterch du NPA de Brest :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/19/quand-la-ligue-du-lol-faisait-du-luraghi-pascal-edouard-cyprien/

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/11/01/deces-en-2010-de-lancien-riverain-de-rue89-jaycib/

http://petitcoucou.unblog.fr/2014/10/05/pourquoi-josette-brenterch-du-npa-de-brest-hait-elle-tant-mes-anciens-employeurs/

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/12/28/des-denonciations-calomnieuses-de-josette-brenterch-a-mon-encontre/

Quant à la troisième de mes prétendues « victimes », le cyberharceleur et escroc au jugement Jean-Marc Donnadieu de Béziers, j’invite toute personne qui s’intéresse sérieusement à ses procès à en prendre connaissance dans cette série d’articles :

http://petitcoucou.unblog.fr/8-avril-2011-nemrod34-perd-contre-overblog/

http://petitcoucou.unblog.fr/15-decembre-2011-quelle-victoire-pour-nemrod34/

http://petitcoucou.unblog.fr/26-mai-2014-nemrod34-perd-contre-overblog/

Sans aucune complicité à la Cour d’appel de Montpellier, il n’aurait jamais rien gagné.

Même chose pour la harceleuse en chef du NPA de Brest qui n’obtient toujours ce qu’elle veut que de magistrats tous CORROMPUS.

Des rapports entre la Ligue du LOL et Gabriel Matzneff

L’affaire de la Ligue du LOL revient actuellement sur le devant de la scène médiatique avec, d’une part, le témoignage complet d’une de ses victimes, et d’autre part, les procédures prud’homales engagées contre leur employeur par deux des principaux « loleurs » licenciés à la suite des révélations du mois de février 2019. Ces derniers nient toujours tout harcèlement et contestent les motifs de leurs licenciements respectifs.

Je rappelle ici que le mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi et sa bande de cybercriminels dits « déconnologues », formée à compter de l’année 2008 pour mener des raids sur les tout nouveaux sites d’information participative Rue89 et Le Post, sont toujours actifs et ont toujours fait preuve jusqu’à ce jour de violences que leurs pâles imitateurs de la Ligue du LOL me semblent très loin d’avoir jamais égalées.

Or, en dépit de multiples plaintes de leurs victimes pour des faits d’une gravité considérable qui n’étaient et ne sont toujours pas prescrits, ils n’ont jamais été inquiétés par la justice qui, au moins pour celle de Brest, a toujours préféré sévir de manière totalement insensée contre leurs victimes parce qu’elles tentaient de se défendre ou de se protéger.

A la suite de ma condamnation de juin 2013 à Brest, qui fut heureusement annulée de manière définitive en appel à Rennes le 2 décembre 2015, mon avocat pour ce procès m’avait ainsi dit avoir eu pour échos du tribunal que les magistrats brestois avaient décidé de me condamner, non pas pour les faits – inexistants ou non délictueux – qui m’étaient reprochés de manière mensongère et calomnieuse par ma harceleuse Josette Brenterch du NPA de Brest, laquelle aurait voulu m’interdire de publier tout droit de réponse à la suite de ses violentes campagnes de calomnies publiques à mon encontre, mais pour avoir déposé plusieurs plaintes à raison de tous les harcèlements qu’elle organisait sur la toile à mon encontre.

Dès l’année 2010, mes harceleurs avaient commencé à prolonger leurs cyberharcèlements à mon encontre par du harcèlement procédural destiné à me faire taire sur ma propre biographie dont ils publiaient une version presque entièrement fausse, calomnieuse et particulièrement infamante. Ils ont toujours continué, bénéficiant en cela de l’appui et de la complicité de magistrats manifestement CORROMPUS.

Ma condamnation de 2013 n’est pas la seule de leurs décisions que j’ai fait annuler par la cour d’appel de Rennes, il y en a eu une multitude. Toujours illégales, elles sont toutes plus délirantes les unes que les autres et tendent toujours à mettre à ma charge de très grosses sommes d’argent, soit sous la forme d’amendes, soit sous la forme de dommages et intérêts, soit sous la forme d’honoraires totalement injustifiés, quand ce n’est pas le tout à la fois, soit encore sous la forme d’honoraires correspondant à des travaux parfaitement inutiles exigés de mes avocats dans le cadre de mes procédures par des magistrats qui de toute façon m’ont déjà signifié qu’ils se refusaient catégoriquement à poursuivre mes harceleurs. Mais tous les procès qui me sont intentés ont aussi toujours ce but parmi quelques autres, puisqu’ils sont tous totalement injustifiés et se sont d’ailleurs jusqu’à ce jour toujours terminés par des annulations de procédures.

Tout comme les poursuites ou condamnations dont je fais l’objet d’un côté, et les refus d’informer auxquels je me heurte systématiquement de l’autre, toutes ces décisions qui me sont très défavorables étant toujours annulées en appel, les sommes en question sont totalement hallucinantes : 10 000 euros d’amende par-ci, 10 000 euros d’amende par-là, 10 000 euros de dommages et intérêts à chacun des harceleurs qui en réclament, et encore n fois 10 000 euros d’honoraires ici et là…

Je suis la plupart du temps obligée de me défendre seule, car mes avocats, qui tous se disent plus ou moins eux-mêmes harcelés par mes harceleurs ou leurs complices magistrats CORROMPUS, ont en conséquence tendance à me lâcher quand ils n’acceptent pas carrément de travailler contre mes intérêts.

Et bien entendu, durant tout ce temps, les viols continuels de l’intimité de la vie privée dont je me plains, tout comme les campagnes de calomnies associées, les harcèlements sexuels et autres dont je suis aussi victime hors Internet, les menaces de mort et tentatives d’assassinat contre mes proches et moi-même se poursuivent allègrement… et perdurent à ce jour depuis douze ans, m’interdisant toute forme d’emploi et perturbant continuellement les rares relations qui me restent encore.

Quelles que soient leur violence ou leur intensité, les harcèlements des « loleurs » qui sont tombés l’année dernière n’ont de toute façon pas duré aussi longtemps et apparaissent à peu près tous prescrits, les victimes éprouvant de plus bien des difficultés à exhiber des preuves des harcèlements allégués.

Il semblerait que dans ces conditions, et ces seules conditions, le déballage public qui a eu lieu l’année dernière soit possible.

Cette année, c’est au tour de Gabriel Matzneff de subir le même genre d’hallali pour ses activités pédophiles passées et peut-être toutes prescrites, tandis que des pédocriminels autrement plus redoutables, qui n’hésitent pas à tuer pour garder secrètes toutes leurs activités répréhensibles, continuent très certainement d’échapper à la justice pour des faits beaucoup plus récents.

S’il est nécessaire de condamner tout acte de harcèlement ou de pédophilie, il est toutefois regrettable que ces affaires très médiatisées qui contrairement à d’autres ne semblent pas pouvoir déboucher sur des condamnations judiciaires ne paraissent pas non plus être les pires qui soient et puissent être utilisées pour masquer toutes les autres : elles relèveraient d’époques révolues, de tels faits ne seraient plus possibles aujourd’hui et les victimes qui soutiennent le contraire ne seraient donc toutes que des menteuses, des affabulatrices ou des malades mentales délirantes et/ou paranoïaques.

Constatons enfin que le Point, où Gabriel Matzneff avait encore sa tribune jusqu’à très récemment, est l’un des rarissimes médias à avoir publié une « contre-enquête » favorable aux « loleurs », au mois de septembre dernier (voir ci-dessous).

Or, il fut aussi le premier à publier, le 4 janvier 2012, à la demande de mes harceleurs et à leur gloire, un article me calomniant qu’il me fut totalement interdit de commenter, seuls mes calomniateurs étant autorisés à se livrer à cet exercice, et bien entendu, incités à me calomnier dans leurs commentaires encore plus que je ne l’étais déjà dans l’article de la journaliste.

Il s’agit de celui-là :

https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/vie-privee-sur-la-toile-un-hebergeur-de-blogs-condamne-a-supprimer-des-donnees-personnelles-04-01-2012-1415128_47.php

Pas très différent, dans le fond, de celui d’Hélène Sergent du 28 janvier de l’année dernière sur le site 20minutes.fr, auquel j’ai commencé à répondre ici, n’ayant pas davantage été autorisée à le commenter par son autrice qui m’a refusé tout droit de réponse tandis qu’elle accepte très largement les commentaires de mes harceleurs venant encore me calomnier ou même me menacer de mort sous son article :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/08/23/le-site-20minutes-fr-en-symbiose-totale-avec-les-pedocriminels/

Je rappelle avoir toujours été harcelée à compter de l’année 2008 par le pédophile et mythomane notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi et toute sa bande de cybercriminels dits « déconnologues » en raison de quelques commentaires parfaitement anonymes que j’avais postés sur le site Rue89 et portant, les uns sur le problème du harcèlement moral en entreprise, totalement nié par ces harceleurs professionnels, et les autres sur l’affaire de l’ancien psychiatre brestois pédophile Serge Rodallec, dont ils apparaîtront en définitive avoir été très proches.

Je suis aussi très dérangeante pour tous mes harceleurs du fait que je suis ingénieur alors que je n’ai toujours été qu’une femme et ai toujours refusé de me prostituer après avoir également refusé de commettre des crimes et délits contre la Nation au profit d’une organisation mafieuse à une époque où je travaillais sur des projets classés Secret et Confidentiel Défense.

D’où l’extraordinaire matraquage d’ordre financier associé à l’interdiction absolue de travailler et la privation de toute forme de droit à un revenu de substitution, qui n’est pas en soi un fait nouveau, puisque j’en étais déjà victime depuis très longtemps (les années 1990) avec plus ou moins d’intensité selon les périodes et toujours le même objectif : me contraindre à la prostitution par tous les moyens, la criminelle et mère maquerelle Josette Brenterch du NPA de Brest étant associée à l’intégralité de ces faits.

 

https://www.letemps.ch/societe/iris-gaudin-faut-chercher-verite-ligue-lol

Iris Gaudin: «Il faut chercher la vérité sur la Ligue du LOL»

 

Cette semaine, l’ancienne journaliste Iris Gaudin publie «Face à la Ligue du LOL», le premier livre qui revient sur «l’affaire» de cyberharcèlement à l’origine d’un séisme. Un témoignage personnel, preuves à l’appui, mais «sans désir de revanche» ni manichéisme

Il aura fallu près d’un an pour que soit publié le premier livre sur l’«affaire». Le vendredi 8 février 2019, l’ancienne journaliste Iris Gaudin apprend qu’un article de CheckNews, une plateforme de Libération, confirme l’existence de la Ligue du LOL: un groupe Facebook privé composé d’une trentaine de journalistes et communicants, dont certains sont accusés d’avoir harcelé des internautes au début des années 2010. Internautes dont elle-même faisait partie.

Lire aussi: La Ligue du LOL donne la nausée

Le scandale, amplifié par les réseaux sociaux, est relayé par la presse internationale. L’avalanche de témoignages, d’accusations, d’articles, de réactions politiques la pousse à se replonger dans son passé. Comment la journaliste qui tentait de se faire connaître sur Twitter a-t-elle été prise dans l’engrenage de la haine et des insultes? Plus largement, comment la société en est-elle arrivée là?

Iris Gaudin publie cette semaine Face à la Ligue du LOL, un témoignage basé sur «des preuves, des e-mails» qui ne vise «ni à déclarer la guerre ni à prendre une revanche» (les faits sont par ailleurs prescrits au pénal) mais invite à la prise de conscience.

Le Temps: Après tout ce qui a été écrit sur la Ligue du LOL, pourquoi vous être lancée dans cet essai?

Iris Gaudin: Cette vague d’articles était nécessaire. Mais elle a pris la forme d’un tsunami: tout le monde, au sens propre du terme, voulait savoir au plus vite qui était dans cette Ligue, qui en avait été victime, pourquoi les responsables n’avaient rien vu, etc. Pourtant, l’affaire date d’il y a dix ans. Il est temps aujourd’hui de s’y pencher à tête reposée.

Pourquoi, selon vous, le retentissement de l’affaire a été tel, des Etats-Unis à la Grande-Bretagne en passant par la Suisse?

Cette affaire de cyberharcèlement prend racine, entre autres, dans le milieu du journalisme, censé être exemplaire et exercer son rôle de «quatrième pouvoir». Il est logique que cela ait attisé l’attention des médias de démocraties internationales. Comment peut-on accepter que des journalistes balayent d’un revers de main leur charte d’éthique professionnelle?

Lire également: En Suisse aussi, le LOL menace

Votre récit est très personnel, pourquoi avoir choisi cette voix?

Pour comprendre les dégâts qu’ont occasionnés les membres de ce groupe, il ne fallait pas en rester à un récit abstrait ou à un témoignage trop superficiel. J’ai souhaité aller au bout de cette démarche, en expliquant le plus précisément possible, sur la base des preuves dont je disposais, ce qu’il s’était passé, pour que l’on comprenne à quel moment tout a basculé. J’ai parlé de ces instants où j’ai cru devenir folle en les contextualisant de la façon la plus précise possible. Mon témoignage ne représente pas celui de toutes les victimes, mais il est une illustration des blessures profondes qu’ont pu causer ces agresseurs.

Vous notez que, lorsque le scandale a éclaté en 2019, les textes de loi «auraient pu mettre un terme juridique à cette affaire. Mais c’était sans compter sur le délai de prescription.» Comment expliquer que la loi qui existait n’ait pas été saisie à l’époque où elle aurait pu l’être? Ne craignez-vous pas que la presse se substitue à la justice dans ce type d’affaire prescrite?

C’est un problème épineux. En 2010, il existait bien en France une loi sur le harcèlement moral, mais qui n’était pas spécifique à internet. Avant la loi de 2016, il fallait faire soi-même son enquête, présenter des éléments sans être sûr que cela aboutisse. Et il ne faut pas oublier que le harcèlement spécifique sur internet n’existe que depuis 2014… Imaginez que nous étions dans un tourbillon d’émotions à lire cinq messages insultants avant de se coucher et en se réveillant avec dix autres pour commencer la journée… Et nous pensions être seuls. Dans ce cas, comment avoir l’énergie de constituer un dossier? J’ai de mon côté demandé au printemps 2019 qu’une procédure au civil soit engagée contre le fondateur du groupe Facebook, Vincent Glad, pour pouvoir «clore» ce chapitre.  [NDLR: procédure dont l'intéressé réfute l'existence. Une «tentative de conciliation préalable à toute procédure au civil» a été ouverte, celle-ci étant obligatoire avant toute procédure au civil]. Un très mince recours.

Vous écrivez: «Avec internet, si votre harceleur fait partie d’une «bande» […], vous risquez d’être jeté en pâture sur la place publique.» Paradoxalement, n’est-ce pas précisément ce qui est arrivé aux membres de la Ligue du LOL?

Cela pose la question du tribunal médiatique et elle est fondamentale. Il n’y aura pas de procès au pénal, puisqu’il y a prescription. Au moment où l’affaire est sortie, Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, avait parlé dans un tweet «d’étudier l’allongement du délai de prescription». Aucune nouvelle depuis. J’ai contacté son cabinet. Sans suite. Nous n’aurons donc jamais accès à la vérité de la justice et les présumés agresseurs pourraient bien n’être que des innocents victimes d’un procès populaire. C’est le cas de Guillaume Ledit, journaliste à Usbek & Rica et présumé membre de la Ligue du LOL, qui «n’aurait pas dû être licencié», selon son rédacteur en chef Blaise Mao.

On peut conclure sur le paradoxe de cette affaire. Commençant par un harcèlement massif de victimes (qui n’avaient rien demandé) et se terminant par un acharnement d’anonymes sur les harceleurs d’il y a dix ans. C’est un fait, mais il ne faut pas en rester là, il faut continuer de chercher la vérité. C’est le but de mon livre: ouvrir le débat, poursuivre le dialogue avec ceux qui le souhaitent, après un an de colère et probablement d’injustices.

De quel mal ce «LOL», cet humour qui a longtemps servi de paravent au harcèlement, est-il selon vous le symptôme?

La violence à l’encontre des femmes est un continuum et l’humour n’est pas anodin quand il s’agit de stigmatiser une catégorie de population. Chaque mot que nous employons, même dans un cercle familial, transforme la société. Il ne s’agit pas de se censurer, mais de parler plus justement, de s’interroger peut-être sur la raison pour laquelle on dit telle ou telle chose.

On a présenté la Ligue du LOL comme un groupe «boys’ club» misogyne. Pourtant, le groupe était mixte et, parmi les victimes que vous nommez, on trouve aussi bien des hommes que des femmes…

En recoupant les nombreux témoignages des victimes, on constate que la Ligue du LOL était bien un groupe composé principalement d’hommes harcelant en majorité des femmes. Quelques femmes se sont introduites dans ce club toxique, c’est ce que Martine Delvaux, professeure de littérature, appelle le «syndrome de la Schtroumpfette».

Des hommes ont aussi été harcelés, souvent des hommes appartenant à une catégorie particulière qui faisaient d’eux des cibles: juifs, homosexuels, etc. Le point commun de chacune des expériences relatées, c’est ce «besoin» des agresseurs de s’attaquer aux faiblesses de leurs proies.

Vous citez en conclusion Ivan Jablonka et son livre «Des Hommes justes». Quel regard portez-vous sur les débats de société qui ont explosé depuis deux ans?

C’est un progrès majeur. En libérant leur parole, les femmes sont enfin entendues et le plafond de verre du patriarcat semble vibrer. Ivan Jablonka porte un message essentiel: les hommes doivent s’interroger sur leur masculinité. Qui suis-je en tant qu’homme? Comment puis-je penser l’égalité femmes-hommes?

J’ajouterais que nous devons aussi, en tant que femme, nous interroger. Quel avenir pour les femmes et les filles à l’heure où tout peut changer? Comment puis-je contribuer au changement?

*Modification du 18 janvier 2020: ajout d’une réaction de Vincent Glad à propos de la procédure civile évoquée dans cette interview.

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Personne-ne-me-croyait-le-temoignage-d-Iris-Gaudin-dans-Face-a-la-Ligue-du-LOL-1670548

« Personne ne me croyait » : le témoignage d’Iris Gaudin dans « Face à la Ligue du LOL »

 

Paris Match | Publié le 27/01/2020 à 07h00 |Mis à jour le 28/01/2020 à 12h21

Iris Gaudin.
Iris Gaudin. Iris Gaudin
L’ancienne journaliste Iris Gaudin a publié «Face à la Ligue du LOL», le premier livre sur l’affaire révélée en février 2019.

Il aura fallu un an pour que le premier livre sur la Ligue du LOL soit publié. L’ancienne journaliste Iris Gaudin est l’auteure de «Face à la Ligue du LOL», où elle raconte avec beaucoup d’humanité le harcèlement qu’elle a subi sur Twitter pendant de longs mois. Paris Match l’a rencontrée.

Paris Match. Pourquoi avoir décidé d’écrire ce livre ?
Iris Gaudin. Au moment où l’affaire est sortie, des journalistes m’ont assailli de demandes de témoignages sur à peine 3 jours. J’ai répondu à certaines d’entre elles, parce que je voulais ajouter mon témoignage à celui des autres, comme on apporte sa pierre à l’édifice. Il fallait montrer l’ampleur des dégâts. Mais j’ai réalisé que tout était allé très vite, trop vite. C’était il y a 10 ans et, malgré les preuves restantes, se souvenir de ces quelques mois relève de l’exploit, lorsqu’on ne vous donne que quelques jours pour le faire.

J’ai donc décidé d’écrire ce livre pour prendre du recul après ces témoignages un peu précipités. J’ai pu retracer la chronologie des événements. Mieux comprendre ce qu’il s’était joué au-delà de mon propre récit. J’ai pris de la hauteur et j’ai saisi la dimension universelle de ce que j’avais vécu et qu’ont vécu, vivent ou vivront peut-être d’autres : la fascination, l’emprise, le harcèlement, le cyberharcèlement, le sexisme ? Et puis… écrire, prendre son temps, c’était comme une pirouette à l’instantanéité des réseaux sociaux qui m’avaient fait tant souffrir.

Réalisiez-vous que vous étiez harcelée ?
Non, sur le moment, j’étais happée par ce fil Twitter. J’avais eu une relation extra-conjugale avec le journaliste créateur de la page Facebook de la Ligue du LOL [Iris Gaudin le nomme «VG» dans son essai], dont personne ne connaissait l’existence. Je me sentais coupable. Je savais qu’un compte anonyme, parmi les plus virulents à mon encontre, était tenu par ce journaliste, car il mentionnait notamment des bribes de conversations que nous avions eues. Mais quand j’en parlais à des amies, elles me disaient que j’étais parano… Je pensais que c’était peut-être de ma faute. A ce moment-là, je me sentais seule. Il y avait une autre fille qui se faisait harceler par cette même bande toxique, mais je pensais qu’à côté d’elle, moi, ce n’était rien.

« Celui qui me harcelait continuait de me fasciner »

Surtout, il y avait une dimension professionnelle à Twitter : c’est sur ce réseau que des recruteurs potentiels venaient chercher de jeunes journalistes. Comme ils ne réagissaient pas au harcèlement dont j’étais l’objet, j’ai fini par me persuader que c’était un jeu. Mais à la fin, j’ai complètement perdu la tête. Personne ne me croyait, personne ne réagissait, je réagissais maladroitement… Je faisais mal mon travail de journaliste pour une chaîne d’info que j’ai finie par quitter.

Vous citez de nombreux essais sur le harcèlement, soit dans votre récit, soit à la fin de votre ouvrage. Ces lectures ont-elles été un moyen de guérir après ce que vous avez subi ?
Oui, c’est certain. Je conseille à toutes celles et ceux qui sont confrontés à de telles situations de savoir les identifier au plus vite. C’est ce que je n’ai pas su faire, parce que j’étais sous emprise : d’un côté, on ne me croyait pas et de l’autre, celui qui me harcelait, continuait de me fasciner. Lorsqu’on a réalisé qu’on est bien victime de harcèlement, se plonger dans la lecture de ces livres thérapeutiques permet de voir qu’il y a une dynamique à l’oeuvre, presque toujours identique. Grâce à ces lectures, j’ai pu rationaliser mon expérience. Je n’étais plus passive, victime, mais actrice de ma guérison.

À lire : « C’était de l’humiliation permanente » : Florence Desruol, victime de la Ligue du LOL, se confie

Pensez-vous qu’il est nécessaire de changer la façon d’enseigner le journalisme ?
Il n’est pas question de remodeler fondamentalement l’enseignement du journalisme… Mais il est bon de rappeler qu’un élève qui a réussi un des concours des écoles reconnues par la profession n’est pas intrinsèquement un bon journaliste, un journaliste qui a des valeurs. Il faut donc accorder une importance toute particulière aux grandes chartes de déontologie de la profession. Cela peut paraître rébarbatif certes, mais c’est essentiel pour éviter des cas comme celui de la Ligue du LOL. Dans le Manifeste du journaliste libre, Albert Camus écrivait : «Un journaliste libre [...] ne publie rien qui puisse exciter la haine ou provoquer le désespoir. Tout cela est en son pouvoir».

Des « coups de poignard dans le dos des victimes »

Avant la parution de l’article de «CheckNews» en février 2019, aviez-vous conscience de l’ampleur de ce phénomène ? Saviez-vous, à l’époque, qu’il y avait autant de victimes ?
Je n’avais vraiment pas conscience de l’ampleur du phénomène ! Je ne savais pas qu’il y avait eu autant de victimes. Il faut dire que nous n’avons pas tous et toutes été ciblés à la même époque. Je suis rentrée en contact avec plusieurs d’entre elles et je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup de similitudes dans la façon dont chacune des victimes avaient été harcelées. J’ai retranscrit d’ailleurs leurs témoignages dans mon livre.

Que pensez-vous de la réaction de vos harceleurs, après la révélation de l’affaire?
Depuis que l’affaire a été révélée, d’anciens membres de la Ligue du LOL se livrent à un combat acharné sur les réseaux sociaux. Ils dénoncent la façon dont la Ligue du LOL a été traitée dans les médias. Ils se livrent à d’intenses séances de «fact-checking» qui ne changent rien à la gravité de leurs actes. Ils emploient le mot «storytelling médiatique» pour remplacer celui de réalité. Autant de coups de poignard dans le dos des victimes dont les témoignages sont, en plus, remis en question…

«Face à la Ligue du LOL : harcèlement et sexisme dans les médias», d’Iris Gaudin, éd. Massot, 18,90 euros.

Vincent Glad a tenu à réagir à cette article : «Contrairement à ce qu’elle raconte dans son livre, et ce qu’elle répète aujourd’hui dans les médias, je suis complètement étranger aux faits qu’elle dit avoir subis».

 

https://www.psychologies.com/Actualites/Societe/Face-a-la-ligue-du-LOL-Je-n-avais-pas-conscience-d-etre-harcelee

Face à la ligue du LOL : « Je n’avais pas conscience d’être harcelée »

 

Société

Mis à jour le 28 janvier 2020 à 14:46

Par Léa Collet

Iris Gaudin : « Je n’avais pas conscience d’être harcelée »

© iStock

 

Iris Gaudin figure parmi les victimes de la ligue du LOL. Pendant près de 10 ans, elle n’a jamais imaginé que ce qu’elle avait vécu pouvait être la cause de son mal-être. De son humiliation publique sur les réseaux sociaux, Iris Gaudin en a tiré un livre Face à la ligue du LOL (Massot Éditions), où elle s’exprime, touchante et sans masque, sur le harcèlement qu’elle a connu sur Twitter.

« J’étais chez mes parents au Havre, le 8 février 2019, quand l’affaire de la Ligue du LOL a éclaté. Mes parents m’ont dit que mon téléphone n’arrêtait pas de sonner. Au bout du fil, mon mari, qui a prononcé le nom de mon harceleur. J’étais dans un tourbillon, j’avais conscience que ça me concernait mais je ne voulais pas y penser, et moins j’y pensais, plus j’avais mal. Durant toutes ces années, j’étais seule à savoir qui était à l’origine du harcèlement que j’avais subi. Quand, en 2019, il a assumé être derrière le compte @foutlamerde, je l’ai vécu comme une libération, je n’étais pas folle. Les souvenirs sont remontés peu à peu.

J’ai respiré à nouveau et je me suis rappelée de tout ce printemps-été en 2010. Je travaillais chez BFMTV et lui était journaliste chez Slate. On était deux anciens de l’école de l’ESJ Lille et on s’est revus deux ou trois ans après être entrés dans la vie active. J’étais assez fascinée par lui car je savais qu’il était vraiment en pointe sur Twitter, qui était, déjà, à l’époque, un réseau social qui concentrait l’attention des journalistes. La profession était elle aussi fascinée par ce garçon.

Parce que j’ai eu une relation intime avec lui, je lui raconté beaucoup de choses sur ma vie. Je le trouvais sympa, je me suis laissée avoir, l’une des pires erreurs de ma vie.

Les premières insultes à caractère sexiste, misogyne, obscène, sont apparues très vite après mes premiers tweets. Evidemment, ces insultes provenaient de comptes anonymes mais je n’y prêtais pas davantage attention, jusqu’au moment où plusieurs comptes ont dévoilé des détails sur moi, sur mon anatomie et des éléments de conversation que j’avais eus avec mon harceleur. C’est alors que je me suis adressée à lui directement sur son compte personnel pour lui demander si c’était lui qui était derrière le compte @foutlamerde. Ça ne lui a pas plu du tout et j’ai reçu durant deux mois une pluie d’insultes, plusieurs fois par jour, comme « la petite coquine d’Iris Gaudin a un regard qui sent le foutre à plein nez », « Iris Gaudin la putasserie t’as l’air de t’y connaître », « une branlette sur ta photo me suffit ». C’était atroce. Le top départ a bien été donné par lui puis d’autres personnes se sont greffées autour de lui.

La descente aux enfers

Toutes ces insultes étaient pour moi un vrai miroir de la honte. Quand il y a harcèlement d’un adulte par un autre, généralement,  personne n’est là pour regarder ce qu’il se passe, mais là, j’étais dans une situation où tout le monde me regardait être harcelée. Tout le monde et en particulier ma sphère professionnelle, le journalisme.

C’est d’ailleurs pour cette raison que je suis restée sur Twitter : j’avais envie d’intégrer des médias avec une plus grande liberté de mouvement que chez BFMTV où je me sentais prisonnière de l’info en continu.

Cette masculinité toxique a commencé à altérer la personne que j’étais. J’ai voulu me défendre, j’avais donc les yeux rivés sur mon fil Twitter. Ça a été la descente aux enfers professionnels, j’étais happée par ce fil qui n’arrêtait pas de faire monter des insultes. Parce qu’un tweet peut être retweeté et retweeté des dizaines et des centaines de fois, cela peut durer pendant des heures et des heures, voire des jours et des jours.

Chez BFMTV, je n’arrivais plus à suivre le fil de l’AFP (Agence France-Presse) dans le cadre de mon travail. Petit à petit, j’ai perdu confiance en mes compétences professionnelles notamment en tant que jeune journaliste. J’avais tellement honte de me débattre comme ça sur Twitter que j’en suis arrivée à me dire que c’est moi qui était folle. Dans le processus de harcèlement, le harceleur fait croire que c’est l’autre qui harcèle. J’ai ressenti ça, alors que je ne faisais que me défendre. Je doutais de mes capacités. Pourtant, à aucun moment je n’ai fait le lien entre mon travail et ce dont j’étais victime sur Twitter. Je n’avais pas véritablement conscience d’être harcelée. C’est à ce moment précis que je me suis dirigée vers la communication, délaissant le journalisme, ma vocation initiale.

Ce harcèlement m’a également impactée au niveau de la vision que j’avais de moi en tant que femme. J’étais une femme forte, avec du caractère, et tout d’un coup, tout s’est écroulé. Je me sentais horriblement coupable. Pendant des années, j’ai vécu avec cette image de moi-même qui est devenue presque une seconde nature. Avant que l’affaire n’éclate, en février 2019, je ne me posais même pas la question d’où venait cette image, je l’avais intégrée. J’avais totalement occulté ce traumatisme de mon esprit.

Un livre thérapeutique

Pour aller plus loin

Des rapports entre la Ligue du LOL et Gabriel Matzneff dans AC ! Brest Face-a-la-Ligue-du-LOL-Harcelement-et-sexisme-dans-les-medias_medium Pour aller plus loin, découvrez le livre d’Iris Gaudin Face à la ligue du LOL (Massot Éditions)

J’ai vu un psychologue lors de mon départ de BFMTV. J’ai consulté en disant que Twitter m’avait fait perdre la tête et que tout était de ma faute. Je parlais de tout sauf du harcèlement que j’avais vécu. Cette année 2019 m’a permis de comprendre ce qui m’est arrivé. Après la sortie du scandale, j’ai intenté une action en justice. Aujourd’hui, pour qu’une procédure au civil soit engagée, il faut passer par une tentative de conciliation.

Il était prévu que la personne concernée reconnaisse publiquement les dommages psychologiques et professionnels que j’avais subis. Cette personne dont je ne peux vous citer le nom, puisque l’accord n’a pas été conclu, a reconnu le préjudice, mais elle a souhaité le faire de manière confidentielle.

J’ai choisi de refuser ce semblant de reconnaissance et de ne pas poursuivre l’affaire au tribunal mais plutôt d’écrire ce livre pour que la honte s’inverse. Si cette personne avait reconnu publiquement le mal qu’il m’avait fait, comme les insultes l’étaient, j’aurais pu passer à autre chose.

Je ne me suis pas épargnée dans le livre, j’ai dit toute la vérité et ça a eu un effet thérapeutique. Mais j’avais envie également que d’autres personnes se reconnaissent dans ce témoignage et comprennent la mécanique du harcèlement et du cyber harcèlement dont beaucoup sont victimes, aujourd’hui, à l’ère des réseaux sociaux. »

Pour aller plus loin 

Ou-en-sont-les-hommes-apres-MeToo_imagePanoramique647_286_reference dans Calomnie ==>  Où en sont les hommes après #MeToo ?

Sidération, inhibition, malaise : le rapport des hommes à leur sexualité est bouleversé depuis l’affaire Harvey Weinstein et le mouvement #MeToo. Du mâle sortira-t-il un bien ? Sommes-nous à l’aube d’un nouvel ordre amoureux ?

 

https://www.lepoint.fr/societe/ligue-du-lol-notre-contre-enquete-17-09-2019-2336096_23.php

Ligue du LOL : notre contre-enquête

 

Sept mois après la divulgation de l’affaire de harcèlement et le licenciement de journalistes, nous avons retrouvé les protagonistes. Ils veulent faire entendre leur vérité.

 

Par

Modifié le 20/09/2019 à 17:33 – Publié le 17/09/2019 à 08:53 | Le Point.fr
La Ligue du LOL est accusee de harcelement sur les reseaux sociaux, notamment sur Twitter.
La Ligue du LOL est accusée de harcèlement sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter.© LOIC VENANCE / AFP

 

Alexandre Hervaud a du temps devant lui et le front amoché par une mauvaise chute. « Je pourrais dire que j’ai été agressé par un gang de féministes en furie, mais bon… » Mais bon, en effet, la plaisanterie serait de mauvais goût. Il n’est pas dit, d’ailleurs, que lui-même la trouve drôle. Il se donne des airs, plutôt, il fait dans la bravade, il s’entête dans la ligne qu’il a choisie il y a plus de dix ans sur les réseaux sociaux. « Le sarcasme », décrit-il, « la provoc et le trash », « à la Charlie ». Et puis il n’a plus grand-chose à perdre.

Le quotidien Libération, dont il était devenu…

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement/ligue-du-lol/ligue-du-lol-deux-anciens-journalistes-de-liberation-contestent-leur-licenciement-aux-prud-hommes_3803571.html

« Ligue du LOL » : deux anciens journalistes de « Libération » contestent leur licenciement aux prud’hommes

 

Deux journalistes licenciés par « Libération » après l’affaire de la « Ligue du LOL », Alexandre Hervaud et Vincent Glad, contestent leur licenciement devant le conseil des prud’hommes de Paris.

La rédaction de \"Libération\", à Paris, le 3 septembre 2013.
La rédaction de « Libération », à Paris, le 3 septembre 2013. (FRED DUFOUR / AFP)

Deux journalistes licenciés par Libération après l’affaire de la « Ligue du LOL » contre-attaquent devant le conseil des prud’hommes de Paris. L’avocate de Vincent Glad a contesté, mardi 28 janvier, le licenciement du pigiste du quotidien pour « atteinte à la marque ». Le journaliste, ancien du site Slate et Canal+, avait été licencié en février 2019 après la parution de nombreux articles sur un groupe Facebook qu’il avait fondé en 2010, la « Ligue du LOL ».

De nombreux internautes avaient accusé plusieurs membres du groupe, et des personnes extérieures, de les avoir harcelés sur internet, ou d’avoir par leurs critiques publiques lancé des « meutes » numériques sur eux. La séance de conciliation n’ayant pas été concluante mardi devant les prud’hommes, le dossier sera examiné le 29 avril. Contactée par l’AFP, la direction de Libération n’a pas réagi.

Alexandre Hervaud, ex-chef du service web du quotidien, va également contester son licenciement jeudi 30 janvier devant les prud’hommes. Il souhaite « montrer que la raison invoquée par Libération« , soit un « trouble caractérisé au sein de l’entreprise », ne « tient pas ».

 

Gabriel Matzneff ou Cyprien Luraghi : d’un pervers, l’autre…

Photographié chez lui en 1976 ou en 2009, le pédophile étalon Gabriel Matzneff prend toujours la pose devant son propre portrait (voir ci-dessous).

Revenons à l’autre, le Konducator de ses dames…

Quel est l’habitué du site d’information Rue89 qui n’aura été frappé dès les années 2008 et 2009 – c’est-à-dire à l’époque où je l’ai fréquenté moi aussi, uniquement sous les pseudonymes successifs d’ « existe » et « jexiste » ne laissant paraître ni mon identité ni même mon genre -, par le surgissement régulier dans les commentaires de ses riverains de photographies du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qu’il postait lui-même après avoir pris la pose chez lui pour pouvoir ainsi nous imposer sa présence quotidienne dérangeante et menaçante avec encore plus de consistance ?

D’un pervers à l’autre, les comparaisons rimant avec raison s’imposent d’évidence.

Le second n’a jamais connu tous les succès du premier, il en est très frustré, aigri, et s’attaque quotidiennement depuis des lustres à toux ceux qui ne reconnaissent toujours pas son « génie littéraire ».

Car c’est bien ainsi qu’il se présente partout depuis sa plus tendre enfance, et sur le site Rue89 dès son arrivée en 2008 : mieux qu’écrivain, il se qualifie lui-même de « génie littéraire » et agresse là comme ailleurs tous ceux qui osent contester qu’il puisse en être, ou pire encore, le traitent par l’indifférence – c’était mon cas lorsqu’il a commencé à m’agresser, je ne l’avais encore jamais remarqué en dépit de tous ses efforts pour être LE riverain en vue de ce site d’information alors nouveau, affichant une vocation participative inédite, et donc exceptionnellement ouvert aux commentaires de ses lecteurs.

Or, ayant quitté l’école à 14 ans en situation d’échec scolaire, ce prétendu « écrivain » n’est même pas capable d’écrire dans un français tout simplement correct.

D’où, bien entendu, la suite ininterrompue de tous ses échecs depuis qu’il tente de faire éditer ses « romans », qui de plus ne présentent pas grand intérêt hors le cercle de ses fréquentations personnelles de psychopathe ayant toujours vécu en marge de la société – non pas d’amour et d’eau fraîche mais de trafics de drogues et d’alcools forts -, puisqu’il avoue lui-même être totalement incapable d’écrire autre chose que des « romans » qui d’après lui seraient « autobiographiques », mais où tous ceux qui se reconnaissent ou dont il prétend dans nombre de ses écrits publics qu’ils auraient servi de modèles à ses « personnages », lesquels n’en seraient selon ses dires que des copies conformes à tous points de vue, affirment quant à eux que ce grand pervers et mythomane notoire ne s’est en réalité toujours attaché qu’à les calomnier – et ont d’ailleurs pour plusieurs d’entre eux déposé de multiples plaintes à son encontre.

C’est que l’autoproclamé « écrivain en ligne et à l’oeil depuis 2001″ s’obstine à publier sur Internet ou mettre en ligne toutes ses saloperies… en toute impunité jusqu’à ce jour, alors qu’il viole éhontément l’intimité des vies privées de ses victimes, qu’en outre il travestit à seule fin de les calomnier.

Seule exception à tous ses échecs de pseudo « écrivain » ayant longtemps rêvé de droits d’auteur fabuleux : « Pour cigogne le glas », un épisode du Poulpe dont il a obtenu la publication des éditions Baleine au mois de mai 1999.

Il s’agit d’un roman policier qu’il a écrit dans la seconde partie des années 1990 avec l’assurance que celui-là serait effectivement publié, dans le but de dézinguer sa propre soeur à titre préventif alors qu’elle avait d’excellentes raisons de porter plainte contre lui pour d’autres faits pour le moins délictueux…

Mais cet unique succès ne tient qu’aux particularités de la collection Le Poulpe, son éditeur ayant décidé de publier tous les romans qu’il recevrait, quoi qu’il pût lui en coûter, notamment en temps de correction…

Voir ici :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Poulpe_(collection)

Opération néanmoins parfaitement réussie pour le pervers polymorphe et pro-pédophile à l’extrême Pascal Edouard Cyprien Luraghi : sa soeur ainsi durablement salie, et qu’il continuera des années durant à calomnier de multiples manières dans nombre de ses écrits publics sur différents sites et blogs sur Internet, perdait toute crédibilité pour l’attaquer en justice alors même que de surcroît il venait d’accéder à ses dépens au statut tant convoité et si protecteur d’ « écrivain »…

Selon ses propres termes pour décrire sa méthode : il « encule », puis « surencule »…

Ayant effectué son service national comme objecteur de conscience au ministère de la Culture durant deux ans, il connaissait depuis longtemps toutes les ficelles du métier, les portes auxquelles frapper, même sans savoir écrire, et naturellement tous les avantages qu’il allait retirer à faire partie d’un certain sérail, même sans aucun succès.

En effet, se présenter comme « artiste » ou « écrivain » « maudit » voyant tous ses manuscrits systématiquement rejetés par tous les éditeurs, c’est encore, paradoxalement, dans la société qui est la nôtre, un vrai titre de gloire et un excellent filon qu’il a toujours su exploiter aussi bien que sa nullité en tout à l’école : trop subversif, trop génial, trop supérieur en tout, il joue les incompris d’un système « nul à chier » (sic) qui ne valoriserait que les « bourgeois » qu’il déteste tant, fait mine de se rebeller et s’affiche « révolté social » tout en se faisant payer pour harceler à mort d’authentiques « lanceurs d’alerte ».

C’est l’essentiel de son activité sur le site Rue89 dès l’année 2008.

Il vient là avec sa troupe de cybercriminels dits « déconnologues » harceler des femmes qui ont déjà subi les violences d’autres harceleurs, afin de les faire taire à ce sujet alors qu’elles ne s’expriment sur le harcèlement moral en entreprise qu’en termes généraux, sans jamais citer de cas particuliers ni nommément ni avec suffisamment de précisions pour que leurs divers protagonistes, pas plus qu’elles-mêmes en tant que victimes, ne puissent à aucun moment être identifiés.

Les mêmes prennent aussi pour cibles toutes celles qui expriment des positions féministes, notamment contre le viol et la pédophilie.

Leur violence à l’égard de ces femmes, dont je suis, ne sera jamais égalée par leurs pâles imitateurs de la Ligue du LOL.

Harcèlement, viol, pédophilie titillent naturellement tous ces pervers à titre personnel depuis toujours.

En effet, il faut bien présenter le caractère déviant du pervers narcissique qu’ils ont tous en commun pour s’en rendre coupable.

C’est aussi celui du proxénète et de tout autre exploitant ou trafiquant d’êtres humains.

Comme s’étonner que le thème en apparence très généreux de la lutte en faveur des sans-papiers les ait d’abord tous réunis ? Les mafias la contrôlent ou l’organisent elles-mêmes.

Ils m’attaquent tous ensemble dès 2008 autant pour mes interventions sur la question du harcèlement moral en entreprise, un problème selon eux totalement inexistant, que pour le compte de l’ancien psychiatre pédophile de Brest Serge Rodallec, qu’ils m’accusent de « diffamer » sous le prétexte que je fais connaître sur le site Rue89 les articles de Ouest France et Le Télégramme ayant relaté ses premiers procès pour faits de pédophilie sur plusieurs de ses anciens patients handicapés mentaux, lesquels procès se sont tenus fin 2007 en son absence, car il a fui la France pour échapper à sa justice à l’automne 2005. Il se cache alors en Thaïlande sous une fausse identité, ce qui ne sera découvert qu’au mois de janvier 2010.

Dès 2008, l’intimité de ma vie privée est violée de multiples manières, celles de mes proches ou de mes relations de même : tous nos ordinateurs sont piratés par le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et toute sa bande de cybercriminels, toutes nos lignes téléphoniques sont également illégalement écoutées, même nos domiciles sont entièrement sonorisés.

Quotidiennement, nous sommes ainsi quasiment à tout instant massivement et profondément violés par ce prétendu « écrivain » et toute sa troupe de pervers qui nous harcèlent publiquement avec toutes les informations qu’ils recueillent sur nos comptes par tous ces moyens illégaux.

Le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi dit publiquement qu’il nous « étudie in situ » (sic), lui qui n’a jamais pu suivre aucune scolarité normale en raison de toutes ses déficiences mentales, et soutient en avoir besoin pour produire de ses bouquins de merde.

Selon ses dires, son soi-disant « droit d’auteur » lui confère jusqu’au droit de se « documenter » (sic) sur ses « personnages » (ce que nous sommes pour lui) en nous violant en permanence comme il le fait, pour pouvoir ensuite publier ses versions entièrement revues et corrigées de nos « biographies », en insistant et s’étalant tout particulièrement sur les vies sexuelles qu’il nous prête, car il sait que c’est ce qu’il faut faire pour casser les ingénieurs et autres « bourgeois » (il l’a écrit dans un billet de blog de mai 2012 dont j’avais parlé ici le 5 janvier 2017 : http://petitcoucou.unblog.fr/2017/01/05/harcelement-sexuel-un-fleau-toujours-extremement-bruyant/).

Les magistrats du Finistère avalisent absolument tout.

Sa pédocriminalité, qu’ils connaissent aussi bien que tout le reste, en fait pour eux un Dieu vivant.

Les faits perdurent aujourd’hui depuis bientôt douze ans.

Nous sommes tous plus que jamais isolés, entravés dans toutes nos actions, ne pouvons absolument pas vivre dans de pareilles conditions et déplorons encore plusieurs assassinats parmi nos proches ou nos relations.

Pour les magistrats du Finistère, il n’y a toujours pas d’autre problème que les plaintes visant leur protégé, un « intellectuel » de haut niveau, puisque pédophile avéré, comme en témoignent nombre de ses écrits publics (notamment, il a bien écrit ne pouvoir résister à des filles qu’il qualifie de « bombasses » ou de « chaudasses du cul de 13 ans »).

Etant nous-mêmes ingénieurs ou cadres pour la plupart, dotés de sens des responsabilités excluant toute forme d’immaturité, toute tendance pédophile, nous sommes donc des moins que rien ne méritant pas de vivre…

 

https://www.la-croix.com/France/Affaire-Matzneff-proces-dune-epoque-2020-01-02-1201069372

Affaire Matzneff, le procès d’une époque

Analyse

Vanessa Springora publie Le Consentement, dans lequel elle relate sa relation sous emprise avec l’écrivain Gabriel Matzneff, alors qu’elle n’avait que 14 ans. Retour sur une époque révolue où la pédophilie était tolérée dans certains milieux au nom d’idéaux libertaires.

  • Marion Lecas,
  • le 02/01/2020 à 07:16
  • Modifié le 02/01/2020 à 08:43
Affaire Matzneff, le procès d’une époque

Gabriel Matzneff, le 3 mars 1976. Il sera l’auteur d’une pétition pro-pédophile dans le Monde en janvier 1977, paraphée par de grands intellectuels. Sophie Bassouls/Leemage

 

Janvier 1977. Trois hommes comparaissent pour avoir eu des relations sexuelles avec des enfants de 13 et 14 ans. « Trois ans pour des baisers et des caresses, ça suffit », s’insurge une pétition dans Le Monde. Son auteur est l’écrivain Gabriel Matzneff, dont les penchants pédophiles revendiqués dans les années 1970 sont aujourd’hui exhumés dans Le Consentement, de Vanessa Springora, avec qui il eut des relations sexuelles. Elle avait 14 ans, lui 50. Hier accueilli dans une relative indifférence, la parole de l’écrivain suscite aujourd’hui un vif émoi.

La guerre à l’ordre moral

Le 26 janvier 1977 pourtant, la pétition du Monde est paraphée par la fleur de l’intelligentsia française, de Gilles Deleuze à Roland Barthes, en passant par Jack Lang, Bernard Kouchner, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. « Certains intellectuels ont tenté de faire de la valorisation des relations sexuelles entre adultes et enfants un combat politique », explique le sociologue Pierre Verdrager (1). « Ce qui est combattu alors, c’est la protection de la jeunesse telle que le régime de Vichy et l’ordre moral post-Vichy l’avaient pensée », renchérit l’historienne Christine Bard (2). La principale revendication réside dans l’abrogation de la loi d’août 1942 sanctionnant les rapports entre hommes adultes et hommes de moins de 21 ans (contre 15 ans pour les hétérosexuels).

→ ENTRETIEN. « Les prêtres n’ont pas été imperméables aux discours sur la libération sexuelle »

« Il s’agit également de revendiquer pour les mineurs le droit au désir et à la sexualité et de protester contre le durcissement des pratiques policières et judiciaires en matière de contrôle sexuel », ajoute l’historienne Anne-Claude Ambroise-Rendu (3), qui évoque un lien évident avec « l’esprit de 68 », « le désir de tout interroger, tout réexaminer, tout remettre en question ». Un relativisme culturel instrumentalisé par les pro-pédophiles et amplifié par les journaux d’opinion : « Libération soutenait les positions des défenseurs de la pédophilie, une partie de la presse de la gauche était sensible à ce discours nouveau », rappelle Anne-Claude Ambroise-Rendu. Mais une revue comme Éléments d’Alain de Benoist, le penseur de la « nouvelle droite », soutient aussi ces positions.

Le mouvement pédophile isolé

Toutefois, la tolérance envers la pédophilie, criminalisée dès 1832, se restreint aux cercles intellectuels. « Le sens commun », précise Pierre Verdrager, se révèle plus hostile, tout comme les féministes : « La pédophilie était perçue comme une expression manifeste des droits que s’arrogeaient les hommes sur les plus fragiles », détaille Christine Bard. La « subversion » revendiquée par les pro-pédophile ne survit d’ailleurs pas aux années 1980. D’autant qu’en 1982, la majorité sexuelle pour les homosexuels est abaissée à 15 ans.

→ CHRONIQUE. L’affaire Gabriel Matzneff et le fossé des générations

Le mouvement pédophile devient inaudible, à l’inverse des victimes, dont la parole se libère peu à peu. En avril 1995, Mireille Dumas présente, en prime time, un numéro spécial de « Bas les masques », « l’enfance violée ». « Mai 68, c’est aussi la libération de la parole sur le sexe et donc sur les abus sexuels », rappelle Pierre Verdrager. Ou « la préhistoire de MeToo », compare Christine Bard.

Restent des tabous à faire tomber. « Quand on connaît les chiffres des violences faites aux enfants, comment expliquer que ce sujet ne nous scandalise ni ne nous mobilise pas plus ?, interroge le secrétaire d’État à la protection de l’enfance, Adrien Taquet, dans une tribune publiée sur le site de La Croix. Probablement parce que cela renvoie à ce que l’être humain a de plus abject en lui, et que nous ne voulons pas le voir – c’est encore plus vrai pour l’inceste, dernier tabou à faire sauter dans notre société. Probablement parce que cela sape un des fondements de notre société, la famille – 80 % des violences faites aux enfants ont lieu dans un cadre familial. »

Alors qu’il appelle à faire des violences faites aux enfants « le combat qui nous réunit pour cette décennie 2020 », l’ancienne défenseure des droits de l’enfant, Claire Brisset, déplore le rendez-vous manqué de la loi Schiappa de 2018 qui a refusé de fixer un âge minimum de consentement. « Avant 15 ans, on ne doit pas envisager qu’il y ait consentement mais automatiquement qualifier le rapport de viol, plaide-t-elle. Comment pourrait-on être consentant d’un acte dont on ignore tout, ou du moins dont on ignore les répercussions sur notre vie d’adulte ? »

(1) L’enfant interdit. Comment la pédophilie est devenue scandaleuse, Armand Colin, 2013.

(2) Une histoire de la sexualité, Presses Universitaires de France, 2018.

(3) Histoire de la pédophilie, XIXe-XXIsiècle, Fayard, 2014.

sur la-croix.com

 

https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/affaire-gabriel-matzneff/il-ne-s-agit-pas-de-litterature-mais-d-un-delit-l-affaire-matzneff-suscite-le-malaise-des-editeurs_3766063.html

« Il ne s’agit pas de littérature mais d’un délit » : l’affaire Matzneff suscite le malaise des éditeurs

 

Franceinfo a interrogé deux professionnels de l’édition sur l’affaire Matzneff qui secoue le monde littéraire. Alors que l’auteur a publié le récit de ses relations avec des adolescents, de tels propos seraient-ils édités aujourd’hui ?

L\'écrivain Gabriel Matzneff à son domicile en 2009. 

L’écrivain Gabriel Matzneff à son domicile en 2009.  (MARC CHARUEL / MARC CHARUEL)

 

L’affaire Matzneff n’en finit pas de faire trembler le monde des lettres. Dans Le consentement (Grasset), Vanessa Springora raconte la relation entretenue avec l’écrivain Gabriel Matzneff alors qu’elle était âgé de 14 ans et lui de 50. Le livre ne sera publié que le 2 janvier mais a déjà suscité déjà de nombreuses réactions. La place importante qu’occupait Gabriel Matzneff dans le milieu littéraire, malgré ses pratiques pédophiles assumées et jamais condamnées par la justice, provoque aujourd’hui un malaise.

En témoigne cette séquence de l’émission Apostrophes qui fait polémique. Nous sommes en 1990 et Gabriel Matzneff présente son livre Mes amours décomposés (Gallimard), un volet de son journal où il raconte ses relations sexuelles avec de jeunes adolescents, parfois âgés de 11 ou 12 ans.

« Une complicité malvenue entre des hommes de pouvoir »

Seule la romancière canadienne Denise Bombardier s’attaque à l’écrivain. Les autres invités ne réagissent pas. « Je pense qu’il y avait à l’époque une domination patriarcale totale, nourrie par une complicité malvenue entre des hommes de pouvoir, analyse Caroline Laurent, directrice littéraire aux éditions Stock. C’est aussi lié à cet esprit français de marivaudage qui permettrait de tout faire passer avec un peu de piquant, cet écho lointain des salons du XVIIIe siècle, alors qu’on est face à une réalité terrifiante« , continue-t-elle. Il avait « ce côté transgressif, ce côté ‘on va faire hurler le bourgeois’« , explique Mickael Palvin, directeur marketing et communication chez Albin Michel. Pour Caroline Laurent, Gabriel Matzneff, en jouant publiquement de son attirance pour les enfants, « se rêvait peut-être en Humbert Humbert, le personnage de Nabokov. »

Il semble surtout qu’il a capitalisé sur de la pédocriminalité pour s’imposer dans le milieu littéraire.Caroline Laurent, directrice littéraire chez Stock

De tels récits pourraient-ils encore être publiés aujourd’hui ? Pour Mickael Palvin comme pour Caroline Laurent, la réponse est non. « S’il devait publier le même type d’ouvrages que ‘Mes amours décomposés’, cela serait très compliqué pour lui d’être édité. L’apologie qu’il y fait de sa relation avec des jeunes adolescents ne passerait pas« , estime le premier. Car pour eux, les temps ont changé. « Le mouvement Metoo a été un virage à tous les niveaux et pour tout le monde dans la société, la parole des femmes a fait changer les choses« , expose Caroline Laurent. « A l’époque, la vulnérabilité de Vanessa Springora n’était pas aussi choquante. Aujourd’hui, on voit qu’il y a une relation de pouvoir« , juge Mickael Palvin.

Pour Caroline Laurent, les récits que fait Gabriel Matzneff de ses relations avec des enfants ne relèvent pas de la littérature : « On est dans le registre du délit et non plus de la création littéraire« , estime l’éditrice. « Qu’il prétende avoir la liberté d’écrire ces histoires est une chose, mais qu’il les fasse subir à des mineurs en est une autre. Il y a eu agression, ce qui change la donne. Il faut distinguer liberté et aliénation. » Caroline Laurent fait la distinction entre la fiction et ce qui relève du réel : « Autant la littérature peut tout représenter et ne doit pas s’occuper de morale, autant le comportement des auteurs doit être considéré comme celui de n’importe quel citoyen. S’il y a crime ou délit, la justice doit prendre le relais« , considère-t-elle.

Un milieu littéraire toujours soumis à des logiques de domination

Selon elle, cette affaire survenue il y a plus de trente ans reste d’actualité dans un milieu littéraire « qui vit du paraître, du vernis et des paillettes« , toujours soumis à des logiques de domination. « Demeure aujourd’hui une sorte d’écrasement, le plus souvent imposé par des hommes qui ont des positions fortes dans le milieu, par exemple des auteurs puissants en raison de leurs nombreuses ventes et dont la maison d’édition a besoin pour faire tourner la trésorerie« , affirme Caroline Laurent.

On constate encore des phénomènes de domination et de parole empêchée des femmes. C’est quelque chose dont on ne parle pas.Caroline Laurent, directrice littéraire chez Stock

« L’affaire Matzneff fait éclater au grand jour des phénomènes qui ont eu lieu il y a plusieurs années, mais tout cela ne continue-t-il pas aujourd’hui ?« , conclut-elle.

 

Cyprien Luraghi et les féministes sur Twitter…

Eh bien dites donc, il s’est drôlement assagi, le monsieur !

Du temps où il sévissait sur le site Rue89, il s’amusait comme un vrai fou en organisant avec tous ses copains « déconnologues » des cyberattaques massives contre toute féministe imprudemment tombée dans son champ de vision.

Sur Twitter, il se contente de les bloquer à la suite de quelques échanges même pas houleux.

Serait-ce l’effet Hélène Sergent de 20minutes.fr ?

Selon ses dires, c’est à son instigation qu’il s’est inscrit sur Twitter au mois de février dernier, pour que toutes ses accusations mensongères à mon encontre puissent y rencontrer un écho beaucoup plus large que sur le seul site 20minutes.fr et son propre blog.

Et depuis lors, il n’a cessé de lui lécher les bottes à chacune de ses publications…

Notons au passage que son copain « ohéheinbon », autrefois « Homere » sur Rue89, continue pour sa part à se faire régulièrement « réprimander » par les modérateurs de Twitter…

 

https://twitter.com/CyprienLuraghi/status/1171770258715271169

Conversation

Cyprien Luraghi et les féministes sur Twitter... dans Calomnie kM8w5u0d_bigger
Aur0rax
@Aur0rax
·

12h

Entre « personne n’est parfait » et « avait coutume de coucher avec des filles de 14 ans », y a un gouffre hein. Ce sondage fait suite à une conversation où on faisait mine de s’étriper sur Rita Mitsouko, on a cherché un consensus sur qqun qu’on détestait tous, c’est tout

kM8w5u0d_bigger dans Crime
Aur0rax
@Aur0rax
·

12h

Personne vous demande d’arrêter d’écouter ces gens. « Époque barbare », carrément ? Parce qu’on parle de mecs morts, et qui donc s’en foutent un peu de nos avis ? Je crois qu’il y a un peu choquant sur ce réseau, non ?
wacpeS_-_bigger dans Folie
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

8h

Oui, c’est une époque barbare. Une époque de gibets puants, de délateurs, d’ignares qui se la pètent, de gens sans cœur, sans intelligence, sans poésie, sans imagination. Un siècle sans poètes pas calibrés.
kM8w5u0d_bigger dans LCR - NPA
Aur0rax
@Aur0rax
·

6h

La barbarie c’est de violer des gamines.
wacpeS_-_bigger dans Le Post
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

6h

Léo Ferré il a violé des gamines ?
kM8w5u0d_bigger dans Luraghi
Aur0rax
@Aur0rax
·

6h

Je l’ignore. Mais il les a sexualisées dans sa chanson dégueu.
wacpeS_-_bigger dans NEMROD34
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

6h

Bon, tu sais je crois que je vais arrêter les frais : ça ne sert à rien de discuter, en fait. On n’est pas du tout foutus pareils, voilà tout. Bon appétit et tout et tout.
kM8w5u0d_bigger dans Pédophilie
Aur0rax
@Aur0rax
·

5h

Effectivement je pense que quand on ignore, dans son corps, ce qu’implique le fait d’être sexualisée très jeune par de vieux dégueulasses, on peut se permettre de défendre son chanteur préféré.
wacpeS_-_bigger dans Perversité
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

5h

https://icyp.fr/2019/06/09/premiers-outrages/

kM8w5u0d_bigger dans Politique
Aur0rax
@Aur0rax
·

5h

Ok. Je retire. Mais je ne suis toujours pas d’accord. Et je ne comprends que ta haine se déverse sur les gens qui dénoncent les violeurs plutôt que sur les violeurs eux-mêmes.
wacpeS_-_bigger dans Rue89
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

5h

Je n’ai jamais fait ce que tu dis. Je déteste quand des gens interprètent ce que j’écris à leur sauce. C’est un procédé malhonnête.
kM8w5u0d_bigger dans Ufoscepticisme
Aur0rax
@Aur0rax
·

5h

Je pense à ça par exemple :
Citer le Tweet
wacpeS_-_normal
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
· 16h
En réponse à @_D_E_F_I @We_Shrubbery et 2 autres
De nos jours il est d’usage de déterrer les cadavres des artistes et de les exhiber en place de Grève. Elle est vraiment moche et nulle à chier, cette époque barbare.
wacpeS_-_bigger
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

5h

C’est ce qui se passe, effectivement. Et ça n’implique aucunement ce que tu m’attribues à tort. Tes méthodes me débectent. Je vais te bloquer.
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ohéheinbon
@oheheinbon
·

3h

Bientôt avec toutes ces féministes, on finira tous Homotextuel…
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Monsieur Tschäggättä
@Mr_Tschaggatta
·

3h

ça y est t’es débloqué toi ?
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ohéheinbon
@oheheinbon
·

3h

Ah sinon, oui, hier il m’ont bloqué 12heures seulement… simple réprimande.
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lamo
@ZombieLamo
·

3h

Un blocage de pouléto donc.
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ohéheinbon
@oheheinbon
·

2h

je m’insurgit contre ce haracellement continu !!
wacpeS_-_bigger
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
De pouléto, oui.
Image
2:59 PM · 11 sept. 2019·Twitter Web App

 

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