Le procès de la « démembreuse » de Toulouse se poursuit

Ce n’est pas de chance pour David Sénat, c’est le second de ses procès qui m’intéresse. Vraiment.

Je ne reviens pas sur le premier et ne commente ici que cette affaire atterrante de meurtre suivi de dépeçage de cadavre entre collègues de travail qui est actuellement examinée par la Cour d’Assises de Toulouse.

Elle m’intéresse au plus haut point en raison des profils de la victime et de sa meurtrière, typiques de la harcelée et de la harceleuse, car étant moi-même victime de faits de harcèlement accompagnés de nombreux faits criminels dont les auteurs, pour ceux qui sont toujours en vie, ne seront probablement jamais jugés, étant donné qu’il s’agit pour l’essentiel de magistrats CORROMPUS ayant recours à des crapules comme les deux psychopathes Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque et Jean-Marc Donnadieu de Béziers pour leurs basses oeuvres, elle me permet d’avoir un ersatz de procès par procuration.

Les journaux locaux en rendent compte en direct et livrent sur cette affaire de nombreux détails appelant mes commentaires :

https://www.midilibre.fr/2019/10/14/la-demembreuse-du-canal-du-midi-jugee-aux-assises-suivez-le-proces-en-direct,8479478.php

https://www.ladepeche.fr/2019/10/23/direct-suivez-le-troisieme-jour-du-proces-du-meurtre-du-canal-du-midi,8499272.php

Observons pour commencer que ces directs semblent réalisés par de vrais journalistes. Il ne s’agit ni de Jean-Pierre Amarger, de Midi Libre, ni d’Hélène Sergent, de 20minutes.fr, qui acceptent l’un et l’autre de publier comme des vérités vraies toutes les inventions délirantes des deux psychopathes précités, aux personnalités très proches de celle de la « démembreuse » de Toulouse, que ces deux soi-disant « journalistes » auraient certainement présentée comme une victime de la « déséquilibrée » Maryline Planche qui la harcelait sexuellement, cachait bien son jeu et l’a obligée à la tuer pour se défendre, c’est l’évidence même, puisque c’est Sophie Masala qui le dit, une femme que tout le monde s’accorde à dire parfaitement normale, et qui d’ailleurs a conjoint et enfants tandis que l’autre est restée célibataire et sans enfant. Pour preuve du « déséquilibre » absolu de Maryline Planche : elle n’a même pas de relations sexuelles. Au contraire, sa victime Sophie Marsala s’est prostituée, c’est donc une vraie femme parfaitement normale autant pour les deux psychopathes précités que pour tous leurs complices, certains psychiatres y compris, de ceux qui estiment nécessaire d’enfermer dans leurs hôpitaux psychiatriques pour les y traiter comme des malades mentaux extrêmement dangereux des femmes qui refusent de se prostituer – cela se voit à Brest, peut-être aussi dans l’Hérault où vivent ou d’où sont originaires plusieurs de mes harceleurs, par exemple le précité Jean-Marc Donnadieu, lequel a exercé comme brancardier à l’hôpital psychiatrique de Béziers durant sept ans.

Ce dernier est tout aussi « normal » que Sophie Masala dont la soeur rapporte qu’elles ont toutes deux été abusées sexuellement par leur grand-père dans leur enfance : lui regardait des films pornographiques avec sa tata, dit-il, et est devenu à l’âge adulte adepte de pratiques échangistes et BDSM semble-t-il assez violentes tandis que son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi a été élevé dans une famille ouvrière de Strasbourg où régnaient également selon ses dires violences en tous genres et abus sexuels, sa tata Rollande exerçant comme prostituée. Evidemment lui aussi fasciné par la pornographie, ce prétendu « écrivain en ligne et à l’oeil depuis 2001″ est connu sur la toile, outre comme mythomane, harceleur et calomniateur, pour avoir traduit de l’anglais le journal d’une adepte américaine de pratiques BDSM et se plaît à mettre lui-même en scène dans des romans pornographiques de ses victimes de cyberharcèlements, moi en particulier. Mais c’est bien moi qui l’y ai obligée, vous dit-on, puisqu’il le dit… Même sa soeur le décrit comme mythomane… Tout comme Sophie Masala, Pascal Edouard Cyprien Luraghi, Jean-Marc Donnadieu et tous leurs complices harceleurs ne cessent de mentir et d’inventer n’importe quoi… et comme par hasard, eux aussi en veulent beaucoup à l’argent de leurs victimes…

Leur personnalité commune est celle du pervers narcissique.

C’est celle de tous les harceleurs.

Et ces gens-là tuent lorsqu’ils se sentent démasqués.

L’acharnement haineux dont a été victime Maryline Planche est d’ailleurs exactement le même que celui dont a été victime Patricia Bouchon le 14 février 2011. Les assassins de cette dernière, à savoir Pascal Edouard Cyprien Luraghi et ses complices cybercriminels, qui manifestement craignaient qu’elle ne les dénonce ou les fasse poursuivre pour toutes leurs exactions à mon encontre, comprenant notamment des piratages informatiques et tentatives d’escroquerie au jugement, ont continué à exprimer publiquement tous ensemble leur haine viscérale à son égard en multipliant jeux de mots et plaisanteries sordides à propos de toutes les violences qu’ils lui avaient fait subir quasiment tous les jours durant trois bonnes semaines après les faits.

Non, Sophie Masala n’a pas reconnu sa mère en Maryline Planche, elle ne lui reproche pas la même fausseté, elle présente tout simplement le syndrome du pervers narcissique qui projette systématiquement sur sa victime ses propres défauts et fautes : c’est de sa fausseté personnelle qu’il s’agit… après que Maryline Planche l’ait bien démasquée…

Cette dernière était certes au courant du vol de tickets restaurants, mais ce n’est pas le plus grave : elle reprochait aussi à Sophie Masala d’être une fouteuse de merde, d’être malsaine, de se mêler de la vie privée de ses collègues de travail bien au-delà de ce qui est admissible, un comportement franchement anormal et inquiétant, pas sympathique du tout.

Tous mes harceleurs ont eu eux aussi ce travers, et jamais de manière gratuite : tous avaient un plan… tout comme Sophie Masala devait en avoir un…

C’est donc elle qui est fausse, et personne d’autre.

Probablement était-elle à la recherche de moyens de pression sur ses collègues, car elle devait viser la caisse comme elle l’avait déjà fait ailleurs…

Maryline Planche a une attitude maternelle avec ses collègues de travail, elle est bienveillante, ce qui en fait pour tous les pervers narcissiques une personne forcément très stupide et naïve qu’ils pensent pouvoir manipuler très facilement. De plus, elle est handicapée, entend mal et ne voit pas grand-chose. Pour Sophie Masala, c’est l’aubaine, elle est persuadée qu’avec elle elle parviendra à ses fins sans aucune difficulté. D’où son immense déconvenue quand elle s’est rendu compte de sa bévue, la proie a priori si facile n’en étant pas une. Elle dit s’être sentie rejetée. C’est le début de la haine et de toutes les inventions calomnieuses à l’encontre de celle qu’en réalité elle n’a pas bernée.

A la décharge de l’accusée : encore une fois, je ne suis pas d’accord avec tout ce qui se dit à son procès, il n’appartenait pas à son mari de compenser ou de rattraper tous les défauts ou manquements de son enfance et de son éducation, ni de juger si oui ou non des soins psychiatriques étaient nécessaires et susceptibles de prévenir ou d’empêcher de survenir ce qui s’est produit, ce n’est pas de son ressort, il a lui-même ses faiblesses et se trouve manifestement de tout temps dépassé par la situation; en revanche, c’était bien le rôle des premiers magistrats auxquels elle a été confrontée, à Montpellier. Or, ceux-ci l’ont condamnée sans même se soucier de la manière dont elle allait rembourser ses dettes et elle n’a rien trouvé de mieux que de se prostituer… Toutes les femmes qui ont participé ou participent toujours aux harcèlements dont j’étais ou suis toujours victime présentaient et présentent toujours cette même plaie béante : elles ont couché, se sont prostituées… et ne supportent absolument pas celles qui peuvent s’en dispenser… Ces magistrats inconséquents ont fait de Sophie Masala la bombe qui explose chez sa collègue Maryline Planche le 12 mai 2016. Au moins aussi choquant dans cette affaire : sa victime lors de cette première grosse alerte restée sans réponse appropriée n’est autre que la faculté de médecine de Montpellier, dont ni le doyen ni aucun des autres pontes ne s’est jamais inquiété de rien…

La Cour de Cassation vient tout juste de confirmer la condamnation du psychiatre en charge du schizophrène qui avait tué un étudiant à Grenoble après s’être échappé de l’hôpital psychiatrique le 12 novembre 2008 (voir ci-dessous).

Il était temps que la responsabilité de ces « médecins » si particuliers soit reconnue.

Il reste encore à responsabiliser leurs collègues magistrats.

 

 

https://actu.fr/faits-divers/demembreuse-toulouse-sophie-masala-une-femme-fragile-bascule-dans-lhorreur_28802113.html

« Démembreuse » de Toulouse : Sophie Masala, une femme fragile qui bascule dans l’horreur

 

La première journée du procès a été consacrée à l’étude de la personnalité de l’accusée, aînée d’une fratrie de 7 enfants, qui a grandi au sein d’un famille ouvrière.

 

Publié le 21 Oct 19 à 21:13
Le procès de la
Le tribunal de Toulouse, le 21 octobre 2019. (©AFP/ERIC CABANIS)

 

Jugée aux assises pour avoir tué, puis démembré sa collègue de travail à Toulouse en 2016, Sophie Masala a été décrite lundi 21 octobre 2019 par les experts comme une femme minée par les traumatismes durant l’enfance et dépourvue de limites.

Cette mère de famille de 55 ans est accusée de s’être introduite en mai 2016 dans l’appartement de Maryline Planche, 52 ans, de lui avoir fracassé le crâne à coups de bouteille.

Elle a ensuite coupé le corps en morceaux et les a jetés dans le Canal du Midi qui traverse Toulouse, sauf la tête qu’elle a enterrée dans un jardin public proche de son propre appartement, « car elle méritait une sépulture », dira-t-elle pendant l’instruction.

Lundi, la première journée du procès a été consacrée à l’étude de la personnalité de l’accusée, aînée d’une fratrie de 7 enfants, qui a grandi au sein d’un famille ouvrière à Valenciennes, dans le nord de la France.

Enfant, Sophie Masala est abusée par son grand-père, son père se suicide alors qu’elle a 10 ans, elle voit les amants de sa mère défiler dans l’appartement, doit s’occuper de ses six frères et sœurs et grandit dans un climat de violence conjugale. Elle est élevée dans la culture du mensonge.

De l’examen de personnalité, il ressort que Mme Masala dépense au point de s’endetter, escroque, aime les jeux d’argent. Condamnée pour détournement de fonds aux dépens de l’université de Montpellier, elle exerce la prostitution pendant plusieurs mois pour payer les dettes accumulées. Et son mari la soutient.

Lire aussi : « Démembreuse du canal » : Sophie Masala jugée pour avoir tué sa collègue de travail

« Conflit avec l’image maternelle »

Après avoir obtenu des diplômes sur le tard, elle intègre le bureau toulousain de l’Agefiph, organisme spécialisé dans l’insertion des handicapés, fin 2015, et entre rapidement en conflit avec Maryline Planche, décrite comme un employée-modèle.

Mme Masala a souffert pendant son enfance d’un manque d’affection de la part de sa mère, très absorbée par sa double vie.

Vêtue d’un tailleur noir, cheveux roux mi-longs, souvent tête baissée, Sophie Masala s’exprime peu. Elle se contente de répondre à certaines questions du président de la cour d’assises.

Vidéo. Le procès de la démembreuse du Canal du Midi débute ce lundi à Toulouse :

Pour l’experte-psychiatre, elle est « marquée par la pendaison de son père et les mauvaises relations avec sa maman ».

« Un désaccord sur l’archivage des documents, sur la position dans la structure, sur la discrétion sur sa vie privée, il y a toujours des jalousies dans un contexte professionnel, comment on en passe à cette haine si forte ? », interroge le président de la cour d’assises, David Senat.

« Elle trace des parallèles entre Maryline et sa propre mère (…) », selon l’experte.

On n’a pas d’élément pour dire qu’elle a un trouble psychique, on repère des éléments traumatiques majeurs dans l’enfance, un conflit avec l’image maternelle importante, donc une personnalité aux bases fragiles, elle n’a pas de limites. Elle présente un défaut de contrôle pulsionnel.

Lire aussi : Accusée d’avoir tué sa collègue, la « démembreuse du canal » jugée aux assises

« Fragilité psychique »

« Maryline, c’est une image d’autorité maternelle, tout l’énerve chez Maryline, souligne la psychiatre, elle ne la supporte pas comme elle ne supporte pas sa mère, car il y a des conflits qu’elle n’a pas réglés. Elle reproche à Maryline ce qu’elle reprochait à sa mère: une fausse image, une image falsifiée aux yeux des autres ».

L’expert-psychologue abonde. « Voir à 10 ans son père pendu, un suicide liée à l’inconduite de la mère, ça laisse des traces », met-il en avant. Il décrit pour sa part « une fragilité psychique », « une personnalité obsessionnelle » et relève « une absence de troubles mentaux ».

« On arrive petit à petit à l’idée fixe, à l’immense colère (…) l’image de la mère qu’on veut détruire », sentence Me Georges Catala, avocat de la famille de la victime.

Maryline Planche, célibataire sans enfants, était décrite à l’Agefiph comme consciencieuse, discrète, appréciée par sa hiérarchie, à l’attitude maternelle avec les autres employés.

« Elle reconnait les faits, mais pas l’intention d’homicide, elle est dans la culpabilité », plaide Me Pierre Dunac, avocat de Mme Masala, qui veut convaincre les jurés que le meurtre n’a pas été prémédité et mettre sa cliente à l’abri de la réclusion criminelle à perpétuité.

Si elle a pu découper le corps et le disperser aux quatre coins de Toulouse, c’est qu’elle a mis en oeuvre « des mécanismes de déni » de ce qu’elle était en train de faire, selon le psychologue.

Le verdict est attendu pour vendredi.

Lire aussi : Retour sur les lieux du crime pour la « démembreuse du canal du Midi »

Source : © 2019 AFP

 

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/etudiant-tue-par-un-schizophrene-a-grenoble-le-pourvoi-du-psychiatre-rejete-20191022

Étudiant tué par un schizophrène à Grenoble: le pourvoi du psychiatre rejeté

 

La Cour de cassation a confirmé mardi la condamnation du médecin en charge de ce patient dangereux, qui avait tué en 2008 un jeune homme après s’être échappé de son hôpital psychiatrique.

Publié hier à 19:51, mis à jour il y a 5 heures
L’hôpital de Saint-Egrève, d’où s’est échappé Jean-Pierre Guillaud.
L’hôpital de Saint-Egrève, d’où s’est échappé Jean-Pierre Guillaud. PHILIPPE MERLE/AFP

 

Le 12 novembre 2008, Jean-Pierre Guillaud, un patient schizophrène, s’échappait sans difficulté du centre hospitalier de Saint-Égrève (Isère), dans lequel il était enfermé. Après avoir gagné en bus le centre de Grenoble, à une dizaine de kilomètres, il avait acheté un couteau et poignardé le premier venu: Luc Meunier, un étudiant de 26 ans. Dans cette affaire, le psychiatre Lekhraj Gujadhur a été condamné en 2016 à dix-huit mois de prison avec sursis pour homicide involontaire. Jamais un praticien hospitalier n’avait jusqu’ici été condamné pour homicide involontaire par la justice.

Dans cette affaire, le médecin, aujourd’hui âgé de 73 ans, a fait appel. Mais les juges grenoblois ont confirmé en 2018 qu’il ne s’était pas assez préoccupé du suivi de son patient, auteur de multiples agressions par le passé et souffrant d’une «psychose délirante chronique». Considérant qu’il n’y avait pas de lien de causalité entre la faute retenue et le décès du jeune étudiant, le praticien avait formé un pourvoi en cassation. Celui-ci a été rejeté mardi par les juges de la chambre criminelle, peut-on lire sur cette décision, consultée par Le Figaro.

On pose ici les bases de la responsabilité pénale d’un médecin psychiatre. Ceux-ci doivent prendre en considération la dangerosité des patients et la sécurité du public

Hervé Gerbi, avocat de la famille meunier

Dans son arrêt, la Cour de cassation confirme la décision de la cour d’appel grenobloise. Cette dernière avait conclu en mai 2018 que Lekhraj Gujadhur n’avait «pas accompli les diligences normales compte tenu de la nature de ses missions ou de ses fonctions, ses compétences ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait». Une faute «caractérisée», avaient estimé les juges, pointant du doigt la mise en place d’une autorisation de sortie «sans surveillance» pour un patient considéré comme dangereux.

«Un vrai poids qui tombe»

Cet arrêt signe la fin d’un marathon judiciaire de onze ans. «La famille Meunier était en pleurs quand je leur ai annoncé la nouvelle. C’est un vrai poids qui tombe pour eux. Ils vont pouvoir faire totalement leur deuil», salue leur avocat, Hervé Gerbi, joint par téléphone. Pour le conseil de la famille, cette décision va «incontestablement» faire jurisprudence. «On pose ici les bases de la responsabilité pénale d’un médecin psychiatre. Ceux-ci doivent prendre en considération la dangerosité des patients et la sécurité du public, y compris en différant parfois des autorisations de sortie et en maintenant des personnes en hospitalisation plus longtemps lorsque cela est nécessaire», indique-t-il.

Le meurtre de Luc Meunier avait provoqué en 2008 une véritable onde de choc politique. Nicolas Sarkozy, alors président de la République, avait réclamé une réforme de la psychiatrie comportant des dispositions sur les malades dangereux, s’attirant une bronca des praticiens. L’hôpital de Saint-Égrève, relaxé en première instance, avait par la suite bénéficié de crédits pour clôturer tous ses pavillons.

 

Unbelievable, l’histoire vraie d’une jeune fille accusée d’avoir inventé son viol

Un sujet d’actualité alors que l’on découvre de plus en plus de violeurs en série…

Le cauchemar raconté par la série est quand même le lot commun de l’immense majorité des victimes de viol qui osent porter plainte, lesquelles ne représentent déjà qu’une infime partie de toutes les victimes bien réelles…

Dans ce cas particulier, personne n’a voulu y croire en raison du profil psychologique de la jeune fille. Mais quasiment toutes les victimes sont traitées de folles, quelles qu’elles soient en réalité. Les spécialistes du traitement judiciaire des affaires de moeurs, y compris les experts psychiatres appelés à la rescousse par les magistrats soucieux de se couvrir en justifiant leurs refus d’informer avec les inventions délirantes de tels « médecins », sont tous passés maîtres en l’art et la manière de disqualifier les victimes.

Ainsi, par exemple, dans une affaire de pédophilie de la région brestoise : le juge d’instruction Raymond André – dont le décès au mois de février dernier a heureusement mis fin à trente années de saloperies en tous genres – n’ayant pu dissuader la victime de poursuivre en fixant le montant de sa consignation à la coquette somme de 20.000 F de l’époque (3.000 € d’aujourd’hui) alors qu’elle était étudiante et sans aucun revenu (méthode illégale, mais très fréquente, constituant l’un des nombreux obstacles auxquels se heurtent les victimes que la « justice » refuse catégoriquement d’entendre, surtout à Brest), les honoraires très élevés de l’avocat qui l’assistait très mollement (environ 50.000 F de mieux) n’étant pas non plus un problème pour elle du fait que ses parents, financièrement aisés, avaient décidé de tout payer, l’un des complices habituels du juge pour de telles affaires avait été désigné pour procéder à son expertise psychiatrique. Or, celle-ci avait conclu qu’au lieu de porter plainte contre ses violeurs, la victime aurait mieux fait de les remercier pour avoir « comblé un vide dans sa vie » (sic), après quoi le pervers Raymond André avait pu prononcer le non-lieu de ses voeux, puis organiser le procès de la plaignante pour « dénonciation calomnieuse ». Il s’agissait d’une affaire de viols commis durant plusieurs années par un couple d’instituteurs sur les très jeunes enfants qui lui étaient confiés par l’Education nationale et des parents qui bien évidemment ne se doutaient de rien. Une seule de leurs nombreuses victimes avait donc pu, une fois parvenue à l’âge adulte, réunir tous les moyens nécessaires pour déposer contre eux une plainte avec constitution de partie civile (entre autres : être toujours en vie, ne s’être pas suicidée comme d’autres victimes des mêmes pédophiles, n’avoir non plus sombré dans la drogue ou la prostitution comme certaines de ses anciennes camarades de classe passées entre les mains des mêmes, être soutenue par ses parents, lesquels étaient assez riches pour tout assumer). Les éléments de preuve qu’elle apportait, comprenant des résultats d’examens médicaux comme des photographies prises par les pédophiles eux-mêmes et offertes à leur victime en guise de « cadeaux souvenirs » d’un goût douteux, étaient indiscutables et ne laissaient pas place au doute. D’où la conclusion assez spécieuse de l’expert psychiatre, une femme exerçant à l’hôpital psychiatrique de Bohars, du CHU de Brest : non, la plaignante ne mentait pas, mais elle aurait bien dû remercier ses violeurs au lieu de porter plainte contre eux… Elle a été condamnée – la plaignante, pas la psychiatre. Et ses parents ont dû derechef tout payer, au prix fort.

 

 

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18683849.html

Unbelievable sur Netflix : l’histoire d’un viol auquel personne n’a voulu croire

 

Par CT — 13 sept. 2019 à 11:00

 

« Unbelievable » s’annonce comme la nouvelle série coup de poing de Netflix. Centrée sur une affaire de viol, elle raconte comment la parole de la victime a été remise en cause. A découvrir dès aujourd’hui sur la plateforme.

De quoi ça parle ?

L’histoire vraie de Marie, une adolescente accusée d’avoir menti sur le fait d’avoir été violée, et de l’enquête menée par deux détectives.

Une série coup de poing

Après une promotion plutôt discrète, Unbelievable vient rejoindre le catalogue déjà bien fourni des productions Netflix. Et pourtant, cette série a de quoi faire parler d’elle puisqu’elle adapte l’histoire, difficile à croire mais pourtant si courante, d’une jeune adolescente de 18 ans violée et dont la parole a été remise en cause à la fois par la police et par ses proches. Il faut dire que le profil psychologique de la victime n’est pas des plus rassurants : Marie (son nom a été changé) a passé les dernières années à passer de familles d’accueil en familles d’accueil. Selon ses proches, elle ne recherche que de l’attention. Pour avoir menti à la police, elle encourt jusqu’à 1 an de prison. Deux ans plus tard, deux détectives se lancent sur la piste d’une violeur récidiviste et réalisent que Marie n’avait rien inventé.

A travers cette histoire bouleversante, Unbelievable aborde un sujet délicat et rarement abordé à la télévision. Les scénaristes de la série se sont basés sur le podcast « Anatomy of Doubt » et l’article primé d’un Pulitzer écrit par T. Christian Miller and Ken Armstrong. Ces derniers y nous font comprendre le trauma que la jeune femme a vécue, après avoir vu que tout le monde rejetait son témoignage.

Unbelievable, l'histoire vraie d'une jeune fille accusée d'avoir inventé son viol dans Calomnie 4704322

 

Dans une interview donnée à Refinery29, la showrunneuse Susannah Grant explique vouloir pointer du doigt les méthodes de la police : « Il y a plusieurs choses dont on entend parler quand il s’agit de dénoncer un viol. Tout d’abord, que l’enquête est vue comme une nouvelle agression. Pareil quand la victime se fait prélever des indices. Plutôt que d’accepter cela, nous avons voulu lancer un pavé dans la mare et parler de ce sujet-là à un niveau plus viscéral, pour que chacun puisse comprendre que c’est tout ceci est vrai« .

Unbelievable s’annonce comme une série forte, qui a la puissance de retourner l’opinion publique, à la manière d’un Dans leur regard, autre production Netflix qui revenait sur l’histoire vraie des Cinq de Central Park. Et elle n’hésite pas à montrer des scènes crues pour y parvenir. La série compte aussi sur un casting solide : Kaitlyn Dever (vue dans Booksmart) incarne l’héroïne, Toni Collette et Merritt Wever se glissent dans la peau des deux détectives.

Composée de 8 épisodes d’1 heure, Unbelievable ne comptera qu’une seule saison.

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Unbelievable
Unbelievable
Série ( 2019 )

Voir sur Netflix

 

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18684140.html

Unbelievable sur Netflix : que vaut la série qui raconte l’histoire vraie d’une jeune fille accusée d’avoir inventé son viol ?

 

Par Léa Bodin — 13 sept. 2019 à 18:00

 

« Unbelievable », disponible dès aujourd’hui sur Netflix, raconte l’histoire vraie de Marie, accusée par la police d’avoir inventé son viol. Que vaut cette nouvelle série portée par Toni Collette et Merritt Wever et qui s’attaque à un sujet sensible ?

0621582 dans Corruption

Beth Dubber/Netflix

 

De quoi ça parle ?

L’histoire vraie de Marie, une adolescente accusée d’avoir menti sur le fait d’avoir été violée, et de l’enquête menée par deux détectives.

Créée par Susannah Grant, avec Kaitlyn DeverToni Collette et Merritt Wever.

Disponible sur Netflix à partir du 13 septembre.

Ça ressemble à quoi ?

 

Ça vaut le coup d’oeil ?

Il faut prendre le temps d’apprécier Unbelievable comme il se doit. La série est adaptée de l’histoire vraie d’une adolescente de 18 ans accusée par la police et par ses proches d’avoir inventé son viol. Deux ans après l’agression de Marie, deux inspectrices se lancent sur la piste d’un violeur en série et font le lien avec son témoignage. L’affaire a été relatée par T. Christian Miller and Ken Armstrong dans l’article An unbelievable story of rape publié dans The Marshall Project récompensé par un prix Pulitzer et racontée dans le podcast Anatomy of Doubt, les deux sources principales de la série.

Créée par une femme, Susannah Grant, Unbelievable se déploie tout en finesse et en sobriété et s’attache particulièrement à mettre en scène le traumatisme des victimes, notamment celui de Marie : on étouffe avec elle, on ressent son angoisse, sa solitude et son désespoir de ne pas être crue. Le premier épisode pose le décor et les bases de cette terrible injustice puis, peu à peu, on bascule dans l’enquête, sans jamais perdre de vue ce que traverse la jeune fille.

Dans ce Mindhunter au féminin, qui rappelle également nombre d’épisodes de New York Unité Spéciale, c’est le female gaze qui prime : le regard des femmes, qu’elles soient victimes ou enquêtrices. Devant la caméra, les comédiennes sont impeccables. Kaitlyn Dever, qui incarne Marie et que l’on a vue récemment dans Booksmart sur Netflix, est bouleversante et juste. Toni Collette, qui surjoue un peu le côté badass dans ses premières apparitions, finit par former un tandem très attachant avec Merritt Wever, qui se révèle absolument parfaite dans le rôle de cette flic à la fois douce et pugnace, toujours à l’écoute des victimes.

Unbelievable évoque également la série d’Ava DuVernay Dans leur regard, en cela qu’elle propose une relecture des événements du point de vue des laissés pour compte tout en réhabilitant les victimes d’un système terriblement faillible. Malgré tout, la série n’oublie jamais de montrer qu’en écoutant mieux, en formant correctement les policiers – ici, à recueillir les plaintes pour viol -, en laissant de côté les préjugés, on peut éviter que de tels drames se reproduisent.

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Série ( 2019 )

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Affaire Joël Le Scouarnec : comment le chirurgien pédophile a-t-il pu sévir aussi longtemps ?

C’est la question qu’aujourd’hui tout le monde pose publiquement, à l’exception notable des journalistes du site 20minutes.fr, bien entendu, lesquels ont pour l’heure arrêté leurs publications sur cette affaire avec celle de l’interview de l’avocat du mis en cause, en date du 22 août 2019.

Conseils de l’Ordre des Médecins, DDASS, directeurs hospitaliers et collègues médecins, tous connaissaient les antécédents du pédophile après sa condamnation pour détention d’images pédopornographiques de 2005 et tendent aujourd’hui à se renvoyer mutuellement la balle sur la question de leurs responsabilités, ou à se couvrir avec la décision de justice prononcée à Vannes, qui fut comme toujours en la matière assez légère : comment ont-ils pu laisser le chirurgien continuer à exercer et ne jamais soupçonner l’existence de faits plus graves alors qu’au minimum une vigilance accrue à son égard s’imposait et qu’aujourd’hui, précisément, les témoignages affluent sur les comportements pour le moins inappropriés du médecin hospitalier ?

Pour ma part, j’observe que le fautif a changé deux fois de département : d’abord au mois d’octobre 2004, sa condamnation à venir dans le Morbihan étant très probablement attendue; il est allé se réfugier à Quimperlé, dans le Finistère, un département qui a toujours accusé plusieurs décennies de retard dans le traitement des affaires de moeurs et où il devait bien savoir qu’il serait tranquille; puis au mois de juin 2008; il a alors carrément changé de région, d’où cette question : lui aurait-on demandé de s’éloigner à la suite d’éventuelles plaintes de victimes ?

Son directeur hospitalier était à cette époque Etienne Morel dont je connais bien les méthodes pour l’avoir vu à l’oeuvre du temps où il était directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars, un poste qu’il a occupé à compter de la révocation de la fonction publique de son prédécesseur au mois d’août 1999 et jusqu’au mois de juin 2007, correspondant à sa mutation à l’hôpital de Quimperlé.

Je vais donc en parler un peu, en précisant que je dispose de tous les éléments de preuves nécessaires pour justifier mes dires.

Commençons par son prédécesseur, Christian Barthes, originaire de Rodez et ayant fait des études de droit à Toulouse, tout comme Richard Ferrand.

Après avoir été révoqué de la fonction publique à la suite d’un conflit violent avec son directeur général Louis Rolland, il a fait l’objet de poursuites et condamnations judiciaires toutes confirmées en appel en 2004 pour une multitude de faits comprenant diverses violences, jusqu’à une tentative d’assassinat, des faits de proxénétisme aggravé, de faux et usage de faux, d’escroquerie, de faux témoignages et dénonciations calomnieuses, d’usurpations de titres ou de fonctions, l’individu s’étant présenté mensongèrement comme commissaire de police ou ayant fait usage d’une qualité de directeur hospitalier qu’il n’avait plus, afin d’impressionner des tiers.

Cette dernière condamnation se basait notamment sur la plainte du responsable d’un Foyer de l’enfance du Finistère l’ayant dénoncé pour des faits de détournement et harcèlement de mineures et de menaces à son encontre après qu’il eut découvert son manège auprès des jeunes filles dont il avait la garde, certaines s’étant plaintes d’être harcelées par l’individu tandis que d’autres étaient régulièrement ramenées au foyer par lui après de soi-disant « fugues » qui n’en étaient pas, vu qu’il en était toujours l’instigateur.

Christian Barthes avait été poursuivi et condamné pour usurpation de titre par le Tribunal de Grande Instance de Brest pour s’être présenté comme directeur hospitalier auprès de ce responsable… dont la plainte pour détournement de mineures, harcèlement de mineures et menaces à son encontre n’avait, quant à elle, jamais donné lieu à l’ouverture d’aucune enquête… La même condamnation était également justifiée par deux plaintes de femmes, l’une pour une tentative d’internement psychiatrique arbitraire, et l’autre pour des faits de pressions, manipulation ou tromperie ayant entraîné une grave et irréversible détérioration de son état de santé, Christian Barthes ayant à chaque fois usé d’une qualité de directeur hospitalier qu’il n’avait plus pour obtenir ce qu’il voulait.

Ces deux autres plaintes n’avaient pas davantage que la première donné lieu à l’ouverture d’une quelconque enquête. Directeurs hospitaliers et magistrats locaux les utilisaient pour régler leurs comptes entre eux au mépris de tous les faits dénoncés, pourtant graves (les mineures « détournées » se retrouvaient par la suite prostituées dans des bars à hôtesses locaux, leur fournisseur de drogue étant bien entendu toujours le même Christian Barthes, lequel était aussi toujours tenté de régler divers problèmes en faisant interner et traiter par ses amis psychiatres hospitaliers ceux ou celles qui le dérangeaient), et de leurs différentes victimes véritables, les uns et les autres étant restés totalement ignorés tout au long de la procédure ayant vu le seul Directeur Général du CHU de Brest se constituer partie civile et réclamer et obtenir un euro de dommages et intérêts pour les usurpations de titre commises par le délinquant.

En effet, c’est Etienne Morel qui assumait désormais toutes ses fonctions hospitalières passées et gérait à sa manière toutes les hospitalisations psychiatriques abusives de la région brestoise : femmes et enfants victimes de viols, à faire taire pour protéger violeurs et pédophiles contre leurs velléités de poursuites judiciaires, victimes d’aléas thérapeutiques ou d’erreurs médicales des autres services de l’hôpital, à finir en psychiatrie afin d’éviter toute condamnation pour le CHU de Brest, réduction à l’état de légume de toute personne dérangeant un de ses copains, notamment ceux de la fonction publique, etc, etc…

Ce traitement psychiatrique généralisé à de très nombreux problèmes relevant en principe de la justice est la cause du nombre ahurissant de « schizophrènes » enregistrés dans le département du Finistère, où leur prévalence dépasse les 2% de la population, alors qu’elle est invariablement de 1% partout ailleurs dans le monde. Il a toujours été cautionné par le médecin-inspecteur de la DDASS Françoise Largeau, promue au grade de médecin général de santé publique par arrêté du 24 avril 2008 :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018764098&categorieLien=id

Dans les années 2000, l’un et l’autre s’étaient montrés si brillants dans leurs fonctions respectives qu’à compter du mois d’octobre 2002, la communauté médicale brestoise avait été frappée par toute une série de suicides, notamment ceux de quatre étudiants en médecine de 4ème année entre octobre 2002 et mars 2003 (ils avaient effectué leurs premiers stages hospitaliers en psychiatrie au cours du printemps 2002), puis celui d’un infirmier psychiatrique qui les connaissait bien, le 31 décembre 2004. Ces cinq suicidés avaient tous été retrouvés pendus à l’identique et le psychiatre hospitalier qui les suivait, une femme contre laquelle pleuvaient les plaintes de diverses victimes depuis des années, fut sanctionné par une mutation à Saint-Brieuc. Elle aura donc été « éloignée » par son directeur Etienne Morel qui par ailleurs n’hésitait pas à décrocher son téléphone pour appeler à leur domicile et les menacer de plaintes pour des faits imaginaires des victimes de ces hospitalisations psychiatriques abusives causes de suicides en série dont il était responsable. C’étaient alors à leur intention des hurlements similaires à ceux dont il gratifiait aussi très régulièrement son personnel ou ses collaborateurs hospitaliers, tous tenus d’obéir à tous ses ordres illégaux et illégitimes en vue d’éviter des poursuites judiciaires sinon quasi certaines.

 

https://www.lepoint.fr/justice/affaire-le-scouarnec-peut-etre-la-plus-grande-affaire-de-pedophilie-du-siecle-27-08-2019-2331795_2386.php

 

https://www.letelegramme.fr/dossiers/pedophilie-affaire-le-scouarnec/affaire-le-scouarnec-la-ddass-avait-ete-informee-26-08-2019-12367772.php

Affaire Le Scouarnec. « La DDASS avait été informée »

 

Publié le 26 août 2019 à 19h56 Modifié le 26 août 2019 à 20h00

Le Conseil de l’Ordre des médecins assure avoir informé la DDASS du Finistère d’une condamnation du praticien, qui exerçait alors au centre hospitalier de Quimperlé.

Le Conseil de l’Ordre des médecins assure avoir informé la DDASS du Finistère d’une condamnation du praticien, qui exerçait alors au centre hospitalier de Quimperlé. (Photo Stéphane Guihéneuf)

 

Le Conseil national de l’Ordre des médecins dit ne rien avoir à se reprocher dans l’affaire Le Scouarnec, du nom de ce chirurgien soupçonné de viols et attouchements sur plus de 200 patients mineurs. Actes qui auraient été perpétrés en Charente-Maritime et en Bretagne. Selon l’Ordre, la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) du Finistère avait été informée d’une première condamnation à Vannes.

 

Rappelons que le docteur Le Scouarnec avait été condamné en novembre 2005, par le tribunal de Vannes, à la peine de quatre mois de prison avec sursis pour consultation d’images pédopornographiques et ce, sans injonction de soins. « Le Conseil de l’Ordre des médecins du Finistère avait été informé par un médecin, d’une manière informelle, que ce praticien, qui exerçait dans le département (à Quimperlé, NDLR) avait été condamné dans le Morbihan. Mais mes confrères ne connaissaient pas la raison pour laquelle ce chirurgien avait eu des démêlées judiciaires » explique le docteur Jean-Marcel Mourgues, vice-président du Conseil national de l’Ordre des médecins, que nous avons pu contacter ce lundi.

« L’Ordre des médecins est allé vers le tribunal pour aller chercher cette information. Je suis formel. L’information n’ayant pas été immédiate, la demande a été réitérée » poursuit le docteur Mourgues. Une copie du jugement a enfin été confiée, début novembre 2006, soit un an après le jugement. Désormais, la justice est tenue d’informer les autorités compétentes de jugements concernant des personnes exerçant une profession exposée (santé, éducation, etc.).

« Nous sommes allés jusqu’au bout de notre démarche »

Deux semaines plus tard, et après s’être réunis en assemblée plénière, les membres du Conseil finistérien avaient décidé d’informer de ces faits la DDASS du Finistère. « À l’époque, nous étions juridiquement incompétents. Il a fallu attendre la loi de 2009 de réorganisation du système de santé, pour que soit reconnue la compétence de l’Ordre de poursuivre, sur le plan disciplinaire, des médecins. Nous sommes allés jusqu’au bout de notre démarche, de ce que nous devions faire » insiste le vice-président de l’Ordre national.

Ensuite, le docteur Le Scouarnec n’a pas été inquiété. Après Quimperlé, il a rejoint Jonzac où il a pu intégrer sans le moindre problème un autre établissement hospitalier. À nos confrères de France Info, Pascal Revolat, président du Conseil des médecins de Charente-Maritime, expliquait récemment que le casier judiciaire du chirurgien avait été consulté avant son inscription au tableau de l’Ordre. « Cette condamnation pour détention d’images pédopornographiques était connue. Sauf que la Justice avait pris une décision qui n’ordonnait aucune suspension. De plus, à l’époque, les faits qui sont actuellement reprochés à Joël Le Scouarnec (des viols et agressions sexuelles) n’étaient pas les mêmes, se défend Pascal Revolat. Il s’agissait de détention d’images pédopornographiques ».

Des infractions, pas un délit

Reste que ce procès vannetais n’avait pas fait l’objet d’une publicité tapageuse. À l’origine, Joël Le Scouarnec, père de trois enfants, avait été confondu suite à une commission rogatoire internationale. Aux États-Unis, des ordinateurs de plusieurs sociétés diffusant des images pédopornographiques avaient été saisis, levant le voile sur les adresses informatiques de leurs « clientèles ». 2 468 internautes français avaient été inquiétés. Dont Joël Le Scouarnec et un autre professionnel de santé morbihannais. Le tribunal avait décidé de disjoindre ces deux cas ainsi qu’un autre concernant un troisième prévenu.

Suivant un arrêt de la Cour de cassation datant du 5 janvier 2005, le tribunal de Vannes avait qualifié les faits d’infractions et non de délit : la simple consultation de sites pornographiques mettant en scène des mineurs ne suffit pas à caractériser le délit de détention d’images pornographiques.

 

https://www.charentelibre.fr/2019/08/26/chirurgien-pedophile-l-ordre-des-medecins-avait-connaissance-de-son-passe-judiciaire,3476395.php

Chirurgien pédophile: l’Ordre des médecins avait connaissance de son passé judiciaire

 

Chirurgien pédophile: l’Ordre des médecins avait connaissance de son passé judiciaire

Le Dr Le Scouarnec a officié à l’hôpital de Jonzac entre 2008 et 2017. Il est incarcéré depuis cette date.

Capture d’écran Google Street View
Par charentelibre.fr, publié le 26 août 2019 à 23h17.

 

Joël Le Scouarnec, l’ex-chirurgien de 68 ans soupçonné d’être l’auteur de nombreux actes pédophiles, avait bel et bien été signalé à l’Ordre des médecins ainsi qu’à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) du Finistère, contrairement à ce que Pascal Revolat, le président de l’Ordre des médecins de Charente-Maritime, expliquait dans nos colonnes vendredi. Et ce, après sa condamnation en 2005 à Vannes (Morbihan) à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédo-pornographiques.

En 2005, il était ensuite allé travailler dans le Finistère. Le conseil départemental de l’Ordre des médecins avait alors eu vent de cette condamnation et avait demandé le compte rendu du jugement à la justice. L’instance ordinale l’avait ensuite transmise à la Ddass « qui n’a apparemment pas réagi », note sur France Info Pascal Revolat.

En 2008, Joël Le Scouarnec a de nouveau changé de département pour venir travailler à Jonzac. Et l’Ordre des médecins de Charente-Maritime était au courant de la condamnation de 2005 du chirurgien. C’est ce qu’indiquait vendredi Pascal Revolat à France Info.

« Il y a eu un entretien entre le président du conseil de l’Ordre de Charente-Maritime et ce médecin. Ensuite, en séance plénière, le conseil a décidé qu’il n’était pas justifié d’aller au-delà, sachant que la justice ne l’avait pas suspendu. À l’époque, ce n’était pas du tout les faits actuels qui étaient en cause, il s’agissait de détention d’une image pédo-pornographique. »

Pascal Revolat précise également que jusqu’en 2009, les médecins hospitaliers étaient sous l’autorité des Direction départementale des affaires sanitaires et sociales.

 

https://www.sudouest.fr/2019/08/26/chirurgien-de-jonzac-accuse-de-pedophilie-l-ordre-et-la-ddass-connaissaient-sa-condamnation-de-2005-6485924-1368.php

Chirurgien de Jonzac accusé de pédophilie : l’Ordre et la Ddass connaissaient sa condamnation de 2005

 

Publié le 26/08/2019 à 20h15. Mis à jour le 27/08/2019 par Eric Chauveau.
Chirurgien de Jonzac accusé de pédophilie : l’Ordre et la Ddass connaissaient sa condamnation de 2005
Joël Le Scouarnec a exercé de 2008 à 2017 au centre hospitalier de Jonzac

Gobin Marie-Laure

 

Condamné pour détention d’images pédo-pornographiques en 2005, Joël Le Scouarnec a continué d’exercer jusqu’en 2017.

Comme le révélait « Sud Ouest » en février 2019, le chirurgien Joël Le Scouarnec, soupçonné de plusieurs viols et agressions sexuelles sur mineurs, avait été condamné en novembre 2005 à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images à caractère pédopornographique entre mars 2002 et décembre 2003. On sait aujourd’hui que cette condamnation était connue de l’Ordre des médecins et de la Ddass, ce qui ne l’a pas empêché de continuer d’exercer jusqu’en 2017.

À la suite de la condamnation de 2005, il a en effet été signalé à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) du Finistère. C’est le conseil de l’ordre des médecins du Finistère, département où a travaillé le docteur, qui a « fait connaître cette situation à la Ddass qui n’a apparemment pas réagi », a assuré, à FranceInfo, Pascal Revolat, président du Conseil de l’Ordre des médecins de Charente-Maritime.

« Je peux parler de ce qui s’est passé au Conseil de l’Ordre de Charente-Maritime. Pour toute inscription ou transfert [d’un médecin dans notre département], nous consultons le casier judiciaire. Cette condamnation [pour détention d’images pédopornographiques] était connue, sauf que la justice avait pris une décision qui n’ordonnait aucune suspension« , indique Pascal Revolat. Et d’ajouter qu’il y avait eu « un entretien entre le président du Conseil de l’Ordre de Charente-Maritime et ce médecin. Ensuite, en séance plénière, le Conseil a décidé qu’il n’était pas justifié d’aller au-delà, sachant que la justice ne l’avait pas suspendu ».

Pas d’obligation de soins

La peine infligée au médecin l’avait été par le tribunal correctionnel de Vannes (Morbihan), ville où le praticien exerçait alors à l’hôpital. Le praticien, né en 1950, avait exercé d’abord, en Touraine, à Loches, à hôpital et au sein d’une clinique de 1984 à 1989. Il exerce en Bretagne de 1994 à 2003 à Vannes Sacré Coeur, de 2002 à 2004 à Lorient, puis à Quimperlé de 2004 à 2008. Pour finalement prendre un poste à l’hôpital de Jonzac en 2008 et jusqu’en 2017.

« Avec cette condamnation en 2005, il n’y a pas eu d’obligation de soins », indiquait, en février dernier, Me Thibault Kurzawa, l’avocat saintais du médecin, en détention provisoire de mai 2017 à la suite de sa mise en examen pour deux viols et deux agressions sexuelles (ce dossier fera l’objet d’un procès devant les assises de Saintes, sans doute début 2020 ).

L’avocat se demandait alors si une telle obligation n’aurait pas pu permettre d’éviter les agissements sur une fillette jonzacaise, sa voisine de domicile. Domicile où les gendarmes retrouvaient de sinistres carnets contenant le récit (réel ou fantasmé ?) de 150 agressions sexuelles et 50 viols sur des patients et un attirail d’objets à caractère sexuel. Ce deuxième volet de l’affaire Le Scouarnec fait toujours l’objet d’une enquête préliminaire de la gendarmerie.

 

Ligue du LOL : le journaliste David Servenay a encore perdu une bonne occasion de se faire discret

Voilà en effet ce qu’il twitte aujourd’hui sans aucune vergogne, alors qu’il est à l’origine du phénomène avec ses amis « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lequel a débuté en 2008 sur le site Rue89 :

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David Servenay
@servenay
RT @yannguegan: Tu te dis qu’on a peut-être fait le tour des révélations sur la #liguedulol mais en fait non
La Ligue du LOL était aussi une machine à broyer des femmes
[Enquête Numerama] Il y a dix ans, être une femme ciblée par la Ligue du LOL revenait à mettr… plus
numerama.com
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Point n’est besoin d’aller rechercher de lointains ancêtres aux membres de la Ligue du LOL, ni de tomber dans la tartufferie d’un Paul Godefrood, tout a bien commencé sur le site Rue89 en 2008 avec les harcèlements quotidiens dont y étaient victimes des femmes – et uniquement des femmes, jamais des hommes – déjà victimes de harcèlement moral dans le travail qui, appâtées par des articles sur ce sujet – tout comme des hommes se disant également victimes de harcèlement moral dans le travail – venaient comme moi très naïvement parler ou témoigner anonymement de ce que ces termes pouvaient recouvrir.

Le journaliste de Rue89 David Servenay nous faisait passer pour des folles, c’est son pote le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi qui le dit publiquement dès 2010 et au cours des années suivantes dans plusieurs de ses écrits publics me concernant, qu’il n’a pas tous rendus privés.

Au mois de février 2009, il avait bien fait publier sur ce site un article consacré au harcèlement moral en entreprise dont était victime une personne… handicapée… son but étant clairement de laisser entendre que le handicap, particulièrement lorsqu’il est mental, justifie le harcèlement moral en entreprise et ailleurs, lequel ne saurait être autre chose : on se « moque » à juste titre des « fous » ou des « folles », lesquels n’auraient leur place qu’en hôpital psychiatrique, et certainement pas dans les entreprises ni les espaces publics, comme l’ont toujours soutenu tous les « déconnologues » de la bande de Pascal Edouard Cyprien Luraghi et leurs divers complices, à commencer, en ce qui me concerne, par la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui alimentait déjà toute la bande en fausses informations à mon sujet. M’ayant toujours fait surveiller par divers moyens illégaux, comme des écoutes téléphoniques illégales et du piratage informatique, elle suivait attentivement toute mon activité anonyme sur Internet, particulièrement sur le site Rue89 où j’avais ouvert un compte, et contactait tous mes nouveaux contacts pour les « renseigner » à mon sujet…

A noter : les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest n’ont par la suite jamais tari d’éloges sur la « déconnologie » pratiquée sur le site Rue89, telle que son inventeur le cybercriminel et psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi l’avait décrite et revendiquée lors de son interrogatoire du 14 mars 2011 à la Gendarmerie de Puy-l’Evêque, à la suite de mes premières plaintes à son encontre. Il en excluait alors ses prolongements ultra violents sur ses propres blogs comme dans les « vraies vies » de ses cibles, niant notamment m’avoir à maintes reprises menacée de mort, mais avait bien déclaré se « moquer » avec ses amis des « folles » qui se prétendaient victimes de harcèlement moral en entreprise dans leurs commentaires sur le site Rue89, lesquelles, en réalité, se contentaient ainsi de répondre aux appels explicites à témoigner et à débattre des journalistes du site.

Ce dernier a encore revendiqué comme « normales » ou parfaitement « justifiées » toutes ses soi-disant « moqueries » à mon encontre devant le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris lors de l’audience du 8 novembre 2016 qu’il avait lui-même demandée pour exiger notamment qu’il me soit fait interdiction définitive de toute expression publique concernant ma propre biographie, sur laquelle il estime avoir un droit d’exclusivité.

En ce qui concerne le pervers manipulateur David Servenay, rappelons qu’il a quitté Rue89 au mois de décembre 2010 pour rejoindre l’éphémère site OWNI par où ont transité à la même époque plusieurs membres de la Ligue du LOL.

 

https://www.numerama.com/politique/463806-la-ligue-du-lol-etait-aussi-une-machine-a-broyer-des-femmes.html

La Ligue du LOL était aussi une machine à broyer des femmes

 

 

[Enquête Numerama] Il y a dix ans, être une femme ciblée par la Ligue du LOL revenait à mettre le doigt dans un engrenage bien particulier. Influence, pouvoir, harcèlement et photos intimes volées : de nouveaux témoignages recueillis par Numerama montrent l’étendue d’un système où des femmes, volontaires ou non, étaient tour à tour convoitées, dénigrées, moquées, harcelées.

Depuis la publication d’un article de Libération les accusant de cyberharcèlement le 8 février 2019, plusieurs membres de la « Ligue du LOL » ont publié des explications ou des excuses en ligne. La Ligue du LOL était le nom d’un groupe Facebook, créé par le journaliste Vincent Glad, qui rassemblait une trentaine de journalistes, communicants, blogueurs, et qui a harcelé en ligne de nombreux internautes francophones.

En grand majorité, ceux-ci assurent aujourd’hui avoir ciblé aussi bien des femmes que des hommes, et n’avoir pas fait de différence entre eux. Numerama a montré dans une première enquête combien cette entreprise visait en effet large — d’autres articles ont également montré l’homophobie de certains actes.

La plupart des femmes ciblées par la Ligue du LOL ont quant à elle subi un harcèlement bien spécifique, sexiste, et parfois sexuel. Numerama révèle de nouveaux témoignages et preuves de la pression que subissaient certaines d’entre elles, piégées dans une atmosphère d’entre-soi minuscule, où Twitter ressemblait alors à « une chatroom géante ».

Des détails intimes révélés sur Twitter

Iris Gaudin, journaliste et blogueuse, a fait partie de ces femmes. Elle connaissait le créateur de la Ligue du LOL, Vincent Glad. Ils étaient dans la même école de journalisme, l’ESJ, à une promo d’écart, et ils avaient eu ensemble une relation intime.

Un jour, après un café pour discuter d’une émission télévisée sur Twitter qu’il voulait lancer, Vincent Glad invite Iris Gaudin à rejoindre le réseau social. Elle accepte. Pour l’occasion, il lui dédie un tweet de bienvenue un peu particulier, dans lequel il l’appelle la «  salope ». Ce terme est utilisé en référence à une interview menée par la journaliste quelques temps plus tôt, dans laquelle l’acteur Gérard Depardieu la traite ainsi.

Dans les jours qui suivent, Iris Gaudin commence à recevoir des tweets, écrits depuis des comptes anonymes. Ils lui envoient des messages à caractère sexuel : «  Ils décrivaient des parties intimes de mon corps, avec beaucoup de précision », se souvient-t-elle. La journaliste envoie un message à Vincent Glad, et lui demande si c’est lui qui est derrière ces comptes. « Il m’a répondu que non, que j’étais complètement folle et qu’il n’était pas du tout au courant », raconte-t-elle à Numerama.

Des membres de la ligue du LOL comme le journaliste Alexandre Hervaud s’en mêlent. Dans un tweet toujours en ligne, il invite des comptes anonymes, dont au moins un a été relié à des membres de la Ligue, à «  payer une bonne bière » à Iris Gaudin, en la mentionnant. Un lien partagé renvoie vers la photo d’un sexe féminin dans lequel est inséré une canette de bière. Interrogé à ce sujet par la victime de harcèlement, Vincent Glad lui aurait répondu qu’elle «  n’avait pas d’humour ».

Ligue du LOL : le journaliste David Servenay a encore perdu une bonne occasion de se faire discret dans AC ! Brest ligue-lol-capture-hervaud-gaudin

Un tweet dans lequel était mentionnée Iris Gaudin. // Source : Capture d’écran Numerama

 

Un compte parodique nommé « jesuisunesalope » est aussi créé. Il mentionne régulièrement Iris Gaudin en se moquant d’elle, il se fait passer pour elle, ou se moque tantôt de ses tweets. «  Ce compte servait à me ridiculiser », résume la journaliste et blogueuse.

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Capture Numerama
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Capture Numerama

 

Un autre compte anonyme, @foutlamerde, a servi à harceler sexuellement Iris Gaudin. Elle y était qualifiée de «  poupée  », de « coquine », de «  putain de cougar en puissance  ». Vincent Glad a reconnu avoir été l’une des personnes derrière ce compte à 20 Minutes.

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Les tweets datent de 2010 // Source : Capture d’écran Numerama

 

Ce harcèlement sexuel a duré deux ans, entre 2010 et 2011, durant lesquels on l’a aussi avertie sur le fait que des images intimes d’elle circulaient – elle n’en a jamais eu la preuve. Il s’est ensuite largement atténué, à peu près au moment où des membres ont trouvé un emploi dans des grandes entreprises. Contacté par Numerama, Vincent Glad, qui était « tagué » sur certaines publications insultantes, affirme qu’il ne savait pas que des comptes anonymes avaient harcelé sexuellement Iris Gaudin en dévoilant des détails de son anatomie.

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Un autre compte anonyme qui ciblait Iris Gaudin. // Source : Capture d’écran Numerama

 

Avoir des relations avec un des membres de la Ligue du LOL revenait-il à s’exposer au risque de voir des photos ou détails intimes circuler ? C’est une question que se pose aujourd’hui Camille, la femme derrière le compte Twitter @yelling__.

« Si tu n’étais plus sexuée, tu n’existais plus »

« À l’époque de Twitter, il n’y avait pas de notions de regard, il n’y avait que nous. Tout était public, c’était comme une chatroom géante. Il n’y avait pas de limite. J’entends parler de photos volées et aujourd’hui je me demande ce qu’il s’est échangé sur moi », explique celle qui a eu une relation avec l’un des membres de la Ligue du LOL. Aujourd’hui, elle est encore marquée par tout ce qu’il s’est passé.

Elle souligne combien certains membres cessaient de parler à quelques femmes dès qu’ils apprenaient que celles-ci étaient en couple. «  Les filles ciblées, c’était des célibataires. À partir du moment où je me suis mise en couple, j’étais devenue une ‘darone’. Si tu n’étais plus sexuée, tu n’existais plus. »

« Il m’a fait croire qu’il avait le SIDA »

La blogueuse Capucine Piot a également été l’une des cibles privilégiées de la Ligue. Parmi les insultes et commentaires dégradants qui la visaient, on trouve de nombreuses références à ses organes sexuels ou à des pratiques sexuelles.

Des comptes anonymes, parmi lesquels @foutlamerde, l’ont également harcelée. L’un d’entre eux se vantait d’avoir en sa possession une photo de la poitrine de Capucine Piot.

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Un compte anonyme // Source : Capture d’écran / Numerama

 

Ce même compte a harcelé sexuellement d’autres femmes.

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Tous ces tweets s’adressent à une même femme. // Source : Captures d’écran Numerama

 

Capucine Piot raconte par ailleurs sur Twitter avoir eu une relation avec l’un des membres de la ligue, Renaud Aledo alias ClaudeLoup. «  Il m’a fait croire qu’il avait le SIDA pour me faire peur et me laisser penser que je pourrais l’avoir, accuse Capucine Piot. Je me suis retrouvée tremblante, à faire les examens médicaux nécessaires. Pendant ce temps-là la traque en ligne continuait ».

Certaines femmes victimes du harcèlement de la Ligue du LOL ont eu, ou failli avoir des relations intimes avec un membre du groupe. Qu’elles y consentent ou qu’elles s’y refusent, le résultat était le même : le harcèlement, d’elles ou de proches.

Matthias Jambon nous racontait ainsi dans notre précédent article sur le sujet que son harcèlement avait commencé en 2011. Il s’était rendu au salon du livre avec une amie journaliste. Cette dernière avait été approchée par Renaud Aledo, mais avait refusé d’avoir une relation sexuelle avec lui. Renaud Aledo les avait vus au salon du livre et aurait pensé que Matthias Jambon avait séduit la journaliste. Le lendemain, Matthias Jambon était suivi par la quasi-totalité des membres de la Ligue du LOL sur Twitter. « On m’a dit c’est ton tour », se souvient-il au téléphone. Les premières insultes sont tombées 48 heures plus tard.

Des photos intimes volées et partagées publiquement

Au cours de notre enquête, nous avons retrouvé sur Twitter des traces de l’existence d’un compte, depuis supprimé, intitulé @TwitpicDeSeins, le «  compte où tu ne veux pas voir ta petite sœur », comme le décrivait Vincent Glad dans un tweet en 2010. Dans un message public, il dit avoir «  inventé » la notion de « photo de sein » et mentionne le compte en question, qui partageait de nombreuses photos de décolletés ou de seins nus. Interrogé par Numerama, il nie en être à l’origine. Le «  on » désignerait Twitter ou les internautes, mais pas lui, ou la Ligue du LOL…

capture-decran-2019-02-12-a-16-02-37-copie-1024x385 dans Luraghi

Capture Numerama

 

Numerama a constaté que de nombreux membres de la Ligue du LOL échangeaient des photos en mentionnant ce compte. C’était également le cas d’autres membres de Twitter à l’époque. David, un journaliste que nous avons interrogé et qui ne faisait pas partie de ce groupe, avait lui aussi publié plusieurs photos des décolletés de ses amies en soirées. Il insiste sur le fait que c’était avec leur accord : « Il y avait des filles qui envoyaient directement [des photos] » souligne-t-il. Deux femmes concernées nous ont confirmé cette version des faits.

Une autre femme qui avait consenti à ce qu’une photo de ses seins soit prise lors d’une soirée ne s’en souvenait tout simplement pas. Ce n’est qu’après avoir contacté l’homme qui avait pris la photo qu’elle nous a indiqué : « Ce n’était pas très malin mais ce n’était pas dans mon dos. »

À l’époque en 2009, de nombreuses femmes mettent en ligne volontairement des décolletés (souvent), ou plus (parfois). Elles sont nombreuses à expliquer, aujourd’hui, combien l’ambiance était différente et qu’elles ne se méfiaient pas. Nombreuses, aussi, à culpabiliser d’être entrée dans ce « jeu » sans comprendre qu’elles étaient, à un autre endroit, tournées en ridicule pendant des mois ou des années. « Quand Vincent Glad a parlé de mes seins à l’époque, le pire, c’est que j’ai dû être contente », nous explique Camille (@yelling), contactée au téléphone.

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Plusieurs images qui circulent ne sont pas restées que sur Twitter. On retrouve la mention de Capucine Piot à plusieurs reprises, par exemple, sur le réseau social mais aussi dans le Pearltree qu’archivait Vincent Glad à l’époque, et qu’il nous a confirmé utiliser pour « compil[er] les contenus qui [le] faisaient rire à l’époque sur Twitter ».

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Un des montages archivé que nous avons retrouvé utilise une des photos dénudées de la jeune femme. Elle est superposée à des chats vidéo anonymes de groupe. Il est difficile de savoir si c’est une capture d’écran qui a été modifiée ou non. Nous avons flouté la photo dénudée.

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Cette photo avait été partagée notamment par le compte Twitter @foutlamerde.

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Capture Numerama (lien floutés)

 

Certaines photos se sont échangées sans le consentement des femmes concernées. L’une d’entre elles nous raconte qu’elle avait bien publié des photos dénudées sur son compte, mais qu’elle n’avait pas donné l’accord pour les partager. On les retrouve pourtant sur des tweets, dont des tweets de @foutlamerde.

La journaliste Melissa Bounoua (qui a notamment travaillé chez Slate et au podcast Studio 404, dont l’équipe a annoncé arrêter la diffusion) en a aussi fait les frais avec deux images. En 2009, d’abord, une photo d’elle en robe avec un décolleté plongeant a beaucoup circulé. Elle l’avait elle-même partagée une fois sur Twitter : « À l’époque, je n’avais aucune conscience de tout ça », nous explique-t-elle par écrit.

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La deuxième est encore plus grave. En 2010, elle a pris en photo sa poitrine et l’a envoyée l’image à son petit-ami de l’époque en message privé sur Twitter. Le lendemain matin, l’URL de la photo avait été rendue publique par un compte anonyme, et tout le monde l’avait vue. Si elle l’a supprimée dans la foulée, la journaliste garde un souvenir amer, certaine que ce n’est pas son ami qui avait publié l’image.

Des flux RSS pour dénicher des photos Twitter privées

Comment l’image a-t-elle pu fuiter ? Aux débuts de Twitter, les photos mises en ligne étaient automatiquement transformées en URL en twitpic.com, la plateforme d’hébergement du réseau social. Or il était possible de s’abonner aux comptes TwitPic sous forme de flux RSS et donc « d’aspirer » automatiquement les photos publiées par les comptes. À ce jour, Melissa Bounoua est persuadée qu’il s’agit de la méthode qui a été employée pour récupérer cette photo privée, envoyée en message privé. «  Je n’en ai parlé personne à l’époque ne sachant pas, ne voulant pas investiguer plus. Je n’osais pas et j’étais gênée », nous explique-t-elle.

Aujourd’hui, cette faille de Twitter n’est plus exploitable. Il n’est pas possible de savoir combien d’images publiées dans des conversations privées ont ainsi été espionnées, et pendant combien de temps.

Des femmes inquiètes et des conséquences à vie

Iris Gaudin a dû fuir Twitter plusieurs fois (elle appelle cela des « tweetsuicides »), malgré le fait qu’elle jugeait le réseau social important pour faire parler de son travail. Elle a changé de pseudonyme, s’est absentée quelques mois avant de revenir. « J’ai même pensé à un moment qu’il s’agissait d’une sorte de bizutage ; alors j’ai fait des blagues à la con, pas méchantes mais idiotes. C’était avant que je me rende compte que je n’étais qu’une cible », se souvient Iris Gaudin, qui a mis des années à s’en remettre.

« Si ces mecs retweetaient une blague, un bon mot, un lien qu’on postait, on se sentait validées » abonde Camille (@yelling__). « Ils nous validaient ou nous invalidaient. Évidemment, le but c’était qu’ils nous valident et on plongeait tête baissée en disant surtout des conneries. Parce que je n’ai pas souvenir qu’ils retweetaient les choses intelligentes que l’on disait. Du coup on disait de la merde, sur nous-même et sur les autres. Quand j’y repense aujourd’hui, ça me tétanise. »

Une autre victime nous a confié avoir elle aussi tenté de «  copiner  » avec les personnes qui retwittaient des photos dénudées d’elle sans son consentement. Elle espérait ainsi qu’ils ne s’en prendraient pas davantage à elle.

Aujourd’hui, Iris Gaudin se souvient de « l’emprise » et la «  fascination » qu’elle éprouvait malgré elle pour certains membres de la Ligue du LOL. Elle se souvient aussi que «  leur but était de nous enlever toute dignité ». Et qu’ils faisaient ce «  travail » à une échelle « quasi-industrielle ».

Pour Mélanie Wanga, journaliste qui a subi des attaques sexistes et racistes sur Twitter mais aussi sur son blog personnel, ce groupe a contribué à certains membres de prendre de la place au sein d’un certain nombre de médias parisiens, tout en excluant de-facto celles et ceux qui n’étaient pas dans leur bande. «  Je me suis demandée pourquoi je m’infligeais ça », explique-t-elle dans le podcast Programme B. « Pourquoi je vais sur un réseau où je sais qu’il y a des mecs qui m’attendent en sniper au coin de la rue pour me tomber dessus et me balancer des trucs crypto-racistes en permanence. Et ce n’est pas anodin de se dire ça, en tant que jeune journaliste : ‘je vais quitter Twitter’, alors que c’est un outil indispensable. » Contactée par Numerama, une autre journaliste résume : « Soit tu étais avec eux, soit tu étais contre eux. »

Marie Turcan et Perrine Signoret

 

https://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/la-ligue-des-blaireaux-sauvages_2062093.html

La ligue des blaireaux sauvages

 

Par Eric Mettout, publié le 13/02/2019 à 18:55

 

Le fameux Lol, pour "Lough out Loud". Tout le monde n'est pas obligé d'être "mort de rire".

Le fameux Lol, pour « Lough out Loud ». Tout le monde n’est pas obligé d’être « mort de rire ».L’Express

Pourquoi leurs chefs n’ont-ils rien vu des dérapages des journalistes de la Ligue du Lol? Parce qu’ils étaient trop vieux.

 

C’est une histoire de happy few – ou plutôt de unhappy few. Elle est née et s’est développée à l’intérieur d’un tout petit milieu, pour resurgir aujourd’hui, dix ans plus tard. S’y croisent quelques dizaines de petits mâles alpha comme on en trouve à l’origine des pires bizutages et leurs quelques dizaines de victimes, des femmes le plus souvent, mais aussi des homos ou des noirs, chassés en meute et moqués pour leur physique, leurs activités mais surtout parce qu’elles ou ils sont femmes, homos ou noirs – et parce que c’est paraît-il marrant de chasser en meute plus faible que soi. C’est affligeant de bêtise mais pas très nouveau. Particularité : à l’époque des faits, ces petits mâles alpha sont très jeunes, plutôt parisiens, globalement de gauche, c’est important, et le plus souvent journalistes ou « communicants », comme on dit quand on veut définir ces métiers qui consistent essentiellement à faire fructifier son carnet d’adresses.

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Surtout, ils sont les rois des réseaux sociaux à un moment où les réseaux sociaux sont encore le privilège en France de quelques… happy few. Ils en tirent une gloire et une notoriété réelles, ils ont de l’influence, les rédactions ou les agences de com’ commencent à s’intéresser à eux, qui maîtrisent si bien ce drôle d’univers alléchant mais opaque qu’est encore internet pour la plupart des rédactions et des agences de com’. Ils impressionnent, par leur omniprésence, leur tchatche, leur connaissance des réseaux sociaux, leur humour aussi, parce qu’ils en ont, corrosif, destructeur, itératif. On les suit sur Twitter, où ils multiplient les « tweet-clashs », à la manière des « battles » de rap. Ils s’y écharpent à coups de mots d’esprit, de vivacité, de méchanceté, de mauvaise foi, dans des combats sauvages dont le vaincu ressort généralement lessivé mais revanchard, prêt à reprendre les armes à la première occasion.

Ça, c’est ce qu’on voit.

C’est ce que voit la majorité des utilisateurs de Twitter, loin d’être aussi nombreux qu’en 2019.

C’est ce que je vois moi, patron d’une rédaction numérique où défilent de jeunes journalistes des deux sexes qui m’initient plus aux subtilités de l’outil que je ne les y initie. C’est ce que voit la plupart de mes collègues, patrons d’autres rédactions numériques, avec qui nous nous réunissons régulièrement, sans que jamais il ne soit question d’autre chose que du talent, parce qu’ils en ont, de quelques-uns de ceux dont les noms ont été depuis frappés, très justement, d’infamie.

En y réfléchissant a posteriori, je me dis qu’il y a évidemment là de l’aveuglement – qui aurait pu imaginer que ces chérubins un peu arrogants mais sympathiques se transformaient en pervers narcissiques en enfilant leurs avatars ? Il y a une différence de génération, aussi : on n’invite pas son grand-père à sa surprise party quand on a 25 ans. Pas plus que les quadras qui, comme moi, étaient aux manettes, je n’ai été invité à la Ligue du Lol, le groupe Facebook où ils fomentaient leurs méfaits, moins encore à l’une de leurs opérations commando : trop vieux, pas assez… lol. Tout juste ai-je pu en mesurer la violence quand l’un de ses membres, responsable du site Web de Voici, m’a agoni d’injures en privé après un échange public un peu vif sur Twitter. L’affaire s’est arrêtée là : l’avantage d’avoir un peu de bouteille, c’est qu’on est moins sensible aux agressions des imbéciles et que les lâches le sentent vite. Ils abandonnent leur proie dès qu’elle fait mine de résister.

Passés par Owni

Celles et ceux qui, depuis quelques jours, racontent leur chemin de croix n’avaient pas cette chance. Ils avaient l’âge de leurs agresseurs, les admiraient parfois, en avaient peur souvent, ils étaient sans recours, fragilisés par leur isolement et leur précarité professionnelle. Ce qu’ils décrivent de leur calvaire est effrayant de brutalité et de vulgarité, on y retrouve tout ce qui caractérise ce cyber-harcèlement machiste, homophobe et raciste que l’on croyait réservé aux collégiens et aux lycéens, pas à de jeunes journalistes ostensiblement « progressistes », libertaires et modernes. Nombre d’entre eux sont passés par l’éphémère site Owni, le parangon de ce journalisme new-look, technologique, qui entendait enterrer les anciens – et où les anciens, fascinés par tant de modernité et de confiance en soi, venaient se fournir en recrues prometteuses. Il n’y avait pas de rédacteur en chef à Owni, pas de hiérarchie. Les jeunes journalistes avaient le pouvoir, sans contrôle, on leur disait qu’ils étaient les meilleurs et ils y ont cru. Ça n’explique pas tout, ça explique un peu.

Ça explique également que quelques-uns se soient retrouvés quelques années plus tard à des postes à responsabilité, où ils étaient encore confortablement installés quand a été révélé leur côté obscur : techniquement, ils étaient bons, et le remarquable travail fourni sur le Facebook des Gilets jaunes par l’un d’entre eux, Vincent Glad, en est la démonstration. De là à en tirer des leçons sur l’homogénéité masculine de notre métier, où les commandes sont tenues par des hommes blancs, il y a un pas, que nombre de groupes de défense du journalisme au féminin ont franchi très rapidement. Pas moi.

 

Document: dans cette interview de 2013, Renaud Revel interroge Vincent Glad et Eric Mettout sur le pouvoir de Twitter – et leurs réponses sont prémonitoires.

Que les choses soient claires : ce que ces femmes(et hommes) dénoncent est vrai, hélas! Alors qu’elles sont majoritaires dans les médias, il est tout à fait anormal que leurs officiers supérieurs soient essentiellement des mecs – pas partout : à L’Express, les deux patrons sont des patronnes.Mais si les lourdauds de la Ligue du Lol ont aussi bien réussi, ils le doivent avant tout à leur maîtrise du cyberespace, comme on disait alors, de ses mécanismes, de sa complexité et de ses armes. Ces mêmes armes, redoutables, empoisonnées, qu’ils ont utilisées pour harceler leurs bêtes noires. Ces mêmes armes qui se retournent finalement contre eux, avec les mêmes excès, quand des armées de bons esprits récupèrent les indignations légitimes de leurs victimes pour à leur tour, et avec le même sens du lynchage, chasser en meute. La boucle est bouclée.

A lire ailleurs

L’article de Libération, dont deux journalistes, membres de la Ligue du Lol ont été mis à pied, qui a tout déclenché.

Le témoignage de Léa Lejeune, l’une des victimes de la Ligue du Lol, qui l’ont conduite, dans un premier temps, à remettre en cause sa carrière, puis à s’engager pour que les femmes prennent toute leur place dans les médias.

La très complète enquête de Numerama sur les ravages de la Ligue du Lol.

 

https://www.lepoint.fr/societe/victor-hugo-avait-il-decouvert-l-ancetre-de-la-ligue-du-lol-12-02-2019-2292810_23.php

Victor Hugo avait-il découvert l’ancêtre de la Ligue du LOL ?

 

Dans un écrit de 1869, le grand homme raconte l’association malveillante qui préfigure le versant contemporain des réseaux sociaux, la Ligue du LOL.

 

Par

Modifié le 15/02/2019 à 07:43 – Publié le 12/02/2019 à 16:15 | Le Point.fr

 

On sait depuis ce week-end que le cercle des arracheurs de pattes de mouche, enfants sans conscience et sociopathes bons pour l’asile, s’est élargi d’une poignée de jeunes gens aux airs comme il faut : la Ligue du LOL. Des journalistes (Les Inrock, Télérama, Libération, Slate), des publicitaires, anonymes mais organisés derrière une communauté qui s’est employée entre 2009 et 2012, en toute impunité sur les réseaux sociaux, à humilier, terroriser quelques confrères journalistes ou militantes féministes. Une escalade dans l’abject, qui va du photomontage porno au faux entretien d’embauche, en passant par des menaces de mort. Les victimes de ce harcèlement brisent aujourd’hui le silence, les bourreaux soufflent au mieux quelques excuses molles (venir « de banlieue », « être jeune à l’époque » – 27 ans ! –, n’avoir participé qu’« un peu »). On pointe aussi les réseaux sociaux comme incubateur de la violence et de la perversité humaine.

Lire aussi La Ligue du LOL, ces harceleurs qui ne font plus rire

Vraiment ? C’est avoir oublié que Victor Hugo avait déjà mis le doigt sur le « Fun Club », une organisation malveillante « passe-temps des oisifs », qui préfigure la Ligue du LOL. Dans L’Homme qui rit, paru en 1869, notre monument national commence par évoquer un sport très couru à Londres au cours du siècle qui précédait le sien, sous un nom « intraduisible » : le « fun ». « Pénétrer dans une maison, y briser une glace de prix, y balafrer les portraits de famille, empoisonner le chien, mettre un chat dans la volière, cela s’appelle tailler une pièce de fun », écrit-il. « Donner une fausse mauvaise nouvelle qui fait prendre aux personnes le deuil à tort, c’est du fun », aussi. Comme de percer une toile de Holbein, puisque « le fun serait fier si c’était lui qui avait cassé les bras à la Vénus de Milo », poursuit le poète. Qui étaient les membres de ce club de déviants ? Tous de « la haute aristocratie », « d’aimables jeunes » comme c’est le cas des pubards et des journalistes mis en cause avec la Ligue. Pour « avoir du fun », ce qui est à la farce ce que le piment est au sel, reprend Hugo, en laissant au lecteur le soin de se faire son propre jugement sur la frontière qui sépare l’humour et l’ignoble. D’autant qu’un autre club dépassait encore de loin le Fun Club : le Mohock Club.

De tout temps, la jeunesse s’est amusée.

Le Mohock Club, au sommet de l’échelle du vice, n’avait qu’un programme : « faire le mal pour le mal ». Et qu’un but – « grandiose » : « nuire ». Pour le présider, un empereur, « le grand Mohock », arborait « un croissant sur le front ». Ses fidèles, les Mohock, pour entrer dans le cénacle, devaient prêter serment « d’être nuisibles ». Leurs actions consistaient à s’en prendre directement à des individus, pris au piège de la meute, et à leur infliger une extrême souffrance. Saignée à la pointe de leurs épées, ratonnade par les valets, yeux percés (mais payés !) font partie des menus plaisirs que s’octroyait cette jeunesse bien née en mal de distraction. « De tout temps, la jeunesse s’est amusée », conclut Hugo, comme pourrait le faire Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook.

Londres au XVIIIe siècle ou Paris sur Twitter au XXIe, même perversité ? On trouve une esquisse de piste pour y remédier chez un commentateur d’Hugo dans un article paru en 1894. Lucien Victor-Meunier, homme de lettres oublié, s’attarde sur l’absence de « sens moral », l’insuffisante « notion du bien et du mal » de ceux qui « commettent ces actions infâmes », mais ouvre une piste : « Je rêve – qu’on me passe l’impropriété choquante du terme – une orthopédie pour les cerveaux ; je vois le médecin de l’avenir amendant les cerveaux malades comme celui d’aujourd’hui redresse les colonnes vertébrales, déformées par la scoliose ou la cyphose, les yeux tordus par le strabisme, les pieds-bots. Une science à créer : la chirurgie cérébrale ! » Une idée à étudier ?

Sur le même sujet

Le Fol – Ligue du LOL : bal tragique chez les bien-pensants !
La Ligue du LOL, ces harceleurs qui ne font plus rire

 

 

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/02/12/31003-20190212ARTFIG00207-ligue-du-lol-genealogie-d-un-entre-soi-qui-sombre-dans-la-tartufferie.php

Ligue du LOL: «Généalogie d’un entre-soi qui sombre dans la tartufferie»

 

  • Par  Paul Godefrood
  • Mis à jour le 13/02/2019 à 18:39
  • Publié le 12/02/2019 à 19:07

 

FIGAROVOX/ANALYSE – L’affaire de «la ligue du LOL», où plusieurs journalistes sont soupçonnés d’avoir harcelé certaines de leurs collègues sur les réseaux sociaux, disqualifie selon Paul Godefrood le discours moralisateur de certains médias.

 


Paul Godefrood est ancien élève de l’ESSEC. En septembre 2017, il a lancé La Nouvelle Garde, un site dont l’ambition est de participer à la refondation de la droite sur une base libérale conservatrice.


La ligue du LOL. On imagine un groupe d’adolescents incapables de communiquer autrement qu’en répétant les phrases cultes de films comme La cité de la peur, OSS 117 ou encore Dikkenek, et pour qui le summum de l’humour se résume à citer ses amis sur les pages fantasques dont foisonnent aujourd’hui les réseaux sociaux. Cela aurait même pu être attendrissant, tant ces mêmes réseaux sont devenus un égout à ciel ouvert où la délation sans preuve est encouragée et magnifiée et où des hordes anonymes mais déchaînées se coiffent du panache de la justice pour invectiver et harceler impunément.

Mais en guise d’adolescents, Alexandre Hervaud, Vincent Glad, Guillaume Ledit, David Doucet, Stephen des Aulnois, Christophe Carron, Guilhem Malissen, etc. Tous, au choix, journalistes chez Libé, Slate, Télérama ou encore aux Inrocks, collaborateurs pour des sites d’info-divertissement «cools» comme Konbini, Topito ou à la tête de magazines «trendy» comme Usbek & Rica ou Le Tag Parfait. Ce n’est plus la ligue du LOL, c’est la ligue de la fraîcheur.

Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Mais pour les autres, l’absolution est garantie.

Ou la ligue des Tartuffes, toujours prompts à s’indigner contre les discriminations dont sont victimes les minorités, les femmes en tête, et à condamner ceux qui en seraient à l’origine, à condition bien évidemment que ce soit un mâle blanc de plus de cinquante ans et si possible de droite. Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Mais pour les autres, l’absolution est garantie, à l’image de Daniel Morin, dont le billet insultant envers Charlotte d’Ornellas fut immédiatement pardonné par France Inter, ou encore de Mehdi Meklat, récemment réhabilité par ceux-là mêmes qui avaient couvert les messages homophobes, sexistes et francophobes dont était coupable son double maléfique. Et lorsque le pardon ne peut être garanti, du moins la discrétion est-elle de rigueur, jusqu’à ce que le peu de déontologie et d’intégrité qu’il leur reste en vienne à être compromis. Qui se souvient de l’empressement de ces journalistes et de leurs médias à évoquer les agissements de membres dirigeants de l’UNEF qui avaient transformé le syndicat progressiste en gigantesque terrain de chasse? Qui se souvient de la prompte condamnation de membres d’Oxfam qui avaient confondu aide aux territoires sinistrés et tourisme sexuel? Qui se souvient, enfin, du soutien apporté aux femmes du quartier Chapelle-Pajol qui appelaient les autorités à leur venir en aide? En réponse à ce dernier cri de détresse, Libération hébergea une tribune signée par la fine fleur de la pensée universitaire française appelant à s’opposer à la pénalisation du harcèlement de rue au motif que cela viserait les «hommes des classes populaires et racisées».

Mais passons sur cette tartufferie à laquelle nous a habitués le camp du Bien, dont ces journalistes sont les plus éminents représentants.

Passons également sur la défiance envers la presse que ces révélations ne manqueront pas d’attiser et sur les accusations de communion dans l’endogamie et dans une même vision hors-sol de la société qui achèveront de couper ces médias du pays réel dont ils prétendent rendre compte.

Passons sur tout cela pour nous intéresser davantage à ce que révèlent les messages d’excuse et les exercices de contrition auxquels les anciens membres de cette ligue se livrent depuis peu sur leur ancien terrain de chasse. Non pas pour espérer le pardon de leurs victimes mais pour tenter de sauver leur position.

Dans le message qu’il a publié, Vincent Glad, fondateur de cette ligue, écrit: «nous avions grandi dans l’idée que l’égalité était plus ou moins faite et que le seul combat féministe se résumait à la question des salaires. Une simple question de paramètres et en aucun cas un système. Cette parole féministe qui se libérait alors nous paraissait ridicule. Je ne comprenais pas au départ ces nouveaux mots qui apparaissaient alors: «patriarcat», «culture du viol», «mansplaining»… Cela me fait mal personnellement d’être associé à cette masculinité toxique, dont je ne voulais pas voir que j’en avais été un parfait représentant».

 

« Ligue du LOL  » : à qui la faute ?
Débat sur le plateau de Points de Vue sur ce que révèle vraiment le scandale de « la ligue du LOL ».
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« Ligue du LOL  » : à qui la faute ? – Regarder sur Figaro Live

Le problème réside dans l’entre-soi d’une caste privilégiée et idéologisée qui, du fait de sa position, influence le débat politique.

 

Un autre, Olivier Tesquet, est encore plus explicite: «Ces dernières années, avec le Gamergate ou le 18-25, je crois qu’on a tous pu prendre conscience de la masculinité toxique dans laquelle se vautre encore cette sous-culture. La ligue du LOL, c’était le ‘boys’ club’. Il valait mieux être dedans que dehors, c’est en tout cas ce que je me disais. [...] Qu’on le veuille ou non, c’était un lieu de pouvoir et une structure de domination. De ce point de vue, ce groupe Facebook n’est pas une exception, c’est une norme qu’il y a urgence à détruire. Ce sont les femmes et les racisés qui en ont fait les frais. Chaque homme devrait se saisir de ce moment pour y réfléchir».

Or, le problème n’est ni la «masculinité toxique», ni le «patriarcat», ni même le «système» ou la «structure de domination». Le problème réside dans l’entre-soi d’une caste privilégiée et idéologisée qui, du fait de sa position, influence le débat politique, détermine le cercle de raison et conditionne l’accès à la discussion démocratique à l’acceptation préalable de certains postulats. Et parmi ces postulats, la sexualisation et la racialisation des relations humaines. Ceux-là mêmes qui transpirent au travers de leurs communiqués.

La sexualisation et la racialisation des rapports humains ne sont que les aspects les plus visibles dans le débat public de la logique de «réidentification» qui a suivi la phase de «désidentification» dont parlait Finkielkraut. Alors que cette désidentification supposait la délégitimation et la déconstruction de toutes les normes et de toutes les communautés naturelles qui structuraient le développement des personnes et faisaient naître en elles un sentiment du semblable nécessaire à la continuité historique de leur communauté politique, ceci afin de laisser libre cours au déploiement des identités particulières et à l’expression libre des revendications identitaires des différentes minorités, la «réidentification» reconfigure cette nouvelle société, composée dès lors d’individus détachés de tout enracinement et libéré de toute conscience morale, en un «consortium de minorités» dont chacune est caractérisée et réduite au partage a priori d’un déterminant identitaire particulier entre tous ses membres – le sexe, l’origine ethnique, la confession religieuse – et dont toutes n’ont en commun que le sentiment d’être différent de la figure normative et fantasmée du «vieux mâle blanc» et la certitude d’être injustement discriminé du fait d’une différence objective.

Et alors que cette vision des rapports humains surdéterminés par la «race» ou le sexe n’était cantonné jusqu’à peu qu’aux marges de l’action politique et militante, et n’avait droit de cité que dans certains groupuscules extrémistes, les membres de cette sinistre ligue, mais également tous ceux qui ont été cooptés dans ces médias par d’autres moyens que la participation au harcèlement en ligne, ont implanté dans le débat public et légitimé, du fait de leur position culturellement hégémonique, cette vision multiculturaliste et essentialiste de l’organisation sociale.

Le voile aujourd’hui arraché sur leurs agissements passés ne les disqualifie pas seulement eux, il disqualifie également toute leur rhétorique…

Le voile aujourd’hui arraché sur leurs agissements passés ne les disqualifie pas seulement eux, il disqualifie également toute leur rhétorique qui, sous couvert de scientificité, d’objectivité journalistique et de neutralité axiologique, se révèle aujourd’hui ce qu’elle a en réalité toujours été, à savoir une opinion militante et un biais idéologique, qu’ils revendiquent jusque dans leur chute.

Cette leçon doit servir à tous ceux qui, par peur du harcèlement, de la raillerie ou de la disqualification, courbent l’échine, refusent d’évoquer les dérives de l’Islam, les dangers de l’immigration incontrôlée et la différence des sexes par peur d’être taxé d’islamophobie, de racisme ou de sexisme et se soumettent donc à cette vision de la société sous prétexte de souscrire au discours antidiscriminatoire.

Paul Godefrood

 

De la folie du cybercriminel et terroriste Jean-Marc Donnadieu de Béziers

Il y a environ trois heures, soit vers 10h00 ce matin, il a publié le message suivant sur Facebook :

 

3 h ·

Ça fait des années que je répète que la France a un problème avec la psychiatrie. Le nombre de malades non suivis et non soignés est impressionnant.
Internet est une fenêtre ouverte sur ce véritable problème.

Commentaires

 

 

Voir ci-dessous l’article de presse cité dans ce message.

Donc, quand ses amis islamistes assassinent à tour de bras, il ne trouve rien à redire, bien au contraire, il est très fier de ses ouailles.

Par contre, quand une personne suivie pour troubles psychiatriques tue dix personnes en mettant le feu à son domicile, aussitôt il saute sur l’occasion pour débiter son couplet habituel sur Internet et les malades mentaux, c’est-à-dire, de son point de vue, des gens comme moi qui en réalité n’ont jamais eu aucun trouble psychiatrique mais dont les publications le dérangent au point qu’avec ses amis cybercriminels et terroristes il a décidé d’attaquer l’Etat français de multiples manières en vue d’en obtenir que nous soyons tous privés de toute liberté d’expression, et ce de manière définitive, ce qui permettrait enfin à son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi de se déployer sur toute la toile sans plus aucune limite avec toutes ses affabulations délirantes à notre sujet.

Mais au fait, quel est le contenu de l’article qu’il cite pour appuyer ses dires ?

Pour l’essentiel, son auteur rapporte les propos de psychiatres expliquant qu’ils ne peuvent prévoir les consommations d’alcool et de substances illicites causes des passages à l’acte qu’ils tentent d’éviter en psychiatrisant les personnes manifestement dangereuses qui leur sont confiées par des tiers, généralement des proches.

Drogue et alcool… deux gros problèmes de… Jean-Marc Donnadieu lui-même… et de tous ses complices, au premier rang desquels les deux anciens ou toujours alcooliques Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Josette Brenterch du NPA de Brest…

En effet, le nombre de malades non suivis apparaît bien impressionnant…

Rappelons à ce sujet que le psychopathe Jean-Marc Donnadieu de Béziers se prend pour Dexter et se vit comme une espèce de chevalier blanc du net : il assassine ou fait assassiner « pour la bonne cause »… celle de ses complices violeurs, pédophiles, proxénètes, assassins, trafiquants d’armes, trafiquants de drogue, etc… le but étant de leur éviter poursuites judiciaires, condamnations et prison…

Mode opératoire privilégié : manipulation d’autres psychopathes sortant de prison sous couvert de leur venir en aide…

Curieusement, un des anciens tueurs du Brabant présumés, liés au réseau pédophile de Marc Dutroux, que défend furieusement son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi, a lui aussi une activité de soutien ou d’aide à la réinsertion d’anciens détenus depuis qu’il est lui-même sorti de prison.

On en cause ici :

http://tueriesdubrabant.winnerbb.com/t3188-la-piste-francaise-de-l-ex-gendarme-jean-pierre-adam

Bonne lecture à tous.

 

https://www.huffingtonpost.fr/2019/02/06/pourquoi-la-suspecte-de-lincendie-a-paris-etait-sortie-6-jours-plus-tot-dhopital-psychiatrique_a_23662716/?utm_hp_ref=fr-homepage&fbclid=IwAR2YzPH_hNS-aoK204-1XHajO3OBZIIwoXaorgx8KSI58pKKtWUWDDhO_sk

FAITS DIVERS

06/02/2019 10:44 CET | Actualisé il y a 23 heures

 

Pourquoi la suspecte de l’incendie à Paris était sortie 6 jours plus tôt d’hôpital psychiatrique

 

Sur les dix dernières années, cette femme d’une quarantaine d’années en a passé cinq placée en structure psychiatrique par ses proches.

 

Sur les dix dernières années, cette femme d'une quarantaine d'années en a passé cinq placée en structure psychiatrique par ses proches.

BENOIT MOSER via Getty Images
Sur les dix dernières années, cette femme d’une quarantaine d’années en a passé cinq placée en structure psychiatrique par ses proches.

 

PARIS – Un lourd passé psychiatrique. Mardi 5 février, la France se réveillait « dans l’émotion », pour citer les mots d’Emmanuel Macron, après le terrible incendie qui a coûté la vie à au moins dix personnes, en blessant une trentaine d’autres. Un feu survenu dans un immeuble du XVIe arrondissement de Paris, rue Erlanger, et dont l’origine a rapidement semblé criminelle pour les enquêteurs.

En effet, une habitante du bâtiment âgée d’une quarantaine d’années a été interpellée lors de l’intervention des secours, alors qu’elle tentait d’incendier du mobilier urbain. Et il est rapidement apparu qu’elle avait auparavant eu une violente dispute avec l’un de ses voisins, un pompier auquel elle aurait lancé « Bon courage », lui expliquant qu’en tant qu’au vu de sa profession, il devait apprécier les flammes.

Depuis, les éléments ne cessent d’affluer quant à la personnalité de cette femme, qui « présentait des antécédents psychiatriques », comme l’a rapidement expliqué le procureur de la République Rémy Heitz.

Mardi, après son interpellation, elle a été placée à l’institut psychiatrique de la préfecture de police (IPPP) parce que son état était jugé incompatible avec le régime de la garde à vue. « Quand il y a des troubles du comportement et des troubles à l’ordre public, à Paris, il y a l’IPPP, une structure spécialisée où un examen psychiatrique est fait », a expliqué le docteur en psychiatrie Florian Ferreri à RTL, au sujet de cette procédure, unique en France. L’I3P, son autre nom, accueille ainsi des personnes présentant à la fois un « danger imminent pour la sureté des personnes » et « des troubles mentaux manifestes ».

Déjà reconnue pénalement irresponsable à 2 reprises

« Lors de cet examen, on regarde le comportement et les propos qui sont tenus. Si la personne est confuse ou dans un délire complet où elle n’est n’est pas ancrée dans la réalité, alors la garde à vue n’est pas propice à avancer plus loin, et il est nécessaire qu’il y ait des soins. La personne va alors être hospitalisée pour recevoir des soins et comprendre ce qu’il s’est passé », poursuit le médecin. Ce passage à l’IPPP peut durer jusqu’à 48 heures, et la personne peut ensuite être remise la police dans le cadre de la suite de l’enquête, jusqu’à pourquoi pas être jugée.

La mise en cause dans l’incendie de la rue Erlanger, elle, est déjà connue de ces services. Par le passé, elle a déjà été visée par trois procédures judiciaires, dont une en 2016 pour l’incendie d’un magasin suivi de vols. Celle-ci, comme une autre affaire de violence la même année ont été classées sans suite car la femme ne pouvait être tenue pour pénalement responsable. Elle n’a jamais été condamnée pénalement.

Plus récemment, elle était sortie mercredi dernier de l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne, le 30 janvier, et a vécu treize internements au cours de ces dix dernières années. Comme le rapporte RTL, elle aurait passé cinq ans en hôpital psychiatrique ces dix dernières années, à chaque fois en étant placée par sa famille après des crises ou quand son comportement devenait ingérable.

Depuis sa dernière sortie de l’hôpital, elle était retournée vivre seule au deuxième étage de l’immeuble de la rue théâtre du drame.

L’imprévisibilité des rapports humains et l’abus de substances comme inconnues

Pour le docteur Florian Ferreri, qui exerce à l’hôpital Saint-Antoine, des facteurs ont pu intervenir entre cette sortie et un passage à l’acte présumé. Toujours sur RTL, il cite notamment « l’imprévisibilité des rapports humains (…) Et puis malheureusement dans certains cas il y a des comportements sur-ajoutés: des conflits qu’on ne peut pas prévoir, des consommations d’alcool ou de substances illicites qui font que la situation est authentiquement complexe. »

« Sous alcool, on devient, elle, moi et beaucoup d’autres des monstres », a confié à BFMTV une amie de la suspecte. Les deux femmes se sont rencontrées lors d’une cure de désintoxication, et au moment de son interpellation, la mise en cause était très fortement alcoolisée. « L’abus de substances -et notamment l’alcool- est désinhibitrice, c’est-à-dire qu’il favorise le passage à l’acte agressif envers d’autres personnes et envers soi-même. Si la personne est malade, elle reste malade quand elle n’est pas alcoolisée ou pas sous l’emprise toxique, mais le fait de rajouter quelque chose fait qu’il peut y avoir de l’agressivité d’un coup », précise le docteur en psychiatrie Florian Ferreri.

Mais pour le médecin, ce n’est pas parce qu’il pourrait y avoir eu un passage à l’acte violent que les médecins n’auraient pas dû laisser sortir la quadragénaire de l’hôpital le 30 janvier dernier. « Ce sont l’évaluation clinique et la prise thérapeutique médicamenteuse et des soins non-médicamenteux qui permettent de créer un contexte pour que les personnes qui souffrent de troubles mentaux puissent vivre en dehors de l’hôpital quand elles sont stabilisées », explique celui qui insiste sur le fait que les personnes souffrant de troubles psychiatriques et de maladie mentale n’ont pas pour vocation de vivre à l’hôpital en permanence.

« Il reste malheureusement des cas dans lesquels les thérapeutiques médicamenteuses ne fonctionnent pas, des cas résistants. C’est vrai dans tous les domaines de la médecine, mais quand c’est en psychiatrie, ça peut se traduire par des drames. »

Toutefois, pour le docteur Pierre Lamothe, ancien psychiatre en hôpital et expert agrégé auprès de la cour de cassation interrogé par Franceinfo, il peut y avoir une part de responsabilité collective dans le drame de la rue Erlanger. « Il n’y a pas de petits incendies ou de petites affaires. Les incendiaires récidivent très souvent. Je pense qu’on a probablement sous-estimé sa dangerosité. Peut-être parce aussi elle apparaît avoir été liée à l’alcool à certains moments. On a toujours tendance à croire que c’est à l’ivresse et non pas à la maladie mentale qu’il faut attribuer le geste. »

À voir également sur Le HuffPost:

LIRE AUSSI

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dexter_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)

Dexter (série télévisée)

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Dexter
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo original de la série.
Données clés
Titre original Dexter
Genre Dramatique
Thriller
Psychologique
Suspense
Horreur
Humour Noir
Policier
Création James Manos Jr.
Production John Goldwyn
Acteurs principaux Michael C. Hall
Jennifer Carpenter
James Remar
David Zayas
Lauren Vélez
C.S. Lee
Desmond Harrington
Julie Benz
Geoff Pierson
Aimee Garcia
Musique Daniel Licht
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d’origine Showtime
Nb. de saisons 8
Nb. d’épisodes 96 (liste)
Durée 45 à 52 minutes
Diff. originale 1er octobre 200622 septembre 2013
Site web http://www.sho.com/dexter

modifier Consultez la documentation du modèle

Dexter est une série télévisée américaine en 96 épisodes de 52 minutes, créée par James Manos Jr. d’après le roman de Jeff Lindsay, Ce cher Dexter, diffusée simultanément entre le 1er octobre 2006 et le 22 septembre 2013 sur Showtime aux États-Unis et au Canada, en simultané sur The Movie Network et Movie Central1.

En France, la série est diffusée depuis le 17 mai 2007 sur Canal+ en VM, depuis le 18 février 2010 sur TF1 ainsi que depuis le 25 janvier 2013 sur NT1 et rediffusion depuis le 1er octobre 2017 sur Polar+2, en Belgique, depuis le 17 mars 2007 sur Be Séries, depuis le 22 mai 2008 sur RTL-TVI et au Québec, depuis le 10 juin 2008 sur Mystère/AddikTV.

En Suisse, les dirigeants de la TSR ont jugé cette série contraire aux valeurs d’une chaîne publique et ont donc décidé de ne pas la programmer bien que sa consœur suisse alémanique SF Zwei ait fait l’impasse sur une quelconque censure3.

Synopsis

Victime d’un traumatisme dans son enfance, Dexter Morgan est adopté par un officier de la police de Miami, Harry Morgan.

Devenu adulte, Dexter est présenté comme un tueur en série. Pour masquer cette activité de tueur, Dexter travaille pour la police de Miami, au département de la Criminelle : il y est expert en médecine légale spécialisé dans l’analyse de traces de sang.

Dexter se dit incapable de ressentir la moindre émotion, sinon lorsqu’il satisfait des pulsions meurtrières. Harry, son père adoptif, lui a appris à canaliser ses pulsions meurtrières ; et de fait, Dexter ne tue que les criminels qui sont parvenus à échapper au système judiciaire.

Bien que sa soif de tuer lui pèse, Dexter parvient à mener une existence relativement normale et à sauver les apparences auprès de sa sœur Debra Morgan, ses collègues, ses amis et sa petite amie Rita Bennett.

Distribution

Acteurs principaux

Note : Le tableau suivant répertorie uniquement les acteurs principaux, classés en fonction du nombre d’épisodes dans lesquels ils ont joué.
Légende :
En vert = Acteurs ayant le statut de principaux
En rouge = Acteurs ayant eu le statut de récurrents avant d’obtenir le statut de principal.
En bleu = Acteurs ayant eu ou possédant ensuite le statut d’invité.
Acteur VF Personnage Saison 1 Saison 2 Saison 3 Saison 4 Saison 5 Saison 6 Saison 7 Saison 8
Michael C. Hall Patrick Mancini Dexter Morgan Principal
Jennifer Carpenter Stéphanie Hédin Debra Morgan Principale
David Zayas Enrique Carballido Angel Batista Principal
James Remar Patrice Baudrier Harry Morgan Principal
C. S. Lee Pierre Val Vince Masuka Principal
Lauren Vélez Marie Vincent Maria LaGuerta Principale
Desmond Harrington Stéphane Fourreau Joey Quinn Principal
Julie Benz Anneliese Fromont Rita Bennett Principale Invitée
Geoff Pierson Jean Barney Tom Matthews Récurrent Récurrent Principal
Aimee Garcia Cécile d’Orlando Jamie Batista Récurrente Principale
Erik King Patrick Bonnel James Doakes Principal Invité
Yvonne Strahovski Laura Blanc Hannah McKay Principale

Acteurs récurrents

12px-Information_icon_with_gradient_background.svg dans Sceptiques du Québec Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage5 et Doublage Séries Database4

Fiche technique

Production

Développement

Adaptation du roman

La série reprend les lieux, les personnages et le début du roman Ce cher Dexter, cependant les auteurs de la série ont préféré se détacher de la fin de celui-ci et ne pas suivre le deuxième roman, Le Passager noir. La série et le livre forment donc deux histoires sensiblement différentes dès la deuxième saison.

Renouvellement

Le 18 novembre 2011, Showtime a annoncé le renouvellement de la série pour deux saisons supplémentaires soit une septième et huitième saison constituées de douze épisodes chacune6. Sara Colleton, productrice exécutive de la série, annonce le 26 juin 2012 que ces deux saisons seront les dernières de la série, permettant aux producteurs et scénaristes de proposer une fin sur deux saisons7.

Le 1er mars 2017, soit quatre ans après l’arrêt de la série, le showrunner des deux dernières saisons Scott Buck a évoqué sa volonté de produire une nouvelle saison de Dexter8. Cependant, ce dernier, très occupé par la production des séries Iron Fist et Les Inhumains, n’a pas évoqué de date et ne fait que songer fortement à faire revenir Dexter sur le devant de la scène pour une ultime saison tout en gardant le casting original : « Clairement, j’adorerais reprendre l’histoire de Dexter, quelques années plus tard ! Mais je n’ai rien en tête spécialement pour l’instant. Si un jour ça devait arriver, je me pencherais sur la question9 ».

Casting

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En avril 2012, l’acteur Ray Stevenson a obtenu un rôle récurrent lors de la septième saison10.

En mai 2012, l’acteur Jason Gedrick rejoint la septième saison pour un rôle récurrent11.

En juin 2012, les acteurs Katia Winter12, Matt Gerald13 et Yvonne Strahovski14 ont tous obtenu un rôle récurrent dans la septième saison.

En juillet 2012, l’acteur Santiago Cabrera rejoint la septième saison pour un rôle récurrent15.

En janvier 2013, les acteurs Charlotte Rampling16 et Sean Patrick Flanery17 ont obtenu un rôle récurrent, Nick Gomez18 et Rhys Coiro19, un rôle le temps d’un ou deux épisodes lors de la huitième saison.

En février 2013, l’actrice Aimee Garcia est promue au statut de régulière lors de la huitième saison20.

En mars 2013, l’actrice Bethany Joy Lenz obtient un rôle récurrent dans la huitième saison21.

En avril 2013, Yvonne Strahovski est annoncée et confirmée officiellement pour reprendre son rôle de Hannah McKay lors de la huitième saison22.

En mai 2013, Kenny Johnson obtient un rôle récurrent dans la huitième saison23.

Lieux de l’action et de tournage

L’action se déroule principalement en Floride, la plupart du temps à Miami et dans ses environs. Plusieurs personnages sont membres du Miami Metro Police Department (MMPD), département de police fictif. Bien que certaines scènes soient vraiment tournées en Floride (la vue extérieure de l’appartement de Dexter par exemple24), un nombre non négligeable de scènes sont tournées au sud de la Californie25, à cause des coûts élevés de tournage hors de la zone des studios à Miami.

Le tournage de la huitième saison a débuté en janvier 2013 à Los Angeles26, la diffusion de cette dernière étant avancée au 30 juin 201326 au lieu de fin septembre comme initialement prévu26.

Grève des scénaristes

La grève des scénaristes américains commencée en novembre 2007 a pour conséquence l’arrêt de la production de nombreuses séries, ce qui entraîne une pénurie d’épisodes inédits. Pour pallier en partie cela, le réseau CBS (Showtime appartient au conglomérat CBS Corporation) décide de diffuser la première saison de Dexter à partir du 17 février 2008. Les épisodes sont censurés de certaines scènes qui ne correspondraient pas à une diffusion grand public27.

Maladie de Michael C. Hall

En janvier 2010, Michael C. Hall, interprète du rôle-titre, annonce qu’il est atteint d’un lymphome de Hodgkin, ce qui perturbe la production de la cinquième saison, dont le tournage devait commencer peu après. À la suite de son traitement, l’acteur perd ses cheveux, ce qui le contraint à porter une perruque lors du tournage de la série (perruque qui a coûté 10 000 dollars américains)28.

Diffusion internationale

Épisodes

Article détaillé : Liste des épisodes de Dexter.

La série est composée de huit saisons, chacune de douze épisodes.

Univers de la série

Les personnages

Personnages principaux

Dexter Morgan

Dexter mène une double vie : officiellement, il est expert en médecine légale au MMPD, spécialisé dans les taches de sang et projections sanguines, tandis que, la nuit, c’est un tueur en série qui suit scrupuleusement le « code » que lui a enseigné Harry (son père adoptif). C’est-à-dire qu’il ne s’attaque qu’à des tueurs qui le sont sans l’ombre d’un doute, même si la justice en a déclaré certains innocents faute de preuve ou ignore leurs activités.

Rita Bennett

Femme pour qui Dexter essaie d’éprouver des sentiments ; elle a un passé trouble à la suite de son mariage avec un homme violent, Paul Bennett. Elle vit avec ses deux enfants, Astor et Cody, dont Dexter s’occupe. Devenue par la suite l’épouse de Dexter, ils ont un fils nommé Harrison. Elle sera la dernière victime d’Arthur Mitchell à la fin de la quatrième saison.

Debra Morgan

Sœur adoptive de Dexter, elle est policière au MMPD. Investigatrice brillante, sa carrière a du mal à décoller du fait de l’ombre de son père, ancien membre de l’unité et de celle de son frère Dexter. Elle est promue lieutenant par Tom Matthews au cours de la sixième saison. Elle tombe dans un état végétatif à la fin de la huitième saison à cause d’une balle qu’elle a reçue. Dexter abrège ses souffrances volontairement.

James Doakes

Ancien membre des forces spéciales militaires américaines, il déteste Dexter. Policier intègre, son intransigeance lui amène régulièrement des reproches de la part de ses superviseurs. Enquêteur brillant, son sixième sens le fait s’opposer à Dexter dont il perçoit la part sombre sans pour autant immédiatement en identifier l’étendue. Découvrant le secret de Dexter vers la fin de la seconde saison, il est tué par Lila Tournay, qui est amoureuse de ce dernier et souhaite le protéger.

Angel Batista

Policier travaillant au MMPD, il est en contact régulier avec Dexter et Debra. D’origine cubaine, il semble prendre la vie de façon détendue, mais fait preuve de professionnalisme et d’humanité. Il considère Dexter comme son meilleur ami. À la fin de la série, il défend Dexter qui a tué Oliver Saxon, le responsable de l’état végétatif de Debra. Par la suite, il est sous le choc en apprenant que Dexter est mort et que son bateau a été retrouvé détruit alors que Dexter est bel et bien en vie, seul loin de Miami.

Maria LaGuerta

Femme ambitieuse d’origine Cubaine, ex-maîtresse de James Doakes, elle se marie avec Angel Batista (à la fin de la saison 4) mais divorcera assez rapidement. Son ambition la mène à devenir un moment superviseur de la section pour laquelle travaille Dexter. Elle termine sa carrière en qualité de capitaine du MMPD après avoir évincé Tom Matthews de son poste. Elle est tuée par balles à la fin de la septième saison par Debra.

Vince Masuka

Principal collègue de Dexter. C’est un grand sensible qui se cache derrière un masque de comique sexuellement vicieux. Dans la huitième saison, il apprend qu’il a une fille et tente de faire sa connaissance.

Joseph « Joey » Quinn

Coéquipier de Debra à la police de Miami. C’est un personnage ténébreux dont l’honnêteté peut être prise en défaut. Les rapports de Quinn et de Debra vont évoluer au cours de la série avec des hauts et des bas. Il entame une relation amoureuse avec elle mais la quitte au début de la sixième saison, quand elle refuse sa demande en mariage ; il sombre alors dans l’alcool. À la fin de la série, il prend la défense de Dexter quand ce dernier tue Oliver Saxon, le responsable de l’état végétatif de Debra, avec qui il s’est remis en couple peu de temps avant.

Harry Morgan

Père adoptif de Dexter, ce policier saura lui expliquer que ses pulsions meurtrières peuvent servir à faire le bien autour de lui. Il apparaît régulièrement dans des flashbacks et les pensées de Dexter comme s’il était à ses côtés lui donnant des conseils.

Tom Matthews

Tom Matthews est le commissaire de police de Miami. Il était aussi un ami de Harry Morgan. C’est lui qui apprend à Dexter que son père adoptif s’est suicidé.

Jamie Batista

Sœur cadette d’Angel Batista, elle devient la nouvelle baby-sitter de Harrison, le fils de Dexter.

Personnages récurrents

Rudy Cooper / Brian Moser

C’est le petit ami de Deb (la sœur de Dexter) durant la première saison. Prothésiste, il est aussi le frère biologique caché de Dexter et son vrai nom est Brian Moser. Tout comme Dexter, il a assisté à l’assassinat de sa mère alors qu’il était enfant mais en est ressorti encore plus traumatisé que lui. Il s’avère être le Tueur de Glace et va tenter de pousser Dexter à assumer ses pulsions meurtrières. Il tente de tuer Deb sous les yeux de Dexter mais ce dernier sauvera sa sœur adoptive avant de tuer Brian. Il apparaît également à Dexter dans la sixième saison, sous forme d’hallucination.

Lila Tournay

Elle apparaît lors de la deuxième saison. Elle est artiste et sculpteur. Elle s’est inscrite aux Drogués Anonymes où elle rencontre Dexter Morgan qu’elle prend sous son aile. Dexter la tue à Paris, une fois qu’elle a découvert sa véritable identité.

Miguel Prado

Il apparaît lors de la troisième saison. C’est un procureur. Lorsqu’il rencontre Dexter, tous deux sympathisent. Celui-ci va petit à petit lui confier et montrer quelques secrets de ses meurtres. Dexter finira par le tuer

Arthur Mitchell

Aussi appelé Trinité (Trinity), il apparaît lors de la quatrième saison et s’avère être un des ennemis les plus coriaces de Dexter. Il est présenté, sous l’apparence d’un homme parfaitement intégré dans la société, comme l’un des plus grands tueurs en série de toute l’histoire des États-Unis. Il a en effet répété pendant 30 ans une série de 3 meurtres trouvant écho dans son enfance : une femme à laquelle il fait une incision au niveau de l’artère fémorale dans une baignoire représentant sa sœur, une femme jetée du haut d’un immeuble symbolisant sa mère et pour finir un homme tabassé à mort à coups de marteau, pour son père. En fait, Dexter découvrira que Trinité commence ses séries macabres par un quatrième meurtre, celui d’un enfant de 10 ans, qui le représente lorsqu’il perd son innocence.Il tuera également la femme de Dexter, Rita bennet.

Lumen Ann Pierce

Lumen apparaît dans la cinquième saison, lorsque Dexter la libère des mains d’un groupe de tueurs en série. Elle va alors se rapprocher de lui et ce dernier l’aidera à retrouver ses ravisseurs afin de les empêcher de nuire.

Travis Marshall

Il apparaît dans la sixième saison. Travis est l’un des deux tueurs en série fanatiques qui sévissent à Miami, l’autre étant le professeur Gellar.

Professeur Gellar

Il apparaît dans la sixième saison. Le professeur Gellar est un personnage important dans le déroulement de l’intrigue de la saison puisqu’il est le « mentor » de Travis et son ancien professeur de fac.

Hannah McKay

Elle apparaît lors de la septième saison. Elle collabore avec la police et Dexter. C’est une tueuse en série. Elle devient la petite amie de Dexter.

Isaac Sirko

Il apparaît aussi lors de la septième saison. Il est le chef d’un réseau criminel ukrainien et cherche à venger un certain Viktor que Dexter a tué.

Jacob Elway

Il apparaît dans la huitième saison. C’est un détective privé mais aussi le nouveau patron de Debra qui a démissionné de son poste de lieutenant.

Dr Evelyn Vogel

Elle apparaît dans la huitième saison. C’est une neuro-psychiatre de grande renommée. Elle a aidé Harry à faire de Dexter ce qu’il est aujourd’hui. Elle aide aussi Debra à ne plus s’en vouloir de la mort de LaGuerta et à prendre conscience que de toute façon, elle aurait choisi de protéger Dexter. Elle est tuée par son fils, Daniel Vogel.

Niki Walters

C’est la fille de Vince Mazuka, dont ce dernier ignorait l’existence. Elle apparaît dans la huitième saison. Vince croyait qu’elle était venue pour lui extorquer de l’argent, mais il s’est avéré avoir tort.

Cassie Jollenston

Elle apparaît dans la huitième saison. C’est la nouvelle voisine de Dexter. Elle est tuée par Oliver Saxon / Daniel Vogel.

Oliver Saxon / Daniel Vogel

Il apparaît dans la huitième saison. Son vrai nom est Daniel Vogel, il est le fils aîné du Dr Evelyn Vogel. Il est présumé mort dans l’incendie de l’hôpital psychiatrique dans lequel il était interné après avoir noyé son frère.

U. S. Marshall Cooper

Il apparaît dans la huitième saison. Elway collobore avec Marshall pour capturer Hannah Mckay qui est en fuite. En suivant à la trace les faits et gestes de Dexter et de Debra, Marshall tombe sur Daniel Vogel ligoté, l’implorant de le détacher dans le vieil hôpital où ce dernier assassinait ses victimes. Ignorant l’identité de Daniel Vogel, Marshall le libère et se fait poignarder par ce dernier.

Zach Hamilton

Il apparaît dans la huitième saison. C’est le fils d’un politicien de Miami qui est soupçonné d’avoir tué une femme. Le Dr Vogel suggère à Dexter de lui enseigner le « code de Harry ». Dexter est d’abord réticent mais il se rend compte que Zach est comme lui quand il était plus jeune. Après lui avoir enseigné le code, Zach effectue son premier meurtre correctement, ce qui rend Dexter fier de voir que le code est encore transmissible. Il est tué par Daniel Vogel.

Accueil

Audiences

Aux États-Unis

La série a vu son audience progresser depuis la première saison et a battu, lors de la quatrième saison, des records historiques sur la chaîne, 2,6 millions de téléspectateurs29. La quatrième saison a été vue en moyenne par 1,74 million de téléspectateurs30, soit le meilleur score pour une série de Showtime, loin devant The L Word ou Californication.

Dans les pays francophones

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Distinctions

Récompenses et nominations

Le 17 janvier 2010, lors de la cérémonie des Golden Globes, la série Dexter remporte ses deux premières récompenses (en) dans les catégories Meilleur acteur dans une série télévisée dramatique pour Michael C. Hall et Meilleur acteur dans un second rôle dans une série pour John Lithgow31.

Commentaires

Références à American Psycho

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Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2010).

La première saison comporte plusieurs références à ce sujet :

  • Dexter, afin d’obtenir des tranquillisants pour animaux, utilise le pseudonyme Patrick Bateman (le tueur en série du roman et du film American Psycho)
  • De plus, dans l’épisode 8 de la première saison, Démystification (Shrink Wrap), Dexter, se rendant chez un psychanalyste, se fait alors appeler Sean Ellis. Sean étant le prénom du frère de Patrick Bateman, et protagoniste du roman et du film Les Lois de l’attraction, œuvre littéraire de Bret Easton Ellis dont Dexter associe donc le patronyme de l’auteur et le prénom d’un de ses héros, faisant référence à un lien de fratrie avec un tueur en série.

Autres références

  • Dans l’épisode 8 de la quatrième saison des Experts : Manhattan, l’action se déroule dans Times Square à New York. Il est possible de voir à plusieurs reprises une publicité placée dans Times Square pour la série Dexter avec en image de fond l’acteur principal Michael C. Hall. Tout comme dans l’un des épisodes de la quatrième saison de Californication (autre série de Showtime).
  • Dans l’épisode spécial Halloween de la saison 23 des Simpson, Ned Flanders est dirigé par une voix mystérieuse qui le fait agir en tueur en série. Le générique, les meurtres et les motivations font référence à Dexter. Les meurtres et le générique de fin sont accompagnés par la musique de Dexter.
  • Le groupe français Chinese Man utilise dans sa chanson Post Trauma (Groove Sessions II), des samples tirés de la série. Il est possible d’entendre un extrait du dialogue en version originale lors de la deuxième saison entre Lila Tournay et Dexter Morgan : « I feel like… You stole my life. I’m not the person, I’m supposed to be. It’s like I’m hollow […] ».[réf. souhaitée]

Produits dérivés

Sorties DVD et disque Blu-ray

Intitulé du coffret Nombre
d’épisodes
par saison
Dates de sortie Nombre
de disques
Société(s) de distribution
Zone 1
(dont Drapeau des États-Unis États-Unis et Drapeau du Canada Canada)
Zone 2
(Europe dont Drapeau de la France France)
DVD Disque Blu-ray DVD Disque Blu-ray
Dexter – Saison 1 12 21 août 2007 6 janvier 2009 22 avril 2010 ? 4 2 Warner Home Video (zone 1)
Paramount Home Entertainment France (zone 2)
Dexter – Saison 2 19 août 2008 5 mai 2009 7 septembre 2010 5
Dexter – Saison 3 18 août 2009 3 mai 2011 3
Dexter – Saison 4 17 août 2010 8 juin 2011
Dexter – Saison 5 16 août 2011 14 septembre 2011
Dexter – Saison 6 15 août 2012 19 septembre 2012 4
Dexter – Saison 7 14 mai 2013 18 septembre 2013
Dexter – Saison 8 12 novembre 2013 11 juin 2014 6 inconnu
Source : Dates de sortie DVD et Blu-ray32

Jeux vidéo

Websérie dérivée d’animation

Article détaillé : Webisodes de Dexter: Early Cuts.

En 2009, une websérie dérivée d’animation américaine, intitulée Dexter: Early Cuts, a vu le jour. Elle a été diffusée à partir du 25 octobre 2009 sur le site de la chaîne Showtime. L’acteur Michael C. Hall reprend son rôle de Dexter Morgan en interprétant la voix du personnage.

Ces webisodes de 2 minutes chacun, composés de deux saisons et dix-huit épisodes, tiennent lieu de prologue à la première saison de la série Dexter. L’intrigue concerne les premiers pas et victimes du serial killer.

Notes et références

  1. (en) « Dexter – A Killer New Series With a Twisted Brand of Justice » [archive], sur Corus Entertainment, 29 août 2006
  2. « Les débuts de Dexter dès fin janvier 2013 sur NT1 » [archive] sur Tvnews.com, consulté le 1er janvier 2013
  3. a et b « La RTS en fait-elle trop en boycottant la série télévisée Dexter » [archive] sur Lematin.ch, consulté le 12 septembre 2011
  4. a b c d e et f « Fiche du doublage de la série » [archive], sur Doublage Séries Database (consulté le 15 janvier 2011), m-à-j le 18 octobre 2013
  5. a b et c « Fiche de doublage de la série » [archive], sur RS Doublage (consulté le 4 octobre 2011), m-à-j le 15 juillet 2012
  6. (en) « Dexter renews for seventh and eighth seasons by Showtime » [archive], sur TVbytheNumbers.Zap2It.com, 18 novembre 2011
  7. (en) « Dexter season 8 will definitely be the final season » [archive], sur Dexterdaily.com (consulté le 26 juin 2012)
  8. « Dexter : Scott Buck n’est pas contre une nouvelle saison » [archive], sur begeek.fr, 1er mars 2017
  9. « Le sérial-killer Dexter pourrait revenir pour une neuvième saison » [archive], sur EcranLarge.com, 28 février 2017
  10. « Ray Stevenson en personnage récurrent dans la saison 7 de Dexter ! » [archive] sur AlloCiné.fr, article consulté le 25 avril 2012, mis en ligne le 1er juin 2012
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