Tueries du Brabant : une bande de Charleville-Mézières

 

 

 
https://www.rtbf.be/info/dossier/investigation/detail_tueurs-fous-du-brabant-la-piste-francaise?id=10623229

Tueurs fous du Brabant : la piste française

Martine Ernst

Publié le lundi 02 novembre 2020 – Mis à jour le mercredi 04 novembre 2020 à 06h00

Ce mercredi soir, #Investigation mène une enquête exclusive sur la plus sanglante affaire criminelle et la plus grande énigme judiciaire belge du 20e siècle : les tueries du Brabant.

A Charleville-Mézières, dans une ville située à quelques kilomètres de la frontière belge, une de nos équipes explore une piste française, jamais exploitée par la police. Cette piste mène à 2 suspects de la première heure. Il s’agit de 2 frères : Xavier et Thierry S. Plusieurs témoins dressent un profil très troublant de ces 2 suspects, un profil qui pourrait correspondre aux tueurs fous du Brabant.

Thierry et Xavier S., 2 truands français

Le nom des 2 suspects apparaît dès la première attaque mortelle des tueries du Brabant, lors du braquage de l’armurerie Dekaise à Wavre, en 82. Le frère aîné, Xavier S., est dénoncé à l’époque car son visage ressemble au portrait-robot d’un des agresseurs. C’est un trafiquant d’armes. Son frère cadet, Thierry S. a été condamné à 8 ans de prison pour avoir braqué 5 agences bancaires en France. Ses anciens complices le décrivent comme un fou, capable de tout. A l’époque des tueries du Brabant, il était en Belgique.

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Depuis des années, un ancien policier, Jean-Pierre Adam, mène une enquête personnelle sur la piste française © Tous droits réservés

Un ex-policier sur leurs traces

Depuis des années, un ancien policier, Jean-Pierre Adam, mène une enquête personnelle sur la piste française. Il est persuadé que c’est la bonne piste. Il a trouvé de nombreux indices et a alerté en vain les enquêteurs et les autorités judiciaires. Jusqu’à présent, il n’a toujours pas été entendu. La piste n’a jamais été considérée comme prioritaire. Serait-ce une énorme erreur ?

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Xavier S. ressemble au portrait robot © Tous droits réservés

Un témoin reconnaît un des suspects

35 ans après les tueries du Brabant, pour la première fois, Investigation a retrouvé un témoin clé. Il s’agit d’une femme qui a vu le visage non masqué de celui qu’on surnomme le «  tireur fou  » du Brabant. Elle a vu et aussi entendu le membre de la bande qui a tué la majorité des 28 victimes, pour la plupart dans des grands magasins. Son témoignage est très interpellant.

 

https://www.sudinfo.be/id432470/article/2021-12-09/de-nouvelles-revelations-sur-laffaire-des-tueurs-du-brabant-par-lancien-gendarme

De nouvelles révélations sur l’affaire des Tueurs du Brabant, par l’ancien gendarme Jean-Pierre Adam: «Personne ne veut investiguer cette hypothèse»

 

Publié le jeudi 9 Décembre 2021 à 09h00 Par Clément Glesner

 

Jean-Pierre Adam, ancien gendarme, enquête depuis 35 ans sur les Tueurs du Brabant. Aujourd’hui, il délivre de nouvelles informations sur le fruit de son travail. La piste de la bande française est à nouveau appuyée par ses découvertes.

 

De nouvelles révélations sur l’affaire des Tueurs du Brabant, par l’ancien gendarme Jean-Pierre Adam: «Personne ne veut investiguer cette hypothèse»

 

En juin dernier, Jean-Pierre Adam, ancien gendarme à Marche-en-Famenne, mettait au grand jour « La piste négligée », dans le cadre de l’enquête sur les Tueries du Brabant. D’après lui, les auteurs des massacres perpétrés dans les années 80 proviendraient d’une bande française.

Il dressait ainsi le profil de ceux qu’il considère comme étant les assaillants  : « Les protagonistes étaient de gros joueurs de poker. Certains se droguaient. Ils avaient besoin d’argent. D’ailleurs, les Tueurs du Brabant, ce ne sont pas que des hold-up… »

L’ancien gendarme n’a pas encore tout dévoilé  : « J’ai de nombreuses informations qui n’apparaissent pas dans ce livre »

► « Personne ne veut investiguer cette hypothèse » : voici ce que l’enquêteur pense avoir découvert

 

Egalement à lire :

https://sites.google.com/site/tueriesdubrabant/lestueriesdubrabant

 

Et encore :

https://blogs.mediapart.fr/aurore-van-opstal/blog/181220/assassinat-d-andre-cools-les-details-du-mystere

Assassinat d’André Cools : les détails du « mystère »

 

Juillet 1991. Le politique André Cools (PS) est abattu par deux balles. Nous avons aujourd’hui les détails sur cet assassinat entouré de mystère.

Journaliste belge freelance
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Nous sommes à la sortie des années 80 et la police de Charleroi traîne des casseroles. Entre Georges Zicot qui est soupçonné d’être impliqué dans certains trafics de voitures et la complaisance douteuse dont profitera le « milieu », notamment sur les activités de feu Roger Dupuis, « roi de la nuit », l’image de la police n’est pas à son moment de gloire.

On apprend aujourd’hui que c’est un employé du Greffe, un certain Hendrickx qui aurait détourné cette arme laquelle était destinée à la destruction. Cet employé peu scrupuleux avait fait l’objet d’une perquisition au cours de laquelle on avait établi qu’il était en liaison avec Roger Dupuis surnommé à l’époque  » Monsieur Charleroi « . Le répertoire téléphonique de Hendrickx mentionnait trois numéros attribués à Dupuis. Interrogé sur ces éléments, Hendrickx se bornera à déclarer qu’il avait rendu  » certains services  » à Dupuis.  Cette arme sensée être détruite avait été retrouvée Liège, dans l’Ourthe, et confiée à l’expert Mr. Tombeur qui établira qu’il s’agissait bien de l’arme ayant servi à tuer André Cools.

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André Cools

 

L’existence d’une « mafia carolo », 30 ans plus tard, continue à alimenter certaines conversations, a-t-on investigué suffisamment à l’époque sur le rôle possible de cette mouvance carolo par rapport à l’assassinat de l’ancien bourgmestre de Flémalle ?

Rappelez-vous également : Roger Dupuis a été cité dans « l’affaire Dutroux » car c’est dans son établissement, « le Carré blanc » situé au Quai de Brabant qu’une dame digne de confiance affirme avoir croisé Julie et Mélissa sous surveillance d’un individu. Lorsque cette dame se retourne pour voir les petites filles de dos, le trio avait disparu juste en face du « Carré Blanc ». L’enquête menée à l’époque confirmera la présence d’une cache en cet établissement. Cette même enquête établira que cet établissement était fréquenté par plusieurs individus cités voire inculpés dans le dossier Dutroux.

Un peu plus de trois mois après l’arrestation de Dutroux, un restaurateur de Nalinnes, Michel Piro, sera abattu sur la parking autoroutier de Luttre. Dans les semaines ayant précédé ce meurtre, la victime avait pris différents contacts avec la famille Lejeune car il souhaitait organiser un repas dont tous les bénéfices devaient aller à l’asbl constituée très vite après l’arrestation de Dutroux. Lors du dernier contact téléphonique, Piro avait annoncé qu’il ferait, au cours de la soirée, des révélations sur le dossier Dutroux. Quelques jours plus tard, on le fera taire à tout jamais.

De nombreux mois après, on apprend que deux suspects ont été arrêtés en France pour le meurtre de Michel Piro. Les deux suspects Patrick Verdin et Thierry Sliman feront plusieurs mois de prison préventive avant d’être acquittés faute de preuve. Un de ces deux suspects, Thierry Sliman est actuellement fortement soupçonné d’être « le tueur fou  » des tueries du Brabant avec la complicité de son frère Xavier Sliman. Au cours des derniers mois, de nombreux articles de presse et autres reportages TV ont révélé l’existence de cette piste jamais exploitée comme il se doit. (ndrl : voir émission « Investigation RTBF » du 4 novembre dernier de nos confrères de la RTBF ). Il faut savoir aussi que Michel Piro avait un passé judiciaire très lourd notamment en matière de proxénétisme et autre coïncidence, il était grand ami avec…Roger Dupuis.

Au regard de tous ces éléments, on est en droit de se poser de nombreuses questions sur les liens entre ces différentes affaires criminelles.

Aurore Van Opstal

 

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_l-ex-truand-eric-lammers-inculpe-de-viol-et-de-detention-d-images-pedopornographiques?id=10697341

L’ex-truand Éric Lammers inculpé de viol et de détention d’images pédopornographiques

 

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Des menotes © Ilkay Dede / EyeEm – Getty Images/EyeEm

Belga

Publié le samedi 13 février 2021 – Mis à jour le samedi 13 février 2021 à 18h06

 

Éric Lammers, un ex-truand et ancien membre de l’organisation d’extrême droite WNP, a été inculpé ce samedi pour viol, attentat à la pudeur et détention d’images pédopornographiques, a indiqué Me Henri Laquay, l’un des avocats de l’inculpé, confirmant une information de RTL Info. L’homme est connu du grand public pour avoir été auditionné à plusieurs reprises dans le dossier des tueurs du Brabant.

Éric Lammers avait été arrêté et placé en détention en Serbie le 7 octobre 2020 sur la base d’un mandat d’arrêt délivré par un juge d’instruction carolo. Éric Lammers était suspecté d’avoir commis des faits de mœurs, dont le viol d’une mineure de 11 ans. Après plusieurs mois de détention dans une prison serbe, Éric Lammers est arrivé en Belgique vendredi.

« Il a pris l’avion durant la nuit de jeudi à vendredi et a été auditionné dans la foulée mais il n’a pas répondu aux enquêteurs. Il a connu des conditions de détention particulièrement rudes en Serbie et il va se reposer avant de faire des déclarations« , a expliqué Me Henri Laquay, l’un des avocats d’Éric Lammers.

Éric Lammers conteste les infractions à sa charge. Il comparaîtra, dans les prochains jours, devant la chambre du conseil qui décidera de la prolongation ou non de la détention préventive de l’inculpé.

Éric Lammers a déjà été condamné à perpétuité en 1991 par la cour d’assises d’Anvers pour le meurtre de deux bijoutiers anversois. Il a également été condamné en 2004 par la cour d’appel de Liège pour recel de cadavre. En 2012, il a par ailleurs été acquitté par le tribunal correctionnel de Liège concernant des faits de mœurs commis sur une enfant de son entourage.

Éric Lammers est également connu pour avoir été interrogé à plusieurs reprises dans le dossier des tueurs du Brabant, organisation criminelle qui a causé la mort de 28 personnes en Belgique entre 1982 et 1985, lors de plusieurs braquages. Me Henri Laquay confirme que son client n’est nullement inquiété dans ce dossier. « Il faut rappeler qu’il a été remis aux autorités belges pour le dossier de mœurs, et rien d’autre. D’ailleurs, il n’a jamais été inquiété dans le cadre dans le dossier des tueurs du Brabant. Seul son nom a été évoqué, comme le nom de plusieurs autres personnes. »

 

https://www.rtl.be/info/belgique/faits-divers/devenue-adulte-laura-se-confie-sur-le-truand-et-assassin-eric-lammers-il-en-est-reste-aux-attouchements-pour-ne-pas-laisser-de-traces–1288846.aspx

Devenue adulte, Laura se confie sur le truand et assassin Eric Lammers: « Il en est resté aux attouchements, pour ne pas laisser de traces »

 

Benjamin Samyn, publié le 26 mars 2021 à 06h00

Devenue adulte, Laura se confie sur le truand et assassin Eric Lammers:

(c) RTL INFO

 

Eric Lammers, condamné à mort en 1991, a été extradé de Serbie vers notre pays le mois dernier. Ce lundi 29 mars, il passe devant la chambre du conseil de Charleroi. L’homme est inquiété dans une affaire de pédophilie. Ce n’est pas la première fois. Il a été acquitté dans une affaire similaire en 2013. Sa victime présumée d’alors, Laura, aujourd’hui 25 ans, se confie.

 

En février, nous vous révélions l’extradition de Serbie vers la Belgique du truand belge Eric Lammers. L’homme qui avait été condamné en 1991 à la peine de mort, commuée automatiquement en réclusion criminelle à perpétuité pour le double assassinat de deux diamantaires anversois et qui est surnommé « la bête » est désormais inquiété dans un dossier de pédophilie.

Les blessures d’une jeune femme

En 2013, Eric Lammers était innocenté par la Cour d’appel de Liège de faits de viols et d’attouchements contre Laura, la fille de sa compagne, entre 2002 et 2005. L’enfant est devenu aujourd’hui une jeune femme de 25 ans. Elle a décidé de s’exprimer et de se confier à RTL INFO après avoir appris l’existence de nouveaux faits présumés de pédophilie à charge d’Eric Lammers et de son père Maurice Lammers.

Laura avait 7 ans lorsqu’Eric Lammers entretenait une relation sentimentale avec sa mère. Elle explique comment le suspect avait, selon elle, manipulé ses sentiments : « Il a vécu à la maison, et dès qu’elle allait travailler ou qu’elle quittait la maison, il jouait sur mon complexe d’Oedipe. Il me disait qu’il m’aimait plus que ma maman, et que donc je ne devais rien lui dire sinon elle allait être jalouse et il qu’il allait devoir partir de la maison. Il se comportait avec moi comme un papa. Il m’a appris à faire du vélo, à télécharger sur l’ordinateur, à faire pleins de choses. Mais tout avait un prix. Si je voulais aller à la plaine, je lui devais une fois de faire l’amour… Donc il calculait les fois que je lui devais. Comme il est intelligent, il en est resté aux préliminaires et aux attouchements. Comme ça, cela ne laissait pas de traces. »

Une affaire similaire qui implique aussi le père Lammers

Eric et Maurice Lammers sont actuellement en détention préventive dans le cadre d’une deuxième affaire pour des faits de viol, attentat à la pudeur et détention d’images pédopornographiques. La victime présumée, une fille de 11 ans, est une voisine de l’habitation du père Lammers à Roux, dans la région de Charleroi. Elle était parfois confiée par sa mère au patriarche Lammers. C’est Sébastien, le père de l’enfant, qui a dénoncé les faits présumés à la police. « Ma fille m’a dit que Maurice et Eric Lammers lui avaient touché ses parties intimes et qu’ils lui faisaient faire des câlins nus dans le bain. Lorsque mes deux filles ont vu Eric Lammers à la télévision, elles ont pleuré et dit que c’était quelqu’un de méchant. Nous espérons qu’il sera condamné très sévèrement car faire du mal à des enfants, c’est impardonnable », raconte-t-il.

Des photos compromettantes

Des photos compromettantes de la fille de Sébastien ont été trouvées dans l’ordinateur de Maurice Lammers. Notons également que des photos contraires aux bonnes mœurs avaient été montrées par le suspect dans un cadre sexuel à Laura alors qu’elle était mineure, ce qui pourrait relancer l’affaire. Et c’est à partir de ce type d’éléments que l’avocat des parties civiles, Me. Fabian Lauvaux, compte relancer le dossier : « Ma cliente me mandate pour le dépôt d’une nouvelle requête qui est mise entre les mains de la juge d’instruction. Nous espérons que son dossier puisse être rouvert et joint aux plaintes actuelles. Si nul ne peut être jugé deux fois pour la même chose, en revanche des faits qui n’ont pas fait l’objet d’un jugement peuvent toujours, s’ils ne sont pas prescrits, faire l’objet d’une enquête voire d’une condamnation. C’est sur cette base que nous espérons pouvoir obtenir satisfaction. »

Des accusations aberrantes selon la défense

Eric Lammers est défendu par le duo d’avocats bruxellois Henri Laquay et Patrick Maricot. Contacté par nos soins, Henri Laquay indique que le suspect nie les faits et que la présomption d’innocence doit jouer : « Notre client a été entièrement acquitté à deux reprises, par le Tribunal de première instance et par la Cour d’appel de Liège. Tout son matériel avait été saisi et minutieusement analysé. Rien n’avait été trouvé. A l’époque, la Cour d’appel avait même mentionné dans son arrêt qu’une accusation dénoncée par la partie civile était suspecte et que la thèse de la vengeance était vraisemblable. Ces nouvelles prétendues accusations, 16 ans plus tard, sont aberrantes et notre client se réserve le droit de déposer plainte pour dénonciation calomnieuse à l’autorité. »

J’espère que toutes les personnes qui ont vécu cela auront la force, comme moi, de se relever

Laura poursuit son combat

Pour Laura, il est important de faire partie de ce deuxième dossier afin de continuer son combat : « ll est plus qu’important pour moi que ça n’arrive plus à aucune petite fille. J’ai eu beaucoup de mal à me reconstruire et à comprendre que ce n’était pas ma faute et que j’avais été complètement manipulée. Il m’a fallu plus de 15 ans aussi pour comprendre que je n’aurais jamais de réponse pour savoir pourquoi il a fait ça. C’est juste un pédophile. Je n’aurai pas d’autres réponses. J’espère que toutes les personnes qui ont vécu cela auront la force, comme moi, de se relever. Mais la confiance en l’homme à cause de lui reste très délicate, voire brisée. »

Eric Lammers est actuellement détenu à la prison de Leuze-en-Hainaut. Ses demandes de libération ont pour l’instant été rejetées. Il passera ce lundi devant la Chambre du conseil de Charleroi.

 

https://www.rtl.be/info/belgique/faits-divers/le-celebre-truand-eric-lammers-et-son-pere-seront-juges-pour-des-faits-de-pedophilie-1332340.aspx

Le célèbre truand Eric Lammers et son père seront jugés pour des faits de pédophilie

 

Benjamin Samyn, publié le 19 octobre 2021 à 21h36 , mis à jour le 20 octobre à 06h54

Le célèbre truand Eric Lammers et son père seront jugés pour des faits de pédophilie

(c) Belga

 

La Chambre du conseil de Charleroi vient de renvoyer le célèbre truand Eric Lammers et son père Maurice devant le tribunal correctionnel. Ils sont suspectés de faits de pédophilie à l’encontre de plusieurs mineurs qui habitaient près du domicile familial des Lammers situé à Roux dans la région de Charleroi. Le dossier contient d’effroyables photos ou l’on voit l’une des enfants victimes de viol.

Les photos d’un viol de la fillette dans l’ordinateur de Maurice Lammers

La victime présumée, une fille de 11 ans, était parfois confiée par sa mère au patriarche Lammers. C’est Sébastien, le père de l’enfant, qui a dénoncé les faits présumés à la police : « Ma fille m’a dit que Maurice et Eric Lammers avaient touché ses parties intimes et qu’ils lui faisaient faire des câlins, nus dans le bain » affirmait-il à RTL INFO.

La sœur de la jeune fille, âgée de 9 ans à l’époque des faits serait également concernée tout comme un garçon de 11 ans, qui lui aussi venait passer une partie de son temps libre chez ses voisins.

L’élément déterminant dans ce dossier est une série de photos retrouvée dans l’ordinateur de Maurice Lammers sur lesquelles on voit le viol de la fillette de 11 ans. Les expertises n’ont pas réussi à déterminer si le torse masculin qui est visible est celui d’Eric Lammers ou non. Il ne s’agit en tout cas pas du patriarche. De nombreuses photos à caractères pédopornographiques ont également été trouvées sur du matériel informatique appartenant aux deux hommes.

Se basant notamment sur le témoignage des enfants, la Chambre du conseil a donc décidé de renvoyer les deux inculpés.

Eric Lammers: du grand banditisme aux dossiers de pédophilie

On le surnomme « la bête ». Eric Lammers, célèbre truand belge, a été condamné en 1991 pour le double meurtre de deux bijoutiers anversois. Ancien membre du groupuscule d’extrême-droite et neonazi WNP, il est cité et entendu régulièrement dans le dossier des tueurs du Brabant.

Malgré son lourd pedigree, l’homme avait affiché son désir de repentance et était même devenu écrivain, ce qui lui a d’ailleurs permis de sortir de prison. Visiblement « rangé des voitures » du grand banditisme (il produisait du miel en Serbie où il vivait une partie de l’année), il est parallèlement poursuivi dans des dossiers de mœurs liés à la pédophilie. Il est d’ailleurs condamné pour détention d’images de ce type.

S’agissant du dossier qui concerne les trois mineurs de Roux, il est poursuivi pour viol sur mineur de moins de 16 ans avec violence, attentat à la pudeur, acquisition et possession de matériel pédopornographique. Son père Maurice est lui poursuivi pour attentat à la pudeur, acquisition et possession de matériels pédopornographique, incitation à la débauche.

Nous avons contacté les deux avocats bruxellois d’Eric Lammers : Me. Henri Laquay et Me. Patrick Maricot. Ce dernier nous déclare que « malgré le renvoi en correctionnelle, Monsieur Lammers continue à contester avec vigueur les préventions mises à sa charge et espère que le procès se tiendra rapidement pour faire éclater la vérité. »

Un deuxième dossier a, lui, été disjoint, il sera donc jugé séparément. Il s’agit de celui de Laura. Lors d’une première procédure, Éric Lammers avait été poursuivi pour des faits de pédophilie mais le dossier avait été classé sans suite. A la lumière des nouveaux faits, Laura avait décidé de relancer son dossier en évoquant le fait qu’Éric Lammers l’aurait forcée à regarder des images pornographiques alors qu’elle était mineure.

Fabian Lauvaux est l’avocat de toutes les parties civiles : « Il faut se rendre compte qu’Eric Lammers se revendique comme l’un des derniers grands criminels de l’ancienne époque. Son nom est cité dans l’historique des tueries du Brabant. Mais il ne s’agit pas ici d’une affaire de truands mais de pédophiles. Il devra s’expliquer face à trois juges professionnels par rapport à des accusations précises et des éléments à mon sens accablants. » La date du procès devant le tribunal correctionnel pour le père et le fils Lammers n’est pas encore connue.

 

Gabriel Matzneff ou Cyprien Luraghi : du pareil au même…

Notons à ce propos que la grande copine brestoise du second, Céline Verdier, doyenne des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Brest, semble être originaire du même secteur que Claude Verdier, amant de Christian Giudicelli, l’ami avec lequel Gabriel Matzneff a passé de nombreuses vacances pédophiles aux Philippines.

Ses relations avec eux seraient-elles anciennes, voire familiales ?

Une chose est en tous les cas bien certaine : elle adule les pédophiles, particulièrement le Luraghi Pascal Edouard Cyprien, qu’elle n’a cessé de porter aux nues depuis au moins une bonne dizaine d’années en sachant pertinemment qu’il avait entrepris de rechercher toutes mes relations anciennes et actuelles, afin d’assassiner tous ceux qui m’ont connue et pouvoir ainsi plus aisément défoncer l’Etat français et son armée avec ses amis islamistes…

 

https://copainsdavant.linternaute.com/p/celine-verdier-5306732

Celine VERDIER

  • BREST

Celine VERDIER est sur Copains d’avant. Pour la contacter, connectez-vous ou inscrivez-vous gratuitement.

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  • Prénom Nom :

    Celine VERDIER

  • Vit à :

    BREST, France

  • Née le :

    5 juil. 1979 (42 ans)

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Mes goûts et passions

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Je remarque au passage qu’elle a récemment supprimé de sa fiche Copains d’avant toute mention à ses fonctions actuelles de magistrate, à Brest, ainsi qu’à sa formation à l’Ecole nationale de la magistrature sitôt après ses études à l’IEP de Bordeaux, lesquelles y ont figuré durant plusieurs années.

Ce n’est pourtant pas elle qui craint grand-chose en affichant publiquement ce qu’elle est, les islamistes l’adorent autant que les pédophiles : c’est la juge à Lura, ils sont tous au courant depuis le début.

 

 

https://www.midilibre.fr/2011/08/01/quand-la-commune-inspirait-deux-artistes,364727.php

Quand la commune inspirait deux artistes

 

  • Christian Giudicelli peint par son ami Claude Verdier.
    Christian Giudicelli peint par son ami Claude Verdier. © D.R
Publié le 01/08/2011 à 00:00

 

Quelques articles récents concernant La Roque ont brièvement mentionné les noms de Christian Giudicelli et de Claude Verdier : deux artistes talentueux dont les œuvres ont valorisé la région, bien au-delà des frontières. Ils ont, maintes fois, puisé leur inspiration, l’un pour la peinture, l’autre pour la littérature, dans le charme des vieux villages locaux, les faisant ainsi apprécier par un très large public.

Claude Verdier (1932-1997) quittait régulièrement Paris pour se ressourcer dans sa maison familiale à Goudargues, où sa mère enseigna le piano à plusieurs générations de Goudarguais. Par ses créations picturales, Claude recherchait inlassablement à percer le mystère de la nature et des vieilles bâtisses. Le site de La Roque l’attirait tellement qu’il lui consacra un livre et une exposition dans la capitale en 1971. Par cinq fois, la galerie d’art Anne-Colin exposa ses tableaux. Petite anecdote : cette galerie, située rue Mazarine, recevait à chaque fois, un visiteur de marque, François Mitterrand qui appréciait particulièrement Goudargues. En 2011, le domaine de Bel-Air rend hommage à Claude ; l’étiquette apposée sur les bouteilles de la cuvée, médaille d’or 2010, est une pointe sèche de l’artiste représentant La Roque.

Ces années de création artistiques (théâtres, décors, expositions, conférences etc.), Claude les a partagées avec son compagnon Christian Giudicelli.

Ce dernier, Nîmois de naissance, est devenu un homme de Lettres récompensé par les prix les plus prestigieux (prix Valéry-Larbaud, prix Jean-Freustié, prix Renaudot en 1986 pour le livre Station balnéaire). Son dernier ouvrage Square de la couronne (2010) se passe à Nîmes. Ses émissions sur France Culture ont séduit un large public. Il est conseiller littéraire chez Gallimard.

Fidèle à la mémoire de Claude et de leurs souvenirs communs de La Roque, Christian a accepté avec joie de préfacer le tout nouveau livre de Mme Frach-Descazeaux intitulé Vivre à La Roque au XVIIIe siècle ». (Midi Libre du 23 juillet 2011).

« Je ressens ce village, tout en traits coupés, comme l’étape d’un ultime pèlerinage », écrivait leur ami commun Boris Schreiber, lui aussi prix Renaudot.

Correspondant : 06 60 09 59 49

Midi Libre

 

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/qui-est-christian-giudicelli-ecrivain-editeur-et-compagnon-de-voyage-de-matzneff_2118095.html

Qui est Christian Giudicelli, écrivain, éditeur et compagnon de voyage de Matzneff ?

 

Les enquêteurs s’intéressent à cet intime de Gabriel Matzneff, avec qui il partage une profonde amitié depuis plusieurs décennies.

 

Christian Giudicelli, l'ami intime de Gabriel Matzneff

Christian Giudicelli, l’ami intime de Gabriel Matzneff

Capture YouTube / Gérard Courant

Par LEXPRESS.fr
Publié le 12/02/2020 à 19:28

 

Le siège de Gallimard à Paris a été perquisitionné ce mercredi dans le cadre de l’enquête ouverte contre l’écrivain Gabriel Matzneff pour « viols sur mineur » de moins de 15 ans. La perquisition, révélée par Mediapart, a débuté dans la matinée et s’est achevée en tout début d’après-midi.

Les enquêteurs de l’Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP) recherchaient notamment des passages écrits de l’écrivain ne figurant pas dans ses ouvrages publiés. Mais selon des sources proches du dossier et Mediapart, ils s’intéressent aussi à Christian Giudicelli, 78 ans, intime de Gabriel Matzneff et compagnon de ses voyages aux Philippines.

Un ami très proche

Lui-même romancier, il est membre du comité de lecture de Gallimard et dirige la collection « La fantaisie du voyageur » aux éditions Rocher, dans laquelle a publié Matzneff. Christian Giudicelli est l’un des dix jurés du prix Renaudot et a défendu à plusieurs reprises la candidature de son ami lors des délibérations, comme l’a raconté Le Monde.

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LIRE AUSSI >> Gabriel Matzneff jugé en septembre 2021 pour « apologie » de la pédophilie

Très proche de Gabriel Matzneff, il se définissait lui-même dans son ouvrage Les Spectre Joyeux comme le « fidèle complice » de l’écrivain accusé de viols sur mineurs. Par ailleurs, comme le note Mediapart, dans un texte intitulé Gabriel infiniment aimable, publié dans le livre hommage des éditions du Sandre, Christian Giudicelli parlait de « coup de foudre » amical, pour décrire sa relation avec Matzneff, « un homme qui [lui] est si proche depuis environ trente-cinq ans ».

Des voyages aux Philippines

Sur le site matzneff.com, dédié à l’écrivain et qui a été supprimé en décembre dernier, la décennie 1980 mentionne plusieurs voyages à Manille avec Christian Giudicelli. Comme le souligne Mediapart, deux photos publiées dans le livre hommage des éditions du Sandre confirment ces voyages. Dans leurs ouvrages, les deux hommes se surnomment « 804″ pour Matzneff et « 811″ pour Giudicelli.

LIRE AUSSI >> Gabriel Matzneff au New York Times : « J’ai l’impression d’être un mort vivant »

Toujours dans le même livre hommage, Christian Giudicelli donne des détails sur leur relation. « Durant notre premier séjour à l’hôtel Tropicana [à Manille], lui habitait la chambre 804 [Eight o four] et moi la 811 [Eight one one] : ainsi, en bavardant, avons-nous pris l’habitude de nous désigner plutôt que par nos prénoms et, lorsqu’il s’agit d’évoquer, ici et là, en un court paragraphe, de menues coquineries et fredaines dont nous ne nous sentons guère coupables, mon cher Eight o four prend soin de dissimuler son cher Christian sous l’aile protectrice d’Eight one one : un tour de passe-passe qui n’abuse plus depuis longtemps ses fidèles lecteurs. » Des références à ces surnoms apparaîtront ensuite dans plusieurs de leurs romans respectifs.

A-t-il cherché à protéger Matzneff ?

Les clins d’oeil n’ont cependant pas toujours été aussi discrets. Dans La Prunelle de mes yeux, Gabriel Matzneff fait référence de manière plus ouverte à son ami. Alors qu’il raconte une scène où il sodomise une jeune fille, qui ressent des douleurs, il écrit : « Je me suis aussitôt retiré du ‘sentier des épices’ (ça, c’est une anecdote de Giudicelli, un ‘private joke’). »

LIRE AUSSI >> Quand la République décorait Gabriel Matzneff…

Au nom de cette amitié, Christian Giudicelli a-t-il cherché à protéger Gabriel Matzneff ? Toujours dans La Prunelle de mes yeux, l’écrivain raconte avoir été inquiété par la Brigade des mineurs, à la suite de lettres anonymes le dénonçant. « Hier soir, Christian Giudicelli (auquel, redoutant une perquisition, j’ai confié les photos de Vanessa prises chez moi et ses lettres), puis Marc Lacroix, ont été, comme toujours, des amis épatants », retrace-t-il.

Dans un entretien à l’ex-site Biffures, en 2008, Gabriel Matzneff déclarait avoir « autocensuré » des « passages » de ses écrits qui risquaient d’être « jugés spécialement scandaleux » après avoir notamment pris conseil auprès de Christian Giudicelli.

Matzneff ajoute avoir mis ces textes « en sécurité dans un coffre de banque ». Selon Mediapart, ce coffre-fort aurait été « localisé » par les enquêteurs.

 

 

https://www.franceinter.fr/justice/l-arme-la-plus-meurtriere-le-livre-riposte-d-une-autre-victime-de-matzneff

“L’Arme la plus meurtrière” : le livre riposte d’une autre victime de Matzneff

 

par Ilana Moryoussef publié le 27 septembre 2021 à 6h29
 

Après Vanessa Springora, une autre femme, Francesca Gee, aujourd’hui âgée de 63 ans, accuse Gabriel Matzneff d’abus sexuels. Dans un livre auto-édité, L’arme la plus meurtrière, elle dresse le portrait implacable d’un prédateur et du système qui l’a protégé.

 

Francesca Gee en septembre 2021
Francesca Gee en septembre 2021 © AFP / JOEL SAGET

 

Lorsqu’elle a rencontré Matzneff, Francesca Gee avait quinze ans et lui trente-sept, le même âge qu’Humbert Humbert, le protagoniste de « Lolita » de Nabokov. Quand on a lu Vanessa Springora (Le Consentement, Grasset, 2020), on ne peut qu’être saisi par les similitudes entre les deux récits. Comme Vanessa, Francesca était une adolescente passionnée de littérature, dont les parents, fraîchement séparés, « sont trop pris par leur mélo personnel pour s’intéresser à ce que je deviens ».

« Mes appas, mon intelligence, ma simple existence sont portés aux nues. Comment résister à te tels compliments ? »

Un soir, à la sortie du cinéma, Francesca et sa mère tombent sur Matzneff, une vieille connaissance, perdue de vue depuis longtemps. Ah, le plaisir des retrouvailles ! Assez vite, cependant, la jeune Francesca, troublée, comprend que c’est après elle que l’écrivain en a, et non après sa journaliste de mère. « Grâce à son sismographe intérieur le détourneur de fillettes a détecté la fêlure et, sans hésiter, il a foncé », écrit-elle dans L’Arme la plus meurtrière.

Il appelle aux heures de bureau pour être sûr de tomber sur la jeune fille. Il lui propose de la voir, l’étourdit de discours. « Mes appas, mon intelligence, ma simple existence sont portés aux nues. Comment résister à te tels compliments ? Comment refuser de vivre, enfin, la vie d’une héroïne », écrit-elle dans un extrait du livre disponible sur son site.

Une adolescente sous emprise

Lorsqu’il se jette sur elle, lors d’une promenade sur les quais, elle ne peut pas retenir un mouvement de dégoût. « Tandis qu’il s’escrime sur ma bouche, mes yeux ouverts enregistrent la chair flasque du cou, la peau du menton un peu pendante. » Un peu plus tard, ce sera le lit « comme une arène ». Dire non ? Impensable. À cette adolescente peu sûre d’elle, on a appris à être polie, à faire plaisir, à obéir aux adultes.

Les adultes, justement, que pensent-ils de cette drôle d’affaire ? « Ma mère était très opposée à cette liaison, déclare Francesca Gee à France Inter, mais mon père y était très favorable. Il était tout à fait d’accord pour que je sois la maîtresse de Matzneff. » Dans cette famille, personne n’occupe la place qu’il devrait occuper. Personne ne fait ce qu’il devrait faire. Car si la mère est opposée à cette liaison, la jeune Francesca en découvre bientôt la raison : « Tu m’as volé mon amant », lance-t-elle un jour à sa fille médusée. « Quand une mère et sa fille ont des rapports avec le même homme, c’est un triangle incestueux », analyse Francesca Gee. Sa mère, aujourd’hui âgée de près de 90 ans, refuse d’aborder avec sa fille ce chapitre douloureux.

Pendant ce temps, l’écrivain resserre sa prise. « Gabriel Matzneff m’a mise en garde. (..) Le monde, celui des adultes, est méchant. Il ne supporte pas les gens qui s’aiment comme lui et moi nous aimons. Car « nous » nous aimons. C’est un dogme. » Il l’espionne, lui interdit de voir ses amis, manœuvre pour qu’elle soit inscrite dans un lycée près de chez lui, pille les lettres qu’elle lui a envoyées pour les publier, à son insu, dans son essai Les moins de seize ans. Les vacances, qu’elle passe à la neige ou dans sa famille italienne, sont une respiration bienvenue pour Francesca.  Mais elle a beau se débattre, elle est engluée.

Un système qui protège Matzneff

Matzneff, prudent, a toujours dans son portefeuille une lettre autographe de Pompidou, à en-tête de la Présidence de la République. Plus tard, elle sera remplacée par une lettre de Mitterrand. En cas d’ennuis avec la police, cela peut faire son effet. Rarement on a lu une aussi fine analyse du système de manipulation mis en place par un prédateur. « Matzneff m’aime comme il aime les côtes de bœuf et les vins de Bourgogne : il me dévore et me transforme en bouillie ; plus tard il me défèquera. »

À ses dix-huit ans, Franscesca Gee parvient enfin à le quitter. Mais on ne quitte pas Matzneff. Elle a beau mettre de la distance entre eux (elle vivra de nombreuses années à l’étranger), il la poursuit : dans son journal (publié) il la traite de « garce luciférienne » et autres vocables du même tonneau. Pire, il utilise une photo d’elle à quinze ans pour illustrer l’édition Folio d’un de ses livres.

C’est en vain qu’elle essaie de faire cesser l’utilisation de son image. L’écrivain est bien entouré. Il dispose de relais puissants. Deux avocats refusent de prendre le dossier qu’elle leur soumet. Essaie-t-elle de faire le récit de ce qui lui est arrivé ? Des éditeurs la découragent. Pendant ce temps, droite et gauche confondues, l’État « fait risette au pédopornographe en chef », constate, amère, Francesca Gee, avant d’énumérer les hochets honorifiques (mais pas seulement) offerts par les gouvernements successifs. Comment cela a-t-il été rendu possible ? C’est aussi le propos de ce livre. Récit d’une dépossession de soi mais aussi décryptage de ce que l’auteure appelle lors de notre entretien « le biotope de Gabriel Matzneff ». En clair, les relations et le système qui l’ont protégé.

Un livre pour « riposter »

Lorsqu’est paru Le Consentement, de Vanessa Springora, Francesca Gee a accueilli avec joie et soulagement la déflagration qui a accompagné la sortie du livre. Elle s’est d’abord dit que c’était réglé, qu’elle n’aurait plus à y revenir. Puis, petit à petit, le désir de reprendre son manuscrit refusé est apparu. « J’ai été si gravement insultée, il faut bien lui répondre à ce type ! On ne va pas faire comme s’il ne s’était rien passé, j’avais besoin de me défendre et de riposter ! », s’exclame-t-elle avec véhémence.

Francesca Gee a parlé à la presse pour la première fois l’an dernier. C’est au New York Times qu’elle a choisi de confier son récit, écartant d’office les journaux français. Pour son livre, L’Arme la plus meurtrière, elle opté pour l’auto-édition après quelques contacts infructueux dans l’édition. Des choix qui disent bien sa défiance à l’égard d’un système longtemps acquis à son prédateur et qui a érigé autour de lui une conspiration du silence.

Gabriel Matzneff

À lire  -   Société Ni remords, ni autocritique, on a lu « Vanessavirus » de Gabriel Matzneff

 

Nouvelles attaques du crypto-rançonneur Locky via Facebook et LinkedIn

Je n’avais pas parlé du virus crypto-rançonneur Locky depuis le 27 juin dernier et toutes les informations publiées en français à son sujet semblaient également, tout comme sa fiche française sur Wikipédia, s’être arrêtées là, quoiqu’il ait bien continué à faire des siennes dont la presse étrangère rendait compte à ses lecteurs.

Or, voilà qu’on en reparle dans des publications françaises depuis l’arrestation à Strasbourg et Marseille de terroristes préparant une ou plusieurs nouvelles attaques, apparemment pour le 1er décembre 2016.

Il s’invite sur Facebook, nous dit-on depuis le 22 novembre. Certes, mais ce n’est pas nouveau, les faits étaient connus depuis début septembre.

Par ailleurs, Locky a aussi fait sa rentrée de septembre sous la nouvelle forme d’Odin, après celle de Zepto apparue au début de l’été.

Je rappelle que de nombreux indices m’avaient amenée très tôt à lier tous les ravages de ce virus aux nouveaux besoins d’argent du NPA en prévision de ses campagnes en tous genres jusqu’à la présidentielle de 2017, y compris, bien entendu, toutes celles plus ou moins souterraines ou sournoises dont le but est d’obtenir coûte que coûte le silence de ses victimes.

 

http://www.silicon.fr/ransomware-locky-sur-facebook-163219.html

Le ransomware Locky s’invite sur Facebook

 

 

Nouvelles attaques du crypto-rançonneur Locky via Facebook et LinkedIn dans AC ! Brest ransomware-data-locky-684x513

 

Des chercheurs ont découvert une attaque reposant sur la messagerie instantanée de Facebook pour diffuser le célèbre ransomware Locky.

Les campagnes de ransomwares ne faiblissent pas et testent de nouveaux vecteurs de propagation. Bart Blaze, chercheur en malware, a été sollicité par un ami qui a reçu une image « étrange » sur son compte Facebook. Il s’agissait d’un spam utilisant le chat de Facebook pour diffuser une image (au format .svg) intégrant un outil de téléchargement de malware nommé Nemucod. Un premier point à souligner est que l’image est capable de passer sous les radars des filtres anti-spam de Facebook.

L’utilisation de fichiers SVG (Scalable Vector Graphics) est importante. SVG est basé sur XML, ce qui signifie qu’un pirate peut intégrer n’importe quel contenu, comme du JavaScript. Dans ce cas-là, l’analyse du code a montré qu’il s’agissait bel et bien de JavaScript.

Redirigé vers une fausse page YouTube

En cliquant sur l’image, l’internaute est redirigé sur une page qui ressemble à YouTube. Une fois le site téléchargé, l’utilisateur est invité à télécharger à un codec pour lire la vidéo. Si celui-ci, présenté comme une extension de Chrome, est installé, alors Nemucod débarque et Locky aussi. Le rançongiciel peut ensuite à sa guise chiffrer les fichiers de l’ordinateur et réclamer de l’argent (habituellement en bitcoin) à la victime.

Bart Blaze conseille donc de se méfier des images envoyées notamment par des connaissances, « surtout quand il n’y a que l’image dans le message ». Fraser Kyne, directeur technique chez Bromium, se veut plus inquiétant en soulignant le fait que « pas mal de personne regarde Facebook au bureau, il y a alors un grand risque pour la diffusion du malware au sein de l’entreprise ». Locky a été découvert en février 2016 par des équipes de Palo Alto Networks et a impacté beaucoup d’entreprises à travers le monde.

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Une variante de Locky se fait passer pour un fichier système Windows

Photo credit: portalgda via VisualHunt / CC BY-NC-SA

 

 

https://www.globalsecuritymag.fr/ImageGate-Check-Point-decouvre-une,20161124,67207.html

ImageGate : Check Point découvre une nouvelle méthode de diffusion de logiciels malveillants sur Facebook ou encore LindedIn via des images

novembre 2016 par Check Point

Check Point® Software Technologies Ltd. a annoncé que ses chercheurs en sécurité ont identifié un nouveau vecteur d’attaque, nommé ImageGate, qui intègre des logiciels malveillants dans des fichiers image et des fichiers graphiques. Ils ont également découvert la méthode d’exécution du code malveillant dans ces images via des applications de réseaux sociaux tels que Facebook et LinkedIn.

Selon les études effectuées, les agresseurs ont développé une nouvelle façon d’intégrer du code malveillant dans un fichier image et le télécharger sur les sites web de réseaux sociaux. Les agresseurs exploitent un défaut de configuration dans l’infrastructure des réseaux sociaux pour forcer délibérément leurs victimes à télécharger le fichier image. L’appareil de l’utilisateur est infecté dès qu’il clique sur le fichier téléchargé.

Depuis ses trois derniers jours, le secteur de la sécurité suit de très près la propagation massive du logiciel rançonneur Locky via les réseaux sociaux, en particulier dans sa campagne Facebook. Les chercheurs de Check Point sont convaincus que la nouvelle technique ImageGate révèle comment cette campagne a été rendue possible, une question qui est restée sans réponse jusqu’à présent.

Ils ont pu ainsi découvrir le vecteur d’attaque qui affecte les principaux sites web et réseaux sociaux dans le monde entier, y compris Facebook et LinkedIn. Check Point a informé Facebook et LinkedIn du vecteur d’attaque dès le début du mois de septembre.

Démonstration : https://youtu.be/sGlrLFo43pY

Dans le cas du logiciel rançonneur Locky, une fois que les utilisateurs téléchargent et ouvrent le fichier malveillant qu’ils reçoivent, tous les fichiers présents sur leur appareil personnel sont automatiquement chiffrés et ne peuvent être récupérés qu’après paiement de la rançon. Le secteur estime que la campagne est toujours active et fait de nouvelles victimes chaque jour.

« À mesure que les gens passent plus du temps sur les sites de réseaux sociaux, les pirates recherchent un moyen d’entrer sur ces plates-formes, » déclare Oded Vanunu, Head of Check Point’s Products Vulnerability Research. « Les cybercriminels comprennent que ces sites sont généralement mis en liste blanche, et pour cette raison, ils sont continuellement à la recherche de nouvelles techniques pour exploiter les réseaux sociaux à des fins malveillantes. Afin de protéger les utilisateurs contre les menaces les plus avancées, les chercheurs de Check Point essaient d’identifier les prochaines cibles des agresseurs. »

Comment rester protégé ? Check Point recommande les mesures de prévention suivantes :

1. Si vous avez cliqué sur une image et que votre navigateur commence à télécharger un fichier, ne l’ouvrez pas. Les sites web de réseaux sociaux devraient afficher des images sans avoir à télécharger de fichier.

2. N’ouvrez pas de fichier image comportant une extension inhabituelle (telle que SVG, JS ou HTA).

Une description technique détaillée du vecteur d’attaque sera publiée par Check Point lorsque la vulnérabilité aura été corrigée dans les principaux sites concernés, afin d’empêcher les agresseurs de tirer profit de ces informations.

 

http://www.clubic.com/antivirus-securite-informatique/virus-hacker-piratage/malware-logiciel-malveillant/actualite-821010-ransomware-images-transmises-facebook.html

le vendredi 25 novembre 2016

 

Un ransomware dans des images transmises par Facebook

 

Un nouveau risque pour la sécurité des ordinateurs du monde entier a été identifié par la firme spécialisée dans la sécurité informatique CheckPoint. Une nouvelle forme d’attaque au ransomware a vu le jour sur les réseaux sociaux.

Les pirates auraient trouvé le moyen de propager un ransomware, notamment le célèbre Locky, via un simple fichier image qui est envoyé par Facebook et LinkedIn.

Un fichier image qui conduit au téléchargement de Locky

Selon l’entreprise spécialisée CheckPoint, les pirates auraient réussi à contourner les sécurités de Facebook et LinkedIn en maquillant un logiciel malveillant, en l’occurrence le ransomware (ou rançongiciel en français) Locky, dans un fichier image. Ainsi faisant, le fichier peut être partagé sur Facebook et LinkedIn sans que les systèmes de sécurité et antivirus des deux réseaux sociaux ne le bloquent.

Le fichier a toutefois une particularité : il s’agit d’un fichier en .svg ce qui, déjà, devrait mettre la puce à l’oreille de l’utilisateur qui le reçoit. Les fichiers .svg sont assez rares puisqu’ils servent pour le dessin vectoriel. CheckPoint signale également que cette attaque est une version améliorée d’une attaque déjà connue.

 

photo locky facebook
Sur Messenger, le fichier en question, tel qu’il apparaîtrait

 

Locky téléchargé dès l’ouverture du fichier ?

L’attaque consistant à télécharger le ransomware Locky via un fichier image était déjà connue, mais la première version renvoyait, une fois l’image ouverte, vers un site qui montrait une vidéo et qui demandait de télécharger un logiciel pour la voir. Ce logiciel était, en réalité, Locky.

Désormais, selon CheckPoint, les pirates ont trouvé un moyen d’aller plus vite et d’être plus dangereux. Il suffit d’ouvrir le fichier .svg infecté pour télécharger directement Locky sur l’ordinateur. Aucune redirection n’est nécessaire.

Pour éviter de se faire infecter, il suffit de ne pas télécharger de fichier .svg inconnu et, surtout, de ne pas l’ouvrir. Si vous l’avez téléchargé et pas encore ouvert, supprimez-le, faites un scan antivirus et changez vos mots de passe pour plus de sécurité.

Comparatif antivirus : quel antivirus choisir ?

Modifié le 25/11/2016 à 11h39

 

 

http://www.zdnet.fr/actualites/facebook-messenger-encore-un-malware-qui-circule-via-une-image-39845230.htm

Facebook Messenger : encore un malware qui circule via une image

 

Sécurité : Selon l’éditeur de sécurité Check Point, le virus se diffuse également via LinkedIn. Une fois téléchargé, il active un ransomware sur le poste infecté.

La rédaction de ZDNet.fr

Par La rédaction de ZDNet.fr | Samedi 26 Novembre 2016

Une nouvelle fois, le très populaire Facebook Messenger est utilisé comme vecteur pour diffuser une attaque. L’éditeur Check Point met en effet en garde les utilisateurs de l’application mais aussi de LinkedIn également exploité par les pirates.

La méthode est classique : l’envoi d’une image en .svg qui renvoie vers une vidéo nécessitant le téléchargement d’une pseudo-extension piégée. L’éditeur précise que la contamination peut également se faire par simple téléchargement de l’image. Une fois téléchargé, elle active un ransomware (le fameux Locky) sur le poste infecté.

facebook-millenials-620 dans Action Directe

On ne sait pas encore combien de personnes ont pu être touchés par cette attaque mais CheckPont précise que Locky est impliqué dans 5% des attaques constatées à travers le monde sur le mois d’octobre. Facebook est au courant de la menace depuis septembre mais visiblement, l’attaque a toujours cours.

« À mesure que les gens passent plus du temps sur les sites de réseaux sociaux, les pirates recherchent un moyen d’entrer sur ces plates-formes. Les cybercriminels comprennent que ces sites sont généralement mis en liste blanche, et pour cette raison, ils sont continuellement à la recherche de nouvelles techniques pour exploiter les réseaux sociaux à des fins malveillantes », commente  Oded Vanunu, chercheur chez Check Point.

En octobre, c’est le virus Ecko qui sévissait sur Messenger. Là encore l’approche était classique : vous recevez sur la messagerie instantanée une vidéo prétendument envoyée par un contact. Pour plus d’efficacité, la vidéo (xic.graphics) se présente avec une photo de votre profil et est nommée « votre prénom Video » afin de vous inciter à cliquer.

En cliquant sur le lien, l’utilisateur est renvoyé vers une fausse page YouTube, il est alors invité à télécharger une extension pour lire le fichier (là encore, approche classique). C’est à ce moment que le virus Eko pénètre votre ordinateur permettant un accès à distance à vos données, notamment en vue de mener des campagnes de phishing ou pour se propager une nouvelle fois par Facebook via le piratage du compte.

 

http://globbsecurity.fr/odin-nouveau-ransomware-39688/

Odin: un nouveau ransomware

 

By on octobre 24, 2016 Cybercriminalité

 

Un nouveau ransomware circule sur la Toile depuis la fin Septembre. Chaque mois de nouvelles familles de logiciels malveillants qui détournent les fichiers en otage sont créés mais cette nouvelle variante est une nouvelle version d’une vieille connue des experts: Locky. Son nouvel nom? Odin, et, comme prevu il est l’œuvre des responsables du ransomware Locky.

G DATA alerte que Odin est distribué par e-mail, et caché dans des pièces jointes. La plupart, des documents de bureau ou des archives. Le problème, comme toujours avec ce type de criptomalware, est qu’une fois ces fichiers malveillants sont téléchargés, le malware commence à faire son travail à partir des répertoires locaux et chiffre les lecteurs réseau partagés.

Donc, pour pas devenir une victime, il faut être attentif face à cette nouvelle vague de ransomware, et surtout, prendre en compte des précautions de base pour éviter de tomber dans le piège. Dès G DATA conseillent que la meilleure protection est une bonne sauvegarde. Non seulement dans un support physique, comme cela peut être un disque dur externe, mais aussi de faire qu’il ce ne soit pas connecté au réseau principal.

Lors de l’ouverture des e-mails avec des pièces jointes, nous pourrions être confrontés à des pièces jointes malveillantes. C’est pour cela qu’avant de télécharger, nous devons nous assurer que nous connaissons vraiment le destinataire et le but du pièce jointe car, bien qu’à l’heure actuelle la plupart des programmes malveillants sont détectés de manière proactive par moyens automatiques, le danger peut ne pas être détecté.

En cas de doute, le conseil est clair: ne pas effectuer le téléchargement. En plus, il est conseillé d’avoir des solutions de sécurité installées, et tenir les ordinateurs mis à jour: le système d’exploitation, les programmes installés, les navigateurs et les outils.

About Author

Monica Valle

Journaliste spécialisée en technologie et cybersécurité. Directrice de Globb Security et présentatrice du programme sur sécurité informatique et technologie Mundo Hacker. Twitter: @monivalle.

 

http://virusguides.com/locky-ransomware-applies-odin-extension-encrypted-files/

Locky Ransomware Applies the .ODIN Extension to Encrypted Files

 

September 27, 2016

 

A brand new version of Locky Ransomware was found today by @dvk01uk. The most peculiar thing about the new ransomware variant is that it switches from the .ZEPTO extension to the.ODIN extension for encrypted files.

Apart from the above-mentioned, it is important to point out that if you are infected with this version of ransomware, you are not infected with the Odin Ransomware. Actually, you are infected by Locky, which is using the .ODIN extension now.

Similarly to the old Locky versions, the new sample is being distributed through WS, JS, etc, or email attachments attached to SPAM emails. When a recipient double-clicks on one of these script files, it will download an encrypted DLL installer, decrypt it, and execute it using the legitimate Windows program, named Rundll32.exe.

The command which is executed to launch the DLL is: rundll32.exe %Temp%\[name_of_dll],qwerty

Being executed, Locky ransomware encrypts a victim’s files, rename them, and append the .ODIN extension after that. For instance, test.jpg may be renamed as 5FBZ55IG-S575-7GEF-2C7B-5B22862C2225.odin.

Nevertheless, you should be aware that the names of the ransom note might have already changed.

The ransom notes that are created by the current version are _HOWDO_text.html, _HOWDO_text.bmp, and _[2_digit_number]_HOWDO_text.html.

A list of the extensions targeted for encryption by the new Locky version is provided bellow:

.yuv, .ycbcra, .xis, .wpd, .tex, .sxg, .stx, .srw, .srf, .sqlitedb, .sqlite3, .sqlite, .sdf, .sda, .s3db, .rwz, .rwl, .rdb, .rat, .raf, .qby, .qbx, .qbw, .qbr, .qba, .psafe3, .plc, .plus_muhd, .pdd, .oth, .orf, .odm, .odf, .nyf, .nxl, .nwb, .nrw, .nop, .nef, .ndd, .myd, .mrw, .moneywell, .mny, .mmw, .mfw, .mef, .mdc, .lua, .kpdx, .kdc, .kdbx, .jpe, .incpas, .iiq, .ibz, .ibank, .hbk, .gry, .grey, .gray, .fhd, .ffd, .exf, .erf, .erbsql, .eml, .dxg, .drf, .dng, .dgc, .des, .der, .ddrw, .ddoc, .dcs, .db_journal, .csl, .csh, .crw, .craw, .cib, .cdrw, .cdr6, .cdr5, .cdr4, .cdr3, .bpw, .bgt, .bdb, .bay, .bank, .backupdb, .backup, .back, .awg, .apj, .ait, .agdl, .ads, .adb, .acr, .ach, .accdt, .accdr, .accde, .vmxf, .vmsd, .vhdx, .vhd, .vbox, .stm, .rvt, .qcow, .qed, .pif, .pdb, .pab, .ost, .ogg, .nvram, .ndf, .m2ts, .log, .hpp, .hdd, .groups, .flvv, .edb, .dit, .dat, .cmt, .bin, .aiff, .xlk, .wad, .tlg, .say, .sas7bdat, .qbm, .qbb, .ptx, .pfx, .pef, .pat, .oil, .odc, .nsh, .nsg, .nsf, .nsd, .mos, .indd, .iif, .fpx, .fff, .fdb, .dtd, .design, .ddd, .dcr, .dac, .cdx, .cdf, .blend, .bkp, .adp, .act, .xlr, .xlam, .xla, .wps, .tga, .pspimage, .pct, .pcd, .fxg, .flac, .eps, .dxb, .drw, .dot, .cpi, .cls, .cdr, .arw, .aac, .thm, .srt, .save, .safe, .pwm, .pages, .obj, .mlb, .mbx, .lit, .laccdb, .kwm, .idx, .html, .flf, .dxf, .dwg, .dds, .csv, .css, .config, .cfg, .cer, .asx, .aspx, .aoi, .accdb, .7zip, .xls, .wab, .rtf, .prf, .ppt, .oab, .msg, .mapimail, .jnt, .doc, .dbx, .contact, .mid, .wma, .flv, .mkv, .mov, .avi, .asf, .mpeg, .vob, .mpg, .wmv, .fla, .swf, .wav, .qcow2, .vdi, .vmdk, .vmx, .wallet, .upk, .sav, .ltx, .litesql, .litemod, .lbf, .iwi, .forge, .das, .d3dbsp, .bsa, .bik, .asset, .apk, .gpg, .aes, .ARC, .PAQ, .tar.bz2, .tbk, .bak, .tar, .tgz, .rar, .zip, .djv, .djvu, .svg, .bmp, .png, .gif, .raw, .cgm, .jpeg, .jpg, .tif, .tiff, .NEF, .psd, .cmd, .bat, .class, .jar, .java, .asp, .brd, .sch, .dch, .dip, .vbs, .asm, .pas, .cpp, .php, .ldf, .mdf, .ibd, .MYI, .MYD, .frm, .odb, .dbf, .mdb, .sql, .SQLITEDB, .SQLITE3, .pst, .onetoc2, .asc, .lay6, .lay, .ms11 (Security copy), .sldm, .sldx, .ppsm, .ppsx, .ppam, .docb, .mml, .sxm, .otg, .odg, .uop, .potx, .potm, .pptx, .pptm, .std, .sxd, .pot, .pps, .sti, .sxi, .otp, .odp, .wks, .xltx, .xltm, .xlsx, .xlsm, .xlsb, .slk, .xlw, .xlt, .xlm, .xlc, .dif, .stc, .sxc, .ots, .ods, .hwp, .dotm, .dotx, .docm, .docx, .DOT, .max, .xml, .txt, .CSV, .uot, .RTF, .pdf, .XLS, .PPT, .stw, .sxw, .ott, .odt, .DOC, .pem, .csr, .crt, .key

Nelly Vladimirova

Nelly Vladimirova has been working as a journalist since 1998 with a main focus on Finance, Economics, and IT. In 2004 she graduated the University of Plovdiv, Bulgaria, as a Bachelor in English Philology and Master in Linguistics and Translation. Later, Nelly received a postgraduate certificate in Business Management from Scott’s College, UK. Presently, she is presenting the latest news related to computer security at www.virusguides.com.

 

 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/801780/rose-des-vents-de-l-estrie-victime-cyberattaque-virus-zepto

Des organismes de l’Estrie paralysés par une cyberattaque

 

Publié le jeudi 8 septembre 2016

Un clavier d'ordinateur

Un clavier d’ordinateur. Photo : IS / iStock

 

La Commission scolaire des Appalaches (CSA) et la Rose des vents de l’Estrie, un organisme offrant du soutien aux gens atteints de cancer, ont été attaqués par un programme de terrorisme informatique. Depuis l’attaque, tous les dossiers de leurs ordinateurs ont été cryptés, rendant l’information impossible à lire. Les pirates informatiques exigent une rançon de plusieurs milliers de dollars en échange d’une clé de décryptage.

Un texte de Geneviève ProulxTwitterCourriel

À la Rose des vents, ce sont 12 000 dossiers qui ont été cryptés. « Le programme qui s’appelle Zepto est envoyé dans le nuage. Ce n’est pas ciblé à la Rose des vents. Ça peut arriver à n’importe qui. Ce n’est pas une personne assise devant son ordinateur », soutient la directrice générale de l’organisme, Anne-Marie Poirier.

Du côté de la CSA, le réseau informatique a été attaqué samedi.

« La Commission ne nous a rien caché et nous a avisés qu’elle avait été piratée et qu’elle n’avait plus accès à aucune donnée. Une rançon de 20 000 $ a été demandée, sinon, dans sept jours, ils perdraient toutes les données. On sait que la Sûreté du Québec fait une enquête », explique le président du Syndicat de l’enseignement de l’amiante, Francis Jacob.

Entre autres problèmes, les enseignants n’ont plus accès à leur tableau interactif ou à leur iPad.

Ils ont dû retourner à leur tableau et à la craie! Il n’y a pas d’autres options.

François Jacob, président du Syndicat de l’enseignement de l’Amiante

Paye menacée?

Mais c’est surtout la possibilité que les employés de la CSA ne reçoivent pas leur salaire qui en inquiète plusieurs. « Des enseignants commencent à appeler au Syndicat pour savoir s’ils seront payés le 15 septembre. C’est à ce moment que devaient être déposés les montants forfaitaires et les réajustements salariaux de la dernière convention collective. La Commission scolaire nous a toutefois dit que rien, pour l’instant, ne pourrait nous faire prétendre que la paye ne serait pas déposée. On ne sait jamais. Ils ont jusqu’à vendredi pour trouver une solution », explique M. Jacob.

Le syndicat a demandé à la direction de la CSA si les données personnelles du personnel avaient été volées. « On n’a pas eu de réponse là-dessus », dit-il.

Le service de taxe scolaire serait également touché.

Des spécialistes en informatique analysent la situation. La Sûreté du Québec enquête également sur ce cas.

La Rose des vents de l'Estrie

La Rose des vents de l’Estrie   Photo : Radio-Canada Estrie/Marie-Hélène Rousseau

 

Beaucoup de problèmes

Pour la Rose des vents, il n’était pas question de payer quelque rançon que ce soit. Dès que l’organisme a saisi être victime d’une cyberattaque du programme Zepto, la décision de fermer les systèmes informatiques a rapidement été prise, et ce avant même de recevoir une demande.

« On a décidé de tout couper, de tout arrêter, de faire un ménage énorme dans nos fichiers et de remettre en place le dernier backup. On a coupé tout », dit Mme Poirier.

Bien que les données des personnes qui sont suivies à la Rose des vents n’aient pas été touchées, la cyberattaque complique grandement la vie de l’organisme.

« Nous avons un technicien qui travaille là-dessus depuis plusieurs jours. Nous avons dû annuler l’assemblée générale de la Fondation Claude-Durocher qui aurait dû avoir lieu hier. On a perdu les documents, dont le rapport annuel que nous devons recommencer. Des logiciels ont aussi été attaqués. Nous avons donc dû acheter de nouveaux logiciels. C’est compliqué! »

Selon la directrice, le programme pourrait être rentré dans le système informatique par un banal courriel. « Nous croyons que c’était un courriel dans lequel c’était écrit que nos billets d’avion étaient arrivés. Si vous attendiez un billet d’avion et que vous avez 45, 50 courriels à vérifier en arrivant au bureau, tu l’ouvres et il est trop tard. »

Une plainte au service de police sera déposée jeudi. « Le virus, Zepto, viendrait de Chine, de Russie ou des Philippines. Ce n’est pas clair. Ça sera à peu près impossible de les retracer », croit Anne-Marie Poirier.

Pour l’instant, il n’existe pas encore de pare-feu ou d’antivirus contre Zepto.

À lire aussi : 

 

http://lepcdeglingue.com/87-lastnews/146-06-07-16-ransomware-zepto-locky

06-07-16 Ransomware ZEPTO (Locky)

 

locky

Une nouvelle variante du virus (ransomware) Locky vient de faire son apparition. Cette version se propage au moyen d’un script joint à une pièce jointe de la messagerie.
Lorsqu’il s’execute, les fichiers bureautiques (*.doc, *.xls, *.pdf, *.jpg etc…) sont cryptés et leur noms sont modifiés de façon à ne plus être explicites se terminant par l’extension zepto.
Il est alors impossible d’ouvrir les documents et une demande de rançon est affichée proposant de payer un decripteur.
Ceci est aujourd’hui très courant et les ransomwares sont de plus en plus nombreux.

  • Il est assez simple de se protéger préalablement en s’assurant d’avoir un antivirus performant, à jour au niveau moteur et base virale. De même il est impératif d’avoir un PC à jour au niveau système et d’utiliser un navigateur à jour.
  • Il n’existe pas encore de decripteur pour les fichiers zepto mais il est possible de récuperer des fichiers dans le Volume Shadow Copy avec Shadow Explorer (uniquement depuis le dernier point de sauvegarde système). Les outils de récupération comme Icare Data Recovery sont sans effet les fichiers étant directement impactés sur le disque.
  • Un bon nettoyage des fichiers temporaires ne fait pas de mal et les éléments tels que Flashplayer et Java doivent aussi être mis à jour régulièrement car ils sont vecteurs de failles de sécurité.

Un seul conseil : mettez vos machines à jour !

 

http://www.sophosfranceblog.fr/ransomware-zepto-nouveau-locky/

Le ransomware Zepto : un nouveau Locky ?

 

zepto

 

Nous vous présentons le dernier arrivé dans l’univers des ransomwares : Zepto.

Il est très similaire au bien connu malware Locky, les effets d’une attaque menée par ce dernier sont identiques : vos fichiers sont chiffrés, et les cybercriminels vous proposent alors de vous vendre la clé de déchiffrement.

En réalité, les familles de malwares Zepto et Locky sont tellement proches que lorsque vous arrivez sur la « page de paiement » de Zepto, sur laquelle les cybercriminels vous expliquent combien vous devez payer pour récupérer vos données, vous voyez ceci :

zepto

Il existe néanmoins une différence évidente par rapport à une infection Locky : en effet, après une attaque Zepto, vos fichiers seront renommés avec une extension .zepto (Locky avait été nommé ainsi car les fichiers avaient reçus l’extension .locky).

En renommant vos fichiers, les cybercriminels souhaitent tout simplement vous faire comprendre l’enjeu réel si vous ne payez pas.

A ce moment-là vous pouvez apprécier combien vous êtes proche de récupérer vos données, mais aussi combien vous en êtes loin.

Comment Zepto arrive ?

Les semaines passées, nous avons pu voir des variantes de Zepto se propager de 2 manières différentes, lesquelles sont traditionnellement utilisées par les ransomwares à but criminel :

    • Dans les emails avec une pièce jointe contenant une archive ZIP.
    • Dans les emails avec une pièce jointe contenant un fichier DOCM.

zepto

Dans le premier cas, en ouvrant l’archive ZIP vous lancerez l’extraction d’un fichier avec une extension .JS (JavaScript).

Si JavaScript semble être un format étrange pour une pièce jointe, qui revendique être un document, rappelez-vous que Windows a supprimé par défaut la partie .JS du nom du fichier, affichant ce dernier uniquement associé à un icône qui donne l’impression qu’il s’agit d’un fichier texte :

zepto

Cependant, en ouvrant le fichier JavaScript, vous lancerez le script du programme qui s’y trouve, qui téléchargera ensuite le ransomware sous la forme d’un fichier .EXE (programme Windows), et le lancera également.

Dans le deuxième cas, la pièce jointe est un DOCM, ainsi en double cliquant sur ce fichier, vous l’ouvrirez par défaut dans Word.

Cependant, DOCM signifie en réalité « document avec macros », un type spécial de document qui contient des scripts intégrés écrits en VBA.

Le VBA est un langage de programmation qui est très similaire au JavaScript, et qui peut être utilisé pour servir les mêmes objectifs, y compris la propagation de malwares.

Les Macros, à l’intérieur d’un fichier Word, ne sont pas lancées par défaut (une précaution de sécurité introduite il y a des années maintenant par Microsoft). Elles déclenchent une alerte comme celle ci-dessous, vous invitant à utiliser le bouton [Options], afin d’ajuster vos paramètres de sécurité.

Dans le cas des récentes attaques Zepto que nous avons vu, les documents piégés étaient vierges en débouchant, après l’ouverture, de manière inhabituelle sur une page vide :

zepto

La plupart des documents qui transportent avec eux des ransomwares, en général fournissent des explications ou bien des excuses pour vous encourager à cliquer sur [Options], et à changer les paramètres de sécurité, en prétextant souvent et ironiquement d’ailleurs que cela améliorera votre propre sécurité.

Dans notre cas, les cybercriminels sont restés discrets, en espérant que vous cliquerez sur [Options] de votre propre initiative.

Nous ne savons pas s’il s’agit ici d’un accident (en oubliant d’intégrer des instructions explicatives), ou bien si cette manœuvre est volontaire (afin d’éviter le type de message qui est maintenant bien connu comme systématiquement associé à des ransomwares).

En autorisant les Macros, vous effectuer une démarche similaire à celle consistant à ouvrir le fichier JavaScript ci-dessus : le script VBA télécharge le ransomware sous la forme d’un fichier (programme Windows) .EXE, et le lance.

Les produits Sophos détectent et bloquent ces vecteurs d’attaques sous une variété de noms, incluant notamment : Mal/DrodZp-A (une archive ZIP en pièce jointe), Troj/JSDldr-LU (des downloaders JavaScript  intégrés dans un fichier ZIP), Troj/DocDl-DUN (un document Word avec Macros dans une pièce jointe), Mal/Ransom-EM et Troj/Ransom-DJF (les fichiers .EXE du ransomware lui-même).

Le moment de payer

Tout comme Locky, Zepto commence par effectuer un « call home » vers un serveur web contrôlé par les cybercriminels, à partir duquel il télécharge une clé de chiffrement pour chiffrer vos données.

Les cybercriminels en question conservent alors la clé de chiffrement correspondante avec eux, qui se trouvera justement être cette même clé qu’ils vous offriront d’acheter plus tard (voir ci-dessous, où le prix demandé s’élève à BTC 0.5, soit à peu près à l’heure actuelle 300$).

Vos données se retrouvent à la fois chiffrées et renommées, de telle manière à ce que les fichiers chiffrés au final ressembleront à ceci :

FA3D5195-3FE9-1DBC-E35E-89380D21F515.zepto

FA3D5195-3FE9-1DBC-7E8D-D6F39B86044A.zepto

FA3D5195-3FE9-1DBC-1683-7BF4FD77911D.zepto

FA3D5195-3FE9-1DBC-30B9-E2FF891CDB11.zepto

La première moitié de chaque nom est la même pour tous les fichiers, et est un identifiant unique qui indique aux cybercriminels « qui vous êtes » si vous décidez de payer afin de récupérer vos données.

Après le chiffrement de vos données, Zepto vous présente le message expliquant « comment payer », afin de s’assurer que vous pouvez récupérer vos fichiers, moyennent le paiement d’une certaine somme.

Le message apparaît de 3 manières différentes : en se substituant à votre fond d’écran, au sein d’une image qui s’ouvre avec le Windows Photo Viewer, et comme une page HTML qui s’enregistre dans chaque répertoire où des fichiers ont été chiffrés.

L’ID d’identification personnelle dans le message “comment payer” est le même que la première moitié des noms des fichiers chiffrés.

zepto

En suivant les instructions dans _HELP_instructions.html, vous arriverez à la « page de paiement », affichée au début de l’article.

Quoi faire ?

Nous vous mettons en garde régulièrement sur la manière d’empêcher (et de se remettre) de telles attaques menées par des ransomwares et autres nuisibles.

Voici ci-dessous quelques liens que nous pensons être utiles pour vous :

Partagez Le ransomware Zepto : un nouveau Locky ? avec : http://wp.me/p2YJS1-2Mw
Billet inspiré de Is Zepto ransomware the new Locky? par Paul Ducklin, Sophos nakedsecurity.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Locky

Locky

Locky
Classe Cheval de Troie
Type Ransomware
Sous-type Crypto-verrouilleur
Système(s) d’exploitation affecté(s) Windows

Locky est un cheval de Troie de type ransomware envoyé par e-mail et se présentant sous la forme d’une facture qu’il faut ouvrir avec Microsoft Word 1. À première vue, le document semble illisible et demande à l’utilisateur d’activer les macros. Une fois celles-ci activées, Locky télécharge un programme sur l’ordinateur afin de chiffrer toutes les données 2. Il est ensuite demandé à l’utilisateur de télécharger Tor puis de visiter un site précis afin d’obtenir la marche à suivre pour débloquer ses fichiers. Un paiement d’un montant variable en bitcoins est alors demandé. Locky a été découvert en février 2016 et aurait infecté des millions d’utilisateurs 3. Les serveurs pirates hébergeant le cheval de troie sont toujours actifs au 27 juin 2016 4.

Notes et références

Liens externes

 

https://en.wikipedia.org/wiki/Locky

    1. Locky

      From Wikipedia, the free encyclopedia
      Locky
      Aliases
      Type Trojan
      Subtype Ransomware
      Author(s) Necurs

      Locky is ransomware malware released in 2016. It is delivered by email (that was allegedly an invoice requiring payment) with an attached Microsoft Word document that contains malicious macros.[1] When the user opens the document, it appears to be full of garbage, and it includes the phrase « Enable macro if data encoding is incorrect, » a social engineering technique. If the user does enable macros, the macros then save and run a binary file that downloads the actual encryption trojan, which will encrypt all files that match particular extensions. Filenames are converted to a unique 16 letter and number combination with the .locky file extension.[2][3] After encryption, a message (displayed on the user’s desktop) instructs users to download the Tor browser and visit the a specific criminal-operated Web site for further information. The Web site contain instructions that demand a payment of between 0.5 and 1 bitcoin (as of 22 November 2016 one bitcoin can be exchanged for 691.83 Euro via a bitcoin exchange). Since the criminals possess the private key and the remote servers are controlled by them, the victims are motivated to pay to decrypt their files.[4][5]

      220px-Enrypted_file dans Attentats

      Encrypted File

      Contents

      Operation

      The most commonly reported mechanism of infection involves receiving an email with a Microsoft Word document attachment that contains the code. The document is gibberish, and prompts the user to enable macros to view the document. Enabling macros and opening the document launch the Locky virus.[6] Once the virus is launched, it loads into the memory of the users system, encrypts documents as hash.locky files, installs .bmp and .txt files, and can encrypt network files that the user has access to.[7] This has been a different route than most ransomware since it uses macros and attachments to spread rather than being installed by a Trojan or using a previous exploit.[8]

      Updates

      On June 22, 2016, Necurs released a new version of Locky with a new loader component, which includes several detection-avoiding techniques, like detecting whether it is running within a virtual machine or within a physical machine, and relocation of instruction code.[9][10] The second version of Locky, called Odin, was presented in the end of September. As the name of this virus suggests, it appends .odin extension to each of affected files and requires 0.5 bitcoin from its victims who want to get the decryption key. The ransomware spreads as « Receipt [random characters] » email attachment.[11] Another version of Locky was released in October that appends .thor file extensions. It is being spread with JS and VBS attachments and employs an encrypted DLL Installer.[12]

      Prevalence

      Locky is reported to have been sent to about a half-million users on February 16, 2016, and for the period immediately after the attackers increased their distribution to millions of users.[13] Despite the newer version, Google Trend data indicates that infections have dropped off around June 2016.[14]

      Notable incidents

      On February 18, 2016, the Hollywood Presbyterian Medical Center paid a $17,000 bitcoin ransom for the decryption key for patient data.[15] The Hospital was infected by the delivery of an email attachment disguised as a Microsoft Word invoice.[16] This has led to increased fear and knowledge about ransomware in general and has brought ransomware into public spotlight once again. There appears to be a trend in ransomware being used to attack hospitals and it appears to be growing. [17]

      On May 31, Necurs went dormant, perhaps due to a glitch in the C&C server.[citation needed][original research?] According to Softpedia, there were less spam emails with Locky or Dridex attached to it. On June 22, however, MalwareTech discovered Necurs’s bots consistently polled the DGA until a C&C server replied with a digitally signed response. This signified Necurs was no longer dormant. The cybercriminal group also started sending a very large quantity of spam emails with new and improved versions of Locky and Dridex attached to them, as well as a new message and zipped JavaScript code in the emails.[10][18]

      Spam email vector

      An example message with Locky as an attachment is the following:

      Dear (random name):

      Please find attached our invoice for services rendered and additional disbursements in the above-mentioned matter.

      Hoping the above to your satisfaction, we remain

      Sincerely,

      (random name)

      (random title)

      References

    2. Sean Gallagher (February 17, 2016). «  »Locky » crypto-ransomware rides in on malicious Word document macro ». arstechnica.
    3. « Locky Ransomware [Updated]« .
    4. « locky ransomware ». Retrieved 26 July 2016.
    5. « locky-ransomware-what-you-need-to-know ». Retrieved 26 July 2016.
    6. « locky ransomware ». Retrieved 26 July 2016.
    7. Paul Ducklin (February 17, 2016). « Locky ransomware: What you need to know ». Naked Security.
    8. Kevin Beaumont (February 17, 2016). « Locky ransomeware virus spreading via Word documents ».
    9. http://thehackernews.com/2016/02/locky-ransomware-decrypt.html
    10. « Necurs Botnet Resurfaces With Updated Locky and Dridex Versions ». Bitcoinist. Retrieved 27 June 2016.
    11. Spring, Tom. « Necurs Botnet is Back, Updated With Smarter Locky Variant ». Kaspersky Lab ZAO. Retrieved 27 June 2016.
    12. « Latest versions of Locky use receipt-looking attachment ». 2spyware. Retrieved 3 November 2016.
    13. « Locky creates .thor extensions ». SureShot Software. Retrieved 27 October 2016.
    14. « locky ransomware threats ». Retrieved 26 July 2016.
    15. « Google Trends ». Google Trends. Retrieved 2016-08-14.
    16. Richard Winton (February 18, 2016). « Hollywood hospital pays $17,000 in bitcoin to hackers; FBI investigating ». LA Times.
    17. Jessica Davis (February 26, 2016). « Meet the most recent cybersecurity threat: Locky ». Healthcare IT News.
    18. http://thehackernews.com/2016/04/hospital-ransomware.html

Loeb, Larry. « Necurs Botnet Comes Back From the Dead ». Security Intelligence. Retrieved 27 June 2016.

A Bordeaux, l’ancien directeur d’école de Cadaujac est condamné pour détention d’images pédopornographiques

Rappelons que les cyberharceleurs de la bande du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui a déjà vu sanctionner nombre de ses écrits publics relatifs à la pédophilie pour apologie de ce crime, compte plusieurs enseignants, dont la pseudonymée « Malatrie », professeur de français durant les deux dernières années de la jeune fille de 14 ans qui est décédée des suites d’une chute du troisième étage du lycée Marcelin Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés le 28 septembre dernier, cette enseignante étant manifestement responsable de la situation ayant conduit au drame.

Harceleurs et pédophiles ont exactement la même personnalité déviante qui est celle du pervers narcissique.

Que leurs proies soient des adultes ou des enfants, leur irrespect total de leurs personnalités ou individualités propres est la condition sine qua non du crime.

Il n’est jamais normal de considérer des êtres vivants comme des objets.

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/bordeaux-l-ancien-directeur-de-l-ecole-de-cadaujac-soupconne-de-pedophilie-juge-ce-mercredi-1476206150

Bordeaux : l’ancien directeur de l’école de Cadaujac, soupçonné de pédophilie, jugé ce mercredi

 

Par Loick Guellec, France Bleu Gironde et France Bleu mercredi 12 octobre 2016 à 4:00 Mis à jour le mercredi 12 octobre 2016 à 9:06

 

Des parents d'élèves très choqués l'an dernier devant l'école de Cadaujac
Des parents d’élèves très choqués l’an dernier devant l’école de Cadaujac © Radio France – Jeanne-Marie Marco

 

L’affaire avait fait grand bruit l’an dernier : le directeur de l’école élémentaire de Cadaujac était interpellé après la découverte, sur son ordinateur, de 60 000 photos et vidéos pédopornographiques. En détention provisoire, il comparait ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

C’était il y a presque un an : en novembre 2015, les parents d’élèves de Cadaujac, près de Bordeaux, étaient sous le choc en apprenant que le directeur de l’école élémentaire et instituteur en CE2 avait été interpellé après la découverte sur son ordinateur de 60 000 photos et vidéos pédopornographiques sur lesquelles on pouvait voir de jeunes garçons nus parfois dans des poses à caractère sexuel. Il avait mis en place aussi un dispositif sophistiqué pour pouvoir les filmer dans les douches des piscines à partir d’une montre, d’une sacoche ou de ses lunettes. En détention provisoire, il comparait ce mercredi 12 octobre devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

Un homme sans histoire

L’ancien directeur, un célibataire âgé de 46 ans, était enseignant depuis 20 ans; il était sans histoire, bien noté par ses inspecteurs au cours de ses différentes affectations dans le département. Depuis, l’homme est en détention provisoire et a été suspendu à titre conservatoire par l’Education Nationale. Il va répondre ce mercredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, notamment de détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique et de violence avec préméditation ou guet-apens.

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/pedophilie-l-ancien-directeur-de-l-ecole-de-cadaujac-reconnu-coupable-1476316277

Pédophilie : l’ancien directeur de l’école de Cadaujac reconnu coupable

 

Par Valentine Letesse et Loick Guellec, France Bleu Gironde et France Bleu jeudi 13 octobre 2016 à 4:00

 

Quelques minutes avant le procès au tribunal correctionnel de Bordeaux.
Quelques minutes avant le procès au tribunal correctionnel de Bordeaux. © Radio France – Valentine Letesse

 

Le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné ce mercredi soir l’ancien directeur de l’école primaire de Cadaujac pour détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique et violence avec préméditation.

Le jugement a été rendu tard dans la soirée de ce mercredi 12 octobre. L’ ancien directeur de l’école primaire de Cadaujac a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Bordeaux de détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique et de violence avec préméditation. Il a été condamné à trois ans de prison dont un avec sursis, l’interdiction d’exercer une activité professionnelle avec des enfants pendant cinq ans, une obligations de soins et d’indemniser les victimes.

366 000 photos et vidéos pédopornographiques

C’est « une véritable boulimie d’images » pour Noémie Saïdi-Cottier, l’un des sept avocats des parties civiles. Après un an d’instruction, ce ne sont plus 60 000 fichiers, mais plus de 366 000 photos et vidéos pédopornographiques qui ont été retrouvées sur les disques durs de l’ancien directeur d’école. Sur certaines images, ce sont ses propres élèves qu’il filmait depuis 2012 grâce à un dispositif dans une montre. Sous la douche pendant les sorties piscine, dans les vestiaires après un cours de sport ou en classe de neige dans les dortoirs. Âgé de 46 ans, cet instituteur était apprécié de ses collègues, sans histoire. C’est son ancien conjoint qui l’a dénoncé aux autorités après la terrible découverte.

Des questions toujours sans réponses

Après quatre heures d’audiences, nombreux sont les parents des petites victimes filmées à leurs insu, à se sentir toujours perdus. Une dizaine d’entre eux au final auront pris la parole au cours du procès. Notamment pour demander : pourquoi cet homme intelligent a choisi de faire carrière dans l’enseignement ? Alors qu’il a découvert son penchant pour les jeunes garçons pré-pubères à l’âge de 17 ans. Pourquoi s’il avait tellement honte, comme il l’a déclaré, n’a t-il pas démissionné ? Pourquoi avoir abandonné une thérapie chez un psychiatre au bout de trois séances ? L’accusé est mis au pied du mur. L’ homme de 46 ans répond qu’il attendait « la mort ». Les magistrats l’aident à formuler ses propos, l’accusé n’avait surtout pas le courage d’assumer ses actes.

« Vous qui étiez un modèle, sur le podium pour mon fils… » — Un papa au cours de l’audience.

La présidente du tribunal pour assurer la sérénité des débats insiste à plusieurs reprises : aucun enfant n’a été touché. L’expertise psychiatrique précise son profil de « pédophile abstinent », de « voyeur » et de « cyber-pédophile ». Mais ce qui transcende la salle c’est la trahison. Envers, l’État pour le procureur, qui l’a décrit comme « la honte de la république ». Envers les parents, qui leur ont confié la garde, l’éducation et la structuration de leurs enfants, ont plaidé les sept avocats des parties civiles. Enfin, envers ses élèves âgés de 7 à 8 ans. Dont beaucoup, le considéraient comme leur modèle.

 

http://www.sudouest.fr/2016/10/13/cadaujac-33-deux-ans-de-prison-ferme-pour-l-ancien-directeur-d-ecole-2533547-2780.php

Images pédopornographiques en Gironde : l’ancien directeur d’école condamné

 

A la Une / Bordeaux  /  Publié le 13/10/2016 . Mis à jour à 09h03 par Florence Moreau
L'enseignant détenait plus de 365 000 fichiers d'enfants nus dont certains pris par lui en caméra espion
L’enseignant détenait plus de 365 000 fichiers d’enfants nus dont certains pris par lui en caméra espion ©

AFP

 

L’enseignant de Cadaujac détenait plus de 365 000 fichiers d’enfants nus dont certains pris par lui en caméra espion

 

Christophe Sajus-Lamothe, 46 ans, ancien directeur de l’école de Cadaujac, était jugé ce mercredi par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour détention et diffusion d’images à caractère pedopornographique et violences avec préméditation n ayant pas entraîné d’incapacité totale de travail. Publiquement, contrairement à la demande de son avocate qui souhaitait le huis clos.

Demande de huis clos rejetée

En début de procès, l’avocate de Christophe Sajus-Lamothe avait demandé à ce que le dossier soit examiné à huis clos. Comprenant mais regrettant la médiatisation de l’affaire, elle appelait à une sérénité des débats qui passait selon elle par une non publicité « dans l’intérêt de tous ». « En fait, c’est une demande faite contre les journalistes », a résumé la présidente Anne-Marie Volette.

Personne, parmi les parties civiles n’a emboîté le pas de la défense. Le vice-procureur Marc Ottomani, s’est offusqué, arguant que « le principe de la justice c’est d’être publique ». Argument repris par le tribunal qui a rejeté la demande de huis clos.

365 000 clichés

C’est un signalement sur le contenu de son ordinateur, parvenu à l’office central de répression des violences aux personnes, qui avait lancé le dossier. Les enquêteurs de la police judiciaire ont de fait retrouvé plus de 365 000 clichés de garçonnets nus sur des disques durs cachés .

Certaines de ces images ont été captées grâce à des gadgets sophistiqués comme une mini caméra cachée dans une montre. 20 élèves de Cadaujac et du Bouscat où il a été précédemment en poste figurent sur ces photos volées.

Il a « géré »

Le prévenu a conscience que ses excuses aux familles sont plates. Il dit avoir « géré » et ne pas avoir confondu les téléchargements compulsifs et les photos prises à l’insu des enfants.

Il aurait pris conscience de son attirance pour les petits garçons quand il était adolescent. « Intuitivement, j’ai compris que ce serait impossible à avouer qu’il faudrait l’enfouir au plus profond de moi en espérant qu’elle disparaisse avec le temps ».

L’Ange bleu témoigne

La fondatrice et présidente de l’association l’Ange bleu a été entendue comme témoin, mercredi par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Elle n’est pas témoin des faits. Ni vraiment de la personnalité du prévenu avec lequel elle s’est entretenu au téléphone. Mais Latifa Bennari, fondatrice et présidente de l’association l’Ange bleu a de l’expérience. Elle a été entendue ce mercredi par le tribunal correctionnel de Bordeaux.

A la barre, elle se présente rapidement. Elle est ancienne victime et milite contre la maltraitance sexuelle des enfants. A force de voir passer des dossiers, elle sait que « tous ceux qui sont passés à l’acte ont eu besoin d’aide à un moment. Et l’Ange bleu permet de demander de l’aide. D’écouter ces gens en proie avec leur attirance, leur perversion sexuelle ».

Elle a été contactée par la mère de Christophe Sajus-Lamothe, hospitalisé juste après son arrestation en octobre 2015. Latifa Bennari connaît les consommateurs d’images pédopornographiques, « ces abstinents en détresse ». « La majorité ne passe pas à l’acte. Ils font appel à notre association pour se sevrer et il n’y a pas d’impact sur les enfants réels »

La remarque fait bondir les avocats des parties civiles.

Trois ans de prison

« Vous êtes la honte de la République », tonne le vice procureur Marc Ottomani, à l’encontre de Christophe Sajus-Lamothe. Il requiert trois ans de prison dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve obligation de soins, interdiction d’exercer une profession en contact avec des mineurs pendant 5 ans et la déchéance de ses droits civiques.

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné l’ancien directeur à trois ans de prison dont un avec sursis, l’obligation de se soigner, d’indemniser les victimes, l’interdiction de travailler avec des mineurs et à son inscription au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles. Il a été maintenu en détention.

« Pédophile abstinent ou prédateur passif »?

Les parties civiles ont pu s’exprimer ce mercredi. Beaucoup cherchaient des réponses qu’elles n’ont pas obtenues

« Finalement, ce qu’ils demandent, c’est être reconnus comme victimes ». Me Emmanuelle Plumetet résume bien la position des parties civiles. Certains pères ou mères d’élèves de l’école de Cadaujac ou du Bouscat, dont les enfants se sont retrouvés sur les photos collectionnées par l’enseignants avaient même demandé un euro symbolique à titre de dommages et intérêts. Avant de revoir leurs prétentions financières à la hausse au vu de l’attitude du prévenu.

« Tous les parents d’élèves qui ont fréquenté l’école de Cadaujac se sont sentis concernés », explique Me Loic Champeaux qui sera finalement débouté de sa constitution de partie civile car les enfants de ses clients ne figurent pas sur les videos. « Ils ont pourtant subi un préjudice à cause du prévenu. Ils ont dû se battre au quotidien pour avoir des informations qu’on ne leur donnait pas, ils se sont angoissés de savoir ce que le directeur avait fait ». Pour l’avocat, « la frontière est ténue entre le pédophile abstinent et le prédateur passif ».

Pour Me Christine Saint-Germain, le prévenu a « un discours convenu, appris par coeur ». L’avocate veut bien entendre que le directeur a perdu pied. « Mais il était suffisamment intelligent pour prendre ses dispositions pour ne pas être pris sur le fait », déplore-t-elle. « Et il avait tout le matériel de James Bond avec ces gadgets derniers cris ». Comme d’autres elle se demande pourquoi l’enseignant n’a pas cherché à se faire aider ou à démissionner. « Il aurait pu se faire violence pour consulter », ne décolère pas une mère.

Me Christine Maze, avocate de l’association de protection de l’enfance La Mouette, entend pousser un cri. Celui des enfants présents sur les vidéos téléchargées qui représentent « ni plus ni moins des viols, ces enfants laissés en pâture à des adultes. Plus il y a de consommateurs de ces vidéos, plus il y a de salopards qui mettent en scène et filment ce genre d’images. Et ce sont des enfants pour de vrai ». Elle s’adresse au prévenu : « vous étiez le second après le père. Vous avez trahi la confiance de ces petits bouts ».

L’enseignant confie son attirance pour les jeunes garçons

L’enseignant suspendu à titre conservatoire a confié son attirance pour les jeunes garçons

La loi lui laisse le choix, mais il a décidé de s’expliquer. Christophe Sajus-Lamothe, aujourd’hui âgé de 46 ans, jugé ce mercredi par le tribunal correctionnel de Bordeaux, retrace son parcours, raconte une enfance « pas rose » entre une mère absente pour son travail et un père alcoolique. L’expert psychiatre qui l’a examiné a noté une difficulté dans les relations et des failles identitaires. Il a même conclu à de la « pédophilie abstinente associée à un voyeurisme et à de la cyberpédophilie ».

Le prévenu a rapidement découvert en lui ce qu’il nomme « une attirance déviante ». « Dès mon adolescence, lors de mon entrée en seconde, j’ai eu cette double interrogation : j’avais du désir pour les camarades de mon âge mais aussi pour des enfants plus jeunes. C’était quelque chose de difficile. Intuitivement, j’ai compris que cela serait difficile à avouer, que ce serait impossible à révéler alors j’ai voulu l’enfouir au plus profond de moi en espérant que cela disparaisse avec le temps ».

Il confie un « virage », il y a trois ans. Enfermement dans la solitude, vide affectif malgré une relation suivie de douze ans :pris d’une boulimie d’images, il s’est mis à télécharger compulsivement des milliers de fichiers d’enfants dénudés. Il s’est même essayé à la captation et la fabrication de ses propres images. « J’étais complètement conscient de cet interdit. Mais je l’ai aménagé. C’est un arrangement avec soi-même. Je me disais que dans cette captation, je n’occasionnais aucun mal à mes élèves ». Les photos étaient en effet prises à leur insu grâce à des caméras espions. « Mes élèves étaient à part, ils n’entraient pas dans mes désirs ». Mouvement et murmures sur le banc des parties civiles.

Il sait ses excuses plates. Un père lui demande pourquoi il ne s’est pas soigné avant. « J’ai essayé une fois. Je suis allé voir un psychiatre en espérant ouvrir des vannes, libérer ce trop plein. Mais je me suis rendu compte que je ne pouvais pas m’ouvrir sans chambouler toute ma vie notamment professionnelle. Et ce courage de mettre le pied dans la fourmilière, je ne l’ai pas eu »

Qui sont les Chinois de Paris ?

Il n’y a pas de mystère, les spécialistes du riz cantonais viennent bien des régions côtières du Sud-Est, du Vietnam jusqu’à Shanghai.

 

http://www.des-gens.net/Asiatiques-de-Paris-tous-Chinois

Asiatiques de Paris, tous Chinois ?

 

A Paris, les Asiatiques se diviseraient en 2 catégories : les immigrés qui sont Chinois et les touristes à appareils photos Japonais. Est-ce si sûr ou si simple ? Réponse en compagnie de Donatien Shramm.

Les Chinois de Paris
La France est le pays d’Europe où l’on trouve le plus de Chinois : si 40 000 sont officiellement recensés, on estime en réalité la communauté à 500 000 ou 700 000 personnes, un chiffre qui devrait atteindre le million d’ici 2010.

Qui sont les Chinois de Paris ? dans Attentats

Ce décalage s’explique aussi bien par le nombre de sans-papiers que par tous ceux qui sont naturalisés Français, car de 2e, 3e ou 4e génération.

Les étudiants sont très nombreux, car cela revient extrêmement cher de faire ses études en Chine. Par exemple, qui dirait que dans une petite ville comme Dunkerque, il y a 400 étudiants chinois ?

La motivation économique est aussi évidement importante : Si on envoie 100 € en Chine, pour nous ce serait l’équivalent de 1 000€… Le voyage jusqu’en France est souvent financé par la famille déjà installée ici et non par la mafia comme cela se dit. Les nouveaux arrivants remboursent quand ils en ont les moyens.

Paris, est la seule ville au monde où il y a plusieurs quartiers chinois. Le 13e est le plus connu, mais c’est aussi le moins chinois, Arts et Métiers est le plus ancien, Belleville le plus chinois. Il y a aussi le Faubourg-saint-Martin, la Chapelle, Crimée, et des villes de la banlieue Nord et Nord-Est, comme Pantin, Stains, Bobigny ou Marne-la Vallée.

Histoire

Pendant la guerre de 14-18, il y a eu en France un grand besoin de main d’œuvre. Les Français ont donc commencé à recruter en Chine, au Nord, pensant que du fait du climat, les personnes originaires de ces provinces s’adapteraient plus facilement. Ils avaient juste omis de préciser que le pays était en guerre… Les Chinois du Nord ont bientôt refusé de partir.

 dans Corruption

Du coup, les Français ont dû recruter à Shanghai, dans le Sud. Cependant, la plupart de ces nouveaux migrants sont arrivés peu avant la fin des hostilités, ils n’ont donc pas eu le temps de gagner l’argent pour lequel ils avaient entrepris ce long voyage.

Ainsi, lorsqu’on a voulu les renvoyer chez eux – de gare de Lyon à Marseille et de là, bateau pour la Chine – un certain nombre d’entre eux sont restés. Ils ont fondé le 1er quartier chinois de Paris : l’îlot Chalon, lequel sera rasé dans les années 70.

Ces Chinois sont rentrés en contact avec les grossistes juifs à Arts et Métiers, et ont fini par les supplanter. C’est aujourd’hui, autour de la rue du Temple, le plus ancien quartier chinois de Paris. Même si cette présence n’est pas très visible, 80 % des grossistes sont chinois.

Dans les années 70, après la mort de Mao, il y a eu un grand boom.


Les 3 communautés

 dans Crime

Les Chao Zhou sont des Chinois de la diaspora. Ils ont quitté leur pays d’origine depuis au moins 4 siècles pour s’établir dans toute l’Asie du Sud-Est. Quand ils sont arrivés en France, ils débarquaient des pays de l’ex-Indochine (Laos, Vietnam, Cambodge) et non seulement ils savaient ce qu’on attendait d’eux : l’exotisme, mais ils savaient déjà faire…

Ce sont des personnes d’un certain niveau social et culturel, des francophones lettrés et très francisés. Leur seul problème, c’est que les diplômes ne sont pas reconnus ici, c’est pour cela qu’ils ouvrent des commerces. 80 % des « Chinois » du 13e arrondissement sont des Chao Zhou.

Les Wen Zhou, eux, arrivent directement de Chine en France. Wen Zhou est un « petit » port en dessous de Shanghai, au sein d’une agglomération de 8 millions d’habitants. C’est une vraie communauté très soudée. Ils font des affaires entre eux, ce sont de très bons vendeurs.


 dans Folie

Les 1ers d’entre eux venaient de Qing Tian, une ville située à 60 km de Wen Zhou où l’on trouve des gisements de pierre à savon, une pierre qui ressemble au jade mais qui n’en est pas. C’étaient des colporteurs, ils vendaient des bibelots faits dans cette matière.

En France, depuis Louis XIV, il y a un goût pour les « chinoiseries ». En 1911, il y avait déjà pas mal de colporteurs chinois : 200 ou 300, peut-être même 400. On trouve les Wen Zhou à Belleville et à Crimée.

Les Dong Bei : en réalité, on désigne de la sorte toutes les populations qui viennent de l’Est et du Nord de la Chine. Il ne s’agit donc pas d’une communauté au sens propre du terme, il n’y a pas aucune solidarité spécifique entre les personnes qu’on nomme ainsi.


Les Chinois de Belleville

 dans LCR - NPA

A l’école, sur les photos de classe, entre 1/3 et 1/4 des enfants sont d’origine chinoise. Belleville est le seul quartier où l’on trouve différentes communautés chinoises, l’implantation est relativement récente.

A l’époque où l’on a vidé Paris de ses classes populaires, le quartier s’est retrouvé à l’abandon. Dans les années 70, les habitants quittent Belleville et le quartier a très mauvaise presse. Dans les années 80, la rue Ramponneau est le QG du fameux gang des postiches.

Il y a donc des appartements et de commerces vacants, c’est là, à la fin des années 70 et au début des années 80, que les Chinois sont arrivés.

C’étaient des Chao Zhou qui débarquaient du 13e arrondissement, où il n’y avait plus de place. Ils ont investi de manière stratégique les boutiques autour du métro. Ils n’étaient pas très nombreux, mais ils ont ouvert beaucoup de magasins. Des restaurants surtout, un commerce qui s’adresse à tout le monde et que l’on tient en famille.

 dans Luraghi

Le « Taï Yen », 5 rue de Belleville, ou « Le Président », à la sortie du métro, sont ainsi des restaurants Chao Zhou ainsi qu’en témoigne la transcription des noms selon la codification efeo, celle de l’école française d’Extrême-Orient utilisée par cette population très francisée, et non en pin yin, celle utilisée à l’heure actuelle.

Certains de ceux qui tiennent ces commerces habitent très loin en banlieue, tandis que ceux qui demeurent dans le quartier proviennent essentiellement de Chine populaire, la grosse majorité étant des When Zhou.

Aujourd’hui, il y a un passage de relais, car les commerçants Chao Zhou commencent à prendre leur retraite.

Propos recueillis par Clarisse Bouthier en janvier 2007

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http://www.visitparisregion.com/guides/envie-de/cultures-du-monde/balades/la-chine-et-l-asie-du-sud-est-64620.html

Galerie d'art maison de C.T. Loo et Compagnie

La Chine et l’Asie du Sud-Est

Paris ne compte pas moins de trois quartiers asiatiques : le plus connu et le plus étendu se situe au sud-est, le plus récent autour de Belleville et le plus petit en plein coeur de la capitale. En Ile-de-France, Ivry et Alfortville comptent aussi d’importantes communautés asiatiques. Pour une balade made in Asia suivez le guide !

Enseignes asiatiques à BellevilleLe premier Chinatown se situe dans un « triangle d’or » entre les avenues de Choisy et d’Ivry et la rue de Tolbiac, dans le XIIIe arrondissement. Avec ses cantines vietnamiennes dans lesquelles on se régale d’un pho ou d’un bo bun, ses canards laqués en vitrine des restaurants et ses temples bouddhistes, le quartier est véritablement un petit morceau d’Asie.

Pour plonger dans la culture asiatique, commencez votre promenade par la visite des Temples des Olympiades. Une petite musique exotique discrète flotte dans les airs, se mêlant au fumet d’encens. Fleurs et présents s’amoncellent devant trois bouddhas scintillants. Les fidèles viennent se recueillir dans ces sanctuaires qui ressemblent à s’y méprendre à ceux de leurs pays d’origine.

Vous voulez vous concocter un repas asiatique tout en vous immergeant dans l’atmosphère du quartier ? C’est chez Tang Frères qu’il faut aller ! Tout le quartier s’y retrouve pour y faire ses emplettes et le samedi, l’ambiance est survoltée. Ici, vous trouverez les spécialités asiatiques les plus typiques, du légume rare à la pâte de crevettes. Le magasin Paris Store propose lui aussi un vaste choix de denrées comestibles ainsi que de la vaisselle, des statuettes de bouddha, de l’encens…

Si vous êtes adepte des médecines douces, ou tout simplement curieux, visitez l’herboristerie chinoise A la Calebasse Verte, rue de la Vistule. Tenue par Mme Liu, cette boutique ne propose pas moins de 500 plantes médicinales ! Quant à L’Empire des Thés, c’est l’ambassade du thé chinois à Paris puisqu’il n’offre pas moins de 200 variétés. Cette élégante maison de thé au décor traditionnel chinois organise une dégustation de thé et une petite conférence sur ce fameux breuvage chaque dernier dimanche du mois.

Enseigne asiatique à BellevilleA l’occasion de la fête de nouvel an, en janvier ou février selon le calendrier lunaire, le triangle d’or revêt ses plus beaux atours. Lanternes en papier rouge aux fenêtres, pétards pour chasser les mauvais esprits, défilé de chars, chants et danses folkloriques : Chinatown est en fête. Le nouvel an est également célébré à Belleville, ce vieux quartier populaire afro-judéo-musulman qui s’est ouvert à la communauté asiatique depuis une quinzaine d’années. Tous les matins, admirez la splendide gestuelle des pratiquants de tai-chi-chuan dans le parc de Belleville.

Le Président, immense restaurant qui occupe la place de Belleville, est un incontournable du quartier. Après avoir passé la porte encadrée par deux lions monumentaux, vous gravirez l’escalier à double circonvolution pour rejoindre l’immense salle des festivités et savourer une cuisine chinoise authentique. Pour rester dans cette ambiance typiquement asiatique, vous pouvez aussi dîner au New Nioulaville et y déguster des dim sum (raviolis cuits à la vapeur) de toutes sortes, apportés à votre table tout chauds, sur un chariot roulant. Si vous préférez une atmosphère un peu plus intime et une carte un peu plus courte, choisissez l’une des cantines vietnamiennes du quartier comme Cyclo, rue de Belleville, qui propose de délicieux petits plats dans sa salle minuscule.

En plein coeur de Paris, l’une des plus anciennes communautés de Chinois de la capitale s’est installée autour de la rue du Temple. Parce que ses habitants se sont spécialisés dans la confection, on surnomme ce quartier le « sentier chinois ». On y déjeune pour quelques euros seulement dans l’une de ses nombreuses cantines.

A ne pas manquer : l’impressionnante pagode chinoise qui abrite la galerie d’art maison de C.T. Loo et Compagnie, près du parc Monceau et l’impressionnant complexe Chinagora à Alfortville. De pure architecture chinoise, l’édifice accueille un hôtel, plusieurs restaurants, un karaoké, une galerie marchande et un magnifique « Jardin des Neuf Dragons ».

 

 

http://terrain.revues.org/2909

Les Chinois de Paris : minorité culturelle ou constellation ethnique ?

 

Jean-Pierre Hassoun et Yinh Phong Tan
p. 34-44

Entrées d’index

Lieux d’étude :

Paris et Ile-de-France

Haut de page

Texte intégral

1L’arrivée récente sur la scène interculturelle parisienne de populations de langue chinoise incite à se poser des questions quant à leur identité collective.

2Tenter d’appréhender l’identité d’une population transplantée oblige, dans un premier temps, l’observateur à se pencher sur le passé et les caractéristiques linguistiques de cette population. Cet a priori méthodologique est illustré ici par une description-classement qui permet de reconstituer des trajectoires individuelles et collectives ; celles-ci aident à mieux comprendre les diverses manifestations identitaires observées dans le contexte parisien parmi lesquelles les réseaux ethniques — multiples et étroitement imbriqués — occupent une place centrale et dont un des exemples les plus significatifs, la tontine, sera analysé dans la deuxième partie de cet article.

Topographie

3Les quatre enclaves où se sont rassemblés les Chinois de Paris sont des points de concentration à la fois humaine et économique. Hormis cela, les quatre chinatown ont peu de ressemblance entre elles. La densité démographique varie et le site dans lequel se sont intégrés les habitants et les commerces est différent, ce qui donne en fin de compte un paysage spécifique à chacune des villes chinoises.

4Le xiiie arrondissement abrite le quartier chinois le plus peuplé de Paris. Aucune délimitation réelle ne le sépare de son voisinage. Malgré tout, on peut situer le cœur de la ville dans un périmètre délimité par quatre voies de passage : l’avenue d’Italie, la rue de Tolbiac, le boulevard Masséna et la rue Nationale. Les gens sont logés en majorité dans des tours imposantes construites au milieu des années 70 et composées d’une trentaine d’étages. A leur pied, les commerces s’alignent le long des rues et remplissent les centres commerciaux. Le « kiosque de Choisy », qui se trouve au sortir du métro, est presque entièrement occupé par des restaurants et des épiceries chinois. Dans les galeries des Olympiades se nichent des ateliers de couture, des bijouteries et des magasins de produits surgelés. De nouveaux restaurants se sont ouverts récemment sur l’esplanade même et dans le centre commercial de Masséna. C’est autour de 1975 que le premier noyau des Chinois originaires du Cambodge (ou Sino-Khmers) s’est établi dans le quartier. Mais l’implantation ne prit de l’ampleur qu’à partir de 1978-1979 avec l’arrivée massive des réfugiés de l’Asie du Sud-Est. Aujourd’hui le xiiie détient le record de concentration de Chinois, bien qu’il soit difficile d’avancer un chiffre exact. Cette densité humaine s’accompagne d’une infrastructure économique plus importante et plus variée qu’ailleurs. Le réseau des entreprises est large et se diversifie de jour en jour. Hormis les commerces traditionnels qui restent les plus nombreux, restaurants et bazars — mais ici ils ont la taille de vrais supermarchés —, on trouve également des salons de coiffure, pressing, salles de jeux, club-vidéo, cinéma, ateliers de confection, magasins d’appareils électriques, cabinets d’assurances… Par sa densité et l’importance de ses services, le xiiie est devenu naturellement le cœur de la communauté chinoise. Point de chute pour les nouveaux arrivants, il constitue aussi un pôle d’attraction pour les réfugiés qui habitent en province et même à l’étranger. Les gens y viennent pour se ravitailler ou pour voir de la famille. Le lieu est visité quotidiennement, mais l’animation est particulièrement intense en fin de semaine, le samedi et le dimanche. La physionomie du quartier est marquée par une opposition architecturale. Les tours massives et grises, serrées les unes contre les autres, se dressent de chaque côté de la rue, un peu en retrait, écrasant les vieux immeubles bas aux façades lépreuses et aux boutiques délabrées, jouxtant eux-mêmes de nouveaux ensembles aux toits d’argile.

5Le deuxième quartier chinois est né dans le xixe arrondissement et présente une configuration toute différente. La population s’est disséminée en différents points, formant un demi-cercle sur la bordure ouest, allant de Belleville jusqu’à la station Crimée. Ici, la ville chinoise a pris racine dans une zone traditionnellement investie par des vagues successives de migrants dont chaque groupe n’a pas manqué à chaque fois de marquer l’espace à sa manière. Les Chinois se sont fondus dans un décor déjà modelé par d’autres populations minoritaires. Ainsi remarque-t-on des boutiques chinoises faisant face à des pâtisseries tunisiennes, des boucheries cacher à proximité de hammams. On relève là le même contraste architectural que dans le xiiie, bien qu’il soit moins heurté. Les ensembles modernes d’une taille plus modeste et dotés de lignes plus heureuses, s’harmonisent davantage avec les structures anciennes pourtant en pleine décrépitude. Les Chinois ont pris d’assaut les habitations modernes tout en investissant les locaux commerciaux très vétustes. Ce paysage multi-ethnique, avec ses échoppes bourdonnantes qui se succèdent dans les rues étroites et accidentées, dégage une atmosphère dont le caractère insolite s’accentue une fois la nuit venue.

6Si l’on pousse un peu plus au nord, en obliquant vers l’ouest, on découvrira presque aux portes de Paris la troisième agglomération chinoise — la plus modeste et la moins peuplée. Elle est située entre le boulevard de la Chapelle et le boulevard Ney, à la jonction de quatre rues : Ordener, la Chapelle, Marx-Dormoy et Riquet. Ce quartier n’est pas compact, il se déploie de tous côtés, semblable à une gigantesque toile d’araignée, à partir de la petite place de Torcy jusqu’aux différentes gares et autres entrepôts qui l’enserrent et l’isolent ainsi comme une frontière. La plupart des Chinois logent dans la tour de Boucry, un imposant building de 28 étages, le plus élevé du secteur. Les entreprises commerciales communautaires ont pris place aux alentours du petit marché couvert de Torcy qui, par sa présence, donne un aspect un peu villageois à cet environnement.

7Enfin, c’est dans le iiie arrondissement que se situe le quatrième point de peuplement chinois. C’est le quartier le plus ancien mais le moins visible1. La présence chinoise se limite à la rue Au Maire et à la rue des Gravailliers où l’implantation, qui remonte à plusieurs décennies, s’est intégrée dans un habitat vétuste. Les Chinois du iiie ne doivent pas être confondus avec ceux qui sont mentionnés plus haut dans la mesure où ils ne font pas partie du groupe des réfugiés. Venus directement de Chine populaire, ils doivent être considérés comme des immigrés économiques (Cf. carte courant migratoire n° 1). Rares sont ceux qui retournent définitivement au pays natal où cependant ils expédient une partie de leurs ressources de façon régulière. Les signes des activités économiques sont rares, à peine visibles : épiceries minuscules, restaurants destinés à la clientèle française et entreprises de maroquinerie dont aucune des devantures n’est marquée des caractères si facilement repérables.

8Ces regroupements territoriaux qui enrichissent les impressions du flâneur parisien fondent-ils pour autant l’existence d’une minorité ethnique ou culturelle aux contours clairement définis ?

Langues et dialectes

9Il faut au préalable prendre connaissance de certaines des particularités de la langue et de l’écriture chinoises. Comme dit V. Alleton, « tous les Chinois, qu’ils habitent la Mandchourie, Pékin, Canton ou Singapour, parlent une variété ou une autre de « chinois » (…). Néanmoins, dans bien des cas, il n’y a pas de communication possible entre ces hommes, pour autant qu’ils se limitent à leur parler quotidien, leur « dialecte » »2. Mais la constatation de cet éclatement linguistique doit tout aussitôt être modulée par l’unité que représente l’écriture, les caractères étant lisibles et compréhensibles par tous. Cette caractéristique tient à la tendance monosyllabique de la langue chinoise. Chaque caractère désigne une syllabe et chaque syllabe ne représente généralement qu’un seul mot3. Cette « forme graphique indépendante », l’idéogramme, n’évoque qu’un seul et même sens au lecteur quel que soit le dialecte qu’il parle. Il faut encore noter que la partie nord de la Chine, la « zone du mandarin »4 est beaucoup plus homogène que les provinces du sud-est qui sont marquées par une forte hétérogénéité dialectale. C’est de ces régions côtières que sont partis la majorité des « Chinois d’outre-mer » hua qiao5 que l’on trouve partout dans le monde. Dans certains points de ces contrées en question, « il y a autant de dialectes que de lieux » pour reprendre une définition générale de F. de Saussure6. Cette hétérogénéité linguistique se retrouve dans le monde chinois immigré, délimitant naturellement des groupes et sous-groupes qui fondent des identités dialectales. Nos enquêtes ont montré que les Chinois parisiens, à l’exception des « Wenzhou », sont issus de ces groupes méridionaux.

M. Lam, un Chinois teochiu originaire du Cambodge : Portrait linguistique

10M. Lam est né en 1947 à Svay Rieng (province de Svay Rieng) au Cambodge. Ses parents avaient quitté tout jeunes le sud de la Chine. Son père était parti de Puning et sa mère de Chao Yang (cf. carte des origines, courant migratoire n° 3). Le teochiu est donc sa langue maternelle.

11M. Lam débute sa scolarité à l’école chinoise tenue par la congrégation teochiu7. C’est là qu’il s’initie à l’écriture chinoise et au mandarin. Il poursuivra ses études jusqu’en classe de 5e (quelques heures par semaine étant consacrées à la langue cambodgienne).

12Puis il commence à travailler avec son père qui tient une épicerie. Dans ce cadre, il lui arrive de parler le khmer au contact des employés et des clients. L’entreprise paternelle ravitaillant aussi les épiceries de village, il circule régulièrement dans la campagne environnante où il doit entrer en relation avec des boutiquiers parmi lesquels des Vietnamiens. Avec le temps, il se familiarise avec la langue vietnamienne dont il garde encore aujourd’hui de solides notions.

13Suite à l’arrivée des Khmers rouges au pouvoir, M. Lam se réfugie en Thaïlande dans le camp de Khao-I-Dang, puis à Bangkok chez son cousin, le fils de la sœur de son père. Il n’a jamais connu cette tante qui habite toujours à Puning, en pays teochiu, mais correspond de temps en temps avec elle en chinois. Pendant cet intermède thaïlandais, il baigne complètement dans sa « langue de famille » (jia yu).

14Réfugié en France en 1979 (c. m. n° 11), il retrouve un frère avec qui il monte une entreprise de confection. Pour réunir le capital de départ, il emprunte à des amis teochiu venus du Cambodge, mais aussi du Laos (cf. infra à propos du hui ou tontine). A Paris, il fait connaissance avec un autre dialecte, le cantonnais, qui se diffuse à travers des films en cassettes-vidéo produits par Hong Kong. Cependant, l’entreprise familiale fait faillite et M. Lam se voit contraint de devenir ouvrier dans une usine française durant deux ans. Cette période lui permet d’améliorer son français. Il se marie alors avec une Teochiu de Thaïlande. Une petite fille est née, prénommée Hélène pour l’état civil, mais appelée Aï Len à la maison.

15Tenté de nouveau par l’entreprise, M. Lam s’y lance cette fois-ci avec un Wenzhou (c.m. n° 1) dont la femme était son ancienne employée. Ils communiquent entre eux en mandarin, bien que le Wenzhou le parle très mal. M. Lam reconnaît oublier de plus en plus le khmer. Il est vrai qu’il a rarement l’occasion de pratiquer cette langue. Par contre, la lecture assez régulière de la presse chinoise entretient sa connaissance des caractères. Après sept ans de séjour en France, M. Lam comprend le français mais le parle difficilement.

16L’itinéraire de M. Lam envisagé ici sous l’angle linguistique est-il un cas limite chez les Chinois parisiens ? Les recherches nous ont permis de mettre en lumière qu’il n’en est rien et que ce cumul de connaissances ou bribes de connaissances est non seulement fréquent mais presque général. Toutefois, selon les positions sociales et surtout selon les trajectoires migratoires, ce phénomène présente des variantes à partir desquelles on peut établir un premier classement.

  • Le premier de ces « types » linguistiques repose sur un rapport central à la langue maternelle, c’est-à-dire le dialecte d’origine qui s’est perpétué à travers une, deux ou trois générations. Il est marqué aussi par une relation secondaire — plus faible mais réelle souvent — avec la langue nationale du premier pays d’émigration (Cambodge, Laos, Vietnam). Ajoutons un troisième trait concernant surtout les hommes de plus de trente ans, à savoir une connaissance minimale du mandarin et des idéogrammes pour ceux qui ont été scolarisés dans les écoles chinoises, assez répandues.

  • Le deuxième « type » se construit autour du premier avec l’adjonction d’un ou de deux dialectes acquis soit par fréquentation du voisinage, soit par inter-mariage, soit enfin par nécessité professionnelle. Pour cette dernière raison, on a pu se familiariser avec une autre langue, le vietnamien par exemple au Cambodge.

  • Le troisième profil linguistique s’est dessiné au cours de la dernière étape des histoires migratoires. Faisant suite aux deux premiers, il s’enrichit d’une autre langue : le thaïlandais pour les uns (c.m. n° 7) ou le vietnamien pour les autres (c.m. n° 8). Dans ce même profil, un dernier exemple : ceux, bien que rares, qui ont transité très tôt par un des pôles du monde chinois (Hong Kong ou Taïwan). Les premiers se sont initiés au cantonnais ou l’ont amélioré, les deuxièmes ont fait de même avec le mandarin.

  • Le quatrième « type » enfin, tout à fait distinct des autres, peut être observé chez les Chinois du Zhejiang (c.m. n° 1). Outre leur extrême diversité dialectale, rappelons qu’ils ont une connaissance du mandarin, au moins pour les jeunes qui ont suivi une scolarité plus longue et plus régulière.

17A partir des éléments récurrents que met en lumière ce premier classement, on peut dégager deux remarques.

18D’une part, on constate que cette double spécificité des Chinois parisiens (dialecte et patchwork linguistique) est aussi l’un de leurs traits distinctifs, le plus saillant si on les compare aux autres populations arrivées dans le même temps d’Asie du Sud-Est. D’autre part, cette personnalité fondée sur un noyau dialectal stable et déterminant — auquel sont venues s’ajouter des connaissances linguistiques diverses mais rudimentaires — n’est pas le résultat d’un plan d’acquisition conscient. Cependant, la formation d’un tel type de personnalité s’explique par deux sortes de facteurs. Le premier, celui qui a trait au socle culturel d’origine, tient aux particularités du domaine linguistique chinois que nous avons déjà mentionnées. En d’autres termes, il s’agit d’un fort ancrage dialectal combiné avec l’existence d’une langue véhiculaire mais pas étrangère (le mandarin) et surtout avec une forme d’écriture (les idéogrammes) aux propriétés unifiantes. A cela, on peut encore relever la possibilité relativement aisée d’acquérir des éléments d’autres dialectes, ce qui permet parfois de limiter l’enclavement dialectal.

19Ainsi à l’intérieur même du groupe chinois, les inter-relations sont-elles orientées par le double principe de « la distance et de la proximité » pour reprendre les termes proposés par G. Simmel8. En effet, considérons par exemple un Teochiu (c.m. n° 3) et un Wenzhou (c.m. n° 1). La différence de leur dialecte maternel est telle que l’intercompréhension est nulle. Par ailleurs, ces deux individus s’opposent aussi par l’histoire migratoire qui a fait du premier un réfugié et du second un simple immigré économique. Enfin, leur contexte social d’origine est extrêmement dissemblable : le Teochiu avait généralement évolué dans le monde du commerce d’une société post-coloniale, alors que le Wenzhou était paysan ou ouvrier dans un pays communiste. Rappelons aussi qu’ils se distinguent par un rapport différent à la Chine que l’un n’a jamais connue, et que l’autre vient de quitter.

20Tout concourt donc à marquer d’éventuelles inter-relations du sceau de la « distance ». Pourtant le sentiment d’appartenir à un même groupe est réel. Il se matérialise par l’utilisation du mandarin, ou encore d’un dialecte véhiculaire comme le cantonnais que certains « Wenzhou » ont quelque peu appris lors d’un séjour à Hong Kong, ou à Paris même. Cette possibilité de communication permet d’engager de simples relations, des associations économiques voire des inter-mariages. Ainsi la « distance » (l’exemple cité ici est sans doute le plus aigu qui soit à l’intérieur de la communauté chinoise) se combine-t-elle avec une « proximité » fondée sur des inter-reconnaissances privilégiées.

21Ce type d’inter-relations est rendu possible par un minimum linguistique commun qui met en interaction des individus historiquement distants mais ethniquement proches. Cela ne relativise pas pour autant les relations intrafamiliales ou intradialectales qui sont privilégiées, mais offre un cercle de relations plus étendu que celui dont chacun pouvait disposer en arrivant en France.

22Toutefois, il faut encore préciser que cette « proximité » n’est pas dépourvue objectivement de « distance » puisque aucune association ou référence nationale ne vient sanctionner ces rapprochements de circonstance.

23Le deuxième facteur qui explique la constitution de ce patchwork linguistique est lié aux multiples situations de contacts interethniques engendrées par les épisodes d’une riche histoire migratoire (cf. portrait de M. Lam). Ces circonstances avaient souvent incité ou forcé à des ouvertures culturelles, donc linguistiques. Tout cela conduit à considérer ces additions successives et ces particularités dialectales comme une sorte de socle de l’identité de cette population. On peut en effet émettre l’hypothèse qu’en situation migratoire l’appartenance à ces groupes dialectaux — proches et distants à la fois — permet de renouer ou de tisser des liens avec plus de commodité et que, parallèlement mais dans une moindre mesure, les connaissances linguistiques diversifiées mais rudimentaires prédisposent à engager avec hardiesse plus de relations.

24Ainsi cumuleraient-ils l’intimité du groupe familial9, la surface relationnelle potentielle du patchwork linguistique, et surtout l’interfacilité offerte par le groupe dialectal qu’ils transportent avec eux tel un capital incorporé. Chacune de ces instances pouvant fonctionner (ou dépérir) séparément ou simultanément.

25Cependant dans le contexte parisien, ces trois atouts remplissent-ils les mêmes fonctions que dans le passé ? Autrement dit, l’identité dialectale et le bagage historique servent-ils aujourd’hui à assurer une insertion dans la société française ?

26S’il semble présomptueux d’apporter une réponse définitive à l’heure actuelle, on peut constater néanmoins que la communauté chinoise fonctionne d’ores et déjà sur un système de réseaux divers organisés sur la base d’une appartenance familiale, dialectale, ethnique, nationale, professionnelle, ou bien jouant à la fois sur plusieurs de ces références. Le réseau qui illustre le mieux cette figure est sans doute le hui ou la tontine. Au niveau économique, son rôle est fondamental, offrant aux individus un choix économique et une mobilité sociale en conséquence. Le hui ou la tontine est une chose concrète, il possède ses règles et son vocabulaire. Par certains côtés, le hui s’apparente à un jeu, et bien qu’il soit toujours extrêmement difficile de « raconter » un jeu, nous allons tenter d’en faire une description.

Un réseau : le hui ou la tontine

27Le hui ou la tontine10 est un système marqué par la dualité. Mettant en présence des partenaires au rôle différent, il comprend un enjeu financier double.

28A l’origine de la formation d’une tontine, il y a un emprunteur dénommé « président » ou « chef ». Ayant un besoin important d’argent, il fait appel à un certain nombre de personnes susceptibles de l’aider. Celles-ci lui prêtent chacune une part de cette somme. Les parts étant égales, le « président » fera en sorte de réunir suffisamment de prêteurs : s’il a besoin de 100 000 F par exemple, il s’efforcera de recruter vingt personnes (si le cours des parts se situe autour de 5000 F et si cela correspond aux possibilités de ses participants). Ceux-ci lui verseront donc chacun 5000 F. Il s’agit dans cette première phase d’un emprunt. Mais cet emprunt est particulier en ce sens qu’il n’apportera aucun intérêt aux créanciers. En effet, chaque mois le « président » remboursera l’un des membres sans lui donner plus que la mise de départ (dans notre exemple 5000 F). Mais cela ne s’arrête pas là car un second processus intervient dans le hui.

29La deuxième phase est animée par un autre enjeu d’argent. Des réunions mensuelles (elles se répéteront autant de fois qu’il y a de participants, à savoir ici vingt fois) ont lieu au cours desquelles les prêteurs (mais pas le « président ») doivent apporter une nouvelle cotisation, toutefois inférieure à la somme initiale (600 F si l’on se base sur notre exemple). La totalité de ces cotisations reviendra au plus offrant des participants. En effet, pour l’obtenir il n’en va pas de soi. Il faut avoir proposé un intérêt qui sera au bénéfice des autres. Étant donné que tout le monde peut agir de même, il faut alors donner l’intérêt le plus élevé (mettons 160 F). Les propositions sont secrètes et transmises au « chef » qui adjugera. Il s’agit ici d’une sorte de mise aux enchères qui a donc lieu tous les mois. Poursuivons notre description. Si le chiffre gagnant était de 160 F, les autres membres du groupe verseraient chacun à l’adjudicataire 600-160 = 440 F. Ce dernier touchera (440 X 19 =)8360 F en même temps que sa mise de départ que le « président » lui aura remboursée. Donc en tout 13 360 F. Précisons que l’intérêt peut varier à chaque fois et qu’il est invisible, puisqu’il est soustrait de la cotisation mensuelle. Chaque participant qui a remporté les mises, est considéré comme « mort » par les autres (il ne se rendra plus aux réunions mensuelles) car il va de soi qu’on ne peut récolter cette somme qu’une seule fois au cours du jeu. Aussi devra-t-il rembourser mois après mois 600 F aux bénéficiaires des autres adjudications. On comprend donc que la cotisation mensuelle n’est jamais connue à l’avance, puisque son montant est déterminé chaque mois par la mise aux enchères de l’intérêt. Cette dernière règle fait des acteurs non seulement des emprunteurs ou épargnants (miser n’est pas une obligation, on peut simplement se contenter d’attendre la fin du jeu en accumulant les intérêts), mais également des joueurs.

La tontine comme réseau

30Le hui ou la tontine se présente donc comme un cercle privé mettant en contact un nombre variable mais limité de personnes. Si ces inter-relations visent d’abord à satisfaire un but financier, elles ne se limitent pas à ce dessein pratique. Elles sont aussi fondées sur des considérations morales et sociales. En effet, le « chef » lance généralement son emprunt auprès de ses relations personnelles, « parents ou amis ». Ceux-ci lui accorderont ou non, selon leurs moyens ou leurs besoins, ce prêt. Cependant, ce cercle familial et amical est forcément restreint. Aussi le « président » compte-t-il toujours sur ces derniers pour recruter d’autres personnes intéressées afin d’élargir son réseau initial. Il les charge donc de diffuser l’information, mais surtout de persuader les éventuels participants de l’honorabilité de sa personne. Le profil du « chef » doit correspondre à certains critères jugés essentiels : il doit être un individu honnête et avoir un projet louable. Enfin, on s’assurera qu’il dispose d’arrières suffisants pour honorer ses dettes. La présentation de son image de marque, de sa « face » mian joue un rôle primordial dans la formation du hui dans la mesure où ce réseau se déroule sur un mode oral, tacite, donc complètement officieux. Aucun recours n’est possible auprès des instances officielles. La phase du recrutement s’apparente à une sorte de campagne qui est menée essentiellement par les proches du « président ». Devenant ses intermédiaires, ceux-ci recherchent activement dans leur propre réseau de relations s’ils désirent que la tontine voie le jour. En fin de compte, les tontines se créent souvent à l’intérieur de groupes restreints, ce qui leur donne généralement un caractère familial, dialectal et ethnique. Ce cloisonnement n’est pas une règle stricte, une tontine peut comprendre des gens de dialecte différent et même d’une autre ethnie (Khmers par exemple).

31Du point de vue des prêteurs, chacun sait que le « président » est le grand bénéficiaire du groupe. En lui prêtant de l’argent sans exiger d’intérêts, on lui rend service et on lui accorde sa confiance. En retour, le « président » doit assumer des responsabilités dans le déroulement et la gestion du hui. Une fois par mois, il a le devoir d’organiser la mise aux enchères de l’intérêt mensuel. Selon les règles, tous les membres du groupe se réunissent afin d’assister à l’adjudication, y compris ceux qui n’ont pas l’intention de récolter l’argent. Leur participation formelle a pour but de faire monter les enchères, donc d’obtenir un intérêt plus élevé. Cependant, la tontine à Paris voit cette modalité se modifier en raison du nouvel environnement marqué par l’éloignement géographique et le manque de temps. Souvent ici, les séances n’ont pas lieu et les enchères se communiquent par téléphone. Aussi les contacts peuvent être très réduits et les gens ne jamais se rencontrer. Le « président » seul entretient des liens réels avec tout le groupe. Après les enchères, il doit s’acharner à collecter les cotisations et les remettre à l’adjudicataire. Cette gestion de la tontine exige la dépense d’un certain temps et n’est pas exempte de risques. Il est vrai que si l’un des membres tardait à payer, il devrait avancer cette somme. Ou si, par malheur, quelqu’un rompait le contrat en filant sans laisser d’adresse, le « chef » devrait rembourser de sa propre proche. D’un autre côté, si lui-même trahissait, ce serait alors tout le groupe qui en pâtirait. Dans ce jeu aux règles tacites et à l’existence officieuse, la trahison se concrétise par une véritable disparition physique. Cercle privé, le hui apparaît comme un réseau de relations financières et sociales dont le centre est le « chef ». Ce réseau a une vie éphémère et une fonction circonstanciée. Il dure généralement vingt ou trente mois et l’argent récolté est destiné à un projet précis, le plus souvent à caractère commercial. Cependant, une tontine n’est jamais vraiment finie en ce sens où les relations qui se sont créées perdurent bien après le terme du contrat tant la notion de don et de contre-don anime et imprègne ce système. Le « chef » garde toujours une dette envers ses anciens partenaires. Si par la suite, l’un d’eux désire former sa propre tontine, l’ancien « chef » devra alors répondre à l’appel. S’il se dérobait, il perdrait la « face ».

32Enfin, soulignons que les commerces et entreprises de la communauté chinoise qui ont fait surgir les chinatowns parisiennes, ont été mis sur pied en grande partie grâce aux tontines11. La pratique de la tontine permet outre des achats (voitures, appareils ménagers, appartements), la création de son propre commerce. En d’autres termes, en lançant une tontine, un individu employé au départ, peut devenir chef d’entreprise. Cette forme d’ascension sociale est extrêmement positivée au sein de la communauté. Le hui n’est qu’un exemple, mais son caractère essentiel et massif est une première réponse à la question que nous nous posions. Car si les Chinois ont recours à cet outil, c’est aussi parce qu’ils disposent d’identités grégaires (groupes familiaux, dialectaux, ethniques…) que nous avons évoquées. D’autre part, ils peuvent faire référence à d’autres expériences migratoires où ces comportements avaient déjà été adoptés.

33Mais ces comportements peuvent-ils pour autant être considérés comme les éléments d’une stratégie sociale que les circonstances historiques marquées par la transplantation transformeraient de fait en stratégie migratoire ?

34A partir de la réflexion de P. Bourdieu qui se refuse à voir « dans la stratégie le produit d’un programme conscient et rationnel (…) mais le produit du sens pratique comme sens du jeu, d’un jeu social particulier historiquement défini, qui s’acquiert dès l’enfance en participant aux activités sociales » (« De la règle aux stratégies », Terrain, n° 4, p. 94), on peut apprécier ces premières attitudes également comme « un sens pratique comme sens du jeu », mais celui-ci étant acquis, assimilé et perfectionné au cours d’une histoire migratoire commencée il y a une, deux ou trois générations et que les liens familiaux, dialectaux et ethniques propres au monde chinois ont permis de transmettre et de reproduire. Cette sorte d’« habitus ethnique » dont nous ne venons d’éclairer qu’un aspect permet de mener des formes assez sophistiquées de « jeu social » mais également de « jeu de l’étranger » en accordant à ce terme la pertinence sociologique proposée par G. Simmel12. Ce dernier rapprochement veut surtout faire référence à la mobilité que l’on retrouve au cœur de nombreuses trajectoires comme fait observable mais aussi comme valeur. Une fois précisé ces éléments de stratégie et leurs conditions d’existence, il faut tout aussitôt en souligner les limites. En effet, ce type de capital n’est rentable qu’à l’intérieur de la sphère chinoise et dans une certaine mesure dans celle des réfugiés de l’Asie du Sud-Est à Paris. Parallèlement, il trace une sorte de frontière avec la société française et conduit par là même à un enclavement certain.

35Ces réseaux et groupes relationnels sont hétérogènes et ne se réfèrent pas clairement à une nation ou à une culture homogène mais plutôt à des pôles du monde chinois — communautés immigrées à travers le monde, Chine populaire, Taïwan, Hong Kong13 etc. — ; en ce sens, ils ne constituent donc pas véritablement une minorité culturelle mais forment plutôt une constellation ethnique.

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Annexe

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Notes

1Sur l’origine de ce quartier voir C. Archaimbault, « En marge du quartier chinois de Paris » in Bulletin de la Société des études indochinoises, nouvelle série, XXVIII, n° 3, 3e trimestre, 1952, pp. 275-294.
2Viviane Alleton, L’écriture chinoise, Paris, p.u.f., q.s.j., n° 1374, p. 107.
3En mandarin, le sens de chacune de ces syllabes peut être démultiplié par l’existence de quatre tons.
4C’est à partir de ce « parler » du nord que le mandarin s’est forgé comme langue nationale (guo yu). C’est le mandarin que l’on enseigne aujourd’hui dans les écoles.
5Hua qiao de hua « la Chine » et de qiao « à l’étranger ». Le terme est assez fortement positivé, désignant plus qu’une catégorie, un statut social.
6F. de Saussure, Cours de linguistique générale, Paris, Payot, 1979, p. 276.
7Dans le contexte indochinois, la congrégation (bang hui guan) regroupait les immigrés chinois par dialecte. Les autorités coloniales françaises avaient renforcé cette institution qui leur était très utile dans l’administration de ces populations (indirect rule), C.f. W.E. Willmott. The Chinese in Cambodia, University of British Columbia, Vancouver, 1967 et The Political Structure of the Chinese Community in Cambodia, Athlone Press, New York, 1970.
8G. Simmel « Digressions sur l’étranger » in L’école de Chicago. Naissance de l’écologie urbaine, Paris, Ed du Champ Urbain, 1979, pp. 53-60.
9Une des caractéristiques de cette migration est d’être composée de familles et d’être pensée sans projet de retour. Cette attitude s’explique par les situations historiques des trois pays de départ.
10Le mot tontine vient du nom de son inventeur, un Napolitain Laurent Tonti, qui a imaginé un système au xviie siècle de rente viagère par actions au bénéfice des derniers survivants. Balzac y fait référence dans son roman Une ténébreuse affaire. Ce système n’a que peu de rapport avec le hui. Dans le contexte colonial indochinois, les Français avaient utilisé ce terme pour désigner le hui chinois qui s’était fortement répandu. Les Khmers pratiquent également le hui mais ont recours uniquement au terme français tontine.
11Cf Yinh Phong Tan : « Restaurants et ateliers. Le travail des Sino-Khmers », in ASEMI, « Cambodge II », XV, 1-4, 1984.
12G. Simmel, op. cit.
13La danse du lion introduite pour la première fois à Paris en 1983 est un des seuls traits ethniques unificateurs. Cf. Hassoun, Tan « Le bœuf, le tigre et le lion » in Le Monde, 23 février 1986 et « La danse du lion à Paris. Aspects d’un capital ethnique ? » in Actes du Colloque de l’A.F.A. « Vers des sociétés pluriculturelles », janvier 1986.

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Pour citer cet article

Référence papier

 

Hassoun J.-P. & Y. P. Tan, 1986, « Les Chinois de Paris : minorité culturelle ou constellation ethnique ? », Terrain, n° 7, pp. 34-44.

Référence électronique

Jean-Pierre Hassoun et Yinh Phong Tan, « Les Chinois de Paris : minorité culturelle ou constellation ethnique ? », Terrain [En ligne], 7 | octobre 1986, mis en ligne le 19 juillet 2007, consulté le 23 juillet 2016. URL : http://terrain.revues.org/2909 ; DOI : 10.4000/terrain.2909

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Auteurs

Jean-Pierre Hassoun

chargé de recherche au C.N.R.S.

Yinh Phong Tan

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Quartiers_asiatiques_de_Paris

Quartiers asiatiques de Paris

image illustrant Paris
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Quartiers asiatiques de Paris
Les Olympiades, cœur du quartier asiatique
Nom chinois
Chinois 巴黎唐人街
Traduction littérale Chinatown de Paris

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Les tours des Olympiades.

Paris possède plusieurs quartiers asiatiques. Le plus grand est le Triangle de Choisy, situé dans le 13e arrondissement de Paris entre les avenues de Choisy, d’Ivry et le boulevard Masséna, ainsi que sur la dalle des Olympiades et dans les rues environnantes. Y vivent principalement des populations d’origine chinoise, vietnamienne, cambodgienne, laotienne, qui tiennent la plupart des commerces du quartier. La majorité de ces populations habitent les tours de la porte de Choisy, de la porte d’Ivry et des Olympiades. Parmi ces habitants, on compte également des Chinois venus de Polynésie française et de Guyane française mais également diverses ethnies vietnamiennes, sino-vietnamiennes, sino-indonésiennes provenant de Nouvelle-Calédonie. Ce quartier s’étend au sud vers Ivry et Vitry.

Le quartier du Temple et le quartier des Arts-et-Métiers sont les plus anciens quartiers chinois de Paris1. Hors de l’Île-de-France, les seules communautés chinoises véritablement constituées sont à Lyon et à Lille.

Les deux autres quartiers asiatiques de Paris sont situés, l’un à Belleville et le dernier autour des rues Sainte-Anne et des Petits-Champs pour les japonais et coréens.

La plus grande communauté chinoise hors de Paris vit à Marne-la-Vallée. Une importante communauté vit aussi au nord de Paris (Aubervilliers, Saint-Denis, Sarcelles et Villeneuve-la-Garenne)1.

Sommaire

Description

Triangle de Choisy

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Défilé du nouvel an chinois 2015 dans le 13e arrondissement de Paris
220px-Paris-macdo dans Politique

Le mélange des cultures dans le quartier asiatique.

Le quartier asiatique du 13e arrondissement occupe surtout le triangle formé par l’avenue de Choisy, l’avenue d’Ivry et le boulevard Masséna, ainsi que les rues environnantes et la vaste dalle des Olympiades. Dans ce périmètre, la présence asiatique est particulièrement visible à cause du quasi-monopole des Chinois sur les commerces : restaurants, boutiques de bibelots, coiffeurs et magasins d’alimentation dont les deux grands supermarchés Tang Frères (propriété d’un Chinois laotien) et Paristore. Contrairement aux apparences, le quartier n’est pas habité majoritairement par des Asiatiques, mais il sert de lieu de rendez-vous à l’ensemble des communautés de culture chinoise et indo-chinoise d’Île-de-France. On y trouve ainsi le siège de plusieurs institutions telles que l’Association des Résidents en France d’origine indo-chinoise.

Le jour du Nouvel An chinois a lieu une grande parade qui traverse les rues animées par les danses des lions et des dragons.

Le quartier asiatique du 13e ne présente pas une architecture pittoresque comme le Chinatown de Londres ou de San Francisco, et les toits en forme de pagode du centre commercial des Olympiades n’ont pas de rapport avec la présence des Asiatiques car cet ensemble a été construit avant leur arrivée.

Belleville

D’autres quartiers parisiens, tels que le quartier de Belleville (principalement une partie du boulevard et la rue de Belleville), concentrent également une population asiatique d’origine chinoise venue de l’ancienne Indochine française mais surtout venant de Chine continentale (en particulier de la région de Zhejiang).

Quartier de la rue au Maire

Un autre quartier chinois, plus ancien mais moins visible, occupe le 3e arrondissement (rue au Maire et rue Volta, plus résidentielles et offrant quelques lieux de cuisine chinoise authentique, rue du Temple et rue des Gravilliers, plus commerciales). Sociologiquement séparé des autres quartiers asiatiques de Paris, ce quartier est habité de personnes originaires de Chine, souvent de la région de Wenzhou, qui travaillent généralement dans le commerce en gros de maroquinerie et de bijouterie fantaisie, et dans les industries textiles ou d’import-export du quartier.

Quartier de la rue Sainte-Anne

Enfin, un quartier japonais, puis coréen, qui offre de nombreuses boutiques et restaurants spécialisés, s’est développé à partir des années 1990 aux alentours du croisement des rues Sainte-Anne et des Petits-Champs, à cheval sur les 1er et 2e arrondissements, à partir de l’Office national du tourisme japonais et de Japan Airlines situés 4 rue de Ventadour.

Histoire

Initialement, la plus ancienne communauté chinoise est celle du quartier des Arts-et-Métiers, rue Volta et rue au Maire, qui vit une première famille s’installer dans le quartier dans les années 1900. Essentiellement dans les métiers de la maroquinerie, les activités artisanales ont subsisté jusque dans les années 1990, remplacées ensuite par des activités commerciales.

Les Chinois combattants du côté allié pendant la Première Guerre mondiale et qui restent en France après le conflit s’installent dans le 3e arrondissement2.

Un petit quartier chinois s’est aussi constitué autour de la gare de Lyon à la fin de la Première Guerre mondiale. La raison en est que c’est par cette gare que les travailleurs chinois ramenés de Chine pour suppléer aux bras manquants de la grande guerre (usines, travaux agricoles, ouvrages militaires comme les tranchées, etc.) devaient être rapatriés via Marseille et que certains ne voulant pas retourner en Chine se sont établis dans ce quartier.

Dans les années 1920, quelques étudiants chinois se sont installés dans le 13e arrondissement, où ils ont créé avec Zhou Enlai la section française du Parti communiste chinois.

Toutefois les premières vagues d’immigration asiatique massive ont commencé au milieu des années 1970, avec les réfugiés fuyant la situation politique en Asie du Sud-Est (guerre au Viêt Nam et Laos, guerre civile au Cambodge). En particulier, les communautés chinoises de ces pays, persécutées, ont grossi les rangs des réfugiés et sont à l’origine de la création de ce « Chinatown ». Originaires du sud de la Chine, leurs dialectes, le teochew et le cantonais, sont encore les plus utilisés dans le quartier. Ils ont choisi le 13e arrondissement en raison de l’abondance de logements disponibles : les tours venaient d’être construites dans le cadre de l’opération Italie 13, mais elles n’avaient pas rencontré le succès escompté auprès du public visé, les jeunes cadres parisiens. De ce fait, les tours étaient vides d’occupants. Par la suite, d’autres vagues de réfugiés ou d’immigrés ont créé dans le quartier des communautés cambodgiennes, laotiennes, thaïlandaises. Des Chinois nés en Chine sont aussi arrivés ces dernières années. Le quartier est souvent considéré comme une étape transitoire lors de l’arrivée en France. Les personnes arrivées dans les premières vagues d’immigration sont, dans beaucoup de cas, parties vivre dans d’autres quartiers ou en banlieue.

L’immigration asiatique a dû faire face au début à une certaine méfiance de la part des habitants du quartier, mais les nouveaux venus ont été assez largement acceptés. Ils apportaient des commerces et de la vitalité au quartier. En occupant les tours du quartier Choisy-Ivry, ils ont sauvé de l’échec une opération immobilière qui n’avait pas réussi à séduire les cadres parisiens.

Particularités

  • Une pagode bouddhiste gérée par l’amicale des Teochew en France est située sur la dalle des Olympiades, derrière la tour Anvers juste à côté de la galerie commerciale Oslo (entrée Nord).
 dans Rue89

Temple bouddhique sur la dalle des Olympiades.
  • Un second temple bouddhiste, géré par l’Association des résidents en France d’origine indochinoise est situé rue du Disque (rue couverte liée au parking souterrain) sur la gauche de la rue souterraine dont la sortie débouche sur l’avenue d’Ivry. Le temple est dédié à la divinité Bodhisattva Guanyin3.

Dans la fiction

Notes et références

  1. a et b La Chine et les chinois de la diaspora, Jean-François Doulet, Marie-Anne Gervais-Lambony, Atlande, 2000, pages 223-224.
  2. Alexandra Michot, «On a testé… la balade à Belleville, version chinoise », in Le Figaro, lundi 10 juin 2013, p. 17.
  3. Antoine Esbelin et Pierre Schneidermann, « À la découverte de Chinatown en famille », Le 13 du mois, no 14,‎ 2012, p. 56-57 (résumé [archive])

Lien externe

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